- Speaker #0
Bonjour Kevin, je suis très content de te recevoir. Écoute, ça fait un petit moment que je voulais échanger avec toi parce que tu vas nous expliquer un peu comment tu... quel est ton univers personnel et professionnel parce qu'on se connaît depuis un petit moment maintenant et donc tu as une dimension bien-être qui, moi, m'a beaucoup parlé et j'avais vraiment envie de partager ça avec toi et puis avec les gens puisque maintenant dans l'émission, je reçois des personnalités pour échanger sur la santé cardiovasculaire, donc à travers la chaîne en plein cœur que j'ai maintenant depuis un an et demi. Qui es-tu, Kevin ?
- Speaker #1
Alors, qui suis-je ? Moi, je suis Kevin. J'ai eu 35 ans très récemment. Je vis à Paris depuis 2014, donc je suis presque parisien. Je suis originaire de Bourgogne, sinon. Avant de parler de mon métier, parce que les gens se contentent souvent avec ça en premier, j'aime bien aussi un peu parler de ma personnalité. J'ai l'impression d'être une personne qui vient un petit peu toujours sur deux lectures dans la vie. J'aime bien interagir avec les gens, mais je suis toujours dans une lecture un petit peu émotionnelle des gens. Et donc c'est pour ça, je pense aussi que je fais le métier que je fais, enfin les métiers. Donc je suis thérapeute dans le bien-être et du coup j'ai différentes cordes à mon arc. Je fais du massage, je suis prof de yoga et je fais de la spirothérapie, c'est ce qu'on appelle la thérapie de respiration. C'est pas de la sophrologie, même si c'est un peu voisin.
- Speaker #0
Tu vas nous dire un peu plus parce que ça, c'est très intéressant justement. Tu sais, en médecine, justement, il y a de plus en plus de... On pourrait appeler ça les médecines parallèles, alternatives, contrairement au côté holistique. En réalité, je trouve qu'on a beaucoup à gagner sur la médecine occidentale, d'autres visions, qu'on s'inspire un peu de l'Orient, d'Asie, justement, l'art du massage et les techniques de respiration. La cohérence cardiaque maintenant c'est clairement assumé comme une technique pour justement traiter les désordres liés autour du stress etc. Qu'est-ce qui t'a amené à ça en réalité ? Parce qu'en fait t'es la première personne qui à la fois a cette casquette valance massage et en plus d'avoir une vision globale du corps et de l'humain. Et c'est ça moi qui m'avais vraiment plu chez toi, c'est ce côté global en réalité. Tu ne traites pas le corps par les mains uniquement, tu le traites par les visions, même philosophiques, puisque ta technique même de massage n'est pas commune. Qu'est-ce qui t'a amené à ça ?
- Speaker #1
Alors déjà, avant que je me reconvertisse, il y a 7 ou 8 ans maintenant, je ne sais plus, j'avais un métier complètement qui n'avait rien à voir, je travaillais dans le luxe, c'était manager produit. Je l'ai beaucoup aimé pendant un temps, j'ai appris plein de choses, mais clairement à la fin je sentais que... J'ai fait un burn-out comme plein de gens, j'ai senti que c'était plus là que je devais être. Et après mon bac, il y a très longtemps, que j'ai eu en 2008 ou 2009, j'ai vu, les sciences m'intéressaient beaucoup, j'ai fait un bac S et tout, mais je ne savais pas faire comme orienté, je ne me voyais pas du tout faire une fac de médecine, je ne me sentais pas les épaules pour ça, j'ai une capacité de concentration qui est assez peu élevée. Mais je ne sais pas, j'ai toujours eu un affect là-dessus, du coup j'ai fait un autre métier. Et je crois qu'à un moment donné, j'ai eu envie de revenir aussi au corps. Je crois qu'il y a toujours un truc avec le corps. J'avais appris à masser quand j'étais parti au Japon en 2014, juste avant d'arriver à Paris. Donc c'est quelque chose qui me plaisait déjà, que j'avais gardé dans un coin de ma tête. Et j'ai recommencé un peu à faire ça. Et puis après, j'ai fait les bonnes rencontres au bon moment. Je suis parti en Inde pour faire une thérapie ayurvédique. Je suis parti en 2019. Et je suis parti aussi au Canada pour me former au yoga. Et en fait, tout ça, c'est un peu entrelacé. C'est-à-dire qu'à force de masser les gens, j'ai senti aussi que je comprenais quelque chose avec mes mains, c'est-à-dire qu'en dehors des compétences que j'avais, tout ce que j'ai appris en anatomie ou autre, j'ai compris qu'il y avait un ressenti, et surtout, je me suis rendu compte aussi à quel point les gens n'étaient pas connectés à leur propre corps, à leurs propres sensations, à leurs émotions, etc. Et à quel point ça bloquait des choses, et surtout, j'ai trouvé ça, parce que je crois que j'aime beaucoup apprendre, mais que j'adore aussi enseigner. Et j'enseigne via, en étant professeur de yoga, mais aussi en tant que masseur, j'ai beaucoup de discussions aussi avec ma clientèle, après les séances, et j'aime bien un petit peu une sorte d'inception de rentrer dans la tête des gens, ou en tout cas dans leur corps, avec mes mains, mais aussi en parlant avec eux, et je trouve ça assez génial, je trouve ça assez beau de voir des gens qui à un moment se reconnectent. Et voilà, et surtout, on est dans un monde qui est très, on nous apprend des méthodologies pour des choses. dans le bien-être, il y a des méthodes, des choses, mais c'est aussi de l'expérimentation. Et je trouve ça assez beau aussi de se trouver. Et moi, c'est hyper challengeant parce que parfois, j'ai des gens où j'essaye des choses, je vois que ça ne fonctionne pas forcément. Et en discutant avec eux, il y a une dimension très psy aussi où on arrive à toucher quelque chose. quelque chose là et des fois il se passe quelque chose des fois pendant un cours et je me vois parfois avoir cette sorte d'étonnement en me disant là tu vois il s'est passé ce truc tu comprends là ton ouverture d'épaule ta poitrine comment tu t'es positionné et voilà et j'en suis je fais ça parce que ça me galvanise beaucoup ça
- Speaker #0
me rend assez heureux de faire ça j'aime bien et apporter ça aux gens et ça me nourrit aussi oui on sent vraiment une passion pour l'humain et c'est quelque chose justement, tu vois, dans le... dans la santé qui anime chaque personne qui veut soigner et apporter un bien-être. Alors quand on est médecin, c'est quand même sous l'angle de la maladie, même si on a cette casquette de prévention, on est en amont de la maladie. Je trouve que c'est une approche globale. Justement, comment ce métier que tu as appris, tu l'as finalement un peu appris, j'ai l'impression, sur l'expérience avant tout ? un peu comme quelqu'un, on dirait une VAE il a tellement fait ça qu'à la fin on lui décerne un diplôme j'ai fait des formations aussi mais je ressens chez toi que c'est vraiment par le fait d'avoir découvert ça ça t'a plu, tu t'es perfectionné est-ce que justement il y a des diplômes qui sont validants, comment on pourrait dire de quelqu'un qu'il est compétent, parce qu'en fait massage ça veut tout rien dire je trouve que c'est un peu des fois galvaudé au long terme et demain je pourrais vous mettre une plaque Donc... massage et les gens peuvent venir à toi et c'est tellement large je trouve que il y a le bon et le moins bon mais c'est quoi un bon masseur ?
- Speaker #1
Ouais c'est très subjectif. Alors déjà je suis thérapeute, moi je suis pas médecin tu vois donc moi il y a une différence bien sûr qu'un cardiologue doit avoir des connaissances extrêmement précises etc moi pour moi ce qui est important alors je recoupe aussi avec le fait d'être prof de yoga mais pour moi c'est Important d'avoir un minimum de connaissances sur le corps. Maintenant j'ai mes limites. C'est aussi important qu'un bon masseur ou qu'un bon prof de yoga sache rester à sa place. Moi j'ai parfois des personnes qui viennent en me disant « j'ai vu mon kiné, j'ai telle chose en ce moment, j'ai besoin de faire des exercices qui vont travailler sur telle amplitude de mouvement » . Ça je sais traduire. Par contre des fois il y a des choses, on me dit « j'ai ça » , je dis « ok, est-ce que tu as des restrictions, des choses ? » Et moi je reste à ma place et je dis « ok, on va respecter ça » . Et puis surtout aussi, moi j'invite les gens aussi. Et c'est ça aussi moi le but de mon travail, peut-être que je digresse un peu, mais c'est aussi d'amener les gens à être à l'écoute de leur corps. Parce que je pense que je peux être un bon outil pour les vrais médecins, parce que moi je suis médecin et pour les médecins, c'est-à-dire d'aider les gens à écouter leur corps et avoir des signaux d'alerte, d'écouter leur corps et leurs émotions et tout ce qui se passe à l'intérieur pour être plus éventuellement dans le préventif de maladies ou d'autres que d'être plutôt dans le curatif. Donc c'était quoi ta question ?
- Speaker #0
La question c'était de dire que finalement t'étais arrivé, c'était pas par hasard en fait, t'avais vraiment envie d'aider les gens et que tu t'étais formé, mais en effet tu connais tes limites puisque tu vas mettre une sorte de check-up en fait. Si quelqu'un te dit j'ai de l'hypertension, imaginons, tu vas pas lui mettre la tête en bas parce que tu sais que ça peut dérégler un peu son système et entraîner des malaises. Donc oui ça je ressens. La question c'était quoi un bon masseur ? je ressens, si j'écoute tes propos, ça va être de dire j'ai l'impression qu'un bourg masseur c'est avant tout quelqu'un qui s'est écouté et qui va répondre à la question de la personne en tenant compte de ses limites, de ses besoins et puis de ce que toi tu peux lui apporter par rapport aux connaissances que tu as parce que Comme je disais, le masseur, je mets une plaque et puis je fais un massage. En réalité, un massage...
- Speaker #1
Alors,
- Speaker #0
mode lâche, ouais. Pour moi,
- Speaker #1
il y a plusieurs choses. Déjà, t'as différents types de massages. Moi, je sais pas faire tous les massages. Donc, t'as déjà la formation de ta suivi qui est importante. Et t'as après aussi, même si c'est un peu galvaudé comme moi, j'allais dire... Faire preuve d'empathie, d'écoute, c'est hyper important pour aussi comprendre ce qui se passe dans la pièce quand t'es avec la personne. Lire ce que t'as entre les mains quand tu touches un corps, des muscles, etc. Mais il y a l'essai de la place. Moi je suis une personne, on se connaît un peu maintenant, je suis quelqu'un, je peux prendre de la place, j'aime bien quand je suis avec des gens, avec mes amis, etc. Je sais que les clients que j'ai... que j'ai d'abord en client que je croise parfois à l'extérieur sur Paris et qui me voit avec mes amis. Ils sont assez étonnés de ma personnalité parce que c'est vrai que je sais me mettre en retrait quand je travaille pour pouvoir justement laisser la place à la personne de pouvoir s'exprimer et d'être et puis ça me permet d'observer aussi un peu tout ce qui se passe que ce soit avant la séance ou après quand on discute mais aussi pendant la séance. Donc il y a vraiment ce truc aussi de... et puis pour pouvoir ressentir des choses aussi avec tes mains ou en termes d'énergie je peux dire, il faut... pouvoir laisser un peu de silence aussi. Donc, il y a ça. Il y a des personnes qui, par exemple, alors peut-être qu'on dû évoluer, mais qui j'ai fait des formations, je me souviens... qui en termes de technique voilà apprenait assez rapidement. Tu fais du massage du visage, donc le massage du visage je suis un grand mec avec mes mains quand j'ai des petits visages faut que je fasse à tout le sens ce que je fais. T'as des personnes qui ont très vite la technique, le mouvement, mais des mouvements que j'ai dû apprendre, j'ai dû répéter encore pour vraiment prendre le truc, mais dans leur façon de faire c'est brut quoi. C'est tu vois il y a un truc et c'est des choses qui peuvent s'apprendre aussi. Moi, je... Je dis souvent l'empathie, ce qu'on appelle le lâcher-pris, c'est encore un sujet qu'on pourra aborder après, mais ça se travaille comme les muscles en fait, c'est des exercices différents, mais c'est des choses qui peuvent s'exercer. Donc voilà, pour moi, mon masseur, je dirais une personne qui a quand même un minimum de diplôme et de connaissances sur le corps, et une personne qui sait laisser de la place aux autres et aussi à soi-même, c'est un peu en retrait pour observer ce qui se passe. Voilà, j'ai raison.
- Speaker #0
J'aime bien ce que tu dis parce que je trouve que la période... Covid, j'ai un peu ce ressenti, tu vas me dire si tu as cette impression-là. Elle nous a justement appris à connecter avec nous-mêmes, déjà parce qu'on avait plus de temps pour se recentrer sur nous, sur nos émotions. En plus, c'était une période qui était quand même assez compliquée à vivre puisqu'il y avait beaucoup d'incertitudes sur ce que les choses allaient devenir. Est-ce que justement, c'est une période où il y a eu des besoins qui ont explosé en termes de reconnexion, de massage, de donner du sens parce qu'on a vu plein de gens quitter leur boulot parce qu'en fait ils s'emmerdaient dans leur travail et on a vraiment ce besoin de donner du sens aux choses par les valeurs etc. Je trouve que le massage et l'aspect bien-être permet, alors voilà la chaîne aujourd'hui elle est sur la santé cardiovasculaire mais c'est justement parce que les maladies cardiovasculaires liées notamment au stress, à une mauvaise hygiène de vie, à un côté très speed où justement le burn-out explose. les maladies psychiatriques explosent et donc on sait qu'il y a des retentissements sur le cœur, finalement, arriver à dire aux gens, parce que moi j'ai beaucoup de mal en fait, déjà j'ai peu de temps en fait en consultation pour aborder ça, mais j'aime bien réorienter, j'aime bien dire, il y a en effet les médicaments, clairement on prescrit en tant que médecin des médicaments, mais il y a aussi des alternatives et ou des compléments, parce que le médicament ne peut pas se substituer à l'un ou les réciproquements, mais j'ai l'impression que le Covid a peut-être fait du bien aux gens sur ça. C'est assez ressenti ou pas ?
- Speaker #1
Alors, je vais dire oui, ça a eu un impact, mais je pense qu'il a été assez temporaire. Pour certaines personnes. J'imagine qu'il y a seulement des gens que ça a changé leur vie, etc. Il y a deux choses qu'on peut observer, je pense, c'est que déjà, les gens se sont retrouvés face à eux-mêmes et se sont rendus compte qu'ils n'étaient pas forcément bien. Il y a ça. Il y a une autre chose aussi, c'est que les gens étant enfermés, les gens ont dépensé peu d'argent. Donc les gens ont aussi du budget à investir dans des trucs. Oui. Et pareil, quand on a été déconfinés, on pouvait pas partir en voyage partout. Le reste du monde s'est déconfiné avec l'OTAN, il y a eu même des pays où on pouvait pas aller au bout d'un an encore après. Et donc en fait, il y a eu ce truc de « je vais prendre soin de moi, faut que je fasse quelque chose » , c'est super, j'ai envie de dire. Il y a ce truc-là. Maintenant, il y a aussi « prendre soin de soi » , c'est tout le temps. en fait et dès que la vie a repris son cours etc les gens sont très vite retenus dans leurs habitudes dans leurs facilités aussi et je pense que effectivement c'est une éducation qui nous manque sur ça j'ai écouté une interview de Bishente Lizarazu il y a... Deux ans, je crois, deux ans, c'était deux étés je crois, donc en stageur de foot, que je trouvais très intéressant. Lui il disait qu'aujourd'hui il faisait plusieurs sports, il faisait de la boxe, il fait du yoga aussi. Il disait qu'il faisait trois sports différents, qu'il faisait un sport pour la souplesse, un sport pour le cardio, et puis aussi quelque chose pour en retenir sa force, etc. Il disait qu'il trouvait ça ouf, et je suis assez d'accord, c'est qu'à l'école on apprend aux enfants à parler le français, à compter, etc. Ce qui est très bien, c'est important, mais on ne leur apprend pas. à vivre avec le vaisseau qui va leur servir toute leur vie, c'est-à-dire leur corps. Qu'est-ce qu'on met dans notre corps, comment on mange, comment on prend soin, et je trouve que c'est hyper essentiel. Et on s'étonne de plein de problématiques qui existent, mais aussi on n'apprend pas aux gens à faire ça. Donc après, il faut évoluer. Mais je dirais que c'est un peu facile d'aller tirer la bretelle des adultes qui, des fois, à 40, 50 ans, ou même avant, ont des problèmes cardiovasculaires ou autres, mais parce qu'en fait, jamais de leur vie, on leur a appris et qu'on leur a dit « Ah, Ah bah oui mais en fait, ok boire de l'alcool ça peut être sympa aussi, mais boire de l'alcool régulièrement, ou je sais pas tu me diras ce qu'il en est, mais manger certaines choses très grasses, alors oui le bien manger, le bien être bien vivant c'est cool, j'adore manger aussi, mais que derrière il n'y a pas une compensation ou quelque chose en tout cas pour équilibrer ça, bah ouais c'est compliqué en fait, c'est compliqué, puis quand t'arrives à des états physiques qui font que t'as eu des maladies, que ton corps est fatigué, enfin moi je le vois avec des gens de ma vie, des familles qui ont des problèmes de santé, c'est compliqué de leur demander de faire des efforts quand ils se fatiguent très vite, quand ils perdent du souffle et tout. Donc je pense qu'il y a... J'ai peut-être un peu, encore une fois, digressé sur ce que tu disais, sur ta question de base, je sais pas, mais je pense que oui, il y a des moments comme ça, comme le Covid, qui ont permis aux gens de se recentrer, mais je pense que les gens devraient être accompagnés depuis tout petit sur ces sujets en fait.
- Speaker #0
C'est quelque chose que j'avais abordé justement dans un épisode avec justement Aziz qui est un copain, qui est coach et justement sur les premiers âges auxquels on est confronté, aux interactions sociales etc. sur apprendre à savoir qui on est, comment on fonctionne parce qu'on a des têtes bien faites, le corps est parfois un peu vide, on manque de muscles On manque aussi d'énergie sur la respiration, l'alimentation, ce que tu disais, pour justement affronter les choses de la vie. Justement, c'est quelque chose, je voulais rebondir sur ça, sur la respiration. Alors peut-être dans le temps du massage, ça s'y prête moins. Mais beaucoup,
- Speaker #1
tu sens que... Tu ne travailles pas pareil, mais si, Cette approche,
- Speaker #0
justement.
- Speaker #1
Ma respiration à moi, en tout cas, je sais que c'est beaucoup de mes clients qui m'ont souvent dit que plusieurs fois, quand ils revenaient au bout de la deuxième fois, ils me disaient, d'ailleurs, je me suis posé la question, quand tu respires, je me calme sur ta respiration, c'est ce que je dois faire, et je dis, ce n'est pas une instruction que je te donne, mais si justement tu as tendance à ne pas respirer ou être en apnée parfois, le fait que je respire, moi, ma respiration me sert aussi à protéger mon corps et à... Et à bien positionner parce qu'en plus notamment pour les massages du corps, on travaille sur le fluton, c'est un peu acrobatique. Il ne faut pas me blesser, il faut que je fasse attention à ça. Mais ça permet aussi à la personne en face de se mettre sur sa respiration. Donc on ne va pas l'aborder comme en spirothérapie, on va être dans le détail de ce qui se passe à l'intérieur parce que pour le massage, je ne parle pas. On ne parle pas, l'idée c'est de se concentrer sur soi. Mais forcément, il y a une dynamique qui est complètement connectée à la respiration.
- Speaker #0
Et tu es en résonance avec la personne pour vraiment apporter quelque chose de global. Tu parles de spirothérapie, c'est quoi ? Alors la spirothérapie... Moi je connais la cohérence cardiaque, la spirothérapie, je me suis renseigné évidemment mais... Attends,
- Speaker #1
cohérence cardiaque, est-ce qu'on parle bien de la respiration en cas de temps, c'est ça ? Avec... Ouais, ouais, donc ça en fait partie aussi.
- Speaker #0
C'est de synchroniser ton système nerveux végétatif avec ta respiration pour justement influer le rythme cardiaque et le côté neuro-hormonal sur justement le... Ok, ok.
- Speaker #1
Il y a ça dans la spirothérapie. Alors en fait, la spirothérapie ça vient en fait de ce qu'on appelle le pranayama. En fait, ce qu'on appelle le yoga, quand les gens vont pratiquer sur leur tapis, ils vont faire un cours de yoga, ils vont faire du yoga, en fait c'est une sorte de métonymie, en fait ils vont faire de l'asana. Le yoga, c'est huit branches, dont dans ces branches, tu as le vivre avec soi-même, le vivre avec les autres, tu as l'asana, donc c'est la pratique physique qu'on appelle le yoga, mais qui est en fait l'asana, et tu as le pranayama qui est la respiration. Ok. Donc du coup le mot qui est scientifique aujourd'hui c'est la spirothérapie. En spirothérapie on va faire notamment cette respiration qui existe, qu'on appelle sama vritti. Sama c'est comme same en anglais, et vritti c'est le mouvement, donc du coup c'est ces quatre étapes sur le même temps. Il y a vissama qui existe aussi, où on va doubler l'expiration. T'as plein de choses qui existent différentes. Et là en fait, contrairement à la sophro, parce que souvent il y a cette comparaison là, la sophro de ce que j'en sais, parce que je connais des amis qui le font, mais d'ailleurs chaque sophrologue est un peu différent. La sophro, elle utilise plein de choses. La visualisation, il y a un petit côté un peu psy, j'ai l'impression aussi. Et la respiration est un outil qu'on utilise pour amener là où on veut. En spiro, on ne travaille que la respiration. Et moi, je vais t'expliquer avec chaque respiration ce qu'on fait dans le corps au niveau physiologique, comment on travaille avec les organes de la respiration, avec les muscles liés à la respiration. Donc en fait, tu as des outils très clairs pour baisser le rythme cardiaque, l'augmenter si besoin, pour aider à dormir. Pour la cohérence cardiaque, pareil, tu as plein de choses, c'est un menu de choses de respiration, selon les besoins de la personne que j'adapte. Et puis après, pareil, quand la personne respire, j'observe des choses. Un exemple que j'entends tout le temps, tu as des gens parfois quand ils respirent, ils vont déglutir. Et souvent, c'est parce qu'ils placent leur langue collée à leurs dents. Et du coup, ça fait un mouvement au niveau du larynx et du pharynx et ça envoie de l'air dans l'estomac. Du coup, c'est pour ça que tu as cette sensation. C'est une respiration qu'on peut utiliser de faire exprès d'envoyer de l'air dans l'estomac pour enlever les acidités de l'estomac. Donc quatre points de choses, c'est très varié en termes de possibilités. Donc voilà c'est ça. Du coup, sur une respiration, sur une heure, on va faire 6-7 respirations et je vais d'abord t'expliquer à quoi elle sert dans le corps, je vais te démontrer, voir ensemble et puis après je vais te faire pratiquer et quand tu pratiques, je vois s'il y a des choses à corriger. S'il y a un diaphragme par exemple, je sens qu'il n'est pas assez musclé parce que l'inspiration est difficile, on va travailler sur des respirations sagadées. qui vont justement contracter, décontracter très rapidement le diaphragme et les muscles intercostaux qui sont aussi responsables de la respiration.
- Speaker #0
Les gens ressentent quoi exactement ? Alors, déjà j'ai deux questions. La première c'est comment les gens viennent à toi pour ça ? Parce que c'est pas courant, un spirothérapeute on pourrait dire. Et la deuxième question c'est quel bienfait, qu'est-ce qu'ils ressentent ? Est-ce que les gens avaient déjà une idée préconçue ou avaient déjà testé ? Et puis... À l'issue d'une séance, comment ils se sentent ? Comment ça se passe ?
- Speaker #1
Alors déjà comment ils se sentent, ça va dépendre de chaque personne et de ce qu'on travaille. Mais j'ai envie de dire, du yoga, massage, c'est un peu pareil aussi, mais spirothérapie quand tu ressortais bien. Il y a vraiment une sensation de relâchement parce que tu oxygènes ton corps en conscience. Et donc j'ai jamais eu quelqu'un qui sortait d'une séance de respiration qui n'était pas détendu. Massage par exemple pour des personnes qui sont pas forcément bien avec leur corps, c'est la première fois qu'ils viennent. Ils me connaissent pas, il y a aussi, je touche leur corps, tu vois c'est quelque chose de très intime. Ils peuvent être un petit peu, les premières fois c'est pas forcément toujours évident, ils arrivent pas forcément à se détendre. Ils s'envolent de ne pas se détendre donc forcément c'est, il y a ça avec le massage. En respiration, contrairement à la sophro, en sophro, vu qu'on fait parfois de la visualisation, il y a des gens ils arrivent pas. La méditation par exemple c'est un enfer pour plein de gens et que c'est un enfer. Donc généralement c'est des gens qui n'aiment pas la sofro. En spiro c'est très technique. Je t'explique, il faut que tu fasses ça, J'observe ce que tu fais, je corrige. Du coup les gens ils n'ont pas le temps de réfléchir à d'autres choses. Ils pratiquent, ça oxygène, ça relaxe.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Après moi j'ai des personnes qui par exemple, j'ai un de mes élèves qui fait du yoga avec moi, qui est venu faire de la spiro aussi après, qui m'a dit qu'il dormait beaucoup mieux. Et c'est une personne, c'était assez incroyable, c'est-à-dire qu'il avait... Des expirations qui ne se terminaient jamais extrêmement longues, donc c'est plutôt une bonne chose, mais des inspirations extrêmement courtes. Et du coup, à force de travailler, je l'ai noté avec lui, je l'ai vu à force de pratiquer, quand on pratique le yoga aussi, je vois que ses inspirations sont plus longues. Simplement parce que le diaphragme, c'est un musclé en fait. Le diaphragme étant musclé, il se contracte plus bas et du coup, il y a plus d'air qui rentre. C'est physique. Donc il y a ça. Et comment les gens viennent à moi ? Il y a des gens qui tout simplement tombent sur mon site et ils voient que je fais de la respiration et ça les intéresse. Je pense que je suis bien référencé par rapport à mon site et aussi parce que le croisement de mes compétences. C'est-à-dire que quand...
- Speaker #0
T'as testé une technique et...
- Speaker #1
Ouais, y'a des gens qui viennent de se faire masser, qui ont vu que je faisais de la respiration donc on en discute ensemble. Dans le yoga, j'ai des personnes qui sont pas forcément très ouvertes à ça parce que... et des gens qui ont quand même ce truc un peu le truc de la performance, on en parlera peut-être après, mais ils font du yoga, donc faut qu'ils soient sur un tapis, puis faut que ça force, puis faut que ça fasse mal. Moi je suis absolument contre ça. Et donc du coup, il y a des élèves, en fait, quand je commence avec eux dans le yoga, chaque élève a ses points forts au début et ses points intravailés. C'est très différent selon chaque personne. Et il y a des personnes, par exemple, très vite, je sens que le corps est assez musclé ou alors les quelques muscles qui ne sont pas musclés, à force de travailler, ça vient à l'équilibrer là, mais la respiration, ça va du tout. Ce n'est pas synchronisé, ils sont en apnée constamment. Et du coup, je me dis, ce serait peut-être bien de faire une séance de spiros. Des fois, ils font un peu la gueule, genre, écoute, c'est comme tu veux. Mais finalement, à la fin, ça se passe bien. donc il y a ça aussi, il y a cette transition qui se fait entre mes différentes compétences aussi à moi
- Speaker #0
Est-ce que les gens ont une sorte de background quand ils viennent à toi justement pour parler à des gens qui voudraient découvrir ça, est-ce que c'est accessible à tout le monde, est-ce que il faut nécessairement être à l'aise avec son corps, ses émotions pour faire découvrir le massage, le yoga,
- Speaker #1
la respiration l'aspirose justement parce que c'est pas tu vois je je
- Speaker #0
Bon voilà, on a cette vision quand même sur le bien-être tous les deux, mais il y a des gens qui n'aiment pas qu'on les touche, il y a des gens qui ont envie de découvrir mais ils sont très dans le contrôle, non pas parce qu'ils veulent absolument maîtriser la situation, mais parce qu'ils n'arrivent pas à lâcher prise en fait, donc c'est du contrôle un peu par défaut. Mais est-ce que justement il y a besoin, parce que moi si ça ne tenait qu'à moi sur la santé cardiovasculaire, j'ai envie de rejoindre, mais... Faites-vous masser, faites de la méditation, faites du yoga, apprenez à bien respirer, parce que pour moi ça fait partie des choses essentielles d'un bon système cardiovasculaire. Mais comment on fait en fait ? Parce que c'est pas inné.
- Speaker #1
Pour amener les gens à là.
- Speaker #0
Et ça se développe pour vous ?
- Speaker #1
Ah ouais, c'est plein de choses, c'est plein de points différents. Moi je vais essayer de répondre à ce que je peux, parce qu'il y a aussi l'effet, on n'est pas éduqué à ça, donc quand t'as des gens qui sont réfractaires, c'est compliqué. J'ai déjà eu moi un exemple d'un client qui est venu se faire masser. Ça s'est plutôt bien passé, mais j'observais ces petites choses de lâcher prise, ce que j'appelle des petits mouvements un peu parasites, c'est-à-dire que les gens vont anticiper ce que je vais faire, donc ils bougent leurs bras, ils lèvent leurs jambes, etc. Et je leur dis non, je m'occupe de tout. Et du coup, j'ai essayé d'amener le sujet...
- Speaker #0
Un peu de la respiration, du lâcher prise et vraiment de manière très simple. J'ai eu l'impression qu'il avait l'impression que j'avais le marabouté. Ah non, moi ça j'y crois pas. Tu sens qu'il y a une sorte de... T'en prises un peu, tu te colles au chiffre. Ouais voilà, comme s'il y avait un truc à la fois, je sais pas, de l'ordre du religieux ou de la spiritualité. Moi je me considère comme un spirituel, mais c'est pas ce que j'apporte forcément dans ce que je fais. Et du coup, il y a des gens qui sont vraiment réfractaires à ça. Donc s'ils sont réfractaires, c'est compliqué. C'était un massage. Mais au niveau du yoga, le lâcher prise. Alors déjà, je pense que le yoga, je le dis tout le temps, le yoga est fait pour tout le monde. Il faut juste trouver le prof qui vous convient, le type de yoga qui vous convient. Donc laissez-vous du temps, testez des choses. Mais moi, je pense à un groupe que j'avais, que j'allais voir à domicile à une coloc que j'ai vu pendant quasiment trois ans. Et c'est trop touchant, au bout d'un an et demi, À la fin du cours, l'une d'elles a pris la parole pour parler pour le groupe en disant « Kéline, on voulait vraiment te dire qu'on appréciait parce que tu t'adaptes à nous, on apprécie vraiment, on se sent écouté, on ne se sent pas jugé, etc. » Et dans ce groupe-là, moi j'avais des personnes, comme j'avais déjà eu auparavant, qui avaient déjà pris des cours de yoga ailleurs, ils s'étaient sentis un petit peu jugés et un peu dans le sud de compète. Et moi, je fais du yoga depuis longtemps, mais je crois que la première fois que j'ai fait un cours de yoga, c'était au moins il y a une quinzaine d'années. Non, pas une quinzaine d'années. presque si, j'avais pas l'air à la vingtaine, donc oui j'ai 35 ans, donc une grande année, j'avais pas du tout aimé. J'avais pas du tout aimé le prof, la façon dont on s'y prenait, j'avais l'impression qu'il fallait avoir bac plus 12 de yoga pour venir faire un cours, enfin en tout cas moi j'ai pas accroché avec ce prof, donc laissez-vous la chance de tester des choses. Ma philosophie de yoga pour moi, et comme elle est expliquée par plein de gens, on peut être en désaccord, moi je suis pas... chacun a une idée à sa porte, mais pour moi le yoga c'est fait pour tout le monde, le yoga c'est avant tout comme je disais c'est pas que l'asana. C'est de vivre ensemble, c'est de vivre avec soi, ça prend à s'écouter. Donc voilà, je pourrais dire aux gens, j'ai digressé encore, mais c'est de s'écouter et de tester des choses. Et après, pour le côté du lâcher prise, le lâcher prise ça se travaille, c'est normal. C'est normal de ne pas lâcher prise comme ça. D'ailleurs j'ai fait une vidéo sur ça il n'y a pas très longtemps, parce que je fais un peu de vidéos aussi sur un peu plus d'élagogique sur le sujet. Le lâcher prise c'est pas un bouton qu'on active et il y a des gens, voilà. Alors oui, plus vous êtes habitués. À lâcher prise, plus facilement ça vient. Mais pour autant, moi j'arrive plus facilement à le faire. Il y a des moments dans ma vie où je me sens stressé, où il y a des peurs qui montent, des trucs qui triggèrent, et c'est plus difficile pour moi, c'est ok en fait. Mais lâcher prise ça se travaille, et lâcher prise c'est la conséquence de plein de petites choses qu'on met en place. La recette elle n'est pas parfaite, elle n'est pas sûre pour tout le monde, elle peut varier des fois avec le temps. Donc soyez patient, soyez patient, prenez le temps, et quand on vous donne des conseils, Essayez de les appliquer sans vous stresser. Parce que ça c'est pareil, il y a des personnes comme je disais tout à l'heure qui ont tendance des fois à repousser complètement le truc. Mais j'ai eu des élèves que j'accompagne, j'envoie ça, je pense à lui là maintenant, qui a cette tendance très facilement à faire des blagues pendant le cours dès qu'il n'est pas à l'aise. Donc j'essaye de recadrer le truc, etc. Ça m'arrive de plaisanter avec mes élèves, mais quand tu as des élèves comme ça qui ont tendance un petit peu à essayer de contourner un peu les choses, il faut rester un peu dans le cadre. Et voilà, je lui avais dit, on a bien avancé sur plein de choses, ça faisait franchement une vingtaine de cours particuliers que je lui faisais. Je lui disais juste là, je vais t'envoyer avec toi, je bloque sur quelque chose parce que je sens que tu me push back dès que je vais venir vers toi. Et donc je lui dis, moi j'adore t'avoir en tant qu'élève et je pense qu'on a encore plein de choses à faire ensemble, mais sur ce point-là, je ne pourrais pas avancer sans toi. Et donc, c'est ça aussi que j'ai envie de donner comme message, c'est que nous vos thérapeutes, qu'on soit masseurs ou profs de yoga, on est là avec un armada d'outils à vous donner. Mais il faut que vous, vous ayez l'envie d'aller là. Parfois, vous n'êtes pas prêt, et c'est ok. Mais si vous voulez aller dans le truc, essayez de prendre les choses. Et une fois de plus, moi j'ai toujours à mes élèves, je ne vous entraîne pas pour les JO du yoga, on se détend. Par contre, essayez d'explorer des choses. Et parfois, les gens préfèrent que tu leur dises, ben voilà, là l'instruction c'est de faire ça, comme ça, comme ça. Sauf que l'instruction c'est juste d'observer des fois, de voir ce qui se passe. Et ça des fois, panique à bord. Mais ouais, il faut jeter à l'eau quoi.
- Speaker #1
Comment tu gères une personne qui n'arrive pas à lâcher prise ? Parce qu'en fait, j'entends à travers ce que tu dis, que lâcher prise, c'est une conséquence plutôt. Ça veut dire que tu as suffisamment appris à connaître tes émotions, comment ton corps réagit, que du coup, tu arrives à dire que ça, ça t'apporte du bénéfique. À l'inverse, ça, c'est parasite. Donc, on va essayer plutôt de le recadrer sur comment tu réagis face à la situation. Comment, à l'inverse, une personne qui a envie... Je parle au nom de beaucoup de personnes parce que tout au long de moi je les rencontre. Les gens qui arrivent, ils ont clairement envie de passer un bon moment, de prendre du plaisir sur leur corps, de savoir qu'ils vont se détendre, ils vont se sentir bien, mais en fait ils sont... Ils sont pas stressés mais ils sont vraiment... Ils sont complètement enrédis, ils arrivent pas à se détendre en fait. Ouais. Tu vois ?
- Speaker #0
Bah là ça va être très protocolaire, comme ça moi ça va les gens aimer bien. Ouais. Moi ce que je fais généralement et dans le massage, il y a pas mal de choses, de petits trucs parasites que j'observe. Et souvent parce que les gens ont pas l'habitude de se dire « Là je vais rien faire » . Et donc du coup, je te dis, ils appréhendent les mouvements. Ça des fois je vais prendre un pied, je vais le reposer, puis avant de me diriger, j'ai un pied qui est en l'air, comme ça qui attend, donc des fois j'attends. en une deuxième de seconde. Et je dis aux gens, tu peux reposer. Et ça, je leur en parle. Des fois, il faut juste en parler. Il faut juste dire, en fait, je sais qu'on n'a pas l'habitude de ça. C'est très gentil de vouloir m'aider, vraiment. Mais je manipule des rugbymans de 110 kilos. Donc vraiment, je peux m'occuper de ton corps qui doit en faire 45 de moins. Donc déjà, ça aussi, parfois, juste des amants. C'est des mécaniques automatiques qu'on a. Ça aide beaucoup. Parfois, je vois qu'il y a de la crispation. Donc là, je vais rentrer. Ça, ça peut prendre du temps. De poser des questions genre comment tu t'es ressenti ? Là j'ai ressenti qu'à ce moment-là il y a eu ça, quand tu masses le ventre. Le ventre c'est lié aux émotions, il y a pas mal de choses qui se passent. Oui. Des fois il y a des gens qui me disent à l'avance qu'ils sont pas à l'aise. Donc je leur dis, voilà comment je travaille sur cette zone, est-ce que tu es ok pour qu'on essaie ? A tout moment tu me dis stop. Si aujourd'hui tu me dis c'est un non-strict dès le début, on le fait pas. Peut-être qu'à l'avenir. Et puis voilà, et puis il y a plein de gens en fait finalement quand je leur explique, et que j'y vais et que ça se passe naturellement, bah en fait ça se passe bien. Donc... désamorcer aussi un petit peu les choses, les peurs que tu as en amont. Et puis après, c'est un peu un jeu de cache-cache, c'est-à-dire qu'il y a des gens où très vite, on va pouvoir communiquer. Il y a des gens, par exemple, quand tu vas leur poser des questions, ils vont être là, non, mais c'est bon, ça va, comme si ils te dérangeaient. Mais en fait, c'est mon boulot. Donc du coup, ça, c'est pareil. Déjà, moi, ce que je dis aux gens, c'est mon travail, ça ne me dérange pas. Et puis, parfois, c'est le temps aussi. C'est la confiance que tu commences à avoir avec les gens, les gens te sentent de plus en plus à l'aise. Et puis, il y a des choses qui se débloquent. Et puis parfois, comme je l'ai fait avec mon élève, je te le disais, je me dis, en fait, là, je vois qu'on progresse sur plein de choses, mais ça, je vois que ça bloque. Et j'essaie de venir avec toi sur ce sujet. Peut-être que tu n'as pas envie d'en parler, c'est OK. Mais quand même, d'expérience avec le temps, il y a des choses qui se font. Et puis parfois, il ne faut pas en parler. Des fois, juste à force de faire. Les gens se relâchent, débloquent, mais une fois de plus, laissez le temps au temps. Et voilà, ce que j'ai eu par le genre aussi au début, ah non mais ça c'est pas fait pour moi. Et puis après un certain temps, des élèves aussi que j'avais, je pense à un neurologue que j'avais, qui a commencé avec moi, il avait 63 ans, jamais fait de sport de sa vie, aucune activité physique, et qui tapait du pied fort en cours, je disais non, pas du tout, on fait pas seulement mon cours, on tape pas du pied, on s'en en veut pas. Et au début, j'ai adapté et tout. Et puis au bout d'un certain temps, en fait, sans même en parler, des postures, et j'ai demandé à la fin, t'as conscience de ce que t'as fait là ? Et en fait, juste des fois, de ne pas se focus sur, il faut que je lâche prise, ça permet en fait de vivre la chose et accepter en fait. Et pareil, cette sorte d'idée de reçu que la méditation, ça veut dire de ne pas avoir de pensée, non non, il y a un terme, donc je ne l'ai pas en sanscrit, mais qui fait partie du yoga justement, où telle la méditation est un effet d'unité qui parfois arrive, je médite très souvent, Cet effet d'unité, j'ai dû l'avoir quelques fois dans ma vie. Parfois, c'est bien comme ça. Il y a plein de fois où je médite, je dépense et qui passe. Et juste, j'observe, OK, il y a ça qui passe, très bien. C'est juste d'avoir aussi cette indulgence en personne. Je pense que c'est ça aussi avant tout. Et arrêter de vouloir performer, mais ça, c'est...
- Speaker #1
Je voulais rebondir là-dessus, sur la performance, parce qu'en fait, c'est quand même quelque chose qui est très ancré dans notre société. Il faut être productif, performant, mais c'est une grande source de stress. Et de mal-être, je pense, parce qu'on n'a jamais eu autant de burn-out autour de nous, d'une société qui ne va pas bien. En réalité, je me dis, la performance, est-ce qu'elle existe dans le yoga ? Les gens, j'ai l'impression des fois, et je le vois autour de moi, sur des connaissances qui vont te dire, j'ai fait telle posture, j'ai fait telle position, mais on sent que... Presque, c'est comme un défi. C'est cool. C'est chouette, tu vois, te dire... C'est comme si tu disais, j'ai couru tel temps, telle distance. Mais en fin de compte, est-ce que ça leur procure justement une satisfaction un peu de l'ego ? Ou vraiment, c'est un passage obligé de tous les yogis pour dire, là, je fais du bon yoga, tu vois ? J'ai l'impression qu'on a... Peut-être aussi un peu des États-Unis, on a mis beaucoup d'ego dans le yoga. Comme une sorte de... Une phrase qui, pour ma part, me met hors de moi, c'est « Soyez la meilleure version de vous-même » . Et on y met du yoga, et on y met de la méditation, et je déteste ça, parce qu'en fait, c'est l'idée de dire... C'est-à-dire qu'il y aurait un toi bien et un toi qui n'est pas moins bien et qu'il faudrait l'améliorer. Déjà, soit toi, et puis remettre une satisfait de ce que tu fais. Est-ce que tu ressens ça dans le casque ? Les gens arrivent en disant « je veux m'améliorer en yoga » sans savoir même qu'ils viennent pour se faire du bien.
- Speaker #0
Déjà, moi, quand j'ai quelqu'un qui m'aborde pour prendre des cours, je lui demande pourquoi il veut venir. Dans la majorité des cas, c'est quand même prendre soin de soi, se faire du bien. Ça peut être... Parfois, il y a améliorer la pratique, mais ça veut tout et rien dire, améliorer sa pratique. Donc, je ne suis pas contre. Après, j'ai déjà eu une fois une personne, j'ai dit, je pense que ça ne fonctionnera pas, qui m'a dit, et ce n'est pas un problème, la performance, ça peut être OK. Moi, je ne suis pas anti-performance. C'est bien de performer dans des choses dans sa vie. Mais je pense que dans un monde où on performe beaucoup, c'est bien d'apprendre aussi à se reconnecter à soi sans ça. Et j'ai eu une fois un mec qui m'a abordé et qui m'a dit oui, je lui demande pourquoi tu veux faire du yoga, et il me dit moi j'aimerais bien pouvoir marcher sur les mains ou sur la tête et puis faire des vidéos en même temps sur Insta. Alors déjà les téléphones sont interdits pendant mes cours, et je lui dis moi si c'est vraiment ton objectif, je suis pas sûr d'être la bonne personne. Il y a plusieurs choses, aujourd'hui effectivement il y a ce mouvement américain, et aujourd'hui tu vas perdre le yoga un peu hybride. J'ai fait un cours il y a quelques années que j'ai pas beaucoup aimé, où le prof micro-casque... Ça parle hyper fort, il y a Lady Gaga qui crie derrière, Lady Gaga l'autre mère à tous, que j'aime beaucoup, mais pas Lady Gaga qui a fond derrière, et puis c'est un peu, c'est hyper rapide la respiration. Et en fait, si tu veux, moi j'ai pas apprécié, pour moi c'est pas ce que j'appelle du yoga. Maintenant quand j'étais dans les vestiaires, il y avait des mecs qui se changeaient, qui avaient adoré leur truc, comme les gens qui font du cycling et tout, mais bon moi quand je vais faire du yoga, je fais du cycling. Et en fait j'ai envie de dire, si ça plaît à des gens, et que ça leur fait du bien, moi j'étais nageur pendant 10 ans, J'ai fait de la danse aussi, joué avec moi à un jeu de société, je suis là pour gagner. Donc pas de problème à vouloir performer. Juste, je trouverais ça bien d'avoir une activité dans sa vie, ça peut être du yoga, ça peut faire de la céramique, ça peut faire un truc où juste on revient dans son corps, tu vois ? Et dans le yoga, oui, j'ai plein de gens qui arrivent et tu sens qu'ils sont vachement contre eux-mêmes et qu'il y a ce truc de la performance. Moi, c'est vraiment un truc où je dis et moi je dis tout simplement... Quand tu parles de ce truc d'être son better self, tu vois, j'aime pas trop non plus, et moi je dis, chaque séance de yoga est parfaite comme elle est. Si aujourd'hui, si la semaine dernière t'étais au top, t'as fait une super posture, elle était belle, t'es content de toi, c'est génial. Mais que cette semaine, t'avais 20%, que t'es quand même venu de tes forces physiques, parce que t'as eu une semaine de merde, que ton patron t'a cassé les couilles, que ça se passe mal avec ton mec, que t'as un peu fort ce moment, que t'es fatigué, mais que t'es quand même venu, et que sur ton tapis t'avais 20%, et qu'avec ces 20%, on a fait ce qu'on pouvait. C'est une façon aussi de dire à ton corps je prends quand même soin de toi, je t'écoute, je fais ce que je peux avec ce que j'ai et en fait peut-être qu'il va se passer des choses dans ta tête, dans ton corps émotionnellement qui vont te faire du bien aussi et qui vont juste t'ancrer en ta présence et d'avoir un peu aussi de de l'empathie et de la bienveillance envers toi-même. Pour moi le yoga c'est ça aussi tu vois. Donc ouais non je suis très anti-performance par rapport au yoga mais c'est compliqué aussi parce que Ça fait gros débat sur le sujet, mais pour moi le ducaïne n'est pas un sport. Aussi, qu'est-ce que la définition du sport ? D'ailleurs j'avais été voir, avant de venir, avec le temps-là, j'avais été voir aussi la définition du sport. Et c'est marrant, il y a un peu une définition médicale de ce qu'est le sport et il y a une définition aussi du côté compétitif, de pouvoir se mesurer une personne, donc il y a un peu un chiffrage de tout ce que tu es capable de faire. Ça c'est du sport. Aujourd'hui, moi qui suis un gamer, les e-sports, ça existe. Tu fais de la compétition, t'es là, pour moi c'est une forme de sport, mais c'est pas un exercice physique, tu vois. Toi, en tant que cardiologue, demain tu dis à quelqu'un, bah ça serait rien que de faire une activité physique, il faut que tu fasses du sport. Si la bonne te dit, alors écoute, j'ai une petite voiturelle de golf, tac tac tac tac, j'arrive, je me pose, je tape ma balle, ça demande un effort physique, hein. Mais carrément je me demande une voiturelle, je suis pas sûr que ça convienne pour ce que t'attends. Toi, je pense que t'attends un effort physique, tu vois. Faire, je sais pas, de la randonnée contemplative. L'idée c'est de se donner dans un endroit beau, de marcher, de se promener, de se faire kiffer. C'est physique, mais c'est pas un sport, c'est pas de la compétition. Donc du coup, dans le yoga, il y a un peu ce débat-là, tu vois, du sujet, où est-ce qu'on vient se faire du bien ou pas. Et moi quand je parle avec des gens, et c'est marrant parce que quand je vais à des soirées, qu'on me dit « ah, machin, elle fait du yoga ou truc, ou il est prof aussi, tu vas voir, je suis pas là pour vous entendre » , deux fois sur trois, ça ne marche pas. la personne peut être sympa, mais on va pas du tout avoir la même philosophie du yoga et voilà, et donc c'est super de travailler ses postures, d'être dedans mais une fois de plus, moi je m'en fous, tant que la posture elle est safe, tant que tu te sens ta posture, tant qu'on vient travailler sur ses ajustements de posture, juste pour que je sais pas, ta chaîne abdominale elle soit bien contractée au bon moment, que tu relâches au bon moment que ton ouverture soit bien que tu respires comme il faut
- Speaker #1
Si je me trompe pas, le yoga, quand même sur les bases indiennes, c'est quand même connaître son corps, mais améliorer aussi sa santé. Il y a quand même cette notion de, tu fais une posture parce qu'elle apporte un bénéfice. Ouais, bon, ben non. Alors c'est vrai que, pour le coup, on a un peu désacralisé le yoga sur l'essence même de ce qu'il représente. Je me dis qu'il y a... Il y a peut-être cette reconnexion qui est nécessaire aussi sur, au final, qu'est-ce que ça m'apporte, comment je me sens. Ça fait plaisir d'entendre ça parce que je trouve que le yoga est très souvent vu comme une performance, comme une fin en soi. Alors tu parlais d'activité physique et de sport. Alors tu sais, moi j'ai beaucoup de mal en consultation à... a amené les gens à faire de l'activité physique. Alors le mot sport est tabou, c'est un mot interdit.
- Speaker #0
Un gros mot.
- Speaker #1
Parce que le sport renvoie à l'idée de performance.
- Speaker #0
Ouais,
- Speaker #1
c'est ouf. Ça rappelle les traumatismes qu'on a tous eu à l'école avec la mauvaise note en sport, le sport qu'on n'aimait pas.
- Speaker #0
Pas être choisi dans l'équipe.
- Speaker #1
Les sports en équipe, exactement. Il y a quelques petits traumas que beaucoup de gens ont vécu malheureusement autour de ça pendant la période scolaire. A nous d'ailleurs de le transformer pour que ça devienne plus une source de plaisir pour les enfants parce qu'en fait on est quand même dans une société où les enfants sont de plus en plus en surpoids ou obèses, ont des diabètes jeunes, des problèmes de tension, donc en fait il faut promouvoir l'actif des physiques en soi, mais le sport c'est compliqué, donc en effet on n'est pas toujours obligé d'avoir la notion de performance et donc revenir essentiellement à comment on se sent, comment on est content de soi. parce que notre propre coach et notre propre... Compétiteur en réalité, même sur du tennis, tu te bats contre quelqu'un mais avant tout tu es content pour toi. En tout cas c'est ce que j'imagine quand moi je fais une activité physique. Mais c'est compliqué pour les gens de les amener à ça. Justement sur mon dessin de ça, c'est comment les gens en fait, tu disais ils viennent te voir pour améliorer une technique etc. Mais quand ils sont dans une dynamique de prendre soin d'eux, ils le font parce qu'on leur a conseillé, parce qu'ils se rendent compte qu'ils ont un problème, parce qu'ils se sentent... C'est quoi leur mood, leur mindset au moment où ils viennent te voir et ce qu'ils découvrent d'eux-mêmes ? Sur le conseil d'un médecin ?
- Speaker #0
C'est très large. Il y a un médecin, un conseil de psy parfois aussi. Tu as des personnes qui sont hyper sportives, mais qui se rendent compte qu'à force de faire muscle, en fait, ils sont raides comme des bâtons. Et donc, du coup, c'est pareil. Moi, je leur dis, il y a aussi ton ossature qui aurait une limite. On ne va pas objectiver pour que tu touches absolument tes pieds. On s'en fiche. L'idée, c'est de ramener de la souplesse. Travailler sur les facials, notamment, par exemple. Et donc, du coup, tu as ces personnes-là, effectivement, qui viennent aussi parce qu'elles manquent de souplesse. Tu as des personnes qui ont aussi besoin de se détendre. Donc, c'est assez varié quand même. Puis de réfléchir en termes de yoga, même pour le massage, par exemple. Oui, j'ai eu des personnes qui, à 40 ans, n'étaient jamais fait masser de leur vie, tu vois. Même plus. Donc, de se reconnecter. Après, tu as des histoires plus compliquées. Tu as des traumatismes aussi. Par rapport aux violences qu'on a vécues, physiques, sexuelles, par rapport à leur corps, qu'on a besoin de se reconnecter à leur corps. T'as des gens qui peut-être n'ont pas conscience de leur traumatisme, mais moi j'ai vu quelqu'un qui m'a dit, des fois je marche dans la rue et je suis pas dans mon corps. C'est assez intense comme truc, tu vois. Donc ouais, par le toucher, via le massage ou par le yoga, le fait de respirer, de faire un mouvement, de sentir ton corps qui vient travailler, c'est hyper intéressant. Et du coup, comme je disais, moi le yoga que je fais peut être un peu physique quand même. Mais tu as du yoga yin au sol, tu as plein de choses qui te permettent de ça et qui vont s'adapter à toi. Le yin par exemple au sol, je sais que c'est très cocooning comme yoga, mais pour les personnes pour qui c'est le broie dans la tête, c'est un enfer. Parce que c'est les seuls à y penser, et je sais que je l'ai appris d'expérience dans mon travail, c'est que j'avais une personne qui disait « ah j'ai fait du yoga, je sais pas trop, on va faire un truc un peu chill au sol » . Pendant toute la séance, il ouvrait les yeux et je me suis dit « plus jamais, je commence avec du yin avec une personne que je connais pas » . Donc voilà, donc... Oui, il y a plein de profils différents avec des raisons variées, mais souvent les gens viennent quand même par eux-mêmes.
- Speaker #1
Justement, quand tu parles de reconnexion au corps et à l'esprit, est-ce que ça passe nécessairement par quelqu'un ? Est-ce qu'il faut qu'il y ait une sorte d'apprentissage, compagnonnage, mentor ? Ou ça peut s'apprendre de soi-même ? Est-ce que... J'imagine une personne qui a envie de ça, mais qui n'est pas du tout à l'aise à l'idée que quelqu'un la touche, qu'elle l'accompagne sur... Voilà, mais parce qu'il y a ce côté contre-fric, est-ce que... Est-ce que ça peut se faire soi-même ?
- Speaker #0
Je pense oui.
- Speaker #1
Et est-ce que quand tu les amènes à ça, après ils volent de leurs propres ailes et ils ont plus le droit de toi entre guillemets ?
- Speaker #0
Alors il n'y a pas de...
- Speaker #1
Parce que t'es un passeur en réalité, tu transmets un message à travers eux-mêmes pour...
- Speaker #0
Ouais. Il n'y a pas de bonne réponse à ça. Je vais être dans l'équilibre par rapport à ça à chaque fois. Dans ma réponse, j'essaie d'être assez balancé dans ce que je dis. Moi je pense qu'il faut un peu des deux. Moi je suis prof de yoga et je prends des cours de yoga parce que déjà je peux toujours apprendre des choses et d'ailleurs quand j'ai été formé en tant que prof de yoga au Canada l'une des premières choses qu'on me dit c'est on est élève constamment et ça marche pour tout en fait tu vois.
- Speaker #1
Bien sûr dans la vie en général.
- Speaker #0
Donc ouais complètement et et je prends des cours parce que aussi J'aime arriver dans un cours, poser mon cerveau à l'entrée et qu'on me dise quoi faire. Et tu vois, ce que je fais comme différence quand j'enseigne à des élèves ou quand je les masse, quand je les masse, ils sont réceptifs, ils n'ont pas le choix. Ils doivent se confronter au fait de recevoir quelque chose. Dans le yoga, ils doivent suivre mon enseignement, donc il y a de la réception, mais en même temps, ils sont actifs dans ce qu'ils font. Moi, j'ai envie de te dire que... La variété de ce que tu peux apporter à ton corps et à ton esprit pour lâcher prise, c'est une bonne chose. Plus tu répéteras encore et encore la même chose sans varier, je pense carrément que tu te lasses. Maintenant, si tu as besoin d'être en autarcie pendant un temps et que parce que tu n'es pas à l'aise qu'on te touche, d'ailleurs, le massage n'est pas obligatoire, tu peux passer par autre chose. Mais je trouve que c'est bien d'avoir une personne qui est là aussi pour justement te retirer les commandes. Tu vois ? Donc moi, je dirais que les deux sont bien.
- Speaker #1
Ok, justement je rebondis sur ça avec l'arrivée de l'IA, elle est partout. L'IA est partout, elle nous connaît peut-être même parfois mieux que nous-mêmes. En soi, je me dis qu'il y a certainement du bon à prendre sur ce qu'elle pourrait nous apporter comme mieux-être. Alors il y a des études qui sont faites, je ne suis pas du tout expert de ça. Mais je me dis que les gens vont s'approprier aussi cet outil pour la valance bien-être. Est-ce que tu vois déjà des tendances autour de ça ? Du yoga, de la respiration, des massages peut-être même ? Avec l'IA, on parle d'IA,
- Speaker #0
on parle de technologie, on parle d'IA. Je n'ai pas forcément cette vision-là. Moi, l'IA, d'une manière générale, de toute façon, j'estime que tant que c'est quelque chose qui éventuellement nous fait gagner du temps, nous libère de choses, c'est très bien. Maintenant... Moi j'ai connu des personnes, d'amis d'amis, qui ne vont pas suivre le psy parce qu'ils ont l'IA. Moi ça me pose problème.
- Speaker #1
Oui j'ai l'impression qu'il y a des biais. Il y a des trucs, ouais. L'IA te donnera toujours raison, on va toujours penser en ça, c'est rare qu'elle te challenge.
- Speaker #0
Donc je trouve pas ça très bon.
- Speaker #1
Et puis elle peut te manipuler malgré tout.
- Speaker #0
Ouais ouais il y a ça, et puis je dirais, je sais pas... Par exemple, l'enseignement, ça m'est déjà arrivé pendant le Covid, par exemple, d'enseigner à distance. À un moment, je travaillais pour une boîte qui fabriquait du matériel médical. Et du coup, j'avais rendez-vous toutes les semaines avec eux en visio. C'était très bien aussi. Mais d'avoir une personne qui est là pour aussi observer, alors peut-être que l'IA pourra le faire aussi, mais il y a quelque chose qui est de l'ordre de l'énergie aussi des gens. Et il y a des choses que parfois, tu sais comment... placé, comme je disais, tu vois, par exemple, quand il y a des gens qui sont un peu réfractaires, au conseil, bah, c'est du travail, des fois, j'ai cette satisfaction, parce que je me dis, tiens, cette personne, elle était compliquée, et des fois, j'en parle avec mes amis, tu vois, alors je dis pas les, je donne pas les prénoms de mes élèves ou quoi, tu vois, mais, là, j'ai un élève en ce moment, ou un client, c'est compliqué, j'essaye, tu vois, je sais de l'amener vers où je veux l'amener, je vois que ça bloque, et tout, puis, à un moment donné, je sais pas, il y a un truc, il se passe un truc, je comprends un truc, je vois quelque chose,
- Speaker #1
Hum.
- Speaker #0
Et là je dis, ah, c'est là qu'il faut que j'appuie sur ce bouton. Et paf, ça fait des chocs à pique. Tu vois ? Et ça, il n'y a pas à le faire. Donc peut-être que l'IA, ça peut, je sais pas. Mais c'est pareil en fait, pour le yoga. Si tu veux faire un truc bateau, de faire des postures et de les répéter, et que t'as besoin de quelqu'un qui te donne un programme, etc. C'est très bien, mais une fois de plus, pour moi le yoga n'est pas une performance. On n'est pas là... Pareil, en plus, faire des postures, travailler encore sur une posture, encore et encore. C'est ce que fait la Ashtanga par exemple, moi je suis pas très fan. Mais il y a des gens... La façon dont est fait leur fémur et le col du fémur, la façon dont le col du fémur est emboîté dans la hanche à droite, parce qu'à gauche, c'est pas différent en plus, fait qu'il y a des mouvements que tu ne feras jamais peut-être. De ce côté-là. Et en fait, de forcer, c'est là que tu peux te blesser. Donc, je ne sais pas, je pense que l'accompagnement, que ce soit... C'est pareil, est-ce que demain, tu trouverais bien qu'un cardiologue soit une IA, en fait, et machin ? Je ne sais pas, qu'est-ce que tu en penses ?
- Speaker #1
Il y a des personnes qui le prônent, d'autres sont réticents. à mon sens je pense qu'on enlèvera jamais l'expérience déjà et puis l'expertise. A mon sens, je pense que mettre de l'humain dans nos interactions, c'est important et l'IA doit être un outil. Un motoculteur t'aide à travailler ta terre pour produire un peu plus. Mais en attendant, c'est pas elle qui va mettre forcément la graine puis le manger. En soi, je suis d'accord avec toi sur le fait que l'IA doit rester un outil et à nous de l'utiliser pour améliorer les choses. Mais c'est sûr qu'il y a des gens qui vont peut-être vouloir s'enfermer dans ça et avoir moins d'interactions. C'est peut-être dommage, je pense, et encore plus dans un moment où on a besoin de ping-pong émotionnel. L'humain, quand on est professionnel, en tout cas, les gens viennent décharger leur sac en fait. Moi, je suis en consultation, j'ai un rôle aussi de psychologue. J'accompagne les gens, je ne suis pas juste à leur dire « installez-vous, on vous fait un électrocardiogramme, une prise de tension et voilà le traitement » . Non, tu expliques pourquoi, tu comprends, tu adaptes ton discours en fonction de ce que tu ressens aussi. D'accord. Oui, il y a un peu aussi dans cette dynamique-là... T'as porté et puis il y a une challenge aussi. Moi j'aime bien que les gens viennent avec des questions qu'ils ont déjà un peu réfléchies. Tu te rends compte aussi à travers la chaîne qu'il y a des questions qui ressortent, qui sont judicieuses mais qui sont déconnectées de la réalité parce qu'en fait ils ne sont pas experts du domaine. Alors même si le chef de GPT leur a dit il faudrait faire ci ou ça, dans leur cas non, ça ne s'y prête pas. Tu as une bonne réponse de l'IA quand tu promptes bien. Et proncter, ça suppose avoir de la connaissance sur le sujet. Donc forcément, si tu te poses la question comment faire un bon chien si tête en bas, comme tu disais, s'il n'a pas la bonne anatomie adaptée, en tout cas à la situation, il ne fera pas un fameux bon chien si tête en bas.
- Speaker #0
Et je répondis, tu as dit le terme de s'isoler tout à l'heure. Tu vois, par rapport à ta question, tu nous disais est ce qu'il faut forcément passer par quelqu'un ou pas ? Moi, quand je me suis fait mon yoga aussi, on nous a dit tout type de yoga est valide. Si ton yoga c'est de faire du yoga tout seul chez toi, tous les matins, c'est complètement ok. Je pense quand même que c'est important, peu importe la raison que ce soit pour faire du yoga ou pour voir des gens, c'est important de ne pas forcément s'isoler aussi, et je pense qu'à un moment donné l'IA t'isole.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Tu vois ?
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Et je pense que c'est important d'avoir aussi des êtres humains en face qui peuvent résonner aussi avec toi, t'observer aussi dans ton ensemble, tu vois, parce que je pense qu'un être humain verra aussi d'autres choses. Comme tu disais, tu es un peu psychologue, moi je ne suis pas psychologue non plus, mais je vois bien des fois des choses, des réactions, je vois à quel moment faire les choses, comme si il y a des moments où je me dis bon là aujourd'hui on va passer ce terrain-là parce que je pense que ce n'est pas ok. L'IA elle va te faire sortir de face à la brute les choses et autant elle peut aller dans ton sens, mais autant aussi, moi j'ai consulté, j'ai eu une psy pendant un temps, aller voir des psys c'est important c'est bien, je vois bien à quel moment aussi elle a senti que j'étais mûr pour arroser sur un sujet. Et je pense que c'est une très bonne psy, et je la remercie d'ailleurs. Mais je pense qu'il y a des moments où peut-être que j'étais pas prêt à certaines choses alors qu'elle avait seulement détecté cette infrastructure. Donc je pense que l'IA, je suis pas sûr qu'elle soit là.
- Speaker #1
On en revient beaucoup, les entreprises en parlent, mais je pense qu'on a mis beaucoup d'espoir et puis on a l'impression que ça remplace beaucoup de choses. Fin du champ, c'est quand même nous qui sommes aux manettes et voilà on a clairement envie de vivre et non pas se faire remplacer donc tant qu'il y aura ça il y aura toujours une place pour l'humain. Si on parle justement de, je change un peu d'angle, d'exercice on va dire soit du yoga de respiration qui permettrait chez une personne qui aurait des problèmes cardiaques alors Je dis ça au sens large, parce que j'imagine que les gens, quand ils viennent te voir, ils vont dire « oui, j'ai des problèmes cardiaques » . Ça ne veut tout rien dire. Oui, bien sûr. Des problèmes d'arythmie, de tension, de l'insuffisance cardiaque, plein de choses. Est-ce qu'il y a une sorte d'une boîte à outils, d'exercices qui pourraient aider les gens de manière globale sur leur cœur ? Est-ce qu'il y a des techniques qui permettent justement d'améliorer la santé cardiovasculaire au sens propre ? Je dis ça parce que tu pourrais améliorer l'équilibre de ces problèmes des gens qu'on a à l'intérieur, neurologiques. Est-ce qu'il y a des choses comme ça qui ressortent sur quelqu'un qui va se dire, mon cardiologue m'a dit que... Et toi tu vas orienter plutôt ça comme ça ?
- Speaker #0
T'as plein de respirations qui vont aider à baisser le rythme cardiaque avec le rythme respiratoire, on se dit bien que ça peut aider. T'as des respirations qui vont l'accélérer, je sais pas si ça peut avoir un intérêt, ou de le faire travailler par exemple.
- Speaker #1
En santé cardiovasculaire directement, on a plutôt souvent tendance à vouloir que les gens aient une fréquence assez basse. Assez basse, ouais.
- Speaker #0
Donc il y a surtout... Je dirais vraiment que j'ai pas mille... J'ai pas assez de connaissances là-dessus et justement je veux rester dans mon domaine de connaissances. Ouais, c'est bien aussi. Je sais qu'on peut en tout cas aider à... Je sais que le rythme respiratoire et le carrière sont assez liés, même s'il peut y avoir des différences. Tu peux aussi, des gens qui ont un rythme carrière assez élevé, naturellement et qui peuvent respirer lentement. Donc, je vais pas trop m'épancher sur cette question, mais je pense qu'effectivement on peut, dans tous les cas, le fait d'amener de l'apaisement, du retour à soi et du calme. forcément et du coup rabaisser le stress. Et en tous les cas, ça va forcément aider aussi. Après, je ne sais pas si ça va aider au quotidien. Parce que tu m'aurais dit, par exemple, pour la respiration, est-ce qu'on peut aider à améliorer la respiration ? Parce que oui, on peut muscler les muscles restants de la respiration comme le diaphragme ou les muscles intercostaux. Concernant le cœur, je ne m'aventurerai pas plus là-dessus.
- Speaker #1
Oui, parce que les gens vont dire, oui, il faut muscler son cœur. Alors, on n'aime pas le mot muscler. Non, mais j'aime bien ta réponse parce qu'en réalité, À mon sens, tout ce qui s'apparente au bien-être en général va améliorer le système cardiovasculaire. En fait, on parle beaucoup des hormones du stress, du cortisol, de l'adrénaline, de l'adrénaline, et on sait qu'elles sont directement liées au stress, que ce soit un stress physique ou un stress psychologique, une maladie étant un stress. Donc en fait, tu fais baisser ces hormones. En réalité, ça fait partie d'une hygiène de vie globale. Et pour rebondir à ça, est-ce qu'il y a un aspect de nutrition au sens large ? Je ne veux pas des valences de nutritionniste, mais est-ce que c'est des choses que tu approches avec tes patients clients ? Je veux dire clients, parce qu'en réalité tu n'es pas un directeur soignant.
- Speaker #0
Je ne dis pas ça, je dis clients et élèves.
- Speaker #1
Oui, élèves, c'est ça.
- Speaker #0
Ce n'est pas une corde que j'ai à mon arc. J'ai une amie à moi qui est prof de yoga aussi, elle qui est masseuse, qui ne fait que le visage. Je fais que du cobi d'eau et elle, elle aime beaucoup cuisiner, elle est très là-dedans. Donc c'est un peu mon conseil. Je vais vers elle justement quand j'ai des questions parfois, mais parfois par rapport. Mais moi, je n'ai pas cette compétence-là. Peut-être qu'un jour.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Je n'ai pas l'impression que ça fait... Mais je pense que bien sûr,
- Speaker #0
je t'en parlais au début par rapport à l'interview de Lisa Razou que j'avais vue. Je pense que c'est extrêmement essentiel qu'on apprenne ça, tu vois, dès le jeune âge.
- Speaker #1
C'est sûr que malheureusement, ce n'est pas du tout... C'est pas du tout investi par... Alors de plus en plus, mais il y a quand même de gros retards, il y a un fort lobby du sucre dans l'industrie agroalimentaire, et si ça ne tenait qu'à ça, les produits transformés, les produits très sucrés, ne seraient pas présents dans notre quotidien tout simplement, parce qu'en fait, ils ne créent que des problèmes, ils n'apportent rien d'autre qu'une satisfaction très éphémère. Donc voilà, mais pour autant les gens en achètent parce que des fois ça comble un vide, ça fait oublier, c'est bon, mais en fait on se fait du mal. Alors prenez forcément que l'alimentation qui serait faite que de manière très puriste, végétarien, végétalien, il y a beaucoup de problématiques même écologiques autour de la viande. Bon, on sort du cadre, mais en tout cas je pense que... Ça peut faire partie d'une approche globale mais on peut pas non plus tout faire. J'imagine que si t'es client de commande, tu réorientes vers quelqu'un qui va être compétent là-dedans.
- Speaker #0
De toute façon, j'ai mes compétences et puis parfois aussi, on parlait de nourriture, mais quand t'as des personnes où je sens qu'il y a des blocages très profonds, je vais tenter de rentrer vers des professionnels de santé, parce qu'à un moment donné, je peux pas aller là où je peux. ou puis t'es néanmoins où tu sens que c'est pas ta place, tu vois ?
- Speaker #1
Oui, puis t'as des red flags, c'est-à-dire j'imagine quelqu'un qui te parle d'une douleur dans la poitrine ou d'un malaise ou... Voilà, des fois les gens, tu sais, ont du mal à se confier directement à la personne concernée parce qu'en fait elles ont peur en réalité. Combien de fois on entend « bah oui, c'est vrai qu'il se plaignait de douleur dans la poitrine, mais il m'en parle pas » , bon bah voilà, mais en fait c'est parce que la personne, c'est pas qu'elle va vouloir dédramatiser ou minimiser, c'est qu'en fait elle a peur et donc elle sait qu'il y a un truc qui ne va pas, mais... Elle dit que si elle met déjà le doigt dans l'engrenage, c'est derrière et elle ne maîtrise plus la situation. Donc oui, c'est en fait finalement un travail en équipe au même titre que chacun à sa place. Il y a le médecin, il y a l'infirmier, il y a le pharmacien. Et puis donc après, il y a toutes ces personnes qui travaillent autour du bien-être et de la santé dont tu fais partie. Donc c'est bien de voir qu'il y a ce réseau aussi qui permet aux gens d'aller mieux. Et tu as justement ton... C'est pas une question évidente, mais est-ce qu'il y a des anecdotes, des témoignages, des choses qui t'ont marqué justement dans ton parcours, qui sont soit pour toi une belle histoire ou une réussite sur quelqu'un qui était challenging ? Est-ce que tu aurais quelque chose comme ça à nous parler ?
- Speaker #0
Je dirais, c'était en yoga, tu sais, je te parlais d'un groupe d'élèves que je voyais pendant un temps, dans une colocation là. Et j'ai eu une de mes ex, c'était une marion, je la salue d'ailleurs, qui un jour est venue me voir en fin de cours et elle allait bien faire de la rando. Sauf qu'elle avait eu plusieurs fois des entorses au niveau de la cheville. Et elle est venue me voir en me disant « Tu sais Céline, c'est fou, c'est depuis que je fais du yoga avec toi, j'ai plus conscience de mon corps, et donc du coup quand je fais des randos, je me sens sécure quand je marche. J'ai la façon dont j'ai mon pied à bord de le sol. Tu sais quand tu fais de la rando, c'est des sols qui sont un petit peu, qui sont pas plats, tu vois. » Et donc ça a été hyper bien pendant 2-3 ans que je les ai vus. Et la coloc s'est séparée en bon terme et je suis resté un peu en contact avec eux. Donc j'ai arrêté d'en aller les cours. Et au bout d'une petite année je crois, il m'invite, je crois que je sais plus si c'est un anniversaire ou je sais pas, au bout de Chaumont à Paris là, pour venir faire un goûter et j'arrive à être en béquille. Et elle me dit « Bah je me suis refait une entorse. » Parce qu'elle faisait plus du yoga. Et je dis « Merde ! » Et donc désolé pour elle du coup qu'elle en soit passée là, mais ce qui a été quand même satisfaisant c'est de me dire « En fait, ce que je dis moi, je m'en fous. » Que ton danseur ou ta danseuse ou ta posture sera parfaitement belle, que tu arrives à faire ça, vraiment, ça me... Comme je dirais vulgairement, ça m'en touche une fois bougé l'autre. Mais par contre, d'avoir une personne qui me dit « En fait, j'ai ces difficultés avec mon corps depuis des années, je sais que je ne suis pas à l'aise, et là, maintenant, je suis dans mon corps, et quand je fais cette activité qui est plaisante pour moi, mais qui me crée un peu de stress, je suis plus stressé parce que justement, je me sens ancré dans ce que je fais, etc. »
- Speaker #1
C'est une belle métaphore aussi sur la vie en général, c'est-à-dire d'apprendre à se connaître pour justement affronter les événements de la vie avec notre arc, notre arbalète et les outils dont on a disponible. On a toujours des gens qui ont des épées, d'autres des boucliers, des choses comme ça, on n'est pas égaux, mais en effet si tu apprends à vraiment te connaître, peut-être tu arrives à affronter des événements et même le quotidien qui est des fois juste hostile pour ça. Donc écoute, merci. Merci beaucoup. Est-ce que tu as... Est-ce qu'on pourrait conseiller à des gens une sorte de rituel quotidien ? Est-ce qu'on se brosse les dents ?
- Speaker #0
On s'habille ?
- Speaker #1
On se lave ? Est-ce que, justement, dans la respiration, le yoga, il y a des choses qui pourraient... Une sorte de ritualisation de... Est-ce que toi, tu l'as ? Est-ce que tu le conseilles à des personnes ? Je te donne un exemple concret. Quand je me brosse les dents, je m'étire. En fait, c'est une forme de yoga. C'est con, mais je me dis, bon, autant mettre à profit ce temps-là. Alors... Peut-être parce que je suis un peu hyperactif aussi, mais je me dis que je m'assouplis, et ça me fait du bien en même temps de faire un truc qui est particulièrement chiant, se brosser les temps en 3 minutes, bon voilà, il y a des trucs passionnants. Mais on le fait.
- Speaker #0
Le truc c'est de répondre à chaque personne. Moi je pense que faire la respiration de carré, la samavriti ou la cohérence cardiaque, tous les matins en te réveillant déjà, parce que justement dans ces 4 étapes, il y a plein d'intérêts aussi à chaque étape. Le fait de garder sa respiration quand on a vidé ses poumons, Ça se déclenche, ça s'appelle la loi d'Hormez, ça va créer, générer plus de globules rouges, de globules blancs, etc. encore. Donc ça c'est super bien déjà pour se réveiller. Moi j'ai envie de dire, si je donnais un... Un conseil, c'est dans votre quotidien et le matin notamment, travaillez vos intermédiaires. Quand vous passez du dodo, vous vous réveillez, et que vous allez passer votre journée, votre corps potentiellement, vous avez peut-être un peu bougé, mais vous êtes quand même resté allongé, votre corps est tétanisé, donnez du temps à votre corps. Faites quelques petits étirements dans votre lit. Respirez, prenez le temps. Donnez des intermédiaires pour chaque chose. Vous allez sortir de chez vous. Tac, vous pensez-y, prenez le temps, la chambre de chez moi, je vais dehors, vous pouvez le faire en respirant, vous pouvez le faire ce que vous voulez. Pareil, quand vous arrivez au travail, vous arrivez, bonjour aux collègues, etc. Vous vous installez, avant de vous installer devant votre bureau, si vous êtes devant un bureau, je ne sais pas, prenez le temps de respirer, de vous concentrer sur le moment de votre ventre, etc. Donc ça peut être plein de choses, ça peut être la respiration carrée, ça peut être le fait de simplement observer son ventre, sa poitrine, qu'il bouge, ça peut être quelques étirements. mais donner le temps à votre corps et votre mental de passer d'un instant à un autre différent.
- Speaker #1
Je comprends très bien ce que tu dis, parce que je rebondis sur deux choses. La première, c'est chez mes patients qui ont ce qu'on appelle de l'hypotension orthostatique. Tu dois le rencontrer aussi, ce n'est pas juste un terme médical, mais en fait, tout le monde peut le ressentir. C'est le passage de la position allongée ou assise à debout, souvent rapidement. Et les gens disent, ça tourne un peu. Et on sait qu'en vieillissant, ces choses s'aggravent et elles peuvent... parfois entraîner des chutes et c'est problématique chez une personne âgée, à part ce risque, elle a de l'ostéoporose elle va se casser le col du fémur, le poignet une vertèbre, etc. Donc le risque c'est la chute. Mais en fait, ces choses-là si on apprend à donner du temps aussi justement à ces changements d'état on minimise aussi le risque et notre corps, il n'est pas fait pour être un bolide en permanence il y a cette première chose et puis la deuxième chose c'est la conscientisation, alors c'est vrai que le terme se trouve un peu vénère quand même parce que Ça supposerait réfléchir à chacune de nos actions et notre cerveau et notre corps est quand même fait pour être assez chill, voire même la fameuse théorie du moindre effort. Mais en fait, juste en étant en conscience, je me dis qu'on apprend déjà à mieux manger, parce qu'on apprend à s'écouter. Est-ce que là j'ai faim ? Est-ce que j'ai vraiment envie de ce plat, de cette alimentation ? Est-ce que j'ai vraiment besoin d'un dessert ? Est-ce que j'ai vraiment besoin de boire un corps sévère d'alcool ? Toutes ces choses-là qu'on a au quotidien et que des fois on fait un peu mécaniquement parce que c'est plus facile en termes d'économie et de mental. Et puis la conscientisation finalement, sans être forcément un effort très compliqué, le fait que ça soit un peu mis de manière automatique, ça permet de donner du sens déjà. Moi je le ressens en tout cas au quotidien, j'essaie de l'appliquer, même si ce n'est pas toujours évident et puis on n'est pas toujours dans le mindset, le mood pour ça. Mais ça remplit les journées. Je me dis que des fois, on est pris dans un tunnel et on n'a pas vu la journée passer. Et je déteste personnellement cette sensation-là parce qu'en fait, on a l'impression que la journée est passée à une vitesse. C'est le fameux dire, on est déjà vendredi, je me voyais déjà lundi. Et du coup, ça crée une forme un petit peu de stress, de frustration. Donc, le fait juste de se dire, bon, là, en fait, je vais sortir, je vais faire ça, etc. Oui, ça me paraît être un bon... On peut dire une routine, d'une certaine façon, pour amener le chill.
- Speaker #0
Donner de l'importance aux choses que vous faites. Je pense que c'est ça. Et du coup, quand vous prenez une pause déj, même si elle est courte, parce que vous n'avez pas beaucoup le temps, prenez le temps de le faire. Vous allez mettre de la nourriture dans votre corps qui va digérer. Prenez le temps de... Peut-être que vous mangez un truc qui est bon en plus. Donc prenez le temps de... Ce serait calvodé comme ça, mais mangez en conscience. Vous mangez quelque chose... D'ailleurs c'est marrant, c'est un exercice que j'avais fait il y a longtemps maintenant, où j'avais lu des bouquins là-dessus, et je mangeais souvent dans mon sénat de taf, à un resto, le midi, et en fait, j'ai commencé à manger vraiment en conscience, en prenant le temps, sans rien écouter et tout. Je me suis rendu compte que toi-même, tu étais toujours dégueulasse en fait. Donc c'est dans la même sens, tu peux vraiment apprécier le goût des choses, mais aussi tu te rends compte en n'étant pas présent que... Tu gobes des trucs comme ça des fois et t'es en mode genre, en fait c'est pas long. Le package,
- Speaker #1
on s'est enfilé deux-deux alors qu'on n'avait pas... L'industrie est très bien faite aussi pour nous amener à ça. Oui,
- Speaker #0
le packaging, la façon dont c'est fait, où c'est distribué, on sait très bien bien sûr.
- Speaker #1
Ça joue quoi. Écoute, on arrive à la fin de cet entretien tous les deux. Est-ce que... Déjà merci parce que franchement, personnellement j'ai appris plein de choses et je pense que ça m'a aidé beaucoup de personnes, tu vois.
- Speaker #0
Chouette.
- Speaker #1
Finalement de... de prendre du temps pour eux, parce qu'en fait le bien-être, c'est souvent vu comme quelque chose un peu bobo, tu vois, de dire, je le dis dans l'inconscient comme ça, tu vois, il faut du temps, il faut de l'argent, il faut avoir une conscience, etc. Mais en fait, on peut se l'appliquer avec des outils, et je pense que c'est bien d'avoir un accompagnement, et t'en fais partie justement, t'es une personne, pour moi, comme un passeur, c'est-à-dire que tu vas aider, tu vas accompagner les gens à justement prendre conscience qu'ils ont un corps, qu'ils ont un cœur, un cerveau, des émotions, etc. et que In fine, ça va aider leur santé cardiovasculaire, donc je trouve ça génial pour le coup. Je pense qu'on devrait investir davantage pour que les gens sachent que tu existes, mais au même titre que tous les thérapeutes de cette sphère-là. Je rebondis d'ailleurs parce que tu as une chaîne aussi sur la santé, le côté bien-être que tu es en train de développer. Peut-être que tu as envie d'en parler.
- Speaker #0
Oui, alors pour l'instant, déjà sur Instagram, vous pouvez me retrouver sur A-T-O-Y-O-G-A, où je fais des petites vidéos pédagogiques sur... Mon travail, les massages, le yoga, mais aussi le rapport au corps en général, plein de choses assez diverses et variées. Et là, à la rentrée, je vais lancer un podcast qui va s'appeler Présence, l'art d'être humain, et où on va parler de plein de choses, de partager nos expériences avec des personnes que je serai amené aussi à inviter, experts dans leur domaine, mais aussi simplement des gens qui parlent de leur expérience par rapport à des choses très spécifiques, histoire de pouvoir aussi amener les gens soit à se reconnaître, soit aussi éventuellement à comprendre, en effet. prof d'altérité pour essayer de comprendre aussi des choses qui ne font pas partie de leur vie et essayer de se connecter un peu les uns aux autres malgré nos différences. Voilà,
- Speaker #1
c'est très louable et j'ai vraiment hâte de découvrir ça parce que je te connais et je sais que tu mets beaucoup de cœur à ça, donc j'aurais vraiment plaisir à les suivre. Donc écoute, merci, je suis très content d'avoir reçu. Merci beaucoup. Est-ce que pour terminer cet épisode, tu aurais une citation, quelque chose ? Même si c'est charmed, je sais que tu es hyper friand, puisque j'ai vu ta coque de téléphone. Et est-ce que tu as une phrase qui t'inspire, une sorte de petit gris-gris, de mantra, qui te permet des fois d'affronter des moments un peu compliqués ou qui sont pleins de sens ? Est-ce qu'il y a quelque chose ?
- Speaker #0
Alors j'ai pensé à un truc, c'est une petite histoire qui est très courte, mais qu'en yoga on nous a appris, mais qui apparemment est déclinée de plein de façons dans d'autres sphères, je pense bien-être ou rapport à soi ou autre. On a parlé de plein de choses, on a parlé de méthodologie, de trucs pendant cette interview ensemble et de choses à faire. Il y a juste un truc qui est important que j'aimerais rappeler. En fait, c'est une histoire qu'on nous raconte souvent quand on apprend à enseigner le yoga. C'est l'histoire entre un maître et un jeune yogi. Et le jeune yogi demande à son maître comment arriver à l'illumination rapidement. Par illumination, vous pouvez mettre tout ce que vous voulez, tous vos objectifs de vie, peu importe, vous dites que c'est l'illumination, cette histoire. Et du coup, il dit à son maître, si jamais je médite 6 heures par jour, il me faudrait combien de temps pour atteindre l'illumination ? Et son maître lui répond 10 ans. Alors il dit, ok, mais du coup, si vraiment à ce moment-là, je médite 12 heures par jour, comment ça se passera ? Là, il dit, c'est 20 ans de diable. Il dit, du coup, si vraiment je médite quasiment tout le temps, toute la journée, ça sera 30 ans. Et je ne comprends pas pourquoi. Quand je médite plus, j'arrive pas plus vite à l'illumination. Et du coup, son maître lui répond quelque chose, il lui dit que pendant que t'as un oeil sur ton objectif, t'as qu'un seul oeil sur le chemin. Et je trouve que c'est hyper important de se rappeler ça, c'est que c'est bien d'injecter des choses, d'essayer des méthodes, de faire du yoga, de faire du sport, des activités physiques, comme vous voulez les appeler. C'est ok parfois de sortir du cadre, et pour que les choses s'imprègnent dans votre vie, Je pense que c'est bien aussi parfois de se lâcher un peu la grappe. Donc, trouver cet équilibre. Prenez soin de vous, faites du sport, c'est important. Tout ce dont on a parlé pendant cette heure, je ne sais pas où le temps que ça nous a pris, c'est important d'y penser et d'essayer de... Voilà, mais ne pas non plus se foutre la pression. Un pied après l'autre, c'est OK parfois de déroger. Je suis prof de yoga et des fois, je ne vais pas au yoga dans la semaine parce que je n'ai pas envie. C'est OK. Voilà, c'est juste ça que je voulais dire.
- Speaker #1
Vous êtes train de vivre.
- Speaker #0
Oui, exactement.
- Speaker #1
Écoute, merci. C'était vraiment super. Trop bien, c'est trop bien. Je te souhaite en tout cas... Plein de bonnes choses pour cette aventure.
- Speaker #0
Merci à toi aussi.
- Speaker #1
A bientôt.