- Speaker #0
Bonjour à toutes et à tous, vous écoutez Entreprendre avec Assurance, le podcast pour découvrir les coulisses de l'entrepreneuriat. Chaque émission est l'occasion d'en apprendre plus sur l'envers du décor business, des personnalités et des sujets qui font l'actualité. Je suis Guillaume, CEO chez Perceval, l'assurance chevaleresque. Aujourd'hui, je suis ravi de recevoir Mathieu Troubet, responsable d'agence chez Trimargue. Bonjour Mathieu et bienvenue sur le podcast de Perceval.
- Speaker #1
Bonjour Guillaume, merci de me recevoir ce matin.
- Speaker #0
J'ai hâte que tu nous parles de ton parcours car je sais que ton histoire va en intéresser plus d'un. Comment vas-tu ? Comment tu te sens ?
- Speaker #1
Parfaitement bien. C'est une belle journée aujourd'hui et hâte de pouvoir échanger avec toi et partager mon parcours.
- Speaker #0
Merci d'être avec nous. Est-ce que tu peux te présenter en quelques mots et nous parler de ton parcours s'il te plaît ?
- Speaker #1
Je vais commencer. Mathieu Troubé, j'ai 37 ans. Je suis papa et je suis en couple avec Léa. J'ai trois enfants et j'ai cette responsabilité de responsable d'agence pour l'entreprise Trimargue. J'arrive d'un parcours plutôt pluriel, assez hétéroclite. J'étais en effet étudiant à l'université de Bordeaux en STAPS, c'est la fac des sports. J'étais anciennement athlète de haut niveau. dans un sport assez particulier qui est le water polo.
- Speaker #0
Le water polo, tout à fait.
- Speaker #1
On n'était pas sur des tonneaux ni avec des chevaux.
- Speaker #0
Comme les noms ne l'indiquent pas.
- Speaker #1
Voilà, et donc c'est un sport qui ressemble un petit peu au handball, dans l'eau, tout simplement.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
J'ai fait ce sport à haut niveau, j'ai joué sur des divisions assez importantes en métropole. Tu as quel âge à ce moment-là ? J'ai 20 ans.
- Speaker #0
20 ans, à peine 20 ans, d'accord.
- Speaker #1
Et donc voilà, puis après j'ai fait une transition toujours dans le sport, dans le rugby. Et c'est le rugby qui m'a permis d'accéder à mes premières expériences professionnelles.
- Speaker #0
Intéressant.
- Speaker #1
Et donc ouais, c'est assez rigolo. Je le remets dans le contexte, on est dans le sud-ouest de la France, terre de rugby de l'Ovalie, et donc les joueurs, pour les garder dans les clubs, souvent les dirigeants leur proposent un poste dans une des entreprises des dirigeants. Et c'est ce qui s'est passé pour moi, j'ai eu cette opportunité. Je l'ai saisi dans un poste au début qui n'avait rien à voir du tout avec mon parcours scolaire. J'ai commencé en tant que technicien d'installation dans le matériel audio et vidéo.
- Speaker #0
Donc dans ce studio, tu ne t'es pas trop perdu.
- Speaker #1
Le matériel est plutôt familier. J'ai commencé à tirer des câbles, percer des trous dans les murs.
- Speaker #0
D'accord, ok, ouais, ouais.
- Speaker #1
J'avais une licence master même STAPS. Et donc, j'ai commencé là-dedans, avec l'ambition du dirigeant de l'époque de l'entreprise de pouvoir monter plutôt au poste commercial. Et donc, j'ai commencé, il m'a dit, le meilleur moyen de vendre les produits, c'est de savoir les installer. De les connaître et de savoir les installer. Et donc, j'ai accepté le challenge. J'ai commencé dans cette entreprise, elle s'appelle Triax.
- Speaker #0
Elle s'appelle Triax ?
- Speaker #1
Elle existe toujours, c'est une entreprise qui est dans le sud-ouest de la France, qui est plutôt sur la façade d'Atlantique, ils sont Bordeaux, Toulouse et Caen. J'étais sur le siège à Bordeaux, j'ai commencé installateur chez eux. Je fais un gros saut dans le temps, revenir chez eux en 2018 et ouvrir une agence ici à La Réunion pour eux. Donc voilà, une histoire assez rocambolesque
- Speaker #0
On aura l'occasion d'en parler un petit peu Mais j'aimerais juste parce que donc on t'a confié un poste plutôt commercial au bout d'un petit moment si j'ai bien compris Est-ce que tu sentais que tu avais cette fibre commerciale dès le départ ? Est-ce que tu l'as toujours eu quand tu étais plus jeune si tu veux ? Ou comment c'est venu ? Comment ça s'est passé d'être lâché dans le grand bain ? Et d'avoir la responsabilité de devoir vendre, de devoir convaincre. Comment tu as vécu cette phase-là ? Est-ce que tu étais au départ, comment dire, compatible avec ce genre de métier ?
- Speaker #1
Selon toi. C'est une très bonne question, Guillaume. Et je vais revenir un petit peu dans le temps. Donc, parcours scolaire STAPS. Le départ, en fait, c'était pour devenir prof de PS. Donc j'ai passé un Dug qu'on appelle éducation motricité pour commencer à devenir prof de PS. Et en deuxième année, j'avais déjà rencontré Léa et elle me dit mais t'es pas du tout fait pour ça, c'est trop scolaire pour toi, mais t'as la fibre commerciale. En gros, tu vendrais du sable dans le désert. C'était le côté un peu commercial. Mais pas du côté, enfin, où tu as du bas goût.
- Speaker #0
Oui, d'accord.
- Speaker #1
Et donc, j'ai fait un revirement dans mon parcours scolaire en passant en fait une licence en management du sport. Donc, qui était plus orientée management et puis la vente. Et j'ai eu l'occasion en fait, en sortie de licence, d'être recruté par une enseigne nationale du sport, qui est Décathlon. Et donc, j'ai bossé tout de suite chez Décathlon sur le bassin d'Arcachon. pour la grande saison de juin, sortie de Staps, sortie de la licence, jusqu'à septembre, la rentrée scolaire. Et donc j'ai commencé cet apprentissage et cette appétence pour le commerce grâce à cette enseigne. C'est une école de la vente, parce qu'ils ont vraiment...
- Speaker #0
Il paraît, oui, j'ai déjà entendu dire que oui, ils étaient très avancés, c'était beaucoup dans la culture. chez Decathlon, au-delà d'en plus d'être son propre fabricant, je ne sais pas à l'époque, mais de matériel, de produits autour du sport, qu'il y avait vraiment une grande transversalité dans cette culture de l'amour du sport, de la vente de produits et de la formation. Est-ce que tu as été formé ou est-ce que tu as appris sur le tas dans cette période-là ?
- Speaker #1
Grâce à Decathlon, j'ai pu être formé. Parce qu'en fait, jusqu'à présent... J'avais eu quelques petites expériences de vendeur, commercial, représentant, mais c'était plutôt, on va dire, en autodidacte. Là, en rentrant dans cette grande entreprise, j'ai eu une formation, et ils ont des modules de formation de vendeurs, de responsables de rayon, et avec un tunnel de vente qui est appris, voilà, comment on peut vendre un article plus un, parce que...
- Speaker #0
C'est quoi un article plus un ?
- Speaker #1
Quand on vend un article, on va vendre dans le rayon univers haut, naturellement. Donc on va vendre un kayak. Comment on arrive à vendre la touque étanche, plus le gilet, plus la pagaie ?
- Speaker #0
Ah d'accord, la vente additionnelle.
- Speaker #1
La vente additionnelle, voilà. Et donc, comment on peut libérer le client, le parcours, le déplacement ? On en entend souvent parler dans les magasins type grande distribution ou Ikea, on dit il faut faire le labyrinthe et passer devant tous les rayons. Il y avait déjà cette expérience-là, clients qui étaient réfléchis et qui étaient écrits et pour lesquels on était formés. Donc j'ai commencé cette étape de construction de commercial déjà sur ce poste de vendeur avec une formation. méthode, on dit la méthode Auchan, ces groupes meuliers, ces décathlons. Et donc, c'était très très enrichissant.
- Speaker #0
Ça a duré combien de temps la formation, juste par curiosité ?
- Speaker #1
C'était plein de petits modules de formation, mais en gros, sur 4 mois à la fin, j'étais autonome. Ça devait se déboucher sur un CDI, ça ne s'est pas fait. Et c'est comme ça que j'ai repris mes études pour passer le master. Et au final, le club de rugby, l'étape arrive. On me dit, tiens, je te propose un poste et comme ça, tu restes dans le secteur. Voilà.
- Speaker #0
Parce que ça va être, c'est pas que ça va être dur à suivre, mais tu as fait tellement de choses. Déjà là, en quelques minutes, on a déjà un parcours bien riche. Mais bon, tu es, on peut peut-être aborder le sujet maintenant si tu veux, mais tu es passé de la Guyane. Alors après, tes bases, on va dire hexagonales, dont tu viens de nous parler, tu es passé en Guyane et pour arriver finalement à La Réunion, il y a quelques années. Comment s'est passée la transition entre le rugby et peut-être la Guyane ? Est-ce que ça s'est passé à ce moment-là et comment ça s'est passé ?
- Speaker #1
Alors oui, il y a eu en fait deux étapes. Il y a eu une étape 2011 où mon ami de l'époque qui est devenu ma femme, parce qu'on est toujours ensemble, c'est 19 ans qu'on est ensemble. Et donc... Il y a eu une étape parisienne. Il a fallu qu'on migre en région parisienne. Ça a été plutôt un crève-cœur de quitter le Sud au départ. Mais finalement, une riche opportunité. Premier poste de professeur des écoles. Elle a son concours et donc forcément, il faut migrer en région parisienne. Et donc, elle a son concours à Versailles. On migre dans le 78. Je quitte l'entreprise Triax. Je suis sur le marché du travail. 24 heures après, j'embauche dans une entreprise dont le siège est à Amiens. Et avec pour objectif non plus maintenant d'être le technicien et technico-commercial, mais là j'ai vraiment un poste de commercial. C'est opportunité saisie, j'arrive à bien vendre quand même mon CV, mon parcours, et donc j'ai un poste de commercial, pur commercial, terrain, pour toute l'île de France et le nord de la France.
- Speaker #0
Dans quel...
- Speaker #1
Dans le domaine de l'audiovisuel.
- Speaker #0
Mais plus chez Triax.
- Speaker #1
Puchet-Triax, en gros c'est un confrère, mais qui est géographiquement à l'opposé. Et donc je saisis cette opportunité, avec vraiment un poste de commercial. Avec des objectifs, avec...
- Speaker #0
Avec une équipe où tu étais en commercial solo ?
- Speaker #1
Non, on était deux commerciaux sur l'île de France. Et donc avec l'objectif d'aller chasser des nouveaux clients.
- Speaker #0
Alors, si tu permets... Je te coupe, je sais qu'il y a des étapes et je ne veux pas brûler les étapes, mais comment est-ce qu'on fait pour... Est-ce que tu as des outils ? Alors, tu as eu de la formation, tu avais déjà ce bas goût, une certaine expérience à ce moment-là. Tu te lances sur ce poste de pur commercial. Comment tu définis les gens que tu vas approcher ? Quelle était la méthode en tout cas à ce moment-là ? Comment tu as fait pour atteindre tes objectifs et satisfaire à ta mission ?
- Speaker #1
Avec du recul, je m'aperçois que j'avais une stratégie qui était décousue. Mais ça, c'est parce que maintenant, avec plusieurs années d'expérience, et puis je parlerai de ma dernière expérience actuelle là, où là j'ai vraiment une formation, on va dire que je démarre pur autodidacte. Mis à part la formation de vendeur.
- Speaker #0
Oui, que tu avais eu. Que j'avais eu,
- Speaker #1
je n'ai pas de formation. On me dit, voilà, aujourd'hui, tu as une zone géographique, et puis en gros, feu.
- Speaker #0
Mais ça veut dire quoi ?
- Speaker #1
Donc je remets dans le contexte, j'ai la vingtaine passée, j'ai plein d'énergie, et donc je capitalise là-dessus, je capitalise sur deux sujets, mon expertise technique, et mon surplus d'énergie. Et c'est grâce à ça, en fait, et sans formation, sans fil conducteur, et je capitalise vraiment à fond dessus. Et les deux cumulés font que finalement, j'ai des performances qui sont... Alors,
- Speaker #0
je n'en doute pas. Excellent. Mais comment tu trouves tes clients ? Comment tu vas les chercher ?
- Speaker #1
Le sujet numéro un, ça a été, je répondais à tous les appels d'offres.
- Speaker #0
D'accord. Donc, j'avais... l'absence.
- Speaker #1
J'avais acquis une expertise de réponse et puis j'ai peaufiné les mémoires techniques, les réponses.
- Speaker #0
Ce n'est pas évident de répondre à un appel d'offre et de faire une offre qui peut être retenue potentiellement.
- Speaker #1
C'est ça. Puis j'ai appris un langage technique parce que ce n'est pas le tout d'avoir une expertise technique, mais on parle de CCTP. Donc, c'est l'écosystème technique et particulière. On parle de DCE, dossier de consultation des entreprises. Donc tout ça, j'ai absorbé ce langage et j'ai appris. Alors j'ai fait des erreurs, les premiers, je me suis vautré complètement. Oui, très bien, on démarre quelque part. Mais en fait, j'avais tellement mis en place une rigueur.
- Speaker #0
Moi qui te connais un peu, c'est l'une de tes qualités, c'est vraiment ce côté rigoureux.
- Speaker #1
Et donc j'avais vraiment mis en place une rigueur de réponse, un canevas de réponse avec des mémoires techniques qui répondaient point par point. point à toutes les demandes et les exigences techniques. Et c'est ce qui a fait la différence. Après, il y avait le tarif, forcément, parce que on est sur du marché public. Mais donc, ça m'a permis d'avoir un volume d'affaires qui rentrait. Et après, il y avait cette chance, et que la boîte existait quand même depuis un certain nombre d'années. L'entreprise, elle s'appelait PJD Audiovisuel, je les salue. PJD Audiovisuel à Amiens, donc avec déjà... un historique de clients et donc il fallait rassurer les clients, être présent sur le terrain. Ce qui faisait la différence, c'était l'énergie, la présence sur le terrain et puis cette expertise technique que j'arrivais à retranscrire de manière écrite dans une réponse de mémoire technique.
- Speaker #0
Ok, donc les appels off, c'était le tremplin, c'est ce qui t'a permis de faire du volume, si je peux dire ça comme ça. Ces appels off étaient destinés à quel type de clients ? C'était des institutionnels ? En général, marché public ? Ce sont les institutionnels, mais qui étaient vos clients ? Je ne sais pas, des salles de spectacle ?
- Speaker #1
On avait différentes typologies de clients. En effet, il y avait beaucoup de comptes publics. Dans les comptes publics, comme j'étais sur la région parisienne, j'avais la chance d'avoir les appels d'offres liés au ministère. Donc à l'époque, j'ai réussi quand même à rentrer au ministère de l'Agriculture, au ministère de la Santé. Ça, c'était les deux gros sur lesquels j'avais réussi à rentrer. Et puis, il y avait toutes les grandes universités prestigieuses. Alors, on avait la chance de travailler avec des grandes écoles, notamment les écoles de commerce, ESCP Europe. Et moi, je m'étais mis comme objectif. Alors, je raconte l'anecdote, elle est assez sympathique. J'habite Versailles. Il faut bien se dire, c'est dans l'ouest parisien.
- Speaker #0
C'est quoi ? C'est les Yvelines ?
- Speaker #1
Les Yvelines, oui, dans le 78. Et donc, j'habite Versailles. Et quasiment tous les jours, je suis sur Paris. Et donc, je vais notamment sur la place de l'étoile. Et donc, je passe tous les jours devant l'université Paris-Dauphine. L'université Paris-Dauphine, c'est l'ancien siège de l'OTAN. Ah,
- Speaker #0
ok.
- Speaker #1
C'est l'ancien siège de l'OTAN. Et donc, tous les jours, je passe devant et je me dis, un jour, ça sera mes clients. Ça,
- Speaker #0
c'est la détermination.
- Speaker #1
Ce fut mes clients. J'ai réussi à rentrer dans cette université prestigieuse. C'était sur un... quelques salles de cours. C'est gigantesque, il y a des pôles exceptionnels et j'ai réussi à rentrer, à me faire connaître, à être challenger et à remporter une petite consultation. Mais j'ai réussi mon pari. J'ai appris des années plus tard qu'ils avaient continué l'entreprise. à faire perdurer ce client et donc j'en étais plutôt content. Donc voilà, ça c'était les petits challenges que je me fixais moi-même, mais c'était plutôt intrinsèque. C'est moi qui me fixais mes objectifs indirectement. De, il faut que je fasse plus. Puis comme j'ai cette jeunesse, cette insouciance et ce surplus d'énergie, moi je vais taper partout. Je fais beaucoup plus d'heures que nécessaire, en tout cas que prévu. Je compte pas. mes heures, je suis partout, je suis sur la route et donc peut-être un peu décousu je pense qu'avec du recul j'aurais pu faire beaucoup plus et beaucoup mieux mais plus efficace moins à moins disperser l'énergie. Exactement.
- Speaker #0
Est-ce que tu estimes que tu étais justement rémunéré pour ta mission ?
- Speaker #1
Oui je vais dire un grand oui parce que j'ai toujours mis en balance en fait aussi le capital apprentissage qui ne se valorise pas en tant que tel Merci.
- Speaker #0
C'est très bien vu. Oui, oui.
- Speaker #1
Voilà. Donc, je n'ai pas de regrets. Après, encore une fois, oui, on aimerait toujours être mieux payé. Ça, c'est indéniable. Et puis, un commercial qui dit qu'il est suffisamment payé...
- Speaker #0
Oui, il y a quelque chose qui cloche.
- Speaker #1
Il y a un truc qui... On aime l'argent, généralement. Oui,
- Speaker #0
mais bien sûr.
- Speaker #1
C'est soit on aime la notoriété, soit on aime l'argent. Voilà. Maintenant, oui, moi, je pense que j'avais été suffisamment rémunéré et surtout, j'ai capitalisé énormément d'expériences qui m'ont construit, en fait, l'homme que je suis aujourd'hui. Aujourd'hui, je ne regrette absolument pas et au contraire, toute l'expérience que j'ai accumulée, plus les erreurs que j'ai faites à l'époque, me servent aujourd'hui de ne pas les refaire et de gagner encore mieux ma vie en étant plus efficient, plus efficace et en étant moins décousu à aujourd'hui.
- Speaker #0
Très bien. Et alors du coup, comment se termine cette aventure et comment s'opère la transition vers la suite ?
- Speaker #1
Tu me tends une perche parfaite.
- Speaker #0
Oui, je suis là pour toi.
- Speaker #1
On est en 2013. J'ai fait deux ans en région parisienne. En 2013, je performe. Je ne vais pas dire au sommet. On n'est jamais au sommet. Mais je suis au top. Je couvre 17 départements. J'arrive sur le million d'euros de chiffre d'affaires apporté à la boîte. Donc oui, content. Et là, mutation de l'EA. Alors, mutation volontaire. Demande volontaire. On avait demandé l'ensemble des dom-toms. Mais en se disant, on ne l'aura jamais. Et dedans, il y a la Guyane. Et donc, la Guyane, quand on la demande, on l'a.
- Speaker #0
D'accord. Il n'y avait peut-être pas grand monde qui était partant. Enfin, ce n'était pas très prisé, on va dire.
- Speaker #1
Alors là, c'est un choc. Clairement, je pars du principe où on était dans une vie plutôt feutrée, vers la liaise. On venait d'acheter notre premier appartement. Et puis là, on doit partir en Guyane.
- Speaker #0
L'opération se passe en combien de temps ? Vous avez combien de temps pour vous retourner ?
- Speaker #1
On a trois mois.
- Speaker #0
Trois mois. Oui, ça peut paraître long, mais en fait, c'est sûrement un petit peu court. Il y a des enfants à ce moment-là ?
- Speaker #1
Il n'y a pas d'enfants.
- Speaker #0
Pour le moment, ok.
- Speaker #1
Voilà. Et donc, moi, premier réflexe, c'est que je tape Guyane. Et surtout, on apprend la ville Saint-Laurent-du-Maroni. Saint-Laurent-du-Maroni. Saint-Laurent-du-Maroni, à la frontière du Suriname. Et donc, on sait qu'elle va être là-bas. réflexe, je vais sur Google,
- Speaker #0
je tape Saint-Laurent-du-Maroni,
- Speaker #1
je vais dans images, et à l'époque, je redis, on est en 2013, les premières images que je vois, c'est de la latérite.
- Speaker #0
De la latérite ?
- Speaker #1
De la terre rouge, la plâtue. Ok,
- Speaker #0
ok. Est-ce que tout le monde n'est pas géologue ? Pardon,
- Speaker #1
pardon, pardon. Et donc, je vois des images de forêt, je vois des images, c'est un peu roots.
- Speaker #0
C'est comme ça, en tout cas, que moi, je me représente la Guyane, une terre vraiment très sauvage, finalement.
- Speaker #1
Et je me mets à pleurer.
- Speaker #0
Sérieux ?
- Speaker #1
Ah oui.
- Speaker #0
Mais de quoi ? De pêche ? Oui,
- Speaker #1
de pêche. Je me dis, mais en fait, vers où on va ? Alors, rassuré quand même, parce que Léa, elle y avait vécu étant petite. Elle avait également un regard qui était plutôt rassurant, en me disant, mais ça va être super. Et puis, indirectement, il y a ce goût de l'aventure. Parce que, 25 ans, quoi. on se dit, bon, allez, de toute façon, à feu, quoi. Donc, je démissionne. Je démissionne. Là, c'est...
- Speaker #0
Quand tu appuies sur le bouton démission, il doit y avoir une petite goutte de transpiration qui coule le long du fond.
- Speaker #1
C'est ça. Il y a peu de gens qui savent que je parte. J'ai eu une opportunité et un concours de circonstances énorme. C'est qu'un de mes fournisseurs de l'époque... transfert en fait mon cv en tout cas ma pseudo candidature j'ai pas candidaté mais en tout cas mon profil voilà ok il transfère mon profil à une énorme entreprise qui est basée en guyane qui travaille dans le même univers dans l'audiovisuel Et donc, je reçois un coup de téléphone un jour pour me dire, Monsieur Troubé, vous partez en Guyane, j'aimerais vous rencontrer. Et donc, j'ai cette opportunité, le siège de l'entreprise est à Gennevilliers. Donc, on n'est pas encore parti, que j'ai déjà en fait un entretien pour un poste qui m'attend en fait en Guyane. Alors,
- Speaker #0
ça c'est un peu le fil rouge de ta carrière, si je peux dire. C'est que, la tueuse, mais c'est, tu vois, quand les histoires sont belles et à raison d'ailleurs, parce que tu l'as mérité tout ça. Enfin, au moment où il faut, voilà, on fait les choses. Et on est récompensé, donc le travail paye, pour dire ça plus simplement. Tu te prends au siège de cette boîte à Gennevilliers ? Oui,
- Speaker #1
à Gennevilliers, je rencontre... Bah en fait, pareil, je suis reçu...
- Speaker #0
Tu avais déjà démissionné là ?
- Speaker #1
Alors, je suis dans la période où j'ai posé ma démission, et j'ai toujours la période, là, on a toujours... Oui, j'avais prévenu suffisamment à l'avance, parce que j'ai toujours été très club, en fait. Très transparent. Oui, et puis voilà, bah... Puis pareil, c'était un crève-cœur. Clairement, j'étais bien dans la boîte, je performais, je gagnais bien ma vie. Donc, il n'y avait pas de raison, en fait. Il n'y avait pas de signaux.
- Speaker #0
Il n'y avait pas de raison objective.
- Speaker #1
Je préviens l'entreprise que je vais partir.
- Speaker #0
Pour prendre de projets de vie.
- Speaker #1
Maintenant, toutes ces opportunités, en fait, c'est grâce à elle. Parce que quand on y réfléchit, le départ en région parisienne et l'opportunité de sauter un cran et de légitimer un poste de commercial, c'est grâce à son poste. en région parisienne. Le fait de traverser l'Atlantique, d'aller en Guyane, c'est grâce à sa mutation. Le fait qu'elle ait un peu bousculé, en fait, moi je serais resté dans mon sud-ouest. Donc voilà, je suis plutôt reconnaissant de ça et c'est grâce à elle plutôt qu'à cause d'elle. Je préfère faire ce parallèle. Donc voilà, on entretient un jeune villier avec la DRH, avec le responsable.
- Speaker #0
Ça part assez vite, j'ai l'impression. Oui,
- Speaker #1
ça va vite, ça se bouscule. Il y a un alignement des planètes quand même. Oui, il y a l'alignement des planètes, mais ça se bouscule. Je ne sais pas trop. Moi, je connais cette boîte, cette entreprise. C'est le groupe Vidélio, qui est le leader en France. À l'époque, il y avait 16 agents. Je ne connais pas du tout. C'est un énorme groupe. Il y avait 2000 collaborateurs, 2000, 2500 collaborateurs. Ils étaient sur trois fuseaux horaires, ils étaient aux Antilles, ils étaient sur Miami, sur Shanghai, sur la Guyane, plus en métropole. Donc c'est vraiment, c'est le mastodonte. Et pour moi, c'était l'entreprise où presque tout le monde dans l'audiovisuel rêve de rentrer dans cette entreprise. Là, j'ai cette opportunité, ils me contactent, je fais les entretiens, ça match. Et en gros, ils me proposent tout de suite, avant même que je sois sur le territoire de la Guyane, un contrat. Le contrat, il est où ? Et là, c'est là où c'est... C'est exceptionnel, il est en fait sur leur base et ils sont sur le centre spatial.
- Speaker #0
Ah, j'espérais qu'on parle de ça.
- Speaker #1
Yes, et là, waouh, je vais travailler avec le but de développer Vidélio Guyane, qui existait par l'activité au centre spatial, mais qui n'existait pas trop sur le territoire de la Guyane. Donc moi, le but, c'est de faire rayonner Vidélio Guyane en Guyane.
- Speaker #0
La boîte Vidélio Guyane, elle existe déjà ? Elle est basée sur le centre spatial, donc physiquement très proche du site des lancements d'Ariane, etc. C'est ça. Mais son activité à ce stade, c'est qu'en gros, elle fournit le centre spatial ?
- Speaker #1
Alors, je vais être très clair. Aujourd'hui, l'activité, enfin, à l'époque, l'activité de Vidélio était en tant qu'industriel du centre spatial, donc avec une activité qui était, il y avait plus d'une vingtaine de personnes qui étaient dédiées. autour du monde de l'optique et de la vidéo. Donc, il y a eu des photographes, avec des vidéastes, avec des techniciens qui allaient installer du matériel. Parce qu'autour du monde de l'audiovisuel, il y a les salles de visio, mais il y a également les moyens de captation, les prises de photos, avec toute une activité qui était vraiment très plurielle, très variée. Ça allait de la vidéosurveillance du centre spatial, l'installation de ce matériel, jusqu'à l'exploitation. plus le suivi des trajectoires quand il y avait des tirs, parce qu'il y avait trois lanceurs à l'époque. Il y avait un lanceur européen qu'on connaît tous, c'est Ariane, maintenant qui est dans sa version 6, mais moi c'était la version Ariane 5. Il y avait le petit lanceur européen qui s'appelait Vega, qui est la taille des boosters d'Ariane. Et puis il y avait le lanceur russe Soyuz.
- Speaker #0
C'est vrai que Soyuz tirait depuis la Guyane aussi.
- Speaker #1
Exactement, depuis le site de Cinemarie. Donc toute cette activité, moi je ne connais pas du tout. Et je découvre, en fait, en arrivant sur le territoire, cette activité avec des yeux d'enfant. Parce que, oui, j'ai eu l'opportunité, je peux le dire, j'avais hyper brillé les yeux de certains peut-être, j'ai eu l'opportunité d'être à quelques dizaines de mètres de Ariane 5 à l'époque.
- Speaker #0
C'est de très gigantesque.
- Speaker #1
C'est monstrueux.
- Speaker #0
Je pense qu'on se rend, évidemment, on ne se rend pas compte, mais c'est, ouais, puis dans ce décor là-bas, c'est quand même extraordinaire.
- Speaker #1
Il faut se mettre en tête, il y a une pépite de technologie qui est au milieu d'une faune sauvage, clairement.
- Speaker #0
Ce contrat, moi je le trouve fou. Il y a beaucoup de monde en Guyane à ce moment-là, il y a combien d'habitants ? Est-ce que tu peux parler vraiment quelques mots ?
- Speaker #1
Le territoire de la Guyane, alors je...
- Speaker #0
Le territoire est gigantesque, ça c'est évident.
- Speaker #1
C'est la taille du Portugal Benelux, il faut quand même se rendre compte. En superficie, c'est un quart de la France. métropolitaine hexagonale. En termes de nombre d'habitants, je crois que c'est 400 000 habitants. Donc c'est assez peu peuplé par rapport à la taille. Par contre, il y a une densité, c'est sur les vents littorales, clairement, avec trois grosses villes, trois grosses communes. La capitale, qui est Cayenne, et c'est bien une île. Cayenne est une île.
- Speaker #0
Cayenne est une île ?
- Speaker #1
Exactement. C'est pour ça qu'on dit l'île de la Guyane, mais en fait c'est l'île de Cayenne, elle est entourée d'eau. Et par définition... Quand un territoire est entouré d'eau, c'est une île. Donc la ville de Cayenne est sur une île. Il y a le centre spatial qui est à Kourou. Et puis après, il y a une autre ville qui est en pleine croissance. J'en parle avec beaucoup. Je fais un gros clin d'œil au Saint-Laurenté, Saint-Laurent-du-Maroni, qui est complètement à l'ouest, à la frontière du Suriname, avec tout plein de paradoxes. C'est une ville où il y a une frontière qui est un fleuve. Mais finalement, il y a des populations qui passent le fleuve quotidiennement, même. Tout le temps. Normalement, on sort de l'espace européen. En traversant le fleuve, on est hors Union européenne, puisque la Guyane est le seul territoire européen ancré en Amérique du Sud. Donc c'est quand même assez exceptionnel pour le remarquer. On est entouré de forêts amazoniennes. Il y a à l'est, au sud-est même, il y a le Brésil, qui borde complètement la Guyane. Et puis au nord, le plateau des trois Guyanes, qui sont le Suriname, qui est l'ancienne Guyane hollandaise. Il y a le Guyana, qui est l'ancienne Guyane britannique. Et puis la Guyane française, c'est ce qu'on appelle le plateau des Trois-Guyanes. Et donc voilà, territoire paradoxal avec une densité de population qui est plutôt bordée sur la bande littorale. Et puis avec un paradoxe avec des populations autochtones. Il y a des Amérindiens, c'est le peuple primaire. Et donc je découvre tout ça, moi, en fait. Je découvre tout ça, c'est un choc, là, 2013. Je débarque à Saint-Laurent-du-Maroni, il y a des Noirs marrons, c'est les Bouchiningais. Il y a des Amérindiens avec des villages qui ont leur propre pouvoir décisionnel. Il y a des capitaines de village qui ont pratiquement autorité sur le maire. C'est un truc paradoxal.
- Speaker #0
Oui, c'est très spécial.
- Speaker #1
Et autour de ça, un écrin de technologie qui est le centre spatial, qui est le poumon économique du territoire. Et donc, cette activité où ma mission, c'est de développer. Et d'essayer de trouver...
- Speaker #0
Alors des clients autres peut-être que le centre spatial.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Alors attends, juste avant qu'on parle de ça, à quoi ressemble la vie en Guyane à ce moment-là ? La ville, à quoi est-ce qu'elle ressemble ? La vie en elle-même ? Est-ce que c'est une vie qui est douce ? Est-ce que c'est une vie où il y a beaucoup de déplacements ? Parce que les distances sont grandes ? Comment vous vivez... Toi et ta compagne Léa, comment vous vivez le quotidien en Guyane ?
- Speaker #1
Tu l'as bien souligné, c'est un territoire qui est vaste, donc beaucoup de déplacements pour ma part en tout cas. Léa, elle vit sur Saint-Laurent-du-Maroni, nous on vit à Saint-Laurent-du-Maroni, là où elle a son école. Et donc la ville à quoi elle ressemble, c'est les tropiques. déjà, il faut se mettre dans la moiteur et la chaleur qui est constante et permanente. Contrairement, on va dire, au territoire antillais ou même à la Réunion où on a un climat qui est tropical.
- Speaker #0
Oui, mais il y a quand même un hiver austral, un été austral.
- Speaker #1
Là, il y a deux saisons. C'est la saison des pluies et la saison sèche.
- Speaker #0
D'accord. J'ai vu que tu allais dire la saison des pluies et la saison des pluies.
- Speaker #1
On aurait presque pu dire ça. Saison des pluies, saison sèche, mais avec, en gros, c'est le... La température,
- Speaker #0
combien ?
- Speaker #1
Ben 30 ! 35 en permanence.
- Speaker #0
En permanence.
- Speaker #1
Il n'y a pas trop d'écart. C'est ça qui est pesant en fait. Et avec du recul en fait, et j'ai beaucoup échangé avec d'autres personnes, c'est dur de vivre en Guyane parce que si je fais le parallèle et j'image avec une cocotte minute, on est tout le temps sous pression par cette chaleur constante. Et si on ne va pas se rafraîchir les idées, en sortant du territoire, en allant peut-être un peu aux Antilles, où de temps en temps, nous, les premières années, on rentrait quand même régulièrement en métropole, en hexagone, pour abaisser un peu cette température, le corps, en fait, on s'aperçoit que... Il mord un peu, c'est dur. Le climat pèse et joue un peu sur l'humeur. On est tout le temps sous pression. Et donc, on s'en est rendu compte rapidement et on avait besoin de s'ébouffer d'oxygène. Donc, ça a été cinq années de 2013 à 2018 en Guyane. Cinq années où on a beaucoup voyagé pour essayer aussi de s'aérer et de baisser cette pression. Parce que c'est dur. Vivre en Guyane, c'est dur. Par contre, c'est exceptionnel.
- Speaker #0
Est-ce que les gens sont gentils en Guyane ? Oui,
- Speaker #1
j'ai dit un grand oui. Les gens sont gentils et c'est un territoire qui est très paradoxal. C'est qu'il y a des cultures, quand je dis des cultures, c'est des peuples différents. Il va y avoir des Brésiliens, il va y avoir des Surinamais, il va y avoir des peuples autochtones qui sont les Amérindiens. Il va y avoir différentes tribus amérindiennes et différentes tribus bouchinangaises. Il va y avoir les Djukas, les Alukous. Et donc avec des dialectes et des...
- Speaker #0
Des cultures, on pourrait dire, différentes. Oui,
- Speaker #1
des cultures qui s'assemblent et à la fois qui sont différentes. Puis il y a la culture antillaise, créole. Il y a la culture créole-guyanèse. Et donc, c'est un mélange, c'est vraiment un melting pot. Et c'est là où le parallèle avec l'île de la Réunion, il est assez sympathique. C'est que ça se rejoint. Après, avec aussi un climat, on est en Amérique du Sud. Avec un climat de violence.
- Speaker #0
Ah, ok.
- Speaker #1
Voilà.
- Speaker #0
En dehors de la Guyane ou même juste sur le territoire ?
- Speaker #1
Du fait de cette situation géographique où, je le redis, on est en Guyane sur un territoire européen avec tous les avantages qu'on peut avoir. On est sur un territoire européen français qui attire. Et tout autour, il y a la pauvreté, il y a la misère, le Brésil notamment. Et il ne faut pas oublier, le territoire de la Guyane, c'est un territoire qui est très riche.
- Speaker #0
Ah oui, très riche en minerais.
- Speaker #1
Il y a de l'or. Et en effet, c'est une plateforme également, le plateau des Trois-Guyannes, on n'est pas très loin de la Colombie, du Venezuela, avec tous les méfaits qu'il peut y avoir dans ces régions. Le vol Cayenne-Paris est surnommé Air Cocaine.
- Speaker #0
D'accord. Revenons-en au business et à ta mission à ce moment-là. Tu y restais 5 ans, tu nous as dit 2013-2018.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Comment ça se passe ?
- Speaker #1
Ma mission, c'est de développer le business sur tout le territoire. Et il y a eu une période qui a été charnière pour moi, et j'en parle avec beaucoup d'émotion, mais la bonne émotion, 2014. Donc on vient d'arriver, on est débarqué en juillet 2013, donc pile un an après notre arrivée, donc le temps de s'installer et de bien découvrir le territoire, j'ai eu une opportunité exceptionnelle. c'est de remporter un marché qui est lié à la Coupe du Monde de football. En Guyane, il y a eu un marché pour pouvoir installer des moyens de diffusion de la Coupe du Monde sur les territoires les plus isolés de Guyane.
- Speaker #0
Ok, je vois le délire. D'accord. Comment faire profiter du spectacle de la Coupe du Monde, des territoires...
- Speaker #1
Il y avait eu en fait en 98, le président... Jacques Chirac avait dit que la Coupe du Monde étant en France, l'ensemble des territoires de France et de Navarre auront accès à la Coupe du Monde. Quid de la Guyane ? À l'époque, déjà en Guyane, ils avaient déjà diffusé la Coupe du Monde sur ces territoires et ces peuples qui sont très isolés, souvent sans électricité.
- Speaker #0
J'imagine, oui.
- Speaker #1
Et donc là, rebelote, la Coupe du Monde à l'époque 2014, elle est au Brésil, sur le pays voisin. Donc... il y a une consultation de la région pour aller diffuser ça. A l'époque, on m'interdit de répondre à ce marché public.
- Speaker #0
Pourquoi ?
- Speaker #1
Qui et pourquoi ? La direction parisienne me dit « mais non, c'est compliqué, ça va être impossible, mais tu ne te rends pas compte » .
- Speaker #0
Assumer la mission, remporter l'appel d'offres, c'est une chose, mais après, il faut faire l'autre job.
- Speaker #1
L'arrogance de la jeunesse fait que… La fougue de la jeunesse. Oui, il y avait un peu de défiance aussi, je pense. Et donc, je dis, non, en fait, moi, j'y réponds. Ma mission, c'est de développer. Je me dois de répondre à ce marché. Je réponds à ce marché-là. Je le gagne. Et donc, maintenant, il faut le déployer. Le déploiement, il s'est passé en trois moyens. Il y a eu le moyen aérien, avion, parce qu'il a fallu se déplacer sur certains sites en avion, avec le fret, etc.
- Speaker #0
Tu avais calculé tous ces coûts ?
- Speaker #1
On avait tout calculé en amont, etc. Vous, j'ai quoi ? un peu en mode furieux j'avais appelé les compagnies aériennes locales Air Guyane à l'époque j'avais appelé des pierroguets il faut quand même se rendre compte que tout ça c'était ça qui était un peu fou c'est que quand on va demander à un pierroguet une facture oui il rigole voilà et donc il a fallu aller sur certains territoires en pierrogue en hélicoptère.
- Speaker #0
Avion hélico-chirogue.
- Speaker #1
Tout ça, et puis aller sur des sites. Avant d'aller sur certains territoires, autorisation du préfet avec certificat médical de non-contagion pour éviter de véhiculer des maladies en tant qu'Européens. Il a fallu passer un examen médical. C'était exceptionnel. Tout ça pour dire en fait c'est un peu J'ai eu cette opportunité d'aller sur des territoires où je pense qu'on est une grosse centaine à y avoir été, en tant qu'Européens. Et donc, notamment un territoire, la ville, elle s'appelle Troisseau. Petit village, ce n'est même pas une ville, c'est un village. Village de Troisseau, pour aller en Pierog, c'est plusieurs jours. Si on doit remonter le fleuve. Et donc, voilà, territoire ultra isolé. Au milieu de la Guyane également, c'est un peu plus accessible. Maintenant, il y a une piste, mais pareil, piste en latérite, en terre battue. J'ai eu la chance, Marie-Pasoula, c'est des territoires exotiques, Antekumpata. Ce sont des villes qui sont assez magiques. Là, tu es pieds nus et tu oublies tous les codes européens. J'ai eu cette chance de découvrir le territoire de la Guyane dans sa profondeur, dans la profondeur du territoire. Et donc, voilà. Donc ça, c'était vraiment génial. 2014, ça a été vraiment le déclic. Je me suis dit, mais vraiment, le territoire est super chouette. C'était vraiment chouette.
- Speaker #0
Vous, vous n'êtes plus en Guyane.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #0
Alors, pourquoi on quitte un endroit qu'on...
- Speaker #1
La famille s'agrandit. Notre fils aîné, qui s'appelle Noah, il est né à Saint-Laurent-du-Maroni. Et donc, on a fait ce choix. Pareil, concours de circonstances, une opportunité exceptionnelle. Léa, elle a l'opportunité... de postuler à La Réunion, qui était pour nous le Graal des Dom-Tom, territoire le plus développé en termes de départements d'outre-mer. Et donc, vous ne connaissiez pas du tout La Réunion ?
- Speaker #0
Jamais mis un pied ?
- Speaker #1
On connaissait par Instagram et
- Speaker #0
Google. C'est déjà quelque chose, mais bon, c'est vrai que ce n'est pas aussi bien que quand on y est.
- Speaker #1
C'est ça. Et donc, 2018, paf, on débarque à La Réunion, avec tout ce background de la Guyane.
- Speaker #0
Re-démission pour toi ? Ou comment se passe la transition professionnelle ?
- Speaker #1
Exactement. En fait, je quitte le territoire, en effet. Concours de circonstances...
- Speaker #0
Heureux ?
- Speaker #1
Heureux, c'est qu'au centre spatial, un de mes collaborateurs connaissait une connaissance dans l'audiovisuel qui vivait à La Réunion. On s'est mis en contact. Et puis au final, l'effet waouh fait que ça a matché direct. Et donc j'ai l'opportunité d'implanter une activité. Je rencontre Vincent Paban, qui est toujours sur le territoire de La Réunion, et qui me dit à l'époque qu'il était à peu près le seul installateur de matériel audiovisuel et il se lançait dans une activité plutôt de prescription, donc d'assistant. d'ouvrage. Et donc, il ne pouvait pas être jugé parti. C'était compliqué. Et il y avait une demande sur le territoire de la Réunion en 2018, d'avoir un intégrateur plutôt costaud, qui puisse être en capacité de prendre des marchés et d'être installé sur le territoire avec une équipe locale. Et donc, naturellement, l'idée me vient de contacter Triax.
- Speaker #0
Et oui, un petit retour aux sources.
- Speaker #1
Retour, et puis juste retour, en fait. Parce que c'est eux qui m'ont donné l'opportunité. Et naturellement, je voyais l'opportunité de leur proposer en tout cas ce projet, de venir s'installer à La Réunion et de piloter ça.
- Speaker #0
La Triax n'existe tout simplement pas à La Réunion physiquement. Exactement. Comment tu t'organises ? Comment tu choisis la ville dans laquelle tu veux t'implanter ? Je veux tout savoir.
- Speaker #1
Tu vas tout savoir.
- Speaker #0
Allez.
- Speaker #1
On débarque à La Réunion dans l'Est, à Saint-André. Ça c'était la condition, le rectorat impose à Léa, c'était le Nord. Et où l'Est ? Et finalement, en discutant avec les gens, ils nous disent, mais l'Est, pourquoi ? Quand on réfléchit à notre parcours, en fait, l'Est est souvent décrié, c'est humide, l'épais jugelé qu'on peut avoir sur l'Est de la Réunion. Mais quand on réfléchit à notre parcours de vie, nous on arrive de Guyane, donc la pluie, on connaît. Le territoire vert, ça ne nous pose pas de problème, au contraire. et voir un territoire trop bétonné. Alors après, nous, le nord, par exemple, ce n'était pas pensable pour nous d'aller dans le nord. Donc, quand on nous a dit dans l'est, on a regardé comment c'était dans l'est. Finalement, en fait, ça ressemblait un petit peu, alors en plus développé, mais à notre Guyane. Et donc, on avait un ancrage un petit peu plus facile à venir dans l'est. Donc, voilà, on débarque dans l'est. Comment je m'organise ? Tout simplement... Comme beaucoup souvent ont fait, il y en a, ils ont commencé dans leur garage. Moi, j'ai commencé dans mon salon. Et donc, au démarrage, il faut tout faire. C'est-à-dire qu'il faut aller prospecter, il faut aller installer le matériel, il faut faire les devis, il faut suivre. Et donc, oui, au départ, je fais tout ça.
- Speaker #0
Tu es seul, tout seul avec toi-même ? Tout seul.
- Speaker #1
Tu trouves des clients,
- Speaker #0
tu prospectes. C'est pareil, il y a plein de choses à dire, mais on ne peut pas. Sinon, l'émission va faire 4 heures. Mais tu prospectes, tu arrives à convaincre des personnes, tu appelles Triax qui t'envoie de la marchandise.
- Speaker #1
C'est ça. En fait, ils sont mon pôle logistique.
- Speaker #0
D'accord. Directement chez le client ou la marchandise fait un stop chez toi dans ton salon ?
- Speaker #1
Il a fallu organiser ça. C'était une activité qui était nouvelle pour eux, qui est liée au transit, qui est liée aux frettes. Et donc, moi, tout ça, j'avais déjà goûté à ça depuis la Guyane. Donc, c'était un petit peu plus facile. On parlait d'octroi de mer, on parlait de... toutes ces problématiques de coût d'approche, de coût d'approche. C'est des choses qui, pour l'entreprise Triax en métropole, c'était un langage étranger.
- Speaker #0
Nouveau, en tout cas.
- Speaker #1
Nouveau. Moi, j'étais un petit peu aguerri, mais je n'étais pas chevronné là-dedans. Donc, on a appris ensemble. On a grandi sur ce projet-là. Ce projet, en fait, au démarrage, quand il y a du matériel, il faut consolider une palette, le faire livrer. Alors comment ? En aérien, en maritime, en fonction d'eux. Et puis après, il faut le faire livrer à un endroit, et puis il faut le réceptionner. Et donc, rapidement, il s'est posé la problématique d'avoir des locaux. Parce qu'il faut stocker, et puis oui, ma femme, elle est gentille, mais stocker dans un salon, c'est la limite. Voilà, et donc... Rapidement, on a trouvé un local avec des rencontres d'opportunités. On en parlera un petit peu plus tard. J'ai démarré Zone de la Marre en soulouant un bureau de 20 mètres carrés qui me servait de stock, qui me servait de bureau pour recevoir les clients et surtout pour me poser, pour faire des devis, gérer l'administratif, etc. L'activité a démarré comme ça, très humblement, mais elle a explosé. En 6 à 8 mois, on était déjà sur des chiffres d'affaires. qui était à 6 chiffres. Il y avait déjà 600-700 000 euros de chiffre d'affaires qui étaient réalisés par des consultations publiques que je remportais. Oui,
- Speaker #0
c'est un truc également à ta spécialité.
- Speaker #1
C'était ma petite patte, c'était ça, ma petite marotte. Je continuais à améliorer mes réponses aux appels d'offres et donc, en étant pertinent, avec des mémoires techniques qui étaient très solides, j'avais les meilleures notes techniques et puis des bons prix. Et donc, j'avais cette chance d'avoir... Une entreprise de métropole qui avait des volumes d'achats qui étaient déjà conséquents. La boîte faisait 7 millions. C'était quand même un beau groupe. Trois agences en métropole, plus celle de La Réunion, c'était solide. Et donc, on a grandi. J'accélère le temps parce que sinon, on en parlerait des heures. Mais jusqu'en... En 2025, l'entreprise a grandi.
- Speaker #0
Après, tu as dû trouver des nouveaux locaux.
- Speaker #1
Il a dû trouver des nouveaux locaux. Alors, on a eu des étapes. On a trouvé une maison qu'on a transformée en agence et puis après un hangar. Donc voilà, l'agence... C'est pareil,
- Speaker #0
tu vas sourcer ça tout seul. Tu prends ta voiture, tu passes des coups de fil, tu discutes avec des gens.
- Speaker #1
Le réseau, et puis les échanges, et puis tiens, il y a une opportunité. Puis à la réunion, on te bouche à oreille. Ça fonctionne très bien. Ça fonctionne très très bien, oui.
- Speaker #0
Il a fait que tu montes une équipe aussi. Ça, c'est pareil. On parle d'entrepreneuriat, d'entrepreneur sans en être un, alors qu'en fait, c'est exactement ce genre de partie de la mission. Mais voilà, monter une équipe, tu avais déjà eu... Tu avais déjà une expérience de recrutement ? C'est toi qui les as recrutés j'imagine ?
- Speaker #1
Alors l'expérience de recrutement en tant que tel, non, j'étais toujours de l'autre côté. Et là je me confond à gérer de la RH, mais de zéro. C'est-à-dire que oui, on est fou de faire passer les entretiens, au démarrage avec pas forcément de tram. Et donc comment on fait ? J'ai cette capacité, on va dire, au didacte, aussi de me documenter, d'aller regarder des tutos, clairement. Il y a des choses qui sont hyper bien faites. Puis demander surtout à des pairs, tiens, je dois recruter, est-ce que tu peux m'aider ? Et donc, j'ai cette opportunité avec, je tiens à le saluer, David Barrault. David Barrault, à l'époque, était directeur de Tetra Energy et donc, il m'offre l'opportunité de faire des job dating et donc, en gros, de présourcer déjà des profils. d'enchaîner des candidats. Et donc, je saisis ça. Et avec derrière la possibilité de prendre un contrat d'apprentissage. Et donc, j'en prends deux. Et au poste d'assistante commerciale, parce que je voulais me décharger sur cette partie administrative qui est très lourde et qui n'était pas dans le cœur même, l'essence même de mon métier, qui était d'aller vendre et puis d'apporter de la valeur ajoutée et des solutions. Et donc, je recrute deux personnes, deux jeunes femmes, Camille et Manon. Et donc, Camille qui prendra un poste CDI et qui est toujours dans la boîte aujourd'hui.
- Speaker #0
Ok, recrutement. Petit point sur tout ce qui est le juridique, le bancaire, etc. Il faut signer des baux, il faut avoir un peu de cash flow. Comment ça se passe ? C'est Triax qui te donne des pouvoirs, tu dois tout faire valider par l'Hexagone ?
- Speaker #1
J'ai une opportunité et surtout un degré de confiance qui est extrême de la part de la région.
- Speaker #0
Tu peux ouvrir ton bancaire, tous ces trucs, vous l'avez fait très tôt, mais il t'avait laissé vraiment...
- Speaker #1
J'ai eu en fait, on peut le dire, les pleins pouvoirs de la direction de Triax Métropole. pour développer ce projet. Alors, sans faire n'importe quoi. Mais oui, j'ai eu les pleins pouvoirs. Donc, ça donne tout de suite, en gros, d'énormes responsabilités. Et surtout, ça oblige, en fait, à mettre les mains dans le gambouille. Et à trouver des solutions et à avancer. C'est clair. Et donc, oui, le recrutement, les locaux, faire attention à ne pas exploser les charges. Et donc, voilà. Donc, tout ça, construire l'équipe, puis amener à la performance. Donc, avec des pouvoirs de signature sur les marchés publics, oui, c'était ma signature qui était à poser. Donc, oui, grosse responsabilité.
- Speaker #0
Toi, tu es clairement un autodidacte. Tu as eu des expériences. Je ne sais pas comment tu as fait. Je me pose même des fois la question.
- Speaker #1
Des fois, je me dis...
- Speaker #0
D'après toi, ton moteur, parce que tu nous as dit plein de choses déjà depuis le début de l'entretien, mais c'est quoi ton... Qu'est-ce qui t'excite là-dedans ? Qu'est-ce qui te motive ?
- Speaker #1
Déjà, l'inconnu.
- Speaker #0
Ne pas savoir, toi, ça te plaît.
- Speaker #1
Oui, faire marcher intellectuellement, faire marcher son cerveau en se disant qu'il y a une problématique. Ce n'est pas un problème, il y a une problématique. Il faut trouver des solutions. C'est ça en fait qui a aujourd'hui été mon leitmotiv tous les matins, de me dire il va falloir que je trouve des solutions.
- Speaker #0
Et pourquoi tu n'as pas créé ta boîte ? Je ne sais pas. Question peut-être un peu triviale de ma part.
- Speaker #1
Parce qu'entreprendre, c'est surtout avoir un cashflow, on en a parlé tout à l'heure. Et surtout dans ce métier pur de l'audiovisuel, il faut avoir...
- Speaker #0
Un peu de stock.
- Speaker #1
Du stock, il faut avoir les reins très solides, il faut avoir des comptes ouverts chez des fournisseurs. Parce que le nerf de la guerre, c'est de se faire payer, mais c'est surtout de payer ses fournisseurs en temps et en heure pour avoir un gain de confiance. Et donc, je me suis assis derrière une sécurité d'un groupe qui avait déjà des comptes ouverts, qui avait déjà des remises négociées chez des fournisseurs. Et donc, forcément, cette sécurité, entreprendre dans ces conditions-là, c'est quand même beaucoup plus simple. Alors, je ne dis pas que c'est simple, c'est beaucoup plus simple. Ça raccourcit le temps. Donc voilà, c'était un accélérateur de temps et puis une sécurité. Clairement, quand on est dirigeant, il faut qu'on paye des salaires et après qu'on se paye soi. Là, j'étais salarié, donc j'avais cette sécurité aussi familiale. D'accord.
- Speaker #0
Ok, ok. Écoute, c'est très sincère de ta part. Je te remercie. Tu fais preuve de beaucoup de sincérité et surtout, c'est très clair. Ok, parce que pour moi, tu avais tout d'un entrepreneur et tu es un entrepreneur.
- Speaker #1
Si, si, oui.
- Speaker #0
Dans cette émission, on a reçu Julie Blanchard, il y a quelques temps, qui nous a parlé de ce projet. D'ailleurs, ton nom a été prononcé pour la première fois dans cet épisode où Julie nous a fait le plaisir de nous parler de son parcours à elle. Et est-ce que tu peux nous en dire un petit mot ? Parce que je crois que c'est un projet qui est né en Guyane. Ça nous fait le petit...
- Speaker #1
Exactement. En fait, en Guyane, sur la dernière année, il y a eu un appel à projet du ministère des Outre-mer. pour avoir des projets innovants sur les territoires ultramarins. Et donc à l'époque, je candidate depuis le territoire de la Guyane avec une problématique qui est un constat que j'avais fait. L'anecdote, en fait, c'est que mon chien s'était ouvert la patte sur un tesson de verre. Et donc, finalement, j'ai ouvert les yeux sur le fait que du verre, il y en avait partout. Alors que ce soit en Guyane, même à La Réunion, sur tous les territoires, du verre, il y en a partout. Alors il y a des tessons, des... des morceaux de verre cassés partout. Quand on va se balader dans les chemins, il y a toujours soit une bouteille de bière, une bouteille de vin, peu importe, ou des débris de verre un peu partout. Et qu'est-ce qu'on en fait en fait ? Ce verre, quand on a creusé un petit peu l'idée, c'est que le verre est inerte. Donc on peut le laisser là sur place pendant 4000 ans. Il va polir un petit peu, mais il ne va pas bouger. En tout cas, il ne va pas se détériorer. Et donc, fort de ce constat-là, Je me suis dit, tiens, qu'est-ce qu'on pourrait en faire ? Et en fait, l'idée, c'était d'apporter une solution sur le territoire de la Guyane pour transformer ce verre, le récupérer et le transformer en matériaux moins dangereux. Et donc, l'idée au tout démarrage du projet, c'était de dire, on récupère ce verre, on le broie grossièrement et on en fait du sable. Parce qu'en fait, le verre, c'est de la silice. Et donc, on était sur de l'économie circulaire pure. Et donc, fort de ce projet, qui est sur un PowerPoint, je fais ça à 2h du matin, je l'envoie sur le site du ministère des Outre-mer, ça fait un buzz terrible, et finalement je suis parmi les 16 lauréats du concours. Waouh ! Et donc il y a un prix qui est décerné, ce prix je le reçois sur mon compte bancaire perso.
- Speaker #0
D'accord. Ah, c'est fou.
- Speaker #1
Voilà. C'est dingue. Et donc, en gros, c'est une obligation de résultat. C'est lauréat d'un concours.
- Speaker #0
C'est pour aider un porteur de projet à lancer ce projet. Voilà. Donc oui, là, il n'y a pas de société qui est créée. Il n'y a rien du tout. Il n'y a rien.
- Speaker #1
Et donc, voilà, parallèle, il y a la mutation qui se passe à La Réunion.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Je remets...
- Speaker #0
Oui, c'est pour ça que je dis que le projet est né là-bas. C'est ça, c'est ça.
- Speaker #1
Et donc, en gros, je prends l'avion avec le projet dans les bagages, quoi. Et quand je débarque sur le territoire, le projet numéro un, c'est de gagner sa vie et financièrement assurer ses besoins. Donc, triaxe. Et en parallèle, je creuse un petit peu plus. Et en creusant, je m'aperçois qu'au final, on peut faire des choses avec le verre. Et donc, c'est là où est né. Et donc, je rencontre des gens. Je rencontre des gens. Je rencontre Rémi, je rencontre Julie, qui sont devenus mes associés sur ce projet-là. Et donc, on a décidé de monter une boîte autour de la valorisation du verre, et donc avec un projet fort ambitieux. Très, trop ?
- Speaker #0
Le genre de projet, ça ne se fait pas dans un bureau de 20 mètres carrés. Là, c'est tout de suite.
- Speaker #1
On a monté une entreprise qui s'appelle Glaster Native avec l'objectif de valoriser le verre. On a trouvé des débouchés dans des matériaux de construction. Le projet mène à démarrer.
- Speaker #0
L'idée, c'était de mélanger une part de verre retravaillée En petites billes ou en petites particules ?
- Speaker #1
De faire de la micronisation, en fait. On s'est aperçu, en fait, qu'en broyant de manière très, très, très fine, on pouvait intégrer ça, en fait... Dans du ciment, par exemple ? Voilà, au même titre qu'un ciment. Et donc, avec des recettes, on a établi une recette. Alors, tout ça... 100% de manière autodidacte, qu'on soit clair. Pas d'études d'ingénierie, il n'y a pas d'ingénieurs dans le BTP chez nous. Ça a été des allers-retours en métropole, dans des laboratoires de recherche, auprès du CERIB, qui est l'organisme qui accrédite les bétons. Et puis avec beaucoup de recherche. Et surtout autour d'un sujet de thèse. Et donc j'ai lu, j'ai appris. Et on a comme ça décidé de monter ce projet. Le projet a aujourd'hui peine parce qu'on est sur des montants et des ambitions.
- Speaker #0
Des montants d'investissement.
- Speaker #1
Qui sont conséquents, qui sont colossaux.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui vous manque aujourd'hui sur ce projet ?
- Speaker #1
Le coup de pouce du destin.
- Speaker #0
Le coup de pouce du destin parce que tu en as eu des coups de pouce du destin. Et des fois quand ça veut, ça veut. Quand ça ne veut pas, ça ne veut pas. Est-ce que tu aimerais encore mener ce projet à bien ?
- Speaker #1
Oui, oui, oui. Et après... Après, il y a tous les projets qu'il faut mener de front. Oui,
- Speaker #0
et tu as quand même aussi, accessoirement, un nouveau job dont on va parler dans 20 instants.
- Speaker #1
C'est ça, c'est ça. Donc il y a tout ça un peu cumulé. Donc c'est vrai que j'ai un peu délaissé, j'ai mis un peu de côté ce projet. Mais j'y crois toujours. Il y a toujours cette flamme de me dire, oui, le projet, déjà, il est vertueux, il est écologique, il est industriel. Et donc, oui, il y a toujours ce projet.
- Speaker #0
Question discrète, une de plus. Il faudrait combien pour t'aider à mener ce projet à terme ? Dans un scénario idéal, tu vois, tu peux dégager du temps, ou tu peux t'entourer de personnes, ou vous pouvez vous entourer de personnes.
- Speaker #1
Ouais, ouais, non, on est autour du million d'euros.
- Speaker #0
Autour du million d'euros. Bon, on lance un petit appel ici, on sait jamais.
- Speaker #1
On sait jamais.
- Speaker #0
Alors, est-ce que tu peux nous parler de Trimargue ? Parce que tu es passé chez Triax, avec toute la belle histoire qu'on connaît maintenant.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Et j'imagine que tu as dû vouloir faire une petite pause après Triax, peut-être pour te reposer un peu, je ne sais pas. Mais ça n'a pas duré très longtemps parce qu'est arrivée une nouvelle aventure professionnelle.
- Speaker #1
Une opportunité en effet. Ça faisait pratiquement 15 ans que j'étais dans le domaine de l'audiovisuel. Et donc avec, je ne vais pas dire un plafond de verre, parce qu'on n'a jamais un plafond de verre, mais cette volonté de changer un peu d'univers. J'étais un peu enfermé dans cette niche de l'audiovisuel. Et l'opportunité m'est arrivée. J'ai été contacté pour rencontrer le dirigeant de Trimargue, avec un poste qui se crée pour prendre la responsabilité de l'agence Trimargue à La Réunion. En quelques mots, c'est une entreprise familiale, qui existe depuis plus de 50 ans, parce que ça a été fondé en 1973, et qui est située sur 4 territoires, Martinique, Guadeloupe, Guyane et La Réunion. Et je vous raconte la petite anecdote. Le membre fondateur de l'entreprise, il était mauricien, né à Coeurpipe, grand voyageur. Il a traversé les océans et il a posé ses valises aux Antilles. Il a fait une Alto Bahamas, c'est là où est née sa fille unique qui s'appelle Guilmette, qui est la maman de notre directeur général actuel. Et donc le siège de Trimag, c'est Trinidad Martinique Guadeloupe.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
D'accord ? c'est une entreprise familiale c'est resté familial donc Cédric Ouellet-Clair qui est notre directeur général il travaille toujours avec sa maman il travaille même avec sa tante autour d'un univers qui est l'univers du digital au sens vaste du terme avec plusieurs métiers et c'est là où avec Trimargue j'ai un challenge qui est énorme parce que là où j'avais qu'un seul métier qui était le métier de l'audiovisuel alors avec le métier de l'intégration qui est très vaste en avant. mais ça restait quand même un univers. Là, aujourd'hui, j'ai six univers qui s'offrent à moi. Et donc, c'est ça qui est un peu challengeant.
- Speaker #0
C'est quoi les six univers, rapidement ?
- Speaker #1
Le métier historique, c'est le métier de la bureautique, autour du photocopieur.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Voilà, sur le territoire de la Réunion, nous représentons fièrement la marque Canon.
- Speaker #0
Ok, très bien. D'ailleurs, je précise pour ceux qui ne nous voient pas que tu es venu avec une magnifique chemise. estampé du nom de ton entreprise et de la marque Canon, qui te va comme un gant.
- Speaker #1
Merci Guillaume. En effet, l'aspect corporate, j'y tiens et c'est important. Et donc, voilà, médecine photocopieur, en gros, l'univers de la bureautique. qui a fait grandir Trimargue et qui a fait qu'à aujourd'hui c'est un métier fort chez nous. A cela en fait on a ajouté différents autres métiers. L'arrivée de Cédric Walleclair il y a dix ans qui a pris les commandes a permis de digitaliser et de moderniser l'entreprise. Donc maintenant on attaque également un segment qui est lié à la monétique avec les terminaux de cartes bancaires. Donc voilà, on travaille avec des marques prestigieuses. On travaille également sur... On agit en tant qu'opérateur intégrateur de téléphonie pour les entreprises.
- Speaker #0
Genre voix sur IP ?
- Speaker #1
Exactement, on est sur de la VOIP en effet. Donc avec une solution 100% cloud qui permet en gros d'avoir une qualité d'appel. Les fameux messages d'accueil. Bonjour et bienvenue chez Perceval Assurance. Le fameux serveur vocal interactif qui permet de désengorger le standard en disant... Si vous voulez le service commercial, tapez 1. Si vous voulez le service logistique, tapez 2. Et qui permet en gros d'éviter que tous les appels aillent directement sur la standardiste. Après, à partir du moment où on sait dessiner la stratégie que veut le client, on sait la mettre en place. Et donc, on a de très belles références sur l'ensemble des 4 territoires. Donc ça, c'est le troisième métier. On a un quatrième métier qui est lié à la dématérialisation. Et donc, là, on agit en tant qu'opérateur de dématérialisation avec une solution française. Alors,
- Speaker #0
intéressant, oui, oui.
- Speaker #1
Qui s'appelle Zindoc. Et c'est une solution qui est corse.
- Speaker #0
Non.
- Speaker #1
Et ouais. Donc, je vous signale parce que c'est exceptionnel.
- Speaker #0
On dit Zindoc ou Zendoc ?
- Speaker #1
On peut dire les deux.
- Speaker #0
On peut dire les deux. Moi,
- Speaker #1
j'aime bien dire Zindoc parce qu'il y a Z-E-E. Ah,
- Speaker #0
c'est Z-E-E. Ouais. Tu vois, c'est le mot qui fait l'erreur.
- Speaker #1
Mais on peut dire Zendoc parce que finalement, c'est la zénitude documentaire.
- Speaker #0
D'accord. Donc, la solution à l'origine Cors ?
- Speaker #1
Cors, qui a été développée pour dématérialiser les archives départementales Cors.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Voilà, donc ils ont créé en fait une solution qui finalement rendait énormément de services aux entreprises. Et donc, depuis, il y a une armée de développeurs et c'est la solution numéro un en France.
- Speaker #0
Un petit mot là-dessus, parce qu'on est quand même dans un contexte international. Je parle de... tech, de technologie, où on a tous des comptes chez Google, Apple, Microsoft et qui tu voudras. Moi, je sens en tout cas, et on le sent chez Perceval, j'ai parlé un petit peu du développement informatique qu'on fait avec nos équipes de développeurs, la société Dispositif, qui nous aide à réaliser tous nos développements informatiques web, nos outils back-office, l'espace client pour nos clients. créer des solutions. Alors, petit instant, autopromo, je ne l'ai jamais fait, mais je vais le faire là. On a créé une solution autour de l'assurance automobile chez Perceval, qu'on a sortie il y a quelques semaines, il y a un mois à peu près, un peu plus d'un mois, qui permet de... Parce qu'en fait, il y a beaucoup de... Je ne sais pas si toi, tu as déjà été sur des sites pour chercher ton assurance automobile, ou si tu as déjà reçu des publicités Facebook qui disent euh... votre tarif auto en deux minutes, en une minute, etc. C'est du pipeau. Je dis ici, moi je m'en fous, tu vois, je dis ce que je veux. C'est du pipeau. En fait, c'est des sites internet sur lesquels tu arrives, tu remplis un formulaire qui te demande les informations nécessaires, c'est assez classique. Et finalement, là où on t'a promis un tarif, où on t'a promis de t'assurer en ligne, quand tu arrives à la fin de ce formulaire, il ne se passe rien, tu appuies sur valider et en fait, tu as un message qui dit vous allez être contacté. Et là, finalement, tu as X. courtier en assurance ou X assureurs qui t'appellent ou qui t'envoient des mails qui, bien souvent, n'ont pas les bonnes infos sur ta demande d'assurance bagnole et tu dois rediscuter avec tous ces gens-là. Enfin, c'est assez compliqué. Donc, nous, je suis persuadé, on aime bien résoudre des sujets. Tu sais, moi, ce que je dis souvent au sein de mes équipes ou même avec nos clients ou même à titre perso à mes amis, moi, mon rôle, c'est de simplifier, d'améliorer l'expérience de l'assurance pour mes collaborateurs et collaboratrices. et pour nos clients. Et sur cette histoire d'assurance auto, c'est quelque chose qu'on voulait faire depuis longtemps. Il y a eu l'avènement de l'IA il y a quand même quelques années, donc de l'intelligence artificielle. Et donc on a voulu créer une solution qui nous permette de tenir la promesse, c'est-à-dire que tu rentres tes informations... Dans un formulaire, tu peux aussi prendre en photo tes documents, ton permis de conduire, ta carte grise, ton relevé d'informations et où tu peux parler à un assistant qui n'est pas un robot bête et méchant, mais qui est un assistant vocal. Donc, tu peux faire toute cette démarche complètement en vocal. Il va te poser des questions très cadrées sur justement ta demande d'assurance. Tous les éléments dont on a besoin pour une assurance automobile, je ne vais pas vous ennuyer avec ça. Le temps moyen de... Le temps moyen... pour un utilisateur qui utilise notre service en vocal, c'est 7 minutes. Il passe 7 minutes en moyenne à discuter avec un agent à qui cet utilisateur peut poser des questions. C'est quoi le bonus-malus ? C'est quoi telle garantie ? Et notre agent vocal est câblé, il est customisé, il est entraîné pour répondre précisément à ces questions. Et à la fin de cette démarche, tu obtiens une estimation de tarif qui... très très proche du vrai tarif que tu vas payer une fois qu'on aura tout validé parce qu'après on fait intervenir un humain pour vérifier que tout est ok et donc voilà tu vas avoir une estimation tarifaire qui tombe à moins de 5% tout le temps du vrai tarif voilà je pense que c'est on est dans un tournant de notre histoire numérique en Europe et que toutes les solutions qui sont finalement européennes et ou françaises sont l'avenir et donc c'est super. Je ne savais pas du tout que Zindoc était français, corse. Et donc ça, je pense que c'est un sacré atout pour Primarg.
- Speaker #1
On en est très fiers et c'est surtout que c'est un partenaire de grande confiance. Ils ont 100% de leurs serveurs qui sont en France. Ils sont en train de se développer fort, c'est quand même à souligner. Ils sont présents depuis quelques mois sur le Canada, sur le Royaume-Uni, sur la Suisse. Donc, on va dire...
- Speaker #0
Des pays francophones ?
- Speaker #1
Oui, des pays francophones. Mais l'irréductible gaulois Corse, là, se développe fort. Et surtout, avec nos territoires ultramarins, ça répond à des problématiques cousues humains sur mesure.
- Speaker #0
Alors, ça marque comment ? Est-ce que tu peux nous expliquer ?
- Speaker #1
Très simplement. Déjà, le logiciel, en fait, il permet d'archiver, classer, retrouver et exploiter tout type de documents. Alors les principaux documents dans une entreprise, les plus gros flux, c'est souvent lié aux factures. Les factures de nos fournisseurs, les factures de nos clients. Maintenant on va également pouvoir attaquer tout ce qui est documents liés aux flottes de véhicules, tout ce qui est lié aux cartes grises, tout ce qui est lié aux documents RH. Ça va être des bulletins de salaire, ça va être des contrats de travail, ça va être des bulletins de salaire.
- Speaker #0
Donc c'est une solution qui est full web ?
- Speaker #1
Full web.
- Speaker #0
Tu as une interface web et...
- Speaker #1
Exactement, on est dans le cloud toujours. L'objectif, en fait, c'est de pouvoir y accéder partout, tout le temps, de ne pas être contraint d'une installation physique sur un ordinateur ou en cas de panne, de pouvoir y accéder juste avec une simple connexion Internet. Là, nous, en fait, avec Zindoc, on va utiliser un moteur de recherche. Et le moteur de recherche, en fait, on va utiliser sa propre logique à soi pour retrouver le document. Et nous, il y a une garantie, parce que tu as parlé de garantie. Nous, on vous garantit. qu'en moins de 4 clics, vous pouvez retrouver n'importe quel document. Et pour une simple bonne raison, c'est qu'en fait, il y a de l'aussérisation. Alors, ce n'est pas un gros mot. C'est de la reconnaissance automatique de caractère, pour faire clair. Et on a également de l'intelligence artificielle qui est intégrée dans le logiciel. Et donc, les deux cumulés vont permettre de faire déjà... de remplir des champs de classement qu'on aura pré-paramétrés. Ce n'est pas fermé, on peut rajouter des champs de classement. Donc ça peut être le nom du fournisseur, ça peut être le type de document, ça peut être une date d'échéance, ça peut être un montant. Peu importe, à partir du moment où il y a un critère qui est important pour l'entreprise, on va pouvoir le déterminer et donc le faire s'auto-remplir par auto-apprentissage. Je ne vais pas rentrer trop dans les détails, mais en gros, voilà. Une question très poussée. Et on peut même aller rechercher une référence, par exemple. Si, pour x raisons, on a besoin de retrouver un mot-clé particulier dans un type de document, il y a la possibilité de rechercher en plein texte dans l'intégralité du document.
- Speaker #0
Superbe.
- Speaker #1
Donc, non, non, c'est puissant. Alors, l'anecdote, c'est que moi, j'étais utilisateur avec Triax. J'étais utilisateur Zindoc.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Donc, client capté. Voilà. Et maintenant, je suis passé de l'autre côté de la barrière en tant qu'intégrateur. Donc avec un regard qui est complètement différent, un regard sur le logiciel où je vois toutes les possibilités. Alors on n'est pas sur un logiciel métier à proprement dire. Ça permet d'avoir un spectre très très large. On correspond à 80% des problématiques de nos clients. Et quand on ne sait pas, on dit on ne sait pas.
- Speaker #0
Si j'ai bien compté, il nous reste un sixième métier. Il en reste deux. Il en reste deux. J'ai mal compté.
- Speaker #1
Il en reste deux. Allez, on va au bout. Allez, on va au bout de la démarche. Cinquième métier, c'est lié également à cet univers digital et surtout à un enjeu stratégique majeur pour les entreprises de maintenant. C'est la fameuse RFE, la réforme de la facture électronique. Et donc nous, on y répond en fait en ayant intégré une solution plutôt gestion comptable. Le logiciel s'appelle Pennylane. C'est un logiciel qui a été créé pour les experts comptables à l'origine. Également français. On fait un gros cocorico chez Trimag. On est très fiers de porter des solutions françaises. et donc c'est la licorne française aujourd'hui.
- Speaker #0
On utilise chez Perceval Penny Lane,
- Speaker #1
pour tout te dire.
- Speaker #0
Vous êtes distributeur Penny Lane.
- Speaker #1
On est intégrateur. C'est l'étiquette qui est donnée par Penny Lane. C'est qu'on a un rôle d'accompagner les entreprises, certes dans la redevance, parce que c'est de l'abonnement. Donc on est capable de revendre la solution, mais surtout de l'installer, de le paramétrer et d'assurer un service après-vente de la solution. C'est tout le rôle de Trimargue et c'est l'ADN de notre entreprise sur l'ensemble de nos métiers de service. On assure un SAV d'excellence. Et donc, on a décidé d'intégrer cette solution Penny Lane et donc on est intégrateur Penny Lane pour le territoire de La Réunion mais également pour l'ensemble des dom-doms.
- Speaker #0
Merci. Et le dernier ? Le dernier,
- Speaker #1
c'est naturel, mais ça c'est, je triche, c'est mon métier historique à moi. que j'ai amené à Trimargue humblement. C'est le métier lié à l'audiovisuel. Alors, qu'on s'entende très simplifié, c'est répondre aux besoins et aux exigences de nos clients, notamment pour leur salle de réunion. Parce qu'on s'est aperçu, en fait, quand je suis arrivé chez Trimargue, on accompagnait les entreprises sur les photocopieurs. Chez le même client, on va lui mettre un terminal parce qu'il a besoin de paiement. On va lui mettre la téléphonie. Mais finalement, les deux tiers, ils ont une salle de réunion. qui est souvent pas, voire mal équipé. Et donc, c'est là où j'amène mon expertise. Et maintenant, sur l'ensemble des quatre territoires, on intègre des solutions professionnelles pour notamment les salles de réunion.
- Speaker #0
Puisqu'on parlait de logiciels, d'applications, etc. Est-ce que toi, il y a une application que tu utilises, une ou deux d'ailleurs, que tu aimerais mettre en avant ? C'est vraiment, lui, c'est donner une astuce, un conseil à ceux qui nous écoutent. Est-ce qu'il y a une application qui te... qui était particulièrement utile dans ta vie professionnelle, mais peut-être en dehors, que tu recommanderais ?
- Speaker #1
Oui, forcément, je vais parler de Zindoc. Maintenant, ça serait triché. Il y a une application quand même que j'ai découvert, je n'avais pas ça. C'est les applications liées au coffre-fort numérique.
- Speaker #0
Ah, très... Bonne remarque.
- Speaker #1
Voilà, et donc je ne les vends pas, mais j'ai découvert ça en tant que collaborateur. Chez Trimargue, ils ont mis à disposition un coffre-fonds numérique pour déposer mon bulletin de salaire. Et j'ai trouvé ça vraiment fantastique. Parce que moi je recevais, comme tout le monde, mon bulletin de salaire une fois par mois par le comptable ou dans ma boîte mail. Et là, en fait, c'est déposé dans un coffre-fort, c'est archivé, et j'ai appris que j'avais accès à ce coffre-fort jusqu'à mes 75 ans, pendant 50 ans. C'est mon coffre-fort à moi. Et donc, je peux mettre... Toutes les documents. J'ai un espace. Et donc, je voulais partager ça, je trouve ça génial. J'incite en tout cas les entreprises à mettre ça en place pour leurs collaborateurs. Ça paraît... pas grand-chose, mais ça fait un aspect « waouh » en fait. Et voilà, je le partage.
- Speaker #0
Merci Mathieu. Est-ce que tu aurais une application peut-être de productivité qui t'aide dans l'exercice de ton métier ?
- Speaker #1
Oui. Et bizarrement, je ne vais pas dire ChatGPT, je vais dire Claude.
- Speaker #0
Ah, ok.
- Speaker #1
J'ai découvert ça et je trouve ça formidable.
- Speaker #0
Pour faire pour quoi ?
- Speaker #1
Je ne vais pas dire pour tout, mais parce que ça serait triché. mais pour beaucoup de choses, notamment les réécritures de mails, où j'ai besoin d'avoir une formulation qui est un peu plus structurée. Mais je m'en sers également, notamment pour mes mémoires techniques, parce qu'il y a des fois où on a besoin de faire des comparatifs de produits, de voir, parce que je sais les produits de mes concurrents, et comment je vais pouvoir me positionner. Je m'en sers également pour faire des recherches un petit peu plus juridiques. ce sont des outils fabuleux de toute façon pour le RH il y a des fois dans ce cas là qu'est-ce que je dois faire ? j'ai besoin en fait l'écriture du prompt je me suis aperçu de ça à tout son enjeu comment on va poser sa question et formuler et ce que j'apprécie en tout cas avec ce type d'IA je dis Claude
- Speaker #0
C'est tel que toi tu utilises ? Oui, j'utilise beaucoup. C'est Anthropique, la société qui édite, qui développe Claude.
- Speaker #1
Ok, mais je trouve ça... Leur manière, en fait, c'est qu'ils reprennent également comment on parle. Je lui ai dit, moi je veux un ton audacieux, rassurant, etc. Et ça marche. Et ça marche, mais c'est bluffant, c'est dingue. Et quand je lis des fois des trucs, je me dis, j'aurais presque pu le dire. C'est même dérangeant.
- Speaker #0
Je comprends ce que tu dis, mais bon, c'est que ça fonctionne et c'est très bien. Et toi qui as quand même beaucoup appris tout au long de ta carrière par toi-même, en mode autodidacte, qui t'es plongé dans différents sujets, c'est bien que tu aies d'avoir... En fait, je vais même aller plus loin, c'est que c'est bien d'avoir ce genre d'outils, parce que toi, tu peux les critiquer. Tu sais s'il y a une erreur, s'il y a quelque chose qui ne va pas. C'est un outil, c'est pas quelque chose qui te remplace. Et je pense que c'est tout l'enjeu de l'intelligence artificielle, c'est... Peu importe la façon dont on l'utilise, il y en a des milliers et sûrement plus, il faut garder l'œil critique, il faut relire, il faut challenger, il ne faut pas faire une confiance aveugle. Même si ton prompt était super bon, même si tu sais que tu as des bons résultats, il faut être vigilant, c'est tout. Moi, ce serait mon conseil, pour le coup, à l'utilisation de l'IA, qu'on manipule pas mal chez Perceval, sur plein de briques, sur plein d'aspects, remettre en question... contrôlés. Et je refais un petit parallèle avec l'assurance automobile dont je te parlais tout à l'heure. Quand tu passes sur notre formulaire d'assurance auto chez Perceval, on a tous tes éléments. Si tu nous as donné tes documents, on a déjà tous tes documents. Tu as ton tarif qui est à quelques pourcents près le bon tarif. Mais il y a un humain chez nous qui t'appelle, qui vérifie avec toi que tout est OK. Et à partir de là, on te dit OK, on vous envoie un devis et tu peux souscrire ton contrat d'assurance. Parce que le digital, c'est super, l'IA, c'est fabuleux, mais il faut de la surveillance, il faut du check humain. En tout cas, c'est ma conception de l'utilisation de ce genre d'outils.
- Speaker #1
Je voulais faire un rebond. Tout à l'heure, tu disais l'humain. Moi, c'est ce qu'a fait que j'ai signé chez Trimag l'humain. J'avais d'autres opportunités, en tout cas, d'aller sur d'autres univers, etc. Et le côté humain, en fait, aujourd'hui, on ne le met pas assez en avant. Je tiens à le souligner.
- Speaker #0
L'humain dans la gestion de l'entreprise, dans le valeur de l'entreprise ?
- Speaker #1
Avec un grand H dans les valeurs. Oui, en effet, on est là pour faire du business, on est là pour faire gagner de l'argent à la boîte. Maintenant, mettre de l'humain, dimensionner ses équipes. Aujourd'hui, on est plutôt à dire attention aux ressources humaines. Là, par exemple, moi, quand je suis rentré chez Trimark, on m'a tout de suite dit, nous, on a décidé de surdimensionner nos équipes techniques. Je dis quoi ? Parce que l'humain coûte, en fait.
- Speaker #0
Oui, bien sûr.
- Speaker #1
Mais aujourd'hui, voilà. Et donc, c'est ce qui fait le sens. Et tu as justement dit tout à l'heure la simplification. Alors, je fais le parallèle. Le slogan de Trimargue, c'est simplifier votre business. Donc, simplifier, mais tout en assurant derrière avec de l'humain, avec du contrôle et surtout avec quelqu'un, par exemple, qui répond au téléphone.
- Speaker #0
Oui, bon, ça, c'était le Graal. C'est juste.
- Speaker #1
Voilà, je voulais faire le parallèle.
- Speaker #0
C'est très bien. Merci. Merci, Mathieu. Je t'ai préparé un petit moment que j'aime bien, que tu connais, parce que je sais que tu as déjà écouté quelques épisodes. C'était l'interview entre deux. Donc... Je vais te poser quelques petites questions et j'aimerais une petite réponse spontanée de ta part. Alors, je pense que tu te lèves tôt, vu les semaines que tu dois avoir. Quelle boisson préfères-tu pour commencer ta longue journée ? Est-ce que c'est plutôt du café ou du thé ?
- Speaker #1
Café.
- Speaker #0
Tu es team café, équipe café. Très bien. Bienvenue dans l'équipe.
- Speaker #1
Yes.
- Speaker #0
Le matin ou en fin de journée, quand te sens-tu le plus productif ?
- Speaker #1
Eh bien, le matin.
- Speaker #0
Le matin.
- Speaker #1
le matin.
- Speaker #0
C'est l'énergie du matin qui te...
- Speaker #1
Après, j'ai quand même des amplitudes horaires. J'habite l'Est et le siège de l'entreprise est à la possession avec tous ces grands embouteillages le matin, donc 5h30 sur la route et le soir, à l'inverse, c'est 20h à la case. Donc ça fait quand même des amplitudes longues. Mais c'est vrai que c'est le matin où, déjà, je ne suis pas sollicité. Avant que mes collaborateurs arrivent à l'agence, en fait, Et... C'est un temps de productivité extrême. Et puis, après, c'est une longue journée. Donc, en fin de journée, j'essaie de ne pas faire des tâches qui nécessitent trop de prise de décision ou d'intellect.
- Speaker #0
Ok. Tu es plutôt travail en équipe ou travail individuel ?
- Speaker #1
L'équipe.
- Speaker #0
Je vais préciser ma question. Toi, tu préfères justement, quand tu travailles, tu préfères être entouré d'une équipe ou tu aimes bien t'isoler dans ton coin pour faire tes trucs ?
- Speaker #1
Ça dépend des tâches. Il y a des tâches qui me nécessitent d'être isolé, de se retrouver face à soi-même et prendre des décisions. Ça, c'est mon rôle de manager. Et après, j'aime beaucoup échanger et partager et confronter les points de vue et m'imposer d'avoir des points de vue qui ne soient pas les miens pour essayer de prendre les meilleures décisions. Et notamment, même sur du point de vue commercial, j'ai plaisir à échanger surtout. avec mon responsable administratif ou mon responsable technique qui me donnent leur point de vue. À la fin, j'en fais ma synthèse, je prends ma décision. Mais voilà, donc il y a des décisions que j'aime bien être isolé, mais j'aime quand même beaucoup le partage et le sens de l'équipe.
- Speaker #0
Est-ce que tu es plutôt travail au bureau ou tu préfères finalement le télétravail ?
- Speaker #1
Pas de télétravail.
- Speaker #0
Pas de télétravail ?
- Speaker #1
Non.
- Speaker #0
Ce n'était pas ta religion, ça ?
- Speaker #1
Non, je l'eus fait. Oui,
- Speaker #0
je pense qu'il y a eu une certaine période où on l'a tous un peu fait.
- Speaker #1
Voilà, maintenant...
- Speaker #0
Maintenant qu'on a le choix...
- Speaker #1
Maintenant que j'ai le choix, j'aime le bureau parce que ça matérialise aussi un espace pour travailler. Moi, même, j'irais jusqu'à... C'est un point de rassemblement, en fait. J'ai la chance d'avoir un bureau à moi. C'est un espace dans lequel je sais que tant que je suis dans cet espace-là, c'est professionnel. Et le fait aussi de séparer cette vie perso et pro...
- Speaker #0
Et de quitter le bureau, de quitter cet univers-là, et finalement ça te libère complètement pour te permettre de basculer dans ta vie perso.
- Speaker #1
J'ai connu ces périodes de home office, notamment région parisienne, et donc cette barrière vie perso, vie privée... et souvent un peu difficile et délicate.
- Speaker #0
Tu préférerais ou tu préfères embaucher un novice passionné ou tu choisirais plutôt un senior expérimenté ?
- Speaker #1
Novice passionné, sans hésitation. Sans aucune hésitation. Sans dire que le senior expérimenté n'est pas un bon profil.
- Speaker #0
C'est des questions très personnelles. Moi, j'aime bien tac au tac et puis ça te ressemble, je trouve. Le côté junior passionné. Tu as parlé d'engagement, de fougue, de passion. Voilà, je pense que...
- Speaker #1
Sans aucune hésitation.
- Speaker #0
Ok. Pour te divertir, est-ce que tu es plutôt Xbox ou PlayStation ?
- Speaker #1
PlayStation. Ça, c'est la génération.
- Speaker #0
Tu vois un peu aux jeux vidéo ?
- Speaker #1
Alors ?
- Speaker #0
J'imagine que tu ne passes pas 10 heures par semaine, mais est-ce que tu aimes ça ?
- Speaker #1
Oui, j'aime ça. Je vais raconter une petite anecdote. Il y en a quand même beaucoup, des anecdotes. J'ai acheté une arcade, une borne d'arcade.
- Speaker #0
Ah, une vraie borne d'arcade ? Oui.
- Speaker #1
Et donc, de manière très réglementée, j'ai transféré cette petite passion des vieux jeux old school à mon fils aîné. Et donc, il joue à la borne à la maison.
- Speaker #0
Un jeu préféré, peut-être, dans les jeux de cette génération-là ? Un bon vieux Pac-Man ?
- Speaker #1
Tu me sors les mots. Le Pac-Man et le Dragon Ball Z. Voilà.
- Speaker #0
Ok. Alors, tu es plutôt foot ou plutôt rugby ?
- Speaker #1
Alors, je ne vois qu'une hésitation. Rugby ?
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
Non, ballon au val, ouais.
- Speaker #0
Ballon au val. Ballon au val. Petit rapport au business quand même. Qu'est-ce qui est plus important pour toi et pour Trimargue aujourd'hui ? Est-ce que c'est attirer de nouveaux clients ou plutôt fidéliser vos clients actuels ?
- Speaker #1
Alors... Ça, ce n'est pas facile comme question.
- Speaker #0
Et là, il faut choisir.
- Speaker #1
On ne peut pas dire les deux. On ne peut pas dire les deux. Parce que la fidélisation, elle est importante. Maintenant, à aujourd'hui, on n'a pas ce luxe de pouvoir fidéliser parce qu'on est jeune à La Réunion. On n'existe que depuis 2023 sur le territoire de La Réunion. Donc, on est plutôt en mode chasse de nouveau. Donc, il faut choisir. Je choisis la chasse.
- Speaker #0
OK. La priorité en ce moment, c'est ça. Parfait. Pour te détendre, tu es plutôt Netflix ou un bon vieux bouquin ?
- Speaker #1
Netflix.
- Speaker #0
J'ai honte. Mais pas honte, tu sais, on est nombreux dans ce cas. Musicalement, plutôt rock ou rap ? Rap. Rap. Quel rap ? Français, américain ?
- Speaker #1
J'aime le rap français, pas trop. J'aime bien le rap US et j'aime bien surtout, alors c'est peu connu, mais le rap un peu caraïbéen. Je ne l'ai pas du tout. C'est du rap plutôt, parce que j'ai entendu ça au Suriname, etc. C'est très américain, mais avec des sonorités sud-américaines.
- Speaker #0
Ok, ok, superbe. Plutôt podcast ou plutôt radio ?
- Speaker #1
Radio, tous les jours.
- Speaker #0
Radio tous les jours, à quel moment de la journée ? Le matin ?
- Speaker #1
Le matin et le soir.
- Speaker #0
C'est quoi ? Information ou musique ?
- Speaker #1
Information.
- Speaker #0
Tu ne regardes pas beaucoup la télé, je pense. Tu ne regardes pas les infos à la télé. Excuse-moi, c'est une prédiction, mais peut-être que je me trompe.
- Speaker #1
Eh bien, alors en fait, si je regarde le soir tard, juste avant de me coucher, les informations, et surtout dans le comté, c'est horrible.
- Speaker #0
Je regarde juste avant de me coucher. Mauvaise nouvelle.
- Speaker #1
Il y a des trucs. horrible, mais beaucoup la radio et en fonction des événements, oui,
- Speaker #0
je vais me tenir informé. Oui,
- Speaker #1
je trouve que c'est important.
- Speaker #0
Merci beaucoup Mathieu, c'est la fin de cette interview entre deux. C'est mes petites questions pour toi, que j'ai un petit peu adaptées. Je suis ravi que tu aies joué le jeu. Maintenant, des petites questions sur le digital, quand même, ça m'intéresse. Je voulais savoir, est-ce que tu utilises les réseaux sociaux ?
- Speaker #1
Oui, j'utilise principalement
- Speaker #0
LinkedIn. LinkedIn ?
- Speaker #1
Oui, je l'adore. Même si je trouve que c'est quand même de plus en plus pollué à la Facebook.
- Speaker #0
C'est-à-dire ?
- Speaker #1
Avec des postes des fois qui sont un petit peu trop politisés. Pour moi, LinkedIn, c'est un réseau social professionnel qui permet d'être une plateforme de rencontre des professionnels parce qu'on connaît l'intitulé du poste. Et notamment, moi, j'essaye de rentrer en contact avec des chefs d'entreprise, avec des DAF, avec des experts dans leur domaine.
- Speaker #0
C'est vraiment le côté matcher avec des gens, échapper avec des gens. Pourquoi pas recruter ? Pourquoi pas recruter des clients ? C'est ça. Pour toi, LinkedIn, c'est ça ?
- Speaker #1
Pour moi, en tout cas, dans l'esprit que je l'utilise et je vois beaucoup de postes qui, pour moi, encore une fois, d'un point de vue très personnel, n'ont pas lieu d'être sur ce réseau social.
- Speaker #0
Oui, donc pas de valeur ajoutée en tout cas, ne t'intéresse pas, pas plus que ça. Tu postes beaucoup toi sur LinkedIn ?
- Speaker #1
Oui, je pense que je poste quand même plutôt régulièrement, je republie et je participe en tout cas à la création des contenus pour Trimargue sur LinkedIn.
- Speaker #0
Ah, d'accord.
- Speaker #1
Donc oui, voilà, c'est un sujet pour lequel je suis attentif.
- Speaker #0
Est-ce que tu as peut-être une promo à faire ? Un petit instant promo, quelque chose à annoncer, une actualité ? une publication de contenu à venir, des nouveaux produits ?
- Speaker #1
J'ai une promo. J'ai une promo. J'ai parlé de Penny Lane. Et on officialise notre partenariat réunionnais, en tout cas, pour le territoire de la Réunion, au mois d'avril. Avec deux dates qui vont marquer les deux événements. Ça va être le mardi 14 et le jeudi 16 avril avec l'éditeur Penny Lane qui se déplace à la Réunion.
- Speaker #0
Excellent. Et vous allez faire quoi ? Ça sera chez vous ?
- Speaker #1
On le fait le mardi 14 dans l'Ouest sur deux temps forts. C'est le midi et le soir en after work. L'idée en gros, c'est que les chefs d'entreprise ou les DAF...
- Speaker #0
C'est ouvert à tout le monde.
- Speaker #1
C'est ouvert à tous ceux qui voudront découvrir les dernières innovations et les dernières nouveautés en termes de RFE, la réforme de la facture électronique, et de découvrir cette solution qui est magique et qui est exceptionnelle. T'en diras pas le contraire, bien entendu.
- Speaker #0
Absolument.
- Speaker #1
Et d'avoir surtout l'éditeur de logiciel, ce que c'est quand même assez rare. On a cette chance de faire venir Penny Lane Métropole sur notre territoire. L'objet, c'est s'ils ont des questions, qui mieux que l'éditeur de logiciel pour répondre aux questions ?
- Speaker #0
C'est le 14 ?
- Speaker #1
Le 14, donc ça sera à l'espace séminaire du restaurant Le Virtuose à La Saline.
- Speaker #0
Ok.
- Speaker #1
Un temps fort le midi et un temps fort en after work. On fera un copier-coller de cet événement dans le nord à Saint-Denis. Le lieu va être dévoilé prochainement. On essaiera de relier l'information. On va faire de la communication également. C'est vraiment l'enjeu fort parce que l'obligation légale est au mois de septembre d'être en capacité de recevoir des factures au bon format et donc d'être en capacité d'être en... en légalité, on va dire. Oui,
- Speaker #0
de répondre à cette obligation légale.
- Speaker #1
Et venez, c'est ouvert à tout le monde, c'est gratuit, je le dis à tout le monde, c'est gratuit, venez, venez nombreux et n'hésitez pas à venir nous contacter via LinkedIn, ça sera l'occasion d'utiliser ce réseau social.
- Speaker #0
Mathieu, on est à la fin de ce moment, donc voilà, merci d'être venu, d'avoir pris le temps, je suis ravi que tu aies abordé tous les sujets sans détour. Je pense que ça, ça apporte de la valeur pour les gens qui nous écoutent.
- Speaker #1
Merci à toi, Guillaume, déjà. Ce fut un honneur de pouvoir partager ce moment avec toi. Et puis, si ça peut éveiller quelques consciences entrepreneuriales et ou de s'intéresser à cet univers digital avec grand plaisir.
- Speaker #0
Merci, Mathieu.
- Speaker #1
Merci, Guillaume.
- Speaker #0
Merci beaucoup à toutes et à tous d'être toujours aussi nombreux à écouter le podcast Entreprendre avec Aspérance et à découvrir les anciens épisodes sur vos plateformes préférées. J'espère que vous avez aimé les sujets abordés aujourd'hui et surtout que vous avez appris quelque chose de nouveau. Si vous souhaitez en savoir plus sur Mathieu, retrouvez tous ses liens en description. Un petit abonnement au podcast ou à la chaîne YouTube de Perceval sera notre meilleure récompense. Chaque écoute, chaque partage et chacun de vos avis comptent beaucoup pour nous. Je serai ravi de recevoir vos suggestions à l'adresse guillaume-goperceval.fr Je vous retrouve très vite pour la suite des épisodes d'Entreprendre avec Aspurance. Au revoir. prépare quelques nouveautés, donc restez connectés. D'ici là, prenez soin de vous et restez curieux !