- Speaker #0
Bonjour à tous et bienvenue pour la saison 2 de En Mouvement. Cet épisode est sponsorisé par EPAL. C'est une plateforme du programme Erasmus+, pour les professionnels de la formation des adultes en Europe. EPAL valorise des projets européens autour de la santé mentale et du bien-être. Alors découvrez cette plateforme gratuitement, sans publicité, et rejoignez une communauté engagée. Tous les liens sont en description. Merci EPAL pour son soutien. Et nous, on est reparti.
- Speaker #1
En mouvement, c'est une balade en nature avec des invités inspirants pour améliorer votre état d'esprit et vous aider à passer à l'action.
- Speaker #2
En tout cas, je suis très content de t'avoir à notre micro, Claire, en mouvement le podcast pour passer à l'action. Est-ce que tu peux nous expliquer où est-ce qu'on est ?
- Speaker #3
On est à Menton-Saint-Bernard, on est même sur la plage actuellement de Menton-Saint-Bernard. Petit village assez magique du bord du lac d'Annecy.
- Speaker #2
Est-ce que cet endroit représente quelque chose de particulier pour toi ? Pourquoi tu as décidé de nous emmener ici aujourd'hui pour marcher ?
- Speaker #3
Parce que je suis très souvent ici, parce que j'habite une petite commune pas très loin et donc c'est un lieu de ressourcement. Quand j'ai besoin de faire le vide. Je trouve que ce village, il a gardé son âme de petit village d'antan. Je dois avoir un côté nostalgique, mais il est à taille humaine. Et puis, je viens y acheter ma baguette, mon poulet rôti. Voilà, j'adore cet endroit.
- Speaker #2
Donc, on sait que tu es très attachée à ton territoire et notamment à la ville d'Annecy. Est-ce que tu serais en capacité de nous la décrire en trois mots pour toi ?
- Speaker #3
Annecy en trois mots ? Nature, authenticité, histoire.
- Speaker #2
Et est-ce que finalement, c'est dans cette ville que tout a commencé ? Comment finalement tu t'es retrouvée à Annecy ? Est-ce que tu es née ? Comment elle fait partie finalement de ton quotidien ? Tu auras l'occasion de nous en reparler après à travers l'entreprise que tu as créée. Est-ce que tu peux nous dire un peu du coup, qu'est-ce que représente cette ville pour toi dans ton projet, dans ta vie ?
- Speaker #3
Je ne suis pas née à Annecy, je suis née à Lyon parce que ma famille est originaire du nord de la France. Ils sont arrivés ici quand j'étais enfant et donc je suis née à Lyon et je suis arrivée à Annecy, j'avais 6 ans. J'y ai fait toute ma scolarité. Et je pense que j'ai toujours été très attachée. J'ai la chance aussi d'avoir un environnement peut-être qui me correspond, parce que le lac et la montagne, pour moi, c'est vraiment essentiel à ma vie. Je ne pourrais pas vivre sans. Je n'ai jamais eu d'ailleurs envie de la quitter, cette ville. Je m'y sens en parfaite harmonie. J'adore le rythme des saisons. J'adore les quatre saisons. Je trouve que du coup, on ne s'ennuie jamais par les loisirs, par les paysages.
- Speaker #2
Très intéressant.
- Speaker #0
Ça a été assez rapide le début, en vrai. Mais j'aime bien. Et du coup, moi, je dirais que c'est maintenant. Maintenant, qui es-tu, Claire ?
- Speaker #3
Je m'appelle Claire Gaineroy, j'ai 42 ans. Je suis la maman d'un adolescent qui s'appelle Tom, qui a 14 ans. Je suis maman solo. J'ai mis des années à le dire parce qu'à l'époque, ce n'était pas si simple. Mais j'ai eu cet enfant seul, élevé seul. Et en même temps, j'ai géré une carrière professionnelle, ce qui n'est pas évident. Ce qui est un double challenge. Et puis, j'ai été jeune entrepreneur déjà tout de suite après mon master en marketing et communication. Parce qu'à 23 ans, j'ai déjà créé ma première entreprise à la Clusaz, qui s'appelait Café Tartine, qui était un petit concept de café restauration. Et puis après, j'ai été salariée en Suisse une dizaine d'années et je suis retournée à l'entrepreneuriat pour plein de raisons. Parce que déjà, je pense qu'au travers de l'entrepreneuriat, on accomplit sa mission. Je le vois bien plus que le fait de... de vouloir gagner de l'argent, ce qui a l'air d'être le leitmotiv de beaucoup aujourd'hui. Moi, ça n'a jamais été ça. C'était plutôt au travers d'un projet, donner du sens à son existence, donner aux autres et gagner sa vie, bien évidemment, parce qu'on est quand même dans une société où on n'a pas le choix que de gagner sa vie, mais raisonnablement et dans le respect d'un tout un écosystème, en s'enrichissant à tout prix personnellement. L'entrepreneuriat aussi, pour moi, en tant que mère solo, c'était quand même une façon aussi de pouvoir gérer mon emploi du temps, ce qui est quand même très compliqué quand on est salarié. de gérer les deux.
- Speaker #0
J'aime bien parce qu'on avait préparé une question qui était c'est quoi l'entrepreneuriat au féminin ? Mais j'ai même envie de te dire aujourd'hui, c'est quoi pour toi l'entrepreneuriat justement en tant que mère ? Et moi, ça m'intéresserait qu'on creuse un petit peu ce que ça a représenté pour toi et les défis que ça a représenté et ce qui du coup a fait qu'aujourd'hui, tu te dis finalement, c'est génial parce que je ressors plus fort. En tout cas, je pense que tu as beaucoup à nous apporter là-dessus.
- Speaker #3
Moi, je suis quelqu'un qui a un tempérament quand même assez fort. J'ai une forte personnalité, mais j'ai aussi du mental. C'est ce qui m'a quand même permis aussi d'élever cet enfant seul, parce que c'est difficile. Et je comprends les femmes. mais aussi pour qui c'est un vrai challenge parce que c'est pas donné à tout le monde, je pense, malgré tout. Et puis la création d'entreprise c'est la même chose. Aujourd'hui il y a une incitation forte à dire à toutes et tous, devenez entrepreneur, je trouve ça un petit peu dangereux parce que c'est quand même un combat permanent l'entrepreneuriat et je pense qu'il faut être fait pour ça. Il faut être quelqu'un d'assez serein, qui aime les défis, qui aime régler des problématiques en permanence, c'est une façon d'être quand même, très spécifique je trouve. Après, l'entrepreneuriat, en étant maman solo, moi, personnellement, ça me convenait très, très bien parce que j'avais plus de contingence d'un supérieur qui m'aurait donné des contraintes horaires, par exemple. Parce que là, je peux gérer mon temps, mes rendez-vous, même mes événements, les placer hors vacances scolaires, etc. Donc, au final, moi, je serais assez à inciter les femmes qui en ont envie, bien évidemment, à se lancer dans l'aventure parce qu'encore une fois, c'est une façon de se réaliser. et puis les femmes Alors aujourd'hui, elles sont beaucoup plus émancipées, mais il y a encore du chemin sur la partie carrière professionnelle. Et il y en a encore beaucoup que la maternité va freiner. Dans le fameux plafond de verre ou dans l'ascension à des postes à responsabilité, parce que congé maternité, parce qu'enfant à aller chercher le soir, le week-end, aux activités, etc. Enfin bref, au final, quand on crée son entreprise, on le fait à son rythme et ça nous permet de nous accomplir aussi au niveau professionnel et de gagner aussi en indépendance, en autonomie. Même quand on est une femme en couple, on ne sait jamais de quoi demain sera fait.
- Speaker #0
Et c'était quoi justement tes plafonds de verre que tu as réussi à passer ou ce que tu t'es rendu compte en te disant, ouais, j'imaginais ça et finalement, en fait, je les ai passés ?
- Speaker #3
Dans l'entrepreneuriat ?
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #3
Oh, il y en a eu beaucoup. Il y en a eu beaucoup. L'entrepreneuriat, c'est aussi convaincre. Donc moi, quand je suis arrivée avec ce projet des fondus qui s'appelait initialement le réseau des fondus en 2019. Tout était à faire et puis je n'avais pas de financement initial, donc il fallait commencer petit à petit. Et malgré tout, que le projet prenne vite de l'ampleur, donc convaincre des partenaires, trouver des financements, embarquer une communauté, du réseau. Donc j'avais envie de dire que les challenges, c'était tous les jours. Et par contre, je le faisais pour moi. Alors j'avoue que la motivation, elle était énorme. Je pouvais déplacer les montagnes.
- Speaker #0
Je vois bien, je vois bien, je vois bien. Et du coup, ça tombe très bien, très bonne transition. Mais donc, c'était le réseau des fondus et maintenant, c'est les fondus, c'est ça ? Oui. C'est ce que tu as créé. Et tu peux nous expliquer un peu ce que c'est ?
- Speaker #3
En fait, quand j'ai été salariée en Suisse pendant huit ans, j'ai dirigé là-bas un réseau professionnel qui s'appelle Resonance, R-E-Z-O, qui a été créé par une femme, Geneviève Morand, en 98. Elle a été très avant-gardiste parce que c'était à la fois un réseau social en ligne, donc bien avant les Facebook, LinkedIn et compagnie. Elle avait été très avant-gardiste sur la partie IT, parce qu'elle avait architecturé une plateforme, un réseau social. Et à côté, Résonance organisait des événements, des conférences, libres et gratuites pour les professionnels romands, sur toute la Suisse romande. J'ai appris aussi le métier d'organisation d'événements, B2B, conférences. qui nécessitent de communiquer, de trouver des speakers, des salles, des partenaires, des prestataires. Et j'ai bien aimé cette partie événementielle. Et quand l'aventure en Suisse s'est achevée, je me suis demandé ce que j'allais faire. J'ai pris un an off pour me réaligner à ce que j'avais le goût de vivre, comme disent les Québécois. Et j'avais 36 ans et j'ai lancé initialement le réseau des fondus parce que j'ai moi aussi développé une plateforme IT au départ qui permettait aux gens de se créer un profil sur la plateforme. Et garder le lien entre les événements qu'on organisait. Après, le problème avec ce non-réseau, c'est que ça a été très connoté réseau d'affaires. Chose qu'on n'a jamais été en fait. Et je me suis dit, bon, il va falloir rebrander tout ça au bout de 5 ans. Parce qu'en fait, les fondus pour moi, c'était ça le cœur du projet. C'est les fondus, les mordus de la vie, les passionnés. Et c'était les événements, pas tellement le côté, on n'est pas un club d'affaires.
- Speaker #0
Du coup, il y a cette notion avec les fondus qui est un peu un retour au local.
- Speaker #3
Oui. La mission des fondus, c'est vraiment celle-ci. Donc on est un producteur d'événements. On crée en fait des concepts événementiels qu'on organise dans des lieux assez emblématiques du territoire tout au long de l'année. Mais il y a une mission derrière ces événements. C'est vraiment pas de faire un événement pour faire un événement. C'est vraiment de fédérer un écosystème et de mettre en valeur notre région. Parce que je suis une fervente défenseuse du local et du retour au local. Donc par exemple, quand on fait, on a plusieurs formats, Freedom. La Haute-Savoie a du talent, Marché de Noël au Palais de Menton. En fait, le fil conducteur de tout ça, c'est la mise en valeur des entrepreneurs, des producteurs, des artisans, des gens qui créent des associations, des sportifs de haut niveau. De montrer aux gens qui, je trouve, l'ont un peu oublié, la richesse qu'on a en local. Parce qu'on est quand même face à des problématiques environnementales. Écologique, mental, économique, forte, qui ne font que s'accentuer. Pour moi, l'essentiel quand même aujourd'hui, c'est de se recentrer sur sa région. Et les départements, initialement, avaient été découpés de sorte que l'on puisse aller d'un bout à l'autre du département, à cheval, à pied, en mobilité douce, entre guillemets. En fait, c'était plein de bon sens. Et les gens, aujourd'hui, j'ai l'impression qu'ils ont fait trois fois le tour de l'Europe ou de la planète avec EasyJet, mais qu'ils ne sont jamais allés, typiquement, visiter le château de Menton. Voilà pourquoi le retour au local.
- Speaker #0
Moi, j'ai envie de te dire, si je devais donner un mot pour décrire la communauté que tu as créée, aujourd'hui, ce serait laquelle ?
- Speaker #3
Il y a un côté très chauvin. Je t'ai défendu. Alors, c'est une communauté qui ne cesse de grossir, puisqu'en fait, les événements... Vous voyez, typiquement, le marché de Noël, là, bientôt, il va accueillir 5000 personnes sur le week-end, et beaucoup de gens qu'on n'a jamais vus, et qu'on ne reverra peut-être pas. Mais en tout cas, tous ces gens, c'est des gens qui sont quand même très fiers de leur territoire. Et on en revient à cette notion aussi de fierté, d'appartenir dans ce monde globalisé, tellement vaste, infini, où on ne sait plus à quoi se raccrocher, tellement il y a de choses. On voit avec le digital, le flux, on peut scroller pendant des heures, mais ça devient trop. Et finalement, il y a ce retour pour certains à son village, à sa région, à des choses qui sont accessibles autour de soi. Et donc, il y a aussi cette nécessité de se sentir appartenir à quelque chose. Et j'ai l'impression que les fondus, c'est un peu ça. Quand on organise le gala La Haute-Savoie du Talent, on met sur scène une quinzaine de personnes exceptionnelles. Pas que parce qu'elles ont... Fait une levée de fond ou autre, au contraire. Pas du tout. Non, parce qu'on a une jeune femme qui est atteinte de la maladie de Charcot et qui a décidé d'agir. Ou parce qu'on a un champion du monde d'apnée ici, en Haute-Savoie, qui l'a fait aussi pour comprendre des choses sur lui. Et les gens, quand ils repartent de l'événement, ils nous disent qu'on est fiers d'être au Savoyard. Donc c'est assez drôle.
- Speaker #2
Est-ce que justement, il y a un message qui t'a marqué un jour d'un invité que tu as eu, qui est resté en tête ou qui résonne en toi ou que tu aimerais nous partager ou à nos auditeurs ?
- Speaker #3
Oui, c'est marrant parce que je suis retombée dessus il y a quelques temps. Je triais un peu mes SMS. Pendant le confinement, en 2020, j'ai lu le livre d'un entrepreneur du Nord qui s'appelle Thierry Pic, qui a créé une société de nettoyage, Clinitex, qui a écrit un livre qui s'appelle Bienvenue chez les fous. J'ai adoré ce livre et je me suis payé le culot à la fin de la lecture du livre de lui envoyer un petit message sur LinkedIn en me disant, on ne sait jamais, peut-être qu'il va me répondre. Je laisse mon numéro, 30 minutes après. Salut Claire, c'est Thierry. Alors là, je me suis dit, wow, ce monsieur extraordinaire. Enfin moi, c'est une des plus belles rencontres que j'ai faites. Et puis un jour, je me suis dit, j'aimerais tellement qu'il vienne à Annecy. Et il se trouve qu'il avait un événement prévu sur Annecy. Et du coup, il l'a combiné et qu'il est venu nous faire une intervention chez les fondules le lendemain. Les gens à la fin venaient le voir en disant merci. Il nous a fait plutôt une conférence sur le management, à la Montessori. Enfin, tous ces concepts à lui plutôt. très professionnel comme conférence. Et les gens allaient le voir en disant j'aurais voulu avoir un père comme vous. Et je lui ai envoyé un message quand il est reparti en disant merci pour le cadeau Thierry. Et il a répondu non, le cadeau c'est toi Claire. Et je suis retombée dessus, je me suis dit ah ça c'est chouette, il faut que je le garde.
- Speaker #2
Et justement dans cette conférence qu'il vous a donnée, qu'est-ce qui t'a touché ? Pourquoi à ton avis tous les spectateurs de cette conférence sont repartis en disant que ça pouvait être le père rêvé ?
- Speaker #3
Parce que ce monsieur il est vrai. Son histoire, elle est folle. C'est un cancre. C'est un cancre, mais qui n'est jamais dénigré par son père, qui ne cesse toujours de lui donner confiance en lui en disant... Par exemple, quand il reçoit son bulletin, au lieu de lui dire « Oh là là, t'as encore eu 8 en maths de moyenne » , il lui dit « C'est bien Thierry, t'as gagné un point par rapport à la fois dernière » . Et donc, c'est déjà extraordinaire comme façon d'élever un enfant. Lui, je pense qu'il en est imprégné. Et puis par contre, bon, il ne sait pas trop quoi faire de lui, ses parents. Donc il l'envoie aux Etats-Unis en disant « Va chercher un projet, reviens avec quelque chose » . Puis en fait, il passe un an à faire la fête. Donc, autant dire que... Pas vraiment de projet. Et c'est assis au retour dans l'avion qui se dit « mince, il faut que je trouve un projet » . Puis il ouvre un journal américain qui traînait devant lui et il voit une pub pour une société de nettoyage de bureaux. Et donc il rentre et il dit à ses parents « c'est bon, j'ai trouvé un projet, je vais créer une société de nettoyage » . Et puis au début, il pourrit tous les canapés des amis de ses parents, enfin c'est ce qui sont ses premiers clients. Et puis il rencontre d'ailleurs sa femme comme ça, enfin improbable. Et puis cette société Clinitex aujourd'hui, elle a 4000 salariés. Il l'a transmise à son fils. Mais au-delà de l'activité, puisque des sociétés comme ça, il y en a plein, c'est son management à la Montessori. Parce que comme à mon avis, ce monsieur est un peu neuroatypique, il n'a que des enfants comme lui, et donc il n'a pas pu les élever dans un système « traditionnel » . Donc il a mis trois de ses quatre enfants, je crois, de mémoire, dans des écoles Montessori. Et il a adoré cette méthode d'éducation, donc il l'a appliquée à son management. Et c'est aussi, comment il appelle ça, un management naturiste. Par exemple, il publie les salaires de tout le monde. Enfin, tout est très ouvert. Et cette authenticité, elle a tout fait. touché au cœur les gens parce que c'est devenu tellement rare, surtout à ces niveaux de réussite, même si lui il ne veut pas parler de réussite.
- Speaker #2
Peut-être justement que sa plus grande réussite c'est d'être vrai et c'est peut-être sa plus grande force d'ailleurs.
- Speaker #3
Exactement, d'ailleurs il se présente en tant que laveur de vitres et joueur de corne. Il dit jamais je suis un grand entrepreneur, exactement.
- Speaker #0
Et du coup, toi aujourd'hui, je pense que tu as des équipes, du management, etc. Donc en fait, toutes ces choses-là, ça t'a inspiré et tu essayes de le garder au quotidien, ce côté vrai.
- Speaker #3
Moi, je suis quelqu'un de 100% vrai. Je pense que je n'ai pas trop de filtres et je n'aime pas le paraître. Ça, c'est un côté un peu déstabilisant chez moi aussi, je pense, parce que je ne fais pas semblant d'être quelqu'un d'autre et j'attends des gens qui ne fassent pas semblant non plus. et j'avoue... Quand je suis à des rendez-vous face à des... Parce qu'il faut savoir qu'aujourd'hui, je le vois dans des groupes, dans des entreprises de taille assez conséquente, tout le monde est dans un personnage. Et ça, moi, je n'arrive pas trop à se jouer à ce jeu-là. Et je ne suis pas très confortable. Et donc, peut-être que je vais même déstabiliser les gens. Parce que j'attends de la sincérité et qu'on soit ce qu'on est, en fait, de façon constante. Je pense que ça, aujourd'hui, c'est quand même essentiel.
- Speaker #2
Avant d'enchaîner sur une prochaine partie, j'aimerais simplement revenir sur... L'entrepreneuriat au féminin, on en a déjà parlé, mais si tu avais des conseils à donner à une jeune femme ou une femme qui aimerait se lancer sur un projet entrepreneurial, mais qui ne sait pas forcément comment faire ou qui a peur des représentations de la femme dans ce milieu-là aussi, quels conseils tu pourrais lui donner, à part déjà avoir un fort caractère peut-être, qui peut être une bonne manière de base de se construire ?
- Speaker #3
Il faut effectivement... C'est dur l'entrepreneuriat. Le monde professionnel en général est dur. Les femmes à l'époque, elles étaient à la maison. Elles en étaient assez préservées. La femme, c'était la douceur, la maternité, prendre soin. Et l'homme, il allait entre guillemets au front, il vivait cette violence. Mais les femmes, elles étaient un peu dans leur cocon. Puis quand on les a mises au travail, de toute façon, elles ont découvert ce que c'était que cette concurrence, même des fois entre collaborateurs et autres. Et l'entrepreneuriat, c'est ça, mais à échelle plus-plus, parce qu'en plus, c'est un combat permanent quand même. C'est difficile, c'est des challenges, c'est du management, c'est devoir prouver en permanence. Et puis quand on est une femme, oui, peut-être qu'il faut prouver deux fois plus, peut-être. Et par contre, pour celles qui auraient envie de se lancer, je pense qu'il ne faut pas se dire, comment dire, je veux être entrepreneur. Parce qu'en fait, je pense que ça ne part pas de là. C'est plutôt, qu'est-ce que j'ai envie d'apporter au monde ? Quelle est ma mission ? Travailler sur soi, savoir quels sont ses talents, ce qu'on a envie d'apporter, comment on peut contribuer. Et après, en partant de là, peut-être que ce sera même une association. Ce ne sera peut-être pas une entreprise. De faire ce travail, parce que j'ai aussi vu pas mal de personnes qui veulent être entrepreneurs à tout prix, entre guillemets.
- Speaker #2
Oui, c'était le seul modèle économique viable pour... vivre de sa passion ou de sa mission.
- Speaker #3
Oui, et sans savoir forcément dans quoi d'ailleurs. Je veux être entrepreneur, oui, mais pour faire quoi ? Donc, je dirais qu'il faudrait déjà se connaître. Je pense qu'on a tous quelque chose à apporter, d'unique, et qu'on a tous une mission à accomplir. Et je pense aussi, au bout de ma réflexion, que les personnes qui ne se sont jamais posées cette question et qui ne savent pas quelle est leur mission sont profondément malheureuses.
- Speaker #2
J'en suis convaincu.
- Speaker #0
Ok, d'accord.
- Speaker #2
On a un concept avec ce podcast, c'est que notre dernier invité, sans te connaître, te pose une question. On trouve que ça fait un lien invisible entre chaque intervenant. Et du coup, notre dernier invité était lillois, d'ailleurs, aussi dans le Nord. Et il s'appelle Nicolas Vandenensken. C'est un aventurier engagé qui s'engage à travers des éco-aventures. Je vous laisserai écouter son podcast, qui sera le podcast précédent. Mais sa question pour toi, c'est quelle est la plus grande émotion qui te fait avancer dans ta vie ?
- Speaker #3
La joie. Parce que je différencie le bonheur et la joie. Et je trouve ça merveilleux, la joie. cette... émotions qu'on avait parfois quand on était enfant où on se réjouissait de quelque chose du cadeau de Noël qu'on attendait impatiemment de la sortie du week-end et je trouve que ça aussi dans cette société où on a tout tout de suite on a un peu perdu cette joie de se réjouir de quelque chose, de l'attendre impatiemment la joie moi quand je suis dans cette émotion là c'est peut-être pour ça que je fais ce métier aussi parce que du coup il faut attendre avant de déballer son cadeau entre guillemets parce qu'un événement c'est 3, 4, 5, 6 mois avant que ça se concrétise et ce jour là on est en joie quoi et je Un jour, je me suis dit pourquoi je fais ce métier, pourquoi j'y suis un peu accro d'ailleurs. Ça doit être ça.
- Speaker #2
Par rapport à ton entreprise, tu ressens de la joie en préparant l'événement ou en le concrétisant ?
- Speaker #3
Je reçois la plus grande joie que je ressente, c'est le jour de l'événement, quand les choses sont concrètes.
- Speaker #2
C'est palpable quoi.
- Speaker #3
Oui, il y a des événements, j'anime par exemple, je suis sur scène, donc je suis dans un tourbillon. C'est après coup que quand je vais le revivre dans ma tête, je vais ressentir cette émotion. Et il y a d'autres événements comme un marché de Noël où je vois des enfants heureux. Des familles qui vivent un bon moment, je suis dans un petit coin et je regarde. Et là, je le vis déjà en fait, mais c'est vrai que c'est le moment où ça se concrétise. Plus que la préparation qui est quand même un peu fastidieuse, je dois l'avouer.
- Speaker #2
Mais indispensable pour autant, pour que ça se passe bien le jour J.
- Speaker #3
Ah oui, jusque dans chaque détail, oui.
- Speaker #2
Si on revient un petit peu sur ton parcours et sur peut-être les moments, les difficultés que tu as pu rencontrer, est-ce qu'il y a un moment où tu t'es dit, j'en ai marre, ou j'ai envie de tout arrêter, ou c'est trop dur, ou finalement pas vraiment ? Est-ce qu'il y a un moment qui t'a marqué sur toutes ces années d'expérience ?
- Speaker #3
Avec les fondues, il y a eu le Covid qui a été compliqué. Le Covid nous a mis un coup d'arrêt alors qu'on était en pleine envol. Et puis moi qui adore trouver des solutions à tout, ça c'est ma passion dans la vie, dès qu'on me met face à un problème, je cherche les solutions. Et bien là, il n'y en avait pas. Ce sentiment d'impuissance, Le sens, c'est de ne pas savoir et de... Bon, et puis c'était quand même très anxiogène, parce que du coup, on ne peut plus travailler. Oui, là, c'était le moment où je me suis dit, bon, finalement, la crise, comme dans beaucoup de crises dans la vie, elle est passée et puis...
- Speaker #2
Donc c'est ça qui t'a aidé à tenir. Tu t'es dit que le Covid serait passager et il faut juste faire courber les chines un peu et ça passera.
- Speaker #3
C'était une belle leçon de vie pour moi, parce que moi, je suis quelqu'un qui, justement, a du mal à accepter ce qui ne peut pas être changé. Et j'essaie toujours de... Voilà, je mets beaucoup d'énergie. je déploie de l'énergie pour trouver des solutions et bien là il n'y avait rien à faire à part attendre,
- Speaker #2
donc j'ai dû me mettre dans un autre état d'esprit et accepter qu'effectivement parfois il faut faire le dos rond et ça a été une belle leçon de vie Et tu l'utilises toujours au quotidien ou tu t'en souviens encore aujourd'hui dans les différents projets que tu mènes ou les événements que tu veux construire, de se dire je ne l'oublie pas ça ?
- Speaker #3
Oui, j'ai appris aujourd'hui que il ne faut pas mettre de l'énergie dans ce qu'on ne peut pas changer, ce sur quoi on ne peut pas agir il faut le laisser de côté, parce qu'on y laisse beaucoup d'énergie qu'on devrait mettre dans d'autres choses donc oui ça c'est... C'est resté.
- Speaker #2
Et tu t'autorises à douter finalement ou pas quand même ? Si j'expliquais un petit peu la question, ça serait... Est-ce que tu te dis, par moment, je ne sais pas si je vais dans la bonne direction, mais parfois il faut foncer et parfois il faut juste courber les chines. Mais comment tu fais le yo-yo ou comment tu jongles entre les deux ?
- Speaker #3
Je ne suis pas quelqu'un qui doute beaucoup. Je mets du temps à mûrir une idée, mais une fois que j'ai la conviction qu'elle est juste, après il n'y a plus rien qui m'arrête. Donc c'est comme quand je prends une décision, je ne reviens jamais en arrière. Par contre, des doutes, on en a quand même tout le temps. Moi, je n'ai jamais été 100% sûre de moi à tout niveau. Une réussite n'est pas un acquis. Je remets toujours en question. Et je me dis toujours, on ne sait jamais. Donc, à la fois, je sais où je vais et je fonce. Et à la fois, je suis quand même emplie d'incertitudes. C'est très paradoxal.
- Speaker #2
Oui, je comprends carrément. Est-ce que tu as appris ? J'avais une question par rapport au transfert que tu pourrais faire entre la femme entrepreneur que tu es aujourd'hui et la maman. Est-ce que tu utilises des leviers que tu utilises en entreprise, que tu mets dans ton éducation, qui devient centrale au fil du temps dans ton éducation ? Est-ce que tu vas inculquer à ton enfant ?
- Speaker #3
Oui, parce qu'il a une maman entrepreneur. Et donc, je pense que l'entrepreneuriat, ça ne s'arrête pas à la porte de l'entreprise. C'est être entrepreneur de sa vie. C'est une posture plus globale. Et c'est peut-être ça, d'ailleurs.
- Speaker #2
La joie ?
- Speaker #3
Oui. Et puis, quand on dit être entrepreneur, et quand je parlais tout à l'heure du fait d'être fait pour ça ou pas, j'ai remarqué que les entrepreneurs... Au-delà d'avoir créé une entreprise, ils sont entrepreneurs de leur vie. C'est des gens qui, depuis toujours, ont décidé qu'ils allaient faire de leur vie ce qu'ils avaient envie qu'elle soit. C'est une posture et c'est un petit peu ce que j'essaie de transmettre à mon fils. En disant qu'on ne peut pas toujours se reposer sur ses parents, ses professeurs, ses amis, l'autre. Non, à un moment donné, quand il en aura l'âge, lui faire comprendre que j'en suis quand même un exemple. À partir du moment où on a envie que les choses soient d'une façon, on se donne les moyens. On est seul à pouvoir créer son destin. Ça, c'est ma conviction.
- Speaker #2
C'est un beau message à transmettre, je pense, en tant que parent à son enfant, encore plus dans un système qui, nous, on travaille énormément avec les jeunes, ils se remettent énormément en question, ils ont parfois, et beaucoup trop souvent, pas de figure parentale ou de figure d'éducation à l'école à laquelle se rattacher. Est-ce que tu aurais un message à transmettre, peut-être à un peu plus grande échelle qu'à ton enfant, sur des jeunes qui se posent ces questions-là ou qui doutent sur ces notions ?
- Speaker #3
Je pense que le socle de tout dans la vie pour... Pour, entre guillemets, réussir sa vie, c'est la confiance en soi. Alors la confiance en soi, pour moi, c'est de l'or en barre. Après, parfois, on ne la reçoit pas à la naissance, parce qu'il y a des parents, ils ne savent pas la donner à leurs enfants. Mais la bonne nouvelle, j'en suis convaincue, c'est que ça s'attrape. Moi, on ne m'a pas tellement donné confiance en moi, petite, parce que je pense que mes parents n'avaient pas eux-mêmes été valorisés, donc ne savaient pas faire. Quand j'ai compris à quel point c'était important d'être droit dans ses bottes quand même, d'avoir un minimum de considération pour qui on est, de se faire confiance, parce que c'est le ciment, eh bien, j'ai travaillé là-dessus. J'ai réparé ces carences en fait et j'ai réussi à gagner cette confiance. Donc si je pouvais leur transmettre un message, c'est-à-dire travailler sur cette confiance en vous. Peut-être que vous en avez manqué parce qu'il y a un parent qui manque. Moi, mon fils, c'est le cas. Il n'a pas son papa au quotidien. Il y aura un manque de ça aussi, mais quelque part à lui aussi de faire le travail. Je suis convaincue que la confiance en soi, c'est le ciment de tout. Là encore, c'est ma conviction.
- Speaker #0
En termes d'exemples concrets, par exemple, comment tu as gagné en confiance en toi ?
- Speaker #3
J'ai déconstruit... Des choses avec des thérapeutes, très concrètement, où il y a un âge où on va voir quelqu'un parce qu'on sent qu'il y a quelque chose qui n'est pas cohérent entre la perception que les autres ont de soi et la perception qu'on a de nous-mêmes, par exemple. Donc il y a un manque d'épanouissement et je consulte quelqu'un et quand elle me fait me décrire, je ne parle de moi qu'en négatif, par exemple. Que en négatif. Qui vient d'une éducation où il ne faut pas se mettre en avant, il faut être humble. Vous voyez, ça a été fait par maladresse tout ça. Mais c'est là. Et donc elle me dit, mais ce n'est pas possible d'avoir une perception de soi. Comme ça, on a travaillé, pas pour dire attention, je suis une warrior, je suis la meilleure. Non, non, non. Pour juste remettre les choses dans la réalité. En disant on a tous du plus et du moins, mais on a des talents, on est qui on est et on a le droit d'être comme on est. Donc oui, je me suis fait accompagner là-dessus.
- Speaker #0
En tout cas, pour résumer, ce qui est intéressant, c'est qu'effectivement, quand on a une problématique, de ne pas rester seul et d'en parler, ça permet vraiment de se rendre compte. Et dans ton cas, effectivement, ça a permis de prendre confiance. Et je pense qu'effectivement, ça, c'est une très bonne leçon.
- Speaker #3
C'est la fameuse santé mentale.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #2
Un concept qu'on connaît pas mal. On est assez chavignés. Et concrètement, elle t'a donné des exercices à faire ou pas ? Quand t'es dans le dur ou quand tu te poses trop de questions ou quand tu bouillonnes, t'es à la maison et tu te dis « Attends, elle m'a dit ça, il faut que je l'applique maintenant, c'est le moment. »
- Speaker #3
Alors, elle m'a pas donné d'exercice concret à faire. En fait, j'ai l'impression qu'elle m'a déconstruite. Donc, j'ai plus eu besoin. J'ai consulté cette personne qui était une kinésiologue. Et on a fait quelques séances et on a l'impression qu'elle a fait un reset. Donc après, au bout d'un moment, je n'étais plus la même personne. Je n'acceptais plus d'autrui ce que j'acceptais avant. De la malveillance, de la maltraitance. Et puis tout à coup, je me suis dit, mais non, je suis quelqu'un de bien. Je mérite ce qui m'arrive. Je ne mérite pas ce qu'on me fait. C'était très naturel. Alors, je ne sais pas comment font ces gens, mais...
- Speaker #2
C'est leur succès.
- Speaker #3
C'est la boîte magique et ça a très bien fonctionné. Il y a eu un avant et un après. Et puis après, dans les moments aujourd'hui, parce que ça m'arrive encore, par exemple... Quand je me mets dans un challenge comme ce fameux gala de la Haute-Savoie du Talent, qui est un énorme événement où il faut interviewer 15 personnes, c'est costaud et on est attendu au tournant, c'est normal, parce que les gens ont des attentes très fortes. Avant de monter sur scène, on est quand même fébrile. Et à ce moment-là, je débranche le cerveau. Alors je ne sais pas comment je fais non plus, je pense que j'ai notamment fait un événement, j'ai des fondus qui s'appellent « Mets du bio dans ton cerveau » avec un neuroscientifique et il nous a donné quelques clés. Et à des moments, je me suis dit, il faut un peu dompter la machine qu'on a ici et il faut apprendre à la débrancher. Parce que c'est là où arrivent les pensées parasites et autres. Donc ça, aujourd'hui, je sais le faire aussi.
- Speaker #0
Ça, c'est intéressant parce que du coup, ça relie un peu une de nos questions qui est finalement, pourquoi c'est important de se mettre en mouvement ?
- Speaker #3
Parce que le mouvement, justement, en introduction de ce fameux événement dont je vous parle, c'était au mois d'avril, j'ai fait une introduction en parlant du bonheur. J'avais écouté André Comte-Sponville et il disait mais les gens se trompent. Le bonheur il n'est pas dans l'être, contrairement à tout ce qu'on entend en ce moment. Il n'est pas dans l'avoir non plus, ça on commence à le comprendre. Il est dans le faire. Et c'est vrai, et c'est pour ça qu'en fait je me dis mais voilà pourquoi je passe mon temps à mettre en avant des gens qui font. Parce que je me dis mais c'est les fameux yaka-focons, tous ceux qui critiquent, qui font rien mais qui critiquent les autres etc. Et puis il y a des gens, à leur niveau, ils y vont, ils se mettent en mouvement, ils agissent. Et petit à petit, les choses vont mieux, le monde va mieux, ils vont mieux. Je crois effectivement au faire et au mouvement. Il ne faut jamais rester statique quand ça ne va pas bien. On met ses baskets et on part marcher.
- Speaker #0
En général, on va tout de suite mieux. Voilà.
- Speaker #1
Et d'ailleurs, je trouve ça assez drôle de se dire que j'ai l'impression qu'il y a aussi un peu une double phase entre tu lis un bouquin pour t'inspirer d'un entrepreneur qui vient du nord de la France et ça t'évoque tout de suite, il faut que je me mette en action pour aller plus loin avec ce que je viens de lire, en fait. Est-ce que tu peux nous expliquer un peu ce cheminement ou se dire pourquoi immédiatement, en fait, tout se fait très vite et très naturellement, en fait ?
- Speaker #0
Quand je lis Thierry Pic, que je découvre ce livre, c'est rare des gens comme ça. Il n'y en a pas beaucoup. par son authenticité, par ce qu'il est capable de transmettre. C'est des gens, qu'on le veuille ou non, on n'en croise pas tous les jours. Et je me suis dit, mais je ne vais pas rester toute seule avec mon bouquin sur les genoux et aller juste dîner avec Thierry Pic pour aller plus loin. Non, je veux que tout le monde entende Thierry Pic. Voilà, c'est vrai que c'est cet effet de contamination positive. Le donner à le plus de personnes possible.
- Speaker #1
Est-ce que c'est ce dont tu es le plus fier aujourd'hui, dans les fondus et dans la création de ces événements qui transpirent la joie, comme tu l'aimes le dire ?
- Speaker #0
Oui, parce que dans ce sinistre, ce cynisme permanent là, où on se désole de tout ce qui va très mal très loin, moi j'aime à montrer ce qui va très bien très près de chez soi. Et en fait, ça nous rend, on est très malheureux en tant qu'être humain quand on voit des choses terribles à la télévision sur lesquelles on ne peut pas agir. Parce qu'on a besoin d'agir, de se sentir utile. Donc, nous quand on montre des gens qui font des choses, qui se bougent juste à côté de chez soi, peut-être que ça en inspire de trois à se dire, ah bah moi je peux le faire alors. C'est possible, c'est à mon échelle. Et donc, je suis sûre que ça a mis en mouvement beaucoup de gens.
- Speaker #1
C'est tout ce qu'on s'efforce de faire dans nos ateliers auprès des jeunes. On essaie de leur montrer des entrepreneurs ou des associations très proches de leur quotidien. Pas besoin de partir à l'autre bout de la planète pour s'engager. Et qu'en fait, par l'action très locale, on est déjà dans le mouvement, dans le faire et dans l'épanouissement.
- Speaker #0
Il y a déjà beaucoup à faire juste à côté de chez soi.
- Speaker #1
Énormément.
- Speaker #2
Il y a énormément à faire, c'est clair.
- Speaker #1
Est-ce que tu aurais une question pour notre prochaine invitée ?
- Speaker #0
Oui, une question qui m'intéresse beaucoup parce qu'on a chacun notre définition de tout ça. Elle est connue cette question, mais... Quelle est pour toi la différence entre réussir dans la vie et réussir sa vie ?
- Speaker #1
Je pense qu'il va y va seul.
- Speaker #2
Pour le coup, ce n'est pas souvent, mais là on sait qui c'est et c'est pile poil, c'est bien. J'aime bien parce qu'en règle générale, ça tourne toujours juste. J'ai pas vu, merci. C'est pour ça qu'on fait ça et qu'on le fait exprès parce que je trouve que c'est juste génial. Tu l'as dit un petit peu, mais il y a cette notion d'alignement et j'aime beaucoup. Il y a toujours un lien.
- Speaker #0
On est tous connectés.
- Speaker #2
J'en suis de plus en plus convaincu et c'est pas moi qui le dis, c'est ce qu'on fait au quotidien qui me le dit.
- Speaker #0
Extra.
- Speaker #2
Ça va être le moment de faire le petit exercice et c'est vrai que des fois on le dit, des fois on ne le dit pas. Claire n'est pas au courant de ce qu'elle va devoir faire.
- Speaker #1
Non, c'est dans le lac. Non,
- Speaker #2
heureusement. Mais effectivement, on a une très belle vue sur le lac. Et donc ça va être... le moment que tu te mettes en mouvement effectivement et en fait on va te poser des petites questions très rapides une dizaine de petites questions mais par contre il faut faire des squats à chaque fois qu'on répond Formidable !
- Speaker #0
Des squats, qu'est-ce que c'est ?
- Speaker #2
Alors c'est le moment de notre petit jeu 120 BPM et la première On commence. T'es plutôt montagne ou lac ?
- Speaker #0
Lac.
- Speaker #2
Tu es plutôt lever de soleil ou coucher de soleil ?
- Speaker #0
Coucher de soleil.
- Speaker #2
Tu es plutôt travail d'équipe ou solo ?
- Speaker #0
Solo.
- Speaker #2
T'es plutôt réunion en visio ou café en terrasse ?
- Speaker #0
Un café en terrasse.
- Speaker #2
T'es plutôt intuition ou stratégie ?
- Speaker #0
Intuition.
- Speaker #2
Tu es plutôt risque ou sécurité ?
- Speaker #0
Risque.
- Speaker #2
Tu es plutôt réseau ou repos ?
- Speaker #0
Réseau.
- Speaker #2
T'es plutôt été ou hiver ?
- Speaker #0
Hiver.
- Speaker #2
T'es plutôt silence ou musique ? Et pour finir, tu es plutôt raclette ou fondue ?
- Speaker #0
Fondue.
- Speaker #2
Merci beaucoup Claire.
- Speaker #3
La balade s'achève ici. Respirez un instant, laissez les sons autour de vous s'apaiser. Si cet épisode vous a inspiré, partagez-le avec quelqu'un qui compte pour vous, parce qu'ensemble, en avançant pas à pas, on remet du sens, du lien et du mouvement dans nos vies.