Speaker #0Bienvenue sur En route Simone, le podcast qui accompagne les femmes actives à trouver le chemin professionnel dans lequel elles peuvent se sentir épanouies. Ma partenaire Nora et moi-même Sabrina sommes fondatrices de En route Simone, spécialisées dans les bilans de compétences. Chaque semaine, on vous partage des histoires inspirantes, des outils pratiques et des clés pour relever vos défis et créer la vie qui vous ressemble. Salut les Simones ! Je suis très contente de vous retrouver ce lundi matin. On va évoquer ensemble aujourd'hui les quatre erreurs qui t'empêchent de comprendre ce dont tu as réellement besoin et l'outil que je propose à mes clientes, que je vais vous proposer en fin de podcast. Je vais vous demander peut-être d'être un tout petit peu indulgent parce que j'ai envie d'introduire avec vous aujourd'hui une petite partie des choses qui m'intéressent énormément. Vous savez que la psychologie est quelque chose qui m'intéresse. Particulièrement, ça c'est un fait, mais je suis aussi intéressée par l'outil qu'est la philosophie, même si c'est un outil que je pratique peu, mais c'est quelque chose que je trouve extrêmement intéressant et j'avais envie de vous insuffler un tout petit peu de philosophie dans le podcast d'aujourd'hui avant de vous proposer cet outil. Et alors pourquoi j'ai envie de faire ce lien aujourd'hui entre psychologie, philosophie et outils pratiques ? c'est parce que je trouvais que la thématique était vraiment intéressante si on l'abordait avec cette vision un peu holistique, si on en fait un peu le tour, en vous apportant différents angles et différents points de vue, parce que je crois profondément qu'on ne raisonne pas tous avec les mêmes choses, avec les mêmes arguments, avec les mêmes explications. Et parfois, pour arriver à un même but, il faut être capable de prendre des chemins différents. Donc je propose aujourd'hui de... d'amener une perception un petit peu différente, j'espère qu'elle va résonner avec certaines d'entre vous, ça me ferait plaisir, mais encore une fois, un tout petit peu d'indulgence, c'est pas évident pour moi de retranscrire et de parler philosophie, alors que c'est pas du tout quelque chose que j'ai beaucoup expérimenté. Donc merci d'avance pour votre indulgence. Alors je vais commencer avec quelque chose peut-être d'un petit peu dérangeant, mais je ne pense pas que beaucoup de femmes soient réellement perdues. Je pense qu'on vit surtout dans une époque où énormément de personnes passent leur vie à répondre à des attentes, à des rôles, à des urgences aussi et à des injonctions, sans jamais en fait prendre le temps d'observer leur propre fonctionnement intérieur. On apprend, et pour les femmes davantage et dès la plus tendre enfance, on apprend à être efficace, à être raisonnable, à être productive. et être surtout très adaptable. Ça, c'est vraiment ce qui caractérise davantage peut-être les femmes que les hommes. Mais par contre, très peu à identifier ce qui nous nourrit profondément, vraiment de façon personnelle et de façon individuelle, et d'être capable aussi de reconnaître qu'est-ce qui nous vide, ou à l'inverse peut-être qu'est-ce qui nous stimule, qu'est-ce qui peut nous apaiser. Enfin voilà, en gros, ce qui nous donne le sentiment de réellement exister, qui va être propre à chacune d'entre nous. Et à chacun. Et en fait, à force, certaines, elles finissent par croire qu'elles sont instables ou qu'elles sont incohérentes. C'est un peu les mots qu'on peut entendre en rendez-vous d'info. Ou qu'elles sont assez indécises ou qu'elles sont incapables de choisir. Alors qu'en réalité, elles ont parfois simplement jamais appris à se connaître. C'est tout simplement ça. Et je crois profondément qu'aujourd'hui, beaucoup de crises professionnelles sont en réalité des crises de conscience. Parce qu'à force de fonctionner en mode un peu pilote automatique, on n'arrive plus à différencier, à faire la différence entre un désir, une injonction, un besoin profond, ou une compensation émotionnelle, une fuite ou un véritable alignement. Et dans cet épisode, j'avais envie de vous parler de ces quatre grandes erreurs que j'observe très souvent, du coup, chez les femmes que j'accompagne. et qui, je pense, vous empêche de comprendre ce dont vous avez réellement besoin. Et surtout, je vais aussi vous partager un outil concret que je conseille à mes clientes pour commencer à remettre de la clarté dans tout ça. Vous le savez, on aime bien vous proposer toujours une action, vous proposer des outils concrets et donc on va en venir dans la dernière partie à cet outil concret. Alors, erreur numéro 1. C'est chercher des réponses à l'extérieur avant d'apprendre à s'observer intérieurement. Je m'explique. Je crois que c'est probablement l'erreur la plus fréquente. Beaucoup de personnes... On commence par se demander, ok, alors je ne suis pas bien là où je suis, mais il faut que je change de métier. Déjà, quel métier recrute ? C'est quoi les formations ? Est-ce qu'il y en a ? C'est quoi le projet qui serait le plus rentable pour celles qui veulent se lancer dans l'entrepreneuriat, puisqu'on en a quand même pas mal ? Ça va être du coup, mais quel projet va me permettre d'en vivre ? C'est quoi les secteurs qui sont porteurs en ce moment ? Et du coup, quel travail va me permettre d'être enfin heureuse ? qu'elles ont même parfois pas commencé, ne serait-ce qu'à identifier qu'est-ce qui m'épuise, qu'est-ce qui me stimule, qu'est-ce qui va me sécuriser, moi, personnellement, et ensuite, un petit peu plus largement, dans ma cellule familiale, qu'on soit à 2, à 3, à 4, à 5, peu importe, il faut déjà commencer par sa sécurité individuelle et ensuite élargir à la cellule familiale pour réussir à imbriquer, un peu comme des Legos, à faire... une construction qui soit solide, et donc chercher à identifier qu'est-ce qui va me donner du sens, ou qu'est-ce qui pour moi en fait aujourd'hui est devenu psychiquement beaucoup trop coûteux, qu'est-ce que je ne veux plus, voilà, ça va être à peu près ça. Et ça, ça change tout, parce que parfois on cherche une solution en fait qui va être professionnelle, à un problème de déconnexion à soi. Et ça c'est très moderne, alors j'aime pas trop ce mot mais... Ça reste quand même très moderne comme problématique. On vit dans une société qui nous pousse constamment à regarder à l'extérieur. On regarde la performance, on regarde les résultats, on va regarder aussi les rôles, l'image qu'on renvoie, le statut social qu'on renvoie. Et on va regarder la productivité. Est-ce que tu es capable en gros de tout gérer, de tout tenir, et de tenir ta maison, d'être présente quand même de temps en temps ? aux sorties scolaires, d'avoir un physique où on voit que tu t'es quand même pas laissé aller parce qu'il ne faudrait quand même pas en plus se laisser aller ? Est-ce que ton couple, il est stable ? Est-ce que tu renvoies une image de quelqu'un en gros de productif ? C'est vraiment ça l'idée. Mais très rarement, par contre, on revient vers notre propre fonctionnement psychique. Et je pense que ça, comme je disais un petit peu en intro, beaucoup de femmes ont appris à le devenir très tôt. Ce décalage, il est venu vraiment très tôt, avec l'enfance, avec la gentille, la fiable, celle qui gère, celle sur qui on peut toujours compter, celle qui est responsable. Puis celle qui tient aussi, cette image de celle qui est forte, celle qui tient. Le fameux, de toute façon, toi, tu t'en sortiras. Comme si c'était un peu inévitable de devoir tenir, comme si on devait tenir. Parce qu'on a le caractère et la capacité A, du coup, on n'aurait pas le droit de faillir, entre guillemets, faillir. Et ça, ce sont des choses qui, avec le temps et les années, s'accentuent avec la maternité, clairement. Ça fait un décalage, c'est un bon, ça s'est vraiment prouvé, ça fait un bon énorme dans tout, que ce soit la maternité ou le retour à la maison avec l'augmentation des charges dites invisibles. Avec le travail, mais aussi avec l'adaptation constante. Et du coup, la charge mentale, qui n'arrête pas d'augmenter, les attentes sociales avec les années qui augmentent également, et ce rythme moderne, ce rythme qui n'est vraiment pas du tout cohérent avec un fonctionnement humain, d'ailleurs, accessoirement. Et donc, certaines, elles deviennent tellement adaptées qu'elles finissent par perdre le contact avec elles-mêmes. Et c'est là que je trouve que la philosophie... Elle est très intéressante, elle peut être très puissante, puisque le fondement de la philosophie, ce n'est pas du tout des choses qui sont faites pour rester inertes, mais au contraire, qui sont faites pour être utilisées, pour être des outils. La philosophie, c'est vraiment des outils à la base très concrets. Quand Socrate disait « connais-toi toi-même » , ce n'était pas une phrase de développement personnel. C'était pas pense à toi, fais du self-care ou deviens la meilleure version de toi-même. C'était pas du tout ce qu'il cherchait à amener. C'était presque une condition pour vivre de manière juste. Parce qu'une personne qui ne se connaît pas, elle peut poursuivre des objectifs en fait qui ne lui correspondent pas. Elle peut adopter des désirs qui ne vont pas être les siens et elle peut construire une vie qui socialement va être valorisée mais qui intérieurement va être complètement vide. Et honnêtement, je trouve que c'est complètement, incroyablement actuel comme raisonnement. Et donc, j'en viens, et c'est une suite, mais j'en viens à l'erreur numéro 2, qui est le fait de confondre ses besoins profonds avec des compensations émotionnelles ou sociales. C'est ce que je vous disais en introduction, mais je vais le développer. Ça, c'est une erreur qui est passionnante, d'ailleurs, psychologiquement, mais... Parce qu'on croit souvent vouloir quelque chose, alors qu'en réalité, on cherche autre chose qui est derrière. Je vous donne des exemples. On croit vouloir, par exemple, réussir. Alors qu'en fait, ce qu'on recherche, c'est de la reconnaissance. Et la reconnaissance, ça peut passer par plein de formes différentes. Mais des fois, on est un peu focus, un peu focalisé sur ce que l'on croit être l'exemple de la réussite. Ou on ne voit qu'une forme de réussite. Alors qu'en fait, c'est de la reconnaissance qu'on cherche derrière. Et ça, ça peut s'acquérir de plein de manières différentes. Ou alors, on croit qu'on veut tout recommencer. Tout plaquer et aller élever des chèvres dans la montagne. Alors qu'en fait, on est épuisé. Ça, c'est typiquement quelque chose qui est symptomatique et qui montre bien qu'on croit vouloir quelque chose, alors que c'est quelque chose derrière, en fait, qui est intéressant à comprendre. Ou alors, on croit vouloir changer constamment, alors qu'en fait, on va manquer de liberté. Ou le fameux vouloir plus, alors qu'en fait, on va manquer souvent de repos, de cohérence. peut-être de lien et en général aussi de sécurité intérieure. Le vouloir plus en général est plutôt relié à ça. Et je pense qu'aujourd'hui, on confond énormément effectivement entre le besoin, les besoins, les envies, la compensation et tout ce qui va être validation sociale, distraction avec cet effet de dopamine et cet effet de performance. Là, pour le coup, c'est Épicure qui devient extrêmement intéressant, parce que lui, Épicure, il distinguait déjà les besoins naturels et nécessaires. En gros, on n'a pas le choix de répondre à ses besoins. Les besoins naturels non nécessaires et les désirs artificiels qui sont socialement construits. Et ça, quand on le transpose à la société actuelle, ça devient fascinant parce qu'en fait, on peut complètement s'en rendre compte. de... Enfin, je veux dire, on peut complètement se rendre compte dans la vie de tous les jours. Est-ce que je veux de la reconnaissance, un statut ? Est-ce que je veux la sécurité ? Est-ce que je veux la validation sociale ? Ou je veux le sentiment d'avoir réussi ? Et très souvent, la véritable question, elle est même plus profonde. C'est est-ce que je veux ça ou est-ce que je veux la représentation que j'en ai ? Je répète cette question parce qu'elle est importante. Est-ce que je veux ça ou est-ce que je veux la représentation que j'en ai ? Donc pas forcément la chose réelle. Comme on est tous coincés dans ce qu'on appelle des désirs mimétiques dès l'enfance, quand on est enfant, pour vous le schématiser, quand on est enfant, on veut ce que nos parents veulent, et puis quand on grandit, on devient ado, on veut ce que nos potes veulent. Si la mode, c'est ces jeans-là, ce sera ces jeans-là. Si la mode, c'est cette musique-là, ce sera cette musique-là qu'on veut. Et puis quand on devient adulte, on continue cet effet de mimétisme social, parce qu'on est des êtres grégaires sociaux, on en a aussi besoin. Et du coup, en fait, on se fond dans les désirs un peu collectifs, ce qu'on appelle les désirs collectifs. Et donc, on est coincé dans ces désirs mimétiques dès l'enfance. Et la société consumériste, parce qu'ils l'ont bien compris, le marketing a très bien compris tout ça, ils activent cette partie de notre cerveau, d'ailleurs, qu'on ne contrôle pas pour nous créer des besoins artificiels et non individuels. Et en fait, on veut être souvent... comme l'idée qu'on a de quelque chose. On veut une carrière dite réussie devant les autres. On veut une parentalité qu'on peut envier ou qui fait bien devant les autres. On veut un physique bien maintenu alors qu'on a une vie à mille à l'heure. En fait, on veut le toujours plus. Et en réalité, en fait, on projette ce qu'on voit des autres. L'image personnelle, en fait, c'est de notre imagination. de ce qu'on a envie dans notre imagination. C'est-à-dire que cette image, elle n'est pas réelle, elle n'est pas totale non plus. Elle ne prend pas en compte plusieurs autres aspects de cette réalité qu'on n'a d'ailleurs pas forcément envie d'avoir et qui est donc bien une idéalisation. En fait, on va du coup embellir ce qu'on voit, ça veut dire qu'on le déforme en quelque sorte. Et donc, forcément, quand on tend vers cet idéal dans notre propre vie, quand on fait nous-mêmes les actions pour tendre vers cet idéal, En fait, on se prend cette distorsion avec la réalité et avec ce qu'on ressent vraiment quand on vit de plein fouet, de plein fouet et souvent même de façon un peu brutale. Quand on voit une vie où on se dit, oh là là, dis donc, c'est quand même super chouette, elle voyage tout le temps, par exemple. Je vais donner deux exemples très différents. Elle voyage tout le temps, elle doit être super libre et tout. Ouais, OK, ça, c'est une réalité. C'est ce qu'elle montre, par exemple, cette personne sur les réseaux. Et c'est génial. Par contre, qu'est-ce que ça veut dire aussi concrètement ? Ça veut dire en fait qu'on a un besoin, nous, là derrière, qui n'est pas satisfait. Est-ce que ça veut dire pour autant qu'on a envie de voyager et de faire le tour du monde comme cette personne ? Est-ce qu'on est capable, en fait, et est-ce que ça va répondre à nos besoins, de se séparer de sa famille au quotidien ? Peut-être d'aller dans des endroits qui ont des températures qui ne nous... ne conviennent pas, parce qu'il y a des gens qui sont mieux dans un climat chaud, d'autres plus dans un climat plus froid. Moi j'ai du mal à croire que des gens veuillent un climat plus froid, mais bon, ça reste quelque chose de possible. Mais on n'est pas tous faits en tout cas pour supporter les mêmes climats froids. Est-ce qu'en fait on a envie de ne pas avoir de sécurité financière de manière un peu régulière et quotidienne ? Ça dépend en fait, peut-être pas tous, parce que quand on voyage un petit peu partout tout le temps, alors ça dépend ce qu'on fait et comment on le fait, mais parfois ça implique aussi d'avoir une espèce d'agilité monétaire, on va dire ça comme ça. Est-ce qu'on en est tous capables ? Je suis désolée de vous le dire, mais quand je parle avec vous, je vois bien que pas forcément. Clairement pas forcément. Et ce n'est pas un reproche. Moi, je pense, je fais partie de ceux qui pensent qu'on peut voyager. mais qui ont quand même besoin d'une certaine sécurité, un certain niveau de sécurité. Encore faut-il comprendre et doser et être capable d'identifier c'est quoi ce niveau de sécurité, parce que ce n'est pas le même pour moi que pour vous. Donc encore une fois, on en revient à la connaissance de soi. Et voilà, ça c'est pour vous dire, c'est un exemple, ça peut être ça. Mais, et puis peut-être, je ne sais pas, vous avez des animaux et vous adorez vos animaux, si vous voyagez partout autour du monde, peut-être que finalement ce n'est peut-être pas compatible. Est-ce que vous préférez vraiment voyager ou est-ce que vous préférez avoir Picsou et Maxou avec vous tous les jours et leur faire des calinous ? Bon bah vous voyez, je prends des exemples volontairement un peu pittoresques, mais c'est pour vous faire comprendre qu'on a l'idéalisation et c'était pour que cette petite tranche philosophique, je puisse vous la faire digérer on va dire d'une façon un petit peu plus... tangible dans la vie de tous les jours pour que vous puissiez voir ce que ça peut représenter. On voit bien que là, on idéalise quelque chose et en fait, souvent, on ne voit qu'une partie de la réalité et en plus, ça sous-entend qu'on ne comprend pas qu'est-ce qui nous attire vraiment derrière. Et en fait, c'est plutôt cette question-là qui est intéressante parce qu'on n'a pas besoin de voyager partout autour du monde pour avoir peut-être ce sentiment de liberté. Si toutefois, c'est ce sentiment qui vous manque aujourd'hui. Un autre exemple, ça peut être... quand on est parent, et puis que du coup les enfants ont des activités extrascolaires, et qu'on se dit, dis donc, moi je galère déjà à l'amener au basket, et puis à la natation, puis il y en a d'autres qui font six activités, je ne sais même pas comment ils font, du coup les gamins, mais t'as vu, il sait déjà parler telle langue, il fait déjà tel truc, puis ils font de la course et tout, c'est trop bien, ben oui, mais est-ce que vous êtes aussi conscient de ce que ça représente pour l'enfant ? Est-ce que c'est vraiment quelque chose qui est bon pour l'enfant ? J'ai encore une fois envie de dire, ça dépend de l'enfant. Tous les enfants n'ont pas forcément envie ou besoin d'être dans un esprit peut-être de compétition, du toujours plus. Un enfant a aussi besoin de temps d'ennui, parce que c'est dans l'ennui qu'il va avoir la créativité et l'espace pour se créer aussi des univers et se créer et se réfléchir lui-même. Donc est-ce que finalement vous voulez tout ça ? Je ne sais pas. Et puis, est-ce que vous voulez toute la logistique qu'il y a derrière ? Parce que c'est bien sympathique et on a tous envie, bien sûr, que nos enfants soient épanouis et puissent faire plein de choses. Mais enfin, il y a quand même une réalité logistique derrière. C'est-à-dire que si on va jusqu'au bout du process, qui va les amener ? Qui doit attendre des fois une heure dans la voiture ou sous la flotte ou machin ? Voilà, vous voyez, il y a d'autres réalités finalement qu'il y a derrière. Et donc oui, c'est sûr, ça peut faire bien. Oui, ça peut faire envie. On peut penser que c'est ça. Et finalement... Est-ce qu'on veut toute la réalité derrière ou est-ce qu'on n'idéalise pas quelque chose ? Est-ce qu'on n'est pas effectivement dans cette projection de notre cerveau sur quelque chose qui ne nous correspond peut-être pas tant que ça ? Est-ce que finalement on ne cherche pas à avoir peut-être soi-même du temps de qualité avec ses enfants ? Est-ce que ce n'est pas plus important ? Est-ce que finalement la vie ne se défile pas déjà assez rapidement pour ne pas profiter ? Peut-être de moments plus en famille, de créer plus de liens, de jeux en famille, créativité en famille, peu importe. C'est Ausha de chacun, il n'y a pas de bonne ou de mauvaise réponse. C'est vraiment un choix très personnel, mais c'est plutôt cette réflexion que je voulais vous amener, de vous dire, voilà, parfois, derrière certaines obsessions, par exemple professionnelles, de je veux faire ce métier-là, je veux faire un métier de soins, par exemple, il y a eu toute une grande mode qui est encore un peu... présente de « je veux absolument faire un métier où j'aide les gens » , des fois, il y a surtout des besoins émotionnels, par exemple, qui ne sont pas nourris. Donc, voilà, c'est des questions, il me semble, intéressantes à se poser. Je ferme ma parenthèse philosophique. J'espère que ça a été compréhensible. J'espère. Mais voilà, c'était pour vous amener aussi cette réflexion-là. Donc, maintenant, la transition que je vous amène, c'est pourquoi... Certaines personnes, elles veulent plein de choses. Là, je pense qu'il faut sortir du cliché. T'aimes plein de choses, donc t'es dispersée. C'est pas vrai. En réalité, le cerveau, souvent, inconsciemment, il va chercher à satisfaire des besoins qui vont être psychiques et qui sont pas nourris. Par exemple, quelqu'un qui change souvent de métier, change souvent de projet, commence plein de choses. Il va commencer, je sais pas, de la peinture, du tricot, un dessin, quatre livres, qui va se lasser vite, qui veut changer tout régulièrement. C'est pas forcément quelqu'un qui est pas capable de choisir. En fait, ça peut aussi vouloir dire que c'est quelqu'un qui a besoin de stimulation cognitive, ou ça peut être quelqu'un qui a besoin de retrouver un sentiment de vitalité, qui peut peut-être d'ailleurs, ça arrive, compenser un environnement qui est trop rigide. Quand on a une vie qui ne nous correspond pas, qui est trop rigide, alors que soi-même on a une soif d'apprendre, de découvrir, etc., ça peut être en fait par ces biais-là que le cerveau va chercher à nous faire répondre à nos besoins d'une manière ou d'une autre. mais ça peut être aussi... Fuir un quotidien qui est émotionnellement trop vide, rechercher peut-être aussi de la liberté psychique ou essayer inconsciemment de reconstruire une identité. Et donc je trouve que ça c'est important de l'entendre, les envies elles sont parfois en fait des indices psychologiques, c'est pas des preuves qu'on est instable. Derrière je m'intéresse à tout et je change tout le temps d'idées ou je suis passionné et puis je me lasse, en fait il peut y avoir un besoin de créativité, il peut y avoir un besoin d'impact, il peut y avoir un besoin d'autonomie ou de nouveauté. Ou à l'inverse, étrangement, de calme, de sécurité, de cohérence, de reconnaissance. Et ça, ça change complètement le regard qu'on peut avoir sur soi. Ensuite, la troisième erreur que je vois très souvent, c'est le fait d'analyser ses choix uniquement avec la logique, en oubliant les signaux émotionnels ou psychologiques qu'on peut ressentir. Beaucoup de femmes, en fait, elles essaient de prendre des décisions raisonnables, rationnelles, ce qui ne marche pas. Je le dis tout de suite, en fait, j'arrive tout de suite à la conclusion, ça ne marche pas. Le fait d'analyser le salaire, la stabilité, l'image de statut à sécurité, et de penser qu'on peut rationaliser complètement un choix, c'est complètement faux et ça ne fonctionne pas. Et c'est d'ailleurs pas comme ça que l'être humain fait un choix. L'être humain fait un choix toujours, en fait, émotionnel, qu'il va chercher ensuite à rationaliser. Mais voilà. C'est une parenthèse. Et donc, ce qu'elles ignorent souvent, c'est que quand elles cherchent à s'obstiner à faire ça, parce que des fois, on est quand même très obstiné parce qu'on croit que c'est ce qu'il faut faire et qu'on a grandi dans l'idée que c'est ce qu'il fallait aller chercher. En fait, on ignore l'ennui chronique, on ignore notre fatigue mentale que ça va nous générer, la perte d'élan qu'on va avoir, l'irritabilité, accessoirement pour soi et envers nos proches, qui va encore plus nous irriter d'ailleurs. d'être désagréable avec les autres, on se sent être la méchante, donc c'est pire. Le sentiment de vide, ou alors encore le besoin de créativité ou le besoin d'autonomie. Et je pense qu'on a appris à voir les émotions comme des problèmes à faire taire, alors qu'en fait, c'est des informations. Et là aussi, je vous invite d'ailleurs, si vous ne l'avez pas encore fait, à prendre le temps d'écouter notre épisode avec le super docteur Christophe Hag, qui est chercheur et professeur à l'EM Lyon. spécialiste de l'intelligence émotionnelle, vraiment qui le vulgarise très bien, c'est vraiment quelqu'un de super. On avait fait un épisode, c'était « Et si nos émotions étaient en réalité nos meilleurs alliés ? » avec Christophe Hag. Je n'ai plus le numéro en tête du podcast, je m'en excuse, mais je vais essayer d'aller le rechercher avant la fin de l'épisode. Mais en tout cas, vous pouvez le retrouver sur notre podcast. Et donc, je ne dis pas qu'il faut prendre... toutes ses décisions uniquement avec l'émotion. Mais je pense qu'une vie totalement coupée de ses signaux internes, ça finit souvent finalement par être très coûteux psychologiquement. Ça y est, j'ai retrouvé épisode 41 de notre podcast. Je vous invite vraiment à l'écouter si vous ne l'avez pas encore fait. C'est génial. Vous pouvez même voir sur YouTube puisqu'on l'avait filmé et nous retrouver sur YouTube. C'est tout à fait possible. Enfin, la quatrième erreur. C'est croire qu'être perdu, ça signifie être incapable. Je pense que c'est probablement l'erreur qui est la plus douloureuse pour vous, même pour moi, puisque j'ai déjà vécu ce moment-là, même si j'ai eu la chance de faire très souvent quand même des métiers, souvent de passion. Il n'empêche que quand on a le sentiment, enfin quand on se réoriente un peu, quand on réajuste, il y a un moment où, avant de bien comprendre le fil conducteur, on a quand même une phase où on est perdu avant de comprendre ce qui fait sens. Donc on est tous pareils là-dessus. Donc beaucoup de personnes vivent en fait ce moment de confusion, de doute un peu, de flottement. où c'est toujours un brouillard, de remise en question, comme une preuve d'échec. Alors qu'en fait, en psychologie, certaines périodes de désorientation comme ça, elles apparaissent justement quand l'ancien fonctionnement ne tient plus, quand vos adaptations sont trop coûteuses, quand votre identité interne évolue, et quand vos besoins échangent. Et parfois, ce qu'on appelle une crise professionnelle, c'est une crise de conscience. De notre manière, je peux vous le dire, c'est une phase importante de la vie qu'on vit, qui est souvent l'activation de votre processus d'individuation, qui a été mis en lumière par le médecin et psychiatre Carl Gustav Jung, qui explique que cette phase d'individuation, donc en gros arrêter de répondre aux besoins de la société et commencer à se poser la question de « mais je suis qui, moi, personnellement ? » , c'est quoi mes propres besoins ? Ça arrive en général à peu près. ce qu'on appelle en milieu de vie, plus ça va plus on vit longtemps, mais bon on va dire que généralement c'est autour de la trentaine ou quarantaine. C'est vrai que ça arrive, je le constate dans mon métier depuis quelques années, ça arrive de plus en plus tôt parce que la société devient aussi entre guillemets de plus en plus déconnante et va vraiment trop vite, on arrive au bout d'un système donc forcément et fort heureusement d'ailleurs les gens commencent à dérailler entre guillemets avant et à se dire oi oi oi là je cours après des choses où vraiment ça n'a pas de sens donc ça a tendance à arriver plus tôt mais voilà c'est souvent ce processus d'individuation qui se met en place et le travail en fait ça devient simplement l'endroit où le désalignement il apparaît où il est le plus visible mais le problème il est souvent plus global souvent il y a un problème de rythme de vie c'est d'ailleurs souvent quelque chose que j'entends de rapport à soi, le fait de s'oublier de besoins ignorés de faire passer les besoins des autres constamment avant les siens et du coup de n'arriver même plus à se reconnecter à ses propres besoins de plus savoir si c'est vraiment nos besoins ou pas d'ailleurs, de la fatigue psychique et le fait d'être coincé dans un rôle social et honnêtement je pense qu'il faut arrêter de considérer systématiquement le doute comme une faiblesse Parfois le doute c'est juste le début d'une lucidité. Et donc on en arrive à cette dernière partie, je vous ai promis un outil donc je rentre dans le vif du sujet dessus. L'outil que je conseille à mes clientes pour commencer en tout cas c'est vraiment quelque chose qu'on fait plutôt au début de réflexion parce qu'il y a quand même tout un process, je pense que vous l'avez compris, mais un outil pertinent c'est la roue de l'évaluation des besoins. C'est exactement pour ça que j'avais... Travaillez sur cette roue de l'évaluation des besoins parce que quand tout est flou mentalement, visualiser ça aide énormément. C'est vraiment en plus d'ailleurs, moi je trouvais l'outil pertinent mais c'est aussi vos retours, c'est que cet outil va vous permettre vraiment d'analyser plus d'une dizaine d'axes de vos besoins pour commencer à vous observer sur ce qui vous nourrit, ce qui vous épuise, ce qui vous manque, à quel endroit, sur quel axe, parce que vous allez voir c'est une roue. et ça va vous dresser un graphique à la fin et c'est pour voir un peu à quel endroit vous êtes désaligné et qu'est-ce qui demande à être réajusté. Et souvent les prises de conscience, du coup, elles sont très fortes à ce moment-là. C'est un outil qui est gratuit, qu'on vous met à disposition, il vous suffit de le télécharger et vraiment je trouve que pour démarrer, c'est un très très bon outil visuel et c'est ça qu'il y a de fort dans cet outil, c'est qu'il y a une dizaine d'axes, donc il est... vraiment assez complet et en même temps il est visuel donc c'est impactant très rapidement pour vous parce qu'il y a beaucoup de femmes qui réalisent pas forcément qu'elles ne manquent pas de compétence ou qu'elles manquent pas de motivation, qu'elles manquent pas d'intelligence mais plutôt de clarté sur leurs besoins réels et donc c'est pour ça qu'on vous l'a mis à disposition gratuitement donc vous pouvez le télécharger directement avec les liens sous le podcast. Peu importe la plateforme d'écoute que vous avez, vous pouvez le télécharger. Ou vous pouvez aussi le récupérer sur notre page Instagram en route Simone officielle, tout attaché, officielle au singulier, donc juste IEL. Vous pouvez le retrouver là-dessus aussi. Donc l'idée, ce n'est pas que cet outil résolve votre vie, mais qu'il vous aide à recommencer à vous observer avec plus de conscience. Donc n'hésitez pas, téléchargez-le, il est vraiment à disposition pour ça. Et enfin, je voudrais terminer avec vous pour vous dire que je crois qu'au fond, apprendre à se connaître, ce n'est pas un luxe, c'est presque une responsabilité qu'on a envers nous-mêmes, parce qu'une personne qui se connaît, qui ne se connaît pas... Elle peut facilement construire une vie par adaptation ou poursuivre des objectifs qui ne lui ressemblent pas. Même quand on a un boulot qu'on aime, si on est désaligné sur plein de choses à l'intérieur du boulot, ça ne va pas fonctionner malheureusement. On peut aussi confondre la survie et l'épanouissement. J'en ai fait les frais, je sais de quoi je parle. On peut finir par plus entendre ses propres signaux internes. Et vraiment, pour nous les femmes, on est particulièrement impacté par ça. Et peut-être que le problème aujourd'hui, c'est pas seulement que... Les gens manquent de repères, c'est peut-être qu'on vit surtout dans une société qui nous pousse constamment à regarder vers l'extérieur à longueur de temps, sans jamais nous apprendre à nous observer réellement de l'intérieur, notre propre fonctionnement individuel et personnel, pour comprendre nos besoins, comprendre aussi nos limites, et puis nos moteurs, et notre rapport au monde qui est vraiment différent. et ça c'est pas penser trop c'est peut-être justement Ce qui peut vous permettre de vivre de manière plus consciente. Et donc le problème, ce n'est pas que vous ne savez pas quoi faire de votre vie, c'est peut-être juste que vous regardez trop à l'extérieur ou que vous confondez besoin et compensation, ce que je vous ai expliqué tout à l'heure, ou que vous analysez tout uniquement avec la logique, ou alors que vous avez le sentiment que votre confusion, c'est un échec. J'espère vraiment... que ça va être pour vous le début d'une nouvelle lucidité, d'une nouvelle réflexion personnelle. N'hésitez pas, comme je vous ai dit, à télécharger l'outil de la roue de l'évaluation des besoins pour démarrer cette action. Et si vous avez envie, on peut aller bien sûr plus loin. Vous pouvez bien sûr toujours prendre un rendez-vous d'informations gratuits avec nous en cliquant sur les liens également un petit peu partout sur notre site et sous les liens de podcast. en attendant je vous souhaite à toutes une très belle semaine et je vous dis à très bientôt ciao ciao merci d'avoir écouté cet épisode si vous l'avez aimé n'hésitez pas à vous abonner à partager autour de vous et à laisser un avis 5 étoiles chaque like et chaque partage c'est un pas de plus pour faire grandir cette belle communauté à très vite dans le prochain épisode