Speaker #1Il est 8h, tu es peut-être en ce moment en train de conduire pour aller au travail ou peut-être que tu es dans le métro et que tu m'écoutes peut-être même que tu es déjà arrivé devant ton ordinateur et je ne sais pas si pendant tes trajets au travail ou au moment où tu es au travail, tu t'es déjà dit cette phrase je ne peux pas faire ça pendant encore 10 ans tu n'arrives pas, la projection ne fonctionne pas Et le problème, c'est que juste après cette pensée, tu as une autre pensée qui arrive souvent et qui te dit « Ok, certes, mais qu'est-ce que je peux faire à la place ? » Et là, c'est le vide. Tu n'as pas de réponse. Tu ouvres LinkedIn et tu vois que quelqu'un s'est reconverti en thérapeute, une autre a lancé sa boîte, une ancienne collègue semble avoir trouvé enfin sa voie, et toi, tu ne sais même pas quel métier tu pourrais taper sur Google. Et en toi, ce que tu vas ressentir à ce moment-là, c'est une forme de découragement, de culpabilité même, peut-être de te dire « factuellement, je n'ai pas vraiment de raison de me plaindre » . j'ai tout ce qu'il faut sur le papier donc je ne comprends pas pourquoi je suis à ce point insatisfaite tu ressens aussi sans doute de la peur même je dirais beaucoup de peur La peur de perdre ta stabilité si tu quittes tout, de perdre ton salaire, ton statut, de devoir repartir de zéro. Tu peux même, quand tu es dans ces périodes-là, douter de tes compétences et te dire que tu n'as pas ce qu'il faut toi pour changer. Donc si tu sais que tu veux changer de métier mais que tu n'as absolument aucune idée de ce que tu veux faire, cet épisode est précisément pour toi. On ne va pas chercher ton métier idéal en 30 minutes dans cet épisode, on va voir comment tu peux sortir du brouillard et quels sont les... des premières étapes concrètes pour commencer à trouver. Et d'ailleurs, si tu es dans ces réflexions en ce moment et que tu as besoin d'échanger, d'avoir des premiers conseils, tu peux, comme à chaque épisode, réserver un rendez-vous d'information offert avec moi ou Sabrina. L'objectif de ces rendez-vous, c'est vraiment de faire le point sur ta situation et de voir comment est-ce que tu peux concrètement avancer. Comme à chaque fois, le lien est en description. Maintenant, c'est parti pour l'épisode. Donc en première partie, j'aimerais qu'on s'arrête sur ce premier constat qu'on a tous et toutes quand on est en phase de réflexion, de reconversion, c'est « Oui, je veux partir, mais pour aller où ? » Et là, souvent, on n'a pas de réponse et c'est ça qui nous bloque. Je le sais, pour l'avoir vécu, je vous partagerai juste après mon histoire. Mais je voudrais déjà commencer l'épisode par faire tomber cette première croyance parce que c'est fondamental. Ne pas savoir quoi faire, ce n'est pas le problème de départ. Ça, il faut vraiment l'avoir en tête. Souvent, quand on fait les rendez-vous d'information avec vous, les phrases type qu'on va entendre, c'est « Je sais ce que je ne veux plus, mais pour autant, je ne sais pas ce que je veux. » Ou encore « J'ai plein d'idées, mais il n'y en a aucune qui me paraît réaliste. » Ou j'ai aucune passion. J'ai l'impression de rien savoir faire d'autre que ce que je fais actuellement. Ou encore à 35, à 40, à 45 ans, je ne vais quand même pas repartir de zéro. En plus j'ai des enfants, j'ai un crédit, etc. Donc ça on l'entend très souvent. Ou encore j'aimerais changer mais je ne peux pas me permettre de diviser mon salaire par deux. Qu'on soit clair. Ni Sabrina ni moi ne sommes là pour enjoliver la reconversion. Parce que changer, on va vous le dire, oui, ça fait peur. C'est normal d'avoir peur du changement. Tous les êtres humains ont peur du changement. Et il peut effectivement, dans ces périodes-là, y avoir des contraintes. réelles qui soient financières, familiales, géographiques. On peut perdre temporairement en confort ou en statut et certaines pistes que vous explorez ne seront pas les bonnes pistes. C'est d'ailleurs pour ça que les bilans de compétences existent, c'est pour construire des projets professionnels qui soient réalistes en prenant compte de vos contraintes. Parce que Il n'y a pas de reconversion magique sans contrainte où du jour au lendemain on va savoir exactement quoi faire et qu'on va avoir tout notre confort qui sera là, on ne va pas du tout sortir de sa zone de confort ou voilà, du jour au lendemain il va y avoir un avant-après sans contrainte, ça on vous le dit, c'est impossible. Et toute personne qui vous promet ça vous ment. Donc le piège dans lequel vous êtes pendant cette première phase de ma lettre professionnelle, avec toutes les phrases que j'ai pu énumérer, qu'on entend souvent, c'est que vous attendez d'avoir une révélation avant de commencer à chercher, avant de commencer à vous mettre en route. Or, tu n'as pas besoin de connaître la destination pour commencer l'enquête, pour prendre la route. Un petit clin d'œil en route Simone. Je vais t'illustrer un petit peu tout ça avec mon histoire personnelle. Moi, j'ai perdu beaucoup de temps dans ma reconversion parce que justement, je me suis fait accompagner assez tard. Néanmoins, je vais t'expliquer un petit peu mon histoire pour que tu comprennes que en fait, je ne suis pas partie du jour au lendemain parce que d'un coup, je savais ce que j'allais faire. Pas du tout. En 2018, je commençais à entrer dans la vie active. Moi, j'étais fraîchement diplômée d'une prestigieuse école de commerce. Tac, je trouve mon premier CDI, poste de CAD, multinational, près de la mer, sur le papier. Vraiment, je commence bien dans la vie. la vie professionnelle. En tout cas, dans ce qu'on m'avait vendu, j'ai réussi à avancer en cochant les bonnes cases. Donc sur le papier, j'étais en place, mais sauf que tous les jours, je ne me sentais pas à ma place. Donc à ce moment-là, ce que je faisais, c'est que je multipliais les tests en ligne du type quel métier est fait pour moi. Je demandais des conseils à mes amis. Je leur disais mais qu'est-ce que je pourrais faire à la place ? Tu me verrais bien faire quoi ? Etc. Et en fait, j'étais toujours bloquée et perdue. Et même plus je cherchais le métier d'alpleur pour moi, et moins je savais vers où aller, plus je me sentais bloquée. Et mon déclic, ça n'a pas été un jour de me dire « Ah, ça y est, j'ai trouvé le métier, c'est bon, je peux tout quitter et y aller. » Ça a été de me dire « Je vais arrêter d'essayer de trouver immédiatement une réponse et je vais déjà commencer par mieux me comprendre. » J'ai commencé à lire beaucoup de livres de psychologie, de développement personnel, j'ai testé plein de nouvelles choses aussi. Vraiment, je ne suis pas restée que dans ma tête, je suis vraiment allée sur le terrain, tester des nouvelles choses, parler à plein de monde, etc. Et quand je suis partie, quand j'ai demandé ma rupture conventionnelle, je ne savais absolument pas ce que je voulais faire. J'étais vraiment partie en mode test and learn. En plus, je le dis souvent, à ce moment-là, j'étais enceinte et je prenais vraiment ça comme je veux montrer l'exemple à mon fils que je ne vais pas subir ma vie par peur, que je ne vais pas laisser la peur décider de ma vie à ma place. Ça a été vraiment, moi, à ce moment-là, mon moteur. Après, il y en a qui en ont d'autres. Et puis, encore une fois, moi, je n'ai pas fait ma transition de manière sécurisée du tout. Et ce n'est pas forcément ce que je conseillerais, parce que tout le monde n'a pas les mêmes... Comment est-ce que je pourrais dire ça ? C'est-à-dire que j'ai un grand, grand recul sur... Enfin, j'ai une tolérance au risque. Voilà, plutôt de le formuler comme ça, c'est que j'ai une tolérance au risque qui est assez grande. et je sais que beaucoup de personnes... n'ont pas cette tolérance-là. Donc, je comprends parfaitement qu'on puisse vouloir d'abord être sécurisé. Et encore une fois, c'est tout l'objectif d'un bilan de compétences, c'est de sécuriser les transitions. Sauf que moi, à l'époque, en fait, je ne savais pas que ça existait. Je ne savais pas ce que c'était. Donc, voilà, moi, je suis partie all-in, j'y vais. et je verrai bien et je me mets en mode je teste, j'essaye, j'apprends, je rencontre et je verrai ce vers quoi ça va me mener. Et je sais qu'à l'époque, j'avais un attrait pour l'entrepreneuriat. Je pense que c'est ce côté liberté en fait qui me plaisait, sans même savoir à l'époque que c'était une de mes valeurs. Et donc, je me suis lancée dans l'entrepreneuriat, toujours avec mon syndrome du sauveur de l'époque, pour aider mon conjoint qui était en difficulté entrepreneuriale. Donc, au départ, un projet qui ne vient pas de moi. ne part pas de moi. Il y a évidemment une partie de moi, parce que c'est moi qui l'ai initiée, mais ça vient pour répondre à un besoin d'une personne extérieure. Et je l'ai lancée sans me connaître. Donc, au fur et à mesure du temps, j'ai fait évoluer cette première entreprise en essayant de la réajuster à qui j'étais, de mettre en place des choses qui me plaisaient. Donc moi, c'était une entreprise où je faisais rencontrer des entrepreneurs, j'organisais des rencontres entre entrepreneurs. Et j'ai commencé comme ça à inviter... des conférenciers sur des thématiques de développement personnel, sur des thématiques d'entrepreneuriat qui m'intéressaient à ce moment-là. Et en fait, je me suis dit, je vais y mettre vraiment ce qui m'intéresse moi, ce qui me plaît. Et d'un coup, les personnes qui venaient aux rencontres n'étaient pas les mêmes qu'au début. C'était des personnes avec qui je connectais beaucoup plus facilement, qui m'apportaient beaucoup plus, qui m'élevaient beaucoup plus. Parce qu'en fait, plus j'étais moi et plus j'attirais à moi les personnes dont j'avais besoin. En fait, les personnes dont j'avais besoin pour grandir, pour me découvrir. Et j'ai vraiment pris cette entreprise comme un parcours initiatique. Elle a duré deux ans, elle n'a jamais été rentable, mais ça a été ma plus belle école. Et c'est à travers cette... cette entreprise d'ailleurs que j'ai rencontré Sabrina parce qu'à un moment je me suis dit écoute je sens que ça fonctionne pas parce que c'est pas encore complètement moi, complètement ce que je veux, je sens comme si ça tourne il y avait beaucoup beaucoup de choses qui m'épanouissaient dans cette entreprise mais je ressentais le besoin de vraiment aligner au maximum ma vie professionnelle à qui j'étais Et donc, quand je suis partie voir Sabrina, qui faisait déjà des bilans de compétences à ce moment-là, je suis venue avec cette problématique et c'est là que j'ai découvert le bilan de compétences et que je me suis dit, mais en fait, c'est un outil extraordinaire, mais vraiment extraordinaire. Et je me suis dit... Je me dis, mais le temps que j'aurais gagné, parce que là, moi, j'étais dans une quête pendant, depuis deux ans. Un bilan de compétences, c'est trois mois. Ça veut dire que j'avais déjà beaucoup avancé sur mon travail de connaissance de moi-même, de savoir ce que je voulais, ce que je ne voulais pas, etc. Mais je n'étais pas encore, ce n'était pas bien affiné. Les paramètres n'étaient pas... Ouais, tout n'était pas bien aligné, j'avais encore besoin de travailler ça et je me suis dit mais vraiment, cet outil et ces méthodes, je veux qu'un maximum de personnes qui se sentent perdues comme moi je l'étais avant puissent les avoir entre les mains parce que ça va vous faire gagner un temps de dingue. C'est-à-dire que moi, tout ce que j'ai fait pendant deux ans, certes, ça m'a beaucoup épanouie, ça m'a aussi beaucoup insécurisé et ça m'a beaucoup questionné. J'ai eu des périodes où je pleurais, mais vraiment, j'ai beaucoup pleuré pendant ces périodes. J'ai eu des périodes de joie, mais j'ai aussi eu des périodes où je me suis sentie encore complètement paumée. Je ne savais pas où j'allais. Et donc, vraiment, cet outil pour moi, je me suis dit, wow, mais c'est incroyable. Et c'est de là qu'est venue ensuite mon envie de m'associer avec Sabrina et de créer En Route Simone. Pour retransmettre ça et faire en sorte que ce qu'ils sentent, ce que je ressentais à l'époque, c'est-à-dire cette sensation de ne pas être à sa place, de ne pas savoir où aller et d'y aller, mais de ne jamais sentir vraiment qu'on est au bon endroit. et une méthodologie et des ressources précises pour, en trois mois, réussir à... voir ce dont on a besoin dans notre vie professionnelle, ce qui pourrait matcher, ce dans quoi on va perdre du temps et être tout simplement épanoui. Donc voilà pour mon histoire. Est-ce que j'ai envie que vous reteniez de ça ? C'est qu'en fait, je vais encore prendre une métaphore par rapport à en route Simone, mais commencez par allumer les phares de votre voiture. Et regardez les 100 prochains mètres. Il n'y a pas besoin de voir toute la route pour avancer, il y a juste besoin d'allumer le moteur, de mettre les phares, de voir les 100 prochains mètres, d'enclencher la première et d'y aller. Tu vas potentiellement à un moment faire fausse route, et dans ce cas-là, tu vas chercher un nouvel itinéraire, comme je l'ai fait. Et puis, peut-être qu'à un moment, tu vas te dire, bon, je vais me faire accompagner. Comme ça, je vais gagner du temps et je vais avoir mon plan de route sur mesure. Donc, voilà. Et je rappelle que si tu as envie plus souvent de te faire accompagner, tu peux prendre rendez-vous avec nous. C'est gratuit en barre d'infos pour en savoir plus. Autrement, si tu veux commencer déjà aujourd'hui à avancer de manière autonome, je vais te proposer une méthode en quatre étapes pour commencer. Première étape, ne cherche pas encore un métier. Tu l'auras compris, ça c'est vraiment la dernière étape. Il faut d'abord que tu fasses un diagnostic sur ce que tu ne veux plus. Donc, je t'invite à prendre une feuille et à répondre à ces quelques questions. Première question. Qu'est-ce qui aujourd'hui m'épuise ? Qu'est-ce que je ne veux surtout pas retrouver dans mon prochain travail ? A l'inverse, qu'est-ce que j'aime encore dans mon métier actuel ? C'est quoi les moments de ma semaine qui me donnent de l'énergie ? Et quels sont les moments de ma semaine qui me prennent beaucoup d'énergie, qui me coûtent ? Pour faire cet exercice, je te conseille de télécharger une ressource qui va plus cadrer. Un cadre et un vrai outil pour travailler ces questions de sources de satisfaction et d'insatisfaction professionnelle, c'est la ressource qu'on offre toujours en barre d'infos. Tu vas voir, il y a un lien avec nos ressources gratuites. Et tu peux télécharger la ressource, ta roue de l'évaluation professionnelle qui a été développée par Sabrina. Et en complément, je t'invite à écouter l'épisode numéro 3 de la chaîne qui te décrit précisément la méthode pour compléter cette roue. Et ça va te permettre de dresser un premier tableau de ta situation. et tes sources d'insatisfaction et aussi de satisfaction professionnelle. Parce qu'il y a une petite nuance, c'est que quelquefois, on a l'impression qu'on a envie de changer de métier, alors qu'en réalité, le problème, ce n'est pas le métier. Il peut venir aussi du management. Il peut venir du secteur. Il peut venir du rythme. Il peut venir des conditions de travail, des valeurs de l'entreprise. Enfin bref, des fois, tu n'es pas obligé de tout envoyer valser. Et cet exercice-là, justement, il va te permettre de voir ce qui aujourd'hui pose problème dans ton environnement professionnel. Donc je t'invite à le télécharger. Autrement, tu peux aussi juste répondre aux quelques questions que j'ai citées précédemment. Mais pour plus de finesse dans l'analyse, je t'invite à télécharger l'outil. Deuxième étape, tu vas remplacer quel métier est fait pour moi par de quoi ai-je besoin dans ma vie professionnelle. C'est-à-dire, tu vas construire des critères que tu vas ensuite classer. Je vais te citer déjà les critères et après je t'expliquerai comment les classer. Premier critère, le revenu. Évidemment, quel est le revenu minimum dont tu as besoin pour vivre ? C'est-à-dire le revenu qui va couvrir tes charges et te permettre tes petits plaisirs non négociables. Voilà, c'est quoi ton revenu minimum ? Deux, quelles sont tes valeurs non négociables ? Et ça, je le dis dans plein d'épisodes, la découverte de vos valeurs fondamentales, c'est vraiment un incontournable pour éviter de refaire fausse route. Et encore une fois, dans les ressources gratuites qu'on offre, tu as un test pour découvrir tes valeurs fondamentales. Par exemple, ça peut être l'autonomie, ça peut être la créativité, ça peut être l'impact, etc. Donc encore une fois, essaie de découvrir tes valeurs et note-les-toi. C'est-à-dire, voilà, ça, c'est quelque chose que j'ai besoin de retrouver dans mon travail. Moi, je sais que, par exemple, je ne peux pas avoir un travail où je suis trop encadré, où c'est rigide, où il y a beaucoup de process. Parce que j'ai énormément besoin de liberté et d'autonomie. Ensuite, tu peux aussi te poser la question des horaires. Est-ce que tu es plus à l'aise sur des horaires classiques 9-17 ou est-ce qu'au contraire, tu es plutôt à un rythme décalé ou tu préfères travailler de nuit pour x ou y raison ou tu préfères avoir des horaires flexibles ou tu préfères avoir ton mercredi off pour être avec tes enfants ? Est-ce que tu veux être en télétravail, avoir un peu de télétravail ou au contraire, être toujours en présentiel ? Est-ce que pour toi, le contact humain, il est important ou non ? Quel est le niveau de responsabilité que tu as envie d'avoir ? Où est-ce que tu veux travailler ? Ça, c'est une vraie question. Il y a où ? Et le télétravail en ce sens, c'est intéressant parce que si justement, tu es le genre de personne comme moi qui a du mal à se projeter pendant des années au même endroit, peut-être que tu as besoin d'un métier où tu peux facilement bouger. Donc moi, par exemple, j'ai besoin d'un travail où je sais que je peux le faire en... en full distanciel, comme ça je le fais d'où je veux par exemple. Mais ça peut très bien être aussi, moi je sais que j'ai mon meilleur ami qui est infirmier, et bien infirmier en fait il y a tellement des besoins partout, que pareil lui a beaucoup besoin de liberté, de ne pas se sentir enfermé quelque part, et il sait avec son métier qu'il peut travailler n'importe où. Donc voilà, il y a aussi ça. Est-ce que tu as besoin de temps pour pouvoir te former, ou d'une entreprise qui propose régulièrement de la formation par exemple ? etc. Essaie de construire tes critères. Et ensuite, tu vas essayer de les classer en quels sont tes critères parmi ce que tu as listé qui sont non négociables, ceux qui pour toi sont importants et ceux qui seraient du bonus. Tu peux faire une colonne, enfin trois colonnes et puis venir les classer ou les surligner avec des codes couleurs. Voilà, ça c'est mes non négociables. Ça pour moi c'est important et ça c'est plutôt un bonus. C'est beaucoup plus... concret qu'une recherche abstraite de vocation. Parce qu'en fait, dans ces critères-là, tu vas pouvoir trouver plusieurs métiers qui pourraient correspondre. Et il vaut mieux partir de soi, encore une fois, pour trouver un métier, que de partir du métier et de voir est-ce que ça peut m'aller. Si tu ne te connais pas, en fait, si tu ne sais pas qu'est-ce qui est important pour toi, ça va être compliqué de faire un choix. Troisième étape, chercher des pistes. Du coup, ce que je disais, à partir de soi et pas à partir d'un catalogue de métiers. Donc, je vais te proposer trois portes d'entrée. La première, c'est de te demander qu'est-ce que je sais faire ? Et qu'est-ce que tu sais faire ? Ça comporte aussi ce que tu banalises. Parce que tu te dis, ouais, ça c'est facile, tout le monde sait le faire. Non, tout le monde ne sait pas le faire. Si justement c'est facile pour toi, c'est certainement que tu es dans ta zone de génie. Et donc, ça va être hyper important que tu trouves un travail qui puisse te permettre d'exprimer cette zone de génie. Là où c'est fluide et facile pour toi. Encore une fois, le test zone de génie, c'est un test qu'on offre dans tous les podcasts, dans la barre de ressources. Tout est au même endroit et tu peux aussi télécharger ce test pour découvrir justement ta zone de génie. C'est-à-dire ce que tu sais faire facilement, ce qui est fluide pour toi et que tu dois retrouver du coup dans ton métier. Ensuite, ce que tu aimes faire. Donc il y a ce que tu sais faire et ce que tu aimes faire. Et là, on ne parle pas forcément de passion. Ça peut être par exemple te dire j'aime expliquer, j'aime devoir rendre des contextes, des... Comment dire ? Pas des contextes, excusez-moi. J'aime pouvoir rendre des théories un peu complexes, les rendre simples, les expliquer de manière simple. Ou j'aime organiser. Moi, j'ai une amie, on rentre chez elle, c'est toujours hyper propre, hyper organisé, tout est à sa place et elle adore faire ça. Est-ce que tu aimes créer ? Est-ce que tu aimes bouger ? Est-ce que le mouvement, c'est hyper important pour toi ? Est-ce que tu aimes résoudre des problèmes ? Écouter tes amis quand ils ont des difficultés, les conseiller. Est-ce que tu aimes négocier, analyser, fabriquer, bricoler ? Bon, peu importe, tu vas lister ce que tu aimes faire. Et ensuite, dernière chose, tu peux te demander quels sont les environnements qui t'intéressent. les problématiques qui t'intéressent et avec qui est-ce que tu aurais envie de travailler, sur quel sujet, dans quel quotidien. Par exemple, ça peut être aider les femmes. Tu peux avoir aussi des causes qui te tiennent à cœur. Par exemple, l'environnement, les droits des femmes. Ça peut être l'égalité des chances. Voilà, essaie de te lister ça, parce que ça va donner du sens à ce que tu fais au quotidien et c'est hyper important. Et en fait, quand tu vas croiser un petit peu tout ce que tu as fait précédemment, toutes tes réponses, tu vas commencer à pouvoir produire des hypothèses. Donc ce n'est pas encore une décision, attention, c'est des hypothèses. Et donc la quatrième étape, ça va être de tester ces hypothèses. C'est-à-dire qu'avant de démissionner, ou d'aller payer une formation qui va te coûter plusieurs milliers d'euros, tu peux déjà commencer quelque chose de très simple qui va être de parler à trois personnes qui exercent le ou les métiers pour lesquels tu te dis, ah ça, vu mes réponses précédentes, je pense que ça pourrait me plaire. Tu peux essayer de passer une demi-journée avec un professionnel si c'est possible ou les appeler par téléphone, voir comment prendre contact sur LinkedIn ou autre. Tu peux aussi, si tu es attiré par l'entrepreneuriat, commencer à faire un petit projet, un petit side project à côté de ton travail. recommencer à regarder aussi les vraies offres d'emploi sur les métiers qui te plaisent pour voir les conditions, les salaires, comprendre les conditions d'accès, etc. En tout cas... Une chose, c'est qu'une reconversion, ça n'a pas besoin du tout, du tout de commencer par une démission. Ça peut commencer des fois simplement par une conversation. Moi, par exemple, je me souviens à l'époque, parce que j'ai toujours eu un attrait quand même pour la transmission, l'apprentissage, la transmission, et j'aimais beaucoup l'anglais. Et donc, forcément, je me suis dit prof d'anglais. Et donc, je suis partie discuter avec une professeure d'anglais qui venait d'être diplômée. Et en fait, quand elle m'a expliqué... et les études pour être prof d'anglais et le quotidien de prof d'anglais, je me suis dit, en fait, pas du tout. Ce n'est pas du tout pour moi parce que ça ne coche pas du tout mes valeurs. À l'époque, je ne les connaissais pas. Mais là, vous allez pouvoir faire justement les croisements. Moi, avec le recul, je me dis que ce qui me bloquait à l'époque quand elle m'en parlait, c'est que je sentais qu'il n'y avait pas de créativité, beaucoup de créativité dans le métier, pas beaucoup de liberté, de flexibilité. On impose souvent d'ailleurs aux profs, au début en tout cas, un lieu de démarrage et moi ça je ne voulais pas. Donc géographiquement, voilà, bouger à ce moment-là, ce n'était pas quelque chose que j'envisageais. Donc moi, cette discussion, elle m'a permis d'éviter encore une fois de repartir dans des études longues, dans des concours assez éprouvants. exigeant que je commençais déjà à préparer quand j'étais en entreprise. Et en fait, je me suis dit mais pas du tout, mais vraiment pas du tout. Donc voilà, vraiment faites ça. C'est vraiment un déclic, souvent le fait de discuter avec des personnes. Et ça peut être un bon comme un mauvais déclic, mais en tout cas, ça va vraiment affiner vos envies. C'est ce qu'on appelle des enquêtes métiers. D'ailleurs, pareil, Sabrina avait fait un épisode sur les enquêtes métiers. Tu peux taper dans la barre de recherche de ce podcast « Enquête métier » et tu vas tomber dessus. Je le mettrai aussi en barre d'infos. Enfin, j'ai... Non, pas enfin, parce que j'ai encore deux choses à te dire. Donc la première, je vais t'expliquer un petit peu aussi ce qu'on ne dit pas assez sur la reconversion pour enlever toutes les idées reçues. Première chose, c'est que tu peux avoir envie de changer et avoir peur de perdre ta sécurité. D'ailleurs, souvent, ça va forcément ensemble. Deuxième chose, une piste au démarrage qui te semble enthousiasmante, elle peut se révéler mauvaise une fois que tu la confrontes à la réalité. C'est l'exemple que je t'ai donné de moi sur le prof d'anglais. Troisième chose, tes proches ne seront pas toujours les meilleures personnes pour te conseiller. Moi, si j'écoutais mes proches, je serais justement prof au lycée. Donc voilà, où je serais... Je ne sais même plus ce qu'on me disait à l'époque, mais on me sortait des métiers absolument rien à voir avec ce que je fais aujourd'hui. Vraiment rien à voir. Ensuite, une reconversion, ça peut demander plusieurs mois, voire davantage. Moi, je te rappelle que ça m'a pris des années. C'est pour ça que j'ai créé en Haussmann, pour que je raccourcisse ce temps pour le maximum de personnes. Mais ça va te prendre du temps dans tous les cas. Par exemple, chez nous... Sinon, un bilan de compétences, c'est trois mois. Voilà, donc il faut que tu saches dès le début que ça ne va pas se faire du jour au lendemain, que tu ne vas pas d'un claquement de doigt trouver le métier de tes rêves idéal, etc. qui va te tomber dessus comme une révélation descendue sur... sur terre pour toi. Non, en fait, ça va te demander du travail, beaucoup de travail, de connaissance de toi, en fait, et de te confronter aux autres et à d'autres métiers. Il y a des personnes qui font les métiers que tu envisages de faire et à les tester sur le terrain. Et donc ça, il faut savoir que ça prend du temps. Ensuite, le prochain métier, ce n'est pas nécessaire que ce soit le métier de toute ta vie. Et ça, je pense que c'est quelque chose qui bloque beaucoup de personnes aussi en reconversion. C'est qu'on dit, il faut que je trouve le métier qui va me satisfaire. pour toute ma vie alors qu'en réalité encore une fois si tu veux être aligné professionnellement parlant dans la vie tu va évoluer tu vas changer et donc potentiellement ce que tu vas faire même si ça t'épanouit à 100% aujourd'hui peut-être que dans un an deux ans cinq ans dix ans quinze ans vingt ans tu auras envie de faire autre chose Et c'est normal. Donc, il faut accepter aussi cette impermanence de la vie, le fait qu'on évolue, que nos envies évoluent, que ce n'est pas figé. Parce que souvent, quand on veut partir sur quelque chose de figé, on n'a tellement pas envie de se tromper qu'on est bloqué, en fait. Alors que quand on ajoute de la flexibilité dans la démarche, c'est beaucoup plus simple. Parce qu'on sait qu'on ne prend pas un choix à vie éterne. On ne donne pas son âme pour un métier. Donc, tranquille. Et surtout... Le fait que tu sois en train de chercher, ce n'est pas que tu es en échec. Ça fait partie du processus et c'est ça qui va t'aider à trouver. Ah, aussi, autre chose, se reconvertir, ce n'est pas trouver sa passion. Ça aussi, grosse idée reçue. Je me demande si Sabrina n'avait pas fait un podcast aussi sur la chaîne, mais arrêtez de vouloir trouver votre passion. Il y en a qui ont une passion, qui peuvent en vivre et c'est génial. Et il y en a plein. Et d'ailleurs, je pense la majorité des gens qui n'ont pas de passion, qui aiment beaucoup de choses en fait. Et tu peux construire une vie professionnelle satisfaisante sans avoir une vocation spectaculaire. C'est complètement possible si c'est, encore une fois, une vie professionnelle alignée avec tes besoins, tes valeurs, tes envies, enfin voilà. Toutes les questions finalement auxquelles tu as répondu précédemment. Avant de clôturer le podcast, je te propose un petit défi, un petit exercice de fin pour tes 7 prochains jours. C'est-à-dire que là, on est lundi. Je veux que lundi prochain pour le nouveau podcast, tu aies terminé ce petit défi parce que c'est vraiment ce qui va te mettre en route. Donc cette semaine, je t'invite à te noter 5 choses que tu ne veux plus jamais revivre professionnellement. Ensuite, tu vas faire la même chose en te notant là 5 choses que tu voudrais voir davantage dans ta vie professionnelle.