Speaker #0Bienvenue dans le podcast où le bien-être rime avec simplicité et authenticité. Je suis Claudia Lima, je suis réflexologue, et au fil des épisodes, je vous aide à mieux comprendre votre corps pour que vous puissiez mieux en prendre soin. Avec mes invités, vous découvrirez des méthodes d'accompagnement à la santé et au bien-être soigneusement sélectionnées pour leur approche éthique et sûre. Je partage aussi avec vous mes réflexions sur le mieux-être au quotidien, vous proposant ainsi des solutions, en respectant toujours votre unicité et sans jamais vous imposer d'injonction. Ici, pas de recette miracle, uniquement des conseils pratiques et des échanges inspirants pour vous aider à vous sentir en pleine forme, naturellement. Bonjour à toutes et à tous et bienvenue dans l'épisode 9 de votre podcast En pleine forme, naturellement Je suis tellement heureuse d'être derrière ce micro aujourd'hui et d'enfin... vous retrouver. Cet épisode n'était pas prévu à la base, mais il me semblait important de le faire avant de reprendre le rythme plus habituel du podcast, car vous l'avez sans doute remarqué, le dernier épisode a été mis en ligne il y a plus de cinq mois, et cette pause n'était pas du tout planifiée. D'ailleurs, au moment où je vous parle, il y a quatre épisodes qui sont en attente de montage, et pour certains, depuis plusieurs mois. Mais aujourd'hui... je voulais prendre le temps de vous expliquer un peu ce qui s'est passé dans ma vie ces derniers temps et surtout de partager avec vous quelques réflexions qui, je l'espère, pourront aussi vous être utiles par rapport à cette période. Si vous êtes ici, c'est peut-être parce que le titre de l'épisode vous a interpellé ou peut-être parce que vous attendiez avec impatience un nouvel épisode. Dans tous les cas, j'espère sincèrement que celui-ci vous apportera des clés ou ne serait-ce qu'un petit coup de pouce dans votre quotidien. Alors, la raison de cette pause involontaire et imprévue, c'est que ces derniers mois ont été particulièrement intenses pour moi. Depuis la rentrée de septembre, j'ai traversé des événements personnels difficiles. Si vous me suivez sur Instagram, vous avez peut-être vu que j'ai partagé certaines choses à ce sujet. Et puis comme souvent, ce genre de période s'accompagne d'un joli effet boule de neige. Il y a d'autres événements qui viennent s'ajouter. Pas forcément uniquement des choses difficiles, mais disons plutôt des choses... chahutante. Vous savez, c'est ce genre de période où on a l'impression que la vie s'acharne un peu, où on aurait presque envie de prendre des vacances de sa propre vie, si seulement c'était possible. C'est le genre de période où on a envie de dire à la vie ou à l'univers, appelez ça comme vous le souhaitez, est-ce que c'est bon maintenant ? Je peux souffler et avoir un petit peu de ciel bleu, s'il vous plaît ? Je pense que vous avez toutes et tous vécu au moins ça une fois dans votre vie et que vous comprenez très bien de quel sentiment je parle. Bref, mon objectif ici c'est pas de vous raconter les détails de ma vie ou de me plaindre parce que nous avons tous nos lots de problèmes et que, soyons honnêtes, les périodes difficiles font partie de la vie. Ce que je veux faire aujourd'hui, c'est partager avec vous quelques enseignements issus de cette période parce que je crois profondément que chaque moment compliqué ou difficile porte en lui ses enseignements. Et si je devais résumer tout ce que cette période m'a appris en une phrase, qui est aussi le titre de cet épisode... ce serait celle-ci. Soyez gentil ou gentille avec vous-même. Mais alors, comment je suis arrivée à cette conclusion et à cette fameuse phrase ? Pour vous donner un peu de contexte, début septembre, à mon retour de vacances, j'ai vécu un événement qui m'a profondément affectée sur le plan émotionnel et qui a également entraîné des répercussions sur ma santé physique. Je ne vais pas entrer dans les détails parce qu'au fond, ce n'est pas la nature de l'événement qui importe ici. Une situation difficile reste une situation difficile, peu importe son contexte. Et puis, comme je vous le disais, plein de choses se sont enchaînées. Le dernier trimestre de 2024 et même le début de 2025 ont été marqués par une série d'événements, certains plus intenses que d'autres, mais ils ont tous contribué à me bousculer d'une façon ou d'une autre. Ce que je veux partager avec vous aujourd'hui, ce sont certains mécanismes que j'ai observés en moi, des mécanismes que, je pense, beaucoup d'entre vous ont déjà vécu. ou peut-être même que vous êtes en train de le vivre en ce moment et dans lesquelles vous pourriez vous reconnaître. Donc, début septembre, je me retrouve avec un emploi du temps complètement chamboulé, ce qui a directement impacté la partie projet, création de contenu et administratif de mon activité professionnelle, dont le podcast fait partie. J'ai choisi de concentrer toute mon énergie professionnelle sur le fonctionnement du cabinet. Parce que dans le microcosme, si je peux utiliser ce terme, de ma vie professionnelle... ma priorité absolue reste le cabinet et les accompagnements individuels que j'y propose. Mon rôle de formatrice aussi. Donc c'est bien évidemment sur ces deux points que j'ai dirigé la très grande majorité de mon énergie sur cette période. Ce qui m'a obligée à revoir mon rythme sur le reste et à mettre de côté certaines choses. Et pour être honnête, ça n'a pas été facile pour moi. En tant que personne qui aime l'ordre, et qui, il faut le dire, a tendance à l'hyper contrôle et au perfectionnisme, même si j'ai beaucoup travaillé et progressé sur ces deux points, avancer dans le chaos et devoir renoncer à ce que j'avais soigneusement planifié, ça reste un véritable défi. Cela dit, cette période a eu le mérite de me montrer que j'ai encore une marge de progression sur ce sujet-là. Mais la réalité, c'était que soit je priorisais et j'acceptais, de mettre certaines choses de côté, de faire moins bien entre guillemets que d'habitude, soit je fonçais droit dans le mur. Parce que dans tous les cas, je n'avais simplement pas assez d'énergie ni de disponibilité mentale pour tout faire. Pourquoi je vous raconte tout ça ? Parce que je pense que lorsqu'on traverse des situations difficiles, on se retrouve souvent avec un niveau d'énergie et de disponibilité qu'ils soient physiques, mentales, émotionnelles, sociales, beaucoup plus faibles que d'habitude, et selon moi, pour deux grandes raisons. La première, c'est que traverser un événement ou une période difficile, ça demande énormément de ressources. Ça commence par des ressources émotionnelles, parce qu'il faut faire face à ce que l'on ressent, et déjà ça, c'est beaucoup. Ensuite, selon les circonstances, ça peut aussi... représenter une charge mentale importante. Et comme dans la situation que j'ai vécue, ça peut même nécessiter une disponibilité physique accrue. Et à côté de tout ça, la vie continue, le quotidien est toujours là avec ses obligations, ses imprévus, et on fait de notre mieux pour jongler avec tout ça. La deuxième, c'est lorsqu'on est affecté émotionnellement, mentalement, physiquement, notre capacité à recharger nos batteries elle diminue, voire même elle diminue considérablement. Ce sont des moments où nos routines habituelles pour se ressourcer, souvent elles ne suffisent pas. Si tant est qu'on a encore la possibilité de les maintenir, parce que dans certains cas, on n'a même pas cette possibilité-là. Donc on se retrouve à avoir du mal à retrouver un équilibre et un niveau d'énergie satisfaisant, même en essayant de faire ce qui, d'ordinaire, nous aide à nous sentir mieux. Aussi parce que ce sont des périodes où on peut avoir des troubles du sommeil ou un manque d'appétit, ce qui peut bien évidemment directement affecter notre niveau d'énergie. Si je résume, on dépense énormément d'énergie pour gérer la situation tout en ayant une capacité réduite à recharger nos batteries. Finalement, ce sont des périodes où notre jauge d'énergie est fortement diminuée. Et pourtant... il faudrait continuer à tout bien faire comme d'habitude. Vous voyez bien que, humainement parlant, les calculs ne sont pas bons. Dans ces moments-là, c'est tout à fait normal et légitime que votre faire de son mieux ne représente, selon les jours, que 10, 20, voire même 1% de votre mieux. habituel, moyen, sur le reste de l'année. Parce que oui, rappelons-le, notre mieux varie en fonction des jours, dans tous les cas, car il va dépendre de notre niveau d'énergie, de notre état émotionnel et de bien d'autres facteurs. Au début, ce que je suis en train de vous dire, c'est quelque chose que j'avais accepté. Je me suis dit, ok, là tu ne peux pas tout gérer, il y a des choses que tu vas devoir mettre de côté, les reporter à plus tard, etc. Ces choses restaient importantes, j'avais cruellement envie d'avancer dessus. Mais ce n'était plus la priorité à ce moment-là. Et puis, petit à petit, la frustration, l'anxiété et la culpabilité ont commencé à s'installer. Je me suis rendu compte que j'avais deux dialogues intérieurs qui s'affrontaient. Vous savez, un peu comme le petit ange et le petit démon sur chaque épaule. Parfois, je me disais, ok, t'as besoin de temps pour toi, pour te reposer, te ressourcer. Tu ne peux pas attendre de toi d'être aussi performante que d'habitude en ce moment, etc. Ça, c'était la partie raisonnable, le petit ange qui tenait des propos rassurants et bienveillants. Et à d'autres moments, la culpabilité et la frustration prenaient le dessus. Et là, c'était une autre histoire. Je me parlais d'une façon que je n'oserais jamais employer avec un autre être humain sur cette terre, vraiment. Je pensais à tout ce que j'avais laissé en suspens. Je me focalisais sur ce que je n'avais pas fait, à tel point que je me disais à moi-même que j'étais franchement nulle et qu'il fallait que je me secoue pour rester polie et que de chouiner, ça n'allait pas faire avancer les choses, même si, très objectivement, ce n'était pas du tout ce que je faisais. Bref, je pense que vous imaginez très bien ce petit démon en action. Déjà, bon, c'est pas très sympa de se parler comme ça et ça n'arrange absolument rien. Et en plus, ce véritable yo-yo émotionnel entre bienveillance d'un côté et autocritique acerbe de l'autre, c'est un conflit interne qui est tout simplement épuisant. Et puis, à un moment donné, je me suis posé une question qui, je pense, est essentielle. Et c'est vraiment ce que je veux partager avec vous aujourd'hui. Est-ce que j'aurais parlé de cette façon à une amie qui vivrait une situation difficile ? Bien évidemment que non. Et je pense que vous non plus. Quand une personne nous dit qu'elle traverse une période difficile, qu'elle est triste, qu'elle est fatiguée ou qu'elle se sent dépassée, la première chose qu'on lui dirait, ce serait pas Allez, un peu de sérieux, ça suffit les ouin-ouin, ressaisis-toi. T'as vu tout ce que t'as à faire là ? Franchement, t'es vraiment nulle de pas gérer. Je parie que votre réaction serait plutôt de réconforter et d'encourager cette personne avec des phrases comme C'est normal de te sentir comme ça, tu traverses une période difficile. Tu fais de ton mieux et c'est déjà beaucoup. Tu fais tellement de choses, pense aussi à te reposer et à prendre soin de toi. Ne sois pas aussi dur envers toi-même, tu fais tout ce que tu peux. Alors, la grande question c'est, pourquoi est-ce que notre propre dialogue intérieur lorsque nous faisons face à des difficultés, n'est pas de la même couleur. Alors oui, souvent c'est lié à notre éducation, à nos croyances, etc. Mais le résultat, c'est qu'on a tendance à être beaucoup plus bienveillant avec les autres qu'avec nous-mêmes, et je m'inclus totalement dans le lot. Pourtant, quoi qu'il arrive, la personne avec qui vous vous réveillerez tous les matins de votre vie, c'est vous-même. La personne avec qui vous passez le plus de temps à dialoguer, même si c'est intérieurement, c'est vous-même. Donc, certes, on mérite d'être traité avec respect et bienveillance par les autres, et bien sûr, on a besoin du réconfort que les autres peuvent nous offrir, mais avant tout, on mérite et on a besoin de cette bienveillance de soi à soi. C'est pour ça que cette phrase m'a tant inspirée. Soyez gentil ou gentille avec vous-même, d'autant plus dans les moments difficiles comme on le serait avec nos amis. J'ai conscience que je peux sembler enfoncer des portes ouvertes et que cette phrase peut paraître un peu naïve et presque trop simple tellement elle semble évidente. Mais je sais aussi que pour beaucoup d'entre nous, c'est un vrai point de douleur cette histoire ça me rappelle une discussion que j'ai eu avec Nathalie Cour qui est une coach avec qui j'ai eu l'occasion d'animer des conférences et que j'inviterai volontiers sur ce podcast Nathalie si tu passes par là un jour on discutait et elle m'a dit quelque chose qui m'a marqué, elle m'a dit parfois dans la vie on a besoin de se faire comme ça, alors bien sûr vous ne voyez pas ce que je fais puisque c'est un podcast mais elle parlait du fait de poser une main sur son épaule ou bien de se caresser doucement l'épaule comme on le ferait pour réconforter et soutenir un ami. Et c'est exactement ça. C'est important aussi de se poser la main sur sa propre épaule, de se parler et de se traiter avec douceur comme on le ferait avec quelqu'un qu'on aime. Alors voilà ce que je retiens de tout ça. Accordez-vous le droit de ralentir quand c'est nécessaire. Ralentir, ça ne veut pas dire ne rien faire. Pour moi, c'est essentiel de rester en mouvement, bien évidemment. Mais ralentir, c'est accepter d'adapter son rythme et d'écouter ses besoins. Et ce n'est pas parce qu'on ralentit que le monde s'arrête de tourner. La vie, ce n'est pas une course. Je dirais plutôt que c'est une danse. Une danse où parfois, on marque une pause, d'autres fois, on se laisse emporter par le rythme. Mais quoi qu'il arrive, on reste en mouvement. Et pour finir, je ne sais pas qui a besoin d'entendre ça aujourd'hui, mais vous faites de votre mieux, et c'est déjà beaucoup. Maintenant, je vous pose la question. Est-ce que vous faites preuve de la même bienveillance, de la même empathie, compréhension envers vous-même que vous en avez envers vos proches ? Ou bien, est-ce que vous êtes plutôt exigeant, dur avec vous-même et dans cette spirale de pression, un peu comme ce petit diablotin qui nous susurre des choses pas très sympas sur notre épaule ? Venez me le dire en m'envoyant un petit DM sur Instagram, madame-reflexologie, ou bien laissez un commentaire sur Spotify si vous préférez. Encore merci de m'avoir écoutée et on se retrouve très bientôt pour un nouvel épisode. Prenez soin de vous. Merci d'avoir écouté en pleine forme, naturellement, jusqu'à la fin. Pour ne rater aucun épisode, pensez à vous abonner. Et si vous souhaitez soutenir mon travail, je vous invite à mettre 5 étoiles sur votre plateforme d'écoute préférée et à laisser un avis sur Apple Podcast. Vos retours sont précieux pour continuer à vous offrir du contenu qui vous inspire. et à accueillir de nouveaux invités. Encore merci pour votre soutien et à très bientôt pour un nouvel épisode.