Speaker #0
Est-ce que c'est facile pour vous de dire non ?
Je ne sais pas vous, mais moi, c'est très très difficile de dire non.
En fait, j'ai tendance à dire oui.
Je prends un exemple.
Une personne vient frapper à ma porte. Je ne la connais pas. Je sais qu'elle habite dans le voisinage, mais je ne l'ai jamais vue.
Et elle me demande :
« Est-ce que vous pouvez m'aider avec des snacks ? Je n'en ai plus. »
Tout d'abord, je trouve la question et la demande un peu singulières.
Enfin bon, bref, je n'arrive pas à lui dire non. Je lui dis oui.
Et là, je me rends compte qu'il y a, a posteriori, une petite échappatoire :
« Oui, mais en fait j'en ai, mais tout est déjà ouvert. »
Et elle me regarde et elle me dit :
« Ce n'est pas un problème. »
Et là, je confirme bien entendu mon oui et je lui donne ce qu'elle me demandait.
Mais la vraie question que je me suis posée après, c'est :
Pourquoi je dis oui ?
Quelles sont les raisons qui m'ont forcé à dire oui ?
Dans ce cas-là, il peut y en avoir des dizaines.
Mais si je prends cela plutôt dans notre relation au business, dans notre relation de tous les jours, au quotidien, que ce soit avec la famille ou avec des clients, pourquoi a-t-on tant de difficultés à dire non ?
C'est ce que je vous propose de voir dans un instant.
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Bonjour, je suis Jean-Claude, Chronotier et artisan du temps.
Ici, dans Entre-Temps, je vous aide à transformer votre emploi du temps en allié, pas en pression.
Mon objectif ?
Vous donner des clés simples mais puissantes pour plus de clarté, de sérénité et une vie alignée avec ce qui compte vraiment pour vous.
Bienvenue dans Entre-Temps, le podcast pour reprendre la main sur votre temps et sur votre vie.
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Bienvenue dans Entre-Temps.
Comme vous le savez, ici, on ne cherche pas à remplir le temps, mais on apprend à l'habiter.
Alors aujourd'hui, j'aimerais voir avec vous un point très concret :
**Savoir dire non.**
Ça a l'air simple comme ça, mais pour moi, ça a été beaucoup plus compliqué à faire.
Et je vais vous partager les trois raisons principales qui m'ont, moi, très souvent freiné à dire non et à laisser s'échapper plus rapidement que je ne l'aurais voulu un oui.
Et je vous partage aussi trois manières simples qui ont fonctionné pour moi, et qui fonctionnent bien entendu encore aujourd'hui, pour me permettre de dire un oui que j'assume beaucoup mieux ou alors simplement de rejeter gentiment la demande.
Et bien sûr, ce n'est pas d'une manière brutale.
Bien sûr, je ne vais pas fermer la porte non plus.
Mais maintenant, je dis :
« Ce n'est pas le moment. »
Et je peux te communiquer un nom.
Parce qu'en fait, je veux préserver — on va le voir — mon énergie, mon temps, pour quelque chose qui est précieux.
Et ce précieux, c'est simplement quelque chose qui compte réellement pour moi.
Donc voilà.
Ici, on va se focaliser principalement sur l'énergie puisque c'est en ligne avec notre série.
Bien sûr, on pourrait parler d'organisation, comme on le fait souvent, pour mieux faire les choses, pour savoir ce que l'on fait, pour donner la bonne priorité.
Mais souvent, on ne parle pas assez de tout ce qui vient s'y ajouter à cette fameuse belle organisation.
Tout ce qui devrait déjà être fait et que, bien entendu, on a bien organisé.
Mais alors, il y a plein d'autres choses qui viennent se mettre sur toute cette belle organisation simplement parce qu'on n'a pas pu dire non à un certain moment.
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Il y a effectivement toute une série de raisons pour lesquelles on n'ose pas dire non.
Et moi, j'ai remarqué que dans ma vie professionnelle comme dans ma vie privée, il y avait notamment trois raisons que j'ai vécues et pour lesquelles il m'était relativement difficile de dire non.
## 1. Maintenir la relation
Tout d'abord, c'était de maintenir une relation avec des personnes, que ce soient des amis, des connaissances ou même des collègues.
Dire non, c'était pour moi un risque éventuel d'endommager cette relation que j'avais avec ces personnes-là.
Et donc, j'avais tendance à dire oui.
Oui à un rendez-vous.
Oui à une demande particulière.
Oui à réaliser quelque chose.
## 2. Ne pas manquer quelque chose
Et puis il y en avait une autre, et je pense que c'est celle avec laquelle j'ai eu le plus de mal lorsque je suis passé de salarié à entrepreneur.
C'était celle de manquer quelque chose.
Que ce soit un rendez-vous de networking, une réunion avec d'anciens collègues ou des personnes que je venais de rencontrer, voire même des séminaires ou des formations.
C'était très compliqué pour moi de dire non à tout cela.
Pourquoi ?
Parce que j'avais un besoin de connaître.
Et je ne voulais surtout pas rater quelque chose.
Et donc, parce que je ne voulais pas rater quelque chose, j'avais tendance à dire oui à toutes les sollicitations.
## 3. Ne pas décevoir les personnes qui comptent
Et le troisième point concerne les personnes qui comptent pour vous.
Les mentors.
La famille.
Les vrais amis.
Pas ceux de Facebook qui vont vous faire un pouce, mais ceux qui vous font vraiment un cœur.
Vous savez, les vrais bons amis.
Et là, ce n'était pas de rater une opportunité.
C'était plutôt de ne pas les décevoir.
S'ils me demandaient quelque chose.
S'ils me demandaient une visite.
Un repas, par exemple.
Eh bien, c'était de ne pas les décevoir.
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Lorsque je prends ces trois éléments :
* ne pas perdre des relations,
* ne pas décevoir mes amis,
* ne pas perdre une opportunité,
on se rend compte qu'on dit oui plus souvent qu'on aurait aimé dire non.
Parce que même si ce sont des amis, on a peut-être envie d'être un peu plus seul, de faire du cocooning, de se retrouver.
Et donc, on a vraiment tendance à dire oui trop souvent.
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# Les conséquences du oui
Mais en fait, cela a un impact de dire oui.
Premièrement, lorsqu'on dit oui à quelque chose, automatiquement, on dit non à autre chose.
Si je dis oui à un repas avec des amis le vendredi soir, je dis automatiquement non à mon habitude du vendredi soir où je vais ralentir un peu pour entrer dans le week-end.
Si je dis oui à une réunion de networking, peut-être vais-je dire non à une balade que je pourrais faire en forêt.
Peu importe.
Ce qui est important, c'est de savoir que lorsqu'on dit oui à quelque chose, on va dire non à autre chose.
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Il faut savoir également que dire oui à quelque chose, c'est réserver du temps.
On va investir du temps dans son oui.
Et si on investit du temps dans son oui, on ne peut pas vraiment investir ce même temps dans autre chose.
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Et finalement, il ne faut pas oublier qu'il faut de l'énergie pour répondre à l'engagement du oui.
Il faudra de l'énergie pour aller à cette réunion.
Il faudra de l'énergie pour aller à ce repas.
Bien sûr, ce n'est pas une énorme obligation d'aller à un repas avec des amis.
Mais cela demande de l'énergie.
Si vous êtes déjà fatigué toute la semaine et que le vendredi soir vous n'avez qu'une seule envie — entrer dans vos pantoufles, comme moi par exemple, vous mettre dans le sofa, regarder une série puis aller vous coucher tôt — alors non.
Il faut remettre son jean.
Remettre ses souliers.
Prendre sa voiture peut-être.
Et aller passer cette soirée avec des amis.
Donc cela va vous demander de l'énergie.
Et cela va vous demander plus que de l'énergie.
C'est aussi arriver avec le bon état d'esprit.
Pouvoir être avec vos amis correctement.
Donc voilà.
À chaque fois que vous dites oui, il y a des conséquences.
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# Trois choses qui m'ont aidé
Je vais maintenant vous partager trois choses qui ont réellement fonctionné pour moi et qui permettent peut-être de mieux se sentir avec un oui, voire avec un non.
## 1. Ne pas répondre trop vite
J'ai remarqué que j'avais tendance à dire oui beaucoup trop rapidement.
On me demande quelque chose :
« Oh oui, j'y vais. »
Je prends un exemple.
On m'a invité à une fête de fin d'année.
J'ai dit oui assez rapidement parce que c'est un ami qui me le demandait.
Et je n'avais pas pris en considération d'autres éléments qui m'ont ensuite obligé, non pas à regretter, mais à décliner l'invitation.
La première chose que je fais donc, c'est de prendre le temps de la réflexion.
Par exemple :
« Je comprends très bien. Je reviens vers toi dans quelques instants. »
« Je te dis quoi cet après-midi. »
« Je te réponds demain. »
Tout dépend bien entendu de ce qu'on vous demande.
Donc prenez le temps de comprendre à quoi vous allez dire oui et si vous pouvez réellement dire oui sans souci.
## 2. Comprendre le coût du oui
Le deuxième point est de comprendre ce que j'appelle le coût du oui.
Je n'aime pas beaucoup ce terme économique, mais il est parlant.
Vous vous souvenez :
Si je dis oui à ceci, je dis non à cela.
Quel est donc le coût ?
Quel est le trade-off ?
À quoi vais-je devoir renoncer ?
Je suis fatigué ?
Je vais quand même devoir y aller.
Je vais puiser dans mon énergie.
Dans ma bonne humeur.
Dans ma capacité à être sociable.
Donc quel est réellement le coût de ce oui ?
## 3. Apprendre à dire non
Et le troisième point, c'est simplement d'apprendre à dire non.
Souvent, lorsqu'on veut dire non, on pense qu'il est nécessaire de se justifier.
Du moins, moi, j'avais besoin de me justifier.
Eh bien non.
On peut dire un non très poli, très simple, très décontracté.
Par exemple :
« Non, pour moi, cela ne va pas. »
Ou :
« Non, je ne peux pas répondre aujourd'hui à cette demande. »
Attention toutefois.
Si vous dites cela, vous laissez une porte ouverte.
Assurez-vous que c'est bien votre intention.
Sinon, soyez clair.
C'est un non définitif.
« Non, je ne le ferai pas. »
« Non, je ne viendrai pas à cette fête de fin d'année. »
J'ai d'autres choses qui ont priorité pour moi.
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# Le mantra du jour
Je vous glisse un petit mantra dans l'oreille :
**Lorsque vous dites non à quelque chose, vous dites oui à quelque chose qui compte vraiment pour vous.**
Cela peut changer votre relation au non.
Et puis vous savez, comme moi, vraisemblablement vous allez continuer à dire oui.
Ce qui est important, c'est de ne pas le faire en automatique.
Mais de bien réfléchir à ce oui.
Parce qu'il a des conséquences.
Et en fait, dire non n'enlève rien à votre valeur.
On a parfois l'impression qu'on va être dévalorisé parce qu'on dit non.
Mais pas du tout.
Simplement, vous protégez à un certain moment votre énergie — parce qu'elle n'est pas infinie — et votre temps encore moins.
Donc voilà.
On a parfois l'impression que le temps est infini.
Mais il ne l'est pas.
Vous n'avez que 24 heures par jour.
Mais vous avez aussi 24 heures par jour.
Cela peut être à la fois long et court en même temps.
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J'espère que vous avez apprécié ce petit moment ensemble.
Et si c'est le cas, dites-le-moi.
On peut se revoir quand vous le voulez.
En tout cas, avant de se séparer, j'aimerais vous dire :
**Prenez soin de vous. Prenez soin de votre temps. Parce que ce n'est rien d'autre que votre vie.**
À très bientôt dans Entre-Temps.
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Merci d'avoir pris ce moment Entre-Temps avec moi.
Si cet épisode a résonné en vous, je vous invite simplement à le partager avec quelqu'un qui pourrait en bénéficier ou, encore mieux, à me laisser un petit mot.
Vos retours sont précieux et nourrissent cette belle aventure du temps.
Et si vous avez envie d'aller plus loin, vous pouvez retrouver tous les épisodes et des ressources complémentaires sur le site OruPosa.com, dans la rubrique podcast.
Et surtout, prenez bien soin de votre temps, car au fond, ce n'est rien d'autre que votre vie.
À très bientôt dans Entre-Temps.