Speaker #0Tu sais, l'autre jour, une cliente m'a dit un truc tout doux, mais qui cachait un monde. Elle m'a dit « je comprends pas, toute la journée je gère, je cours dans tous les sens, et le soir, je m'effondre » . Et elle m'a regardé un peu mal à l'aise, comme si c'était un bug dans son système, comme si ressentir était un problème. Alors peut-être que toi aussi, parfois, tu ressens plus fort. Le soir, peut-être que tu ressens une fatigue qui t'écrase, des émotions qui montent sans prévenir, une colère sourde ou une tristesse collée à la peau. Et peut-être que tu t'es même déjà dit « mais je devrais aller mieux, mais qu'est-ce qui m'arrive ? Je devrais être plus apaisée, tout va bien. » Aujourd'hui, je vais te dire un truc tout simple. Le soir, ce n'est pas lui qui crée tes émotions. Le soir, il te permet enfin de les ressentir. Et tu sais pourquoi ? C'est pas un hasard si tu écoutes cet épisode maintenant, parce que demain, c'est la nouvelle lune. Alors ce soir, on est dans l'antichambre de la sorcière. Et je te dis un truc encore, tu n'as pas à aller bien, tu as juste à te déposer. Bienvenue chez Elles et la lune, la voix qui brise le silence et rallume ta puissance. Ici ? On coupe les chaînes, on parle vrai et on se relève ensemble. Je suis Anouk, survivante devenue guide, et je t'emmène là où tu reprends ta place. Et maintenant, place à l'épisode du jour. On vit dans une société qui vénère le contrôle émotionnel. Être bon élève dans le ressenti, stable, calme, poli, pas trop bruyante et... pas trop vivante. Totalement moi. Polie, oui, mais pas trop bruyante. Pour moi, les émotions, il faut les exprimer. On nous a appris, à nous les femmes, à être aimables, douces, souriantes et muettes, surtout dans le chaos. On a appris aux femmes à transformer leurs émotions en silence. Mais en vrai, Toute la journée, ton corps, il est en tension. Tu encaisses, tu adaptes, tu souris, tu aides, tu tiens. Et le soir, le corps, il se relâche. Le soir, ton corps, il revient à toi. Et dans ce relâchement, les émotions qui n'ont pas été digérées, elles se lèvent, elles font la fête, elles s'invitent dans ta soirée. et surtout dans ta tête. Et ce n'est pas un bug, c'est un passage. Tu veux que je te dise un secret ? Le corps, il attend toujours le bon moment pour parler. Je ne sais pas si tu as remarqué, ça peut être quand tu es en vacances, quand tu es en congé, quand tu as un moment de relaxation. Par exemple, pour celles qui sont sujettes aux crises d'angoisse, ce qui est mon cas, ce qui a été mon cas longtemps, et ça m'arrive encore parfois. C'est quand on est tranquillement installé dans un fauteuil, dans un canapé ou dans un transat, ou même, ça m'arrive même en conduisant, des fois je dis pas que j'aime beaucoup rouler, donc voilà, ça me gêne pas du tout de conduire, et tout d'un coup, paf, crise d'angoisse. Alors, ça n'arrive jamais quand t'es en réunion, en réunion Zoom, ou bien que tu cours dans tous les sens vers une obligation ou des choses à faire. Ces crises d'angoisse... ou alors ces crises de tristesse aussi, ça peut se traduire de plein de manières différentes. Elles arrivent quand la lumière baisse, quand les notifications de ton téléphone se pèsent et quand tu ne dois plus performer. Parce que là, le système nerveux, il passe en ce qu'on appelle le mode parasympathique. Le mode où on peut enfin ressentir. Ce que tu ressens le soir, ce n'est pas quelque chose qui est nouveau. Ce sont des émotions qui sont liées au passé, c'est ancien. Mais quand ça arrive, ça veut dire que c'est juste la première fois que ça peut exister, parce que peut-être que tu es suffisamment relax pour ça. À ce moment-là, le corps profite d'un rare moment de sécurité pour s'exprimer. Et parfois, il chuchote avec des larmes, ou des gros sanglots, ou des crises d'angoisse. Et je vais te raconter un truc perso, parce que tu me connais. Ici, on se dit tout. Pendant longtemps, je pensais que j'avais juste besoin de méditer pour que ça passe. En tant qu'hypnothérapeute, méditation, j'adore ça, c'est pas là le problème. Mais je me suis rendu compte que je m'installais quand j'étais un peu tendue ou comme ça, je suis allée m'installer, tranquille, pleine de bonne volonté. Je lançais un audio d'auto-hypnose ou de méditation guidée, avec une voix toute douce, tu sais, celle qui te dit de respirer dans ton cœur, de te relâcher. Et bah oui, mais en trois minutes, j'étais complètement out. J'étais... endormie, c'était chaos de technique. Sauf que, quand je me réveillais, rien n'était résolu et je me disais, mais zut, j'ai fait une méditation, je me suis donné le temps de le faire et puis finalement, j'en ai même pas profité. En fait, les émotions, elles étaient juste planquées dans un coin, prêtes à revenir m'exposer à la figure au prochain silence, quand je me réveillais. Et puis un jour, j'ai décidé de changer de méthode. J'ai arrêté de vouloir me Merci. calmer. Parce que se calmer, je ne sais pas si ça t'est déjà arrivé, peut-être, quand tu es énervé, que tu es super énervé, que tu es en train d'exploser et que tu as quelqu'un qui dit « Oh, mais calme-toi ! » Non, mais comme si ça allait marcher. En tout cas, pour moi, je suis un peu taureau, ascendant taureau, mais en tout cas, il me faut vraiment du temps pour m'énerver. J'encaisse, j'encaisse, j'encaisse, j'encaisse. Tout d'un coup, il y a la goutte d'eau et là, j'explose. Pendant des années, avec mon ex-mari qui était un pervers narcissique violent, je n'avais pas le droit. Mais de toute façon, c'est la société qui veut ça. Ce n'est même pas seulement les pervers narcissiques. C'est une femme, elle ne doit pas faire de vagues. Alors, un jour, j'ai décidé que ça suffisait, que je n'avais plus à me calmer. Donc, j'ai commencé à m'intéresser à ce qui se passe dans mon mental et comment mon cerveau fonctionne vraiment. Parce que c'est vrai qu'avec l'hypnose, on fait le lien justement avec le cerveau, comment ça fonctionne par rapport à ce que ça apporte au niveau des émotions, etc. C'est là que j'ai compris en fait que le cerveau, il lâche pas tant que l'émotion n'a pas été ressentie. Il garde ça quelque part dans sa mémoire et puis il va te le rebalancer dès que t'as un moment où t'es tranquille. Et puis le corps, on sait aussi qu'il ne se calme pas sur commande. Si tu es prise de tremblements ou de larmes ou de tout ce qui doit sortir, ce n'est pas parce qu'on lui dit « maintenant tu vas te calmer » que ça va se passer. Alors le problème, c'est qu'on vit dans une société qui vend du silence comme un objectif. Méditez, faites le calme, faites le silence autour de vous et à l'intérieur de vous. C'est même mal vu par certains. qu'est-ce que je dirais, thérapeute ou thérapie, de laisser sortir ses émotions. Il ne faut pas te mettre en colère, surtout parce que la colère, ça ne fait du mal qu'à toi. La personne en face de toi, si c'est par rapport à quelqu'un que tu es en colère, de toute façon, elle n'en saura rien, mais c'est toi qui vas souffrir. Eh bien, moi, j'ai envie de te dire l'inverse. Si tu ne laisses pas exploser ta colère, alors je ne dis pas que tu es obligé de péter un câble en public ou n'importe où, ce n'est pas ça, mais simplement à un moment donné quand les gens dépassent les bornes ou quand une situation ne te plaît pas ou que tu en as juste ras-le-bol, que tu n'en peux plus, ne ravale pas ta colère. S'il te plaît, s'il te plaît. Notre société, elle est pourrie par les cancers, les crises cardiaques, les dépressions, les burn-outs. Donc, plus tu vas retenir ta colère et plus ça risque de se traduire d'une manière vraiment violente dans ton corps ou dans ton esprit. Le corps, lui, c'est sûr, il ne se calme pas sur commande. Alors, le silence forcé, justement, ce n'est pas du tout la paix. En fait, c'est un anesthésiant. Tu dis, ok, je mets ça sous le tapis. Ok, ça ne sert à rien de s'énerver. Ok, de toute façon, je vais passer pour une hystérique. De toute façon, les femmes, dès qu'on s'énerve, on devient hystérique, cyclique, on a un sale caractère, etc. Bref. Donc, certaines émotions, disais-je, ne doivent pas être calmées. Elles ont besoin d'être vues. Elles n'ont pas besoin d'être analysées, elles n'ont pas besoin d'être jugées. Elles doivent juste être accueillies. Et, je vais te dire encore un truc, c'est qu'une émotion qui est accueillie, elle s'apaise naturellement. Tu sais, c'est comme après une grosse, grosse crise de l'art. Tu as peut-être crié, tu as pleuré, tu avais la tête dans l'oreiller, tu as tapé du poing dans ton matelas, je ne sais pas. Tu sais, ces moments où on a ces grosses, grosses, grosses crises de larmes. Et puis après, comme on se sent bien, après, c'est comme si la tempête, elle était totalement sortie de ton corps. À l'inverse, si tu n'accueilles pas cette émotion, elle va revenir et toujours plus fort. Toujours plus fort. Jusqu'à ce que tu l'accueilles et jusqu'à ce que tu la vives. Et puis, il y a un autre truc, c'est que c'est vrai que ça arrive souvent le soir, comme tu le sais tout à l'heure. Et moi, j'ai envie de te dire, mais si on arrêtait de vouloir gérer le soir ? Parce que le soir, c'est censé être du repos. C'est là où on peut enfin faire ce qu'on veut, où il n'y a personne qui est, enfin normalement, sur notre dos à nous dire ce qu'il faut faire, etc. Si c'est le cas, c'est qu'il y a un problème aussi dans ton environnement. Ça, c'est un autre thème. Donc, si on arrêtait de vouloir gérer le soir pour simplement s'ouvrir à lui. Et pour ça, je peux t'assurer que tu n'as pas besoin de rituels à rallonge, d'être une sorcière. Ça, c'est sûr qu'on est toutes un petit peu des sorcières. Mais il n'y a pas besoin d'être dans les rituels, dans les méditations, dans toutes ces choses-là. Toutes ces techniques, même si j'adore, la question n'est pas là. Il te suffit simplement de baisser la lumière, parler moins, éteindre ton téléphone ou en tout cas le mettre sous silence, loin de toi, se poser une main sur le ventre et chuchoter « je suis là et c'est parfait comme ça » . Tu peux écrire, tu peux respirer. où tu peux simplement t'asseoir dans le silence. Et c'est tellement bon. Et ce soir, plus que jamais, tu es invité à revenir à l'essentiel. Parce que c'est le passage de l'enchantresse du dernier quart de lune à la sorcière de la nouvelle lune. Alors on ne cherche plus de solution. On ressent pour semer, pour semer ce qui nous fait du bien. ce qu'on veut accomplir, ce qu'on veut voir se présenter dans notre vie. C'est ça la sorcière de l'hiver. Comme la nature, elle se ressource à l'intérieur pour pouvoir éclore nos projets ou notre nouveau moi au printemps. Le soir, il n'est pas fait pour aller mieux, il est fait pour revenir à soi. Alors, je ne sais pas si tu as vu, mais j'ai écrit un e-book pour ces mamans-là. Alors, ce n'est pas un e-book avec des tonnes d'explications. Ce n'est pas un e-book pour te dire, fais-ci, pense comme ça. Pas du tout. C'est un e-book pour t'accompagner. C'est encore une fois mon expérience, c'est tout ce que j'ai appris, tout ce qui m'a fait du bien que je mets dans cet e-book. Alors, ça parle de neurosciences, mais de manière naturelle, parce que les neurosciences, c'est tout à fait naturel. Et en fait, ce livre... Cet e-book, il a été fait pour t'accompagner dans ce silence qui est toujours un peu dense, dans cette fin de journée où on ne sait plus trop. Et là, je te livre vraiment mes secrets quand le mental tourne en boucle et qu'il empêche le sommeil et le repos de venir. C'est une lecture à parcourir lentement quand on en a besoin. Ça peut être aussi quand la nuit tombe. Tu sais, ce moment où le soleil et la lumière baissent et puis tout d'un coup, on sent qu'on a le cœur qui devient lourd. C'est quand notre cœur cherche un refuge, il a besoin de tendresse, de soutien. Et bien voilà pourquoi j'ai écrit cet e-book. Alors si tu es intéressé, si tu ressens l'appel, le lien est dans la description ou évidemment tu peux le trouver dans mon e-shop sur mon site web www.elselalune.ch Alors si ce soir est lourd pour toi, Sache que tu n'as rien à corriger. Tu n'es pas trop, tu n'es pas faible. Tu es vivante et c'est beau. Et demain, dans le noir fertile de la nouvelle lune, tu pourras semer ce que tu auras laissé exister. Alors merci d'avoir pris ce temps avec moi. Merci de t'être offert cet espace. On se retrouve très bientôt, sous une autre lune, avec une autre vérité à embrasser.