Speaker #1Hello à tous, je vous ai demandé récemment sur Instagram un... thème qui vous plairait, que j'aborde en podcast et l'une d'entre vous nous a demandé de traiter ce thème, comment gérer un manager toxique. Personnellement j'ai eu dans mon ancienne vie de cadre salarié des managers qui étaient vraiment top et j'ai eu aussi des managers qui n'étaient pas ouf mais pas toxiques pour autant. En revanche j'ai eu une collègue qui était toxique donc je vais m'appuyer un petit peu sur cette expérience pour illustrer ce qu'on peut ressentir quand on est face à une personnalité toxique au travail. Et je compléterai évidemment avec des recherches sur le sujet. C'est parti pour l'épisode. Donc en première partie, on va voir ensemble qu'est-ce qu'un manager toxique. Parce que le mot toxique, c'est un mot qu'on utilise beaucoup, beaucoup maintenant dès qu'une situation se passe mal. On va dire mon ex était toxique, mon ami est toxique, mon manager est toxique. Mais des fois, ce n'est pas que la personne est toxique. toxique, c'est juste que peut-être elle est maladroite, qu'elle manque d'intelligence émotionnelle, qu'elle ne sait pas communiquer, ça ne veut pas forcément dire qu'elle est toxique. Donc on ne va pas parler ici d'un manager qui est un peu dur, qui est maladroit ou d'un moment compliqué, mais on va plutôt parler d'un comportement qui se répète, qui vous met en difficulté et qui finit par vous impacter profondément. Donc ce n'est pas juste une mauvaise journée, une humeur stagnante, c'est vraiment une ambiance qui s'installe. quand on est face à une personnalité toxique au travail, en l'occurrence un manager toxique. Au début, on ne met pas forcément des mots dessus. On se dit la personne est stressée, c'est une période compliquée. Là, l'entreprise ne va pas très bien en ce moment ou c'est le gros rush. On cherche un petit peu à rationaliser le comportement. On se dit aussi qu'on doit faire de notre mieux, donc on se responsabilise beaucoup. Et puis, les semaines passent. Et sans forcément s'en rendre compte, c'est assez insidieux, on va commencer à anticiper les réactions de la personne, à adapter notre ton, à éviter certaines discussions et peut-être même à éviter d'entrer en contact direct avec la personne parce qu'on ressent à l'intérieur de nous un certain malaise, une crispation. Moi, si je prends mon exemple personnel, quand j'étais face à cette collègue, donc maintenant avec le recul, je considère clairement comme un élément toxique en entreprise parce que c'était pas... que par rapport à moi. Ça aussi, c'est un petit axe. Et si ça s'est souvent mal passé, qu'il y a beaucoup de personnes qui se sentent mal à l'aise face à cette personne, c'est qu'il y a certainement des comportements répétés qui sont problématiques. Là, moi, dans mon cas, par exemple, je sais qu'à un moment, ça devenait vraiment physique. Je ne pouvais plus être en contact physique avec cette personne sans ressentir des crispations. Un peu, je ne vais pas dire une boule au ventre, mais une sensation vraiment de malaise. C'était vraiment physique, ça me prenait. Et moi, je dis souvent que le corps sait beaucoup plus pour nous, souvent, ce qui est en train de se passer. Le problème, c'est qu'on n'écoute pas toujours. Mais dans tous les cas, on va être un peu dans des stratégies d'évitement, de suradaptation, ce genre de choses. On n'est pas vraiment libre, on ne se sent pas libre, en fait, dans la relation. On ne travaille plus normalement, on est en train de s'adapter à la personne en face. Donc ce que toxique maintenant ne veut pas dire, et c'est une nuance qui est essentielle, parce qu'un manager, il peut être exigeant, il peut être direct, imparfait, sans pour autant être toxique. La différence clé, elle est dans ces questions. Est-ce que tu sens que tu peux progresser ? Est-ce que tu te sens respecté ? Et est-ce que les règles sont claires ? Un manager sain, il peut te challenger, mais un manager toxique, lui, il te déstabilise. Donc ce qu'on va voir maintenant, c'est... comprendre ensemble les signes à reconnaître qui alertent sur des comportements toxiques. Donc on va rentrer dans des scènes concrètes parce que souvent c'est là qu'on se reconnaît immédiatement. Donc je vais te décrire plusieurs scènes et si tu te reconnais dans l'une d'entre elles ou dans plusieurs, parce que souvent en fait ce qui va se passer c'est que tu vas te reconnaître dans plusieurs de ces scènes, c'est que tu es très certainement face à des comportements toxiques de la part de ton manager. La première situation c'est l'instabilité. Par exemple, lundi ton travail est validé. La personne te fait des éloges, te dit que c'est super ce que tu as fait, etc. Et mardi, sur le même sujet, le manager te dit, c'est pas du tout ce que j'attendais. Donc là, tu es complètement déstabilisé, tu as une incompréhension, tu vas chercher ce que tu as raté, mais en fait, il n'y a rien qui est clair. Et donc, tu vas ressentir une confusion, un doute, une perte de compréhension. de repères, tu ne sais plus vraiment comment bien faire. C'est un peu des personnes qui soufflent le chaud et le froid. À un moment ça va, à un autre moment ça ne va pas sur un même sujet. Donc ça c'est très déstabilisant parce que du coup tu ne comprends pas. La deuxième situation c'est l'exposition. Et moi je parlerais même un peu d'humiliation. Ça peut être des personnes qui, dans une réunion d'équipe par exemple, où toi tu arrives, tu penses que tu vas faire un point classique, une petite revue de la semaine par exemple devant tes autres collègues, et là tout d'un coup, ton manager critique ton travail devant tout le monde. Personne ne parle, tout le monde est un peu gêné, toi tu souris de manière un peu figée, d'un coup encore une fois, incompréhension. À l'intérieur, tu ressens de la honte, mais aussi de l'injustice, de la colère. Et surtout, tu te demandes, mais pourquoi est-ce qu'il ne m'en a pas parlé avant ? Encore une fois, tu ne comprends pas. Le truc, il arrive comme ça, comme un cheveu sur la soupe. C'est complètement déstabilisant. Tu n'as pas du tout à ça. Et tu vas ressentir un mélange un peu de trahison, d'humiliation et de colère. Ça, c'est une deuxième situation que tu peux vivre. Troisième situation, le flou constant. C'est-à-dire qu'avec ces personnes-là, généralement, rien n'est très clair. Et c'est plutôt, je vais dire même si c'est souvent intentionnel, par exemple tu vas recevoir une mission sans beaucoup d'explications, sans objectifs clairs, et toi ce que tu vas faire c'est que tu vas prendre la mission, tu vas avancer quand même, quand bien que mal, tu vas te créer un peu tes propres repères, et puis tu fais de ton mieux, clairement, et quelques jours plus tard, la personne te dit « c'est pas ce que j'avais demandé » . Donc là, qu'est-ce qui se passe ? Tu vas te sentir frustrée, tu as un sentiment d'échec. couplé par un gros sentiment d'injustice et puis tu commences à avoir une fatigue mentale. Parce qu'en fait, rien n'est clair, rien n'est cadré, du coup tu ne sais pas vraiment ce que la personne attend de toi et tout ce que tu fais, c'est jamais bien. Quatrième situation, c'est la pression invisible. Ce n'est pas toujours des mots, ce n'est pas toujours quelqu'un qui va te dire clairement les choses, mais par contre, tu vas quelquefois avoir droit à des comportements un peu passifs-agressifs, du style... tu vois, un soupir, des yeux levés vers le ciel, un silence. Tu sens que quelque chose ne va pas, mais la personne n'est pas en clarté, c'est-à-dire que tu ne sais pas quoi. Et petit à petit, du coup, encore une fois, tu vas te suradapter, tu vas surveiller ton ton, t'adaptes tes messages, t'évites de trop déranger. Bref, tu te réduis et tu t'étriques. C'est comme si tu rentres dans une petite boîte pour éviter de... De marcher sur une branche, quoi. T'es en terrain miné, tu vois. Tu sais pas, tu peux marcher sur une bombe du jour au lendemain, t'as pas compris qui l'a posée là, pourquoi, comment. C'est vraiment... Ça crée vraiment cette impression de marcher tout le temps sur des oeufs. Et la cinquième situation la plus grave, c'est le manque de respect. Le manque de respect, ça peut se traduire par des interruptions. Des remarques soi-disant ironiques mais blessantes sur toi, sur ton physique, sur tes valeurs, sur qui tu es, sur ta personne. Un ton condescendant. Des petites choses, mais répétées, qui à force usent. Et quelquefois, encore une fois, c'est très insidieux. C'est-à-dire que c'est un manque de respect, mais la personne ne vient pas te dire en face... Elle ne vient pas t'insulter, en fait. C'est vraiment assez insidieux, mais... Toi, tu sais que c'est du manque de respect. Je ne sais pas si vous voyez ce genre de situation. Moi, ça m'est arrivé, par exemple, je ne sais pas, la personne t'isole volontairement des autres, mais de manière insidieuse. Moi, ça, ça m'est arrivé, par exemple, et c'est clairement un manque de respect. Et en même temps, du coup, tu ne peux pas vraiment le dire ou faire le reproche parce que c'est fait de manière détournée, de manière un peu passive, agressive, un petit peu. Donc l'impact réel, qu'est-ce que ça va faire sur toi ? Donc le plus dangereux finalement, c'est pas vraiment ce qui se passe, mais c'est plutôt ce que ça fait sur toi, ce que tu vas ressentir. Par exemple, avant, tu étais certainement une femme confiante. Et maintenant, tu te mets à relire tout dix fois. Tu doutes, tu hésites à parler, à prendre la parole en réunion, parce que tu dis je peux me prendre un tacle là qui arrive comme ça et je m'y attends pas. Tu commences même à penser que peut-être que t'es pas à la hauteur. Alors qu'en soi, tes compétences, elles n'ont pas changé. Mais voilà, ça va te diminuer vraiment fortement. Donc, comment est-ce que tu peux reprendre un petit peu le contrôle ? Le premier levier hyper puissant, ça aide de prendre du recul. Et je sais que ce n'est pas facile, mais vraiment, ça aide énormément de sortir de l'émotionnel. L'émotionnel, il est à court terme. Et je vais te donner là des outils, des méthodes qui vont t'aider à rester dans ton contrôle. du factuel, parce que la première chose à faire avec ce type de comportement de personne, c'est de sortir de ta tête et de l'émotion pour vraiment revenir aux faits. Donc par exemple, ce que tu peux faire en termes de méthode, c'est d'avoir un journal factuel. Tu tiens un journal de faits et dans chaque situation au travail qui te met mal à l'aise, tu notes qu'est-ce qui s'est passé exactement, les mots exacts qui ont été utilisés, le contexte. et l'impact sur ton travail et sur toi. Par exemple, au lieu de te dire ou d'écrire « il est injuste » , parce que « il est injuste » , ça peut prêter à interprétation, c'est-à-dire que ce n'est pas basé sur des faits, c'est un ressenti. Tu ressens que la personne est injuste. Maintenant, factuellement, qu'est-ce que cette personne a fait pour que tu ressentes ça ? Ce qu'il faut écrire à la place de « il est injuste » , c'est plutôt « Réunion du 3 mai 2026, 15h50 » . critique du projet devant 5 personnes sans retour préalable. Ça, c'est factuel. L'effet psychologique direct que tu vas ressentir quand tu vas faire ça, c'est que tu reprends pied, c'est-à-dire que tu restes dans du factuel, tu vois les schémas et tu arrêtes de tout remettre en question ou d'être dans un espèce de gros brouillard. On commence à poser des faits concrets. Voilà ce qu'il se passe factuellement. L'autre chose que tu peux faire à partir du moment où tu as identifié des faits, évidemment, ça va être de communiquer. Et donc là, il faut que tu adaptes ta communication. Parce que tu ne peux pas changer ton manager, mais par contre, tu peux un peu sécuriser ton terrain. Par exemple, tu reçois une demande floue. Donc avant... Tu fais au mieux. C'est l'exemple que je n'ai au tout début. Tu vas essayer de faire de ton mieux. Mais bon, la personne ne va pas être satisfaite ou peut encore te reprocher de mal avoir fait. Donc, si tu as une demande floue, maintenant, ce que tu vas faire, c'est que tu vas clarifier. Donc, tu vas dire, pour être sûr, tu attends bien XX avec tel objectif pour telle date. On clarifie au maximum avec ce type de personne parce que comme ça, on réduit le risque de reproche. Et très important, je dirais après, c'est qu'on clarifie à l'oral et on valide à l'écrit pour avoir des preuves. Il faut aussi rentrer dans une communication neutre, c'est-à-dire éviter l'émotion visible et rester vraiment sur le terrain du travail. Par exemple, j'ai besoin de critères clairs pour avancer efficacement. Voilà, restez vraiment factuel, centrez sur le travail et vous détachez au maximum de l'aspect émotionnel. Même si évidemment c'est lourd, vous allez ressentir des émotions, c'est tout à fait normal. Mais ne le faites pas savoir à cette personne. Restez vraiment très factuel avec ce type de personnes. Parce que sinon en fait elles vont s'accrocher à l'émotion pour vous nuire encore plus ou pour vous faire sortir de vos gonds, vous mettre en porte à faux. Donc restez vraiment très très factuel. L'autre clé aussi avec ces personnes-là, c'est de réussir à poser des limites. Parce que quelquefois il y a du manque de respect, même souvent, je l'ai évoqué. Il y a des choses qui ne vous plaisent pas, de toute évidence, donc il faut réussir à poser ses limites. Et ça, on le sait souvent quand on est une femme qui a beaucoup d'empathie, qui a un peu le syndrome de la bonne élève, de la gentille fille, c'est difficile de poser des limites, surtout avec ce genre de personnalité. Pour ce faire, je vous invite à écouter l'épisode de Sabrina sur les principes de la CNV. Donc CNV, c'est communication non violente. Elle a fait tout un épisode, l'épisode 16, qui s'appelle « Pourquoi tu te sens incomprise ? » où elle décrypte... la méthode de la CNV pour exprimer ses besoins de manière respectueuse des autres, mais sans les mettre sous le tapis. Donc, j'invite vraiment à l'écouter. Et si tu veux aller plus loin sur la CNV, tous les travaux de Thomas Dansambour, c'est des travaux vraiment géniaux sur ces thématiques-là. Je t'invite vraiment à les découvrir. Donc, par exemple, avec un manager de ce type-là, qui fait des remarques, par exemple, sur ton travail, des critiques devant tout le monde, tu peux lui dire... Je suis à l'aise avec les retours, mais j'ai besoin qu'ils soient faits en direct plutôt qu'en réunion. Tu ne le confrontes pas, tu le cadres. Sixième partie, ça va être se protéger. Et là, c'est indispensable et ce n'est pas de la méfiance, mais c'est vraiment de la stratégie. Il faut que tu vois ça comme de la stratégie et pas comme non mais là, je deviens psychorigide, je fais ma relou, etc. Non, c'est stratégique avec ce type de personnalité. Concrètement, après chaque échange important, Écris un email. Par exemple, suite à notre discussion, je confirme que voilà ce que tu m'as demandé XX pour telle date avec tel moyen, par exemple. Il faut vraiment que tout soit factuel écrit. Parce que si ton manager échange d'avis, toi au moins tu as une trace. Tu ne peux plus être accusé à tort, tu ne peux plus être mis dans un brouillard et douter de toi et douter de... Est-ce que finalement j'ai bien compris ? Non. On remet de la clarté, on le pose par écrit. Comme ça, tu sécurises ton travail et en plus, tu te sens moins vulnérable. Septième partie, escalader quand ça dépasse. C'est-à-dire que quelquefois, tu vas faire ça, mais néanmoins, la situation ne va pas changer. Elle va devenir lourde. Donc, si tu remarques que les comportements, malgré les alertes que tu as faits, malgré que tu as utilisé la CNV, malgré que tu laisses des traces écrites, etc., les comportements se répètent. Toi, tu as des preuves concrètes, factuelles, pas émotionnelles, factuelles, de ces comportements qui sont problématiques. Ça a un réel impact sur toi. Tu peux à nouveau faire un point avec lui et lui expliquer, voilà, sur les deux derniers mois, trois situations précises qui se sont passées. Tu reprends ton carnet de faits, tu ne pars pas dans l'émotion et tu dis, voilà ce qui se passe, ça ne me convient pas, etc. Si évidemment, tu sens qu'avec cette personne, rien ne va changer, ce qu'on t'invite à faire, c'est évidemment de lancer l'alerte. auprès des RH. Et puis, si malgré ça, rien ne change, parce qu'il faut comprendre que ce n'est pas parce que tu en parles aux RH que la situation va changer. J'ai vu beaucoup de cas où les managers toxiques restaient à leur place ou étaient déplacés dans d'autres services. Bref, où finalement, rien ne changeait. Vraiment. Donc, si tu vois qu'il n'y a rien qui évolue, souvent, le mieux, c'est d'envisager de partir. Et ça, c'est souvent la partie qu'on évite parce que ça fait peur. En plus de ça, on trouve que ce n'est pas juste. Et c'est vrai, ce n'est pas juste de devoir partir parce qu'on est face à un manager qui est toxique. C'est un peu comme si on est puni deux fois, surtout quand on aime son métier. Mais malheureusement, des fois, tu ne peux pas contrôler ça. Tu ne peux pas réparer seul un environnement. Donc, tu n'as pas besoin vraiment de savoir si ton manager est toxique, manipulateur ou autre. Tu as juste besoin de savoir. Est-ce que la situation, elle te fait perdre tes repères ? Est-ce qu'elle t'impacte durablement ? Et est-ce que ça peut évoluer ou pas ? Et si ça ne peut pas évoluer, tu peux t'adapter, tu peux communiquer ou te protéger, mais encore une fois, tu ne peux pas réparer l'environnement toute seule. Donc, quand tu réalises que quoi que tu fasses, il n'y a rien qui change, partir, ça devient une décision lucide. Je vais donner un exemple, une petite étude de cas. Imaginons Claire, elle a 32 ans, elle adore son travail et puis elle a un nouveau manager qui arrive dans l'équipe. Ce qu'elle vit, c'est des critiques en public, des consignes floues, une pression constante et ce qu'elle ressent vis-à-vis de ça, c'est du stress dès le matin. Elle a la boule au ventre en partant au travail, elle a une perte de confiance, elle se sent plus compétente, elle a toujours l'impression de ne pas assez bien faire. Elle a une fatigue mentale. Et donc, ce qu'elle va faire en suivant cette méthodologie, c'est qu'elle va tenir un journal factuel, reformuler systématiquement les demandes de manière claire, faire des mails de reconfirmation et avoir des échanges structurés avec les RH. Au moins, en faisant ça, ce qui va se passer, c'est qu'elle va reprendre le contrôle, se protéger et si rien ne change, décider de chercher ailleurs sans culpabilité. Ça, c'est hyper important. On passe comme ça de subir à choisir. Je vais te proposer une petite checklist rapide pour voir un petit peu comment tu te situes par rapport à ça et si tu dois commencer à mettre en place certains des conseils que je t'ai donnés précédemment. Donc tu peux te poser ces questions. Première question, est-ce que les comportements sont répétés ? Encore une fois, un manager toxique, il faut qu'il y ait une notion de répétition. Sinon, ça peut être effectivement un manager... stressé de manière temporaire ou maladroit, voilà. Est-ce que les comportements sont répétés ? Est-ce que tu te sens en sécurité psychologiquement ou est-ce que ton système nerveux, il est toujours activé ? Tu fais des crises d'angoisse, tu ne te sens pas en sécurité. Est-ce que tu as des faits concrets ? Donc ça, je répète, hyper important, pas être dans l'émotion, mais vraiment, factuellement, qu'est-ce que cette personne fait ? Est-ce que tu as des faits que tu peux rapporter ? Est-ce que tu comprends clairement ce qu'on attend de toi ? Est-ce que tu t'adaptes ? Ou est-ce que tu t'effaces ? Est-ce que tu rentres, comme j'ai dit tout à l'heure, dans une toute petite boîte ? Est-ce que la situation s'améliore réellement ? Et enfin, si une de tes amies vivait ça, qu'est-ce que tu lui dirais ? Voilà, c'est quelques questions que tu peux les réécouter, prendre le temps de répondre, mettre pause et vraiment répondre. Ça va t'aider en fait à retirer tout ce brouillard et à être vraiment sûr qu'effectivement là, qu'est-ce qui se passe et est-ce que je suis vraiment face à un manager toxique ? Sache que tu n'es pas censé t'adapter à un environnement qui te détruit. Tu es censé évoluer dans un cadre qui te permet d'exister. Si là, en écoutant cet épisode, tu es en train de te dire je me reconnais, mais maintenant je ne sais pas par où commencer, sache que tu n'es pas obligé de gérer ça seul. Chez En Route Simone, on propose des rendez-vous d'informations offerts pour faire le point sur ta situation, comprendre ce que tu vis et voir les options qui s'offrent à toi concrètement. C'est sans engagement, c'est juste un espace pour poser les choses et y voir plus clair. On te met le lien en description et vraiment parfois une simple conversation, ça peut tout changer. Prends soin de toi et rappelle-toi,