- Speaker #0
Escapade dans les terroirs avec Rémi
- Speaker #1
Je m'appelle Jérôme Faramond, je suis né à Montpellier de parents Aveyronais et Tarnay, donc une mère Aveyronaise et un père à Tarnay. Alors bon je suis pas fils d'éleveur. Et là, je suis président d'une structure qui est un peu connue, qui est la Confédération Générale d'Auquefort, mais par passion. Moi, j'ai choisi ce métier par passion. Au hasard d'un repas de famille où mon beau-frère m'a dit « je cherche un associé » , j'ai dit « tu l'as trouvé, c'est moi, si tu me veux, on va travailler ensemble » . Et de fil en aiguille, les projets se sont succédés. Aujourd'hui, je suis éleveur avec, bien sûr, mon beau-frère et associé, et deux autres associés que sont Guillaume et Delphine, des voisins. et qui font partie de la famille aussi à mon beau-frère. Et on a créé une structure maintenant qui nous permet de vivre et de travailler ensemble sur cette ferme.
- Speaker #0
À la base, vous aviez appris quel métier ?
- Speaker #1
À la base, je ne vous cache pas que mes parents sont de source agricole. Donc, j'ai toujours été attiré par ce milieu agricole. J'ai passé mes vacances avec mes grands-parents, un oncle qui est éleveur. Et j'ai toujours rêvé d'être dans ce métier-là, dans le milieu agricole. Donc, j'ai fait des études agricoles. J'étais vraiment déjà dans une orientation d'études agricoles. Voilà, là c'était le chemin pour moi idéal et dans lequel je rêvais un peu en secret parce que pour quelqu'un qui n'est pas issu du milieu, pas fils d'éleveur, c'est pas évident aujourd'hui de s'installer. Et là j'avais une opportunité unique de le faire.
- Speaker #0
Il faut dire que les métiers de l'agriculture sont tellement variés qu'aujourd'hui dans les écoles d'agriculture, on peut apprendre tant le machinisme qu'élever une plante ou un animal. Donc automatiquement tout ça est scénarié.
- Speaker #1
Voilà, c'est ça, j'étais plutôt un technicien. formé pour être technicien. Vous avez fait quelle école ? Un BTS, j'ai fait un BTS agricole, production végétale.
- Speaker #0
À quel endroit ?
- Speaker #1
À Toulouse. À Toulouse,
- Speaker #0
bien. Donc...
- Speaker #1
Aux-de-Ville.
- Speaker #0
Je connais bien. Aujourd'hui, vous êtes éleveur au vin, à quel endroit ?
- Speaker #1
Commune de Réquistat, dans le périmètre de la OP Roquefort, premier canton moutonnier de France, et en Gaec avec trois associés. Et voilà, du coup, je suis à la Commune de Réquistat.
- Speaker #0
Quel est votre châtel, en fait ?
- Speaker #1
Alors bien sûr, nous sommes quatre, on a rassemblé trois fermes. Vous comprenez que du Joukou, on a un troupeau pas énorme, 550 brebis. Aux yeux du consommateur, ça paraît énorme, mais pour les professionnels, ce n'est pas énorme. Et voilà, du coup, on travaille avec ces brebis-là. On essaye d'aller chercher l'autonomie, on essaie de travailler là-dessus, pour aider la qualité, bien sûr, à l'écrit.
- Speaker #0
Vous produisez du lait et que vous livrez, bien entendu, à Roquefort. Le Roquefort pour vous c'est non seulement une appellation, c'est un mode de vie ? C'est quelque chose qui vous prend du début jusqu'à la fin ?
- Speaker #1
Ah ouais, j'ai peut-être une deuxième anecdote en fait. J'avais fait mon stage déjà chez mon beau-frère à l'époque, si vous voulez, un stage BTA. J'avais un BTA à l'époque, ça s'appelait un bac pro agricole à l'époque, ça s'appelait le BTA, sur sa ferme. Un mois sur sa ferme, à écrire mon rapport au stage. Et là, j'ai découvert le Roquefort. Et là, il s'est passé quelque chose, je le dis, j'ai dit c'est génial ce filière, c'est génial. Et voilà, ça m'a nourri, mais bon voilà, pas plus après. Et comme je l'ai dit tout à l'heure, c'est là après j'ai eu l'opportunité de m'installer avec lui. Donc vous comprenez que là, pour le coup, le rock fort pour moi ça signifie quelque chose. La qualité, alors je ne sais pas si c'est un mode de vie, je ne sais pas, mais en tout cas c'est un métier qui est structuré par un cahier des charges. on dit mais voilà Voilà, des modalités de production qui sont vraiment en adéquation avec ce que j'aspire, le pâturage, l'autonomie alimentaire, voilà, c'est un peu... Ouais, je trouve ça assez cohérent, cohérent, et en plus c'est cohérent avec les attentes hôtes étales, j'en parle pas, mais c'est historique chez nous, donc c'est avec le métier d'éleveur comme je le voyais, voilà. Donc ça correspond à peu près à ce que je souhaitais, tout à fait.
- Speaker #0
Donc pour vous c'est un métier passion, dirons-nous.
- Speaker #1
C'est un métier passion, tout à fait.
- Speaker #0
Alors, passer de la machine à l'animal, Il n'y a pas photo, on sent que c'est l'animal qui vous intéresse le plus, mais est-ce que quelque part, élevé du vivant, vous y éprouvez quelques difficultés ?
- Speaker #1
Le métier d'éleveur, oui, c'est un prénom plein de difficultés qu'on connaît aujourd'hui, qu'on ne connaissait pas hier, des nouvelles maladies, FCO et compagnie. Mais après, en soi, ça reste le même. On élève des brebis, on les soigne et on essaye de faire ça du mieux qu'on peut. Après, les difficultés qu'on rencontre, effectivement, c'est un souci, mais c'est aussi un quotidien auquel je pense que ce n'était pas les mêmes il y a 30 ans, mais aujourd'hui, il y en a d'autres et demain, il y en aura encore d'autres. Je crois que c'est le fait de ce métier-là, et ces métiers-là, c'est le fait de s'adapter. Alors on parle beaucoup de réchauffement climatique, on dit qu'est-ce que vous faites ? Le métier de développeur, je pense au réchauffement climatique, aux adaptations du climat, c'est historique. Je pense que c'est toujours adapté, et on le fera encore demain. Alors peut-être pas à la vitesse qu'il faudrait aller, au regard des attentes sociétales. Donc j'ai envie de dire que pour nous, les difficultés, c'est celles de demain, c'est celles d'aujourd'hui, et on s'y prépare et on y travaille à notre rythme, au rythme du temps, des saisons et de l'animal. C'est naturel chez nous et après soit on aime ce métier, on passe au-dessus, soit on a du mal et là c'est vrai qu'après ça devient un métier très difficile.
- Speaker #0
En général, quand on est président de quelque chose, on est un lutteur. Mais vous, vous avez l'air d'être un gentil. C'est compatible être gentil, être président ?
- Speaker #1
C'est moi mon but, ce que je trouve dans cette filière au fort. Et qui a fait pour moi, si on fait aujourd'hui nos 100 ans de cette AOP, c'est d'abord la notion de collectif, la notion d'y arriver ensemble. Et c'est ça qui m'a animé et qui m'a donné l'envie de m'investir dans cette filière-là, c'est de rassembler, d'aller chercher la culture du compromis et de trouver des solutions ensemble. Et je crois qu'aujourd'hui, si le Rockford existe, c'est parce qu'il y a eu ces notions de dire, on a des difficultés, mais plutôt que de tirer dans les pattes, bon... Je ne dis pas que ça s'est... Bien sûr qu'il y a eu des difficultés historiques, mais ça a été de trouver la solution ensemble. Et je crois que cette culture-là a permis d'être là aujourd'hui au Roquefort, et je suis sûr que c'est la solution de demain. Si on doit répondre à différentes difficultés, vous voyez, il y a une notion qui me vient comme ça, parce que ça m'a animé, et ça m'a... Le Nutri-Score, qui semble... naturellement bon pour la santé, comme ça. Voilà. Putain, c'est génial, ça va nous indiquer ce que ça fait. Quand on est éleveur de revie et qu'on voit ça arriver, on se dit, mais qu'est-ce qu'ils font là ? Ils sont tombés sur la tête ou quoi ? Non mais... Et là, c'est ensemble qu'on y arrivera. C'est le collectif qui répondra. Si moi, éleveur, je me dis tout seul, je ne suis pas content, je ne serais pas entendu. C'est bien parce qu'on est collectivement avec le même discours, le même sentiment d'injustice vis-à-vis d'un truc comme ça, qu'on arrive à animer des combats. Et c'est en rassemblant tout le monde vers ça, et c'est ça qui m'a animé. C'est d'essayer de rassembler vers des projets communs, et c'est ça qui anime.
- Speaker #0
Bien, vous êtes un gentil, mais vous savez aussi vous battre, si j'ai bien compris.
- Speaker #1
J'essaie de convaincre en tout cas.
- Speaker #0
Quoi qu'il en soit, un éleveur, un paysan, travaille sur un pays, un territoire. Aujourd'hui, le terroir du Roquefort, dans son ensemble, est un terroir bien particulier. Est-ce que les paysans ressemblent à ce terroir ou est-ce que c'est le terroir qui ressemble à ces paysans ?
- Speaker #1
C'est les deux. Je pense que les éleveurs étaient déjà sur ce terroir-là, ils se sont adaptés à ce terroir. Et bien sûr, avec les évolutions qu'on connaît, ils ont fait évoluer un petit peu le terroir et une adaptation de l'un à l'autre. Et on marche ensemble. Je crois que c'est une paire, ça marche ensemble. Donc quand on fait ce métier, vous l'avez dit, c'est un métier passion, il faut aimer. L'élevage, mais il faut mettre aussi son territoire et être attaché. Donc pour moi, ce n'est pas une lutte où l'un ou l'autre qui façonne, c'est on travaille ensemble et on s'élève ensemble.
- Speaker #0
J'ai entendu parler de certaines difficultés, notamment de prédation. Ce matin, je me promenais dans le secteur et j'ai vu un troupeau gardé par un patou. Or, je vis au pied des Pyrénées, le patou, je l'ai reconnu immédiatement. C'est une simple aide, c'est une absolue nécessité. Les prédations, ça représente quelque chose d'important dans le coin ?
- Speaker #1
Sur le territoire de la OP, tout le territoire n'est pas concerné par la prédation. Il y a un territoire bien défini, on est à cause du Larzac, la Lozère, quelques coins de l'Aveyron. Je suis sur un secteur où... Je vais le dire par chance, on n'est pas embêté par cette prédation-là. Mais c'est vrai que vis-à-vis du consommateur, là on est mal compris. On s'est dit mais non, on ne peut pas vivre avec ce sentiment-là de difficulté, de risque pour notre troupeau. Parce que d'abord, nous humainement, on ne risque rien. Mais c'est notre troupeau qui risque, quand on sort nos brebis naturellement, d'être attaqué par le loup. Qui fait ça, il faut le dire, ce n'est pas pour se nourrir. il va massacrer 30-40 brevilles il va en consommer une je veux dire franchement c'est juste inacceptable mais puis surtout c'est les conséquences qu'il y a après donc le pas tout pour ces gens là c'est une nécessité j'entends des opposants, enfin les pro-loups qui vont dire mais oui mais c'est parce qu'on les garde plus mais le métier de berger il a évolué Alors c'est vrai qu'on n'est plus auprès de nos brebis tous les jours pendant une heure à les regarder manger, mais on fait autre chose, le métier change, il faut qu'il soit attractif vis-à-vis des jeunes. Je ne crois pas que, je dis bien qu'il y a des éleveurs qui gardent leurs brebis, ça existe, mais ce n'est pas non plus une règle. Et quand bien même sur ces territoires-là il y aurait un berger qui garde les brebis, il y a toujours des massifs d'aérocoins où il ne verra pas la totalité de son troupeau et le loup pourrait attaquer quand même. Vraiment, le sentiment qu'un éleveur a face à cette prédation, c'est un sentiment d'impuissance. On se sent impuissant. Et ça, il faut que les consommateurs l'entendent. Ce n'est pas qu'on est contre le loup pour être contre lui, c'est qu'on se sent impuissant. Et quand on subit des attaques, c'est violent, même pour l'éleveur. C'est très violent. Et ça, c'est difficile à transmettre. Alors moi, je ne l'ai pas vécu, donc je n'en parle pas assez bien sans doute. Mais vraiment... on a du mal à se faire entendre sur cette injustice qu'on ressent, cette impuissance, et puis après quand ça arrive, le sentiment de la violence que ça génère chez les éleveurs.
- Speaker #0
Vous êtes président de la Confédération Générale du Roquefort. Là, vous travaillez avec des gens qui ne sont certainement pas tous vos amis, mais comme vous le disiez tout à l'heure, vous défendez le collectif. Comment ça s'organise une confédération d'un tel ordre ?
- Speaker #1
Alors la Confédération Générale du Roquefort, moi j'y suis au titre des éleveurs. Donc je suis le président de l'association qui groupe. tous les éleveurs qui sont engagés dans la démarche à au P-ROCFORT, donc qui sont engagés dans une démarche de qualité. Donc voilà, il y a ce collège, on appelle ça un collège, le collège éleveur. Et après, c'est animé, cette confédération, par aussi le collège fabricant. Il y a le collège des fabricants de ROCFORT. Et du coup, la confédération générale au fort qui structure cette filière-là est composée du collège éleveur et du collège fabricant. Par alternance, un an, c'est le collège fabricant qui est la présidence, et là, en ce moment, c'est le collège éleveur, donc moi-même qui préside. Cette institution, après fonctionner, je veux dire, on est pour une filière, c'est une filière là. Là pour le coup, effectivement, il y a des moments où on ne va pas être d'accord, on a pris du lait par exemple, mais après tout le reste, sur le Nutri-Score, il n'y a pas de problème, on est d'accord. Il y a plein de sujets pour lesquels on doit construire, on sera d'accord. Et c'est comme ça, sur ces bases-là, qu'on arrive à construire un collectif et à construire des objectifs et un avenir pour notre filière.
- Speaker #0
D'autant que si j'ai bien compris, ça ne représente plus ce que vous parlez de filière. On parle de 8 à 10 000 personnes qui vivent du Roquefort. Ça doit être peut-être qu'un minimum, puisque aujourd'hui, c'est toute une région qui vit du Roquefort. Pas que, bien entendu, mais au moins qui est moteur dans ce secteur. C'est une grosse responsabilité que vous ressentez en tant que président ?
- Speaker #1
C'est un poids, c'est déjà une histoire. Ça entend la OP, je crois que rien que ça, ça parle beaucoup, oui, c'est une fierté. Mais si vous voulez, quand on arrive par là, ce n'est pas un objectif, ce n'est pas une carrière, je ne suis pas carriériste. Et donc du coup, on y arrive parce qu'on a des idées, des objectifs, on a envie de donner. Et puis on se retrouve là, président, parce qu'on a réussi à avoir une adhésion autour d'un projet et qui fait qu'on est là. Ça fait qu'on est dans le mouvement, dans l'action et on se rend peut-être moins compte de ses responsabilités. C'est des journées comme aujourd'hui où on fête nos cent ans. On voit le monde, un territoire qui se mobilise, des élus partout, on se rend compte de la mesure du poste et du poids de ce poste. C'est vrai qu'on se dit que c'est quelque chose. Mais sinon, au quotidien, on essaie de donner tout ce qu'on peut pour faire avancer cette filière-là. Et au quotidien, on ne le vit pas comme ça. Je ne le vis pas comme un poids, comme une responsabilité. C'est à des moments où on se rend compte que c'est quelque chose.
- Speaker #0
Être un président, c'est vous qui impulsez les projets, ou vous écoutez et vous mettez... Parce que vous parliez de collectif, vous avez l'air de tenir à ça, mais il y a quand même, par moments, il faut tenir un peu les projets. Quelque part, est-ce que votre président sera marqué par des projets personnels ? Non,
- Speaker #1
je ne crois pas, hélas. On essaie d'amener ce qu'on peut, de rassembler, parce que bon, ça serait compliqué auprès du grand public d'expliquer, mais il y a eu une réforme un petit peu difficile à vivre en 2016-2017, et on est plutôt après sur de la reconstruction d'un collectif. Voilà, on a passé un pan d'histoire. Il fallait tourner une page, on l'a tournée. Et on était là plutôt, mon mandat de sur, ça a été plutôt d'essayer de reconstruire quelque chose, de remettre des bases et reconstruire en collectif. On avait à l'époque une association, enfin un syndicat qui s'appelait l'AFRSEB, ça a disparu, c'est devenu APLBR. On a repositionné l'APLBR, convaincre les éleveurs qu'il faut continuer à marcher ensemble. Voilà, on a été plutôt dans ce... Voilà, mon mandat ça a été plutôt ça, de dire voilà, continuons. Ok il y a eu l'Europe qui est passée par là, on peut plus faire les mêmes missions, mais ne détruisons pas tout et essayons de reconstruire quelque chose ensemble pour maintenir un collectif puissant et c'est ensemble qu'on sera plus forts. Voilà, ma nature ça a été plutôt ça. Et aujourd'hui on passe ça et je crois qu'on est maintenant dans la projection et la structuration de projets. Je crois que là maintenant on a passé ce cap et on est plutôt là dedans de se projeter. Et voilà, ça sera plutôt dans les années à venir où il va falloir maintenant, urgemment. Après, j'ai envie de dire, si les projets, le projet 100 ans, ça en est un quand même. Je crois qu'il a fallu le mener à bien. En termes de projet aussi, on a eu quand même des difficultés. Le Nusk-Sor, ça a été un combat quand même qu'il a fallu mener, et qu'on mène encore. Ça m'oblige beaucoup d'énergie, beaucoup de temps aussi de faire ces choses-là. On est surtout en défense, je trouve, beaucoup trop. et qui nous happe beaucoup de temps et qui ne nous permet pas de se concentrer sur ce qu'on devrait faire demain. C'est plutôt ça qui est difficile à vivre en tant que président, c'est-à-dire les difficultés qu'on rencontre, et se battre contre ces difficultés-là au lieu de se projeter, de passer ce cap et d'anticiper. C'est ça qu'il faudrait arriver à faire au mieux, peut-être que je n'ai pas su le faire.
- Speaker #0
Quoi qu'il en soit, aujourd'hui, vous défendez un territoire, vous défendez un produit sur ce territoire, mais... Vous êtes distribué sur 128 pays. C'est une dimension internationale que vous avez aujourd'hui.
- Speaker #1
Absolument. Et qu'on souhaite la Confédération se mobiliser encore plus vers l'international. C'est un souhait. Alors ce n'est pas simple. Mais parce que bien sûr, quand on va à l'export, du coup c'est du commerce. Et la Confédération ne fait pas de commerce. Et puis il faut l'accord de tous les acteurs. Dans chaque pays, tous les acteurs, donc les fabricants, ne sont pas... aussi mobilisés les uns que les autres. Mais cela dit, il y a un accord, une envie d'aller se projeter à l'extérieur. Et ça aussi, c'est un enjeu pour nous. Et c'est vrai que là, jusqu'à maintenant, dans ces 100 ans, on s'est plutôt concentrés sur le territoire national. Aujourd'hui, c'est la fête du territoire régional, local. Et peut-être que le deuxième semestre, on s'en sort vers maintenant, essayer de se mobiliser pour essayer de faire rayonner le Rockfort sur le territoire mondial. Là, on va essayer d'aller à la fois chercher des partenariats et des actions avec le département ou la région, et la région je dirais même, vers d'autres pays pour essayer de porter cette parole de Saint-Anne et de se mobiliser autour du Roquefort. On avait un projet aux Etats-Unis, vous voyez que maintenant avec les actions politiques qu'il y a, ça semble compliqué d'arriver au bout avec ça. Mais bon, c'est pas grave, on va trouver des solutions.
- Speaker #0
Vous y arriverez.
- Speaker #1
Mais c'est sûr. de toute façon il n'est pas éternel ça aux Etats-Unis je sais pas non et puis on a des consommateurs là-bas qui nous attendent donc oui on fera quelque chose, on y arrivera c'est sûr, mais c'est ça c'est sûr c'est la politique de Pilote Patou il y a aussi des volontés, des dynamiques et quand je trouve que notre projet il est beau le Roquefort c'est un produit magnifique qui défend des valeurs donc moi à mon avis on aura toutes les chances de porter ces valeurs au-delà de de notre territoire et au-delà de la terre. Et puis historiquement, j'ai envie de dire, le Roquefort a toujours su faire ça. C'est les exports à la sud-azur. La loi qu'on fait aujourd'hui, j'ai écouté Sidi Vavre, c'est grâce à elle que j'ai appris ça aussi. Mais c'est aussi pour l'export qu'on a créé cette loi. Donc si on est là aujourd'hui, c'est autour de l'export. Donc que vous me parliez d'export, finalement c'est notre histoire, c'est notre culture.
- Speaker #0
Très belle conclusion, je vous en remercie.