Speaker #0Bon, c'était mon papa. Ça me touche qui souvent un petit peu. C'est pas facile pour lui, mais bon, ça fait du bien de l'entendre. C'est quelqu'un qui compte énormément pour moi, parce qu'il m'a vraiment poussé à tenir bon. Je suis parti à 12 ans de la maison pour réaliser mon rêve, et c'était mon choix. Je me rappelle, on était à un tournoi, et c'était une équipe Stevenel. Et moi, je jouais à Martic, et je lui ai dit « Papa, j'ai envie de partir là-bas » . Il m'a dit « Mais t'es sûr ? Ça va être compliqué, tu vas devoir partir de la maison » . Et moi, je réalisais pas ce que ça voulait dire. J'ai dit « Oui, oui, pas de souci, quand t'es jeune, tu réalises pas tout ce qu'il y a derrière » . Et en fait, je lui en voulais de ouf, alors que c'était mon choix à la base de partir. Je me rappelle que je pleurais tous les jours. J'appelais mes parents, on pleure tous les jours que je voulais partir. Et ma mère, elle était plus dans le sens, ok, on va te ramener à la maison. Et mon père, c'était vraiment un roumain. Il était en mode, non, tu vas rester là-bas, tu vas y arriver, t'inquiète pas, je suis passé par là. Je me sentis abandonné. Tu sais pas ce qu'il y a derrière, tu sais pas les sacrifices, tu sais pas que tu vas plus voir ta famille, que tu vas plus être à la maison. Et moi, j'étais très très proche de mon petit frère. Donc c'était vraiment le côté de me sentir seul et je ne connaissais personne là-bas. Donc c'est ça aussi qui m'a fait un peu de mal de partir. Papa, il est ancien joueur international. Il était en équipe de Roumanie, il a joué à Chaumont aussi. Et j'ai pas énormément de souvenirs de lui, parce que je l'ai vu jouer, mais j'étais très petite, donc je me rappelle pas vraiment. Quand j'entends parler de lui autour de moi, c'était un genre d'héros dans le volet. Il a fait monter le club de Chaumont. Et voilà, j'entends énormément de trucs, en mode c'était une machine, il avait un service de tonnerre, des trucs comme ça. Là-bas, il y avait beaucoup de gens qui me parlaient de lui. Ton papa, quand il était là, il a fait monter le club, c'était vraiment impressionnant de le voir. Et on m'a même félicité pour des choses que... J'y suis pour rien. C'est l'histoire et le volet de mon papa. C'est très récemment qu'on a commencé à parler de sa vie à lui. Je sais qu'il est parti très tôt de la Roumanie pour pouvoir poursuivre son rêve de voléeur. Parce qu'en Roumanie, ce n'était pas possible. C'est là qu'il a rencontré ma maman. Je sais qu'il a aussi perdu ses parents très tôt et que c'était vraiment quelque chose de compliqué pour lui. Il était un peu déçu quelque part parce qu'il aurait aimé faire les Jeux Olympiques. Mais c'était l'époque où il y avait un peu la guerre avec la Yougoslavie et tout ça, Ceausescu. C'est un côté un peu inachevé pour lui. Il faut que je pousse pour comprendre un peu, des fois, pourquoi il agit d'une certaine manière, ou pourquoi il est aussi dur, ou pourquoi sur le volet, on parle tout le temps de volet, et des fois un peu trop. Mais il est vraiment pudique, et au final, il m'a poussé d'une certaine manière qui était à l'époque pour moi pas la bonne, parce que c'était vraiment très... Enfin, il n'y avait pas le choix, c'était en mode non, tu restes là, c'était très dur. Et moi, j'étais toute petite, donc je ne comprenais pas pourquoi il était comme ça. Mais encore une fois, s'il ne l'avait pas fait, je... je serais pas devant le micro aujourd'hui je me rappelle aussi que mon papa c'était mon coach à un moment donné et pareil c'était c'était dur de s'entraîner avec lui c'était dur de s'entraîner avec lui parce qu'encore une fois il était très dur mais ses entraînements avaient du sens et c'était, maintenant que j'y pense tout était logique mais la manière dont il était, encore une fois c'était très dur, très carré comme ça il fallait qu'on suive ce qu'il dit et il a un très gros caractère donc dès que ça marche pas trop, c'est quelqu'un de pas très patient Et aussi, des fois, quand ça ne se passait pas bien l'entraînement, après, je n'avais pas envie de rentrer à la maison. Parce que je savais qu'on ne pouvait pas ignorer ce qui s'est passé une heure avant au gymnase. Et même à la maison. Récemment aussi, il y a quelques années, il a installé derrière notre maison un petit filet de volet. Et c'était pendant l'été du Covid. Où on ne pouvait pas aller s'entraîner avec d'autres gens. Et moi, je suis quelqu'un de pas patiente non plus. Et donc, quand je n'y arrivais pas, ça s'énervait très rapidement. Et ça me punissait un peu, mais de manière... attaque assez forte sur moi. Au début, je ne voulais pas trop qu'on sache que je suis sa fille. C'était plus par rapport aux jeunes filles qui jouent avec moi. Je ne voulais pas qu'elles sachent que je suis la fille de l'entraîneur parce qu'elles peuvent penser que je vais avoir des traitements de faveur, mais au final pas du tout. Il était vraiment exigeant. Mais encore une fois, je pense que tout ce qu'il a fait envers moi, c'était vraiment pour mon bien. Maintenant, je suis fier de porter ce nom et ce n'est pas du tout quelque chose de lourd à porter. Et même maintenant, j'entends pas mal « Oh, t'es la sœur de Théo Rotard » , donc ça commence aussi à parler un peu de mon petit frère. Et lui aussi, je suis vraiment fier de ce qu'il est en train de faire. Il a eu des choix pas faciles à faire récemment. Donc vraiment, je suis fier d'être dans cette famille et fier de jouer ce sport qui, pour moi, est une passion et qui est logique. Mon frère me surnomme Couche. Oh, la honte. Là, je l'ai dit à voix haute, c'est la honte. Mais je te jure, on a essayé de se parler. Je l'ai appelé. Je lui ai dit, on m'a posé une question. Pourquoi on s'appelle Couche ? Et on était en FaceTime. Il m'a regardé, je l'ai regardé. On a fait... Mais Amélie, mais c'est la honte. Genre les gens, maintenant, ils savent. Et même nous, on ne sait pas quoi dire. Mais je ne sais pas si ça sonne logique. Genre même notre mère, elle commence à nous dire « Oh, les couches, on va manger. » Genre c'est vraiment un truc de zinzin, je ne sais pas ce que c'est. Mais ça sonne logique pour nous. Il n'y a même pas une histoire de vraie couche. C'est juste, je suis sa couche, c'est ma couche. Et c'est comme ça. C'est les couches, la famille des couches. Le moment le plus fort de ma carrière c'était quand j'ai signé mon premier contrat à Venel. Pour moi ça avait beaucoup de sens parce que quand j'ai quitté le foyer FamilyLage c'est pour partir à Venel. Et donc j'avais commencé là-bas, c'était très dur etc. Ensuite je suis partie à Bouloris pour le Pôle Espoir pendant deux ans. Et après je suis allée au Pôle France de Toulouse pendant trois ans et Venel m'a contacté. Ils m'ont dit est-ce que tu veux signer ton premier contrat pro ? Et pour moi il n'y avait pas de question, j'ai commencé à Venel en... jeune, donc mon premier contrat pro, ça va être à Venelle. Je savais que j'y allais en tant que réserviste, donc je savais qu'il fallait que je me bouge un peu pour montrer ce que je vaux, mais pour moi, il n'y avait pas d'autre moyen de commencer ma carrière que par Venelle. Mon premier contrat, c'était en tant que pointu, et ensuite, avec l'équipe de France, on m'a demandé de basculer de poste, parce que l'ancien coach, Emile Rousseau, me voulait sur le terrain, et il ne voulait pas qu'il y ait une certaine concurrence entre Lucille Jiquel et moi. parce qu'on était sur le même poste. Donc il m'a dit, est-ce que c'est... Ça serait bien que tu fasses ça pour l'équipe, pour qu'on puisse t'avoir avec nous sur le terrain et pas sur le banc. Et il faudrait que tu passes réceptionneuse attaquante. Et donc pour moi, au début, c'était un peu en mode, la réception, c'est pas quelque chose que t'apprends quand t'as 22 ans. C'est quelque chose que t'apprends quand t'es vraiment toute petite, parce que c'est beaucoup de technique et aussi ça se joue beaucoup au mental. Donc au début, c'était assez compliqué. Du coup, après, j'ai parlé avec les clubs. pour signer avec eux et je leur ai dit en équipe de France je vais être réceptionneuse attaquante donc je peux pas être pointueux en club et réceptionneuse attaquante pendant l'été parce que je travaille pas sur la réception si je suis pointue et à cette époque l'équipe de France c'était la seule chose à laquelle je pensais parce que c'était pour les Jeux Olympiques donc forcément j'allais pas dire au sélectionneur Emile je vais rester pointue et du coup mon rêve de jouer au JO je peux l'oublier donc Béziers ils l'ont compris rapidement ils ont dit bon écoute la réception on sait que ça va pas être Quelque chose de simple pour toi, mais on va t'aider à travailler. Nantes, pareil. Les clubs l'ont compris. Ils ont joué le jeu pour l'équipe de France. À la base, je suis une attaquante. Ils savaient que la réception, ça n'allait pas forcément venir. Mais qu'à l'attaque, il fallait que je sois présente. Après, je pense que c'est aussi une force de pouvoir jouer deux postes. Ce n'est pas facile de changer de poste comme ça. Mais c'était nécessaire pour le projet France. La première Marseillaise aux Jeux Olympiques ? Ça, je m'en rappelle comme si c'était hier. Vraiment, j'ai toujours les frissons dès que j'y pense parce que le gymnase était rempli. Il y avait je ne sais pas combien de drapeaux français partout sur les côtés et je sais exactement où ma famille était à ce moment-là. Et je me rappelle qu'on entendait tous les français chanter et je sais que mon coach, Emile, il avait les larmes aux yeux et moi, j'étais en sanglots avant le match. Et il y avait quelques filles qui étaient vraiment aussi émues. Donc ça, je sais que c'est quelque chose qui restera gravé à jamais. Il y avait de la pression, mais je pense que c'est un mélange entre de la pression... de la bonne pression et de la mauvaise pression. Au début, tu regardes un peu comme une enfant, tu es un peu spectatrice de ce qui se passe et après tu te dis, mais en fait, j'ai match dans 5 minutes, donc ok, il faut que tu profites parce que ça t'arrive peut-être qu'une fois dans ta vie, mais il faut aussi que tu saches que tu es là pour jouer et que tous ces gens qui sont autour, c'est de les faire rêver. Donc c'était plein d'émotions en même temps, mais vraiment, c'est un souvenir ouf. Je me suis posée dans la chambre du village olympique et je me suis dit, mais Amélie, Mais quand t'avais 12 ans déjà tu savais même pas dans quoi tu t'embarquais. T'as voulu partir mais t'as pris une décision comme ça. Parce que je me rappelle j'ai pris une décision. C'était comme si je demandais d'aller jouer au toboggan avec une copine. J'ai dit je veux partir. Et après j'ai fait le cheminement de comment tout s'est déroulé. Et à quel point c'était vraiment difficile. Et aujourd'hui je me suis même tatoué les anneaux sur mon corps. Parce que c'est quelque chose que... J'aime pas trop dire ça, mais j'étais vraiment fière de moi quand je me suis retrouvée dans le village olympique, entourée de tous les athlètes et des stars des disciplines sportives. On avait partout. Il y avait cette collection de pins. Je sais pas si vous avez entendu parler. En gros, tu avais tes pins français, tu les échangeais avec d'autres nations. Et là, j'ai échangé un pins avec une américaine. Et donc, on commence à parler vite fait. Et là, je pars. Et en fait, je me retourne et je me dis, mais attends, mais c'est Coco Goff, en fait. Et donc, j'avais échangé deux minutes avec Coco Goff. J'avais échangé mon pins. Donc, elle m'a donné le sien et j'ai donné le mien. Et après, je suis restée comme ça. J'ai fait, attends, coucou Goff. Donc, c'était vraiment des petits trucs comme ça où je me disais, mais en fait, je suis en train de rencontrer des stars. D'un côté, j'étais vraiment comme une enfant de 10 ans. Et de l'autre côté, j'étais en mode, bon, tu ne peux pas rester spectatrice parce que c'est vraiment facile de se perdre rapidement dans le village olympique. Entre genre, tu sais que tu as ta compétition, mais aussi, tu essaies un peu de profiter de tout ce qui se passe. Il faut quand même réfléchir et se dire qu'il n'y a pas beaucoup. On est 16 joueuses, 14 joueuses à être en équipe de France. Il y a quand même une sélection mine de rien. Il faut être vraiment reconnaissante de pouvoir représenter les couleurs de ton pays. C'est vraiment quelque chose de ouf à vivre. Des coéquipières sont devenues des sœurs. Je pense à Amanda Sylvestre. J'ai aussi Amandine Jardineau. J'en ai énormément qui comptent beaucoup pour moi. Et même en dehors des périodes d'été, on se tient vraiment au courant. On essaie de se contacter. C'est plus que des amis. Dada, je la connais depuis qu'on a 14 ans maintenant. C'est la sœur que j'ai pas en fait. Et même ma maman, elle l'adore. Elle lui dit tout le temps, « Oh ma fille, c'est vraiment quelqu'un d'hyper important dans ma vie. » On a nos routines dans la chambre avant les matchs et on est des grosses, grosses dormeuses. Genre, si on a un match à 20h, on peut dormir 2h30, ça ne nous dérange pas. Et une fois qu'on se réveille, Amanda me regarde et elle me fait un signe de la main et elle me dit « Bon, on met la musique et après c'est... » Mais c'est une musique forte, donc j'espère qu'il n'y a personne qui dort à côté. Elle a besoin de personne pour danser, elle est dans son monde. Il y a Emilie Respo qui me force un peu à danser. Je pense que ça se voit que des fois, je n'ai pas envie et qu'elle me dit « bah fais-le » . Mais je vais m'améliorer parce que je n'ai pas le choix. Si ça doit continuer, il faut que je sois un peu meilleure parce que sinon, c'est un peu la honte. Mais non, je ne suis pas la meilleure danseuse de l'équipe, ça c'est sûr. J'espère que je vais gagner un grand titre avec l'équipe de France. Je n'ai pas trop envie d'abord dire les choses. Je ne suis pas quelqu'un qui aime trop parler avant que ça arrive. Mais je nous souhaite de gagner un grand titre avec l'équipe de France. J'ai vraiment envie que les filles qui arrivent après nous, elles parlent de nous dans le bien et qu'elles se disent « Purée, l'équipe de France, elles sont parties d'ici et maintenant, elles ont fait tout ça » . Après, pour nous, on est vraiment dans une bonne progression. Et je sens que le groupe a vraiment évolué. Donc forcément, on a envie de rêver plus grand et on a envie que l'équipe de France continue d'évoluer. J'ai gagné presque partout où je suis allée. C'est vrai qu'avec Bavenel, je suis arrivée en 2020 et on a gagné la Coupe de France. Pézi, on a gagné la Coupe de France. Nantes, on a gagné la Coupe de France. Et là, je suis arrivée à Blage et on a gagné la Coupe de Roumanie et le championnat roumain. Je ne sais pas trop quoi dire. On fait un sport collectif pour essayer de gagner le maximum de titres. Et pour l'instant, ça s'est plutôt bien passé. J'ai vraiment des bons souvenirs dans chaque club où je suis allée. J'ai vraiment un bon souvenir. Et surtout, le dernier à Blas, c'était vraiment ouf de pouvoir gagner deux trophées. Parfois, je ne réalise pas la chance que j'ai. Je me regarde et je me dis que j'ai 24 ans et que j'ai déjà fait quatre pays. Et je vis de ma passion. Je suis payée pour faire ce que j'aime. Il n'y a pas à se plaindre au final. Je dis que c'est dur d'être une sportive de haut niveau et d'être tous les états en équipe de France. Oui, c'est dur, mais je ne changerai rien. Dans 10 ans, je veux pouvoir dire que j'ai zéro regret, que tout ce que j'ai entrepris dans ma carrière, j'ai réussi à le faire. J'ai atteint tous mes objectifs et d'avoir participé au JO 2024, ça en était déjà un. Et voilà, après, je veux pouvoir me dire que j'ai évolué en tant que joueuse, mais aussi en tant que femme en même temps, parce que ce n'est pas quelque chose de facile à faire en même temps. Moi, j'oublie très souvent qu'avant d'être une joueuse, je suis une femme. Et j'oublie très souvent que ma vie, ce n'est pas que le volet. Par exemple pour moi des fois quand le volet ça va pas Bah toute ma vie ne va pas. Par exemple, quand j'ai un match pourri et que tout s'est mal passé, je me dis « putain, je suis une merde, mais qu'est-ce que je fais là ? » Et ça peut aller très vite dans notre tête et il faut vite se rappeler qu'avant d'être une joueuse, t'es aussi une femme et que t'as une vie à côté, t'as ta famille qui t'aime, t'as des amis. Après le volet, t'auras forcément une vie. Donc voilà, c'est ce côté-là. J'essaie de faire d'autres choses quand ça va pas, de penser à autre chose et de, par exemple, prendre un livre ou faire de la cohérence ou parler avec des amis pour essayer de me rappeler que je ne suis pas... qu'une chose de voler. Je ne suis pas quelqu'un qui parle beaucoup quand ça ne va pas, mais je sais que ma mère déjà, elle le sent à distance quand ça ne va pas. Je ne sais pas comment c'est possible, je pense que c'est un truc de maman. Je le saurais un jour quand je serais maman, mais je me rappelle qu'un jour, j'étais pas bien, presque en train de pleurer, et elle m'a dit « qu'est-ce qui se passe ? » Donc je me suis dit « waouh, c'est chaud d'être connecté comme ça » . Donc vraiment, ma famille, c'est hyper important pour moi. C'est vraiment les piliers de ma vie. Quand je rentre à la maison, j'ai instauré une règle avec mon père. Moi, je l'appelle la règle de 5 minutes. Pendant 5 minutes, tu peux me parler de ce que tu veux du volet. Mais une fois que le chrono est fini, j'aimerais que... Je lui ai dit que je vis voler tous les jours. Je me réveille voler, je mange, je dors voler. Donc il faut que quand je rentre à la maison, il y ait un peu cette déconnexion. Parce que sinon, déjà que j'ai l'impression que ma vie, c'est que le volet. La saison plus l'été, ça enchaîne vraiment vite. Il n'y a pas vraiment de coupure. Alors c'est en plus ça, quand je rentre chez moi, c'est que ça. J'adore le volet, c'est toute ma vie. Si je n'aime pas le volet, je ne sais pas ce que je fais ici. Mais c'est vraiment important que j'arrive à déconnecter et qu'ils le comprennent aussi. Ils l'ont vraiment compris maintenant, avec le temps, que c'était vraiment important. Et que je rentre à la maison pour profiter de la piscine, de ma famille. Et que le volet, il faut que ça soit entre parenthèses. Je pense que la prépa mentale, c'est une des clés pour réussir dans le sport de haut niveau. Parce que mine de rien, tout se passe dans la tête. Techniquement, tu peux être... très forte, mais si dans la tête, tu es quelqu'un de faible, dans les moments vraiment importants, ta technique ne va pas forcément t'aider. J'ai compris qu'être perfectionniste, ça n'aide pas forcément. Parce que justement, tu veux essayer de faire tout le temps de façon parfaite, mais ça n'existe pas la perfection. Surtout dans un sport comme le volet. C'est quelque chose qui ne m'aide pas. Il faut que j'apprenne à gérer ce genre d'émotions quand elles viennent. J'ai rencontré Christian Pénigaud il y a 3 ans. C'est un préparateur mental et on a travaillé beaucoup sur la cohérence cardiaque. J'ai laissé la méditation, mais ce n'est pas quelque chose qui m'a parlé. Donc voilà, après c'est propre à chacun. Il y en a qui préfèrent méditer, il y en a qui préfèrent faire de la cohérence. Donc moi, c'est plutôt la cohérence cardiaque. Donc ça, c'est un truc que je fais hors du volet, parce que tu ne peux pas t'arrêter sur le terrain et dire à tout le monde, attendez, respire deux secondes. Mais je pense que c'est des choses qu'on peut essayer de travailler à côté, hors terrain. Ce qui me rend le plus fier dans ma carrière, c'est... Bah je suis fier d'avoir rencontré des gens... Avant même de parler de voler, d'avoir rencontré des amis qui, je sais, resteront dans ma vie à jamais. Parce que c'est aussi grâce à ce sport que j'ai pu rencontrer mes sœurs de cœur. Donc très fier de pouvoir vivre de quelque chose qui me rend heureuse. Et aussi, je suis fier d'avoir participé aux Jeux Olympiques devant ma famille. Et je rêverais qu'on aille au JO de 2028 ensemble. Je sais que Théo, il va tout faire pour essayer de se qualifier. Là, je pense que papa et maman, ils prennent leur billet directement, alors que papa, ce n'est pas quelqu'un qui voyage trop. Il a peur de l'avion, mais là, je pense que toute la famille va se déplacer. Et je pense que c'est déjà le rêve de tout athlète, de pouvoir participer aux Jeux Olympiques. Mais encore, en plus, si tu as ton frère à côté ou ta soeur, tu ne peux pas rêver mieux, je pense.