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L’anatomie du cœur : Les bases en cardiologie pour comprendre son rôle vital cover
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"En Plein Coeur", par un cardiologue

L’anatomie du cœur : Les bases en cardiologie pour comprendre son rôle vital

L’anatomie du cœur : Les bases en cardiologie pour comprendre son rôle vital

21min |05/02/2025|

236

Play
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Description

❤️ Bonjour,


Bienvenue dans cet épisode consacré à l’anatomie du cœur ! 🫀✨


Le cœur est une incroyable machine qui bat sans relâche et ce n’est pas qu’un simple muscle : c’est une merveille d’ingénierie, une symphonie de précision qui permet à votre corps de fonctionner chaque jour 🥰


Dans cet épisode, nous allons explorer ensemble les secrets de son architecture fascinante : de ses quatre cavités – deux oreillettes et deux ventricules – à ses valves minutieusement orchestrées, en passant par son système électrique autonome qui lui permet de battre en cadence. 🔍📖


Vous apprendrez comment le cœur se nourrit grâce à ses artères coronaires, comment il ajuste son rythme en fonction de vos émotions et de vos activités, et pourquoi prendre soin de lui est essentiel pour votre bien-être. 🤔🩺


Aussi, si vous aimez ce podcast, n’hésitez pas à le partager avec vos proches 🌟, commentez, likez et abonnez-vous pour ne manquer aucun épisode ✅


Bonne écoute, et surtout, prenez soin de vous et de votre cœur ! ❤️


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🗓️ SOURCES MEDICALES


1️⃣ Gray’s Anatomy – The Anatomical Basis of Clinical Practice 

2️⃣ Braunwald’s Heart Disease: A Textbook of Cardiovascular Medicine


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🎶 MUSIQUES (https://www.auboutdufil.com et studio.youtube.com)


Going Home - The Soundlings

Mother's Lament - Adam MacDougall

Carousel Dreams - The Soundlings

Creme Brulee - The Soundlings

SaurabhAlwadkar-BeautifulLies


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Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Bonjour, je m'appelle Grégoire Ausha et je suis cardiologue. Je vous propose à travers ces podcasts de vous partager mon univers professionnel et de vous faire découvrir une étonnante machine, votre cœur. À travers des conseils pratiques, des interviews de soignants ou des récits et témoignages poignants de héros du quotidien, ce podcast a pour but de vous toucher en plein cœur. Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode. Aujourd'hui, j'ai le plaisir de vous parler d'anatomie. Vous savez, l'anatomie, c'est cette discipline que l'on apprend en première année de médecine et qui permet de se rendre compte à quel point le corps humain est une machine aussi sophistiquée qu'extrêmement bien construite. Quand on est cardiologue, l'anatomie est évidemment la base pour pouvoir bien prendre en charge les patients que l'on rencontre en consultation. Je suis sûr que vous allez apprendre plein de choses et que vous irez peut-être chercher des informations complémentaires, notamment à l'aide de schémas et de planches anatomiques. Mais avant de commencer, si vous ne voulez pas rater un épisode et en recevoir une notification, je vous invite à vous abonner à l'émission, cela fera aussi grandir la communauté. Explosez également le bouton j'aime sur votre plateforme d'écoute préférée, cela m'aidera énormément. et récompensera également le travail que je fais. Alors, commençons par parler du cœur dans sa globalité. Imaginez un muscle gros comme le poing de votre main, pesant à peine 300 grammes, ça ne paraît pas bien impressionnant. Et pourtant, ce minuscule moteur pompe en moyenne 5 litres de sang par minute, soit près de 7000 litres de sang par jour. Oui, oui, 7000 litres. En une vie moyenne, cela représente plus de 200 millions de litres, de quoi remplir 80 piscines olympiques. Aussi, pour vous donner une image, si le cœur était un héros de super film, il serait l'ouvrier infatigable de l'usine, multitâche et toujours ponctuel. Sa mission ? Apporter l'oxygène et les nutriments à chaque cellule de votre corps, tout en évacuant les déchets. Chaque battement est une promesse de vie. et une symphonie de précision. Maintenant, imaginez si le cœur s'arrêtait juste une minute. Le cerveau, les muscles et même vos organes vitaux cesseraient de fonctionner correctement. Malaise, perte de connaissances assurée, et si cela se prolonge, c'est l'arrêt cardiaque, c'est dire combien il est essentiel. Le cœur est également un champion de l'adaptation. Lors d'un effort intense, comme un sprint, il peut augmenter son débit à plus de 20 litres par minute, et à l'inverse, lors d'une nuit paisible, il ralentira avec un rythme qui paraît aux alentours de 40 battements par minute, voire plus bas. Savez-vous également que le cœur a un rythme qui peut changer selon nos émotions ? Le stress, par exemple, peut accélérer le rythme cardiaque grâce à l'adrénaline, tandis qu'une respiration profonde peut le ralentir. Et pour cela, je fais allusion aux épisodes que je vous ai déjà présentés, notamment celui sur la cohérence cardiaque. Voilà, un petit aperçu rapide sur son incroyable histoire, mais écoutez l'épisode pour en apprendre davantage sur cette petite machine bien étonnante. Décrivons maintenant sa structure. Imaginez que le cœur est une maison avec 4 pièces. Deux chambres à l'étage, que l'on appelle les oreillettes, et deux salons en bas, que l'on appelle les ventricules. Entre chaque pièce, il y a des portes, ce sont les valves cardiaques, et leur rôle est de gérer le flux sanguin en s'ouvrant et en se fermant au bon moment. En ce qui concerne les oreillettes, on va dire que ce sont les chambres d'accueil. Il y en a deux, oreillettes gauche et droite. Ces petites cavités reçoivent le sang qui arrive de différentes parties du corps. L'oreillette droite collecte le sang pauvre en oxygène qui vient du corps via les veines caves. Quant à l'oreillette gauche, elle agit comme une sorte de réservoir temporaire pour le sang riche en oxygène en provenance des poumons. L'oreillette droite joue donc un rôle crucial dans la collecte du sang usé et ses parois sont fines, ce qui lui permet de se déformer pour recevoir de grandes quantités de sang. L'oreillette gauche, quant à elle, est plus épaisse car elle doit préparer le sang à entrer dans le ventricule gauche sous pression. Saviez-vous ? que le sang reste à peine une fraction de seconde dans les oreillettes avant d'être pompé dans les ventricules. Tout fonctionne avec une coordination impressionnante, comme une chaîne de production ultra rapide. Le taylorisme poussé à son paroxysme en quelque sorte. Ensuite, il y a les ventricules, qui sont des pompes super puissantes pour propulser le sang dans tout le corps humain. Il y en a deux, le ventricule droit et le ventricule gauche. Ces deux cavités inférieures jouent le rôle de pompe. Le ventricule droit envoie le sang vers les poumons, tandis que le ventricule gauche, beaucoup plus musclé, est responsable de propulser le sang dans tout le corps. Imaginez donc le ventricule gauche comme une catapulte. Il doit projeter le sang jusqu'au bout des doigts et des orteils, et donc sa paroi musculaire est globalement trois fois plus épaisse que celle du ventricule droit. Le ventricule droit... bien qu'il soit également puissant, a une mission différente. Amener le sang au poumon pour un recyclage en oxygène. Ces quatre cavités travaillent en équipe. Elles synchronisent leur contraction pour assurer une circulation continue et efficace du sang. Imaginez un orchestre parfaitement synchronisé où chaque instrument joue son rôle au bon moment. Si une valve ne fonctionne pas correctement, c'est comme si un violon jouait faux. Et croyez-moi, ça ne passe pas inaperçu. Ce sont les fameux bruits du cœur et les souffles qui peuvent y être associés. Ces cavités sont bien indépendantes et les deux oreillettes ne communiquent normalement pas entre elles. Il en est de même pour les ventricules. Sinon, vous imaginez bien le bazar entre le sang oxygéné et le sang non oxygéné. Pareil pour la surcharge de travail que cela créerait pour la cavité qui recevrait trop de sang. de la part de son voisin qui ne fait plus assez son boulot. Pour la petite anecdote, chez certaines personnes, et cela concerne environ une personne sur quatre, donc ça n'est pas si rare, il peut y avoir une petite malformation que l'on appelle le foramen ovale perméable qui laisse une petite ouverture entre les oreillettes droite et gauche. Dans la plupart des cas, cela n'aura aucune conséquence, mais parfois, chez d'autres personnes, cela peut entraîner des complications comme des migraines ou des AVC, accidents vasculaires cérébraux. Cela est bien connu, mais en tout cas, sachez que cela ne justifie pas de prise en charge particulière et notamment de recherche à titre systématique tant que la personne n'a pas de conséquences sur sa santé puisque la fermeture n'est pas dénuée de risque non plus. A travers cet exemple, vous comprenez les enjeux de bien connaître l'anatomie du cœur. On a parlé des cavités cardiaques, parlons maintenant de sa forme singulière. Vous avez déjà vu des emojis en forme de cœur ? Plutôt sympa, mais le cœur réel ressemble plutôt à une poire ou à un œuf. Il est incliné à gauche. Le cœur a trois faces principales. Une face antérieure, qui repose sur la cage thoracique et le sternum. C'est la face que les médecins examinent à l'aide d'un stéthoscope. Il y a ensuite une face inférieure, dite diaphragmatique, qui repose directement sur le diaphragme et qui sépare le cœur des organes abdominaux. Enfin, une face latérale gauche qui est en contact avec le poumon gauche. Au sommet, on trouve la base du cœur. Elle abrite les grandes voies sanguines que sont les veines caves et les artères principales. L'élément le plus marquant, c'est l'apexe ou la pointe du cœur. Et c'est ici que l'on ressent les battements les plus puissants. A votre avis, le cœur d'un athlète a-t-il la même taille que quelqu'un qui serait sédentaire ? Eh bien, les sportifs ont un cœur plus large que la moyenne. C'est ce que l'on appelle une hypertrophie physiologique, qui est souvent observée chez les athlètes en endurance. Le cœur s'adapte pour pomper plus efficacement. Mais attention, lorsque cette hypertrophie n'est pas due au sport, L'hypertrophie peut indiquer des problèmes de santé. Encore une fois, connaître l'anatomie et les normes qui y sont associées est important pour cibler le normal de l'anormal. On plonge un peu plus à l'intérieur du cœur et de sa configuration interne maintenant. Allons donc voir ce qui se passe de ce côté-là. On va donc retrouver le septum cardiaque, cette cloison dont je vous ai parlé, qui sépare le cœur en deux parties, gauche et droite. C'est d'ailleurs pour ça qu'on parle de cœur gauche et de cœur droit. Ce n'est pas qu'il y a deux cœurs, mais leur fonctionnement et leur anatomie est très différente. C'est pour ça qu'on les distingue. Ce septum cardiaque prévient tout mélange entre le sang riche en oxygène et celui pauvre en oxygène. Si cette cloison présente un défaut, comme une communication interauriculaire, donc entre les deux oreillettes, ou interventriculaire, entre les deux ventricules, cela peut entraîner des troubles graves comme une cyanose, autrement dit une teinte bleutée de la peau, par le manque d'oxygène des tissus. Imaginez cette cloison en réalité comme un mur hermétique entre deux pièces. Sans elle... les fonctions vitales du cœur seraient complètement perturbées. Ensuite, il y a les valves cardiaques. Ces structures servent de porte-battante pour orienter le flux sanguin. Elles s'ouvrent et se ferment en fonction des contractions cardiaques. Il y en a quatre. La valve tricuspide, entre l'oreillette droite et le ventricule droit. La valve pulmonaire, entre le ventricule droit et l'artère pulmonaire. La valve mitrale. entre l'oreillette gauche et le ventricule gauche, et la valve aortique entre le ventricule gauche et la horte. Chaque valve produit un son distinct lors de sa fermeture, ce qui donne le fameux boum-boum du cœur que l'on peut entendre avec un stéthoscope. C'est un véritable concert rythmique dans votre poitrine. Saviez-vous aussi que certaines valves peuvent se détériorer avec le temps et nécessiter une réparation ? ou un remplacement. Heureusement, grâce aux avancées médicales, il est aujourd'hui possible d'implanter des valves artificielles qui peuvent durer des décennies. Et si on parlait de la vascularisation du cœur ? A ce sujet, le cœur nourrit le cœur. Le cœur est un organe incroyablement actif, pompant sans relâche le sang pour alimenter l'ensemble du corps, mais il a aussi ses propres besoins énergétiques. et doit être nourri lui aussi en oxygène et en nutriments. Saviez-vous donc que le cœur se nourrit lui-même ? Cela se fait grâce aux artères coronaires qui sont les fournisseurs officiels du cœur. Il y en a deux principales, la coronaire droite qui s'occupe surtout du cœur droit et la coronaire gauche qui alimente le cœur gauche et ses branches principales comme l'artère interventriculaire antérieure et l'artère circonflexe. qui sont les VIP dans les interventions coronariennes. Les artères coronaires naissent directement de l'aorte, juste après la valve aortique. Imaginez ces artères comme des routes, et quand il y a un embouteillage, vous prenez un infarctus, le sang ne passe plus, et c'est la catastrophe. Heureusement, les cardiologues peuvent dissoudre ce bouchon en posant un stent, ou bien les chirurgiens cardiaques peuvent poser des sortes de détours que l'on appelle des pontages pour rétablir la circulation du sang au niveau du cœur. Impressionnant, non ? Ce qui est fascinant avec le cœur, c'est qu'il est capable de fabriquer d'autres petits vaisseaux si le sang a du mal à passer par les artères principales. On parle de vaisseaux collatéraux qui peuvent se former pour contourner l'obstruction et maintenir l'irrigation du muscle cardiaque. Toutefois, En cas d'obstruction brutale d'une artère coronaire, comme lors d'un infarctus, ces collatérales ne suffisent généralement pas à empêcher les lésions myocardiques et cela finit malheureusement mal si cela n'est pas pris à temps. Il y a l'apport en oxygène et en nutriments assuré par les artères et puis une fois utilisé, le sang est rejeté grâce au retour veineux du cœur. Ce réseau comprend principalement des veines comme le sinus coronaire qui est la principale voie de drainage du sang veneux cardiaque. Il va collecter le sang qui provient de plusieurs veines, notamment la grande veine du coeur, la veine moyenne et la veine petite coronaire. Il se déverse directement dans l'oreillette droite, ce qui permet ainsi un retour efficace du sang appauvri en oxygène vers le cycle sanguin général. Petit clin d'œil... Saviez-vous que les artères coronaires ont un développement différent selon les personnes ? On parle bien de variantes anatomiques. Abordons le système électrique du cœur et donc son innervation. Vous allez être surpris, le cœur possède un système électrique autonome qui lui permet de battre seul, mais pas totalement. Le cœur est un organe fascinant car il possède son propre système électrique, ce qui lui permet donc de fonctionner de manière autonome. Il pourrait continuer à battre même s'il était isolé du reste du corps, tant qu'il reçoit de l'oxygène et des nutriments. Mais cela ne signifie pas qu'il est totalement indépendant, il est en réalité... sous l'influence du système nerveux autonome qui module son activité en fonction des besoins de l'organisme. Nous en avons déjà parlé dans un précédent épisode. Il y a donc un réseau électrique interne au cœur que l'on appelle système cardionecteur. L'activation du cœur repose sur un ensemble de cellules spécialisées qui génèrent et transmettent l'influx électrique nécessaire au battement cardiaque. Ce système comprend plusieurs structures clés. Le nœud sinusal ou sino-auriculaire, situé dans la paroi de l'oreillette droite, c'est le chef d'orchestre du rythme cardiaque. Il génère spontanément un signal électrique environ 60 à 100 fois par minute au repos. Ce signal se propage dans les oreillettes, entraînant leur contraction. Ensuite, le nœud auriculo-ventriculaire ou atrio-ventriculaire, situé entre les oreillettes et les ventricules. Il agit comme un relais en ralentissant légèrement l'influx électrique pour permettre aux oreillettes de finir leur contraction avant que les ventricules ne s'activent. Cette pause minime est essentielle pour assurer un remplissage optimal des ventricules. Enfin, le faisceau de Hisse et les fibres de Purkinier. Le faisceau de Hisse se divise en deux branches qui conduisent l'influx électrique vers les ventricules. Branches droite et branches gauche du faisceau de Hisse. Puis on termine avec les petites fibres de Purkinier qui assurent une distribution rapide du signal dans les cellules musculaires ventriculaires, déclenchant ainsi leur contraction simultanée. Ce système cardionecteur fonctionne en boucle et assure la régularité du battement cardiaque sans qu'une impulsion extérieure ne soit nécessaire. Mais le cœur a aussi une connexion externe qui se trouve être le système nerveux autonome. Le cœur est bien sous surveillance. Bien que le cœur puisse battre seul, vous avez compris qu'il est constamment modulé par le système nerveux autonome qui ajuste son activité en fonction des circonstances. Il y a donc deux parties à ce système nerveux autonome. Le système nerveux sympathique, qui est un accélérateur du cœur, il entre en action lorsque l'organisme a besoin d'un apport sanguin plus rapide, par exemple en cas d'effort physique ou de stress. Il libère des hormones comme la noradrénaline qui stimule le nœud sinusal et augmente la fréquence cardiaque. Il agit aussi sur la force de contraction du cœur, ce qui permet un débit sanguin plus important. Et puis, il y a son opposé, le système nerveux parasympathique qui est freinateur du cœur. Il est prédominant au repos et ralentit le rythme cardiaque. Il agit principalement via le nerf vague ou nerf pneumogastrique qui libère de l'acétylcholine, un neurotransmetteur qui réduit la fréquence des impulsions du nœud sinusal. Ceci permet d'économiser de l'énergie et d'assurer un bon équilibre physiologique. Ainsi, le cœur ne fonctionne jamais en autarcie totale. Il ajuste son activité en fonction des signaux qu'il reçoit du cerveau et des besoins du corps. On termine avec le péricarde. Le péricarde, c'est la coque protectrice du cœur. Imaginez un sac protecteur qui enveloppe votre cœur. Ce sac évite les frottements et agit comme un bouclier. Il est doublé d'un film de liquide lubrifiant pour que votre cœur glisse sans effort dans la cavité thoracique. C'est pratique, non ? Ce péricarde peut aussi être touché par certaines maladies comme des inflammations que l'on appelle des péricardites et qui sont souvent très douloureuses. Du liquide peut aussi s'accumuler dans ce sac et comprimer le cœur, c'est ce que l'on appelle la tamponade et dans certaines formes la péricardite chronique constrictive. Nous arrivons à la fin de cet épisode. Nous avons littéralement fait le tour de votre cœur. Ce petit organe qui paraît peut-être simple est en fait une véritable merveille d'ingénierie. J'ai volontairement essayé de réduire l'épisode aux éléments essentiels de l'anatomie du cœur pour que vous ayez toutes les bases pour comprendre à la fois la physiologie et les maladies que l'on rencontre en cardiologie. Alors, prenez soin de votre cœur, vous n'en avez qu'un et il est précieux. Faites de l'exercice physique, mangez sainement et écoutez vos émotions. Parce que oui, elles jouent aussi sur votre santé cardiaque. Voilà, c'est la fin de ce nouvel épisode. Merci à toutes et à tous d'avoir écouté en plein cœur. Retrouvez-moi sur les réseaux sociaux, Instagram, LinkedIn ou YouTube. Et si vous avez aimé l'émission, likez, partagez cet épisode autour de vous. Laissez-moi aussi un commentaire pour me faire part des sujets que vous souhaiteriez que j'aborde, car c'est vous qui faites battre le cœur de ce podcast. Dans 15 jours, à l'approche de la Saint-Valentin, Je pense qu'il était important de parler d'amour, mais aussi de peine de cœur. En parlant d'émotion, saviez-vous que certaines expressions comme avoir le cœur brisé peuvent trouver une explication physiologique ? Lors d'une grande tristesse ou d'un choc émotionnel intense, le syndrome du cœur brisé peut provoquer des symptômes qui imitent une crise cardiaque. C'est fascinant, non ? J'aurais donc le plaisir de vous parler de ce syndrome. qui porte le nom de Takotsubo. Alors, si ce sujet vous intéresse, je vous donne rendez-vous dans deux semaines et d'ici là, prenez soin de votre cœur.

Description

❤️ Bonjour,


Bienvenue dans cet épisode consacré à l’anatomie du cœur ! 🫀✨


Le cœur est une incroyable machine qui bat sans relâche et ce n’est pas qu’un simple muscle : c’est une merveille d’ingénierie, une symphonie de précision qui permet à votre corps de fonctionner chaque jour 🥰


Dans cet épisode, nous allons explorer ensemble les secrets de son architecture fascinante : de ses quatre cavités – deux oreillettes et deux ventricules – à ses valves minutieusement orchestrées, en passant par son système électrique autonome qui lui permet de battre en cadence. 🔍📖


Vous apprendrez comment le cœur se nourrit grâce à ses artères coronaires, comment il ajuste son rythme en fonction de vos émotions et de vos activités, et pourquoi prendre soin de lui est essentiel pour votre bien-être. 🤔🩺


Aussi, si vous aimez ce podcast, n’hésitez pas à le partager avec vos proches 🌟, commentez, likez et abonnez-vous pour ne manquer aucun épisode ✅


Bonne écoute, et surtout, prenez soin de vous et de votre cœur ! ❤️


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🗓️ SOURCES MEDICALES


1️⃣ Gray’s Anatomy – The Anatomical Basis of Clinical Practice 

2️⃣ Braunwald’s Heart Disease: A Textbook of Cardiovascular Medicine


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🎶 MUSIQUES (https://www.auboutdufil.com et studio.youtube.com)


Going Home - The Soundlings

Mother's Lament - Adam MacDougall

Carousel Dreams - The Soundlings

Creme Brulee - The Soundlings

SaurabhAlwadkar-BeautifulLies


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Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Bonjour, je m'appelle Grégoire Ausha et je suis cardiologue. Je vous propose à travers ces podcasts de vous partager mon univers professionnel et de vous faire découvrir une étonnante machine, votre cœur. À travers des conseils pratiques, des interviews de soignants ou des récits et témoignages poignants de héros du quotidien, ce podcast a pour but de vous toucher en plein cœur. Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode. Aujourd'hui, j'ai le plaisir de vous parler d'anatomie. Vous savez, l'anatomie, c'est cette discipline que l'on apprend en première année de médecine et qui permet de se rendre compte à quel point le corps humain est une machine aussi sophistiquée qu'extrêmement bien construite. Quand on est cardiologue, l'anatomie est évidemment la base pour pouvoir bien prendre en charge les patients que l'on rencontre en consultation. Je suis sûr que vous allez apprendre plein de choses et que vous irez peut-être chercher des informations complémentaires, notamment à l'aide de schémas et de planches anatomiques. Mais avant de commencer, si vous ne voulez pas rater un épisode et en recevoir une notification, je vous invite à vous abonner à l'émission, cela fera aussi grandir la communauté. Explosez également le bouton j'aime sur votre plateforme d'écoute préférée, cela m'aidera énormément. et récompensera également le travail que je fais. Alors, commençons par parler du cœur dans sa globalité. Imaginez un muscle gros comme le poing de votre main, pesant à peine 300 grammes, ça ne paraît pas bien impressionnant. Et pourtant, ce minuscule moteur pompe en moyenne 5 litres de sang par minute, soit près de 7000 litres de sang par jour. Oui, oui, 7000 litres. En une vie moyenne, cela représente plus de 200 millions de litres, de quoi remplir 80 piscines olympiques. Aussi, pour vous donner une image, si le cœur était un héros de super film, il serait l'ouvrier infatigable de l'usine, multitâche et toujours ponctuel. Sa mission ? Apporter l'oxygène et les nutriments à chaque cellule de votre corps, tout en évacuant les déchets. Chaque battement est une promesse de vie. et une symphonie de précision. Maintenant, imaginez si le cœur s'arrêtait juste une minute. Le cerveau, les muscles et même vos organes vitaux cesseraient de fonctionner correctement. Malaise, perte de connaissances assurée, et si cela se prolonge, c'est l'arrêt cardiaque, c'est dire combien il est essentiel. Le cœur est également un champion de l'adaptation. Lors d'un effort intense, comme un sprint, il peut augmenter son débit à plus de 20 litres par minute, et à l'inverse, lors d'une nuit paisible, il ralentira avec un rythme qui paraît aux alentours de 40 battements par minute, voire plus bas. Savez-vous également que le cœur a un rythme qui peut changer selon nos émotions ? Le stress, par exemple, peut accélérer le rythme cardiaque grâce à l'adrénaline, tandis qu'une respiration profonde peut le ralentir. Et pour cela, je fais allusion aux épisodes que je vous ai déjà présentés, notamment celui sur la cohérence cardiaque. Voilà, un petit aperçu rapide sur son incroyable histoire, mais écoutez l'épisode pour en apprendre davantage sur cette petite machine bien étonnante. Décrivons maintenant sa structure. Imaginez que le cœur est une maison avec 4 pièces. Deux chambres à l'étage, que l'on appelle les oreillettes, et deux salons en bas, que l'on appelle les ventricules. Entre chaque pièce, il y a des portes, ce sont les valves cardiaques, et leur rôle est de gérer le flux sanguin en s'ouvrant et en se fermant au bon moment. En ce qui concerne les oreillettes, on va dire que ce sont les chambres d'accueil. Il y en a deux, oreillettes gauche et droite. Ces petites cavités reçoivent le sang qui arrive de différentes parties du corps. L'oreillette droite collecte le sang pauvre en oxygène qui vient du corps via les veines caves. Quant à l'oreillette gauche, elle agit comme une sorte de réservoir temporaire pour le sang riche en oxygène en provenance des poumons. L'oreillette droite joue donc un rôle crucial dans la collecte du sang usé et ses parois sont fines, ce qui lui permet de se déformer pour recevoir de grandes quantités de sang. L'oreillette gauche, quant à elle, est plus épaisse car elle doit préparer le sang à entrer dans le ventricule gauche sous pression. Saviez-vous ? que le sang reste à peine une fraction de seconde dans les oreillettes avant d'être pompé dans les ventricules. Tout fonctionne avec une coordination impressionnante, comme une chaîne de production ultra rapide. Le taylorisme poussé à son paroxysme en quelque sorte. Ensuite, il y a les ventricules, qui sont des pompes super puissantes pour propulser le sang dans tout le corps humain. Il y en a deux, le ventricule droit et le ventricule gauche. Ces deux cavités inférieures jouent le rôle de pompe. Le ventricule droit envoie le sang vers les poumons, tandis que le ventricule gauche, beaucoup plus musclé, est responsable de propulser le sang dans tout le corps. Imaginez donc le ventricule gauche comme une catapulte. Il doit projeter le sang jusqu'au bout des doigts et des orteils, et donc sa paroi musculaire est globalement trois fois plus épaisse que celle du ventricule droit. Le ventricule droit... bien qu'il soit également puissant, a une mission différente. Amener le sang au poumon pour un recyclage en oxygène. Ces quatre cavités travaillent en équipe. Elles synchronisent leur contraction pour assurer une circulation continue et efficace du sang. Imaginez un orchestre parfaitement synchronisé où chaque instrument joue son rôle au bon moment. Si une valve ne fonctionne pas correctement, c'est comme si un violon jouait faux. Et croyez-moi, ça ne passe pas inaperçu. Ce sont les fameux bruits du cœur et les souffles qui peuvent y être associés. Ces cavités sont bien indépendantes et les deux oreillettes ne communiquent normalement pas entre elles. Il en est de même pour les ventricules. Sinon, vous imaginez bien le bazar entre le sang oxygéné et le sang non oxygéné. Pareil pour la surcharge de travail que cela créerait pour la cavité qui recevrait trop de sang. de la part de son voisin qui ne fait plus assez son boulot. Pour la petite anecdote, chez certaines personnes, et cela concerne environ une personne sur quatre, donc ça n'est pas si rare, il peut y avoir une petite malformation que l'on appelle le foramen ovale perméable qui laisse une petite ouverture entre les oreillettes droite et gauche. Dans la plupart des cas, cela n'aura aucune conséquence, mais parfois, chez d'autres personnes, cela peut entraîner des complications comme des migraines ou des AVC, accidents vasculaires cérébraux. Cela est bien connu, mais en tout cas, sachez que cela ne justifie pas de prise en charge particulière et notamment de recherche à titre systématique tant que la personne n'a pas de conséquences sur sa santé puisque la fermeture n'est pas dénuée de risque non plus. A travers cet exemple, vous comprenez les enjeux de bien connaître l'anatomie du cœur. On a parlé des cavités cardiaques, parlons maintenant de sa forme singulière. Vous avez déjà vu des emojis en forme de cœur ? Plutôt sympa, mais le cœur réel ressemble plutôt à une poire ou à un œuf. Il est incliné à gauche. Le cœur a trois faces principales. Une face antérieure, qui repose sur la cage thoracique et le sternum. C'est la face que les médecins examinent à l'aide d'un stéthoscope. Il y a ensuite une face inférieure, dite diaphragmatique, qui repose directement sur le diaphragme et qui sépare le cœur des organes abdominaux. Enfin, une face latérale gauche qui est en contact avec le poumon gauche. Au sommet, on trouve la base du cœur. Elle abrite les grandes voies sanguines que sont les veines caves et les artères principales. L'élément le plus marquant, c'est l'apexe ou la pointe du cœur. Et c'est ici que l'on ressent les battements les plus puissants. A votre avis, le cœur d'un athlète a-t-il la même taille que quelqu'un qui serait sédentaire ? Eh bien, les sportifs ont un cœur plus large que la moyenne. C'est ce que l'on appelle une hypertrophie physiologique, qui est souvent observée chez les athlètes en endurance. Le cœur s'adapte pour pomper plus efficacement. Mais attention, lorsque cette hypertrophie n'est pas due au sport, L'hypertrophie peut indiquer des problèmes de santé. Encore une fois, connaître l'anatomie et les normes qui y sont associées est important pour cibler le normal de l'anormal. On plonge un peu plus à l'intérieur du cœur et de sa configuration interne maintenant. Allons donc voir ce qui se passe de ce côté-là. On va donc retrouver le septum cardiaque, cette cloison dont je vous ai parlé, qui sépare le cœur en deux parties, gauche et droite. C'est d'ailleurs pour ça qu'on parle de cœur gauche et de cœur droit. Ce n'est pas qu'il y a deux cœurs, mais leur fonctionnement et leur anatomie est très différente. C'est pour ça qu'on les distingue. Ce septum cardiaque prévient tout mélange entre le sang riche en oxygène et celui pauvre en oxygène. Si cette cloison présente un défaut, comme une communication interauriculaire, donc entre les deux oreillettes, ou interventriculaire, entre les deux ventricules, cela peut entraîner des troubles graves comme une cyanose, autrement dit une teinte bleutée de la peau, par le manque d'oxygène des tissus. Imaginez cette cloison en réalité comme un mur hermétique entre deux pièces. Sans elle... les fonctions vitales du cœur seraient complètement perturbées. Ensuite, il y a les valves cardiaques. Ces structures servent de porte-battante pour orienter le flux sanguin. Elles s'ouvrent et se ferment en fonction des contractions cardiaques. Il y en a quatre. La valve tricuspide, entre l'oreillette droite et le ventricule droit. La valve pulmonaire, entre le ventricule droit et l'artère pulmonaire. La valve mitrale. entre l'oreillette gauche et le ventricule gauche, et la valve aortique entre le ventricule gauche et la horte. Chaque valve produit un son distinct lors de sa fermeture, ce qui donne le fameux boum-boum du cœur que l'on peut entendre avec un stéthoscope. C'est un véritable concert rythmique dans votre poitrine. Saviez-vous aussi que certaines valves peuvent se détériorer avec le temps et nécessiter une réparation ? ou un remplacement. Heureusement, grâce aux avancées médicales, il est aujourd'hui possible d'implanter des valves artificielles qui peuvent durer des décennies. Et si on parlait de la vascularisation du cœur ? A ce sujet, le cœur nourrit le cœur. Le cœur est un organe incroyablement actif, pompant sans relâche le sang pour alimenter l'ensemble du corps, mais il a aussi ses propres besoins énergétiques. et doit être nourri lui aussi en oxygène et en nutriments. Saviez-vous donc que le cœur se nourrit lui-même ? Cela se fait grâce aux artères coronaires qui sont les fournisseurs officiels du cœur. Il y en a deux principales, la coronaire droite qui s'occupe surtout du cœur droit et la coronaire gauche qui alimente le cœur gauche et ses branches principales comme l'artère interventriculaire antérieure et l'artère circonflexe. qui sont les VIP dans les interventions coronariennes. Les artères coronaires naissent directement de l'aorte, juste après la valve aortique. Imaginez ces artères comme des routes, et quand il y a un embouteillage, vous prenez un infarctus, le sang ne passe plus, et c'est la catastrophe. Heureusement, les cardiologues peuvent dissoudre ce bouchon en posant un stent, ou bien les chirurgiens cardiaques peuvent poser des sortes de détours que l'on appelle des pontages pour rétablir la circulation du sang au niveau du cœur. Impressionnant, non ? Ce qui est fascinant avec le cœur, c'est qu'il est capable de fabriquer d'autres petits vaisseaux si le sang a du mal à passer par les artères principales. On parle de vaisseaux collatéraux qui peuvent se former pour contourner l'obstruction et maintenir l'irrigation du muscle cardiaque. Toutefois, En cas d'obstruction brutale d'une artère coronaire, comme lors d'un infarctus, ces collatérales ne suffisent généralement pas à empêcher les lésions myocardiques et cela finit malheureusement mal si cela n'est pas pris à temps. Il y a l'apport en oxygène et en nutriments assuré par les artères et puis une fois utilisé, le sang est rejeté grâce au retour veineux du cœur. Ce réseau comprend principalement des veines comme le sinus coronaire qui est la principale voie de drainage du sang veneux cardiaque. Il va collecter le sang qui provient de plusieurs veines, notamment la grande veine du coeur, la veine moyenne et la veine petite coronaire. Il se déverse directement dans l'oreillette droite, ce qui permet ainsi un retour efficace du sang appauvri en oxygène vers le cycle sanguin général. Petit clin d'œil... Saviez-vous que les artères coronaires ont un développement différent selon les personnes ? On parle bien de variantes anatomiques. Abordons le système électrique du cœur et donc son innervation. Vous allez être surpris, le cœur possède un système électrique autonome qui lui permet de battre seul, mais pas totalement. Le cœur est un organe fascinant car il possède son propre système électrique, ce qui lui permet donc de fonctionner de manière autonome. Il pourrait continuer à battre même s'il était isolé du reste du corps, tant qu'il reçoit de l'oxygène et des nutriments. Mais cela ne signifie pas qu'il est totalement indépendant, il est en réalité... sous l'influence du système nerveux autonome qui module son activité en fonction des besoins de l'organisme. Nous en avons déjà parlé dans un précédent épisode. Il y a donc un réseau électrique interne au cœur que l'on appelle système cardionecteur. L'activation du cœur repose sur un ensemble de cellules spécialisées qui génèrent et transmettent l'influx électrique nécessaire au battement cardiaque. Ce système comprend plusieurs structures clés. Le nœud sinusal ou sino-auriculaire, situé dans la paroi de l'oreillette droite, c'est le chef d'orchestre du rythme cardiaque. Il génère spontanément un signal électrique environ 60 à 100 fois par minute au repos. Ce signal se propage dans les oreillettes, entraînant leur contraction. Ensuite, le nœud auriculo-ventriculaire ou atrio-ventriculaire, situé entre les oreillettes et les ventricules. Il agit comme un relais en ralentissant légèrement l'influx électrique pour permettre aux oreillettes de finir leur contraction avant que les ventricules ne s'activent. Cette pause minime est essentielle pour assurer un remplissage optimal des ventricules. Enfin, le faisceau de Hisse et les fibres de Purkinier. Le faisceau de Hisse se divise en deux branches qui conduisent l'influx électrique vers les ventricules. Branches droite et branches gauche du faisceau de Hisse. Puis on termine avec les petites fibres de Purkinier qui assurent une distribution rapide du signal dans les cellules musculaires ventriculaires, déclenchant ainsi leur contraction simultanée. Ce système cardionecteur fonctionne en boucle et assure la régularité du battement cardiaque sans qu'une impulsion extérieure ne soit nécessaire. Mais le cœur a aussi une connexion externe qui se trouve être le système nerveux autonome. Le cœur est bien sous surveillance. Bien que le cœur puisse battre seul, vous avez compris qu'il est constamment modulé par le système nerveux autonome qui ajuste son activité en fonction des circonstances. Il y a donc deux parties à ce système nerveux autonome. Le système nerveux sympathique, qui est un accélérateur du cœur, il entre en action lorsque l'organisme a besoin d'un apport sanguin plus rapide, par exemple en cas d'effort physique ou de stress. Il libère des hormones comme la noradrénaline qui stimule le nœud sinusal et augmente la fréquence cardiaque. Il agit aussi sur la force de contraction du cœur, ce qui permet un débit sanguin plus important. Et puis, il y a son opposé, le système nerveux parasympathique qui est freinateur du cœur. Il est prédominant au repos et ralentit le rythme cardiaque. Il agit principalement via le nerf vague ou nerf pneumogastrique qui libère de l'acétylcholine, un neurotransmetteur qui réduit la fréquence des impulsions du nœud sinusal. Ceci permet d'économiser de l'énergie et d'assurer un bon équilibre physiologique. Ainsi, le cœur ne fonctionne jamais en autarcie totale. Il ajuste son activité en fonction des signaux qu'il reçoit du cerveau et des besoins du corps. On termine avec le péricarde. Le péricarde, c'est la coque protectrice du cœur. Imaginez un sac protecteur qui enveloppe votre cœur. Ce sac évite les frottements et agit comme un bouclier. Il est doublé d'un film de liquide lubrifiant pour que votre cœur glisse sans effort dans la cavité thoracique. C'est pratique, non ? Ce péricarde peut aussi être touché par certaines maladies comme des inflammations que l'on appelle des péricardites et qui sont souvent très douloureuses. Du liquide peut aussi s'accumuler dans ce sac et comprimer le cœur, c'est ce que l'on appelle la tamponade et dans certaines formes la péricardite chronique constrictive. Nous arrivons à la fin de cet épisode. Nous avons littéralement fait le tour de votre cœur. Ce petit organe qui paraît peut-être simple est en fait une véritable merveille d'ingénierie. J'ai volontairement essayé de réduire l'épisode aux éléments essentiels de l'anatomie du cœur pour que vous ayez toutes les bases pour comprendre à la fois la physiologie et les maladies que l'on rencontre en cardiologie. Alors, prenez soin de votre cœur, vous n'en avez qu'un et il est précieux. Faites de l'exercice physique, mangez sainement et écoutez vos émotions. Parce que oui, elles jouent aussi sur votre santé cardiaque. Voilà, c'est la fin de ce nouvel épisode. Merci à toutes et à tous d'avoir écouté en plein cœur. Retrouvez-moi sur les réseaux sociaux, Instagram, LinkedIn ou YouTube. Et si vous avez aimé l'émission, likez, partagez cet épisode autour de vous. Laissez-moi aussi un commentaire pour me faire part des sujets que vous souhaiteriez que j'aborde, car c'est vous qui faites battre le cœur de ce podcast. Dans 15 jours, à l'approche de la Saint-Valentin, Je pense qu'il était important de parler d'amour, mais aussi de peine de cœur. En parlant d'émotion, saviez-vous que certaines expressions comme avoir le cœur brisé peuvent trouver une explication physiologique ? Lors d'une grande tristesse ou d'un choc émotionnel intense, le syndrome du cœur brisé peut provoquer des symptômes qui imitent une crise cardiaque. C'est fascinant, non ? J'aurais donc le plaisir de vous parler de ce syndrome. qui porte le nom de Takotsubo. Alors, si ce sujet vous intéresse, je vous donne rendez-vous dans deux semaines et d'ici là, prenez soin de votre cœur.

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Description

❤️ Bonjour,


Bienvenue dans cet épisode consacré à l’anatomie du cœur ! 🫀✨


Le cœur est une incroyable machine qui bat sans relâche et ce n’est pas qu’un simple muscle : c’est une merveille d’ingénierie, une symphonie de précision qui permet à votre corps de fonctionner chaque jour 🥰


Dans cet épisode, nous allons explorer ensemble les secrets de son architecture fascinante : de ses quatre cavités – deux oreillettes et deux ventricules – à ses valves minutieusement orchestrées, en passant par son système électrique autonome qui lui permet de battre en cadence. 🔍📖


Vous apprendrez comment le cœur se nourrit grâce à ses artères coronaires, comment il ajuste son rythme en fonction de vos émotions et de vos activités, et pourquoi prendre soin de lui est essentiel pour votre bien-être. 🤔🩺


Aussi, si vous aimez ce podcast, n’hésitez pas à le partager avec vos proches 🌟, commentez, likez et abonnez-vous pour ne manquer aucun épisode ✅


Bonne écoute, et surtout, prenez soin de vous et de votre cœur ! ❤️


---------------------------------------------------


🗓️ SOURCES MEDICALES


1️⃣ Gray’s Anatomy – The Anatomical Basis of Clinical Practice 

2️⃣ Braunwald’s Heart Disease: A Textbook of Cardiovascular Medicine


---------------------------------------------------


🎶 MUSIQUES (https://www.auboutdufil.com et studio.youtube.com)


Going Home - The Soundlings

Mother's Lament - Adam MacDougall

Carousel Dreams - The Soundlings

Creme Brulee - The Soundlings

SaurabhAlwadkar-BeautifulLies


---------------------------------------------------



Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Bonjour, je m'appelle Grégoire Ausha et je suis cardiologue. Je vous propose à travers ces podcasts de vous partager mon univers professionnel et de vous faire découvrir une étonnante machine, votre cœur. À travers des conseils pratiques, des interviews de soignants ou des récits et témoignages poignants de héros du quotidien, ce podcast a pour but de vous toucher en plein cœur. Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode. Aujourd'hui, j'ai le plaisir de vous parler d'anatomie. Vous savez, l'anatomie, c'est cette discipline que l'on apprend en première année de médecine et qui permet de se rendre compte à quel point le corps humain est une machine aussi sophistiquée qu'extrêmement bien construite. Quand on est cardiologue, l'anatomie est évidemment la base pour pouvoir bien prendre en charge les patients que l'on rencontre en consultation. Je suis sûr que vous allez apprendre plein de choses et que vous irez peut-être chercher des informations complémentaires, notamment à l'aide de schémas et de planches anatomiques. Mais avant de commencer, si vous ne voulez pas rater un épisode et en recevoir une notification, je vous invite à vous abonner à l'émission, cela fera aussi grandir la communauté. Explosez également le bouton j'aime sur votre plateforme d'écoute préférée, cela m'aidera énormément. et récompensera également le travail que je fais. Alors, commençons par parler du cœur dans sa globalité. Imaginez un muscle gros comme le poing de votre main, pesant à peine 300 grammes, ça ne paraît pas bien impressionnant. Et pourtant, ce minuscule moteur pompe en moyenne 5 litres de sang par minute, soit près de 7000 litres de sang par jour. Oui, oui, 7000 litres. En une vie moyenne, cela représente plus de 200 millions de litres, de quoi remplir 80 piscines olympiques. Aussi, pour vous donner une image, si le cœur était un héros de super film, il serait l'ouvrier infatigable de l'usine, multitâche et toujours ponctuel. Sa mission ? Apporter l'oxygène et les nutriments à chaque cellule de votre corps, tout en évacuant les déchets. Chaque battement est une promesse de vie. et une symphonie de précision. Maintenant, imaginez si le cœur s'arrêtait juste une minute. Le cerveau, les muscles et même vos organes vitaux cesseraient de fonctionner correctement. Malaise, perte de connaissances assurée, et si cela se prolonge, c'est l'arrêt cardiaque, c'est dire combien il est essentiel. Le cœur est également un champion de l'adaptation. Lors d'un effort intense, comme un sprint, il peut augmenter son débit à plus de 20 litres par minute, et à l'inverse, lors d'une nuit paisible, il ralentira avec un rythme qui paraît aux alentours de 40 battements par minute, voire plus bas. Savez-vous également que le cœur a un rythme qui peut changer selon nos émotions ? Le stress, par exemple, peut accélérer le rythme cardiaque grâce à l'adrénaline, tandis qu'une respiration profonde peut le ralentir. Et pour cela, je fais allusion aux épisodes que je vous ai déjà présentés, notamment celui sur la cohérence cardiaque. Voilà, un petit aperçu rapide sur son incroyable histoire, mais écoutez l'épisode pour en apprendre davantage sur cette petite machine bien étonnante. Décrivons maintenant sa structure. Imaginez que le cœur est une maison avec 4 pièces. Deux chambres à l'étage, que l'on appelle les oreillettes, et deux salons en bas, que l'on appelle les ventricules. Entre chaque pièce, il y a des portes, ce sont les valves cardiaques, et leur rôle est de gérer le flux sanguin en s'ouvrant et en se fermant au bon moment. En ce qui concerne les oreillettes, on va dire que ce sont les chambres d'accueil. Il y en a deux, oreillettes gauche et droite. Ces petites cavités reçoivent le sang qui arrive de différentes parties du corps. L'oreillette droite collecte le sang pauvre en oxygène qui vient du corps via les veines caves. Quant à l'oreillette gauche, elle agit comme une sorte de réservoir temporaire pour le sang riche en oxygène en provenance des poumons. L'oreillette droite joue donc un rôle crucial dans la collecte du sang usé et ses parois sont fines, ce qui lui permet de se déformer pour recevoir de grandes quantités de sang. L'oreillette gauche, quant à elle, est plus épaisse car elle doit préparer le sang à entrer dans le ventricule gauche sous pression. Saviez-vous ? que le sang reste à peine une fraction de seconde dans les oreillettes avant d'être pompé dans les ventricules. Tout fonctionne avec une coordination impressionnante, comme une chaîne de production ultra rapide. Le taylorisme poussé à son paroxysme en quelque sorte. Ensuite, il y a les ventricules, qui sont des pompes super puissantes pour propulser le sang dans tout le corps humain. Il y en a deux, le ventricule droit et le ventricule gauche. Ces deux cavités inférieures jouent le rôle de pompe. Le ventricule droit envoie le sang vers les poumons, tandis que le ventricule gauche, beaucoup plus musclé, est responsable de propulser le sang dans tout le corps. Imaginez donc le ventricule gauche comme une catapulte. Il doit projeter le sang jusqu'au bout des doigts et des orteils, et donc sa paroi musculaire est globalement trois fois plus épaisse que celle du ventricule droit. Le ventricule droit... bien qu'il soit également puissant, a une mission différente. Amener le sang au poumon pour un recyclage en oxygène. Ces quatre cavités travaillent en équipe. Elles synchronisent leur contraction pour assurer une circulation continue et efficace du sang. Imaginez un orchestre parfaitement synchronisé où chaque instrument joue son rôle au bon moment. Si une valve ne fonctionne pas correctement, c'est comme si un violon jouait faux. Et croyez-moi, ça ne passe pas inaperçu. Ce sont les fameux bruits du cœur et les souffles qui peuvent y être associés. Ces cavités sont bien indépendantes et les deux oreillettes ne communiquent normalement pas entre elles. Il en est de même pour les ventricules. Sinon, vous imaginez bien le bazar entre le sang oxygéné et le sang non oxygéné. Pareil pour la surcharge de travail que cela créerait pour la cavité qui recevrait trop de sang. de la part de son voisin qui ne fait plus assez son boulot. Pour la petite anecdote, chez certaines personnes, et cela concerne environ une personne sur quatre, donc ça n'est pas si rare, il peut y avoir une petite malformation que l'on appelle le foramen ovale perméable qui laisse une petite ouverture entre les oreillettes droite et gauche. Dans la plupart des cas, cela n'aura aucune conséquence, mais parfois, chez d'autres personnes, cela peut entraîner des complications comme des migraines ou des AVC, accidents vasculaires cérébraux. Cela est bien connu, mais en tout cas, sachez que cela ne justifie pas de prise en charge particulière et notamment de recherche à titre systématique tant que la personne n'a pas de conséquences sur sa santé puisque la fermeture n'est pas dénuée de risque non plus. A travers cet exemple, vous comprenez les enjeux de bien connaître l'anatomie du cœur. On a parlé des cavités cardiaques, parlons maintenant de sa forme singulière. Vous avez déjà vu des emojis en forme de cœur ? Plutôt sympa, mais le cœur réel ressemble plutôt à une poire ou à un œuf. Il est incliné à gauche. Le cœur a trois faces principales. Une face antérieure, qui repose sur la cage thoracique et le sternum. C'est la face que les médecins examinent à l'aide d'un stéthoscope. Il y a ensuite une face inférieure, dite diaphragmatique, qui repose directement sur le diaphragme et qui sépare le cœur des organes abdominaux. Enfin, une face latérale gauche qui est en contact avec le poumon gauche. Au sommet, on trouve la base du cœur. Elle abrite les grandes voies sanguines que sont les veines caves et les artères principales. L'élément le plus marquant, c'est l'apexe ou la pointe du cœur. Et c'est ici que l'on ressent les battements les plus puissants. A votre avis, le cœur d'un athlète a-t-il la même taille que quelqu'un qui serait sédentaire ? Eh bien, les sportifs ont un cœur plus large que la moyenne. C'est ce que l'on appelle une hypertrophie physiologique, qui est souvent observée chez les athlètes en endurance. Le cœur s'adapte pour pomper plus efficacement. Mais attention, lorsque cette hypertrophie n'est pas due au sport, L'hypertrophie peut indiquer des problèmes de santé. Encore une fois, connaître l'anatomie et les normes qui y sont associées est important pour cibler le normal de l'anormal. On plonge un peu plus à l'intérieur du cœur et de sa configuration interne maintenant. Allons donc voir ce qui se passe de ce côté-là. On va donc retrouver le septum cardiaque, cette cloison dont je vous ai parlé, qui sépare le cœur en deux parties, gauche et droite. C'est d'ailleurs pour ça qu'on parle de cœur gauche et de cœur droit. Ce n'est pas qu'il y a deux cœurs, mais leur fonctionnement et leur anatomie est très différente. C'est pour ça qu'on les distingue. Ce septum cardiaque prévient tout mélange entre le sang riche en oxygène et celui pauvre en oxygène. Si cette cloison présente un défaut, comme une communication interauriculaire, donc entre les deux oreillettes, ou interventriculaire, entre les deux ventricules, cela peut entraîner des troubles graves comme une cyanose, autrement dit une teinte bleutée de la peau, par le manque d'oxygène des tissus. Imaginez cette cloison en réalité comme un mur hermétique entre deux pièces. Sans elle... les fonctions vitales du cœur seraient complètement perturbées. Ensuite, il y a les valves cardiaques. Ces structures servent de porte-battante pour orienter le flux sanguin. Elles s'ouvrent et se ferment en fonction des contractions cardiaques. Il y en a quatre. La valve tricuspide, entre l'oreillette droite et le ventricule droit. La valve pulmonaire, entre le ventricule droit et l'artère pulmonaire. La valve mitrale. entre l'oreillette gauche et le ventricule gauche, et la valve aortique entre le ventricule gauche et la horte. Chaque valve produit un son distinct lors de sa fermeture, ce qui donne le fameux boum-boum du cœur que l'on peut entendre avec un stéthoscope. C'est un véritable concert rythmique dans votre poitrine. Saviez-vous aussi que certaines valves peuvent se détériorer avec le temps et nécessiter une réparation ? ou un remplacement. Heureusement, grâce aux avancées médicales, il est aujourd'hui possible d'implanter des valves artificielles qui peuvent durer des décennies. Et si on parlait de la vascularisation du cœur ? A ce sujet, le cœur nourrit le cœur. Le cœur est un organe incroyablement actif, pompant sans relâche le sang pour alimenter l'ensemble du corps, mais il a aussi ses propres besoins énergétiques. et doit être nourri lui aussi en oxygène et en nutriments. Saviez-vous donc que le cœur se nourrit lui-même ? Cela se fait grâce aux artères coronaires qui sont les fournisseurs officiels du cœur. Il y en a deux principales, la coronaire droite qui s'occupe surtout du cœur droit et la coronaire gauche qui alimente le cœur gauche et ses branches principales comme l'artère interventriculaire antérieure et l'artère circonflexe. qui sont les VIP dans les interventions coronariennes. Les artères coronaires naissent directement de l'aorte, juste après la valve aortique. Imaginez ces artères comme des routes, et quand il y a un embouteillage, vous prenez un infarctus, le sang ne passe plus, et c'est la catastrophe. Heureusement, les cardiologues peuvent dissoudre ce bouchon en posant un stent, ou bien les chirurgiens cardiaques peuvent poser des sortes de détours que l'on appelle des pontages pour rétablir la circulation du sang au niveau du cœur. Impressionnant, non ? Ce qui est fascinant avec le cœur, c'est qu'il est capable de fabriquer d'autres petits vaisseaux si le sang a du mal à passer par les artères principales. On parle de vaisseaux collatéraux qui peuvent se former pour contourner l'obstruction et maintenir l'irrigation du muscle cardiaque. Toutefois, En cas d'obstruction brutale d'une artère coronaire, comme lors d'un infarctus, ces collatérales ne suffisent généralement pas à empêcher les lésions myocardiques et cela finit malheureusement mal si cela n'est pas pris à temps. Il y a l'apport en oxygène et en nutriments assuré par les artères et puis une fois utilisé, le sang est rejeté grâce au retour veineux du cœur. Ce réseau comprend principalement des veines comme le sinus coronaire qui est la principale voie de drainage du sang veneux cardiaque. Il va collecter le sang qui provient de plusieurs veines, notamment la grande veine du coeur, la veine moyenne et la veine petite coronaire. Il se déverse directement dans l'oreillette droite, ce qui permet ainsi un retour efficace du sang appauvri en oxygène vers le cycle sanguin général. Petit clin d'œil... Saviez-vous que les artères coronaires ont un développement différent selon les personnes ? On parle bien de variantes anatomiques. Abordons le système électrique du cœur et donc son innervation. Vous allez être surpris, le cœur possède un système électrique autonome qui lui permet de battre seul, mais pas totalement. Le cœur est un organe fascinant car il possède son propre système électrique, ce qui lui permet donc de fonctionner de manière autonome. Il pourrait continuer à battre même s'il était isolé du reste du corps, tant qu'il reçoit de l'oxygène et des nutriments. Mais cela ne signifie pas qu'il est totalement indépendant, il est en réalité... sous l'influence du système nerveux autonome qui module son activité en fonction des besoins de l'organisme. Nous en avons déjà parlé dans un précédent épisode. Il y a donc un réseau électrique interne au cœur que l'on appelle système cardionecteur. L'activation du cœur repose sur un ensemble de cellules spécialisées qui génèrent et transmettent l'influx électrique nécessaire au battement cardiaque. Ce système comprend plusieurs structures clés. Le nœud sinusal ou sino-auriculaire, situé dans la paroi de l'oreillette droite, c'est le chef d'orchestre du rythme cardiaque. Il génère spontanément un signal électrique environ 60 à 100 fois par minute au repos. Ce signal se propage dans les oreillettes, entraînant leur contraction. Ensuite, le nœud auriculo-ventriculaire ou atrio-ventriculaire, situé entre les oreillettes et les ventricules. Il agit comme un relais en ralentissant légèrement l'influx électrique pour permettre aux oreillettes de finir leur contraction avant que les ventricules ne s'activent. Cette pause minime est essentielle pour assurer un remplissage optimal des ventricules. Enfin, le faisceau de Hisse et les fibres de Purkinier. Le faisceau de Hisse se divise en deux branches qui conduisent l'influx électrique vers les ventricules. Branches droite et branches gauche du faisceau de Hisse. Puis on termine avec les petites fibres de Purkinier qui assurent une distribution rapide du signal dans les cellules musculaires ventriculaires, déclenchant ainsi leur contraction simultanée. Ce système cardionecteur fonctionne en boucle et assure la régularité du battement cardiaque sans qu'une impulsion extérieure ne soit nécessaire. Mais le cœur a aussi une connexion externe qui se trouve être le système nerveux autonome. Le cœur est bien sous surveillance. Bien que le cœur puisse battre seul, vous avez compris qu'il est constamment modulé par le système nerveux autonome qui ajuste son activité en fonction des circonstances. Il y a donc deux parties à ce système nerveux autonome. Le système nerveux sympathique, qui est un accélérateur du cœur, il entre en action lorsque l'organisme a besoin d'un apport sanguin plus rapide, par exemple en cas d'effort physique ou de stress. Il libère des hormones comme la noradrénaline qui stimule le nœud sinusal et augmente la fréquence cardiaque. Il agit aussi sur la force de contraction du cœur, ce qui permet un débit sanguin plus important. Et puis, il y a son opposé, le système nerveux parasympathique qui est freinateur du cœur. Il est prédominant au repos et ralentit le rythme cardiaque. Il agit principalement via le nerf vague ou nerf pneumogastrique qui libère de l'acétylcholine, un neurotransmetteur qui réduit la fréquence des impulsions du nœud sinusal. Ceci permet d'économiser de l'énergie et d'assurer un bon équilibre physiologique. Ainsi, le cœur ne fonctionne jamais en autarcie totale. Il ajuste son activité en fonction des signaux qu'il reçoit du cerveau et des besoins du corps. On termine avec le péricarde. Le péricarde, c'est la coque protectrice du cœur. Imaginez un sac protecteur qui enveloppe votre cœur. Ce sac évite les frottements et agit comme un bouclier. Il est doublé d'un film de liquide lubrifiant pour que votre cœur glisse sans effort dans la cavité thoracique. C'est pratique, non ? Ce péricarde peut aussi être touché par certaines maladies comme des inflammations que l'on appelle des péricardites et qui sont souvent très douloureuses. Du liquide peut aussi s'accumuler dans ce sac et comprimer le cœur, c'est ce que l'on appelle la tamponade et dans certaines formes la péricardite chronique constrictive. Nous arrivons à la fin de cet épisode. Nous avons littéralement fait le tour de votre cœur. Ce petit organe qui paraît peut-être simple est en fait une véritable merveille d'ingénierie. J'ai volontairement essayé de réduire l'épisode aux éléments essentiels de l'anatomie du cœur pour que vous ayez toutes les bases pour comprendre à la fois la physiologie et les maladies que l'on rencontre en cardiologie. Alors, prenez soin de votre cœur, vous n'en avez qu'un et il est précieux. Faites de l'exercice physique, mangez sainement et écoutez vos émotions. Parce que oui, elles jouent aussi sur votre santé cardiaque. Voilà, c'est la fin de ce nouvel épisode. Merci à toutes et à tous d'avoir écouté en plein cœur. Retrouvez-moi sur les réseaux sociaux, Instagram, LinkedIn ou YouTube. Et si vous avez aimé l'émission, likez, partagez cet épisode autour de vous. Laissez-moi aussi un commentaire pour me faire part des sujets que vous souhaiteriez que j'aborde, car c'est vous qui faites battre le cœur de ce podcast. Dans 15 jours, à l'approche de la Saint-Valentin, Je pense qu'il était important de parler d'amour, mais aussi de peine de cœur. En parlant d'émotion, saviez-vous que certaines expressions comme avoir le cœur brisé peuvent trouver une explication physiologique ? Lors d'une grande tristesse ou d'un choc émotionnel intense, le syndrome du cœur brisé peut provoquer des symptômes qui imitent une crise cardiaque. C'est fascinant, non ? J'aurais donc le plaisir de vous parler de ce syndrome. qui porte le nom de Takotsubo. Alors, si ce sujet vous intéresse, je vous donne rendez-vous dans deux semaines et d'ici là, prenez soin de votre cœur.

Description

❤️ Bonjour,


Bienvenue dans cet épisode consacré à l’anatomie du cœur ! 🫀✨


Le cœur est une incroyable machine qui bat sans relâche et ce n’est pas qu’un simple muscle : c’est une merveille d’ingénierie, une symphonie de précision qui permet à votre corps de fonctionner chaque jour 🥰


Dans cet épisode, nous allons explorer ensemble les secrets de son architecture fascinante : de ses quatre cavités – deux oreillettes et deux ventricules – à ses valves minutieusement orchestrées, en passant par son système électrique autonome qui lui permet de battre en cadence. 🔍📖


Vous apprendrez comment le cœur se nourrit grâce à ses artères coronaires, comment il ajuste son rythme en fonction de vos émotions et de vos activités, et pourquoi prendre soin de lui est essentiel pour votre bien-être. 🤔🩺


Aussi, si vous aimez ce podcast, n’hésitez pas à le partager avec vos proches 🌟, commentez, likez et abonnez-vous pour ne manquer aucun épisode ✅


Bonne écoute, et surtout, prenez soin de vous et de votre cœur ! ❤️


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🗓️ SOURCES MEDICALES


1️⃣ Gray’s Anatomy – The Anatomical Basis of Clinical Practice 

2️⃣ Braunwald’s Heart Disease: A Textbook of Cardiovascular Medicine


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🎶 MUSIQUES (https://www.auboutdufil.com et studio.youtube.com)


Going Home - The Soundlings

Mother's Lament - Adam MacDougall

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SaurabhAlwadkar-BeautifulLies


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Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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  • Speaker #0

    Bonjour, je m'appelle Grégoire Ausha et je suis cardiologue. Je vous propose à travers ces podcasts de vous partager mon univers professionnel et de vous faire découvrir une étonnante machine, votre cœur. À travers des conseils pratiques, des interviews de soignants ou des récits et témoignages poignants de héros du quotidien, ce podcast a pour but de vous toucher en plein cœur. Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode. Aujourd'hui, j'ai le plaisir de vous parler d'anatomie. Vous savez, l'anatomie, c'est cette discipline que l'on apprend en première année de médecine et qui permet de se rendre compte à quel point le corps humain est une machine aussi sophistiquée qu'extrêmement bien construite. Quand on est cardiologue, l'anatomie est évidemment la base pour pouvoir bien prendre en charge les patients que l'on rencontre en consultation. Je suis sûr que vous allez apprendre plein de choses et que vous irez peut-être chercher des informations complémentaires, notamment à l'aide de schémas et de planches anatomiques. Mais avant de commencer, si vous ne voulez pas rater un épisode et en recevoir une notification, je vous invite à vous abonner à l'émission, cela fera aussi grandir la communauté. Explosez également le bouton j'aime sur votre plateforme d'écoute préférée, cela m'aidera énormément. et récompensera également le travail que je fais. Alors, commençons par parler du cœur dans sa globalité. Imaginez un muscle gros comme le poing de votre main, pesant à peine 300 grammes, ça ne paraît pas bien impressionnant. Et pourtant, ce minuscule moteur pompe en moyenne 5 litres de sang par minute, soit près de 7000 litres de sang par jour. Oui, oui, 7000 litres. En une vie moyenne, cela représente plus de 200 millions de litres, de quoi remplir 80 piscines olympiques. Aussi, pour vous donner une image, si le cœur était un héros de super film, il serait l'ouvrier infatigable de l'usine, multitâche et toujours ponctuel. Sa mission ? Apporter l'oxygène et les nutriments à chaque cellule de votre corps, tout en évacuant les déchets. Chaque battement est une promesse de vie. et une symphonie de précision. Maintenant, imaginez si le cœur s'arrêtait juste une minute. Le cerveau, les muscles et même vos organes vitaux cesseraient de fonctionner correctement. Malaise, perte de connaissances assurée, et si cela se prolonge, c'est l'arrêt cardiaque, c'est dire combien il est essentiel. Le cœur est également un champion de l'adaptation. Lors d'un effort intense, comme un sprint, il peut augmenter son débit à plus de 20 litres par minute, et à l'inverse, lors d'une nuit paisible, il ralentira avec un rythme qui paraît aux alentours de 40 battements par minute, voire plus bas. Savez-vous également que le cœur a un rythme qui peut changer selon nos émotions ? Le stress, par exemple, peut accélérer le rythme cardiaque grâce à l'adrénaline, tandis qu'une respiration profonde peut le ralentir. Et pour cela, je fais allusion aux épisodes que je vous ai déjà présentés, notamment celui sur la cohérence cardiaque. Voilà, un petit aperçu rapide sur son incroyable histoire, mais écoutez l'épisode pour en apprendre davantage sur cette petite machine bien étonnante. Décrivons maintenant sa structure. Imaginez que le cœur est une maison avec 4 pièces. Deux chambres à l'étage, que l'on appelle les oreillettes, et deux salons en bas, que l'on appelle les ventricules. Entre chaque pièce, il y a des portes, ce sont les valves cardiaques, et leur rôle est de gérer le flux sanguin en s'ouvrant et en se fermant au bon moment. En ce qui concerne les oreillettes, on va dire que ce sont les chambres d'accueil. Il y en a deux, oreillettes gauche et droite. Ces petites cavités reçoivent le sang qui arrive de différentes parties du corps. L'oreillette droite collecte le sang pauvre en oxygène qui vient du corps via les veines caves. Quant à l'oreillette gauche, elle agit comme une sorte de réservoir temporaire pour le sang riche en oxygène en provenance des poumons. L'oreillette droite joue donc un rôle crucial dans la collecte du sang usé et ses parois sont fines, ce qui lui permet de se déformer pour recevoir de grandes quantités de sang. L'oreillette gauche, quant à elle, est plus épaisse car elle doit préparer le sang à entrer dans le ventricule gauche sous pression. Saviez-vous ? que le sang reste à peine une fraction de seconde dans les oreillettes avant d'être pompé dans les ventricules. Tout fonctionne avec une coordination impressionnante, comme une chaîne de production ultra rapide. Le taylorisme poussé à son paroxysme en quelque sorte. Ensuite, il y a les ventricules, qui sont des pompes super puissantes pour propulser le sang dans tout le corps humain. Il y en a deux, le ventricule droit et le ventricule gauche. Ces deux cavités inférieures jouent le rôle de pompe. Le ventricule droit envoie le sang vers les poumons, tandis que le ventricule gauche, beaucoup plus musclé, est responsable de propulser le sang dans tout le corps. Imaginez donc le ventricule gauche comme une catapulte. Il doit projeter le sang jusqu'au bout des doigts et des orteils, et donc sa paroi musculaire est globalement trois fois plus épaisse que celle du ventricule droit. Le ventricule droit... bien qu'il soit également puissant, a une mission différente. Amener le sang au poumon pour un recyclage en oxygène. Ces quatre cavités travaillent en équipe. Elles synchronisent leur contraction pour assurer une circulation continue et efficace du sang. Imaginez un orchestre parfaitement synchronisé où chaque instrument joue son rôle au bon moment. Si une valve ne fonctionne pas correctement, c'est comme si un violon jouait faux. Et croyez-moi, ça ne passe pas inaperçu. Ce sont les fameux bruits du cœur et les souffles qui peuvent y être associés. Ces cavités sont bien indépendantes et les deux oreillettes ne communiquent normalement pas entre elles. Il en est de même pour les ventricules. Sinon, vous imaginez bien le bazar entre le sang oxygéné et le sang non oxygéné. Pareil pour la surcharge de travail que cela créerait pour la cavité qui recevrait trop de sang. de la part de son voisin qui ne fait plus assez son boulot. Pour la petite anecdote, chez certaines personnes, et cela concerne environ une personne sur quatre, donc ça n'est pas si rare, il peut y avoir une petite malformation que l'on appelle le foramen ovale perméable qui laisse une petite ouverture entre les oreillettes droite et gauche. Dans la plupart des cas, cela n'aura aucune conséquence, mais parfois, chez d'autres personnes, cela peut entraîner des complications comme des migraines ou des AVC, accidents vasculaires cérébraux. Cela est bien connu, mais en tout cas, sachez que cela ne justifie pas de prise en charge particulière et notamment de recherche à titre systématique tant que la personne n'a pas de conséquences sur sa santé puisque la fermeture n'est pas dénuée de risque non plus. A travers cet exemple, vous comprenez les enjeux de bien connaître l'anatomie du cœur. On a parlé des cavités cardiaques, parlons maintenant de sa forme singulière. Vous avez déjà vu des emojis en forme de cœur ? Plutôt sympa, mais le cœur réel ressemble plutôt à une poire ou à un œuf. Il est incliné à gauche. Le cœur a trois faces principales. Une face antérieure, qui repose sur la cage thoracique et le sternum. C'est la face que les médecins examinent à l'aide d'un stéthoscope. Il y a ensuite une face inférieure, dite diaphragmatique, qui repose directement sur le diaphragme et qui sépare le cœur des organes abdominaux. Enfin, une face latérale gauche qui est en contact avec le poumon gauche. Au sommet, on trouve la base du cœur. Elle abrite les grandes voies sanguines que sont les veines caves et les artères principales. L'élément le plus marquant, c'est l'apexe ou la pointe du cœur. Et c'est ici que l'on ressent les battements les plus puissants. A votre avis, le cœur d'un athlète a-t-il la même taille que quelqu'un qui serait sédentaire ? Eh bien, les sportifs ont un cœur plus large que la moyenne. C'est ce que l'on appelle une hypertrophie physiologique, qui est souvent observée chez les athlètes en endurance. Le cœur s'adapte pour pomper plus efficacement. Mais attention, lorsque cette hypertrophie n'est pas due au sport, L'hypertrophie peut indiquer des problèmes de santé. Encore une fois, connaître l'anatomie et les normes qui y sont associées est important pour cibler le normal de l'anormal. On plonge un peu plus à l'intérieur du cœur et de sa configuration interne maintenant. Allons donc voir ce qui se passe de ce côté-là. On va donc retrouver le septum cardiaque, cette cloison dont je vous ai parlé, qui sépare le cœur en deux parties, gauche et droite. C'est d'ailleurs pour ça qu'on parle de cœur gauche et de cœur droit. Ce n'est pas qu'il y a deux cœurs, mais leur fonctionnement et leur anatomie est très différente. C'est pour ça qu'on les distingue. Ce septum cardiaque prévient tout mélange entre le sang riche en oxygène et celui pauvre en oxygène. Si cette cloison présente un défaut, comme une communication interauriculaire, donc entre les deux oreillettes, ou interventriculaire, entre les deux ventricules, cela peut entraîner des troubles graves comme une cyanose, autrement dit une teinte bleutée de la peau, par le manque d'oxygène des tissus. Imaginez cette cloison en réalité comme un mur hermétique entre deux pièces. Sans elle... les fonctions vitales du cœur seraient complètement perturbées. Ensuite, il y a les valves cardiaques. Ces structures servent de porte-battante pour orienter le flux sanguin. Elles s'ouvrent et se ferment en fonction des contractions cardiaques. Il y en a quatre. La valve tricuspide, entre l'oreillette droite et le ventricule droit. La valve pulmonaire, entre le ventricule droit et l'artère pulmonaire. La valve mitrale. entre l'oreillette gauche et le ventricule gauche, et la valve aortique entre le ventricule gauche et la horte. Chaque valve produit un son distinct lors de sa fermeture, ce qui donne le fameux boum-boum du cœur que l'on peut entendre avec un stéthoscope. C'est un véritable concert rythmique dans votre poitrine. Saviez-vous aussi que certaines valves peuvent se détériorer avec le temps et nécessiter une réparation ? ou un remplacement. Heureusement, grâce aux avancées médicales, il est aujourd'hui possible d'implanter des valves artificielles qui peuvent durer des décennies. Et si on parlait de la vascularisation du cœur ? A ce sujet, le cœur nourrit le cœur. Le cœur est un organe incroyablement actif, pompant sans relâche le sang pour alimenter l'ensemble du corps, mais il a aussi ses propres besoins énergétiques. et doit être nourri lui aussi en oxygène et en nutriments. Saviez-vous donc que le cœur se nourrit lui-même ? Cela se fait grâce aux artères coronaires qui sont les fournisseurs officiels du cœur. Il y en a deux principales, la coronaire droite qui s'occupe surtout du cœur droit et la coronaire gauche qui alimente le cœur gauche et ses branches principales comme l'artère interventriculaire antérieure et l'artère circonflexe. qui sont les VIP dans les interventions coronariennes. Les artères coronaires naissent directement de l'aorte, juste après la valve aortique. Imaginez ces artères comme des routes, et quand il y a un embouteillage, vous prenez un infarctus, le sang ne passe plus, et c'est la catastrophe. Heureusement, les cardiologues peuvent dissoudre ce bouchon en posant un stent, ou bien les chirurgiens cardiaques peuvent poser des sortes de détours que l'on appelle des pontages pour rétablir la circulation du sang au niveau du cœur. Impressionnant, non ? Ce qui est fascinant avec le cœur, c'est qu'il est capable de fabriquer d'autres petits vaisseaux si le sang a du mal à passer par les artères principales. On parle de vaisseaux collatéraux qui peuvent se former pour contourner l'obstruction et maintenir l'irrigation du muscle cardiaque. Toutefois, En cas d'obstruction brutale d'une artère coronaire, comme lors d'un infarctus, ces collatérales ne suffisent généralement pas à empêcher les lésions myocardiques et cela finit malheureusement mal si cela n'est pas pris à temps. Il y a l'apport en oxygène et en nutriments assuré par les artères et puis une fois utilisé, le sang est rejeté grâce au retour veineux du cœur. Ce réseau comprend principalement des veines comme le sinus coronaire qui est la principale voie de drainage du sang veneux cardiaque. Il va collecter le sang qui provient de plusieurs veines, notamment la grande veine du coeur, la veine moyenne et la veine petite coronaire. Il se déverse directement dans l'oreillette droite, ce qui permet ainsi un retour efficace du sang appauvri en oxygène vers le cycle sanguin général. Petit clin d'œil... Saviez-vous que les artères coronaires ont un développement différent selon les personnes ? On parle bien de variantes anatomiques. Abordons le système électrique du cœur et donc son innervation. Vous allez être surpris, le cœur possède un système électrique autonome qui lui permet de battre seul, mais pas totalement. Le cœur est un organe fascinant car il possède son propre système électrique, ce qui lui permet donc de fonctionner de manière autonome. Il pourrait continuer à battre même s'il était isolé du reste du corps, tant qu'il reçoit de l'oxygène et des nutriments. Mais cela ne signifie pas qu'il est totalement indépendant, il est en réalité... sous l'influence du système nerveux autonome qui module son activité en fonction des besoins de l'organisme. Nous en avons déjà parlé dans un précédent épisode. Il y a donc un réseau électrique interne au cœur que l'on appelle système cardionecteur. L'activation du cœur repose sur un ensemble de cellules spécialisées qui génèrent et transmettent l'influx électrique nécessaire au battement cardiaque. Ce système comprend plusieurs structures clés. Le nœud sinusal ou sino-auriculaire, situé dans la paroi de l'oreillette droite, c'est le chef d'orchestre du rythme cardiaque. Il génère spontanément un signal électrique environ 60 à 100 fois par minute au repos. Ce signal se propage dans les oreillettes, entraînant leur contraction. Ensuite, le nœud auriculo-ventriculaire ou atrio-ventriculaire, situé entre les oreillettes et les ventricules. Il agit comme un relais en ralentissant légèrement l'influx électrique pour permettre aux oreillettes de finir leur contraction avant que les ventricules ne s'activent. Cette pause minime est essentielle pour assurer un remplissage optimal des ventricules. Enfin, le faisceau de Hisse et les fibres de Purkinier. Le faisceau de Hisse se divise en deux branches qui conduisent l'influx électrique vers les ventricules. Branches droite et branches gauche du faisceau de Hisse. Puis on termine avec les petites fibres de Purkinier qui assurent une distribution rapide du signal dans les cellules musculaires ventriculaires, déclenchant ainsi leur contraction simultanée. Ce système cardionecteur fonctionne en boucle et assure la régularité du battement cardiaque sans qu'une impulsion extérieure ne soit nécessaire. Mais le cœur a aussi une connexion externe qui se trouve être le système nerveux autonome. Le cœur est bien sous surveillance. Bien que le cœur puisse battre seul, vous avez compris qu'il est constamment modulé par le système nerveux autonome qui ajuste son activité en fonction des circonstances. Il y a donc deux parties à ce système nerveux autonome. Le système nerveux sympathique, qui est un accélérateur du cœur, il entre en action lorsque l'organisme a besoin d'un apport sanguin plus rapide, par exemple en cas d'effort physique ou de stress. Il libère des hormones comme la noradrénaline qui stimule le nœud sinusal et augmente la fréquence cardiaque. Il agit aussi sur la force de contraction du cœur, ce qui permet un débit sanguin plus important. Et puis, il y a son opposé, le système nerveux parasympathique qui est freinateur du cœur. Il est prédominant au repos et ralentit le rythme cardiaque. Il agit principalement via le nerf vague ou nerf pneumogastrique qui libère de l'acétylcholine, un neurotransmetteur qui réduit la fréquence des impulsions du nœud sinusal. Ceci permet d'économiser de l'énergie et d'assurer un bon équilibre physiologique. Ainsi, le cœur ne fonctionne jamais en autarcie totale. Il ajuste son activité en fonction des signaux qu'il reçoit du cerveau et des besoins du corps. On termine avec le péricarde. Le péricarde, c'est la coque protectrice du cœur. Imaginez un sac protecteur qui enveloppe votre cœur. Ce sac évite les frottements et agit comme un bouclier. Il est doublé d'un film de liquide lubrifiant pour que votre cœur glisse sans effort dans la cavité thoracique. C'est pratique, non ? Ce péricarde peut aussi être touché par certaines maladies comme des inflammations que l'on appelle des péricardites et qui sont souvent très douloureuses. Du liquide peut aussi s'accumuler dans ce sac et comprimer le cœur, c'est ce que l'on appelle la tamponade et dans certaines formes la péricardite chronique constrictive. Nous arrivons à la fin de cet épisode. Nous avons littéralement fait le tour de votre cœur. Ce petit organe qui paraît peut-être simple est en fait une véritable merveille d'ingénierie. J'ai volontairement essayé de réduire l'épisode aux éléments essentiels de l'anatomie du cœur pour que vous ayez toutes les bases pour comprendre à la fois la physiologie et les maladies que l'on rencontre en cardiologie. Alors, prenez soin de votre cœur, vous n'en avez qu'un et il est précieux. Faites de l'exercice physique, mangez sainement et écoutez vos émotions. Parce que oui, elles jouent aussi sur votre santé cardiaque. Voilà, c'est la fin de ce nouvel épisode. Merci à toutes et à tous d'avoir écouté en plein cœur. Retrouvez-moi sur les réseaux sociaux, Instagram, LinkedIn ou YouTube. Et si vous avez aimé l'émission, likez, partagez cet épisode autour de vous. Laissez-moi aussi un commentaire pour me faire part des sujets que vous souhaiteriez que j'aborde, car c'est vous qui faites battre le cœur de ce podcast. Dans 15 jours, à l'approche de la Saint-Valentin, Je pense qu'il était important de parler d'amour, mais aussi de peine de cœur. En parlant d'émotion, saviez-vous que certaines expressions comme avoir le cœur brisé peuvent trouver une explication physiologique ? Lors d'une grande tristesse ou d'un choc émotionnel intense, le syndrome du cœur brisé peut provoquer des symptômes qui imitent une crise cardiaque. C'est fascinant, non ? J'aurais donc le plaisir de vous parler de ce syndrome. qui porte le nom de Takotsubo. Alors, si ce sujet vous intéresse, je vous donne rendez-vous dans deux semaines et d'ici là, prenez soin de votre cœur.

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