Speaker #0Bienvenue dans Enquête d'Endurance, le journal d'un sportif amateur en quête de profondeur, d'effort et de longue distance. Ici, je vous partage ma progression, mes doutes, mes réussites et tout ce que l'endurance m'apprend sur le corps, le mental et la discipline. Chaque semaine, je documente mon chemin, pas à pas, pour devenir un athlète plus complet et un humain plus solide. Bienvenue dans cette quête. Tout d'abord, belle et heureuse année 2026 à toutes et tous. J'espère que celle-ci va être nourrie de beaux exploits sportifs de votre côté, sans blessure si possible. Et puis, si ce n'est pas programmé à l'instant d'aujourd'hui, peut-être que comme moi l'année passée, vous trouverez ce qui vous fera vibrer en cours d'année. En tout cas, je vous le souhaite grandement, et de vous épanouir à travers le sport, et pourquoi pas, à travers le sport d'endurance. Sans plus tarder, passons... à ce nouvel épisode. Pendant longtemps, j'ai associé l'endurance à un effort solitaire. Et honnêtement, ça m'allait parfaitement bien, parce que je cherchais un sport où je dépendais que de moi, où je pouvais avancer à mon rythme sans rendre de compte à personne. Et j'ai longtemps cru que dans ce chemin-là, il fallait y arriver seul. Parce que demander de l'aide, c'était soit presque un aveu de faiblesse, ça veut dire que je n'étais pas capable d'arriver à ce que je souhaitais. sans être accompagné, ou à contrario, que se faire accompagner, c'était réservé à une élite, à des pros, à des amateurs qui étaient bien plus forts que moi, et du coup moi je me situais un petit peu dans un entre-deux, un entre-deux qui enfilait ses baskets juste pour aller courir, qui montait sur son entraîneur ou son vélo juste pour aller rouler, et donc je ne nécessitais pas d'avoir un entraîneur spécifique. Je pense qu'il y avait aussi un vrai syndrome de l'imposteur derrière ça, parce que je faisais du sport dans mon coin, mais j'avais un peu peur d'être jugé, peur de ne pas être à la hauteur, peur d'arriver dans un club ou face à un coach, et qu'on me dise implicitement ou non que je n'avais pas le niveau. Et puis, en plus de ça, je n'avais pas d'objectif très clair à ce moment-là, donc je me disais, à quoi bon me faire accompagner, à quoi bon demander de l'aide, parce que derrière, je n'ai pas de but. Dans ma tête, la logique était simple. Si j'étais motivé, si je m'entraînais dur, si je lisais en plus de ça les bons articles, que je suivais les bons programmes sur Garmin, sur Zwift, de toute façon j'allais forcément progresser. Et puis pendant un temps, cette méthode-là, elle a parfaitement marché. Mais avec l'enculé après tout ça, plus d'un an après, j'ai compris une chose. Certes la motivation, elle te fait commencer. Mais quoi qu'il arrive, l'accompagnement, il te fait durer. Ça te challenge. Surtout, il va te faire progresser de manière plus juste et plus saine. Et derrière, en tout cas c'est mon cas, ça me permet d'être plus aligné avec ce que je veux vraiment. Dans cet épisode, j'ai envie de te parler de ce qui a probablement le plus changé ma pratique sportive. Donc le fait... d'avoir un coach, le fait de rejoindre des clubs, le rôle fondamental de mon entourage dans ma pratique sportive, et puis un petit bonus, l'utilisation de l'intelligence artificielle et tous les modèles LLM dans tout ça. Et le tout pas mixé comme une recette miracle, c'est pas une solution magique, mais plutôt comme un levier de progression et comme un facteur clé de longévité dans le sport, et notamment dans le sport d'endurance. Avant d'être accompagné, je faisais déjà beaucoup de sport. C'est d'ailleurs des éléments que je décris dans les épisodes 1 et 4 du podcast qui abordent le fait que je suis passé de zéro sport à beaucoup, notamment de l'endurance, de zéro à 15-20 heures aujourd'hui par semaine. Et l'épisode dédié au fait de se lancer dans le triathlon. Je vous invite à écouter ces épisodes si ce n'est pas déjà fait. et d'ailleurs à vous abonner sur le podcast afin de ne pas louper les prochains épisodes. Et puis en plus de ça, si le cœur vous en dit, d'ajouter une petite note 5 étoiles parce que ça booste vraiment au niveau de l'algorithme, notamment pour faire découvrir ce podcast à des passionnés d'endurance. Donc je m'entraînais régulièrement, je suivais des plans. Je faisais en apparence ce qu'il fallait, parce que j'avais mon plan Garmin pour la course à pied que je suivais de manière très assidue, des plans Zwift. pour le vélo. Honnêtement, tout ça, c'est pas des mauvais plans, parce que ça m'a énormément apporté au début, ça m'a structuré. Mais en réalité, je bricolais. Je bricolais parce que déjà, je mixais deux programmes ensemble. J'avais un programme pour la course à pied, un programme pour le vélo, donc ça faisait des séances qui n'étaient pas optimisées en bi quotidien. Et c'est un entraînement croisé forcé, mais pas un entraînement croisé intelligent. Je cumulais les séances, j'en faisais parfois trop, sans doute parfois pas assez. Alors j'ai progressé, mais je ne comprenais pas vraiment pourquoi. En gros, je voyais les chronos. qui descendait, la puissance qui augmentait, mais c'était un petit peu au bon bonheur la chance. Je vois aujourd'hui, dans mon entraînement, je vois vraiment une progressivité dans l'amélioration de mon niveau, et je comprends pourquoi ça s'améliore. A l'époque, bon bah, ça s'améliorait, parfois ça stagnait, mais en tout cas, je sentais pas que j'avais une prise là-dessus. Donc je suivais assez naïvement ce qu'on me demandait de faire, comprenais les termes, je comprenais la théorie, c'est des choses qui m'intéressaient. Mais je n'avais aucun échange sur l'impact réel de telle ou telle séance. Parce que Zwift, Garmin, c'est des coachs, enfin du moins, c'est des programmes virtuels, ils te disent quoi faire, mais ils ne savent pas vraiment comment tu te sens. Enfin, ils ne savent pas comment tu te sens. À la limite, ta Garmin, elle peut ajuster le programme en fonction de ta nuit, etc. Mais mis à part ce qui a pu se passer dans ta journée par rapport à la fatigue ou ça va adapter ta séance, Ça ne va pas modifier ton plan en fonction d'une séance qui se passe mal, qu'il faudrait reprogrammer, etc. C'est un programme d'entraînement légèrement adaptable, mais ça reste du virtuel. Ces applications-là, elles ne voient pas les signaux faibles, elles ne voient pas une fatigue mentale, elles ne voient pas ce que ton corps accumule semaine après semaine. Puis c'est très linéaire, dans le sens où c'est adapté au plus grand nombre, mais ça... peut ne pas être adapté à tel ou tel athlète. Et puis, je portais tout seul les décisions, les doutes, la planif des séances, sur le mix course à pied, vélo, renfaut, ma gestion de fatigue, il n'y avait personne pour me dire, attention Romain, t'en fais trop, là au contraire, tu pourrais pousser un peu plus, souvent c'était plus à mon avis t'en fais trop que t'en fais pas assez, il n'y avait personne qui était là pour me dire. Mais c'est normal que tu n'aies pas passé cette séance, ce n'est pas un manque de motivation, là tu es juste fatigué, tu en as juste trop fait, tu as mis trop d'intensité sur les dernières séances. Et c'est exactement là que j'ai commencé à toucher une limite. Alors je m'en suis rendu compte assez concrètement sur certaines séances Zwift, parce que pendant longtemps je validais tout, même parfois dans la douleur. Séance après séance, j'arrivais à passer mes séances. Et puis un jour, je n'arrive pas à en passer une. psychologiquement c'est difficile. On a l'impression de taper d'un coup le plafond de verre. Ce qui est faux bien entendu, mais sur le coup c'est compliqué. La séance était trop dure, j'avais pas l'énergie, j'y arrivais pas. Mentalement ça fait mal parce que quand tu débutes tu construis ta confiance uniquement sur je valide. Si j'ai validé c'est bon, je passe au niveau supérieur. Si je ne valide pas c'est l'échec. Alors quand tu valides pas, tu te dis, ça y est, je ne progresserai plus. Alors c'est complètement stupide quand on entend ça. Et même moi quand je me le dis, je me dis, c'est bête de penser comme ça. Sauf qu'au moment de l'échec, on se dit, c'est bon, j'ai pas réussi, à quoi bon continuer ? C'est vraiment ce que j'ai ressenti. Bon, cette séance-là, je la repasse deux jours plus tard, je la réussis. Et là, je suis rassuré. Il dit ok c'est bon C'était juste un petit moment, un petit coup de pompe. Mais une autre fois, je n'y suis pas arrivé. Mais après une deuxième tentative. Là, quand tu es tout seul, il n'y a personne qui va te dire mais c'est normal. Vu la charge que tu as accumulée, c'est logique. Et puis, tu peux avoir un profil de séance qui va être plus difficile par rapport à ton profil à toi. Parce que tu n'es pas sprinter, tu es plutôt grimpeur. Donc, tu ne vas pas réussir à mettre telle intensité. Musculairement, tu n'es pas construit à ce niveau-là. Du moins à ce moment-là, tu n'es pas construit pour passer cette séance. Il faudrait que tu améliores ça, ça, ça pour la passer. Là, quand tu es juste devant la plateforme et que tu descends de ton home trainer et que tu n'as pas réussi à passer, tu te dis, deuxième fois que je la passe, deuxième fois que je la fais, deuxième fois que je la loupe. Donc quand tu es tout seul, tu doutes, tu remets tout en question. Tu te dis que peut-être que tu n'es pas fait pour ça. Je me souviens de la journée de merde que j'ai passée après ça mentalement. Et c'est exactement comme ça qu'il y a énormément de sportifs amateurs qui se perdent. Et ce n'est pas un ressenti personnel, ça, parce que j'en ai déjà échangé avec d'autres athlètes. Et il y a aussi un phénomène assez global, c'est qu'il y a 60% des sportifs amateurs qui arrêtent ou réduisent fortement leur pratique dans les 12 à 18 derniers mois après l'avoir démarré. Et pas par manque de motivation, mais souvent c'est dû soit à des blessures, soit de la fatigue, soit du découragement. Et typiquement, le fait de ne pas réussir à passer certaines séances, le fait de rentrer dans du doute, on peut rentrer dans une fatigue, un mental, et dans un découragement physique. Et ces personnes-là, c'est pas parce qu'elles veulent pas, mais souvent c'est parce qu'elles sont seules face à tout ça. Moi, à ce moment-là, j'étais exactement dans cette situation. J'étais motivé, j'étais assidu, mais en fait, j'étais seul. face aux limites que j'avais. C'est normal, quand on débute, on a besoin d'un cadre, on a besoin aussi d'avoir des mentors, des personnes, et puis ça c'est le cas dans n'importe quel secteur de la vie, que ce soit artistiquement, que ce soit professionnellement, on a besoin de mentors, de personnes qui ont vécu les choses et qui vont nous rassurer, ou à l'inverse aussi parfois nous challenger et remettre un petit peu en question les méthodes qu'on a pu avoir. Mais quand on est seul, C'est là que ça se complique. Donc à un moment donné, je me suis dit, il faut que je me fasse accompagner. Alors le premier accompagnement que j'ai eu, c'était pas en endurance, c'était du renforcement musculaire. Alors la base, c'était mon épouse qui s'est dit, je vais me faire accompagner sur le renfort, et je me suis dit que c'était pas une mauvaise idée de le faire également. De toute façon, on m'avait déjà dit, et c'est un très bon pote à moi qui fait du trail, qui dit souvent... soit tu fais du renforcement, soit c'est le renfort qui viendra à toi. Comprendre soit tu te renforces, soit tu te blesses. Je savais que le mélange endurance plus renforcement, il pouvait être que bénéfique. Je commence avec un coach de renfort, plutôt orienté au du corps, parce que j'avais envie de me développer physiquement. Donc gainage, abdos, tout ce qui est développé couché, etc. Puis avec un peu de bas du corps quand même par rapport à ma pratique sportive. Et déjà il se passe... Un premier truc, c'est que j'échange avec quelqu'un qui connaît le sport. Donc on parle entraînement, on parle fatigue, on parle nutrition, récupération. Donc humainement, ça m'apporte beaucoup et ça m'encourage encore plus à creuser. Sportivement, ça m'apporte également parce qu'en renforcement, on peut très vite se blesser si on fait n'importe quoi. Donc à ce moment-là, je sors d'un schéma où j'allais à la salle, où je faisais un peu mon truc dans mon coin, comme mon endurance en gros. Je progresse pendant quelques semaines. Puis je me fais une home gym à la maison, je continue seul, j'avais vraiment ce mindset à l'époque de je veux vivre mon expérience solo dans mon coin, mais j'avais besoin en fait de quelqu'un qui me dise faut que tu fasses ça, ça, ça. Pas uniquement suivre un programme ou demander à ChatGPT ou autre. C'était le tout début de ChatGPT à l'époque en plus, peut-être pas aussi performant que maintenant. Avec le temps et assez rapidement au final, je me rends compte d'un truc assez clair, c'est que le renforcement, ce n'est pas ce qui me fait vibrer le plus. En même temps, moi, mon amour dans le sport, c'est l'endurance. Le renforcement est un moyen d'arriver à mes fins en endurance, mais ce n'est clairement pas le focus. Donc résultat, dès qu'il y avait une séance à faire sauter dans la semaine faute de temps, ce n'était jamais l'endurance, c'était le renfort. Donc six mois plus tard, début 2025, je me dis, je vais me reprendre un coach, quelqu'un qui va qui vient à la maison dans la home gym, donc justement on travaille sur notre matériel. Puis là, au-delà du renforcement, il m'apporte énormément de choses sur la nutrition, la récup, le sommeil, parce qu'au niveau nutrition, je me sous-alimentais par rapport aux dépenses énergétiques que j'avais. Donc à un moment donné, les séances que je ne passais pas, je me suis rendu compte que si je ne les passais pas, c'est peut-être aussi parce que je ne mangeais peut-être pas assez de glucides pendant les séances. que derrière en récupération, si je me fais un plat trop l'edge le soir alors que l'après-midi j'ai forcé, forcément ça va commencer. Ça c'est des choses, quand on se lance dans le sport, on n'a pas forcément conscience de tout ce qui va aller autour. Et du coup, c'est là où on comprend le truc que l'accompagnement sportif, c'est pas juste le sport, c'est tout ce qu'il y a autour. Et parfois, si tu progresses plus, c'est pas parce que tu t'entraînes pas assez, souvent d'ailleurs. c'est que tu t'entraînes trop, mais c'est parce que tu manges mal, alors pas mal dans le sens aller bouffer au McDo ou boire des litres de coca, c'est plutôt tu manges... assez de glucides, pas assez de protéines. Souvent, c'est ça, on se sous-nourrit. Il y a énormément de sportifs qui, si on fait le bilan, et moi, j'ai pesé mes aliments pendant une année, en gros, sur 2025. Là, j'ai arrêté de le faire parce que maintenant, j'ai une bonne vision de ce que je mange. Donc, je sais si j'ai mangé assez ou pas assez. Je ne suis pas au kilo-calorie près. Mais à l'époque, quand j'ai commencé à peser ce que je mangeais... J'étais à des années-lumière de ce que je devais prendre en macronutriments par rapport à ce que je dépensais. Je pense que j'ai augmenté au moins de 2000 kcal mes apports journaliers. Donc je ne pouvais pas progresser à un moment donné, et là pour le coup il y a un vrai plafond de verre. Et puis au-delà de la nutrition, ça peut être aussi les personnes qui ne dorment pas bien, alors ça, ça n'a jamais été trop mon problème, ou qui récupèrent mal. Ça, ça a été pas mal de fois mon problème pour le coup. Si tu enchaînes la séance intense le jour 1, notamment en termes d'entraînement croisé, tu fais un gros fractionné vélo. Et puis le lendemain, tu fais un fractionné course à pied. Forcément, le fractionné course à pied, il va piquer un peu. Donc, une intelligence de programmation que je n'avais pas non plus. Et puis arrive le déclic triathlon que je raconte en détail dans l'épisode se lancer dans le triathlon. Je vais à la piscine, je fais ma première séance seule et puis là, claque immédiate, j'ai pas le niveau, j'ai pas la technique, j'ai aucun regard extérieur. En fait, qu'on se le dise, le vélo ou la course à pied, c'est pas des sports techniques. Alors bien sûr, il y a une technique de course à pied, on peut améliorer sa foulée, son économie de course, etc. A vélo, forcément, il y a la technique de pédalage, comment je maximise ma puissance, comment je pédale en cadence, etc. Mais la natation, on est vraiment sur un sport technique. Et là, si on ne se fait pas accompagner, j'ai envie de dire, en tout cas pour moi, c'est mort. Donc là, je me dis, je ne peux pas le faire seul. Donc quand je commence à travailler avec mon coach de triathlon, là, tout change. Pas du jour au lendemain, mais pas loin quand même, parce que tout change vraiment profondément. On commence par faire des tests, on repart de mes bases, on regarde où j'en suis réellement. On échange beaucoup. Au début, c'est énormément d'échanges. sur ce que je souhaite, quels objectifs je souhaite atteindre, quelles pratiques je souhaite avoir en termes de volume. Et puis on freine aussi un peu ce que je faisais avant, parce que je faisais justement beaucoup de volume, et ce volume-là on le réduit un peu. En fait on le reconstruit progressivement avec des cycles de développement spécifiques, des cycles de natation, course à pied, vélo. je découvre une autre manière de m'entraîner qui est plus intelligente, qui est plus ciblée à ce dont j'ai besoin pour réussir mes objectifs. Et surtout, je comprends que le coach, il n'est pas là juste comme un programme virtuel, sur Noleo, il m'envoie les séances, et puis je suis bêtement. Un coach, en fait, c'est quelqu'un qui observe, qui vient regarder ma foulée, qui vient... me corriger mon pédalage qui va me permettre de m'améliorer en natation par des explications, par une pédagogie qui va m'ajuster en fait tout ça, qui va temporiser, co-construire l'entraînement c'est important, c'est ce qu'on a fait il y a quelques jours avec mon coach, on a co-construit le début d'année 2026 par rapport aux objectifs de juin prochain Et puis un coach, c'est quelqu'un qui te protège de toi-même. Parce que souvent, on est dur avec soi-même. Dur sur ce qu'on s'inflige comme séance, mais dur aussi sur le regard qu'on porte parfois sur nos performances. On a toujours envie de faire mieux, et parfois on va dévaloriser des choses dont on aurait été incapable il y a quelques mois. Parce qu'on passe les paliers, et puis on ne se satisfait plus parfois de... petite victoire, donc c'est aussi quelqu'un qui va parfois nous dire non, c'est bien ce que tu fais t'es sur la bonne voie, ne minimise pas ça et c'est vrai que nous les amateurs motivés on a tendance à vouloir en faire toujours plus à regarder Strava nous comparer, accélérer quand il faut pas on a du mal avec l'endurance fondamentale le coach lui il est capable de me dire cette séance là ça devait être en EF ça m'est arrivé une fois, mais dis attends j'ai regardé un peu le 10 km que t'as fait là C'était censé être une séance facile. Là, je vois que t'étais plutôt à une séance seuil. Et en clair, c'est un peu un message du style, là tu marques un but contre ton camp parce que demain t'as infractionné. fractionner vélo et du coup bah tu viens abîmer ton moteur du moins tu viens amener de la fatigue là où fallait pas en amener sinon il m'a aussi dit bah mois de décembre les trois dernières semaines on coupe coupure alors début je lui dis waouh comment ça coupure moi j'aime trop le sport j'ai pas envie d'arrêter le sport là j'en sors de cette coupure Et c'est vrai que quand il m'a parlé de trois semaines de coupure, moi, ça m'a fait flipper. Je me suis clairement dit, je ne vais pas y arriver. Puis en fait, je l'ai bien vécu. Alors, j'ai continué à faire du sport, mais j'avais un volume qui était avant la coupure à presque 20 heures semaine, que j'ai réduit aux alentours des 8-10 heures. Mais surtout, en fait, là, on pourrait se dire, attends, tu n'as pas coupé, tu as fait 8-10 heures de sport par semaine. Sauf qu'en fait, je n'ai fait que des séances plaisir. J'ai fait des séances sans intensité, ou du moins sans intensité structurée. Je n'avais pas une séance de fractionnée ou autre. On est tout début janvier, ça fait 4 semaines que je n'ai pas fait un fractionné course à pied, idem sur le vélo. Alors forcément quand on va rouler avec les copains du club, parfois on se tire un peu la bourre, il y a quelques... accélérations qui partent, mais quelques relais passés à haute puissance. Mais dans l'idée, voilà, pas de séance très intense, beaucoup de séances pour se faire plaisir. Et je me suis rendu compte que mentalement, ça m'a ramené une fraîcheur. Alors, je n'ai pas été à la piscine aussi pendant trois semaines. En tout cas, pendant ces trois semaines, j'ai fait du sport sans objectif, sans regarder ma programmation, juste à me lever le matin et me dire aujourd'hui, est-ce que j'ai envie de faire une séance ou pas ? parfois il y a des jours où je me disais ouais non j'ai pas envie de faire du sport puis parfois il y a des jours où je me dis j'ai trop envie de prendre le vélo donc vraiment trois semaines à faire du sport en fait sans penser à l'objectif final juste à la base de ce qu'est le sport, juste une manière de se défouler En tout cas, cette période, ça m'a permis de dédramatiser aussi complètement les fêtes, la nourriture, etc. Ça m'a permis de lever le pied. Et là, aujourd'hui, justement, je tourne cet épisode, on est lundi 5 janvier, le nouveau cycle commence. Et toute cette période de fin de cycle, mois de décembre, coupure, reprise, elle n'aurait jamais existé si je n'avais pas eu de coach. Donc concrètement, être accompagné, ça a changé énormément de choses chez moi. La première, c'est la structure. Chaque semaine, elle a un sens. Chaque séance, elle a un objectif. Je sais ce que je vais faire la semaine prochaine, je sais pourquoi je le fais. En fait, je ne fais plus du sport, je m'entraîne. Ça me permet aussi de me préparer mentalement. Je sais qu'il y aura des séances faciles, des séances plus dures. Il y aura des semaines de charge, des semaines de décharge. En fait, je me projette. plus non plus trop loin, je me dis qu'est-ce que j'ai cette semaine au menu. Avant avec les programmes Zwift, je voyais la séance de la semaine 12, j'étais en semaine 2, autant dire qu'elle me faisait flipper, je me dis mais jamais j'arriverai à passer ça. Là aujourd'hui, je ne sais pas ce que je vais faire dans deux mois. Alors on a des programmations macro, mais je ne sais pas quelle séance je vais passer. Je fais par contre ce que je vais faire la semaine prochaine, et du coup ça me permet de m'ajuster, de programmer, de savoir sur quel... travail je vais axer etc la deuxième chose c'est la progressivité en fait les charges elles augmentent au bon moment les récupérations elles sont intégrées il ya des semaines pour pousser et des semaines qui permettent de lever le pied en fait c'est pas de progression spectaculaire on doute pas le volume en une semaine il est perf mais par contre quand je prends le recul sur plusieurs mois je me dis honnêtement waouh le palier qui a été passé sur les trois sports Clairement, si je prends les six derniers mois, je me dis typiquement l'étape du Tour Femmes en vélo, je la refais aujourd'hui. Du coup, j'ai gappé physiquement, j'ai gappé en termes de niveau de vélo, mais j'ai aussi gappé en termes de placement, stratégie, manière de penser. Je ne serai pas la même personne, le même athlète sur cette course-là. En natation, il y a six mois, je ne savais pas nager, donc au moins c'est réglé. Alors, je suis pas Léon Marchand, hein. Je fais mes 100 mètres en 2,05. Parfois, je passe sous les 2 minutes. Je ne suis pas un très bon nageur, mais en tout cas, je sais faire des séances de 2500, même un peu plus, mètres. Pour ce qui est de la course à pied, c'est simple. Mon EF, avant, c'était du 5,30. Aujourd'hui, je pense que j'ai un EF qui commence à 4,45. grâce à tous les fractionnés, j'arrive à passer des allures que je n'aurais jamais imaginé passer il y a six mois. Quand je refais des tests et que je vois ma VMA augmenter, quand je vois ma FTP à vélo progresser, mes allures qui progressent en course à pied, là, tu te dis, le travail, il paye. C'est structuré et il y a une récompense derrière. Troisième point essentiel, c'est la... co-construction des objectifs, parce qu'un coach c'est pas quelqu'un qui dit toujours oui. Parfois c'est quelqu'un qui dit non. Je me souviens très bien de la planif de la saison 2026, j'ai placé deux gros objectifs rapprochés, l'Ironman 73, des sables début juillet, puis l'étape du tour 15 jours plus tard. Puis à un moment donné, je me dis, tiens, est-ce que je m'alignerais pas sur le marathon de Paris en avril ? Moi je me dis, avril, derrière juillet, il y a de l'espace. Mon coach me dit non, pas cette année. Il me dit parce que c'est pas que t'en es pas capable, mais en fait ça va faire trop. Trop de charges, trop de fatigue, trop de fronts ouverts en même temps. On peut pas avoir 50 pics dans l'année. Et puis en plus des objectifs principaux, il va falloir placer des objectifs secondaires qui vont servir à la préparation. Donc au fil du temps j'ai placé des cyclos comme la GF Montventoux, la Babybel, des triathlons. Alors pour moi j'ai pris le triathlon El Danger mais je vais sans doute faire... un S ou un M. Et puis en plus, cette saison, je vais être aligné sur des courses FFC en vélo. Donc, enfin, on va pas être sur tous les fronts, mais quand on est tout seul, en fait, on a du mal à se le dire. On peut se dire, ah ouais, j'ai envie de faire plein de choses qui me plaisent. Mais je suis jeune, j'ai 32 ans, j'ai le temps de le faire le marathon de Paris. Mais là, si je fais trop d'objectifs en même temps, clairement, le seul résultat attendu... C'est soit la blessure, soit la déception de se dire que j'aurais pu faire mieux, mais j'ai fait plein de choses où je suis moyen satisfait. Alors ok, je suis finisheur, et encore je ne serais même pas sûr, mais dans l'idée, si on fait les choses sérieusement, il ne faut pas ouvrir trop d'objectifs. Puis justement, le dernier point à mon sens, c'est la prévention des blessures. Il y a des études qui montrent d'ailleurs qu'un sportif accompagné réduit son risque de blessure de 30 à 50% par rapport à un sportif qui s'entraîne seul et sans structure. Alors dans mon cas ça se vérifie concrètement, parce que ça fait maintenant plusieurs mois hors coupure que je m'entraîne entre 15 et 20 heures par semaine, je me suis pas blessé une fois. Alors ça veut pas dire que ça va jamais arriver, parce que la blessure elle est sournoise, ça peut arriver même quand tout est bien fait. Mais aujourd'hui je sais écouter mon corps, ce que je savais peut-être pas faire il y a quelques mois. Quand une douleur elle apparaît, je m'adapte. Je change de sport, j'enlève une séance, je force pas, j'arrête même une séance en plein milieu. Je préfère largement sauter une séance aujourd'hui que d'être arrêté deux ou trois semaines. Et puis le coach il dédramatise en fait. Si la séance elle se passe pas bien, il me dit mais non c'est pas un échec, c'est pas grave. C'est plus le je suis nul, je progresse plus que j'avais eu suite à mes séances sur Zwift. En fait pour lui c'est une information, il me dit ouais peut-être que j'ai été un peu trop fort. Peut-être qu'on a manqué de progressivité. On analyse, on ajuste, on avance. Puis voilà, c'est quelque chose d'humain. On est dans l'accompagnement, l'échange. On partage une passion aussi. On va parler de plein de choses. On va parler de ce qui est à l'origine de tout ça. La beauté des courses, le plaisir. Et puis, on partage aussi autre que le sport, la nutrition, le sommeil, le matériel. tous les aspects de transition, les expériences passées, etc. En fait, ça permet de ne plus être seul face à un projet qui est exigeant. Et c'est peut-être ça qui est le plus enrichissant au final. Alors l'autre énorme changement, ça a été le club. Plutôt les clubs. Parce que s'entraîner avec d'autres, ça change vraiment tout. Alors avant d'y aller, moi j'avais cette peur que beaucoup de sportifs amateurs ont, c'est la peur d'être jugé, de ne pas être assez bon. de ne pas être à la hauteur. En réalité, ce que j'ai découvert, c'est tout l'inverse. J'ai rejoint un club de cyclisme, Angers Métropole 49, un club de natation. Là, j'ai pris une licence pour un club de triathlon, alors plus pour l'aspect licence que pour l'aspect entraînement, parce que j'ai déjà mon coach. Et dès les premières semaines, je me suis rendu compte que le club, c'est pas qu'une question de niveau. C'est un lieu où on échange, on apprend, on s'entraide et puis on parle un petit peu de tout, nos vies, nos expériences, nos chemins, etc. On roule avec plus fort que soi, on roule avec moins fort également, mais on n'est pas dans une logique d'écraser l'autre en fait, ni d'en juger. On est au contraire dans une logique d'entraide. Les plus forts, ils ont souvent envie de transmettre, de conseiller, de faire progresser. Il y a une vraie dynamique collective, bienveillance que je n'avais pas forcément imaginée en m'inscrivant. Et puis le club, ce n'est pas forcément que la perf, c'est aussi des habitudes, les rendez-vous du dimanche matin, les sorties planifiées, le message sur WhatsApp qui dit on roule à quelle heure ? En fait, tu sais quand tu as d'autres gens qui t'attendent que tu vas te lever, que même quand il ne fait pas beau, que tu es un peu fatigué, bah... Tu vas y aller parce que tu vas passer un bon moment. Il n'y a pas que l'aspect sportif. En natation, c'est différent parce qu'on nage chacun dans notre ligne. On n'échange pas peu dans les forts. Mais entre les séries, il y a le sourire, la blague, le regard complice. En fait, c'est un sport qui est ultra monotone. Et ça, ça amène un peu de légèreté. Ça change l'ambiance de quand j'y vais tout seul à la piscine. Et puis, ça permet aussi au club d'avoir des lignes réservées et pas d'aller dans des... Dans des moments où on est 15 par ligne. Et puis, il y a un aspect que je n'avais pas forcément anticipé à l'origine, mais c'est représenter un collectif. Parce que quand je vais en compétition, du coup, je porte le maillot de mon club. Je défends des couleurs. Et ça, ça donne une motivation supplémentaire. Parce que dans un sport individuel, au final, je ne joue plus seulement pour moi. J'ai aussi envie de me battre pour le groupe, pour ce cercle social que j'ai construit autour de ma passion. Le club, ça ouvre aussi des portes. Parce que concrètement, si je n'avais pas rejoint un club de vélo, je ne me serais jamais aligné sur des courses FFC. Donc en 2026, je vais débuter en AXS2. Je n'ai jamais fait de course FFC jusqu'alors. Je vais découvrir un univers complètement différent des cyclos sportifs ou du triathlon. Et ça, c'est grâce au club. Et d'ailleurs, il y a un autre chiffre qui est assez parlant, que j'ai trouvé, c'est que la pratique en club, elle augmente l'assiduité sportive de près de 40% par rapport à une pratique individuelle. Donc si ça devait valider en plus l'intérêt du club... Parce que l'engagement, en fait, il n'est plus envers soi-même. Il est aussi envers les autres. Alors bien sûr, il y a des pièges aussi dans tout ça. Parce qu'une sortie récup, quand on va au club, ça peut vite devenir une sortie trop intense. Quand on est en groupe, on peut se laisser entraîner. Mais ça, à la limite, c'est à chacun de se réguler. Pour moi, en tout cas, le bilan, il est ultra positif. Le club, ça m'a apporté de la motivation, du lien, de l'apprentissage. Une ouverture vers des expériences que je n'aurais jamais vécues seul. Et puis surtout, ça m'a permis de ne plus être seul dans l'effort. Il y a un autre accompagnement dont on parle encore trop peu, c'est un accompagnement qu'on ne voit pas dans les chiffres, mais qu'on ne voit pas également dans les classements d'ailleurs, mais qui est pourtant fondamental, c'est l'entourage. Ça peut être le conjoint, la famille, les proches, les amis. Parce que s'entraîner 10, 15, parfois 20 heures par semaine, ça ne se fait pas dans une bulle. La vie continue de tourner à côté. Dans mon cas, cet entourage, c'est avant tout mon épouse. Et ce qu'il faut comprendre, c'est que ce n'est pas juste « Ok, tu vas faire ton entraînement » . C'est quelqu'un qui... comprend la passion, soutient le projet, accepte les contraintes qui sont autour et surtout qu'il va partager avec soi les moments clés en fait. Ces moments de compétition alors chacun et chaque couple vit différemment le sport mais en tout cas nous on le vit comme ça et ce partage là il est énorme pour moi parce que en plus de ça ce qu'il faut dire c'est que les compétitions elles influencent aussi des choix de vie. Quand je fais l'étape du Tour Femmes, on est parti en vacances en Savoie. On a cherché cet été une destination dans les Pyrénées. C'était aussi pour que je puisse faire du sport en montagne, tout en choisissant un lieu qui lui plairait à elle. Pour l'étape du Tour, l'année prochaine, on a réservé à l'Alpe d'Huez. Pour la GF Montventoux, on sera du côté de Carpentras. Donc c'est aussi des choix de vacances en fonction des lieux de compétition. Donc ça, c'est un sacrifice, entre guillemets, pour la personne qui nous accompagne. Alors il faut trouver des bénéfices en face de ça, mais... ça faut le prendre en compte. Là où j'apprends aussi c'est que il faut derrière se dire qu'il ne faut pas faire que du sport pendant ces périodes là parce que il faut que ce soit équilibré mais la compétition elle devient un repère autour duquel on organise le reste. Et ça c'est un vrai choix. Il y en a certains qui vont préférer venir seul, faire l'aller-retour sur les deux jours, se concentrer uniquement sur la course. C'est vrai que nous on vit le sport autrement. Mon épouse m'accompagne sur les compétitions alors parfois c'est logistiquement compliqué, je l'ai raconté dans l'épisode "Vive le sport comme les pros" sur les tables du tour, les bouchons, les routes fermées, les temps d'attente interminables. La journée de course, ça peut vite devenir un enfer pour la personne qui accompagne, qu'on se le dise. Mais malgré ça, pour moi, c'est un soutien énorme. La voir au bord de la route, l'entendre m'encourager, savoir qu'elle est là, ça me redonne une énergie folle. Psychologiquement, ça change tout. Et d'ailleurs, je suis convaincu, c'est qu'il y a beaucoup de projets sportifs qui échouent, non pas à cause du corps, mais à cause de l'environnement autour. Alors ça peut être l'environnement personnel, l'environnement pro, le manque de compréhension, le manque de soutien. Cet accompagnement-là, il n'est pas sportif en soi, mais il est mental. Il est émotionnel, il est invisible et dans ma pratique quotidienne c'est probablement l'un des piliers les plus importants. Il y a un dernier point que j'avais envie d'aborder, un petit bonus, puis d'ailleurs je pense que j'en ferai un épisode à part peut-être plus tard, c'est l'intelligence artificielle. Alors depuis que ChatGPT existe, ça fait maintenant un petit peu plus de 3 ans, je m'en sers beaucoup dans ma pratique sportive. Alors déjà je vais être assez clair, pour moi l'IA ça ne remplace pas un coach, mais ça c'est à chacun d'en juger. Je sais qu'il y a certaines personnes qui se coachent uniquement avec ChatGPT, Gemini, Claude. Et si ça leur convient, tant mieux. Mais moi dans ma pratique au quotidien, j'ai besoin d'un échange humain, j'ai besoin de quelqu'un qui m'observe, qui s'adapte, qui apporte son expérience et pas uniquement des réponses théoriques. Parce qu'en plus on le sait, selon la manière dont tu formules ton prompt, ChatGPT peut te donner une réponse ou une autre qui va être légèrement différente. Donc... Moi, je n'utilise pas comme un coach, j'utilise plutôt comme un assistant, comme un petit peu dans pas mal de choses, même professionnellement. C'est un outil en plus dans l'écosystème. Quand je pars en vacances, je vais demander par exemple quels sont les meilleurs spots pour faire du vélo, quels calls sont intéressants, quelles traces valent le coup. Ensuite, je vais construire mes parcours sur Komoot. Alors ce n'est pas de l'entraînement à proprement parler, mais ça m'a évité de passer à côté de choses parfois incroyables. J'utilise aussi beaucoup pour la nutrition. Avant un effort, pendant un effort... Je lui donne une trace GPX ou un parcours sur Zwift, ce qui s'est passé dimanche dernier. J'ai fait le plus long parcours de Zwift. Je lui ai envoyé le parcours. Je lui ai dit voilà, mets-moi des exos dans ce parcours là. Donne-moi la nutrition qui est adaptée et en fonction de l'intensité prévue. En fait, il a la liste de ce que j'ai chez moi en termes de nutrition. Les gels, les barres, les gommes, les boissons, etc. Et là, il me dit à telle minute tu prends ça. entre tel et tel kilomètre tu dois avoir bu ta boisson. Et très honnêtement depuis que j'ai ça, j'ai jamais eu de coups de pompe, que ce soit vélo ou course à pied. Ça m'est arrivé de sentir en course à pied parfois que je commençais à être juste, puis je prends ce qui était prévu et ça m'a mis le coup de fouet alors est-ce que c'est placebo ou pas ? Je sais pas mais en tout cas c'est assez puissant. Je m'en sers aussi pour estimer les temps. L'année dernière sur l'étape du Tour Femmes, je lui avais donné toutes mes sorties réalisées dans les Pyrénées. Il m'avait estimé mon temps final à moins de 10 minutes près donc en réalité, On était plus proche des 7 ou 8 minutes parce que j'avais fait les ravitaillements, donc c'est assez impressionnant. Alors là aussi il faut faire attention parce qu'il y a un effet pervers possible, c'est de se dire en course « bah c'est bon je suis dans les temps » et inconsciemment se limiter alors que peut-être sans cette estimation là je me serais fait un peu plus mal, j'aurais fait mieux. Donc pour moi c'est un indicateur mais ce n'est pas une vérité absolue. Et ce que j'aime beaucoup par contre, c'est le débrief de séance. J'exporte un fichier Strava ou Garmin, je lui fais analyser plusieurs séances sur la durée, il m'en fait ressortir des choses que je ne regarde pas forcément moi-même, la dérive cardiaque, la gestion de l'intensité, des tendances sur plusieurs mois. Parfois c'est très pertinent. Ce qui m'avait marqué, c'était après les tops du Tour Femmes, où je termine 1200ème environ sur 7000 participants, je lui ai donné les résultats du top 1000, du top 500, du top 100, et je lui ai posé la question, qu'est-ce qui me manque pour atteindre ces niveaux là ? Et la réponse, elle a été assez claire. Alors oui, j'avais explosé à la fin sur la dernière montée. Alors exploser, ça ne sert à bien grand mot, mais je sentais que j'avais moins la caisse. En fait, c'est parce que dans les zones de plaine, je n'avais pas accroché de peloton, donc je perdais énormément d'énergie. J'avais une vitesse moyenne qui n'était pas assez élevée par rapport aux personnes qui ont fait du top 500. Et en plus de ça, je me suis cramé pour la dernière ascension. peut-être que je n'aurais pas fait top 500, peut-être que je le ferais aujourd'hui, je ne sais pas par rapport à l'évolution, mais en tout cas, en juillet dernier, août dernier, je n'avais pas de niveau pour un top 500. En tout cas, le top 1000 était largement accessible. Et là, ça devient intéressant, pas pour se comparer aux autres, pas pour écraser qui que ce soit, mais pour me poser la bonne question, comment je peux m'améliorer moi ? Puis ensuite, je vais voir mon coach, on en parle. Lui transforme ça en entraînement concret. Pour moi, c'est là... que l'IA est une bonne place, un outil d'analyse, un assistant intelligent. Mais ce n'est pas un décideur. C'est un complément à l'accompagnement humain, mais ce n'est pas un remplaçant. Pendant longtemps, j'ai cru que se faire accompagner, c'était perdre de la liberté, c'est-à-dire aller à l'inverse de ce que je souhaitais dans le sport d'endurance. Aujourd'hui, j'ai vraiment une pensée opposée. L'accompagnement, il t'enlève rien, permet d'aller plus loin. Parce que comme on dit, seul tu avances vite parfois, mais accompagné tu avances plus juste et surtout tu avances plus longtemps. Alors si tu hésites à demander de l'aide, à rejoindre un club, à travailler avec un coach ou simplement impliquer ton entourage, alors rappelle-toi une chose, les plus beaux projets sportifs ne sont presque jamais des aventures solitaires. Merci d'avoir écouté Enquête d'Endurance. Si cet épisode t'a parlé, inspiré ou simplement fait réfléchir, pense à t'abonner sur ta plateforme d'écoute, que ce soit Spotify, Apple Podcast ou autre. Poursuive la suite du chemin. Si tu veux soutenir le podcast, l'étui 5 étoiles, ça fait vraiment la différence pour la visibilité et ça va m'aider à toucher d'autres passionnés d'endurance. On se retrouve la semaine prochaine pour un nouvel épisode et un pas de plus dans la quête du long.