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En Bref.... Le podcast du Céreq (Centre d'études et de recherches sur les qualifications)

Interrompre ses études : un choix rarement payant sur le marché du travail

Interrompre ses études : un choix rarement payant sur le marché du travail

03min |24/03/2025
Play
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03min |24/03/2025
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Description

🌎 Il y a 10 ans, la France mettait en place le dispositif de « césure », permettant d’interrompre temporairement ses études pour acquérir de nouvelles compétences tout en conservant son statut d’étudiant. D'après l'enquête Génération 2017, 15 % des jeunes sortis de l'enseignement supérieur en 2017 avaient au préalable suspendu temporairement leurs études, dont 6 % dans le cadre formel d'une césure. Le Centre d'études et de recherches sur les qualifications publie aujourd'hui les résultats d'une étude inédite sur l'impact de ces interruptions sur l'insertion professionnelle des jeunes diplômés.


🎙️Christian CAMPO, secrétaire de rédaction au Céreq, nous partage en quelques minutes les principaux résultats de cette analyse et ce qu'il faut en retenir.  


📘 La publication complète est à retrouver sur : https://www.cereq.fr/cesure-interruption-etude-insertion


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Aujourd'hui, en bref, le podcast du Céreq se penche sur le dispositif des césures mis en place depuis 2015 et qui montre que le fait d'interrompre un temps ses études ne s'avère pas forcément payant sur le marché du travail. Il y a dix ans, la France mettait en place le dispositif de césure permettant d'interrompre temporairement ses études pour acquérir de nouvelles compétences tout en conservant son statut d'étudiant. D'après l'enquête Génération 2017, 15% des jeunes sortis de l'enseignement supérieur en 2017 avaient au préalable suspendu temporairement leurs études, dont 6% dans le cadre formel d'une césure. Le Céreq publie aujourd'hui les résultats d'une étude inédite sur l'impact de ces interruptions sur l'insertion professionnelle des jeunes diplômés. Un jeune sortant du supérieur sur 6 a fait une pause pendant ses études. Si l'interruption des études concerne tous les niveaux de diplôme, les parcours d'études linéaires sans interruption restent encore quasiment la norme en France puisqu'ils concernent 85% des jeunes. Les jeunes ingénieurs et médecins sont ceux qui connaissent le moins d'interruptions, pour 90% d'entre eux. Les diplômés d'école de commerce sont en revanche près d'un sur quatre à interrompre leurs études. Les interruptions sont motivées d'abord par le travail, pour 44%, l'apprentissage d'une langue pour 11%, une pause personnelle pour 11%, du bénévolat pour 4%, ou encore des raisons de santé également pour 4%. La césure est un mode d'interruption encadré. Plus d'un tiers des interruptions s'est fait dans le cadre formel d'une césure. La moitié des césures s'effectue à l'étranger contre seulement 10% des autres interruptions. Ce nouveau dispositif est plus souvent utilisé pour l'apprentissage des langues ou le bénévolat. Cette formule concerne avant tout les étudiants diplômés de Bac plus 5, ceux issus de spécialités littéraires et tertiaires, notamment les écoles de commerce, et ceux issus de milieux favorisés. Césure ou interruption, certains scénarios s'avèrent plus favorables que d'autres. Cette nouvelle enquête montre que caractéristiques comparables Les parcours discontinus pénalisent souvent l'accès à l'emploi, particulièrement pour ceux qui restent en France ou qui ne travaillent pas durant l'interruption. Les césures à l'étranger pour travailler constituent le scénario le plus favorable, avec un avantage salarial significatif et de meilleure chance d'accéder à des postes de cadre par rapport à des jeunes au parcours continu. Les autres types de césures présentent un avantage salarial uniquement pour les diplômés de l'enseignement supérieur long. Les interruptions à l'étranger hors césure peuvent s'avérer bénéfiques notamment pour les diplômés de l'enseignement supérieur court, qui voient leur chance d'accéder au poste de cadre de profession intermédiaire augmenter. En revanche, chez les diplômés du supérieur long, les interruptions en France hors césure et hors motif de travail sont généralement pénalisantes en termes d'accès et de qualité d'emploi. En conclusion, alors que la césure tente à se développer, le marché du travail français reste attaché à la linéarité des parcours posant la question de la valorisation des expériences d'interruption. L'étude pointe la nécessité d'examiner le rôle de ces interruptions sur l'acquisition du diplôme visé et souligne également le besoin d'adapter les pratiques de recrutement pour mieux reconnaître les compétences acquises lors de ces périodes.

Description

🌎 Il y a 10 ans, la France mettait en place le dispositif de « césure », permettant d’interrompre temporairement ses études pour acquérir de nouvelles compétences tout en conservant son statut d’étudiant. D'après l'enquête Génération 2017, 15 % des jeunes sortis de l'enseignement supérieur en 2017 avaient au préalable suspendu temporairement leurs études, dont 6 % dans le cadre formel d'une césure. Le Centre d'études et de recherches sur les qualifications publie aujourd'hui les résultats d'une étude inédite sur l'impact de ces interruptions sur l'insertion professionnelle des jeunes diplômés.


🎙️Christian CAMPO, secrétaire de rédaction au Céreq, nous partage en quelques minutes les principaux résultats de cette analyse et ce qu'il faut en retenir.  


📘 La publication complète est à retrouver sur : https://www.cereq.fr/cesure-interruption-etude-insertion


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Aujourd'hui, en bref, le podcast du Céreq se penche sur le dispositif des césures mis en place depuis 2015 et qui montre que le fait d'interrompre un temps ses études ne s'avère pas forcément payant sur le marché du travail. Il y a dix ans, la France mettait en place le dispositif de césure permettant d'interrompre temporairement ses études pour acquérir de nouvelles compétences tout en conservant son statut d'étudiant. D'après l'enquête Génération 2017, 15% des jeunes sortis de l'enseignement supérieur en 2017 avaient au préalable suspendu temporairement leurs études, dont 6% dans le cadre formel d'une césure. Le Céreq publie aujourd'hui les résultats d'une étude inédite sur l'impact de ces interruptions sur l'insertion professionnelle des jeunes diplômés. Un jeune sortant du supérieur sur 6 a fait une pause pendant ses études. Si l'interruption des études concerne tous les niveaux de diplôme, les parcours d'études linéaires sans interruption restent encore quasiment la norme en France puisqu'ils concernent 85% des jeunes. Les jeunes ingénieurs et médecins sont ceux qui connaissent le moins d'interruptions, pour 90% d'entre eux. Les diplômés d'école de commerce sont en revanche près d'un sur quatre à interrompre leurs études. Les interruptions sont motivées d'abord par le travail, pour 44%, l'apprentissage d'une langue pour 11%, une pause personnelle pour 11%, du bénévolat pour 4%, ou encore des raisons de santé également pour 4%. La césure est un mode d'interruption encadré. Plus d'un tiers des interruptions s'est fait dans le cadre formel d'une césure. La moitié des césures s'effectue à l'étranger contre seulement 10% des autres interruptions. Ce nouveau dispositif est plus souvent utilisé pour l'apprentissage des langues ou le bénévolat. Cette formule concerne avant tout les étudiants diplômés de Bac plus 5, ceux issus de spécialités littéraires et tertiaires, notamment les écoles de commerce, et ceux issus de milieux favorisés. Césure ou interruption, certains scénarios s'avèrent plus favorables que d'autres. Cette nouvelle enquête montre que caractéristiques comparables Les parcours discontinus pénalisent souvent l'accès à l'emploi, particulièrement pour ceux qui restent en France ou qui ne travaillent pas durant l'interruption. Les césures à l'étranger pour travailler constituent le scénario le plus favorable, avec un avantage salarial significatif et de meilleure chance d'accéder à des postes de cadre par rapport à des jeunes au parcours continu. Les autres types de césures présentent un avantage salarial uniquement pour les diplômés de l'enseignement supérieur long. Les interruptions à l'étranger hors césure peuvent s'avérer bénéfiques notamment pour les diplômés de l'enseignement supérieur court, qui voient leur chance d'accéder au poste de cadre de profession intermédiaire augmenter. En revanche, chez les diplômés du supérieur long, les interruptions en France hors césure et hors motif de travail sont généralement pénalisantes en termes d'accès et de qualité d'emploi. En conclusion, alors que la césure tente à se développer, le marché du travail français reste attaché à la linéarité des parcours posant la question de la valorisation des expériences d'interruption. L'étude pointe la nécessité d'examiner le rôle de ces interruptions sur l'acquisition du diplôme visé et souligne également le besoin d'adapter les pratiques de recrutement pour mieux reconnaître les compétences acquises lors de ces périodes.

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🌎 Il y a 10 ans, la France mettait en place le dispositif de « césure », permettant d’interrompre temporairement ses études pour acquérir de nouvelles compétences tout en conservant son statut d’étudiant. D'après l'enquête Génération 2017, 15 % des jeunes sortis de l'enseignement supérieur en 2017 avaient au préalable suspendu temporairement leurs études, dont 6 % dans le cadre formel d'une césure. Le Centre d'études et de recherches sur les qualifications publie aujourd'hui les résultats d'une étude inédite sur l'impact de ces interruptions sur l'insertion professionnelle des jeunes diplômés.


🎙️Christian CAMPO, secrétaire de rédaction au Céreq, nous partage en quelques minutes les principaux résultats de cette analyse et ce qu'il faut en retenir.  


📘 La publication complète est à retrouver sur : https://www.cereq.fr/cesure-interruption-etude-insertion


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

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    Aujourd'hui, en bref, le podcast du Céreq se penche sur le dispositif des césures mis en place depuis 2015 et qui montre que le fait d'interrompre un temps ses études ne s'avère pas forcément payant sur le marché du travail. Il y a dix ans, la France mettait en place le dispositif de césure permettant d'interrompre temporairement ses études pour acquérir de nouvelles compétences tout en conservant son statut d'étudiant. D'après l'enquête Génération 2017, 15% des jeunes sortis de l'enseignement supérieur en 2017 avaient au préalable suspendu temporairement leurs études, dont 6% dans le cadre formel d'une césure. Le Céreq publie aujourd'hui les résultats d'une étude inédite sur l'impact de ces interruptions sur l'insertion professionnelle des jeunes diplômés. Un jeune sortant du supérieur sur 6 a fait une pause pendant ses études. Si l'interruption des études concerne tous les niveaux de diplôme, les parcours d'études linéaires sans interruption restent encore quasiment la norme en France puisqu'ils concernent 85% des jeunes. Les jeunes ingénieurs et médecins sont ceux qui connaissent le moins d'interruptions, pour 90% d'entre eux. Les diplômés d'école de commerce sont en revanche près d'un sur quatre à interrompre leurs études. Les interruptions sont motivées d'abord par le travail, pour 44%, l'apprentissage d'une langue pour 11%, une pause personnelle pour 11%, du bénévolat pour 4%, ou encore des raisons de santé également pour 4%. La césure est un mode d'interruption encadré. Plus d'un tiers des interruptions s'est fait dans le cadre formel d'une césure. La moitié des césures s'effectue à l'étranger contre seulement 10% des autres interruptions. Ce nouveau dispositif est plus souvent utilisé pour l'apprentissage des langues ou le bénévolat. Cette formule concerne avant tout les étudiants diplômés de Bac plus 5, ceux issus de spécialités littéraires et tertiaires, notamment les écoles de commerce, et ceux issus de milieux favorisés. Césure ou interruption, certains scénarios s'avèrent plus favorables que d'autres. Cette nouvelle enquête montre que caractéristiques comparables Les parcours discontinus pénalisent souvent l'accès à l'emploi, particulièrement pour ceux qui restent en France ou qui ne travaillent pas durant l'interruption. Les césures à l'étranger pour travailler constituent le scénario le plus favorable, avec un avantage salarial significatif et de meilleure chance d'accéder à des postes de cadre par rapport à des jeunes au parcours continu. Les autres types de césures présentent un avantage salarial uniquement pour les diplômés de l'enseignement supérieur long. Les interruptions à l'étranger hors césure peuvent s'avérer bénéfiques notamment pour les diplômés de l'enseignement supérieur court, qui voient leur chance d'accéder au poste de cadre de profession intermédiaire augmenter. En revanche, chez les diplômés du supérieur long, les interruptions en France hors césure et hors motif de travail sont généralement pénalisantes en termes d'accès et de qualité d'emploi. En conclusion, alors que la césure tente à se développer, le marché du travail français reste attaché à la linéarité des parcours posant la question de la valorisation des expériences d'interruption. L'étude pointe la nécessité d'examiner le rôle de ces interruptions sur l'acquisition du diplôme visé et souligne également le besoin d'adapter les pratiques de recrutement pour mieux reconnaître les compétences acquises lors de ces périodes.

Description

🌎 Il y a 10 ans, la France mettait en place le dispositif de « césure », permettant d’interrompre temporairement ses études pour acquérir de nouvelles compétences tout en conservant son statut d’étudiant. D'après l'enquête Génération 2017, 15 % des jeunes sortis de l'enseignement supérieur en 2017 avaient au préalable suspendu temporairement leurs études, dont 6 % dans le cadre formel d'une césure. Le Centre d'études et de recherches sur les qualifications publie aujourd'hui les résultats d'une étude inédite sur l'impact de ces interruptions sur l'insertion professionnelle des jeunes diplômés.


🎙️Christian CAMPO, secrétaire de rédaction au Céreq, nous partage en quelques minutes les principaux résultats de cette analyse et ce qu'il faut en retenir.  


📘 La publication complète est à retrouver sur : https://www.cereq.fr/cesure-interruption-etude-insertion


Hébergé par Ausha. Visitez ausha.co/politique-de-confidentialite pour plus d'informations.

Transcription

  • Speaker #0

    Aujourd'hui, en bref, le podcast du Céreq se penche sur le dispositif des césures mis en place depuis 2015 et qui montre que le fait d'interrompre un temps ses études ne s'avère pas forcément payant sur le marché du travail. Il y a dix ans, la France mettait en place le dispositif de césure permettant d'interrompre temporairement ses études pour acquérir de nouvelles compétences tout en conservant son statut d'étudiant. D'après l'enquête Génération 2017, 15% des jeunes sortis de l'enseignement supérieur en 2017 avaient au préalable suspendu temporairement leurs études, dont 6% dans le cadre formel d'une césure. Le Céreq publie aujourd'hui les résultats d'une étude inédite sur l'impact de ces interruptions sur l'insertion professionnelle des jeunes diplômés. Un jeune sortant du supérieur sur 6 a fait une pause pendant ses études. Si l'interruption des études concerne tous les niveaux de diplôme, les parcours d'études linéaires sans interruption restent encore quasiment la norme en France puisqu'ils concernent 85% des jeunes. Les jeunes ingénieurs et médecins sont ceux qui connaissent le moins d'interruptions, pour 90% d'entre eux. Les diplômés d'école de commerce sont en revanche près d'un sur quatre à interrompre leurs études. Les interruptions sont motivées d'abord par le travail, pour 44%, l'apprentissage d'une langue pour 11%, une pause personnelle pour 11%, du bénévolat pour 4%, ou encore des raisons de santé également pour 4%. La césure est un mode d'interruption encadré. Plus d'un tiers des interruptions s'est fait dans le cadre formel d'une césure. La moitié des césures s'effectue à l'étranger contre seulement 10% des autres interruptions. Ce nouveau dispositif est plus souvent utilisé pour l'apprentissage des langues ou le bénévolat. Cette formule concerne avant tout les étudiants diplômés de Bac plus 5, ceux issus de spécialités littéraires et tertiaires, notamment les écoles de commerce, et ceux issus de milieux favorisés. Césure ou interruption, certains scénarios s'avèrent plus favorables que d'autres. Cette nouvelle enquête montre que caractéristiques comparables Les parcours discontinus pénalisent souvent l'accès à l'emploi, particulièrement pour ceux qui restent en France ou qui ne travaillent pas durant l'interruption. Les césures à l'étranger pour travailler constituent le scénario le plus favorable, avec un avantage salarial significatif et de meilleure chance d'accéder à des postes de cadre par rapport à des jeunes au parcours continu. Les autres types de césures présentent un avantage salarial uniquement pour les diplômés de l'enseignement supérieur long. Les interruptions à l'étranger hors césure peuvent s'avérer bénéfiques notamment pour les diplômés de l'enseignement supérieur court, qui voient leur chance d'accéder au poste de cadre de profession intermédiaire augmenter. En revanche, chez les diplômés du supérieur long, les interruptions en France hors césure et hors motif de travail sont généralement pénalisantes en termes d'accès et de qualité d'emploi. En conclusion, alors que la césure tente à se développer, le marché du travail français reste attaché à la linéarité des parcours posant la question de la valorisation des expériences d'interruption. L'étude pointe la nécessité d'examiner le rôle de ces interruptions sur l'acquisition du diplôme visé et souligne également le besoin d'adapter les pratiques de recrutement pour mieux reconnaître les compétences acquises lors de ces périodes.

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