- Speaker #0
Bonjour à tous et bienvenue pour la saison 2 de En Mouvement. Cet épisode est sponsorisé par EPAL. C'est une plateforme du programme Erasmus+, pour les professionnels de la formation des adultes en Europe. EPAL valorise des projets européens autour de la santé mentale et du bien-être. Alors découvrez cette plateforme gratuitement, sans publicité, et rejoignez une communauté engagée. Tous les liens sont en description. Merci EPAL pour son soutien. Et nous, on est reparti.
- Speaker #1
En mouvement, c'est une balade en nature avec des invités inspirants pour améliorer votre état d'esprit et vous aider à passer à l'action.
- Speaker #0
Très content d'être ici avec toi. J'aimerais que tu m'expliques un petit peu où est-ce qu'on est et pour que nos auditeurs comprennent un petit peu l'environnement dans lequel on est. Ce serait très intéressant.
- Speaker #2
Ok, avec plaisir. Du coup, je vous ai emmené sur un petit chemin à côté de chez moi. J'ai l'habitude de venir courir, en général plutôt le matin à la fraîche ou le soir, ou venir me promener. donc c'est Un endroit où, pour moi, je me ressource, je m'aère, je regarde la vue, je m'ancre sur mon territoire. Et là, on est dans des conditions assez sympas.
- Speaker #0
Alors, pour vous faire un petit topo, il neige, on a un peu de vent et il fait frais. Pourquoi est-ce que tu disais, c'était intéressant, parce que tu disais que tu aimes être ici pour t'ancrer un peu dans ton territoire. Et du coup, c'est quoi un petit peu ce... Pourquoi tu nous as donné en particulier rendez-vous ici, dans ce décor-là ?
- Speaker #2
Alors, je pense que dans un premier temps, c'est parce que, comme j'ai l'habitude de travailler beaucoup sur ordinateur, parce que je suis consultante en marketing stratégie digitale, donc autant dire que l'ordinateur, le smartphone, les écrans font partie de mon quotidien, et que j'ai besoin de me ressourcer dans la nature et d'avoir des activités qui me permettent de prendre un petit peu de recul, sortir des écrans surtout me reconnecter à ce qui est vivant et autour de chez moi. Donc c'est déjà ça. Et puis deuxièmement, parce que j'aime aller courir et que c'est mon petit chemin de prédilection.
- Speaker #0
Ok, on va rentrer un peu plus dans le vif du sujet. Tu viens de terminer un événement majeur. Je remets un tout petit peu de contexte parce que l'épisode ne sortira pas au moment où on le tourne aujourd'hui. Là, on est en novembre. Et du coup, tu as fini il y a... Quelques jours, même pas trois jours, je crois, un événement majeur. Est-ce que tu peux nous en dire un petit peu plus ?
- Speaker #2
Oui, avec plaisir. Donc effectivement, un événement qui s'appelle Up, qui a été porté par un collectif de plusieurs acteurs entrepreneurs du Sion Alpin, une initiative plutôt coopérative, justement, sur lequel on a travaillé pendant un peu plus d'un an. Et en fait, je suis co-présidente de cette association avec Anne Schott, donc une partenaire de choc. Et on est neuf au sein du collectif à avoir porté cette initiative. Alors le principe, c'était de réunir plusieurs acteurs du territoire alpin sur des sujets d'innovation, sur le management, sur la question de la durabilité ou de la robustesse des organisations. Et le fait de réunir plusieurs acteurs était pour nous un point important. C'était de se dire que sur le territoire, on avait vraiment un... Enfin, on a un enjeu. d'innovation, de durée, enfin de faire durer surtout les organisations, mais de le faire ensemble et de coopérer. Donc on a voulu réunir des entreprises type PME-ETI, qui sont assez le reflet du monde socio-économique du territoire, des start-up, l'université par le biais de chercheurs et de doctorants, et puis des jeunes de l'université aussi, pour amener toute la fraîcheur évidemment et la jeunesse à ces sujets. Voilà, donc on a... On avait 14 temps forts, alors que ce soit des ateliers, des conférences ou des tables rondes. Et puis, un dispositif un peu différent, le Day Up, qui est un appel à projets innovants, qu'on a dédié à des PME-ETI qui voulaient accélérer sur des projets ou donner un nouveau souffle, un nouvel élan. Donc, un événement un peu hybride, différent, qu'on a voulu hors cadre. Et pour le coup, on a été super contents de cette première édition. partenaires toutes les Tous les participants ont arrêté de nous féliciter sur cette première journée. Vraisemblablement, on a marqué un peu les esprits. Et puis maintenant, on redescend gentiment sur trois jours après.
- Speaker #0
Je rappelle que c'était la première fois, c'était une première, et du coup, justement, très bonne transition, tu disais que là, tu te sens, tu étais contente, en tout cas, ça a plu, et donc là, aujourd'hui, voilà, quelques jours après, comment tu te sens, tu es contente, rincée, c'est un peu tout ça en même temps, je pense ?
- Speaker #2
Ouais, c'est assez fou, ces moments, c'est des temps très forts, où on monte assez... Ausha tous les niveaux, que ce soit évidemment en enthousiasme, en joie, mais aussi en stress, s'assurer que tout va bien se passer, on a toujours des aléas du dernier moment, c'est le principe de l'événementiel. Donc c'est vraiment un gros mélange de grosses grosses joies et puis de fatigue, une espèce de contre-coup. Donc là, on est encore sur ces sujets, on est en train de préparer les remerciements. On est en train de travailler sur des contenus à donner aussi aux participants pour faire en sorte que ce ne soit pas juste un effet waouh d'une journée, mais que tout ce qu'on a pu apporter permette vraiment de la mise en action et que ça se transforme très concrètement. Donc il y a encore plein de choses à faire, ça nous permet de garder la dynamique, mais voilà, un peu fatigué, il faut dire ce qui est.
- Speaker #3
Forcément, ouais.
- Speaker #2
Super enthousiaste pour la suite déjà.
- Speaker #3
Avant de rentrer dans une seconde partie de ton parcours, de comment tu t'es construite, est-ce que tu peux te présenter comme tu le souhaites ?
- Speaker #2
Oui, alors allez, je le fais avec le mood du moment. Alors, du coup, Aurélie, si légère. Je suis anessienne à la base, donc vous m'avez entendu plusieurs fois parler du territoire et forcément, c'est quelque chose qui compte pour moi parce que, étant du cru, je suis quand même très attachée. à ce qui se passe sur le territoire alpin. J'ai toujours fait pas mal d'activités outdoor. Du coup, ça peut sembler être un peu paradoxal, mais pas tout à fait. Travailler sur ordinateur ou sur écran, mais avoir quand même clairement ce besoin d'aller dehors et de voir ce qui se fait dans la vraie vie. Me présenter dans mon parcours, j'ai eu la chance de travailler 15 ans en marketing international. Donc de beaucoup voyager, travailler avec plein de cultures différentes. C'était vraiment extraordinaire de pouvoir côtoyer des personnes, des cultures, de travailler sur des projets bien différents. Et puis ça fait huit ans maintenant que j'accompagne des entrepreneurs sur différents sujets autour du marketing, de la stratégie digitale, de l'innovation. Donc auprès de dirigeants ou d'entrepreneurs de différentes maturités, des porteurs de projets qui commencent un projet entrepreneurial, des startups. qui, elles, ont plutôt des sujets d'accélération et puis des entreprises plus établies qui, elles, font face à des sujets de transition, de transformation. Donc, une palette assez large de clients. J'ai fondé un collectif qui s'appelle InnovaFlow assez rapidement, en fait, quand je me suis mise à mon compte parce que je crois beaucoup à la coopération et à l'intelligence collective. Et puis, je suis mariée, maman de deux filles qui ont 17 et 13 ans et demi.
- Speaker #3
Comment fais-tu en 24 heures pour faire autant de choses, Aurélie ?
- Speaker #2
Attends, je ne t'ai pas dit que je donnais des cours aussi à l'université quand j'avais deux minutes ? Non. Oui, j'aime beaucoup aussi cet aspect transmission. Comment je fais ? Comment je fais ? Je pense que je suis quelqu'un de plutôt organisé. Au-delà de ça, je sais vraiment que je m'épanouis et vraiment je prends plaisir dans le fait de pouvoir travailler sur plein de projets différents et de toucher du doigt plein de... Plein de sujets, plein de thématiques, ça me donne l'occasion de rencontrer des gens et je crois beaucoup à la richesse de l'autre, si on met un A majuscule. Donc ouais, c'est comme ça que je m'éclate.
- Speaker #3
Donc tu nous as déjà beaucoup parlé de ton projet UpUpUp qui a vu le jour il y a quelques jours maintenant. Pourquoi c'était important pour toi de créer un événement pendant une journée où tu réunis différents acteurs du territoire autour du mouvement et de la prise d'initiative ?
- Speaker #2
Eh bien écoute, ça fait... Je pense qu'on peut dire que depuis quelques mois, il y a un effet qui est un petit peu, j'allais dire pervers, je ne sais pas si c'est le bon terme, mais le contexte économique, écologique, géopolitique fait que l'environnement est un petit peu plus tendu, les gens sont un peu plus stressés, on a moins de budget. Donc il y a un vrai sujet et peut-être en particulier dans mon métier de conseil ou d'accompagnement d'entreprises, de dirigeants qui... ont énormément de besoins, mais qui, face à ces crises-là, ont du mal à enclencher des sujets, des actions, n'ont plus de budget, se recentrent, deviennent presque un peu, enfin c'est presque, comment dire, autarciques, ils restent entre eux, et puis ils ne veulent plus vraiment que leurs collaborateurs sortent, enfin bref, on en vient à, je ne sais pas, une espèce de morosité. En fait, moi, le constat, c'était de dire soit je continue à essayer de faire du conseil, à essayer de convaincre, mais finalement, les gens continuent à être convaincus. C'est juste qu'ils ne se donnent pas les moyens ou n'ont pas les moyens. Je trouvais franchement plus utile d'amener un autre format avec d'autres acteurs aussi, pour pouvoir être plusieurs et à renforcer notre impact plutôt que de le faire moi dans mon coin. et puis de proposer un temps un petit peu hors norme. Un souffle, une journée, c'est quand même pas très long. Ce n'est pas un gros investissement, c'était à côté. Pour des gens des entreprises ou des organisations du coin, on trouvait que ça portait du sens. Moi, c'était ma conviction qui était partagée avec Anne, la coprésidente, et puis bien sûr les autres membres du collectif.
- Speaker #3
Il y a souvent aussi un dicton qui dit que seul, on va plus vite, mais ensemble, on va plus loin. Est-ce que forcément, c'est une phrase qui résonne dans ton parcours et dans ce que tu essayes de créer ? Et finalement, ça serait quoi ta vision ? en créant un événement pareil ? Qu'est-ce que tu imagines dans les futures éditions ? Est-ce que là, juste de terminer cette première édition, ça te donne des idées pour la suite ?
- Speaker #2
Alors, oui, bien entendu. J'ai envie de te dire le fait d'avoir, je pense que je l'ai beaucoup exprimé maintenant sur mon parcours, de travailler en transversal, de fonder un collectif, participer à un autre collectif élargi pour l'événement. En fait, je crois beaucoup, évidemment, à la coopération, même au-delà de la coopération. collaboration, c'est de dire comment on peut mettre en commun et construire ensemble vers un objectif bien plus grand que ce qu'on aurait pu faire chacun individuellement. Donc oui, ensemble, on va bien, bien plus loin et je crois qu'on a véritablement besoin de ça pour avoir participé à une conférence d'Arthur Keller qui, pour le coup, a été aussi un déclic pour moi sur la question du périmètre, du territoire, en tout cas de la mise en action qu'on peut faire ensemble. que je trouve forcément plus difficile avec des gens qui sont loin géographiquement. Je trouve que la distance, malgré les outils numériques, peut rendre quand même plus complexe des actions de ce type. Et puis, encore une fois, parce qu'attaché au territoire, c'est le dénominateur commun de tous ces acteurs, c'est plus facile d'enclencher des choses comme ça. Donc oui, et puis pour moi, c'est un premier pas, parce que cette première édition, on s'est donné forcément... Pas mal de temps et du mal pour réussir à avoir cet effet assez surprenant, mélanger un peu les genres en y associant le monde de la culture, de la musique, dans l'innovation du management. Donc ce n'est pas encore très très vu. Ce que ça a donné envie pour les prochaines éditions, c'est d'aller encore plus loin. Déjà de s'assurer que les petites graines qu'on plante, sur l'intérêt et l'avantage de la coopération, on puisse le maintenir. Et surtout de rendre très concret les futurs projets, essayer de faire en sorte que tous les acteurs comprennent qu'en s'ouvrant, et ne serait-ce qu'avec ses voisins déjà, et encore une fois en allant plus loin que simplement répondre à la politique RSE de l'entreprise, donc responsabilité sociétale des entreprises, on arrive à faire des choses vraiment chouettes, avec plus d'impact, même à côté de chez soi.
- Speaker #0
J'aimerais rebondir un petit peu sur ce que tu disais, parce qu'en fait, si je simplifie aussi un petit peu pour les plus jeunes, aujourd'hui, dans la conjoncture actuelle, c'est vrai que c'est un peu compliqué et même de se projeter pour un jeune, par exemple, de se dire, je vais créer une startup, je vais créer… En fait, il faut être un peu fou aujourd'hui pour se lancer dans une startup et se dire et en fait ça c'est peut-être une solution finalement de de se reconnecter les uns aux autres et de commencer à construire des choses ensemble.
- Speaker #2
Oui, alors tu as raison. J'ai l'impression que plus que jamais, le fait d'être ensemble, sous-entendu, d'être accompagné, d'être à plusieurs, est vraiment essentiel, quoi qu'on entreprenne et quoi qu'on fasse. Moi, j'en suis convaincue déjà depuis plusieurs années parce que j'accompagne des entrepreneurs ou des startups. De toute façon, j'ai envie de dire même, c'est les statistiques qui le disent. Il y a plus de 80% des startups qui meurent au bout de trois ans parce qu'elles ne sont pas accompagnées. Et de toute manière possible, ça peut être des financements, c'est du conseil, c'est du coaching, c'est une structure qui aide et qui accompagne à l'entrepreneuriat. Donc c'était déjà, en tout cas, quelque chose qui est... plutôt connu et reconnu dans l'univers entrepreneurial. Et c'est encore plus vrai aujourd'hui pour toutes les entreprises et tous les projets. Parce que moi, la sensation, c'est qu'on se retrouve dans un monde où justement, on est tellement tous connectés, mais virtuellement, on a l'impression que tout le monde est à côté et qu'on peut faire plein de choses. Ça a ouvert pas mal de portes à plein de projets, plein d'idées, plein d'avances. Mais la difficulté, c'est de réussir à émerger dans tout ça. ou à avoir un impact. C'est bien les difficultés que peuvent avoir des jeunes entrepreneurs sur des projets assez engagés, même sur le sujet de l'environnement, parce qu'elles n'ont pas forcément beaucoup de moyens, parce qu'elles n'ont pas envie de mettre, évidemment, beaucoup à la poche en termes d'acquisition digitale ou de jouer avec les mastodontes américains, les GAFAM. Ils veulent faire différemment, mais le différemment implique moins d'impact, moins de visibilité. Et elles ont du mal à s'en sortir. Moi, j'ai malheureusement, depuis deux ans, vu passer pas mal de porteurs de projets ou des entrepreneurs que je connaissais sur des super projets. Mais parce que pas assez solides financièrement, pas assez accompagnés, ou qu'on n'a pas pu avancer collectivement, qu'on préférait avancer seul. Parfois, ça veut dire aussi d'ouvrir. peut-être à d'autres associés. Il y a plusieurs solutions pour être plus forts ensemble, à coopérer. Et c'est ce dont je me rends compte maintenant, même pour des entreprises bien établies, c'est que même toutes seules, elles ont du mal, ce qui implique plus de coopération entre elles sur des sujets autour de l'innovation.
- Speaker #0
Et c'est vrai que du coup, on se retrouve avec les consultants RSE ou en tout cas même des consultants externes, des entreprises externalisées sur de la RSE. j'ai l'impression que selon les entreprises, on se retrouve plus à être la cinquième roue du carrosse qui n'est pas obligatoire et parce qu'aujourd'hui, il y a des contraintes et on en oublie en fait. Et c'est pour ça que ça me faisait un peu écho à ce que tu disais, cette notion de robustesse de l'entreprise, c'est de choisir où est-ce qu'on va mettre les pièces solides. Et du coup, j'ai l'impression qu'aujourd'hui, il y a un double discours. Il y a à la fois peut-être l'entreprise qui n'a pas compris à quel point ça peut être... bénéfique et en même temps peut-être d'un autre côté comment on vend ça aujourd'hui aussi comment la RSE a été obligatoire et peut-être vendue donc je ne sais pas si tu as un avis ou en tout cas un conseil,
- Speaker #2
ne serait-ce que pour les jeunes qui ont envie d'avoir de l'impact qui se lancent dans une entreprise je trouve que cette notion là j'ai l'impression qu'elle est quand même un peu essentielle Ouais t'as raison c'est super important parce que c'est bien le problème là je disais tout à l'heure que les entreprises font face à des problématiques financières et qui du coup se recentrent, le réflexe c'est donc de se dire que l'ARSE, c'est la petite cerise sur le gâteau, donc je m'en occuperai quand j'aurai le temps et quand j'aurai les moyens. Sous-entendu, c'est presque une posture parfois, ce qu'on appelle le greenwashing, certaines entreprises en parlent, font des choses, mais en fait on se rend compte là dans les moments un peu plus tendus qu'ils ont vite fait d'oublier que c'était essentiel. Je ne sais pas si je peux vraiment donner des conseils, la vie. La vie que j'ai par rapport à ça, c'est clair que d'essayer de sensibiliser les entreprises ou les entrepreneurs, quels qu'ils soient, sur l'importance évidemment de l'impact que peuvent avoir ces acteurs, ou de dire qu'ils sont un maillon de la chaîne, de la transition, tout autant que l'État ou le gouvernement, et tout autant évidemment que chaque individu dans son quotidien. Parler des risques, nous c'est aussi une approche que j'ai. avec certains membres de mon collectif, quand on aborde certains sujets, c'est de dire qu'au-delà du fait de vouloir se montrer engagé ou quoi, c'est qu'en fait, les risques auxquels l'entreprise fait face, parce qu'elle ne considère pas que les matières premières vont être plus chères, peut-être de plus en plus rares, donc à un moment donné, changer de modèle ou amener de la circularité, ce n'est pas juste pour faire une belle image, c'est parce qu'à un moment donné, ils n'auront pas d'autre choix que de le faire ou de le subir. Donc plutôt, on le fait. Plutôt, on se donne des conditions de robustesse et de durabilité pour la suite. Et puis après, il y a un sujet qui m'a beaucoup intéressée sur ce début d'année. Je me suis formée aussi au sujet des entreprises à visée régénérative. Et il y a un principe qui est assez inspirant, je trouve. Alors, neuf piliers sur lesquels s'appuie cette question de la régénération. Il y en a un qui est la sous-optimalité, qui est assez forcément inspiré du vivant. qui est de dire, en fait, si on met toutes nos organisations et toutes nos structures en tension tout le temps et qu'on ne considère pas à un moment donné qu'il faut laisser un peu de place, avoir un fonctionnement qui permette d'absorber des chocs, qui permette de ne pas tout optimiser, parce que le jour où il y a un caillou dans le rouage, tout fout le camp. Il y a Olivier Hamant qui parle de robustesse. L'organisation est effectivement très bien, il a un collectif autour de lui. C'est hyper intéressant. J'aime bien donner cet exemple. Ce n'est pas moi qui l'ai inventé, c'est lui en l'occurrence. Quand on parle de l'être humain, qui pour le coup, on a une température plutôt à 37 degrés, on sait que là où le corps va être dans son fonctionnement, dans les meilleures conditions optimales, c'est plutôt aux alentours de 38-39 degrés. Sous-entendu, quand on a de la fièvre, c'est ce qui permet de tuer les virus et les microbes. Mais si on était tout le temps dans un état de fièvre, en fait, on n'en tiendrait pas. C'est bien pour ça que le corps reste sur un 37 degrés, qui nous permet justement de dire quand on a une attaque virale ou bactérienne, qu'importe, on est en capacité d'absorber ça par la fièvre. Là, c'est un peu pareil, c'est-à-dire que toutes nos organisations, on les met en tension.
- Speaker #0
à fond. Et le sujet de la sous-optimalité, c'est de dire, laissons faire un peu... Alors, je suis désolée, ça va être un mot un petit peu barbare, il faudra le mettre dans le dico. La sérendipité.
- Speaker #1
Oui, oui.
- Speaker #0
Laisser faire un peu les choses. Et parfois, il y a des super opportunités. Sous-entendu, on ne prévoit pas tout, on ne met pas tout le processus sous tension, tout n'est pas super optimisé et il va se passer des choses magiques.
- Speaker #1
Laissez quelques terrains en jachère.
- Speaker #0
Exactement, au repos.
- Speaker #2
Si on revient un peu sur l'événement que tu as fait il y a quelques jours à Pop-Up, la baseline que tu as imaginée, c'était créer aujourd'hui pour inspirer demain. Est-ce que selon toi, on a vraiment, par nécessité, besoin de créer ou d'innover pour inspirer ? Ou on peut aussi inspirer par sa manière d'être, sa manière de s'exprimer, ou ce qu'on entreprend déjà dans la vie ?
- Speaker #0
Excellente question. Alors déjà, le slogan, ce n'est pas ma création. on a été plusieurs à... À y penser, ça c'est pour le coup une réponse collective. Ce qu'on voulait vraiment dire par ce message, c'était inspirer, ça sous-entend de le faire plus tard ou peut-être de planter une petite graine et de se dire après on va attendre que ça pousse mais sans avoir vraiment de résultats, mais sans savoir vraiment ce qui va se passer. Nous on avait vraiment envie de véhiculer. Un, la mise en action, donc se dire on fait tout de suite des choses, d'où créer aujourd'hui. Mais la création, elle n'est pas forcément dans le fait de créer un projet, mais ne serait-ce que du lien. Alors je ne sais pas, c'est peut-être entre deux par rapport à ta question. On peut créer du rien et c'est OK, avec en plus ce qu'on vient de se dire sur la sous-optimalité, parce que ça laisse la place à autre chose. Mais là, en l'occurrence, pour nous, on était vraiment dans l'idée de favoriser les conditions peut-être d'un projet, mais déjà de créer les liens qui vont permettre à un moment donné de coopérer ou d'envisager des choses différemment. Et c'était vraiment l'état d'esprit de cet événement. C'était créer des conditions pour faire quelque chose. Mais en tout cas, dans l'idée de l'anti-immobilisme, de se dire on reste... pas à rien faire en attendant que ça passe. Ça ne va pas passer si on n'est pas acteur des choses.
- Speaker #2
Oui, on se réunit dans un premier temps et le reste suivra et on inspirera demain de cette manière-là, en fait.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #2
Et toi, qu'est-ce qui t'inspire aujourd'hui ?
- Speaker #0
Eh bien, ce genre de projet. Ce genre de projet, le moment qu'on est en train de vivre ensemble, là, parce que c'est différent, là, pour le coup, on est sous les flocons.
- Speaker #2
C'est certain, on est en plein de bords.
- Speaker #0
Là, on est sous la neige, au milieu des champs, sur un petit chemin. Et je trouve ça génial parce que ce n'était pas forcément ce qui était prévu. Et moi, j'apprécie ça. Donc là, ce qui m'engage, c'est des futurs projets, des futures rencontres, des choses assez réelles avec des gens qui partagent des valeurs, un engagement, une envie de transmettre. Parce que je pense que c'est aussi ce que vous voulez faire avec le podcast, C'est tout. de donner peut-être quelques éléments de réflexion à des jeunes qui se posent plein de questions, à juste titre. Et moi, je le vois en tant que maman aussi. On n'est pas dans un contexte aujourd'hui hyper serein. Moi, je me dis, quand j'étais ado et jeune adulte, je ne suis pas rentrée dans la vraie vie ou le monde réel, dans les conditions que connaissent les jeunes aujourd'hui. Et je trouve que c'est notre responsabilité aussi de faire en sorte que... le monde soit peut-être un peu moins pire et oserais-je dire un peu meilleur pour les prochains. Il y a un peu ce côté, tu sais, on se dit, tu n'hérites pas du monde. En fait, c'est nous qui l'empruntons aux générations d'après. Donc, quelque part, faisons quelque chose pour ça.
- Speaker #1
Oui, très belle phrase d'Antoine de Saint-Exupéry. Et effectivement, c'est ce qui est intéressant avec inspirer. Effectivement, le podcast, c'est exactement là pour ça. Et je pense qu'effectivement, il y a cette notion d'héritage qui est importante. Et je pense que chaque génération a vécu ces grands changements. Parce qu'avant d'en arriver au changement où on est aujourd'hui, parce qu'on a pas mal de choses. Du coup, finalement, je pense que tu as pu vivre pas mal d'expériences. En tant que personne, en tant qu'humain, comment tu fais ? Est-ce que c'est ton vécu ? Est-ce que tu vas à l'avant des choses ? J'ai quand même l'impression qu'il y a aussi cette notion, et c'est une notion qui revient souvent chez les entrepreneurs, c'est que j'aime bien dire qu'il y a un peu deux types de personnes, celles qui sont coincées un petit peu dans la réflexion et qui ont du mal à avancer, et ceux qui vont à l'avant des problèmes volontairement. Et là, c'est... Comment tu as réussi à forger tout ça ? Est-ce que ça vient de ton caractère ? Est-ce que tu as appris aussi ?
- Speaker #0
Écoute, je pense qu'il y a forcément une partie un peu irritée de ma façon d'être, de ma personnalité, peut-être de mon éducation. De ce côté-là, effectivement, depuis petite, j'ai plutôt ce tempérament assez dynamique, très optimiste. Moi, j'ai confiance. dans la nature humaine, dans les projets, dans ce qu'on peut faire et plus que dans ce qu'on ne peut pas faire. Donc je pense que j'avais quand même un peu cette boîte à outils naturelle qui me permet d'avoir cette vision. En tout cas, je me projette facilement dans les projets, dans les sujets. J'ai ce qu'on appelle un cerveau en arborescence, donc une idée m'en amène une autre. Et en fait, je suis assez... Alors peut-être que mon entourage dirait de moi que je suis une boulémique de projet. En tout cas, je suis une femme de projet. C'est sûr qu'il y a toujours un milliard d'idées dans la tête. Des voyages ou des projets pros et persos. Pas que le boulot, bien sûr. Et après, je pense aussi qu'il y a le parcours qui fait que tu te forges peut-être des convictions. Ou en tout cas, tu prends des directions qui t'amènent à renforcer peut-être. cet aspect-là. C'est évident que moi, dans mon parcours en marketing, j'ai travaillé beaucoup sur... Enfin, en l'occurrence, j'ai travaillé sur trois diversifications. Alors, je n'étais pas toute seule. C'est toujours un travail d'équipe. Mais j'ai toujours été sur des projets déjà un peu challengeants. Enfin, en tout cas, là où on n'avait pas des situations faciles, on n'était pas attendus. Donc, il a fallu être un peu innovant. Et puis, mon projet entrepreneurial, ça fait huit ans que je suis à mon compte. Et ça fait partie peut-être des qualités ou des compétences type savoir-être, que j'ai renforcée. Parce que par la force des choses, sur le terrain, en côtoyant des entrepreneurs, tu t'ouvres un champ de possibles incroyable. Après, tu te dis, mais il n'y a pas de limite. Pourquoi pas ? Pourquoi s'empêcher de le faire, en fait ? Donc, ce pourquoi pas m'a amenée à plein de décisions. Quand je me suis lancée, au bout de quelques mois, j'ai fondé un collectif qui était une organisation complètement hybride. Ça n'existait pas à l'époque, en tout cas, comme ça. L'année dernière, j'ai embarqué mon mari et mes filles. On est partis trois mois en Scandinavie en train, en sac à dos, en coupant tout le reste. Moi, je me suis organisée aussi avec mes clients. Le collectif a vécu en autonomie. Tout le monde nous disait « mais tu pars trois mois, tu es à ton compte, comment tu vas faire ? » « Tes clients vont t'oublier » . En fait, on met en place ce qu'il faut. On a fait du home exchange, on a rencontré plein de gens extras, des Norvégiens notamment qui sont venus chez nous, on est allés chez eux. Enfin bref, toutes des nouvelles rencontres. que si je m'étais juste arrêtée, ça va être compliqué, ça va pas être bien possible, on fait pas. Puis je pense qu'au fur et à mesure, plus tu fais des projets comme ça, tu vois que ça marche, tu t'éclates, tu continues.
- Speaker #1
Ouais, il y a la notion du pourquoi pas, en fait.
- Speaker #0
Bah ouais, le pourquoi pas.
- Speaker #1
Ouais, ouais. C'est intéressant, ça, ouais. En fait, on peut tout faire. Mais ça, c'est aussi l'expérience. Et du coup, ce qui m'amène à justement, ça, j'aime bien cette question en particulier, mais c'est Qu'est-ce que tu dirais aujourd'hui à la Aurélie quand elle avait plus jeune ? Et ça, j'adore cette question, c'est justement ce qui montre aussi l'évolution dans tout ça.
- Speaker #0
C'est extra parce que ça fait partie des questions que j'aime bien me poser aussi souvent. Écoute, qu'est-ce que je me dirais à moi-même ? À quel âge ? Je me mets à quoi ?
- Speaker #1
20 ans.
- Speaker #0
20 ans ? 20 ans, je pense que je me dirais d'autant plus... D'autant plus... Ose. L'audace, elle est arrivée pour moi avec l'âge et l'expérience. Comme je disais, j'avais quand même cette personnalité, mais beaucoup moins confiance en moi, je pense un peu plus introvertie. Et du coup, j'ai peut-être été plus sur la réserve. Alors avec vraiment zéro regret et je réécrirais pas mon histoire de vie différemment. Mais ouais, peut-être l'effet, le sentiment que j'ai aujourd'hui, encore une fois, par rapport au fait d'avoir... D'oser de plus en plus de choses, de faire des projets avec un peu plus d'audace. Je me dis que plus jeune, j'aurais pu le faire plus tôt et ça aurait pu être chouette. C'est de ne pas attendre. De ne pas attendre. Quand on a envie de quelque chose, je crois que c'est un peu le carpe diem.
- Speaker #2
Est-ce que c'est quelque chose qui est transversal avec l'éducation que tu donnes à tes filles ou pas ? Oser, est-ce que c'est un message que tu transmets dans les universités quand tu enseignes, mais également à la maison, au temps du repas, en famille ?
- Speaker #0
Ouais, alors... À l'université d'autant plus, avec tous les jeunes que j'ai pu côtoyer, effectivement, c'est un message, et encore une fois, de plus en plus, parce que là, avec cette morosité, l'impression que ça étouffe un peu tout le monde, qu'on n'ose plus rien faire, tout va être compliqué. Donc ça, clairement. Après, de manière honnête, j'aurais envie de dire et de croire que c'est vraiment ce que j'inculque à mes filles, et je ne sais pas si j'arrive à le faire peut-être aussi bien. parfois parce qu'avec la casquette de maman, j'ai aussi le côté plus émotionnel et tu sais, de pouvoir t'inquiéter sur l'avenir de tes enfants et dire est-ce qu'ils ont toutes les armes pour ? Je pense qu'il y a un petit côté, peut-être quelque part tu parlais d'inspiration sans rien faire ma personnalité fait que mes filles elles le voient, je suis quelqu'un d'assez indépendant, que je fais plein de choses, plein de projets et je pense que je peux... peut-être leur inspirer ça, de par ce que je fais et parce que je suis leur maman. Le revers de ça, c'est que je me demande ce qu'elles prennent vraiment pour elles. Et inversement, moi, je sais que ma fille est née un peu plus introvertie et je pense que de me voir comme ça, lui, fait presque leur pas peur. Mais en tout cas, elle se dit, mais moi, je ne suis pas capable de ça. Donc malheureusement, ça pourrait être l'effet inverse. C'est pour ça que je dis que j'ai vraiment envie de croire que oui, mais peut-être que je fais un peu peur, en fait.
- Speaker #2
L'hyperactivité fait peur d'une certaine manière. Quand on a des projets, quand on a un cerveau en arborescence, comme tu l'as dit, des fois, pour ceux qui ne sont pas dans cette dynamique-là, ils ont peut-être le sentiment qu'on part dans tous les sens, que... C'est très volatil, ça vient, ça part. C'est un peu surnaturel même des fois où on est complètement déconnecté de la réalité. Mais en tout cas, je trouve que c'est très intéressant et ça dépend des profils et des caractéristiques de chacun.
- Speaker #1
Mais c'est ça, il n'y a pas qu'un type de profil et ça serait, c'est ça qui est sympa. C'est qu'il y a plein de types différents.
- Speaker #0
Oui, et puis c'est ce que j'essaye de leur dire aussi. Moi, ça, c'est le parcours qui me convient à moi parce que je suis faite comme ça et que c'est évidemment à elles de tracer leur route. et de faire ce qui leur convient aussi.
- Speaker #1
Et quand tu accompagnes, est-ce que pour toi, la santé mentale, donc la notion de bien-être mental, elle est importante ? En fait, si on est... Comment expliquer ça ? Est-ce que pour être un bon leader, un bon manager, un bon meneur, c'est important d'être bien dans sa tête ? Et est-ce que tu en parles aussi ? Est-ce que quand tu les accompagnes, tu parles en particulier de ce côté-là, de soi, de se connaître soi ?
- Speaker #0
Oui, alors de plus en plus. Là, pour le coup, il y a vraiment le sujet pour moi de ne pas être le cordonnier, le plus mal chaussé. C'est-à-dire qu'évidemment, j'en parle aux entrepreneurs que j'accompagne, aux dirigeants. C'est même parfois un peu, enfin pas délicat, mais tu prends même une posture de coach. parce que tu amènes quand même des sujets. Quand tu veux faire en sorte de conduire des changements ou de mettre en place des choses, tu touches forcément à des points hypersensibles de personnalité. À un moment donné, pourquoi un manager est un peu plus tyrannique ? Pourquoi il n'enclenche pas des sujets de transition alors que ça devrait ? Est-ce qu'il arrive à fédérer autour de lui ou pas du tout alors que ça se pose des sujets transversaux ou sur de l'innovation ? Encore une fois, c'est quand même important. Donc, tu touches du doigt ces sujets. Alors, effectivement, il y a toujours un moment où on aborde ces questions. Et puis, c'est pour ça que je te disais, le cordonnier le plus mal chaussé, c'est cet effet-là que j'ai toujours essayé d'être vigilante. Parce que comme je fais beaucoup de choses, il y a toujours des phases, parce que beaucoup de projets impliquent forcément beaucoup de temps, où j'ai été peut-être à deux doigts de me griller. En tout cas, de me dire... Il y a beaucoup de choses à gérer. Par exemple, c'était quand en 2023, j'ai enclenché une démarche avec une coach spécialisée, femme entrepreneur, une personne que j'avais rencontrée dans mon réseau, avec qui j'avais plein d'atomes crochus, une expérience, un profil un peu proche, en tout cas dans notre passé marketing. Et je me suis fait accompagner. Et c'est OK. C'était bon. Tu conseilles à d'autres de dire, tu ne peux pas faire tout seul, ou à un moment donné, ça peut être compliqué. L'effet miroir, avoir un regard extérieur est hyper important. Je me le suis offert de la même manière, de me dire que ce n'est pas une marque de faiblesse, bien au contraire. C'est de se dire que là où on est tous humains, on a des limites, on veut tous bien faire aussi, il n'y a personne de fondamentalement méchant. Donc d'essayer de se connaître mieux pour aussi mieux comprendre les interactions, ce qui se passe avec les autres, mieux gérer tes piliers de vie entre le pro-perso familial. Et puis le pro au pluriel, en ce qui me concerne, c'était super important et c'est quelqu'un qui est toujours partie de mon entourage. Et ça, c'est pareil, ça fait partie des trucs que je conseillerais régulièrement ou le plus vite possible. Quand j'entends des managers qui ne sont jamais faits accompagner sur rien, je leur tire leur chapeau s'ils sont très très bons. Ou alors ils passent à côté d'une chouette opportunité de grandir aussi.
- Speaker #1
C'est marrant parce que c'est quelque chose qu'on n'a pas encore abordé dans le quotidien. Je trouve que c'est sympa ce que tu dis là. En fait, il faut savoir se remettre en question.
- Speaker #0
Clairement. C'est peut-être un truc où j'ai eu la chance de faire un TEDx une fois dans mon parcours pro. Et ça t'apprend aussi beaucoup. Et en l'occurrence, quand je l'ai travaillé, il y a une phrase que je m'étais dite et qui est toujours valable aujourd'hui. C'est que plus je grandis, plus je vieillis maintenant. Et moi, j'ai de certitudes. En fait, peut-être le bagout de départ ou la naïveté, l'ambition à tout craint que j'avais peut-être à 20 ans maintenant. Plus le temps passe et plus j'accepte cette remise en question, je me connais, je sais aussi où sont mes points d'amélioration, où sont mes forces. Et du coup, le fait de se remettre en question, je trouve, te donne plein de perspectives, des clés de compréhension. perso aussi, sur des échanges que tu peux avoir, des interactions avec les gens. Et en fait, tu grandis énormément. Mais effectivement, il faut savoir le faire.
- Speaker #1
On a un petit concept. On pose à nos invités, on demande de poser une question alors qu'ils ne connaissent pas l'invité suivant. Et donc, l'invité précédent nous a gentiment posé une question sans te connaître.
- Speaker #0
Génial !
- Speaker #1
Quel conseil donnerais-tu à quelqu'un qui ne va pas bien, mais qui doit continuer d'avancer ? Et à quoi tu te raccroches toi ?
- Speaker #0
Bon là, on est quand même dans une montée. Je suis au max. Il faut choisir entre respirer ou parler. Non, ce n'est pas vrai.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai que l'avantage, c'est que nous, on pose les questions et toi, tu parles.
- Speaker #0
Je parle un peu plus. Ils essayent de m'étouffer. Non. Alors, quels conseils dans les moments difficiles ? Peut-être parce que c'est la semaine Up Up Up, beaucoup parler de nouveaux souffles. Avant d'aller chercher, peut-être qu'il y a quelques mois, j'aurais dit se mettre un nouveau projet ou d'autres perspectives pour faire autre chose. Mais c'est encore de l'action. Et potentiellement, il faut de l'énergie pour faire ça. Dans ces moments-là, je dirais qu'il est urgent d'attendre, de s'offrir une petite pause qui permet vraiment de prendre un petit peu de recul par rapport à la situation. Ça peut permettre aussi d'être dans l'émotionnel ou le réactif, plutôt de réfléchir, poser un peu les problématiques qui font qu'on ne se sent pas bien, avant de dire, de retrouver un certain élan ou un projet qui t'anime, dans lequel tu sens que tu es en énergie, et en général, ça repart de plus belle. Moi, de mon côté, qu'est-ce que je fais ? Ça fait quelque temps que je fais de la méditation, un petit rituel du matin, parce que justement, ça m'offre ce souffle. où je me retrouve toute seule avec moi-même. C'est mon petit rendez-vous avec moi.
- Speaker #2
C'est précieux ?
- Speaker #0
Oui, parce que c'est rare. C'est plus rare, évidemment, quand tu as une vie plutôt active. Je ne la subis pas, mais tu as une vie active, tu as ta famille, tu as des activités sociales, des amis, ton mari. Il y a ces moments-là où je ne me retrouve vraiment qu'avec moi. Il n'y en a pas beaucoup, mais je préfère avoir ces moments de qualité. Donc la méditation, pas tous les matins, mais au moins deux ou trois fois par semaine, trois ou quatre fois. Et puis, c'est temps où je vais courir, où je fais du sport. Là, sur ce chemin qu'on est en train de prendre ensemble, c'est ces petites côtes-là qui sont sympas.
- Speaker #1
On travaille un peu le cardio.
- Speaker #0
Ouais, c'est le fractio, là, à fond. Et encore, on n'est pas allés tout en haut.
- Speaker #1
Mais on y va.
- Speaker #0
Ah ouais, allez, ils sont motivés, les gars. Allez, on y va.
- Speaker #1
On emmène nos auditeurs en haut de la pente.
- Speaker #0
Ouais, il y a le petit relais, la petite forêt et tout. On devrait arriver à 750 mètres d'altitude, là.
- Speaker #2
C'est pas mal. Est-ce que tu te prêterais bien au jeu et tu poserais une question à notre prochain invité ?
- Speaker #0
Bien entendu. Alors, je réfléchis. Je vais rester sur ma notion, ma question de l'impact et peut-être du territoire. Et à ce prochain invité, j'aurais envie de lui demander qu'est-ce qu'il ou elle pourrait faire d'impactant un projet qui l'anime, qui serait au service du territoire et des générations d'après.
- Speaker #2
Très intéressant. La question sera posée.
- Speaker #0
Parfait, merci.
- Speaker #2
Et du coup,
- Speaker #1
d'où le nom du podcast qui s'appelle En Mouvement.
- Speaker #2
Pourquoi c'est important pour toi de se mettre en mouvement ? C'est la dernière question qu'on te posera. Selon toi, pourquoi il est important de se mettre en mouvement ? Il n'y a pas de bonne réponse. Il y a ta réponse.
- Speaker #0
Alors, je crois que quand tu m'avais parlé du podcast et du titre, Guillaume, ça m'avait forcément... Enfin, c'était très évocateur pour moi. Alors, je ne sais pas si tu as vu d'ailleurs la petite bannière sur mon profil LinkedIn qui est une citation de Jacques Brel qui dit « Lorsque les gens infancent, les immobiles disent qu'ils fuient. » Donc, ouais, le... Le côté en mouvement, pour moi, résonne beaucoup parce que je pense que ça fait partie fondamentalement de mon mode de fonctionnement. C'est même mon logiciel. Peut-être qu'il faudrait que j'aille voir quelqu'un sur le sujet, d'ailleurs. Mais j'ai l'impression que si je ne fais pas de projet, je recule. Du coup, j'ai besoin de ça pour me dire que la vie vaut la peine d'être vécue. Et puis pour moi, ça a tellement été des sources, encore une fois, de rencontres, de projets superbes, de richesses. plein de points de vue humaines.
- Speaker #2
Être dans l'action te permet d'enrichir ta vie, ton vécu, tes souvenirs et l'héritage que tu transmettras aux autres.
- Speaker #0
Exactement. Je pense que c'est un petit héritage. Je pense que mon père, pour le coup, n'est pas neutre dans l'affaire. Il a aussi ce tempérament et peut-être quelque chose qui a été inculqué.
- Speaker #2
C'est parti pour le jeu 120 BPM avec Aurélie. Est-ce que tu es plus matin calme ou soir dynamique ?
- Speaker #0
Putain c'est dur, les deux !
- Speaker #2
Est-ce que tu es plus forêt ou bord du lac ?
- Speaker #0
Bord du lac.
- Speaker #2
Tu es plus écouter ou parler ?
- Speaker #0
Parler.
- Speaker #2
Tu es plus intuition ou organisation ?
- Speaker #0
Intuition.
- Speaker #2
Tu es plus thé chaud ou café serré ?
- Speaker #0
Thé chaud.
- Speaker #2
Tu es plus créer seul ou co-créer en équipe ?
- Speaker #0
Co-créer en équipe, bien sûr !
- Speaker #2
Tu es plus petit pas ou grand saut ?
- Speaker #0
Grand saut.
- Speaker #2
Tu veux plus silence total ou musique en boucle ?
- Speaker #0
Musique en boucle !
- Speaker #2
Tu veux plus pragmatisme ou vision long terme ?
- Speaker #0
Vision long terme, allez.
- Speaker #2
Tu veux plus prendre soin des autres ou te recentrer sur toi ?
- Speaker #0
Prendre soin des autres.
- Speaker #2
Merci Aurélie, en tout cas pour ce moment, c'était un réel plaisir.
- Speaker #0
T'as vu un peu le style ?
- Speaker #2
Sur une jambe, alors.
- Speaker #0
Rééduque !
- Speaker #2
En tout cas, merci Aurélie d'avoir fait cette promenade, cette balade à nos côtés. C'était dans un climat assez tempétueux, mais à la fois très calme et très serein, j'ai trouvé.
- Speaker #0
Tu vois, finalement, on est parti dans la tempête et puis on s'est trouvé des moments un peu calmes.
- Speaker #2
Carrément.
- Speaker #0
J'ai beaucoup apprécié ce temps.
- Speaker #2
Également. Plaisir partagé.
- Speaker #1
Un agréable moment, oui.
- Speaker #2
Merci beaucoup.
- Speaker #0
Merci à vous.
- Speaker #3
La balade s'achève ici. Respirez un instant, laissez les sons autour de vous s'apaiser. Si cet épisode vous a inspiré, partagez-le avec quelqu'un qui compte pour vous. Parce qu'ensemble, en avançant pas à pas, on remet du sens, du lien et du mouvement dans nos vies.