- Speaker #0
Bienvenue sur le podcast de Daphné et Fatou. Tu écoutes, elles disent.
- Speaker #1
Elles disent quoi ? Tout, rien, mais surtout l'essentiel pour avancer, grandir et se trouver en toute sincérité.
- Speaker #0
Hello ! Bonjour les filles ! Coucou ! Coucou Fatou, ça va ?
- Speaker #1
Ouais, toi ?
- Speaker #0
Ouais, ça va, ça va. Alors aujourd'hui, j'ai envie de parler d'un sujet qui m'a marquée en 2025. En fait, j'ai deux cousines qui ont décidé de reprendre leurs études durant leur trentaine. Et je suis vraiment admirative de leur décision parce que les deux sont mères de famille et une a même quatre enfants.
- Speaker #1
Wow !
- Speaker #0
Et je pense que ça demande beaucoup de volonté et beaucoup de courage parce qu'on nous a toujours appris à avancer, à ne jamais regarder en arrière. C'est comme si faire demi-tour, c'était forcément un échec. Et en fait, les deux m'ont inspirée à l'épisode d'aujourd'hui parce que j'avais vraiment envie de parler à celles qui sont dans ce moment-là, c'est-à-dire celles qui sentent que quelque chose ne va plus mais qui n'osent pas changer de direction. Est-ce que toi, c'est un sujet qui te parle ? Est-ce que tu vois où je veux en venir, Fatou ?
- Speaker #1
Oui, franchement, ça me parle énormément. Et je trouve ça hyper intéressant qu'on en parle justement ensemble parce que ça permet de normaliser ses choix, en fait. On parle souvent de si tu vois comme quelque chose de linéaire, alors que, au final, s'arrêter, se dire est-ce que je suis au bon endroit, c'est une bonne question. Donc non, c'est super comme sujet.
- Speaker #0
Tout à fait. C'est exactement… Tu as bien introduit le sujet. Notamment, je trouve que la vingtaine, c'est une période où on se met énormément de pression. On a l'impression qu'il faut tout réussir vite, sans se tromper, comme si on devait avoir déjà toutes les réponses, alors qu'en réalité, on est encore en construction. On teste, on explore, on apprend et souvent, on culpabilise tellement quand on se rend compte qu'on n'a pas choisi la bonne voie. Perdre un an ou deux ans, au final, ce n'est pas dramatique. Ce qui est dramatique en réalité aujourd'hui, c'est quand tu es resté dix ans dans une vie qui ne te ressemble pas en fait. Moi personnellement, comme expérience que j'ai pu vivre, c'est que dans ma vingtaine, j'ai quitté un emploi stable. Quand j'ai fini mes études, j'ai tout de suite trouvé un emploi au Congo. en VIE pour celles qui connaissent. Et donc, j'ai fait trois ans en VIE. Et ce qu'il faut savoir, c'est que le VIE, c'est un cadre qui est quand même hyper favorable dans le sens où tu es logée, tu as un salaire qui est hyper confortable. Et puis ensuite, à l'issue d'un VIE, on m'a gardée en expat. Et donc, j'étais expat au Congo, mon pays d'origine, donc génial. Et en fait, j'étais super bien payée. En parallèle, mon mari a été envoyé en expatriation au Nigeria. Et la question s'est posée de « est-ce qu'on reste à distance pendant trois ans ? » parce qu'il devait partir trois ans. Ou « est-ce que je quitte tout pour le rejoindre ? » Et même si ma mère et sa maman non plus n'étaient pas trop pour le fait que je quitte mon emploi pour le rejoindre. Et en plus, parce qu'en fait c'était dans un cadre où je ne pouvais pas du tout travailler. Je l'ai quand même fait. Et je me suis retrouvée à passer d'une cadre dynamique, avec un bon salaire et une bonne perspective de carrière, à être femme au foyer, enfin d'un foyer qui n'avait pas d'enfant. Donc ce n'était pas évident. Et je l'ai vécu comme un petit step back professionnel. c'est quand même une des périodes les plus heureuses que j'ai pu vivre donc c'était assez ambivalent toi est-ce que tu as eu une expérience Fatou où tu as pu en quelque sorte revenir en arrière ou faire
- Speaker #1
un step back tout simplement oui bien sûr moi par exemple c'est vrai que j'ai commencé des études de communication après mon bac etc un DUT Infocom, après j'ai fait une école de commerce, etc. Et lorsque j'ai été diplômée, forcément je cherche du travail et là je commence à galérer en fait. J'enchaîne les entretiens, je ne trouve pas de travail. Donc en même temps c'est un secteur hyper bouché et aussi je me dis est-ce que c'est parce que je m'appelle Fatou que je ne trouve pas du travail ? Bref, en tout cas je galère et j'enchaîne pas mal les CDD. Et là, je me retrouve face à une réalité et je me dis bon bah ça ne fonctionne pas comme je l'imagine. Et donc je me dis bon bah qu'est-ce que je fais maintenant ? Et c'est là que je décide de me réorienter. Tu vois, à 23 ans, je me dis ok allez go, change de filière et je reprends mes études. Je m'inscris à l'IUFM pour passer le concours de professeur des écoles. Donc, c'est vrai que j'aurais pu passer le concours en candidat libre dans le sens où tu peux passer le concours en ayant un bac plus 5. Mais bon, je voulais quand même savoir dans quoi je m'embarquais, etc. Et sur le moment, vu de l'extérieur, ça pouvait donner l'impression que je repartais à zéro, que j'ai fait cinq ans dans le vide, que j'ai payé des années d'école pour rien. Mais avec le recul, je sais que c'était une décision juste. pas du tout aujourd'hui. Oui,
- Speaker #0
mais c'est... Et je trouve que c'est honorable. En fait, c'est juste, tu t'as fait preuve de réactivité face à une situation où tu avais l'impression d'être bloquée. Eh bien, en fait, tu as fait certes un demi-tour pour retomber sur tes pattes, mais en aucun cas on peut dire que cette expérience était un échec. Et malheureusement, on a aussi beaucoup... le fait de faire demi-tour à l'échec. Alors que parfois, c'est juste une prise de conscience et c'est réaliser que ce choix-là, à ce moment-là, ne nous convient plus. Et ça équivaut pour toutes sortes de décisions qu'on peut prendre. C'est-à-dire que même une relation qui ne fonctionne plus, ça fait dix ans que tu es avec quelqu'un et tu te rends compte que ça ne fonctionne plus. Mais effectivement, c'est difficile parce que vos familles se connaissent, parce que tu as fait des projets avec cette personne. Je pense quand même que vaut mieux recommencer à zéro que de t'embarquer dans une vie et te retrouver coincée dix ans plus tard dans une relation qui ne te ressemble plus. C'est la même chose pour la filière que tu as choisie au tout début, et tu l'as choisie je pense que tu étais jeune à ce moment-là, et peut-être que tu n'avais pas aussi conscience des réalités du secteur. Il y a plein de choses qui font que des fois tu peux prendre une décision 5 ans, 4 ans plus tard, elle ne se révèle pas être la bonne. Et c'est pareil pour un mode de vie. Tu décides... Typiquement, moi j'ai l'exemple d'une copine qui a décidé de sortir d'études, enfin, sortir d'études, pas sortir d'études, mais après 2-3 ans dans la vie pro, d'acheter son appartement. Et quand elle s'est rendue compte de toutes les charges et du fait qu'en fait, avec cet appartement, elle perdait au niveau de vie, Voyager, elle n'arrivait plus à voyager. Quand il y avait des travaux votés par la CoPro, elle avait beaucoup de mal à suivre. Elle a décidé de vendre. Et c'est vrai que sur le coup, toi tu peux te dire, elle échec, elle n'a pas les propriétaires, elle revend. Mais au final, ça lui a permis, ok, elle est repartie séparément un temps, mais ça lui a permis de constituer un apport, de se préparer tranquillement pour redevenir propriétaire des années plus tard. mais en ayant les épaules pour assumer ce qui est le fait d'être propriétaire.
- Speaker #1
Et moi, je trouve que la vingtaine, je la vois vraiment comme une période où on pense qu'on n'a pas le droit de se tromper. On se met une pression énorme pour dire « Ok, il faut que je fasse le bon choix tout de suite maintenant » , alors qu'en réalité, on est encore en train de se construire. On a 20 ans. C'est un moment où tu testes, t'explores, t'apprends. et parfois comme tu dis on se rend compte que ce qu'on a choisi à 18, 20
- Speaker #0
22 ça ne nous correspond plus au moment et c'est pas grave et c'est pas grave exactement et alors un c'est pas grave si ça ne nous correspond plus et même si également on s'est beaucoup investi dans cette première piste parce que souvent on reste juste parce qu'on s'est déjà trop investi Mais en fait, continuer uniquement pour justifier le passé, ça peut nous coûter très cher émotionnellement. Changer d'avis, ça ne veut pas dire être instable, c'est être honnête avec soi-même. Toi, je sais que tu viens d'emménager en Côte d'Ivoire et du coup, un, t'as quitté un mode de vie dans lequel tu étais à l'aise et t'as quitté un poste de directrice pour redevenir enseignante. en Côte d'Ivoire. Est-ce que c'est une décision qui a été dure et est-ce que c'est une décision qu'aujourd'hui, tu as du mal à assumer ?
- Speaker #1
Écoute, c'est vrai que quitter un poste de directrice pour redevenir enseignante, ça peut être juste et clair comme un recul. Et j'ai eu des réflexions là-dessus. Mais pour moi, franchement, ce n'est pas du tout revenir en arrière parce que pour nous, on a avancé autrement. Tu vois, on a voulu en fait, on a voulu ce changement et justement, on a appris qu'une décision, elle n'est pas figée, tu vois ? On évolue avec notre priorité, nos envies, notre rythme de vie. Et pour nous, c'était... Comment dire ? Ça coulait de source. Même si tu te poses des questions, tu te dis, attends, j'avais ce poste-là, ce statut, j'ai aussi travaillé pour en être où j'étais. Mais non, je ne suis pas déçue. Mais c'est vrai que souvent, c'est le regard des autres. De toute façon, la plupart du temps, les décisions qu'on va prendre, je pense qu'on ne se dit pas « Ok, est-ce que c'est bien pour moi ? » C'est « Que vont dire les autres ? » « Que va dire la famille ? » Alors qu'en fait, on s'en fiche. Au moment où tu prends cette décision, est-ce que tu es alignée avec toi-même ? Et après, si les gens ne comprennent pas, ok, tu vas le justifier, mais tant que tu es en accord et que si quelques mois après, tu regrettes, tu peux peut-être revenir là où tu en étais, mais c'est vrai que... si c'est une décision mûrement réfléchie, il n'y a pas de raison que tu regrettes. En tout cas, moi je ne regrette pas, je suis contente et je me dis que c'est un temps auquel je suis redevenue enseignante mais peut-être que d'ici quelques années, je reprendrai mon poste de directrice.
- Speaker #0
Et puis en réalité, ce sont rarement nos proches qui vivent avec les conséquences de nos décisions. Toi, ça n'impacte que ta vie, c'est ta vie. C'est pas, ok, tes parents ont quelque chose à dire, tes proches, tes amis vont peut-être s'inquiéter pour toi, mais en réalité, celle qui vit tous les jours avec cette décision, c'est toi. Et toi, tu restes avec une vie qui, en fait, finalement, elle te rend plus heureuse. Tu es plus heureuse aujourd'hui... Enfin, je parle du principe que tu es plus heureuse aujourd'hui que tu ne l'étais il y a quelques mois quand tu étais encore en France. sont faites pour rassurer les autres, en fait, finalement, c'est soi-même qu'on trahit. Donc, l'identité, il vaut mieux être vrai avec soi-même.
- Speaker #1
C'est clair. Et puis, ce que je voulais rajouter aussi, c'est que je trouve important de dire que nos choix, ils ne sont pas faits dans le vide. Tu vois, ils ont des conséquences sur toute notre vie. Par exemple, moi, le fait que j'ai bifurqué de la communication à l'enseignement, ça m'a permis d'avoir une vie familiale qui me correspondait plus. Même si au moment où j'ai fait ce choix, je n'étais pas mariée, je n'avais pas d'enfant. Mais le fait d'être dans l'enseignement, ça m'a permis de travailler à 80% quand mes enfants étaient petits, d'avoir les vacances scolaires avec eux, d'avoir du temps que peut-être que je n'aurais pas eu si j'étais restée dans la communication. Donc finalement, des fois, on se rend compte de la valeur d'un choix que quelques, plusieurs années après en fait.
- Speaker #0
Tout à fait. Et moi, c'est pareil. Quand je suis partie au Nigeria, au final, au départ, c'est vrai, tu te dis, tu quittes ton emploi, tu suis ton mari, etc. Mais finalement, c'était une période qui suivait notre mariage. On venait de se marier. Et en fait, ces deux ans passés dans ce camp où on n'avait pas de famille, pas de proches, ça nous a permis de poser des fondations hyper fortes pour notre mariage. Déjà, c'est là-bas que je suis tombée enceinte. donc c'est aussi une période qui était extraordinaire dans ce sens là et en fait on a eu la chance de commencer notre mariage K2 sans les impacts des amis, sans les impacts de la famille, les avis des uns et des autres et ça pour moi ce sera toujours supérieur au trou qu'il peut y avoir sur mon CV tu vois et finalement en plus pendant que j'étais là-bas Même si je n'ai pas réussi à aller jusqu'au bout parce que je suis tombée enceinte en tout temps, mais j'avais repris des études pour passer le barreau. Et finalement, je suis tombée enceinte en plein milieu de ma préparation. Bref, ça a été une catastrophe. Mais j'ai pu aussi renforcer mes... Oui, parce qu'il faut savoir, ça je ne l'avais pas dit, mais moi, je suis juriste de formation. Donc, ça a permis de renforcer mes connaissances en droit et ça me sert aujourd'hui dans mes nouvelles fonctions. Des fois, reculer, c'est reculer pour mieux sauter et non pas des erreurs de parcours. Et en fait, au lieu d'être des erreurs de parcours, ce sont des étapes. Parce que parfois on a besoin de vivre certaines choses pour comprendre ce qu'on ne veut plus. On a besoin par exemple d'être dans une relation qui ne fonctionne pas pour apprendre justement à poser ses limites lors de la prochaine relation. ou une filière qui ne te correspond plus, peut quand même t'apprendre ce que tu refuses désormais d'accepter. Et en fait, faire demi-tour, ce n'est pas forcément fermer une porte, c'est en découvrir d'autres. Et des portes que tu n'aurais jamais vues si tu étais resté là où tu n'étais plus alignée. Moi, quand je dis ça, j'ai envie aussi d'évoquer une autre expérience que j'ai pu avoir. En fait, toujours dans ce parcours où à un moment donné j'ai arrêté de travailler, je me suis lancée dans l'entrepreneuriat. J'ai eu plusieurs expériences dans l'entrepreneuriat, mais là je parle d'une expérience où j'ai pu intégrer un incubateur de start-up qui était détenu par un ami de mon mari. Et en fait, j'ai longtemps travaillé sur un projet qui était destiné à aider... Les femmes enceintes ont préparé leur grossesse et l'arrivée de leurs enfants. Et malheureusement, ce qui s'est passé, c'est que j'avais trouvé un collaborateur avec qui me lancer. Et à la dernière minute, il a dû arrêter. Et mon projet n'était plus viable, en réalité. Mon projet n'était plus viable. Ça m'a pris beaucoup de temps. J'ai passé beaucoup de temps dans cet incubateur. Et oui, on pourrait dire que c'est un échec parce que j'ai travaillé sur un projet qui n'a pas vu le jour. Mais j'ai appris tellement de choses. J'ai appris beaucoup de choses, de stress. Les outils qu'on m'a montrés, que ce soit les Slack, que ce soit les process, comment mettre en place une newsletter, comment programmer des postes sur les réseaux sociaux et autres, sont des connaissances qui aujourd'hui... Déjà, un, je pourrais mettre à profit pour ce podcast et que j'ai pu mettre à profit sur d'autres expériences. Et j'ai appris beaucoup de choses en fait. Donc, un échec n'est jamais qu'un échec. C'est toujours une occasion d'apprendre en fait. Toi Fatou, est-ce que tu as... Est-ce que certains échecs ou certains recommencements ? ou les différentes expériences que tu as pu avoir, t'ont permis de tirer des leçons dont tu as pu tirer profit aujourd'hui ?
- Speaker #1
Franchement, je ne me suis pas... C'est une question très profonde, j'ai envie de dire. Mais si je peux en tirer une grande leçon, je dirais que c'est ce que tu as dit, je pense, précédemment, c'est que changer d'avis, ce n'est vraiment pas être instable. C'est être honnête avec soi-même. et de se dire qu'en fait, on peut se réajuster à chaque moment, recommencer, prendre un autre chemin. Et surtout, sans que ça enlève de la valeur à ce qu'on a déjà construit, comme tu l'as dit. Voilà. Tu vois, si je n'avais pas fait mes études de communication, je ne serais pas allée en Angleterre, je n'aurais pas rencontré mon mari. Donc moi, je me dis que les choix qu'on fait ne sont pas par hasard. Et même si tu arrêtes et tu fais autre chose... Ça te sert toujours à un moment ou à un autre de ta vie, de ta carrière. Et même, donc là je parle bien sûr du côté professionnel, et même dans les relations. Tu vois, moi j'aime bien dire à mes amis que dans les relations, il y a aussi des saisons. Des fois tu rencontres des personnes, tu rencontres des personnes, c'est pour, comme j'aime bien dire, c'est pour une raison. Donc par exemple, c'est pour la raison de l'école, la raison du travail, etc. Des fois c'est pour une saison. Donc la saison, par exemple, de l'enfance, t'as rencontré quelqu'un pendant, je ne sais pas, au CM2. etc. Cette personne, elle te suit pendant toute ta scolarité et elle t'aide peut-être à te forger, à te former, à te créer cette personnalité que tu as. Et ensuite, tu as aussi des personnes que tu vas rencontrer et elles vont te suivre toute la vie, tu vois. Mais est-ce que ça veut dire que la personne, l'ami que tu as rencontré quand tu avais 10 ans, elle n'a plus de valeur ? Elle ne sert plus à rien ? Non. C'est juste que vos chemins se sont séparés mais au moment où tu étais dans l'enfance, cette personne t'a servi, etc. Donc en vrai, de se dire que de changer de cap c'est pas mauvais en soi tant que tu sais pourquoi tu le fais, tu sais pourquoi t'as changé de cap que ce soit dans les relations que ce soit dans la vie professionnelle et même dans les relations amoureuses tu vois, mieux vaut comme tu l'as dit arrêter une relation de 10 ans qui t'a peut-être fait du mal, mais peut-être avec laquelle tu as beaucoup appris sur toi. Tu sais ce que tu acceptes, ce que tu n'acceptes plus. Et ça se trouve que tu vas rencontrer quelqu'un, au bout d'un an, tu vas savoir que c'est la bonne, tu vas te marier, vous allez faire des enfants, etc.
- Speaker #0
C'est clair.
- Speaker #1
Donc je pense que c'est vraiment applicable à finalement tout dans notre vie. Et ça nous permet de grandir, de se construire. Et en fait, c'est la vie, finalement, tout simplement. Si on n'avait que des vies rectilignes, Et on avance tout droit, sans aller à droite, sans aller à gauche, en reculé. En vrai, ce serait peut-être ennuyant, tu vois ? Je ne sais pas.
- Speaker #0
Oui, et puis je pense que multiplier les expériences aussi, c'est un enrichissement. Tu as beaucoup plus de choses à apporter, d'autres perspectives, en fait. Tu vois, typiquement, je pense que pour ma cousine ou mes cousines qui ont repris leurs études... Toutes les expériences qu'elles ont pu engranger avant de reprendre ses études, elles seront mises à profit forcément dans leurs nouvelles fonctions. Elles arriveront sur un poste où elles seront peut-être plus matures, elles auront d'autres perspectives sur la vie. Et ça, c'est un atout au final. Donc moi, j'aimerais m'adresser à celles qui nous écoutent aujourd'hui. Si tu écoutes cet épisode et que tu hésites à changer de direction, Je veux que tu chasses une chose, c'est que tu n'es pas en retard. Tu es juste en train de t'écouter. La vie, comme a dit Fatou, ce n'est pas une ligne droite. Et ce n'est surtout pas une course. Et parfois, le plus grand acte de courage, c'est de dire que ça ne me convient plus. Donc j'ai envie de te laisser avec cette question. J'ai envie de te laisser avec une question qui est... Si le regard des autres n'existait pas ? Qu'est-ce que tu changerais dans ta vie aujourd'hui ? Voilà, c'est tout pour aujourd'hui. Donc merci de nous avoir écoutés. Merci Fatou pour ton partage.
- Speaker #1
Merci à toi.
- Speaker #0
On se dit au mois prochain où on pourra évoquer l'amour. Allez, bonne journée ! Et à bientôt ! À bientôt !