- Speaker #0
Bonjour à toutes et à tous, bienvenue sur Entreprendre avec Assurance, le podcast pour découvrir le parcours d'entrepreneurs passionnés. Dans cette émission, je vous fais découvrir les coulisses d'une profession, d'un métier ou d'un sujet d'actualité. Je suis Guillaume, CEO chez Perceval, l'assurance chevaleresque. Aujourd'hui, j'ai le plaisir de recevoir l'un des cofondateurs du restaurant La Cantoche, j'ai nommé Xavier Merlot. Bonjour mon cher Xavier. Bonjour Guillaume. C'est ta première fois en podcast, je crois. Tout à fait. Comment te sens-tu ?
- Speaker #1
Bah écoute, plutôt content d'être là. Merci de m'avoir invité. Ça fait... C'est un peu étrange d'être derrière le micro, après avoir écouté un peu le podcast depuis son lancement. Donc très heureux d'être de ce côté de la barrière.
- Speaker #0
Ravi également. Merci beaucoup d'avoir pris le temps de venir jusqu'à nous et de nous parler un peu de ton aventure. Pour plonger dans le bain, première petite question que j'ai envie de te poser. Un peu indiscret peut-être, est-ce que tu as préparé ce moment ?
- Speaker #1
Pas beaucoup, on a un petit peu réfléchi quand même parce qu'on se dit qu'est-ce que je vais pouvoir dire quand même à certaines questions. Mais l'idée c'était d'être le plus spontané possible et partager l'expérience après deux ans à entreprendre et deux ans de restauration.
- Speaker #0
Je pense que la plupart de nos auditeurs vont te découvrir ici. Est-ce que tu peux nous raconter ton parcours en quelques mots ?
- Speaker #1
Bah écoute en quelques mots, j'ai plutôt un ancrage plutôt IT à la base. Je fais un master à une école assez connue, Supinfo, un parcours entre Montpellier et La Réunion. Je suis parti plutôt à Montpellier au début et je suis rentré à La Réunion ensuite. Et puis sur la partie professionnelle, j'ai tout de suite embrayé dans les télécoms. Donc là sur plutôt une famille technique et j'ai été assez connu sur tout ce qui était. communication et voix sur IP. Donc il y a, voilà, aux alentours des 2010, c'était un peu la nouvelle technologie qui arrivait à La Réunion. Tout à fait. Pour laquelle j'ai eu la chance de pouvoir développer pas mal de solutions et de déployer pas mal d'entreprises à La Réunion. Donc pour l'opérateur qui s'appelle IDEM Technologies. Et j'ai fait toute ma carrière là-bas. Donc à peu près une quinzaine d'années dans cette structure entre les stages et la partie CDI. Ça m'a permis de voir pas mal de choses et de découvrir la partie technique, mais également plus de gestion de projet, déploiement commercial. Un domaine d'activité que j'ai beaucoup aimé parce que c'est très vaste.
- Speaker #0
Très varié peut-être aussi ?
- Speaker #1
Oui, très varié. Forcément, on a besoin de solutions de télécom dans tous les métiers.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Et tous les métiers ont des contraintes qui leur sont propres. Ce qui était pour moi très passionnant, c'était comment... On pouvait ramener une solution de téléphonie ou de télécom plus largement et l'adapter à un métier. Donc voilà, on a travaillé pour... C'était exclusivement du B2B, donc les hôpitaux, les pompiers, du secteur privé aussi assez spécifique. Donc ça a été assez sympa. Il y a aussi un ancrage dans les DOM, puisque du coup, ça m'avait permis de voyager un peu aux Antilles également, donc Guadeloupe, Martinique, Mayotte également. D'accompagner ces territoires et de voir aussi la synergie qu'il y avait entre ces différents DOM, voir qu'on est tous un petit peu liés, que les entreprises se développent un petit peu de chaque côté. Donc c'était ça aussi qui était assez sympa. Donc voilà, j'ai développé cette partie-là pendant une quinzaine d'années à peu près. Au cours quand même, j'ai arrêté la partie technique à la fin et les cinq dernières années, je m'étais... plus tourné sur du management et j'étais devenu responsable de production. Donc voilà, un autre métier, un peu plus de management, un peu plus de reporting, un petit peu plus de suivi, donc c'était assez sympa. Ça m'a permis vraiment d'être un peu couteau suisse, c'était pas l'idée. Et puis voilà, il était temps pour moi ensuite de...
- Speaker #0
Alors oui, forcément, si tu en parles avec beaucoup de plaisir sur ce retour d'expérience, Qu'est-ce qui t'a décidé ? de mettre un terme à cette partie de ta vie professionnelle ?
- Speaker #1
Plusieurs choses. Au départ, Idom Technologies, c'était une boîte familiale. On avait les fondateurs qui étaient au sein de la boîte et qui l'ont développée. Il y avait quand même un côté challenge et un côté famille qui étaient très sympas et qui, pour le coup, une confiance aussi qui nous permettait de développer des projets.
- Speaker #0
Tu avais les mains libres ? Oui,
- Speaker #1
clairement, j'avais les mains libres et ça m'a permis de voyager, d'aller développer des projets sur différents territoires, de faire pas mal autour avec les Maurice également. C'était sympa et du coup, j'ai vu beaucoup de choses.
- Speaker #0
Et la boîte a grossi ?
- Speaker #1
Et la boîte a grossi et ils ont fait le choix de vendre. Donc, c'est vrai que sur les dernières années, l'intégration au sein d'un grand groupe... Ça a été sympa, parce que je peux découvrir comment ça se passe, quelles sont les règles. Ils m'ont fait confiance aussi sur certains aspects. Ça m'a permis justement de changer de poste, de voir d'autres points du métier. Mais c'est vrai qu'il y avait une perte de périmètre et quand on est habitué à avoir les mains libres... Bon...
- Speaker #0
Je peux comprendre que oui,
- Speaker #1
ça devient plus compliqué d'être dans un cadre plus restreint où on perd un petit peu un peu de liberté. Donc, je me suis dit qu'il était peut-être temps, c'est vrai que j'y réfléchis, j'avais envie d'entreprendre, clairement.
- Speaker #0
Depuis, alors ça, moi, ça m'intéresse évidemment tout de suite. Cette envie d'entreprendre, c'est venu au fur et à mesure de ta carrière chez eux ou c'était quelque chose qui était ancré chez toi depuis plus longtemps, plus profondément ? Je ne sais pas, quand tu étais ado ou jeune adulte ?
- Speaker #1
Je pense que c'est quelque chose qui était ancré depuis un moment. Après, je pense que très clairement, je n'étais pas prêt. Donc du coup, de me dire, j'avais besoin de faire mes armes. Donc c'est vrai que l'opportunité d'être sur un poste en CDI, en tant que salarié, et d'avoir un peu les mains libres et de développer différentes compétences, parce qu'effectivement, derrière tout ça, il y a une famille technique, ok, mais il faut apprendre la facturation, on peut parler un petit peu comptable. Et c'est vrai qu'au fil des années, je me rendais compte que j'arrivais à acquérir un petit peu des compétences sur différents domaines. Et je me disais, un chef d'entreprise, il doit avoir une casquette un peu multiple.
- Speaker #0
Et donc, tu ne l'as pas fait consciemment, spécifiquement, le fait de... Tu t'es rendu compte que tu avais envie... C'était en toi, l'envie d'entreprendre. Et tu t'es rendu compte que finalement, tu as commencé à cerner certains domaines. Tu parlais de la comptabilité, la facturation. Tu as parlé d'organisation, tu as parlé de management. Comment t'es passé du salariat à l'entrepreneuriat ? Parce que c'est quand même un saut vers l'inconnu. Combien de temps t'as mis à te décider, par exemple ? Est-ce que c'est venu très vite après que tu aies arrêté ton aventure chez IDOM ?
- Speaker #1
En fait, ça a été... Je pense qu'à un moment donné, je suis arrivé à un moment où je me suis dit là, je ne peux plus, entre guillemets, il n'y avait plus de progression possible au sein de la boîte. changer de boîte, ça aurait été possible, mais dans le domaine, aller à la concurrence, ça fait un peu bizarre, puisqu'on s'est battus un petit peu de bonne guerre, avec les autres opérateurs. Mais tu ne le voyais pas rejoindre la concurrence ? Pour l'instant, je ne me voyais pas. Du coup, mis bout à bout, je me suis dit, c'est le moment.
- Speaker #0
Tu as senti que c'était le moment ?
- Speaker #1
Oui, j'ai senti que c'était le moment. Du coup, j'ai lancé un projet de reconversion professionnelle. C'est un projet, c'est un dispositif qui s'appelle Transition Pro.
- Speaker #0
Ok, je ne le connaissais pas du tout.
- Speaker #1
J'en parle parce qu'il est finalement très peu médiatisé et qui est super. Donc, moi, j'étais du coup dans la famille des cadres. Du coup, il y a un accompagnement avec l'APEC qui gère les cadres et qui gère la formation et les reconversions des cadres. Donc, il y a tout un dossier à monter. Donc, ça, c'était, je pense, janvier 2023.
- Speaker #0
janvier
- Speaker #1
2023 je me dis là clairement il y a un virage à prendre c'était pour moi je voyais que la boîte prenait aussi un virage et une restructuration qui moi n'allait pas convenir je ne voulais pas devenir cette personne un peu frustrée qui reste sur son poste encré des fois il faut savoir partir au bon moment partir au bon moment c'est à dire je ne voulais pas me transformer comme je suis assez engagé dans ce que je fais Merci. J'étais assez connu pour mes coups de gueule aussi, gentiment, mais les fermements de temps en temps. Je ne voulais pas devenir effectivement celui qui est frustré sur son poste et qui commence à... Je me suis dit que c'est le moment, c'est le moment de prendre un virage, que ça ne coûte rien de lancer une reconversion et d'avoir au moins ce dossier et se dire, si j'ai besoin de partir et qu'on ne me trouve pas d'accord, tu avais plusieurs idées de... d'entrepreneurs derrière, que ce soit dans le domaine, que ce soit autre. Il faut y aller. Donc, j'ai lancé ce dossier. Ça a été très sympa. Donc, ça, ça a été... Je pense que j'ai dû déposer. Donc, il faut monter. Pour le coup, j'avais lancé un projet de création d'entreprise.
- Speaker #0
Est-ce que c'était tout de suite dans la restauration ?
- Speaker #1
Et ça a été tout de suite la restauration, puisque mon associé, Flavien Levenez, le chef de la Cantoche, lui aussi, on s'est commencé à discuter. Il a une envie d'entreprendre.
- Speaker #0
Vous étiez à... Amis au départ ?
- Speaker #1
Amis, on se connaissait bien. Il m'a fait part que lui voyait son travail, toute sa créativité, il l'avait dans une structure.
- Speaker #0
Donc il était salarié, il s'appelle Flavien, c'est ça ? C'est ça,
- Speaker #1
Flavien.
- Speaker #0
Il était chef dans une autre structure et il s'est dit maintenant j'aimerais bien peut-être bosser pour moi et ou m'exprimer plus librement.
- Speaker #1
Exactement. Et donc du coup on se rejoint sur ce sujet-là. Puis moi, du coup, même si je ne suis pas du métier, toute la partie... J'ai des questions à ce sujet.
- Speaker #0
Quand on n'est pas du métier et qu'on s'en sort de la restauration, je pense qu'il faut avoir les nerfs solides.
- Speaker #1
Voilà, moi, je voulais ramener mes forces. Le côté aussi, maintenant, que ce soit technologique... On va en parler aussi. On se dit, OK, donc on monte un resto. C'est parti, banco. Donc, tout ça s'aligne un petit peu. Et voilà, on se dit, bon, là, c'est le moment. Du coup, j'ai monté cette reconversion sur un dossier sur création d'entreprise. J'ai monté tout le business plan, documenté. En plus, sur une situation qui était réelle. On s'était déjà quasi positionné, parce qu'on avait des amis qui libéraient un local en restauration. Du coup, on a un cas réel que j'ai documenté. Et j'ai dû déposer ce dossier-là aux alentours de... Ouais, fait en février, début mars 2023. Donc là, ça passe en commission au niveau de Transition Pro. Là, on n'est pas auditionné, c'est juste sur dossier. Normalement, c'est une sorte de décision collégiale avec des gens de France Travail et également des professionnels, des chefs d'entreprise. Donc là, le dossier a été validé. De mémoire, c'est le 2 mai 2023.
- Speaker #0
Alors, en général, quand on dit de mémoire, c'est tel jour, telle heure, c'est que tu as la bonne date. Normalement, c'est ça,
- Speaker #1
puisque normalement, c'est le jour où je dépose ma démission.
- Speaker #0
Ah, ben voilà, tu vois, tout s'éclaire. Qu'est-ce qu'il y a à gagner, entre guillemets, quand on fait ce process de reconversion et que tu déposes ton dossier, tu dis qu'il est validé ? À part le fait peut-être que ça valide ton business plan, ton approche, etc., et que des professionnels te disent... Bon, a priori ce projet tient la route, est-ce qu'il y a quelque chose à gagner ? Est-ce qu'il y a du financement ? C'est l'une de mes questions évidemment, parce que je sais que monter un resto, a priori ça coûte une blinde. Donc est-ce qu'il y avait un aspect financement à la clé ou pas du tout ?
- Speaker #1
C'est un point important et il faut d'ailleurs le faire dans cet ordre-là. Parce que souvent, le retour que j'ai eu de France Travail, c'est que les gens ont vu ce dispositif qui s'appelle le dispositif des missionnaires. Et le font un petit peu dans le désordre et arrivent chez France Travail et disent je veux faire une reconversion. Et en fait, il faut vraiment valider ce dossier chez Transition Pro avec l'accompagnement de l'APEC. Et ensuite démissionner et ensuite se présenter à France Travail. C'est vraiment dans cet ordre là. Puisqu'ensuite et derrière, on a six mois pour créer notre entreprise. Et en fait, ce qu'on a à gagner, c'est d'être indemnisé par France Travail.
- Speaker #0
Oui, très bien. Pôle emploi, France Travail. Voilà, ça a changé en plein milieu de cette histoire. Exactement.
- Speaker #1
Pour le coup, lorsqu'on démissionne, on a en général une carence, on n'a pas le droit à ce qu'on appelle les indemnités, c'est l'aide au retour à l'emploi.
- Speaker #0
Oui, l'aide au retour à l'emploi.
- Speaker #1
Donc l'ARE, et donc ce dispositif permet d'être indemnisé dès le départ.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
Et d'être accompagné par France Travail tout du long de l'indemnisation. de ne pas avoir de recherche d'emploi à la clé. Oui, d'accord.
- Speaker #0
L'idée, c'est d'offrir une transition douce, sans perte de revenus, si possible. En tout cas, il n'y a qu'une prise en charge de Pôle emploi maintenant, sur des indemnités. Écoute, c'est super. Je ne connaissais pas du tout ce dispositif. C'est quand même chouette. Tout à fait. En fait, en France, on a quand même beaucoup de dispositifs, beaucoup d'aides de toutes sortes. Et l'entrepreneuriat... Souvent, c'est vu comme quelque chose d'assez inaccessible. J'ai l'impression que toi, tu parlais d'alignement tout à l'heure avec ton associé Flavien, mais que ce dispositif aussi t'a permis vraiment de tout condenser, de se dire on y va.
- Speaker #1
Ça enlève un premier stress qui est l'aspect création d'entreprise qui peut très bien se passer. Il y a l'aspect revenu personnel. On se doit se dire aujourd'hui, j'arrive à me concentrer sur mon business pendant deux ans. sans me dire que je vais mettre ma vie personnelle en danger ou stopper, il y en a qui font ça, qui ont la possibilité de le faire, mais c'est de ne pas avoir de revenus pendant toute cette période de lancement. Puisque forcément, il y a deux ans en arrière, on n'a que des points d'interrogation, on a des estimations, on a un business plan qui nous trace une ligne, mais on ne sait pas si on va pouvoir se rémunérer au démarrage. Donc clairement, ça enlève de pression. Sur la boîte, ça nous permet aussi de se dire qu'on a moins de pression et plus de focus sur le business et sur ce qu'on doit mettre en œuvre pour que la structure se développe.
- Speaker #0
Pour en revenir au financement, le choix de la restauration, j'ai compris, c'est un peu une évidence avec ton associé, et ça collait très bien avec un projet entrepreneurial. Mais alors le financement, comment est-ce qu'on fait ? Est-ce que c'est que du fonds propre ? Est-ce que vous avez été aidé ? Et puis si ce n'est pas trop indiscret, grosso modo, quel est le budget dont vous avez eu besoin pour monter la cantoche ? Tu as le droit de ne pas répondre à cette question.
- Speaker #1
Effectivement, non, je pense que c'est important de donner des repères. Ce n'est pas évident, c'est un gros challenge puisqu'il y a plusieurs aspects. Il y a l'aspect déjà matériel. en cuisine. Je pense à ça directement. C'est un poste qui est très coûteux, et encore plus à La Réunion, puisqu'effectivement, il n'y a pas énormément de structures, donc il n'y a pas beaucoup de concurrence, et il n'y a pas non plus beaucoup de volume sur la partie matérielle, donc on a quand même des tarifs qui sont beaucoup plus importants qu'en métropole.
- Speaker #0
Tu dirais combien ? Genre 30% de plus ? Souvent, à La Réunion, on dit que tout coûte 30% plus cher. Alors,
- Speaker #1
sur les choses qui ont du... 30% et parfois plus sur les choses qui sont plus restreintes et plus spécifiques. Donc oui, oui, c'est vraiment... Et parfois, parfois fois de même sur certaines références. C'est pas négligeable. Nous, en fait, on a pu donc du coup, dans cette période d'avant-montage, avant d'arriver sur le local de la Cantoche, on a eu du temps. On a eu du temps, donc ça nous a permis à la fois de par exemple créer des meubles nous-mêmes. Donc là, on s'est transformé. Donc, il faut être multitâche. On s'est transformé en artisan, bricoleur.
- Speaker #0
Vous avez crafté.
- Speaker #1
On a créé nos tables. On a appris à souder. On a appris à couper. On a cherché toutes les méthodes possibles. Donc,
- Speaker #0
sur le déjeuner chez la Cantoche, on sait que c'est les fonds de taffi.
- Speaker #1
C'est fait par les deux associés. Et là, par contre, c'est un budget qui est divisé par deux et par trois. qui est vraiment très, pas neutre. Donc ça, effectivement, je pense qu'il faut être bricoleur. Et il faut, à mon avis, puisqu'on avait recherché aussi des solutions, se diriger vers des artisans pour ce type de choses. Au lieu d'acheter, par exemple, des tables tout faits, pour l'aménagement, je pense qu'il y a à gagner là-dessus. Donc on a rusé pas mal là-dessus. Sur le poste plus matériel, on a fait... plusieurs approches comme faire des enchères.
- Speaker #0
Aller à des ventes aux enchères pour récupérer peut-être du matériel d'entreprises qui ont malheureusement traité leur activité.
- Speaker #1
L'idée et l'état d'esprit, on m'a dit, est-ce que tu ne palpitis pas ? Je dis, maintenant, j'aide la personne qui malheureusement est aujourd'hui en liquidation. Nous, on vient racheter du matériel, donc ça fait de l'entrée d'argent également pour diminuer la dette. Tout à fait. On est allé vers cette partie-là, dans cette solution-là. Derrière, effectivement, on est arrivé dans une période où il y en avait eu beaucoup. Je pense que c'est un peu le...
- Speaker #0
L'effet post-Covid ?
- Speaker #1
Clairement. Clairement. Et le fait que beaucoup de structures se sont endettées à ce moment-là. Et n'ont pas pu assumer... Et quatre ans, trois ans, quatre ans après, effectivement, il y a beaucoup de structures qui se sont arrêtées. Donc, on a fait une partie là-dessus. Et puis, on a fait H9. Donc là, on a fait le tour. Donc, c'est vrai qu'on a découvert beaucoup de magasins. Ça, c'était assez marrant. Beaucoup de structures qui étaient cachées et spécialisées. Donc, on nous a fait le tour. Donc là, c'est ce que je peux recommander. C'est de prendre son temps. Et de... Voilà, chaque structure, revendeur de matériel, a un peu spécialisé. sur du froid, du chaud, une marque. Donc, il faut aller faire le tour et de voir un petit peu. Donc, on a pris notre temps et on avait du temps, surtout.
- Speaker #0
C'est un très bon conseil, finalement. Et je pense que ça peut s'appliquer à d'autres activités, d'autres secteurs que la restauration. Moi, j'entends ce conseil de ta part, c'est quand on lance un business, faire les choses dans l'ordre. Tu l'as dit, donc vraiment poser les étapes et si possible, se donner du temps pour bien préparer les choses.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Je reviens au budget. Comment vous avez financé tout ça ? Comment vous avez trouvé les sous pour ça ?
- Speaker #1
On a débuté en fait, donc j'avais monté le business plan sur Propulse, une banque en ligne du crédit agricole qui est dédiée aux professionnels.
- Speaker #0
Je connais de nom.
- Speaker #1
Et qui a une super interface pour faire des business plans. Donc forcément, notre dossier est redescendu. Le deal, c'est ça. Une fois que le business plan est monté, le business plan une fois que je l'ai validé est redescendu au crédit agricole et du coup on a été contacté c'est fabuleux ça c'est plutôt un point positif donc on a travaillé avec le crédit agricole sur le financement alors là pareil ce que je recommande c'est d'avoir un plan A un plan B et un plan C sur ce sujet puisqu'on avait un bon dossier on avait un bon dossier qui est était plutôt complet, qui se tenait financièrement. Donc, on a eu de très bons retours. Donc, ça nous a vraiment encouragé de savoir qu'on était quand même plutôt sur une bonne ligne et qu'on avait une bonne vision. Donc, c'était plutôt encourageant. Malheureusement, ça, c'est le côté un peu négatif. La partie financement s'est écroulée au moment où on a signé le bail du restaurant.
- Speaker #0
La restauration ne se portait pas très bien à cette période-là.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Tu présentes un projet à travers le service, l'outil Propulse du Crédit Agricole. Ton dossier arrive et tu es recontacté, tout se passe bien. Donc je vais dire déjà, vu la période, c'était vachement bien. C'est extrêmement positif. Mais tu viens de me dire, tout s'effondre.
- Speaker #1
Oui, peut-être un peu de naïveté de notre part et de ma part.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui a merdé ?
- Speaker #1
Exactement ce que tu as dit. c'est-à-dire qu'à un moment donné, beaucoup d'entrains et surtout de notes... votre conseillère, je pense qu'elle est croyée clairement au projet. Et puis, je pense, au niveau de sa direction, on se trouve quand même en fin d'année, donc on est à peu près octobre, novembre 2023, à ce moment-là. Donc forcément, je pense qu'il y a un effet boule de neige. Il y a à ce moment-là beaucoup de structures, effectivement, qui sont liquidées en restauration. Je me demande si on n'est pas sur un record l'année suivante ou à cheval sur les deux années.
- Speaker #0
Ça ne serait pas illogique. Merci, moi.
- Speaker #1
Donc, en fait, on a... Maintenant, mon retour, c'est qu'on s'est lancé un peu au mauvais moment. C'est-à-dire qu'on a un petit peu double peine. C'est-à-dire que beaucoup de structures aujourd'hui sont très conservateurs vis-à-vis des restaurants. Alors, ça va aller des fournisseurs qui n'accordent plus de délai de paiement jusqu'aux banques qui ne financent plus. Récemment, j'ai eu, par exemple, une structure qui faisait de l'avance de trésorerie et qui, il y a deux ans, nous suivait alors qu'on n'en avait pas besoin. Et on était au lancement et on avait très peu de revenus. Aujourd'hui, j'en ai beaucoup plus. Et la structure ne suit plus parce qu'on est en restauration, parce qu'on est dans les dômes. Ça, c'est un petit peu l'autre coup près qui arrive assez régulièrement. Donc, financement sous fonds propres, on est parti. Voilà, donc on n'avait plus le choix.
- Speaker #0
Vous avez dû vraiment, encore une fois,
- Speaker #1
sauter dans le vide,
- Speaker #0
investir ce que vous aviez, vous, ce que vous aviez pu réunir, économiser.
- Speaker #1
Et serrer la vis le plus possible. C'est-à-dire qu'on avait, je pense, 50 000 euros au total de budget. Mais je pense qu'on devait être aux alentours d'entre 20 et 30 000 euros de matériel. Bon, on a compressé au maximum. Donc, on a réussi à lancer. avec moins de 50 000 euros, le restaurant, la trésorerie complice. Ça a été un lancement restreint, mais ça nous a aussi... C'était le plan B. Il n'y avait pas d'hésitation à avoir.
- Speaker #0
Quand vous aviez commencé à monter votre projet, et notamment avec la banque, vous aviez quand même en tête ce fameux plan B en disant que si ça ne passe pas, on y va quand même et on investit tout.
- Speaker #1
Ça aurait été plus confortable de l'avoir, c'est sûr. Maintenant, ça nous a aussi... Le retour d'expérience, c'est d'être astucieux. On s'est serré la ceinture. C'est sûr qu'on a eu un peu plus d'engagement, puisque pour protéger la trésorerie, on a commencé à deux, sur un restaurant, une personne en cuisine, une personne au service, moi et mon associé, sur un restaurant qui peut accueillir à son pic 40 couverts sur place.
- Speaker #0
Ça me semble beaucoup 40 couverts pour un chef et une personne en salle.
- Speaker #1
C'est ça. lancement très doux, très peu de communication, une communication organique, pas de publicité à outre mesure, pour justement commencer graduellement, tout en sachant qu'il y avait un professionnel en cuisine et quelqu'un comique en salle. Donc ça a été un petit peu notre approche et on a pris notre temps à se développer, à s'organiser, à mettre des méthodes. en place et d'aller graduellement en créant une trésorerie en pouvant derrière au fur et à mesure rajouter des éléments et des personnes racheter du matériel au fur et à mesure, s'équiper pour arriver aujourd'hui à quelque chose qui est beaucoup plus abouti.
- Speaker #0
Ok, donc faire les choses dans l'ordre encore une fois un pas après l'autre et avec une montée en puissance progressive, très bien. Et comment le concept sur le type de cuisine que vous faites Comment ça s'est venu ? Est-ce que ça a été un choix qui s'est imposé bien avant l'ouverture du restaurant ? Ou alors est-ce que vous avez fait évoluer votre cuisine ? Donc clairement les plats que vous proposez.
- Speaker #1
Alors sur le concept, déjà il y a l'emplacement. Donc déjà sur le choix de l'emplacement, on est au cœur de la technopole. Vous êtes dans une zone entourée d'entreprises et une zone dans laquelle j'ai travaillé et habité pendant 15 ans. J'y habite plus, mais c'est une zone que j'ai vu grandir et surtout, je connaissais les besoins. Donc, je n'étais pas du métier, mais j'étais passionné de cuisine. Et c'est moi qui organisais pour mes collègues le vendredi, le repas entre collègues de fin de semaine.
- Speaker #0
Je crois savoir que tu faisais, en tout cas à l'époque, fumer ta propre viande.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Hein ?
- Speaker #1
Tout à fait. Donc ouais, j'aime... Oui, voilà. Tu avais aussi une appétence pour la musique. Pour tout ça. Ouais. Et du coup, j'avais toujours cette problématique de trouver une table, une cantine, où je pouvais réunir l'ensemble des collègues et que tout le monde trouve son compte. C'est-à-dire un peu le viandard, la personne plus avec l'affection du... du poisson, la personne qui mange végétarien, parce que c'était toujours une des plus grosses problématiques. Et quelqu'un qui prenne du plaisir à manger. Donc, c'est là où mon associé m'a fait confiance, parce que au tout début de l'histoire, on essayait comme lui, plus sur l'Ouest, on essayait de trouver plus, entre guillemets, une terre du milieu pour les deux associés. Et on a eu cette opportunité sur cette zone, et je lui dis, pour le coup, je sais qu'on peut monter Une structure en restauration sans concurrencer ce qui se trouve autour, mais d'avoir une proposition différente pour les gens qui travaillent et qui habitent, mais surtout de résoudre ce que je te disais, j'ai plusieurs collègues, on va manger et tout le monde y trouve son compte. Ça a été un petit peu le fil conducteur, de se positionner sur quelque chose de fait maison, ça a été un leitmotiv, de mettre ça en avant, que tout soit transformé chez nous. Au fur et à mesure, on a travaillé notre business plan autour de ça. Et la carte, on l'a travaillée, le chef l'a travaillée au dernier moment. C'était de se dire, vas-y, carte éphémère. On est aujourd'hui sur un rythme de changement tous les deux semaines. Sur du fait maison, toujours une proposition, on va avoir un plat végétarien. Dans la réflexion, on va faire aussi des boissons maison. Aujourd'hui, on fait des citronnades, nos jus. On a retiré tout ce qui était industriel, à part l'eau pétillante.
- Speaker #0
Bravo et merci.
- Speaker #1
Donc l'idée, c'est de dire, assumons le concept. Assumons le concept, c'est du fait maison. On assume aussi de la boisson. Donc oui, ma plus grande crainte, c'était, vous n'avez pas de coca. Oui, on a plate de coca au restaurant. Et on aura peut-être l'ambition de vous proposer une limonade faite maison un jour. Mais l'idée, c'était de se dire... Tout ce qu'on propose, on arrive à raconter une histoire. Donc aujourd'hui, à la Cantoche, vous avez un cookie, un dessert, une boisson, un plat. C'est transformé chez nous et on sait vous raconter l'histoire. qu'il y a derrière. Et quand c'est pas fait maison, on se tourne vers des artisans. Donc de la bière artisanale, du kéfir artisanal, et on travaille avec des gens avec qui on échange et qui nous expliquent leur vision.
- Speaker #0
aussi de leurs produits. Donc voilà, on essaie de mettre de l'histoire un petit peu dans ce qu'on fait, du sens. Ça a été le fil du conducteur et on a... Ouais, le concept s'est lancé quasiment comme ça, il y a eu quelques petits ajustements on va dire sur la périodicité au début du changement de carte, des choses comme ça mais l'idée depuis deux ans c'est on travaille là-dessus.
- Speaker #1
Et alors le nom La Cantoche c'est venu comment ? Une évidence ou... Non, ça a été l'objet... De son enseigne. de son restaurant.
- Speaker #0
C'est sûr, ce n'est pas évident. Ça, ça a été l'objet d'échanges très très longs. Avec des brainstormings, avec l'établissement de listes. Et puis voilà, on nous a soufflé un jour la cantoche et on a dit, ah, cantoche, cantine, restauration du midi, proximité avec les entreprises. On a dit, ok, ça marche. Il n'y avait pas de cantoche. c'était aussi notre... Il n'y avait pas de cantoche sur l'île. Oui,
- Speaker #1
parce qu'il faut faire attention, il peut y avoir beaucoup d'homonymes. C'est ça. On peut être tenté d'avoir le même nom.
- Speaker #0
Ceci dit, on est les premiers, parce qu'il y a eu quelqu'un qui a suivi derrière. Mais voilà, l'idée, c'était de se dire... Une fois qu'on l'a trouvé, on a dit, OK, oui, ça colle.
- Speaker #1
OK, vous avez compris que ça collait. Vous avez déposé la marque ou pas ?
- Speaker #0
Oui. Ah bien ! J'ai fait une démarche. On ne l'a pas dans tous les domaines qu'on le souhaiterait, malheureusement.
- Speaker #1
A l'INPI, auprès de l'INPI, l'Institut National de la Propriété Intellectuelle.
- Speaker #0
Tout à fait. Il faudrait que... Je pense que c'est un sujet, parce qu'effectivement, j'ai entrepris cette démarche cette année. Bon, le retour qu'il me donne, c'est que sur la partie restauration, c'est trop familier.
- Speaker #1
Alors, c'est-à-dire ? C'est trop familier ?
- Speaker #0
C'est trop dans le domaine commun, si je peux résumer.
- Speaker #1
Ah oui, c'est comme si tu dis, mon resto s'appelle Bonjour. C'est un mot qui est... C'est trop dans l'anglais courant, c'est ça ?
- Speaker #0
C'est ça, c'est trop courant. C'est trop courant. Et ça pourrait nuire à d'autres structures qui seraient déjà établies. Donc il faudrait qu'on personnalise un petit peu notre nom. J'y réfléchis. On a réussi à le déposer sur d'autres familles. Je crois qu'on l'a sur le bar, par exemple. Mais oui, on aimerait bien quand même que la marque...
- Speaker #1
Oui, soit protégé.
- Speaker #0
Soit protégé, effectivement. Oui,
- Speaker #1
parce que quand on dépose une marque, comme on dit à l'INPI, on peut faire d'autres choses à l'INPI, mais il y a des classes de produits et de services pour lesquels on va réserver justement notre marque. C'est ça. Moi, ça m'est arrivé par le passé de le faire dans différents contextes, de déposer des marques. Tout s'était passé en ligne sur le site de l'INPI, donc j'ai trouvé ça plutôt pratique. C'est un peu fastidieux.
- Speaker #0
Un peu fastidieux.
- Speaker #1
Le site n'est pas... extraordinaire. Pas très responsif. Pas très responsif. Mais bon, on y arrive. Mais du coup, ma question, c'est quand on t'a un peu refusé le dépôt de ta marque sur la catégorie restauration, est-ce que t'as quelqu'un qui t'a appelé ou c'était juste un email que t'as reçu ?
- Speaker #0
C'est juste un courrier. C'est juste un courrier qu'on a reçu.
- Speaker #1
Impossible. Alors ça, je le dis ici, mais c'est compliqué. Moi, je n'ai jamais réussi à avoir quelqu'un de l'INPI.
- Speaker #0
Je n'ai même pas essayé et puis, il faut répondre d'une certaine façon. manière, il y a toute une procédure pour pouvoir faire la réponse qui est un peu particulier. Donc ok, c'est un retour d'expérience donc je pense qu'on fera peut-être un petit peu évoluer le nom parce que ça me tient à coeur qu'on ait un package et que ce nom qui est une identité propre alors forcément ce qui sera beaucoup plus simple c'est de ramener un petit peu plus de de La Réunion et de l'Océan Indien là dedans. Par ailleurs, on avait dû rajouter pays sur les réseaux sociaux pour justement se distinguer. Parce qu'il y a énormément de structures qui s'appellent La Cantoche en métropole. Donc l'idée pour nous retrouver, on a rajouté ça.
- Speaker #1
Donc pour trouver la page, par exemple, Facebook de ton restaurant, c'est La Cantoche pays ?
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Ou Cantoche pays seulement ?
- Speaker #0
C'est La
- Speaker #1
Cantoche. La Cantoche pays.
- Speaker #0
Et donc du coup, pour nous retrouver et nous distinguer. Mais voilà, effectivement, c'est un sujet.
- Speaker #1
Je voudrais juste revenir sur l'emplacement, deux secondes. Vraiment deux secondes. Tu connaissais le lieu géographique, tu savais qu'il y avait des choses à faire. Est-ce que c'est un local qui s'est libéré, tu as saisi l'opportunité ? Ou est-ce que tu as galéré à trouver ce local ? Comment ça s'est passé ? Parce que l'emplacement... Je ne sais plus qui me disait, mais dans la restauration, il y a trois règles. L'emplacement, l'emplacement et l'emplacement.
- Speaker #0
Je suis tout à fait d'accord. Donc,
- Speaker #1
comment vous êtes tombé sur le bon spot ?
- Speaker #0
Tu as quand même des exceptions qui confirment la règle. Quand tu fais de l'exceptionnel en restauration, peu importe où tu te trouves, les gens trouvent toujours une solution.
- Speaker #1
Mais ça, c'est le futur de la cantoche. C'est pour demain.
- Speaker #0
Mais oui, effectivement, on est un petit peu sur une combinaison de plusieurs choses. ce local ça faisait plusieurs années que je passais devant et qu'il était fermé et je me dis putain c'est vraiment dommage parce que c'est vraiment un emplacement qui a une bonne visibilité et je ne pensais pas forcément à la restauration au début mais voilà l'idée était là l'histoire aussi veut que j'ai vu que le premier exploitant, j'habitais dans la zone donc j'ai vu la première personne qui avait monté la première structure qui était un café sur un concept de café poussette c'est à dire on pouvait venir avec les enfants avec un côté activité et pour les parties parents, parties café restauration qui pouvaient accompagner les parents un peu voilà on a saisi une opportunité parce qu'il n'est pas facile de trouver des locaux pour faire de la restauration on a beaucoup de craintes il y a des... des locaux qui n'acceptent pas la restauration pour question d'odeur.
- Speaker #1
Oui, et puis j'imagine aussi qu'il y a des normes, c'est-à-dire qu'il faut que le local soit compatible.
- Speaker #0
Exactement, après ça s'adapte, en général.
- Speaker #1
C'est pas trop compliqué.
- Speaker #0
Sur une petite surface, comme la nôtre, petite ERP, des établissements recevant du public, on peut, je pense, un peu s'adapter. Mais Et on... On peut trouver un local qui ait une belle exposition, une belle idée du parking, mais si le bailleur ou le propriétaire ne souhaite pas un restaurant...
- Speaker #1
À cet endroit-là, oui, c'est mort.
- Speaker #0
Et c'est souvent le cas. Donc ça n'a pas été évident. L'autre, sinon, il faut prendre la suite d'un restaurant. Donc soit plus copineux... Plus communément, on appelle ça un pas de porte. Un pas de porte ou un fonds de commerce ou un droit au bail. On peut l'appeler un peu différemment. Tout dépend de ce qu'on rachète derrière. Est-ce qu'on rachète une marque ?
- Speaker #1
Plusieurs facteurs.
- Speaker #0
C'est vrai que pour nous, vu qu'on commençait un petit peu de zéro, ce n'était pas le plus évident. Effectivement, sans financement, ça ne passait pas. L'idée c'était Tch-tch-tch. de pouvoir créer une activité dans un local, de prendre un loyer. En partant de zéro. En partant de zéro et de créer la valeur sur le fond. Donc,
- Speaker #1
ce local, tu l'avais repéré ?
- Speaker #0
Je l'avais repéré. Il était vide ? Il était vide. Il y en avait plusieurs locaux vides dans le bâtiment à ce moment-là. Et comme le bailleur était le même bailleur que mon ancien employeur, j'avais des contacts. Du coup, j'ai décroché un peu. Donc là, le réseau. Bonjour, on a vu que c'était fermé. Et le hasard a voulu que ce local était en fait non exploité, mais il y avait un locataire du coup, et qui le libérait, je pense, un ou deux mois après mon appel. Du coup, ça nous a permis de le visiter avant qu'il soit sur le marché. Donc,
- Speaker #1
une opportunité. Donc, plan parfait.
- Speaker #0
C'était une opportunité. Alors, tout début, on s'était... Pas positionné dessus parce que c'était quand même un grand local. On est sur 119 mètres carrés au sol. Du coup, pour un début d'histoire, on voyait quand même un petit peu plus petit. Mais bon, le hasard a fait qu'on se positionnait sur un local dans le même bâtiment. Mais au final, quelqu'un est passé avant nous. Ce local est resté. Et l'avantage de ce local, c'est que c'est un rectangle. Donc en termes d'aménagement aussi.
- Speaker #1
C'est plus simple.
- Speaker #0
C'est plus simple.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Plus simple, justement, sur ces contraintes, puisqu'on a voulu aussi respecter le maximum de normes, donc respecter la réglementation, donc à ce que les toilettes soient handicapables, l'entrée. Donc, on a fait tout ce travail également. Donc, plus facile quand on travaille sur un rectangle.
- Speaker #1
On est dans la restauration. Oui. J'imagine que c'est hyper normé.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
J'imagine que ton associé en tant que chef, Flavien, lui, il avait déjà... une grande connaissance, mais est-ce que toi, tu as dû apprendre un peu tout ça et répondre pour répondre à ces contraintes ? Est-ce que ça fait partie de ton parcours ou tu t'es reposé vraiment sur Flavien là-dessus ?
- Speaker #0
Alors, garder toujours un oeil, mais c'est vrai que cette partie, c'est la partie cuisine. Et pas que. Oui, pas que. Il y a aussi la partie bar, mais oui, il faut s'impliquer. Ça, c'est un travail constant. C'est un travail constant. Il faut d'ailleurs, on va se... c'est de la formation constante également parce que la réglementation évolue et je pense que ça évolue très vite ça change,
- Speaker #1
ça bouge beaucoup et j'imagine que ça apporte de plus en plus de contraintes ça ne se détend pas c'est de plus en plus strict et donc oui, tu es obligé de te tenir au courant oui moi le...
- Speaker #0
Là où j'ai dû absolument me former, ça a été... Si on voulait vendre de l'alcool, il fallait disposer d'une licence. Il y a plusieurs parties réglementations. On a la licence 3, la licence 4. Nous, on a la licence restauration qui est beaucoup plus simple. C'est une licence qu'on n'achète pas. Mais il faut un permis d'exploitation. Donc, il faut aller se former sur plusieurs jours. pour obtenir un permis d'exploitation pour le débit de boisson alcoolisée.
- Speaker #1
Ce permis s'achète ? C'est payant ? C'est payant,
- Speaker #0
c'est une formation payante. C'est un coût de mémoire, on est entre 300 et 400 euros. Je ne voudrais pas dire de bêtises, mais c'est quand même un coût. Mais si on veut vendre de l'alcool, c'est aussi une réglementation qui a évolué ces dernières années par rapport à... Je ne sais pas depuis quand, mais... En tout cas, c'est assez récent. Du coup, moi, je me suis formé sur cette partie-là, particulièrement.
- Speaker #1
OK.
- Speaker #0
Donc, c'est vrai que la réglementation a souhaité encadrer les restaurateurs pour justement tous les problèmes liés à l'alcool, donc de responsabiliser le restaurateur aux conséquences. Donc, oui, ça aussi, il y a un cadre légal très précis et notre responsabilité. En tant que restaurateur et en tant que débit de boisson, nous restons en stabilité au pénal en cas d'incident derrière.
- Speaker #1
Ok, bien sûr.
- Speaker #0
Voilà, donc nous, on a dû se former sur ce sujet et faire une demande derrière à la mairie pour une licence restaurant. Merci.
- Speaker #1
À qui on demande cette licence ? C'est à la mairie ?
- Speaker #0
C'est à la mairie. Alors, pour la licence restaurant, pour la partie, dans tous les cas, ça va être à la mairie, à la fin. Si on dispose d'une licence 3, d'une licence 4, ça s'achète ou ça se loue. À la fin, il va falloir demander quand même à la mairie...
- Speaker #1
Son autorisation.
- Speaker #0
Tout à fait.
- Speaker #1
Tu commences à me parler de responsabilité dans la restauration. Je ne peux que bondir sur l'occasion pour parler d'un tout petit peu d'assurance. Quand est-ce que s'est posée la question de l'assurance pour toi par rapport à votre projet ? Est-ce que c'était dans ton business plan dès le départ ? Tu t'es dit, ok, il y a l'assurance. Et voilà, comment... Quelle était ton approche ? Et... Quand est intervenu ce sujet de l'assurance dans la création de ton restaurant ?
- Speaker #0
Dès la signature du bail. Dès la signature du bail. Oui, oui. Même un petit peu avant, puisqu'on a fait faire visiter le local. On s'est adressé à une structure qui s'appelle Perceval pour ça. Je ne connais pas. Tu ne connais pas. L'idée était, pour moi, dès qu'on a récupéré les clés, on allait faire les travaux nous-mêmes, durant une grande partie des travaux. On a parlé de la création du mobilier, mais on a également pris six semaines pour créer le restaurant, l'aménager, partout de zéro, et au fur et à mesure faire rentrer le matériel qu'on avait acheté et qu'on devait acheter. Et pour moi, il n'y avait pas de risque à prendre. C'est-à-dire qu'à partir de là, on a tout de suite assuré déjà le local sur la responsabilité civile, donc l'ARC. et on a fait venir tout de suite donc les équipes. Et on a travaillé ensemble justement sur l'évolution graduelle de la valeur qu'il y aurait dans le local.
- Speaker #1
La valeur à assurer, oui, bien sûr.
- Speaker #0
Voilà, tout de suite, un périmètre restreint au tout début. Et l'idée, c'était d'avoir quand même une garantie de ne pas prendre de risques. Parce qu'à ce moment-là, on est quand même sur un chemin critique. Sur ces six semaines, s'il se passe la moindre chose, nous, on n'avait pas d'autre choix qu'au bout de ces six semaines. Même au début, on était autour des quatre semaines sur les travaux. il fallait ouvrir. On n'avait pas le choix, on n'avait pas pu avoir beaucoup de gratuité, ce n'est pas le mot que je cherche, de gratuité sur le loyer. Sur la partie travaux, ça se négocie, pour la règle générale, de franchise.
- Speaker #1
Ah d'accord.
- Speaker #0
Sur le loyer, en général, ça se négocie quand on récupère un local qui est un peu brut.
- Speaker #1
Sur lequel il y a du travail à faire. Tu peux négocier de commencer peut-être à prendre un peu de temps payer le loyer un petit peu plus tard. Un mois plus tard. Voilà,
- Speaker #0
puisqu'il y avait des reprises, il y avait un côté vétus. Là, pour le coup, nous, le local n'avait pas été exploité pendant quatre ans. Donc, il y avait une vétusté.
- Speaker #1
Oui, un local inutilisé ou un appartement inoccupé ou une voiture qu'on ne conduit pas.
- Speaker #0
On a invoqué une vétusté là-dessus. On avait pu réussir à avoir une franchise d'un mois. Mais pour le coup, ça reste très short. Et on n'avait pas le choix derrière de commencer à au moins générer un peu de revenus. pour continuer l'activité.
- Speaker #1
Oui, je rappelle que vous avez investi votre propre argent dans cette aventure. Enfin oui, vous aviez un peu l'obligation, même si vous avez pris le temps, vous aviez un peu l'obligation de déclencher vite, une fois que tout était prêt, pour tout de suite commencer à générer des revenus. Puisqu'on parle un petit peu d'argent, je reviens à une question sur l'assurance responsabilité civile professionnelle. Est-ce que tu as trouvé ça cher ? Ma question est toute simple. Est-ce que tu trouves que le coût de ton assurance RC Pro est cher ? Ou tu te dis finalement non, c'est OK, c'est plutôt une charge qui est OK dans ton panel ?
- Speaker #0
Non, pas cher. Parce que déjà, on s'était préparé. Ce n'est pas une découverte.
- Speaker #1
Tu avais une idée du prix ?
- Speaker #0
On avait à peu près une idée du prix par rapport au nombre de mètres carrés, également la partie, le montant. du matériel qu'on aurait mis au sein du local. Ça peut aller vite en restauration. Il y a beaucoup de restaurants qui ont des départs d'incendie, des dégâts des eaux. On en a eu un petit qui n'a pas eu de conséquences, mais on en a eu un. Ça peut aller vite.
- Speaker #1
L'incendie, effectivement, ça...
- Speaker #0
Ça arrive régulièrement. Alors nous, on s'est un peu sécurisés sur ces sujets. On n'a pas de bain d'huile. On essaie par ailleurs de... Pas de gaz non plus. On a essayé de supprimer un petit peu tous les facteurs qui pouvaient amener ça. Mais il y a toujours le risque électrique qui est quand même important.
- Speaker #1
Oui, donc je te disais, le risque d'incendie, notamment en restauration, oui, ça vient souvent d'un problème électrique, vétusté de l'installation, un facteur aggravant, etc. Et puis, le risque incendie en assurance, c'est ce qu'on appelle le risque de perte. totale, parce qu'en général, quand un incendie démarre et que il prend complètement, qu'il fait sa vie, son œuvre, malheureusement, il ne reste plus rien, que ce soit une voiture, que ce soit un appartement ou encore plus un restaurant, c'est ce qu'on appelle une perte totale, et c'est donc quasiment le risque numéro un pour les assureurs. Il y a les catastrophes naturelles aussi, qui est un risque qui est pas mal pour les assureurs, mais voilà, l'incendie, c'est vraiment le... L'un des risques sans aucun doute les plus forts pour l'assureur et ses assurés. Mais donc du coup, tu as un contrat, j'imagine, multirisque professionnel. Tout à fait. Où tu as, voilà, on assure et tes locaux et tes responsabilités. Et notamment, évidemment, tu as au sein de ta garantie RC Pro, tu as la RC intoxication alimentaire dedans. Si par malheur, parce que... On n'est jamais à l'abri. Vous pouvez apporter tout le soin que vous voulez. Et puis, il y a des gens qui se sont faits. Ce jour-là, tu n'es pas bien. Ça risque beaucoup, tu sais. Le restaurant a bien fait son taf. Tout est propre. Tout est hyper clean. Et il y a juste quelqu'un qui est malade à ce moment-là. Parce que vos clients... Un client, par définition, ça peut être... Les gens sont très variés. Il y a différents profils. Et puis, il y a des gens aussi qui... Profite de l'occasion pour essayer de faire valoir quelque chose. Alors, je ne veux pas trop t'entraîner là-dedans, je ne veux pas qu'on passe trop de temps là-dessus, mais voilà, ce n'est pas parce que tu fais tout très bien que tu ne peux pas être amené en responsabilité sur ce genre de sujet.
- Speaker #0
Tout à fait.
- Speaker #1
Voilà. Écoute, merci, ça m'a permis de parler un petit peu de ce sujet que j'aime beaucoup, l'assurance. Comment est-ce que vous avez calculé vos prix de vente pour vos différents plats ? Quelle était la mécanique ? Moi, ça, ça m'intéresse beaucoup. C'est une question que je pose très régulièrement. Comment vous avez dit, comment vous avez défini que ce plat coûte tant ou cette boisson coûte tant ? Quel était le processus ?
- Speaker #0
Je pense que c'est plus un processus inverse. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, on a voulu se positionner sur une gamme tarifaire. Très intéressant. C'est plus de se dire, aujourd'hui, qu'est-ce qu'on recherche ? On recherche d'avoir un restaurant qui se remplit. tous les jours. On fait un seul service par jour. Donc, il faut absolument que le restaurant soit rempli. Et on s'adresse à qui ? A des professionnels. Donc, en règle générale, on a des tickets restaurant. Donc, il faut déjà avoir un peu le coût du ticket restaurant. Donc, on est parti un petit peu de cette base-là. Et ensuite, d'avoir, en général, on peut dépasser, se dire, OK, je vais au-delà de mon ticket restaurant. Donc, de ne pas avoir non plus un tarif...
- Speaker #1
Ne pas avoir un tarif qui soit non plus complètement calé sur le prix du ticket restaurant uniquement.
- Speaker #0
Exactement, donc que l'effort qui doit être fait derrière ne soit pas non plus trop important. Donc l'idée c'était de se dire, on est la cantine. qu'on puisse venir tous les jours, qu'il y ait un menu qui se change. Donc, on va fixer, en fait, un prix fixe. Donc, comme je disais, aujourd'hui, notre prix d'appel, c'est 9 euros. Les plats les plus travaillés sont à 16,50. Donc, l'idée, c'était que quelqu'un puisse y revenir plusieurs fois par semaine, que ce ne soit pas que le... Ah, on va aller faire ce dont je parlais d'ailleurs en introduction, le repas une fois par semaine, le vendredi, avec les collègues. et là on va pouvoir... mettre un petit peu en plus. Donc l'idée, c'était d'être aussi en dessous des 20 euros et de proposer une variété, différents plats, comme j'expliquais. Donc on va plutôt travailler dans ce sens-là.
- Speaker #1
Vous êtes parti du panier moyen que vous estimiez OK pour votre clientèle et après vous avez rétro travaillé. C'est du reverse engineering. Du reverse engineering, merci. C'est le terme que je cherchais. OK, OK. très très intéressant. Merci beaucoup. Vous étiez deux au départ. Juste deux, mais on m'a dit que vous êtes un peu plus nombreux aujourd'hui.
- Speaker #0
C'est une belle histoire. C'était ma plus grosse crainte. S'il y a vraiment une crainte, c'était de se dire le jour où on va devoir recruter. En plus, on parlait de difficultés en restauration. Je pense que tous mes confrères sont confrontés à la même problématique. Suite au Covid, il y a eu aussi beaucoup de changements et beaucoup de gens qui ont quitté la restauration. Donc il y a un manque de main d'oeuvre. Il y a beaucoup de personnes qui ne souhaitaient plus travailler en restauration aussi pour le côté un peu pénible sur les horaires extensibles. Donc pour le coup, nous, on a résolu quand même une partie, c'est-à-dire qu'on ne travaille que le midi, donc ça amène déjà un confort. Et ma plus grosse crainte, c'était d'intégrer des personnes et qui adhèrent au concept. L'engagement du fait maison, vraiment, d'avoir du travail sur tout ce qu'on fait. On a une cuisine ouverte.
- Speaker #1
Une cuisine ouverte.
- Speaker #0
Une cuisine ouverte. Donc, les gens voient une bonne partie de ce qui se passe en coulisses. Et il y a aussi un échange. Je trouve qu'on est chanceux. On est chanceux parce qu'on a pu monter une équipe. Donc, on est monté graduellement. Et là, c'est un sujet aussi un peu plus global, mais il faut savoir s'entourer. On a parlé d'assurance avec toi, mais on a plusieurs partenaires qui nous ont accompagnés. Et là, pour le coup, nous, ça a été structure en intérim.
- Speaker #1
Une structure en intérim ?
- Speaker #0
Donc, on a commencé à se dire, OK, il y a besoin de ressources. Comment, aujourd'hui, on démarre ? Et on s'est retourné sur un partenaire, donc la société service intérim du groupe Adéquate, qui nous a placé tout de suite des éléments qui correspondaient. Donc, on est monté de manière très graduelle. Donc, on a commencé à se dire, OK, on a besoin de monde pour nous aider. En cuisine, tout début. Il faut savoir que moi, je suis resté à peu près entre 6 et 7 mois seul au service de vent. Et dès le deuxième, troisième mois en cuisine, on a commencé à étouffer. Quelques heures par jour au tout début pour accompagner effectivement le volume qui était également graduel. Croissant, bien sûr. On commençait à voir le restaurant qui se remplissait. Donc du coup...
- Speaker #1
Ça doit faire plaisir de voir que ça prend.
- Speaker #0
Oui. En tout cas,
- Speaker #1
que ce n'est pas vide pendant des semaines.
- Speaker #0
Ça fait plaisir et c'est une grande responsabilité.
- Speaker #1
Tu fais une parenthèse, mais c'est pareil. Comment tu vis ce truc ? Ça part et ça marche.
- Speaker #0
Déjà, ça rassure sur la vision. Parce que tout ça, c'est du virtuel, c'est le business plan.
- Speaker #1
C'est ça, au départ.
- Speaker #0
C'est des échanges en continu. Ça devient un peu plus réel quand on commence à faire le local. C'est vrai que de voir le restaurant prendre forme, les idées déco, les aménagements. Une fois qu'on avait la partie cantoche, on a des choses colorées, on a des verres du Rolex avec le chiffre au fond. Tout ça prend forme, déjà ça donne une vision. Puis après, il y a un petit silence et il y a l'ouverture.
- Speaker #1
Sans communication, vous avez ouvert ? Voilà, vraiment de manière organique.
- Speaker #0
Organique, les gens qui sont proches. C'est le soutien du réseau, des amis. Donc ça a été très... Et puis on a commencé en décembre, janvier, période très calme. Mais ça nous a permis vraiment de prendre notre temps, de rôder le discours. A partir de février, mars, effectivement, là, on commence à voir de l'emporter, la salle qui se remplit.
- Speaker #1
C'est le moment d'ailleurs où vous commencez à faire appel à l'intérim. C'est ça,
- Speaker #0
exactement. Du coup, du soutien pour le chef au tout début. Il faut savoir que là...
- Speaker #1
Vous êtes combien aujourd'hui ?
- Speaker #0
Aujourd'hui, il y a quatre personnes en CDI depuis juillet. Et plus nous deux. Même si maintenant, du coup, on n'est plus à... forcément temps plein, entre guillemets, en présence, mais temps plein sur le travail, sur l'amplitude journalière. Mais voilà, donc aujourd'hui, c'est sûr que j'ai quelqu'un pour me soutenir devant. En cuisine, on a un sous-chef, on a un chef de partie, on a une personne plus orientée que commis.
- Speaker #1
Donc tu me dis là, aujourd'hui, vous êtes quatre personnes. Bon, Merci. Il faut que j'avance, je ne peux pas te poser toutes les questions qui me passent par la tête, mais vous avez notamment du monde en cuisine aujourd'hui. Comment est-ce qu'on recrute par exemple un sous-chef ? Alors, tu m'as parlé d'intérim, est-ce que c'est des gens qui viennent de l'intérim et que vous avez transformé en CDI après ? Ou est-ce que vous avez fait un casting en disant, passer une annonce directement en disant on recherche tel type de personnes ? Et, dernière question... Comment est-ce qu'on juge un chef ou un sous-chef ou quelqu'un qui va vraiment manipuler la cuisine ? Est-ce qu'on lui dit « cuisine-moi le meilleur plat que tu sais faire » , tu goûtes et tu lui dis après « je te prends » ou alors tu lui dis « je te prends pas » .
- Speaker #0
Du coup, on a quatre personnes en CDI, plus nous deux. Au plus fort du service, on est six. C'est vrai que deux ans après, ça, c'est vraiment cool. On a commencé avec de l'intérim, ensuite des contrats en CDD. Ça nous a permis de faire un peu plus commun du try and buy. On a fait des essais, on a usé un petit peu tous les dispositifs, on a fait des contrats d'extra. Donc pour notre premier salarié, il a commencé en intérim, il a enchaîné avec un CDD de 6 mois et avec un CDI à la clé. Pour le sous-chef, là c'était un petit peu différent, puisque là on cherchait quelqu'un d'expérience. Du coup on a passé une annonce sur les réseaux.
- Speaker #1
Ah d'accord, réseau directement, donc sans passer pour le coup par un... cabinet de recrutement ? Non,
- Speaker #0
ça aurait été entre guillemets une étape si on ne trouvait personne.
- Speaker #1
J'ai l'impression que vous aimez beaucoup faire les choses par vous-même, donc vous vous êtes dit, on va le tenter nous-mêmes. On va le tenter nous-mêmes. Quel réseau ? Facebook ?
- Speaker #0
Facebook, Instagram. Je n'utilise pas encore assez LinkedIn, ça c'est un petit point d'amélioration à mettre en œuvre. Et là pour le coup, c'était des clients qui connaissaient quelqu'un et on est tombé sur quelqu'un qui était amoureux de la cuisine. 15 ans d'expérience aussi comme mon chef, qui avait arrêté justement la restauration puisqu'il avait été un petit peu dégoûté entre des problèmes d'horaire, vie de famille, patron précédemment qui n'a pas forcément été des plus corrects ou un accompagnement qui n'était peut-être pas à la mesure de la charge de travail. Du coup, on a eu cette chance de tomber sur une personne qu'on a mis à l'essai. c'est à dire qu'une journée d'essai après le premier entretien un service d'essai et là c'est mon associé qui a la vision là dessus mais un des points ça va être vraiment il y a des gestes qui ne trompent pas l'intégration
- Speaker #1
à l'équipe l'approche sur c'est très instinctif c'est un peu des artistes on ne va pas se mentir du coup il y avait plusieurs éléments
- Speaker #0
et en fait on est tombé sur quelqu'un de très bien qui s'est intégré également très bien à la cuisine du coup ça a été pour cette partie là et l'autre partie ça a été pour le service ça va être du réseau essentiellement j'ai eu voilà des gens que je connaissais donc ça a permis de faciliter certaines choses sachant que sur la partie service c'est beaucoup entre moi qui a une position plus Au bar. Du coup, je vais être un peu plus figé. Mais je prends les commandes de l'emporter et j'annonce les plats en cuisine. Du sur place et de l'emporter. Je fais le régulateur. Du coup, j'ai besoin de beaucoup de communication de la part de la personne qui est en service. Et ça, c'est important. Donc là, obligé d'avoir quand même une bonne symbiose.
- Speaker #1
D'accord. Tu me dis que vous faites de l'emporter. Est-ce que ça a marché dès le début ou est-ce que tu as vu la part de l'emporter augmenter dans le temps ? pour la cantoche. Et aujourd'hui, quelle part ça représente du nombre de plats que vous sortez par jour ou par semaine ?
- Speaker #0
Grossièrement, en fait, comme on fait un seul service par jour, l'emporter est indispensable.
- Speaker #1
Vous ne pourriez pas survivre sans l'emporter aujourd'hui ?
- Speaker #0
Avec un seul service par jour. Ça serait beaucoup plus restreint et on n'aurait pas cette équipe également. L'emporter est vraiment un pilier. La partie livraison est minime.
- Speaker #1
C'est vraiment l'entreté qui est... Les gens qui viennent chercher eux-mêmes, les clients on va dire.
- Speaker #0
Voilà, on a deux profils, on a le click and collect, par contre ça, ça marche pas mal. Donc les gens qui commandent par avance sur notre interface qui est connectée à notre caisse et qui viennent récupérer et qui réalisent leur paiement. Donc là, c'est surtout pour des raisons de fluidité et de rapidité. Et puis on a des gens qui viennent sur place et donc ça, ça ressemble quand même le plus gros du flux. qui sortent de leur bureau à pied ou en voiture pour certains. Mais le but, c'était quand même de pas mal récupérer les gens de proximité, de leur donner cette possibilité de venir faire une petite marche jusqu'à chez nous et de ne pas sortir de la technopole, puisqu'on connaît quand même les contraintes qui sont les nôtres en termes de circulation. Et c'est vrai que l'autre point que j'avais en tête, c'était souvent quitter la technopole pour aller déjeuner le midi. Et c'était des contraintes de perdre du temps. Oui, et puis en général,
- Speaker #1
une pause déjeuner, on n'a pas trois heures d'ensoi. Oui,
- Speaker #0
on n'a pas trois heures d'ensoi. Du coup, on a décidé, voilà aussi le positionnement tarifaire était un peu par à ça aussi, de pouvoir avoir notre carte qui soit disponible à emporter. Du coup, on a quand même un gros 40% du volume chaque midi sur de l'emporter.
- Speaker #1
Et ça, c'est depuis le premier jour, entre guillemets ? Justement,
- Speaker #0
c'est venu avec le temps. Ça a été l'emporter à tout de suite fonctionner. Tout de suite. Au début, je pense même qu'on avait plus d'emporter et la salle était un peu moins remplie. Les gens sont pressés. Les gens sont pressés, souvent sur leur ordi, devant leur ordi, sur leur bureau. Ça, tout de suite, il y avait de la demande. On s'est beaucoup organisé autour de ça. Moi, par exemple, Donc là, je vais... Être au restaurant, de 11h jusqu'à midi 30, midi 45, voire 13h, je suis au comptoir et je gère toute cette partie emportée, cette régule. Et ensuite, je passe en salle et je soutiens la personne en salle. Mais oui, il y a une grande partie, une grosse partie sur l'emportée.
- Speaker #1
Qu'est-ce que tu aimes le plus dans ton métier aujourd'hui, Xavier ?
- Speaker #0
Ma position derrière l'accueil. Allez, le relationnel.
- Speaker #1
Le relationnel.
- Speaker #0
C'est là où tout de suite, ça a été une évidence. C'est-à-dire, alors là, vraiment, on est sur deux dynamiques en termes métier. Précédemment, on est plus dans des bureaux. On est aussi sur une dynamique de mise en œuvre. Quand on se met à travailler, c'est des dynamiques projet qui sont beaucoup plus longs, beaucoup plus lents. avec des finalités qui sont plus virtuelles aussi. Alors, il y a un peu de concret. Moi, quand je suis dans la téléphonie, on voit les gens téléphoner. Donc, c'est quand même agréable de dire, oui, on a une plus-value, on a de la fonctionnalité en plus, on a de la qualité en plus. Mais c'est une toute autre temporalité. Là, on est sur de l'immédiat. Donc, on a un contact client. Alors, ça marche dans les deux sens. C'est-à-dire que, aussi, le négatif arrive tout de suite. Et l'erreur, une fois qu'elle est faite, elle est faite. Il faut l'assumer. Mais par contre, le rationnel client, là pour le coup, je n'avais jamais fait de commerce. J'avais fait un peu de commercial, par contre. Oui, mais c'était du B2B, donc c'était différent. C'était différent. Là, j'ai tout de suite pris beaucoup de plaisir à ça. Je prends beaucoup de plaisir à accueillir les clients. J'essaie de personnaliser. J'essaie de connaître les clients. Et ça, c'est vraiment un plaisir. Il y a un côté social, un lien. Et pour le coup, il y a un côté accompagnement. Et c'est ce qu'on voulait. C'est-à-dire qu'il y a cantoche, lieu de vie, partage. Voilà, on a des... maintenant des habitués avec des réflexes on partage certaines choses je pense qu'une des plus belles récompenses c'est ça, c'est aussi de voir des gens c'est vraiment des points qui me donnent le sourire puisqu'on voit des gens qui se retrouvent parfois au restaurant puisque du coup la cantoche a été un point de rassemblement mais complètement au hasard et des gens qui ne se sont plus vus depuis qui bute. plusieurs années, mais amoureux de restauration, qui ont les mêmes goûts, forcément. Et qui se retrouvent au restaurant, et disent, ah mais tu es là, machin, et tout. Et ça, c'est vraiment cool, c'est vraiment... C'est un métier qui est difficile, qui demande beaucoup d'engagement.
- Speaker #1
Qu'est-ce qui est le plus difficile justement pour toi, dans ton métier ?
- Speaker #0
La différence entre l'ancien et le nouveau, c'est le physique. Il y a un engagement physique, il ne faut pas le négliger. il faut l'accepter, il faut s'organiser mais oui c'est une intensité physique beaucoup plus importante, on bouge au tout début quand j'étais seul je faisais 15 km de marche dans le restaurant par jour c'est énorme, 100 mètres carrés je fais des allers-retours en permanence donc il ne faut pas négliger ce point là par contre il y a aussi une organisation il y a beaucoup d'hygiène, on en parlait effectivement, un des points les plus importants qui nous occupent beaucoup. Un service réussi, c'est beaucoup de préparation en amont et c'est beaucoup d'hygiène en amont pour recevoir les gens, parce qu'on va avoir grosso modo une centaine de personnes qui vont fouler le sol, qui vont cohabiter dans ce lieu, pas en même temps, mais sur la durée d'un service. Du coup, ça a de l'impact. du coup notre métier et il ne faut pas le négliger, c'est de remettre en état parce que c'est un gage de qualité et c'est aussi, lors du service, on ne peut rien dire, on ne peut pas se permettre de s'arrêter et de dire je vais reprendre ça. Un verre mal nettoyé, c'est une perte de temps qui est colossale. Si je n'ai pas de verre disponible, c'est une perte de temps que je ne peux pas me permettre. Donc ça, c'est sûr que c'est des points où il faut être attentif.
- Speaker #1
attentif et surtout, oui, ça souligne le côté physique. C'est donc le plus compliqué pour toi, en tout cas. Moi, je pensais que tu m'aurais dit, c'est faire la compta, c'est recruter, c'est faire les comptes, c'est gérer les normes, c'est payer les factures, payer les fournisseurs. Pour moi, la restauration, c'est une montagne pour moi.
- Speaker #0
je ne sais pas comment tu arrives à faire tout ça où est-ce que tu as appris tout ça à savoir faire tout ça pour le coup je me dis on était prévenu c'est à dire on ne peut pas ignorer ce point là en tout cas si quelqu'un se lance et ignore que ce soit dans toute activité la part qui n'est pas la part métier aujourd'hui moi je considère que j'ai deux métiers j'ai deux métiers j'ai ce Ce métier de responsable de salle, en binôme avec mon responsable de salle aussi, qui est Léo, aujourd'hui, c'est se concentrer. Donc, quand je suis au restaurant, c'est l'accueil, c'est la gestion des réservations, des tables, l'orientation, l'accueil, la présentation des plats, parce que ça nous tient à cœur. Derrière, on a un deuxième métier, celui de gérant d'entreprise. Et là, on a toutes les fonctions, pour ma part, qui est la partie sociale, la partie des ressources humaines, le suivi des équipes, la suivi comptable.
- Speaker #1
Les plannings peut-être ? Pour l'instant,
- Speaker #0
ça reste simple pour nous, mais on va y venir parce qu'on commence à être nombreux. Mais voilà, ça va être très difficile aujourd'hui pour nous parce qu'on n'a qu'une seule équipe. La partie comptabilité, pareil. Là, c'est un sujet... toujours se lancer avec, pour moi, des partenaires de confiance.
- Speaker #1
Vous avez un comptable et ou un expert comptable.
- Speaker #0
Exactement, un expert comptable qui n'est pas dans la même démarche. Ça a été avant la création de l'entreprise, quelqu'un que je connaissais, avec qui on a travaillé ensemble. Toute cette partie qui peut être fastidieuse. Et là, pour le coup, moi qui ai une fibre technique, digital, je voulais que les choses soient très fluides. Et là, il fallait être accompagné, que cet échange entre nous, clients et comptables, soit des échanges où on parle réellement d'optimisation, de fiscalité, de sujets à valeur ajoutée qui font progresser l'entreprise et pas qu'on parle papier et est-ce que uniquement, est-ce que tu m'as ramené la facture ? Je voulais absolument que ce discours soit important. Donc, c'est là aussi où j'avais dessiné, par exemple, toute une partie technique, gestion, CRM, caisse, tout ça un petit peu interconnecté sur un petit, où mon expert comptable m'a dit, je suis désolé, mais il y a cette solution-là. Et moi, je préfère ça. Et ce que tu peux regarder, je te connais, tu vas appréhender, mais regarde ça. Et là, effectivement, on a construit en amont. Toute cette partie gestion comptable, gestion de caisse en ayant une intégration à 360 degrés. Ça, c'est top. Et ça, c'est aussi un élément. Et puis moi, il y a aussi la partie, pour moi, un outil informatique ne doit pas être une contrainte.
- Speaker #1
Il doit, entre guillemets, disparaître derrière. dans l'utilisation.
- Speaker #0
Exactement. Souvent, on a aussi parfois, quand on met en œuvre un logiciel, les gens qui vont dire, on le subit. Et ça, c'est toujours un peu le côté de ce métier qui est très difficile. Si on ne fait pas les bons choix techniques, on peut avoir les équipes qui se disent, oui, mais en fait, on subit au quotidien les limitations, les bugs. Et ça, je ne voulais absolument pas vivre ça. Donc l'idée, c'était de travailler sur un ensemble d'outils qui puissent répondre aux besoins et que tout s'interconnecte. Et c'est là où notre expert comptable nous a accompagnés. Et on est sur des outils qui sont hyper adaptés au goût du jour, avec une petite pointe d'IA. Tout est numérisé, toutes les écritures comptables sont remontées automatiquement de notre caisse vers l'outil comptable. Donc ça apporte de la fluidité. Et du coup, ça me facilite également ma vie à moi. C'est-à-dire que quelque chose qui est fastidieux, qu'on appelle souvent le rapprochement bancaire, nous, ça a été automatisé. On a un compte bancaire qui est intégré à notre solution.
- Speaker #1
Est-ce que tu peux peut-être citer les noms de cette solution ?
- Speaker #0
Nous, on travaille avec l'écosystème. L'outil s'appelle PennyLane, qui a tout un écosystème. Je vois très bien. Notre solution de caisse, c'est l'addition. Solution française, avec un support qui nous accompagne, qui est vraiment très réactif. Et tout ça est interconnecté.
- Speaker #1
Oui, donc c'est même connecté avec ton compte bancaire.
- Speaker #0
Avec notre compte bancaire.
- Speaker #1
Ça te fait des rapprochements, tu déposes tes factures.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Ça gère aussi la partie paye, etc. Non, Paydivienne, c'est ça, c'est que la compta.
- Speaker #0
Que la partie compta au sens large. Et du coup, là où ils sont en train de progresser, c'est de la partie banque en ligne. Donc, ils ont intégré cette partie dans l'application. Là, aujourd'hui, ils vont un petit peu plus loin puisqu'ils vont se lancer également sur les TPE, donc la partie encaissement. Et donc, ça, ça a été tout de suite des éléments qui... réduisent la charge et améliorent le suivi, puisque derrière, aujourd'hui, on ne peut pas se permettre d'avoir une personne administrative ou comptable à résidence.
- Speaker #1
Oui, qui ne fait que ça. Ce n'est pas un poste... Ça coûte trop à l'entreprise. Donc, vous avez la chance de tomber sur d'être très bien conseillé au départ par votre expert comptable, et d'avoir choisi un outil qui vous va. Pour pouvoir vous concentrer sur votre métier, ça c'est effectivement la base, mais tout le monde ne l'a pas dès le début. Et je sais qu'il y a beaucoup de travail, c'est une somme de travail la restauration quand tu mets tout bout à bout. Donc voilà, tant mieux, je suis ravi d'entendre ça.
- Speaker #0
Suivre sa partie administrative et il ne faut pas le négliger. Il ne faut pas le négliger parce qu'il y a aussi une partie apprentissage que j'ai dû avoir, même s'il y avait quelques armes qui étaient là. Mais pour que tout se passe bien, il faut que cette partie soit adressée. C'est un truc bête si on oublie de payer un fournisseur. Vu qu'il nous a accordé un mini délai de prémont, on peut avoir une commande qui soit refusée parce qu'il y a un encours et l'impact pour le restaurant n'est pas neutre.
- Speaker #1
Alors, je vais te cuisiner un petit peu, si tu permets. C'est ce qu'on appelle l'interview entre deux.
- Speaker #0
Ça marche.
- Speaker #1
Tu connais le format, je le sais. Mais je suis curieux, justement, d'avoir tes réponses. Alors, je sais que tu te lèves tôt. Quelle est ta boisson préférée pour commencer ta longue journée d'entrepreneur ?
- Speaker #0
Eh bien, c'est le café. Et plus particulièrement, depuis que je suis en restauration, c'est le cappuccino.
- Speaker #1
Le cappuccino.
- Speaker #0
Et le cappuccino à l'italienne classique.
- Speaker #1
Le matin ou le soir, quand es-tu le plus productif ?
- Speaker #0
C'est une question qui n'est pas simple. Aujourd'hui, sur les tâches fastidieuses et un peu récurrentes, j'aime bien le matin. J'aime bien le matin et j'aime bien avoir les esprits clairs. Il faut mettre tout mon tel esprit. Mais j'avoue que j'ai été aussi un peu... par le passé. Un oiseau de nuit aussi derrière mon ordi et j'aime bien cette ambiance de la nuit aussi. Mais aujourd'hui, clairement, c'est le matin.
- Speaker #1
Pour toi, c'est le matin. Tu es plutôt travail en équipe ou travail individuel ? Qu'est-ce que tu préfères en fait ?
- Speaker #0
Les deux. C'est difficile de répondre puisque aujourd'hui, en restauration, seul, on ne fait rien. Évidemment,
- Speaker #1
oui.
- Speaker #0
Ça ne marche pas et l'équipe, pour le coup, la notion d'équipe, elle est fondamentale. fondamentales. Et là, pour le coup, j'ai eu des petites formations en management avant mon départ et qui ont été vraiment reconnaissants sur mon ancienne expérience professionnelle.
- Speaker #1
Tu as pu mettre à profit. Oui, à profit.
- Speaker #0
D'ailleurs, j'en discutais avec le formateur récemment avec qui j'ai repris contact. Ce que je lui ai dit, c'est que les clés qu'il nous a données, l'application est beaucoup plus directe et beaucoup plus réelle. Pareil. une différence de temporalité entre les deux métiers. Sur le métier télécom et bureau, on est sur des choses qu'on met en place, mais c'est plus dilué, c'est plus sur le temps. Là, pour le coup, quand on demande des choses et qu'on met des choses en place, c'est tout de suite. Le ressenti aussi d'équipe, les coups de mou, les coups de stress, les petits coups d'énervement qui peuvent être conséquents, conséquence d'un petit impondérable. Il y a plein de choses qui arrivent. matériel qui ne marche pas. Il faut savoir réagir et l'encadrer. Et sentir aussi que l'équipe a besoin qu'on l'accompagne. Donc, je dirais les deux. Et j'aime beaucoup aussi être derrière mon ordi et faire ce second rôle administratif.
- Speaker #1
C'est très clair. On a le droit de choisir les deux. Et toi, c'est les deux. Et c'est comme ça. Merci, Xavier. Alors, est-ce que tu es plutôt travail au resto ou télétravail ?
- Speaker #0
Il faut un mix des deux. C'est mon expérience depuis juillet. Jusqu'à juillet, j'étais là de 7h30 le matin jusqu'à... Le restaurant, le service s'arrête entre 14h et 15h. Moi, je suis là jusqu'à 17h, 17h30. Sur les grosses amplitudes. Aujourd'hui, je peux me permettre d'arriver un peu plus tard ou partir un peu plus tôt. Il y a certaines tâches administratives ou autres où il faut savoir s'isoler.
- Speaker #1
D'accord. Et du coup, le côté télétravail ?
- Speaker #0
Un côté télétravail, exactement. Un côté bureau. Bureau ? Parce que...
- Speaker #1
Bulle ?
- Speaker #0
Ouais, bulle. Parce que forcément, lorsqu'on est en mise en place, il y a des choses qui se passent. Et l'attention... Est forcément détournée. Détournée. Du coup, on perd un petit peu le focus. Donc, il faut savoir. sortir de son restaurant pour prendre du recul et ça c'est important.
- Speaker #1
Est-ce que tu préfères embaucher un novice passionné ou alors un seigneur expérimenté ?
- Speaker #0
C'est une très bonne question parce qu'on a été confronté à ce choix. Aujourd'hui, et ça aussi, je reviens sur le fait que la constitution de l'équipe, d'ailleurs je leur rends hommage s'ils ont l'occasion d'écouter le podcast, c'est qu'on a eu différents profils. Premier est salarié. Ça va être un jeune passionné, qu'on a tout de suite identifié pour son engagement. sa rigueur, et on a tout de suite su que c'était une évidence pour moi, le chef, de se dire « Ah, quelqu'un qui peut progresser avec nous » et que ça pouvait accompagner tout de suite d'être la première personne qu'on allait embaucher. Donc là, on est sur un jeune qui est d'une vingtaine d'années. On a eu le cas que j'expliquais du sous-chef qui avait un peu plus d'expérience puisque là, on avait besoin de quelqu'un qui avait fait plusieurs établissements. qui avait été sur la ligne de front du service, c'est-à-dire la personne qui prend les commandes quand je l'envoie et qui va réguler. Donc là, on avait besoin d'expérience. On a aussi une dame chez nous qui a 50 ans. Donc ça aussi, c'est de se dire, on a quelqu'un qui est plus âgé et qui, de par son expérience et son parcours, ça a été une évidence aussi de dire, ah, elle apporte quelque chose au restaurant. OK, c'est parti. On a besoin de son expérience, on a besoin de son parcours. Donc voilà, on a sur chaque profil, l'âge complète le poste. Et donc je pense qu'il faut savoir adapter en fonction du recrutement, dans notre cas en tout cas, de l'expérience ou de la jeunesse et de l'envie et de la passion.
- Speaker #1
Tu es plutôt Mac ou... PC.
- Speaker #0
Là, pour le coup, c'est Mac. Ah,
- Speaker #1
j'ai eu peur.
- Speaker #0
Puisque mon père a acheté un Mac, un iMac, en 1998 ou 99, à la sortie des iMac translucides.
- Speaker #1
Ah, je vois le modèle. Et là,
- Speaker #0
pour le coup, t'es tombé amoureux. Je suis tombé dans la famille Apple Mac OS, Mac OS 9 et Mac OS 10 ensuite.
- Speaker #1
Les fondements d'ailleurs de tous les OS qu'il y a aujourd'hui.
- Speaker #0
Moi, j'ai accroché à l'histoire, j'ai accroché au design. L'iMac translucide refroidi par air, à l'époque, c'était quand même quelque chose. Donc voilà, transmis par mon père et ce qui décline derrière ma passion pour le premier métier que j'ai eu.
- Speaker #1
Alors aujourd'hui, dans la situation de votre restaurant, qu'est-ce qui est plus important pour vous ? Est-ce que c'est d'attirer de nouveaux clients ou de fidéliser, de continuer à garder la clientèle existante ? Si tu dois choisir là sur ce... Là-dessus, par contre, j'aimerais un choix très sûr. Un choix,
- Speaker #0
déjà, fidélisé. Je pense qu'aujourd'hui, on arrive à un taux de remplissage, je dirais un nombre de couverts maximal par rapport à notre capacité de traitement. Je dis, c'est à la fois sur le surplace et à la fois sur l'emporté. Aujourd'hui, c'est de pérenniser déjà. Donc aujourd'hui, le discours que j'ai avec les clients, et particulièrement ceux qui... me connaissent depuis le début, c'est maintenir la qualité.
- Speaker #1
Est-ce que tu es plutôt chien ou chat ?
- Speaker #0
Chien.
- Speaker #1
Plutôt chien.
- Speaker #0
Pareil. Au moins, j'ai mon père, puisque du coup, il a été éducateur canin. Ah oui, d'accord. Forcément, on a grandi avec des chiens.
- Speaker #1
C'était l'évidence. C'est très bien. Pour te détendre, tu es plutôt Netflix ou lecture ?
- Speaker #0
Plutôt écran. Netflix, et maintenant, même un peu plus YouTube. Ah, intéressant. J'ai un peu changé mon mode de consommation avec le restaurant.
- Speaker #1
C'est quoi la différence pour toi ? C'est les types de contenus que tu vas trouver ? Oui, c'est-à-dire qu'aujourd'hui,
- Speaker #0
je vais avoir différents contenus en croisé. Je vais avoir peut-être un côté entrepreneuriat, donc parfois souvent un côté podcast aussi filmé. J'aime bien chercher un petit peu, ça c'est important. Puis une partie voyage. Donc effectivement... Une sélection un peu plus fine des catégories et un peu moins, je vais dire un peu plus amateur. J'aime bien aussi sur la partie voyage particulièrement, j'aime bien un petit peu la culture vanlife un peu, pas trop le truc mais effectivement voyageurs avec véhicules d'expédition et tout ça, c'est un peu sympa. Oui j'aime beaucoup la photo par ailleurs.
- Speaker #1
Ah ok, j'ai failli dire une bêtise. Est-ce que tu es plutôt rock ou rap ?
- Speaker #0
Clairement, pour la musique, ce n'est pas évident parce que j'écoute de tout. Mais il y a une base. C'est vrai que pendant l'adolescence, ça a été beaucoup le rap. Rap français, fin 90, début 2000. Là, clairement, ça reste un petit peu ma base. Mais oui, j'aime beaucoup la musique. J'aime beaucoup la musique. Ça a été aussi un sujet au restaurant. C'est-à-dire qu'aujourd'hui, il y a de la musique qui est diffusée lors du service. Donc, on a une ambiance musicale. une petite appétence à avoir une musique enveloppante, une petite étude lors de la des travaux du local et de placements d'enceintes. Vous êtes allé jusque là ?
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
on pense que l'idée c'était d'avoir une expérience un peu complète et même s'il y a quand même aussi un petit peu l'ambiance cantine et le petit brouillard de la cantine au sein du local, il y a une ambiance musicale qui est diffusée pendant chaque service avec des choix musicaux. Après, très divers et variés, mais plus rap.
- Speaker #1
On garde ça. Tu es plutôt podcast ou radio ? La bonne vieille radio.
- Speaker #0
En ce moment, podcast. Mais oui, j'ai aussi radio. J'aime bien aussi de temps en temps en voiture, particulièrement en voiture.
- Speaker #1
Pour écouter de la musique ou plutôt des informations ou des émissions qui traînent de sujets divers ?
- Speaker #0
Principalement la musique. Tu aimes bien te faire surprendre ? Oui, j'aime bien me faire surprendre, j'aime bien choisir ma station en fonction de... Voilà, qu'on reste pas sur le tronc commun et qu'on ait un petit peu de découverte. Donc j'aime bien aller sur des stations qui permettent de découvrir des artistes et des musiques. Et j'aime bien aussi, ça c'est des souvenirs particulièrement. J'étais étudiant, j'habitais dans le sud, je rentrais sur Saint-Denis, on allumait Réunion Première, il y avait beaucoup d'émissions culturelles. Je sais pas si c'est toujours le cas, mais en tout cas, voilà, oui, j'aime bien.
- Speaker #1
Donc tu dirais les deux ?
- Speaker #0
Les deux.
- Speaker #1
Est-ce que tu es plutôt assurance traditionnelle, aller voir ton assureur dans son agence, ton courtier, ou assurance digitale ?
- Speaker #0
Eh bien, digitale, puisque je pense qu'il faut toujours maintenir le contact humain, mais il doit être, entre guillemets, très ciblé et qualitatif. Sur certaines choses, et j'y ai été confronté sur d'autres domaines, dans ma position, dans la position de... entrepreneurs, de chefs d'entreprise, on a très peu de temps. On a très peu de temps et de pouvoir apporter de main, apporter de smartphone, d'ordi, démarrer des démarches, je pense que c'est important.
- Speaker #1
Oui, que le digital vienne résoudre et faire gagner du temps là où ça peut l'être. Excuse-moi, je traduis ta pensée. Et qu'on garde le contact humain pour l'essentiel.
- Speaker #0
Exactement. Et que ce soit vraiment le parti la plus qualitative.
- Speaker #1
Merci Xavier. C'est la fin de l'interview entre deux. J'aimerais qu'on parle, puisqu'on a évoqué le digital, et tu as parlé un peu de vos réseaux sociaux, que tu m'en dises un petit peu plus sur votre utilisation des réseaux sociaux. Je sais que vous en êtes servi pour le recrutement notamment, mais quel type de contenu vous postez ? Comment ça se passe ? Qui s'en occupe ? Est-ce que tu peux nous en dire un mot ?
- Speaker #0
C'est une partie que je gère. Sur la partie déjà digitale, il y avait déjà une offre de service. C'est-à-dire qu'on voulait quand même que les gens puissent commander leurs plats. Je vous ai parlé du click and collect. Il me fallait quand même une solution de caisse. Je ne voulais pas multiplier les écrans et les applications. Je voulais que tout soit intégré au sein de la caisse. Donc aujourd'hui, quand quelqu'un est devant le... et devant la caisse, il a une vue de l'ensemble des canaux de vente. Que ce soit la livraison, le click and collect, l'emporter et le sur place. Sur un seul et même écran. C'était vraiment une volonté. Ensuite, on a tout ce qui est réseaux sociaux. Facebook, Instagram principalement. Là, on va poster les menus, les photos des plats. On se peint. poser forcément de contraintes. Oui,
- Speaker #1
vous ne faites pas un point d'honneur à publier du contenu en permanence.
- Speaker #0
Mais on essaie que ça soit qualitatif, une belle photo. Une belle photo quand même, assez régulièrement, des plats avec une explication.
- Speaker #1
Intéressant ça, avec une explication, une petite légende. Parce que je sais que vous racontez une histoire. On raconte une histoire à chaque plat.
- Speaker #0
C'est important de préciser aux gens que c'est notre vision de ce plat-là, donc il faut bien le comprendre. On aime bien faire les choses de manière un peu originale et un peu différente. Si on n'explique pas les choses, on peut vite se faire sanctionner. Du coup, on communique pas mal là-dessus. On travaille beaucoup aussi sur la fiche Google.
- Speaker #1
Je pense que c'est déterminant, surtout pour un restaurant. Surtout pour un restaurant, je pense que c'est déterminant.
- Speaker #0
Oui, et puis c'est... Là où je sombre, parce que j'essaie toujours de savoir, quand je ne connais pas les clients, c'est des nouveaux clients, j'essaie toujours de savoir un petit peu le vecteur, quoi. Qu'est-ce qui les a emmenés à venir chez nous ? Est-ce que c'est de l'organique et de la recommandation ? Ou si on est plus sur... sur une petite recherche. Et effectivement, Google nous ramène quand même pas mal de clients, de gens qui sont dans la zone, que ce soit pour l'aéroport, souvent de l'aéroport, qui se disent « Bonjour, on cherche un restaurant » . Donc, j'ai mis beaucoup d'informations sur la fiche Google, des photos. On a accès à la carte. On a la partie click and collect. On a la partie Uber, également. Donc, on a mis beaucoup d'énergie là-dessus. Donc, on essaie à chaque fois de coller au plus près. Sur les horaires d'ouverture, les horaires de fermeture exceptionnels. Exactement, ça c'est important parce que les gens, ça permet d'avoir l'information derrière, donc voilà concrètement, au début on ne faisait pas de publicité et ensuite là maintenant on en fait pour accompagner le développement.
- Speaker #1
Alors c'est sous quelle forme ? Uniquement sur
- Speaker #0
Facebook, Instagram et on met en avant la carte du moment et on met en avant les les photos des plats.
- Speaker #1
D'accord, ok. Est-ce que ça marche ? Est-ce que tu sens une corrélation directe ? Oui,
- Speaker #0
sur Facebook, Instagram, oui, clairement. Clairement, ça apporte des nouveaux clients, des gens qui découvrent le restaurant via ce canal-là, sans mettre forcément beaucoup... Alors, je suis très ciblé, par contre. J'essaie de vraiment cibler des gens.
- Speaker #1
Est-ce que tu peux nous donner un petit secret de ciblage, si tu veux bien, pour ton activité ? J'essaie un minima de... C'est quoi le ciblage ? catégorie d'âge ? C'est une zone géologique ?
- Speaker #0
J'essaie d'être assez large là-dessus parce qu'on fait de la restauration.
- Speaker #1
C'est quoi la recette magique ?
- Speaker #0
Pour moi, c'est surtout sur la partie localisation. Localisation, de prendre des mots-clés type Technopole, Bretagne, Cantol, Sainte-Marie. Cette zone où on peut capter des gens. On sait très bien qu'il y a beaucoup de gens qui n'habitent pas à Saint-Denis. dans la zone nord et qui viennent de l'est, du sud. Donc d'avoir un petit peu cette corrélation-là. Je travaille plus sur ce sujet-là. Et après, de temps en temps, on cible un petit peu plus. Et on a la possibilité de voir des gens qui sont plus... qui ciblent des domaines d'affection, où ils mettent des j'aime sur d'autres restaurants, des pages de restauration, de cours de cuisine. Voilà, qu'on reste un petit peu sur les amoureux de la restauration, je dirais. C'est un peu l'idée. De manière très simple.
- Speaker #1
Et sur des petits budgets, et ça fonctionne.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Eh bien, écoute, c'est parfait. Juste un dernier petit mot sur la fiche Google. Est-ce que les gens vous laissent des avis ? Oui. Et comment vous récoltez ces avis ? Spontanément, en fait, ils vont laisser des avis ?
- Speaker #0
Souvent. Souvent, c'est ça. Oui, effectivement, les gens, de manière spontanée, à 99%, Merci. une volonté de partager un bon moment. Donc ça, c'est vraiment cool. Et après, on a un petit déchet d'un pour cent où malheureusement, c'est un petit peu plus de la frustration.
- Speaker #1
On ne peut pas plaire à tout le monde.
- Speaker #0
On ne peut pas plaire à tout le monde, mais j'essaie de me battre un petit peu quand même parce que je comprends un peu plus les coups de gueule des restaurateurs un peu plus anciens. On a vu beaucoup de vidéos sur les réseaux de restaurateurs installés depuis de nombreuses années. qui se sont beaucoup insurgés là-dessus. On ne peut pas plaire à tout le monde. Et il faut que les gens acceptent aussi que parfois la proposition... Quand il y a une erreur, il y a une erreur. Ça, c'est clair. Il y a une erreur. Par contre, quand la composition d'un plat ne plaît pas, ça ne m'a pas plu. Ça ne veut pas dire qu'on a été mauvais. Plus particulièrement pour nous, qui sommes en carte éphémère, parfois, il y a des propositions peut-être un peu plus audacieuses ou qui sortent... On part d'un classique et on va ramener un petit peu... peps, une petite acidité en plus par rapport à la base du plat. J'ai beaucoup plus de mal à la critique qui démonte ça.
- Speaker #1
Qui n'est pas constructive tout simplement.
- Speaker #0
Qui n'est pas constructive. Voilà. En deux ans, j'ai eu vraiment un seul vrai conflit avec une cliente où le conflit avait quand même commencé au sein du restaurant. Bon, ça n'a pas été très mal dit, je dirais mal dit puisqu'elle a mis son avis Google. lorsque j'étais au restaurant et que du coup, je l'ai tout de suite identifié. Voilà, c'est un peu dommage. Je pense que les gens, ce que je lui ai dit à la dame, je ne sais pas si j'ai réussi à lui dire avec ces mots-là, mais ça peut avoir de l'impact. Ça peut avoir de l'impact puisqu'il y a des gens qui lisent ses avis. Bien sûr. Nous, on tâche d'y répondre.
- Speaker #1
Ça a de l'impact sur vous aussi, sur l'équipe.
- Speaker #0
Et parfois...
- Speaker #1
C'est un métier de passion. C'est vrai. C'est difficile de se faire toucher au cœur sans une vraie argumentation derrière.
- Speaker #0
Quand la vie ne reflète pas totalement la réalité et reflète la frustration d'une réponse à la négative d'une demande d'un client, le client n'en est pas roi dans tous les domaines, malheureusement, c'est assez difficile. Et ça, je passe le message. Et puis, surtout d'en parler. On a aussi le cas d'une... C'est un avis qui n'est pas forcément très constructif, mais où clairement la personne a attendu une semaine et où il n'y a pas eu de discussion avec nous. C'est vrai que ça, c'est un petit peu dommage. Mais on a quand même... beaucoup d'avoues positives et qui nous encouragent. Et ça, on remercie vachement les clients. Ça a permis aussi le développement du restaurant, puisque du coup, on a aujourd'hui une note de 4,8. Du coup, ça a quand même... C'est une excellente note. Mon 4,9 me manque quand même, mais...
- Speaker #1
C'est hyper dur. Les gens ne se rendent pas compte, mais il suffit de très peu de personnes qui mettent, surtout si ils mettent une étoile sur cinq, Ça casse tout de suite la dynamique, donc c'est très rare d'avoir des 4,9, notamment quand tu commences à avoir plusieurs dizaines d'avis, même à partir de plusieurs dizaines d'avis déjà, c'est très difficile, c'est très rare, ça arrive, mais 4,8, c'est excellent pour la cantoche.
- Speaker #0
Mais on ne pousse pas, on essaie de faire en sorte que ce soit spontané.
- Speaker #1
Est-ce que tu as un petit instant promo, est-ce que tu as quelque chose à annoncer concernant l'actu de la cantoche ?
- Speaker #0
Non, on n'a pas de...
- Speaker #1
Un projet peut-être ? Une ambition ?
- Speaker #0
L'ambition, c'est sûr que l'ambition sur le business plan, c'est de se développer. Se développer potentiellement avec une autre structure, d'autres structures, ça c'est le business plan. Après, c'est un virage qui n'est pas le plus simple. Mais oui, je pense qu'on nous le demande. Aujourd'hui, c'est surtout ça. Et pourquoi j'en parle ? C'est qu'aujourd'hui, forcément, on est au cœur d'une technopole. Donc, on a forcément aussi beaucoup de clients qui sont extérieurs à cette technopole, qui viennent rencontrer des entreprises au sein de cette technopole et qui viennent manger chez nous ensuite. Ils nous disent, ah bah oui, mais nous, on est situé à cet endroit-là et il nous faudrait ce type de restauration, ce type de concept. Donc, aujourd'hui, effectivement, il y a de la demande. On sent très bien qu'il y a de la demande sur l'île, sur différentes zones d'affaires. Donc, je n'ai pas d'annonce particulière à faire, mais effectivement, on a l'ambition de se développer et on est à l'écoute. Mais c'est un virage. Il faut être aussi très humble. Je pense que l'un des retours que je peux donner, c'est que c'est un métier où il faut être très humble et il faut prendre la mesure. Déjà la mesure du lancement et ensuite la mesure de se dire si je souhaite lancer un nouvel établissement, il faut que je me structure et m'organise au sein de la première structure pour que quand ce virage s'opère, il n'y ait pas une perte de qualité, d'accueil et de l'autre. Parce qu'entre exploiter et être présent au quotidien dans son restaurant et sortir et en exploiter un autre, C'est un monde. Alors souvent, c'est là où...
- Speaker #1
Des erreurs ont pu être commises par d'autres entreprises.
- Speaker #0
Et parfois, cette ambition entraîne aussi la chute de la première structure. Et ça serait dommage de transformer quand même, aujourd'hui, ce qui est une belle histoire, à quelque chose qui serait un petit peu plus triste. Donc aujourd'hui, pas d'annonce en particulier, mais de l'ambition.
- Speaker #1
Est-ce que tu aurais un podcast, une chaîne YouTube ou une émission ? un film, une série à nous recommander ? Quelque chose qui, toi, t'a marqué ?
- Speaker #0
Alors, clairement, je vais faire simple, parce que le podcast de Perceval nous a beaucoup aidés. Je vais mentionner, on avait dit que c'était en off, puisque on va faire un petit coucou à Gali sur un des premiers épisodes, si ce n'est le premier. Le premier épisode, la fiche Gauguin. Donc, Florence... de Goïmo qui avait beaucoup insisté et de recommander de travailler à la fiche Google ça m'avait marqué j'ai aussi le dirigeant de Starhead très inspirant aussi l'histoire et puis les conseils sur comment s'associer je trouvais ça très intéressant je pense que les éléments que tu as apporté et puis on en avait discuté Lors de l'anniversaire de Perceval, tu disais qu'est-ce que je pouvais apporter à mes clients de gratuit. Eh bien oui, c'est quelque chose, c'est une petite valeur ajoutée. Donc oui, je ne vais pas faire très original, mais écouter le podcast, c'est déjà bien. Qu'est-ce que j'aurais de plus personnel ?
- Speaker #1
Peut-être quelque chose que les gens qui ne soient pas très mainstream.
- Speaker #0
Alors, il y a un truc qui me vient. Pour ceux qui voudraient se lancer en restauration, regarder Cauchemar en cuisine avec Philippe Etchevest.
- Speaker #1
Parce qu'en fait, on y est, c'est ça.
- Speaker #0
On apprend un truc, surtout sur les choses qu'il ne faut absolument pas faire. C'est vraiment marrant et très rigolo à regarder. Mais oui, je me suis beaucoup inspiré de ça. Il y a, on parlait justement sur cet aspect que je ne connaissais pas le métier. Je regardais beaucoup cette émission et il y a des réflexes à prendre. Des choses, vraiment des faux pas qui reviennent. assez souvent dans ces émissions.
- Speaker #1
Et ça, ça t'a beaucoup aidé. Et donc, tu recommandes. Mais c'est parfait, c'est juste parfait. Xavier, merci beaucoup. Tu as pris... On a fait une longue émission ensemble. Mais moi, comme d'habitude, je n'ai pas vu le temps passer. Vous faites les choses super bien chez La Cantoche. Merci d'avoir... livré autant de détails sur votre histoire. Et écoute, je te souhaite le meilleur, je vous souhaite le meilleur pour la suite. C'était vraiment un plaisir de t'avoir.
- Speaker #0
Écoute, plaisir partagé. C'était un plaisir d'être là. Après deux ans, c'est super cool de pouvoir donner ces petits éléments d'histoire et même se remémorer un petit peu ce parcours. C'était sympa.
- Speaker #1
Et je précise qu'on retrouvera donc toutes tes... Tous les liens vers tes réseaux sociaux en description de l'épisode.
- Speaker #0
Et toi, merci.
- Speaker #1
Merci, Xavier. Merci beaucoup d'avoir suivi cette histoire jusqu'au bout. Vous êtes toujours plus nombreux à écouter le podcast Entreprends avec Assurance et à découvrir les anciens épisodes sur vos plateformes préférées. J'espère que vous avez aimé les sujets abordés aujourd'hui et que vous avez appris de nouvelles choses. Si vous souhaitez en savoir plus sur Xavier et la Cantoche, retrouvez tous les liens en description. Un petit abonnement au podcast ou à la chaîne YouTube de Perceval pour découvrir les prochains épisodes sera notre meilleure récompense. Chaque écoute, chaque partage et chaque avis comptent beaucoup pour nous. D'ailleurs, n'hésitez pas à laisser votre avis ou à m'envoyer vos suggestions à l'adresse guillaume-goperceval.fr. Je vous retrouve très vite pour un prochain épisode d'Entreprendre avec Assurance. En attendant, prenez soin de vous et restez curieux !