Speaker #0Décembre, le mot où tout le monde se plante complètement. Pourquoi faire les choses à l'envers ? Qui n'a pas dit ou déjà entendu qu'en fin d'année, il faut redoubler d'efforts ? Pousser plus fort, finir l'année en beauté. Et que décembre, c'est le sprint final avant les fêtes. Pour boucler tout simplement des dossiers et atteindre des objectifs. Sauf que cette croyance te coûte énormément. A savoir, notre performance varie selon notre rythme biologique. C'est-à-dire, ton horloge interne, tes pics d'énergie dans la journée et les moments où tu es tout simplement haute. Est-ce pertinent de forcer contre ce rythme naturel ? Pas du tout. Ça réduit ta performance réelle de 15 à 30%. Et ça, c'est Harvard qui le dit. En haut terme, tu fais plus d'heures pour moins de résultats. C'est l'inverse de ce que tu pensais et de ce que tu veux très certainement. Alors le vrai problème, c'est ce que j'appelle l'effet accordéon. Et on va voir ensemble comment ça marche. Tu sprints, tu es à fond, novembre, décembre, tu donnes tout. Mais à Noël, tu es complètement vidé. Tu veux relâcher, décompresser totalement ? Sauf que c'est un relâchement tel que ton corps s'effondre après cette montée. Et ta reprise ? Eh bien, elle demande du temps. Beaucoup de temps, tu es en mode diesel, c'est long, c'est pénible. En d'autres termes, tu rames le complet. Et voilà le piège. Tu dois re-sprinter pour rattraper le retard du démarrage. Alors que tu es encore dans les vagues. C'est ça l'effet accordéon. Un sprint intensif, un relâchement massif. Après, tu es en mode diesel. Et tu dois fournir un effort énorme pour redémarrer. Et du coup, tu as une reprise complètement chaotique. Tu me diras sûrement, mais Flo, tout le monde ne relâche pas durant la période de fin d'année. Et c'est vrai, il y a ceux qui ne relâchent jamais, qui continuent à fond de novembre à janvier, sans pause, juste à continuer. Mais le risque d'explosion en plein vol mi-janvier ou fin janvier est énorme. Alors toi, pendant une quinzaine d'années à peu près, j'ai fait justement l'effet accordéon, mais aussi j'ai testé le sprint non-stop. Alors comme je travaillais en cabinet d'expertise comptable et de commissariat aux comptes, J'avais des inventaires à la période justement de la fin de l'année, donc plus vers le 30-31. décembre, mais j'avais aussi des bilans à clôture du 30 septembre. C'est-à-dire qu'il fallait les finaliser pour le 31 décembre en général, et puis après, j'enchaînais sur la pionne fiscale qui arrivait très rapidement. Et quand j'étais responsable financier, j'avais des reportings et des bilans à préparer. Donc, tout ça pour te dire que ce n'était pas juste décembre, c'était décembre, janvier, février, voire mars, mais même des fois au-delà. Et bien sûr, sans compter que j'aimais pâtisser et donc faire des gâteaux de Noël. Je pouvais faire 6 à 8 kilos chaque année, donc tu auras compris. Je courais partout. Pro, perso, biscuits, famille, cadeaux, brettes. Je donnais tout, mais à quel prix ? Et les fêtes arrivaient et je m'effondrais complètement quand je prenais quelques jours. Et en janvier, je devais redémarrer, mais j'étais plutôt cassé. Mais en prenant du recul, je me suis rendu compte qu'il existait un troisième chemin. Et c'est ce qu'on va voir ensemble aujourd'hui. D'abord, on va comprendre comment mieux gérer cette fin d'année et la perte des fêtes pour éviter le coup de pompe de l'effet accordé. Et ensuite, on va pouvoir parler du système des... trois cartes pour définir une direction pour 2026. Alors bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode d'Esprit Léger, le podcast des quatre dirigeants et entrepreneurs qui veulent performer sans s'épuiser. Alors c'est parti, nous allons commencer avec la première partie qui est le piège du cortisone. Alors quand tu sprints pendant des mois, ton cortisone, c'est-à-dire l'hormone du stress si tu préfères, monte et reste haut, très haut, mais surtout de manière constante. Et le problème, c'est que quand tu arrêtes brutalement, par exemple pendant les vacances de Noël, il chute d'un coup. C'est ce qu'on appelle le let-down effect. C'est un phénomène documenté scientifiquement par Mark Schoen, qui est un professeur de UCLA, qui l'a étudié pendant des années. Il explique justement que quand ton cortisol est élevé pendant des semaines, ton corps s'habitue. Il devient dépendant et quand tu stoppes net, ton système immunitaire s'affaiblit, ton énergie s'écroule et ton cerveau tourne au ralenti. Résultat, ce n'est pas étonnant que tu tombes malade, que tu as envie de dormir pendant 12 heures et que tu ne peux rien faire. Tu es comme tout simplement anesthésié, voire à mort. Et ça, je suis sûr que tu l'as déjà expérimenté sans savoir que c'était les faits, les done effect. C'est sûrement pour ça que des tas de gens, justement, tombent malades pendant leurs vacances. Ensuite, il y a un problème qui va arriver, c'est la reprise. Parce que janvier, il faut démarrer. Mais si ton cortisol est encore bas, ton système nerveux, il est lent. Ton cerveau tourne à peine à 40% et tu arrives au bureau, tu regardes ta to-do list et tu es paralysé, la tête dans le brouillard pour ne pas dire ailleurs. C'est tout simplement le mode diesel. Alors comment on peut éviter ça ? Et bien tout simplement en utilisant le protocole des trois zones. Comme je te le disais en introduction, j'ai un peu tout testé, à savoir la coupure nette ou le travail en continu durant les fêtes de fin d'année. Mais ce qui marche le mieux, c'est le protocole des trois zones. C'est basé sur la neurobiologie de la récupération. En toute franchise, je le faisais sans savoir que ça s'appelait ainsi. On va commencer par la zone 1 qui est une phase de décélération. Par exemple, du 23 au 27 décembre, tu vas ralentir progressivement. Tu vas garder l'activité légère, juste en fait pour que ton... cortisol descendre en douceur. Ensuite, tu as la zone 2 qui est plutôt du repos actif. Donc là, par exemple, nous, ça va être du 28 décembre au 2 janvier. Tu ne travailles pas, mais tu fais des choses qui activent ton cerveau différemment. Que ce soit du sport, de la lecture ou des jeux de société en famille ou avec des amis. En fait, tout simplement, avoir du temps de qualité avec tes proches. Et ça, ça va libérer de la dopamine, ton hormone du plaisir si tu préfères, et de la sérotonine qui est l'hormone du bonheur. Ton système nerveux va se rééquilibrer naturellement. Et ensuite, tu as la zone 3, la phase de réactivation. Donc à peu près du 3 au 6 janvier. Tu vas pouvoir remonter progressivement. Tu commences légèrement, 2-3 heures de travail, focus, petit à petit, tu vas augmenter. Donc tu l'auras compris en fait ? Ce n'est rien de sorcier, c'est quelque chose de très simple. On décélère, on fait du repos actif et on réaccélère tout doucement. Il y a quelque chose qui est très intéressant et qui va compléter et expliquer l'intérêt de ce protocole. En décembre, ton corps produit à peu près 30% de mélatonine en plus. Pour rappel, c'est l'hormone du sommeil. Et ta sérotonine, elle, elle baisse, l'hormone du bonheur. C'est normal, c'est biologique, c'est l'hiver. Ton corps te dit tout simplement de ralentir. Mais toi, tu continues à sprinter. tu forces, tu te bats contre ta biologie et tu perds. Normal, en fait. Quand tu réfléchis, c'est tout à fait logique. Alors que si tu l'écoutes, tu vas tout simplement gagner. Donc, maintenant qu'on a vu à quel point c'était simple, logique, mais aussi biologique, on va pouvoir passer à la façon qui est comment définir sa direction pour l'année à venir. Mais en évitant surtout de perdre du temps avec les fameuses résolutions que personne ne tient. Alors, du coup, on va parler d'une alternative qui est le système des 3K. C'est tout simplement donner une direction pour 2026. Le principe est très simple, on va se baser sur 3 cas, ou 3 post-it de couleur, 3 questions, 3 décisions. Et on va commencer avec la carte rouge qui est la carte stop, arrêtée. Pourquoi ? Parce qu'en fait, tu arrives en 2026 avec plein de choses en cours, soit des réunions, des projets, des habitudes, mais tu veux tout garder pour la nouvelle année. Sauf que la plupart sont là par habitude, effectivement, et par automatisme. Et tant que tu ne les arrêtes pas, ils te freinent. C'est avoir un boulet au pied, un poids qui t'empêche tout simplement d'avancer. A savoir quand même qu'il y a un coût caché. Parce que ce que tu n'arrêtes pas, ça te coûte deux fois plus. D'abord, ça te demande de l'énergie pour le maintenir, pour le continuer, pour le gérer. Mais ensuite, tu as la culpabilité parce que tu sais que tu devrais arrêter. Mais tu continues quand même de le faire. Donc finalement, tu utilises le double d'énergie. D'un point de vue scientifique, Barry Schwartz a passé des années à étudier ça justement. Et en fait, il a découvert quelque chose de contre-intuitif. Au-delà de 3 à 4 options, ton cerveau se paralyse. et c'est ce qu'on appelle tout simplement le paradoxe du choix. Bien confirmé d'ailleurs par une étude assez célèbre de Shinalingar et de Mark Leber à Columbia, qui ont montré justement avec l'étude des confitures. Comme ça, tu dois te dire, qu'est-ce que tu vas me sortir faire ? Dans un supermarché, il y avait 24 variétés de peau de confiture dans un riz. Là, il y avait 3% de gens qui achetaient. Ils ont réduit le nombre de variétés de peau à 6. Et du coup, il y a eu 30% de gens qui ont acheté, soit 10 fois plus. Alors pourquoi ? Tout simplement parce que moins d'options Merci. égale moins de fatigue mentale, égale plus d'action. C'est aussi simple que ça. Et nous, justement, on va appliquer ce principe. Alors du coup, tu vas pouvoir prendre une feuille, écrire justement des choses que tu fais en ce moment ou régulièrement. Alors tu vas tout mettre, des revenus, des projets, des habitudes. Puis tu vas pouvoir te demander laquelle crée vraiment du sens. Et là, tu vas en garder trop. Les sept autres, et tu les arrêtes en 2026. Mais surtout, c'est que tu ne vas pas juste le garder pour toi. Tu vas le partager, que ce soit à ton équipe, à ta famille ou à tes proches, en leur disant En 2026, ça, je l'arrête. Alors, pourquoi ? Tout simplement parce que l'engagement public augmente tes chances de réussite de 65%. Et forcément, ça change beaucoup de choses. Alors, le fait d'utiliser la carte rouge va te permettre de restaurer 20% d'énergie cérébrale. Tu vas pouvoir libérer de la place et justement, tu vas pouvoir avancer. Et c'est ce qu'on va voir avec la carte suivante. Parce que la carte verte va te permettre de lancer justement quelque chose en 2026. Parce que finalement, maintenant, tu as fait de la place. Mais la question, c'est qu'est-ce que tu peux mettre à la place ? Et la plupart des gens se disent, super, je vais pouvoir lancer 10 projets en 2026. Erreur, parce que ça va tout simplement accentuer ta procrastination et peut-être aussi ton anxiété. Et à savoir que 10 objectifs flous, c'est tout simplement encore plus de mini-décisions chaque jour à prendre. Et tu vas te dire, zut, aujourd'hui, qu'est-ce que je fais ? Sur quel projet je travaille ? Et forcément, ça te vide. D'ailleurs, à ce niveau-là, la science le répète, un objectif clair bat forcément 10 objectifs qui sont flous. Et la performance, c'est tout simplement de tenir dans la durée. Un objectif qui est clair ? En fait, tu ne vas pas hésiter. Tu vas pouvoir passer à l'action rapidement, efficacement et donc le tenir dans la durée. Alors maintenant, comment on peut l'appliquer ? Tu vas pouvoir te poser cette question. Si je ne lance qu'un seul projet en 2026, lequel ça serait ? Attention, je ne te dis pas le projet d'être heureux, le projet de faire plus de chiffre d'affaires par exemple. C'est quelque chose qui doit être concret, vraiment un projet, une compétence, une nouvelle habitude de routine si tu veux, mais quelque chose qui a du poids et qui te donne le cap justement pour 2026. Comment savoir si c'est le bon ? Il doit t'animer. Mais vraiment, c'est quelque chose qui doit t'animer au quotidien. Ensuite, il doit pouvoir être mesurable. C'est tout simplement savoir si tu avances ou pas. Mais aussi, c'est quelque chose qui doit avoir un effet boule de neige qui va impacter le reste de ce que tu fais au quotidien. D'ailleurs, petite parenthèse, j'en ai parlé dans mon dernier épisode du podcast que tu vas pouvoir retrouver juste au-dessus dans le lien où j'expliquais comment trouver son levier dominant selon le profil personnel. Pour revenir à notre projet, s'il coche ces trois cases, c'est ton objectif. Le reste, tu le mets de côté. Finalement, tu vas échanger. avec la carte rouge, des tâches qui sont chronophages, qui te prennent de l'énergie, par quelque chose de positif avec cette carte verte. Maintenant, on va voir comment justement on peut garder cet équilibre et maintenir cela dans le temps. Et c'est tout simplement le rôle de la troisième carte, la carte bleue, la carte protection, si tu préfères. Parce que le problème, c'est qu'on aura beau déterminer ce qu'on veut enlever et ce qu'on veut mettre en place pour 2026, mais si on ne fait pas attention à notre équilibre, ça ne va pas pouvoir durer dans le temps. Rappelle-toi que les leaders qui protègent leur équilibre évitent la surchauffe, l'épuisement, mais aussi le burn-out. Et en prime, ils restent créatifs. Alors, ce qu'on va pouvoir utiliser et mettre en place, c'est ce qui a été étudié par DeskTime en 2004. Ils ont tout simplement analysé sur 6 000 utilisateurs leur rythme de travail. Et les plus performants ne travaillaient pas plus longtemps, ils suivaient un rythme. Et ce rythme, il est de 75 minutes de travail et de 33 minutes de over-repeat. Alors, ce qui est intéressant, c'est que ça a augmenté leur productivité réelle de 15 à 25 %. Alors, pourquoi est-ce que ça marche ? Parce que ton cerveau fonctionne par cycle ultradien de 90 minutes. Et ça, c'est un fait biologique découvert dans les années 60 à UCLA. En fait, après 90 minutes d'activation intense, ton cerveau a besoin de récupérer. Et donc, le rythme 75-33, c'est l'application pratique de ce principe. Et ça te laisse de la marge avant d'atteindre les 90 minutes où ta concentration s'effondre. Alors du coup, les pauses, ce n'est absolument pas une option. C'est une fonction biologique pour régénérer ton cerveau. Et respecter ces cycles. te permettra de garder de bonnes performances. Et tu vas pouvoir te poser la question suivante. Qu'est-ce que je refuse de sacrifier pour tenir dans la durée en 2020 ? Ça peut être ton sommeil, ça peut être du sport, ça peut être le temps en famille. Par exemple, moi étant hypersensible, je sais que pour tenir la distance, je dois être absolument reposé. Et je dois avoir aussi du temps calme pour moi. Alors tu vas choisir, comme moi par exemple, 2 ou 3 gardes-fous, mais qui sont absolument non négociables et tu les protèges. C'est-à-dire que tu vas vraiment mettre un créneau et tu t'y tiens. C'est-à-dire pas de meeting. Ou de visio le soir à 22h, pas de semaine à 70h, parce que si tu casses ton équilibre, tu perds toute la direction. Alors pour récapituler cet épisode, nous avons vu l'effet accordéon. C'est-à-dire que tu sprints jusqu'au 23 décembre et tu te crashes littéralement en janvier. Et là, la solution qu'on va pouvoir utiliser, c'est le protocole des trois zones. Avec la phase 2 d'accélération, le repos actif et la réactivation progressive. Comme ça, tu vas pouvoir arriver en janvier bien frais. Et ensuite, on a vu le principe des... Trois cartes pour pouvoir déterminer ta direction en 2026 sans passer par des résolutions que tu ne tiendras jamais. On a donc la carte rouge, ce que tu arrêtes en 2026 pour libérer de l'espace. La carte verte, ce que tu vas lancer en 2026, un projet qui te donne le cap justement dans la direction de la nouvelle année. Et la carte bleue qui te permet de protéger ton équilibre pour tenir la distance. Finalement, tu vas avoir trois post-it, trois questions, trois décisions. C'est aussi simple que ça. Maintenant, c'est à toi de jouer. Tu vas pouvoir prendre 20 minutes, une feuille, un café, un thé, comme tu veux, et surtout écrire tes trois cartes. Mais après, tu vas pouvoir les partager à tes proches, mais aussi en commentaire. Je te remercie d'avoir écouté cet épisode en entier. Je te souhaite de bonnes fêtes de fin d'année et une bonne transition pour 2026.