- Speaker #0
Escapade dans les terroirs avec Rémi. Escapade dans les terroirs avec Rémi.
- Speaker #1
Je m'appelle Pierre-Olivier Prévost, je suis originaire de la Corrèze, je suis actuellement directeur général de la coopérative Natera, qui est le fruit de la fusion des coopératives Capel et Unicor, et qui donc a vu le jour le 1er juillet 2024.
- Speaker #0
Dans cette nouvelle entité, est-ce que vous pouvez nous présenter très rapidement les domaines dans lesquels, parce que c'est quand même très varié, mais les domaines principaux sur lesquels vous travaillez ?
- Speaker #1
Déjà, peut-être parler du territoire que cette coopérative couvre. Et en fait, les domaines sont un peu la conséquence de ce territoire. Si on va dans le sens d'aiguille d'une montre, on commence par la Lauser. Ensuite, vous avez l'entier Aveyron. qui est évidemment un peu le poumon économique de la coopérative, puisque d'un point de vue agricole, c'est quand même le département le plus dynamique, très clairement. On va un petit peu sur l'Hérault, on va un peu sur le Tarn, mais après les deux gros départements qui complètent, c'est le Lot et la Corrèze. Donc ça c'est le territoire. Concernant les activités que nous pratiquons, on les a sectorisées en cinq. cinq grands métiers. Le métier de la distribution, donc on fabrique de l'aliment, on distribue de l'aliment, on distribue des engrais, on distribue des produits pour les plantes, des semences. On distribue ensuite tout ce qui est matériel d'élevage. On distribue, on fait un petit peu de machinisme agricole. Et après, vous avez le gros volet des productions. Et là, on a trois gros volets. On a les bovins. les ovins et les palmi-pèdes puisqu'on a l'usine de la carte chinoise à Gramma qui est dans le groupe et pour les bovins et les ovins on a l'abattoir de Rodez. Donc ça j'ai envie de dire c'est le cœur de la coopérative puisque c'est la valorisation de nos productions et ensuite on a quelques magasins.
- Speaker #0
Que représente la vigne dans toute cette diversité ?
- Speaker #1
Alors ça c'est intéressant parce que c'est l'un des sujets sur lesquels finalement les synergies étaient les plus prometteuses. sont d'ailleurs toujours les plus prometteuses entre Capelle et Unicor, puisque Unicor avait effectivement la cave de Valadie, donc était impliquée dans la production, dans la commercialisation, alors que du côté Capelle, on faisait tout sauf ça. Côté Capelle, il y a un laboratoire oenologique, il y a des compétences pour accompagner toute la partie production, on a aussi des équipes. qui interviennent directement, qui font la taille, qui font le palissage, qui font les vendanges. On a aussi des camions d'embouteillage, des imprimantes pour les cartons, pour les étiquettes. En fait, on fait tout autour du vin, sauf le vin, alors qu'Unicor faisait exactement le contraire. Et là, là-dessus, il y a des vraies synergies qui ont pu être mises en place et qui ont commencé d'ailleurs avec les vendanges 2024.
- Speaker #0
C'est donc le mariage heureux finalement, quand on peut marier... des choses qui ne sont pas opposées mais parfaitement complémentaires, c'est dans la nature le véritable mariage. Toutes ces productions, il faut ensuite évidemment aller les vendre. Dans ce domaine-là, quel est principalement votre marché ?
- Speaker #1
Alors si on reste sur la partie vin, notre marché il est avant tout français. Alors évidemment on a notre propre réseau de magasins qui participent à cette commercialisation et ensuite il y a bien entendu une équipe commerciale au sein de la cave qui est très active. mais on est plutôt sur un marché national. Après, sur les autres productions, on est aussi principalement national. Sur la partie canard, on fait environ 5-6% à l'export. Et après, sur la partie bovine, on exporte un peu ce qu'on appelle du maigre, des animaux qui ensuite sont engraissés, des veaux ou des agneaux qui sont ensuite engraissés à l'extérieur, donc principalement en Italie. Mais notre marché, il est quand même avant tout national.
- Speaker #0
Quel est le volume aujourd'hui que représente Natera ? Et dans ce volume-là, quelle est la proportion du raisin ou du vin, puisqu'on est justement ici sur une cave ?
- Speaker #1
La cave fait 4000 hecto. Dans l'échelle de Natera, si on raisonne en chiffre d'affaires, c'est très peu. Mais en fait, ça va bien au-delà en termes d'image. c'est à dire que le vin C'est avant tout une identité du territoire et c'est pour ça qu'on y est attaché, c'est pour ça qu'on s'implique dans Maladie, c'est pour ça qu'on s'implique sur la partie lotte dans le vignoble de Cahors, parce que même si l'impact économique par rapport aux autres productions il est marginal ou en tout cas minoritaire, en revanche en termes d'image il est très important. Quand on vient... de Figeac, qu'on arrive après Decazeville, qu'on arrive dans ces vallons, l'identité de la vigne fait vraiment partie de l'image du territoire et c'est quelque chose qu'il faut absolument préserver. C'est la richesse de nos départements.
- Speaker #0
Vous avez peut-être en tête les chiffres, quel est votre chiffre d'affaires et les progressions que vous attendez, parce que le marché est en train de se serrer en ce moment, quel est donc votre chiffre et les progressions que vous espérez sur l'année 2025 ?
- Speaker #1
Benatera, on fait environ 700 millions d'euros de chiffre d'affaires, avec 1600 salariés et 10 000 atterrants. Les progressions, il y a des endroits où clairement on est... sur des perspectives qui sont plutôt de croissance, notamment sur les palmiers pèdes, notamment sur les ovins. Sur la vigne, on sort d'une année qui va être très difficile, enfin qui a été très difficile en termes de production. On est quand même relativement optimiste, parce que Valadie fait quand même partie, enfin le vignoble de Marciac, si on regarde les dix dernières années, fait partie des vignobles qui ont été les moins impactés par des épisodes climatiques. Ça a été le cas en 2024, mais c'est finalement assez exceptionnel, alors qu'on a beaucoup d'autres vignobles en France qui sont impactés de manière beaucoup plus systématique. Donc, sur Valadie, sur le vignoble de Marciac, on a vraiment envie de se développer. Quel va être l'élément peut-être contraignant ? Ce sera la dynamique de reprise des exploitations. certains viticulteurs qui aujourd'hui arrivent à la retraite. Et donc la capacité que nous aurons à faire venir des jeunes sur le vignoble, à reprendre ces vignes, est complètement cruciale pour la suite de cette belle aventure qu'est le vignoble de Marciac.
- Speaker #2
Merci.