Speaker #0Combien de fois t'as dit non merci je gère cette semaine ? Combien de fois t'as dit ça va alors que ça n'allait pas du tout ? Si tu comptes sur tes doigts et que t'arrives déjà à demain, cet épisode est pour toi, ma chère magicienne. Parce qu'aujourd'hui, on va parler du piège le plus subtil de la survie subtile, celui qui te fait croire que demander de l'aide, c'est être faible. Bienvenue chez Elles et la Lune, la voix... qui brise le silence et rallume ta puissance. Ici, on coupe les chaînes, on parle vrai et on se relève ensemble. Je suis Anouk, survivante devenue guide et je t'emmène là où tu reprends ta place. Et maintenant, place à l'épisode du jour. On est vendredi 23 janvier et je t'enregistre cet épisode avec... 2h30 de retard parce que, bah, j'ai cru qu'on était jolis. Non mais sérieusement, ça tombe bien parce que cet épisode, il parle aussi de moi et peut-être un peu de toi. On est juste après la nouvelle lune. L'archétype de la sorcière est à l'œuvre, celle qui voit, ce qui est caché, qui révèle les ombres, qui nomme les secrets qu'on préfère garder sous le tapis. Aujourd'hui, on va nommer un des tiens, l'autonomie de survie. Celle qui te fait dire, j'ai besoin de personne. Alors que tu croules sous les responsabilités, le travail, les charges familiales, etc. Peut-être que tu te reconnais dans ces situations. Ton ami te propose de garder tes enfants pour que tu souffles. Non, merci, non, non, ça va bien, je gère, je gère. Ta collègue te propose de t'aider sur le projet qui te bouffe. Non, non, mais t'inquiète, j'ai l'habitude, tout va bien. Non, non, mais je vais y arriver, pas de souci, pas de souci. Ton compagnon te demande ce qui ne va pas. Rien, rien, ça va, ça va, t'inquiète. Non, non, tout va bien. Ton corps te supplie de ralentir. Alors là, tu ne l'écoutes même pas, tu bois un café et tu continues tranquillement, enfin tranquillement, et tu continues de manière stressée ta journée. Et le pire dans tout ça, c'est que tu es fier de ça. Fier de ne rien demander, fier de ne rien laisser paraître, fier de porter tout ça toute seule. Parce que dans ta tête, demander de l'aide, égal être un poids, égal risquer d'être abandonné, égal revivre la douleur. Alors tu choisis la solitude. Pas par envie, par stratégie de survie. Et quand je parle de solitude, je te parle de celle que tu vis même quand t'es accompagné. Personne ne me comprend, personne ne m'aime vraiment, personne ne m'aime comme je suis. Et toutes ces phrases assassinent que ton mental se plaît à te répéter. Alors, regardons cette croyance d'un peu plus près. Voici ce que ton système nerveux a appris. Si je compte sur quelqu'un, égal, danger. Pourquoi ? Parce qu'un jour, ou plusieurs d'ailleurs, quelqu'un n'était pas là quand tu en avais besoin. Quelqu'un t'a déçu. Quelqu'un t'a fait sentir que tes besoins étaient trop lourds, trop compliqués, trop dramatiques. Alors, ton système nerveux a pris une décision. Ok. On ne redemandera plus rien à personne, comme ça, on ne sera plus jamais déçus. Ah mais cette phrase, mais qu'est-ce que je l'ai entendue de mes clientes, de moi-même d'ailleurs, je me la suis dit tellement souvent. Et ça, c'est ce qu'on appelle l'autonomie de survie. Et c'est brillant pour une enfant de 8 ans, une ado de 15 ans, une jeune femme de 22 ans qui doit se protéger. Mais aujourd'hui, franchement, tu as passé l'âge. Tu n'es plus cette version de toi. Et cette stratégie qui t'a sauvé à l'époque t'emprisonne maintenant. Ton système nerveux est en mode hyperindépendance, un des patterns de l'attachement évitant. Tu fonctionnes en mode « je n'ai besoin de personne » parce que avoir besoin égale activer le système d'attachement égale réveiller la peur de l'abandon. Résultat, tu portes tout, tu t'épuises. Et tu finis par t'effondrer, seule, parce que personne ne comprend ce qui se passe dans ta tête ni dans ton cœur. Et surtout pas les hommes. Euh, non, j'annule. Alors, le lien de tout ça avec le cycle féminin, parce que tu me connais, moi je ne peux pas m'empêcher de parler du cycle féminin parce qu'on est des femmes et puis que c'est primordial. Tu sais ce qui est intéressant dans le cycle féminin ? On a quatre phases distinctes. Alors ça, si tu me suis un petit peu, tu le sais, mais je le répète pour celles qui n'ont pas l'habitude de m'entendre. Donc on a la nouvelle lune, qui est la période de l'hiver. Toutes les femmes traversent les quatre saisons de l'année en un mois. Donc, la nouvelle lune de l'hiver, c'est la sorcière de l'hiver, et c'est égal au repos et à l'introspection. Ensuite, on a la lune montante, qui correspond au printemps, à la jeune fille, et qui est égale à la renaissance et à la créativité. Enfin, ça c'est la période dans laquelle on se trouve, non, on se trouve encore dans la période de la sorcière, la nouvelle lune vient d'arriver, vient de se passer, on est au quatrième jour du cycle lunaire. Donc, on est encore dans la période de la sorcière. repos, introspection. Ensuite, on a la pleine lune de l'été, la pleine lune, pardon, qui correspond à l'été, à la mer, au rayonnement donné, être là pour les autres. Ça, c'est en général ce qu'en tant que femme, on fait toute l'année. Et c'est pour ça qu'on est épuisé. Parce que normalement, ça devrait durer entre 7 et 10 jours. Des fois même, c'est que 3 jours. Voilà. Ensuite, on a la lune descendante qui correspond à l'enchantresse de l'automne. qui égale le ralentissement, le retour à soi. Et ces quatre phases, elles oscillent entre deux énergies. Le yang, qui correspond au printemps, l'été, la lune montante, la pleine lune, et qui est égal à donner, rayonner, action. Et le yin, automne, hiver, lune descendante, nouvelle lune, qui égale recevoir, ralentir, être soutenu. Et ça, c'est ce qu'on vit en ce moment. Après, on n'a pas toutes le même... À quelques jours près, on n'a pas toutes le même cycle, forcément. Et puis, il y a même certaines femmes qui sont inversées, qui vont ressentir les effets de la pleine lune, les effets de la pleine lune ou de la mer, si vous voulez, en nouvelle lune. Ça arrive que ça soit inversé. Ce n'est pas grave. Du coup, vous connaissez votre cycle. Et si vous le faites, j'ai un e-book pour ça. Et c'est aussi mon dada. C'est aussi ce dont je parle beaucoup. Donc, si vous voulez en savoir plus sur le cycle lunaire féminin, Je suis là aussi, il n'y a pas de souci. Alors reprenons le fil de notre petit épisode. Toi, tu vis donc en yang permanent. Tu donnes tout le temps, en phase été, en phase automne, en phase hiver, même quand ton corps te supplie de passer en mode yin. Pourquoi ? Toujours parce que dans ta tête, avoir besoin de recevoir est égal à être faible, être en danger. Mais dans ton corps, alterner donner et recevoir égale être en équilibre, être vivante, tout simplement. Alors si on fait une petite projection dans le futur de toi-même. Imagine une version de toi qui accepte qu'on lui apporte un thé sans dire « tu n'aurais pas dû » . Délègue sans culpabiliser. Dis « oui, j'ai besoin d'aide, merci » . Sans s'effondrer après ou sans cogiter quand elle rentre le soir. C'est... que recevoir de l'aide ne fait pas d'elle une moins bonne mère, manager, femme, magicienne. Voilà. Cette version de toi, elle existe déjà. Elle attend juste que tu la laisses respirer et s'épanouir. Je vais te raconter une petite histoire, un mini témoignage. Je me souviens d'une cliente, on va l'appeler Sophie, qui était manager, maman solo, elle avait deux enfants, elle gérait tout. C'est le cas de beaucoup d'entre nous, même quand on n'est pas manager, même avec un poste dans l'administratif ou n'importe où. Ça, c'est vraiment le type même de la femme. Et donc, Sophie, un jour, elle s'effondre en larmes dans mon cabinet. Je suis tellement fatiguée, mais je ne peux pas demander d'aide. Je vais passer pour une faible, je vais passer pour une incompétente. Alors, on a travaillé ensemble pendant quatre semaines. Petit à petit, elle a appris à dire. J'ai besoin qu'on m'aide sans que son système nerveux panique. Il y a des manières de faire. Aujourd'hui, elle dit, avant je portais tout pour ne pas être abandonnée. Maintenant, je sais que les gens qui m'aiment vraiment veulent m'aider. Et ceux qui jugent n'ont rien à faire dans ma vie. Et voilà. Est-ce que vous avez remarqué que les femmes qui s'affirment, qui n'ont pas peur de dire ce qu'elles pensent et ce qu'elles veulent, elles obtiennent ce qu'elles veulent. Par contre, quand on est trop gentil, quand on dit toujours mais non, tout va bien, et bien on nous en demande toujours plus. La recette, je pense que c'est... Tiens, je pourrais en faire un épisode, j'en ai déjà fait il y a longtemps, mais je pourrais refaire un épisode sur la communication non-violente. Il y a une manière de demander ou de dire les choses qui est très efficace, parce qu'elle n'est pas virulente, elle n'est pas sèche, elle n'est pas acerbe, au contraire, elle parle vraiment à l'autre. Et puis je vais aussi vous parler de moi, parce que j'en apprends encore. Parce que même en enregistrant cet épisode, Je me rends compte que j'ai encore ce réflexe. Dire « je gère » alors que je croule sous le travail. Parce que c'est plus facile que de risquer d'être un poids. Et aussi, parfois, je l'avoue, une petite tendance à me dire que ça sera plus vite fait si je m'en occupe moi-même. Merci le mental qui me colle cet automatisme dans la tête. Alors voici la vraie question, magicienne. Est-ce que tu veux rester cette femme forte qui tient debout, mais qui s'effondre seule dans sa voiture après le boulot ? Ou dans son lit le soir ? Ou est-ce que tu veux devenir cette femme forte qui sait demander de l'aide et qui se repose enfin ? Parce que la vraie force, ce n'est pas de tout porter seule. C'est de savoir poser ce qui est trop lourd. Je me rends compte que jusqu'à maintenant, je parle des femmes avec enfants. Mais sans enfants, c'est exactement la même chose. Actuellement, mes enfants sont adultes et loin de la maison depuis quelques années. Donc c'est... exactement la même chose. Ce n'est pas une question d'avoir des enfants, d'avoir la famille, d'être jeune, d'être moins jeune, une question d'âge ou quoi que ce soit. C'est vraiment ancré à l'intérieur de nous. C'est pour ça que ton système nerveux, il a besoin d'apprendre une nouvelle chose. Recevoir de l'aide égale sécurité, pas danger. Recevoir de l'aide, c'est apprendre à se déposer. C'est apprendre aussi à prendre soin de soi. Et ça devient une nécessité. J'ai envie de dire, c'est ça le respect de soi-même. Et puis c'est carrément un devoir. C'est un devoir aujourd'hui. Les femmes, elles sont maltraitées, elles se font manipuler, maltraiter, tuer. Ça devient vraiment vital aujourd'hui de prendre soin de nous et de s'affirmer. Alors tout ça, même si ça a l'air très compliqué, ça ne l'est pas du tout. Mais alors vraiment pas du tout. Ça passe par des exercices somatiques qui sont... très simple. Donc oui, je suis hypnothérapeute, mais je suis aussi neurocoach et je sais que pour beaucoup de femmes, c'est difficile, surtout quand on est dans cette situation de stress chronique, c'est difficile de se dire « Ok, maintenant je vais méditer » ou « Je vais me faire une séance d'hypnose » parce qu'on a l'impression, parce que notre mental, il nous dit que c'est une perte de temps. Donc je sais parce que je l'ai testé aussi au début, j'avais beaucoup de mal entre méditation justement à cause de ça. Parce que mon mental est tourné en boucle. Il me disait, non mais t'as autre chose à faire. Et puis j'arrivais pas, tout simplement. Donc c'est pour ça qu'il y a des exercices qui sont très simples à faire. Ce serait simplement, on va prendre l'exemple d'apprendre à recevoir un compliment sans le minimiser. Quand on me dit que tu es belle aujourd'hui, cette coupe, elle te va super bien. Ou bien j'adore ta tenue. Dis merci avec le sourire. Et prends ça dans ton cœur, sans te justifier. « Oh, cette robe, ah ouais, mais elle ne m'a pas coûté très cher, tu sais. » « Ah oui, mais ma coiffeuse me coûte quand même 180 balles, quoi. » Etc. Ça fait tellement plaisir de faire un compliment et de voir le visage de la personne qu'il reçoit s'illuminer. Et en plus, ça va devenir spontané après. Si tu fais ça, si tu acceptes, si tu reçois les cadeaux de la vie, les cadeaux qu'on te fait ou un compliment, tu vas en recevoir de plus en plus. Et en plus, c'est gratuit. Et je te vois venir, enlève tout de suite de ta tête que si tu acceptes un cadeau, un compliment ou une invitation au resto, tu deviens redevable de quoi que ce soit. Ça, c'est clair. Si tu tombes sur un abruti qui pense ça, mais tu le vires tout de suite. et sans culpabilité, vraiment. Deuxième exercice, sentir dans ton corps ce que ça fait de t'appuyer sur quelqu'un. Littéralement, physiquement. Imagine la scène, quand tu prends le bras de quelqu'un, quand tu te poses ta tête sur une épaule, quand tu t'appuies sur quelqu'un. Par exemple, tu es en randonnée ou en balade, et puis tu t'appuies sur quelqu'un parce que d'un coup tu as besoin de le faire. Ressens ce que ça fait physiquement, c'est un bien. qui est juste incroyable. Et ensuite, tu peux réguler ton système nerveux pour qu'il arrête de paniquer quand quelqu'un te propose de l'aide. Et tout ça, c'est exactement ce qu'on fait dans le repos de l'enchantresse. On apprend à ton corps que le repos et le soutien ne sont pas des dangers, ils sont des droits. Alors voici ce que je te propose. Micro-défi pour cette semaine. La prochaine fois que quelqu'un te propose de l'aide, au lieu de dire Merci. « Non merci, je gère » , essaye juste de dire « Merci, ça me touche » . Tu n'es pas obligé d'accepter, tu n'es obligé de rien du tout, mais reconnais juste que ça te touche et que ça te fait plaisir. Et puis, observe ce qui se passe dans ton corps. Est-ce que ça panique ? Est-ce que ça résiste ? Et tu notes. Micro-décision numéro 2. Et si tu te reconnais à 100% dans cet épisode, si tu sens que ton système nerveux est coincé en mode « je gère tout toute seule » , le repos de l'enchantresse est fait pour toi. Vraiment. C'est un programme de 4 semaines dans lequel on travaille exactement sur ça. Passer de la survie subtile à la sécurité intérieure. Apprendre à ton corps qu'il peut se reposer, qu'il peut recevoir, qu'il peut se relâcher. J'ai encore quelques places pour ce programme si ça résonne en toi. Viens m'en parler en DM sur Instagram, ou tu peux cliquer sur le lien dans les notes de cet épisode, ou alors te rendre sur mon site www.elselalune.ch Voilà, alors en attendant, prends soin de toi. ma chère magicienne. Et souviens-toi, demander de l'aide, ce n'est pas être faible, c'est honorer ta féminité. À la semaine prochaine, sous une autre lune.