Speaker #0Sais-tu ce qui est le plus difficile à combattre ? Un ennemi que tu ne vois pas venir. Et sais-tu ce qui est le plus compliqué à régler ? Un problème que tu ignores complètement. Marc avait tout résolu. Enfin, ça, c'est ce qu'il croyait. Nutrition, ok. Sommeil réparateur, ok. Activité physique et bouger chaque jour, ok. Alors pour rappel, Marc, c'est notre cher CEO de 45 ans. Il se félicitait de sa transformation en des essentiels. Donc ça, c'est ce qu'on avait vu lors des épisodes précédents. Alimentation, sommeil et activité physique. Jusqu'à ce mardi août... tout a basculé. A 15h30, Marc termine tranquillement sa réunion, budget et tout roulait parfaitement. Sauf qu'à 15h45, sa secrétaire lui demande « Marc, quelle salle pour la réunion de demain ? » Une question pourtant basique et là, le vide total. Son cerveau refuse de répondre et impossible de choisir entre la salle A ou la salle B. Et cette paralysie, Marc ne le comprend absolument pas. « Tu l'attribues à quoi ? À l'âge ? À la conjoncture ? À la charge de travail ? » Louper. Marc était tout simplement vite victimes du syndrome des processus fantômes. Et il n'est pas le seul. L'étude Perspective Dirigeant 2025, qui a interrogé 550 dirigeants français, révèle des chiffres assez alarmants. 66% d'entre eux souffrent d'épuisement professionnel. Le pire, c'était 40% en 2023, soit une hausse de 26 points en un an seulement. Et plus inquiétant encore, la France explose tous les records mondiaux face à une moyenne mondiale de 56%. On mène la danse de l'épuisement dirigeant. Est-ce que c'est pour ça que la santé mentale est devenue un sujet majeur pour l'État français ? Imagine que c'est comme une voiture qui consomme trop. En apparence, elle roule bien, mais en arrière-plan, des dizaines de petits systèmes bouffent discrètement ton carburant sans que tu t'en aperçois. Par exemple, les pneus sont gonflés. Résultat, peine sèche au moment critique. Bien sûr, tu peux me dire qu'il y a des techniques de relaxation classiques qui suffisent. Sauf que ces chiffres prouvent le contraire. Les dirigeants appliquent ces méthodes et pourtant l'épuisement explose. J'en ai fait les frais en 2020. Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode d'Esprit Léger, le podcast des 4 dirigeants et entrepreneurs qui veulent performer sans s'épuiser. Aujourd'hui, on poursuit la mini-série des essentiels et on va découvrir les 3 processus fantômes qui font de la France le champion mondial de l'utilisement de dirigeants. Le premier processus fantôme qui évite Marc sans qu'il s'en aperçoive et que tu connais certainement, c'est ce que je vais appeler le radar hyperactif. Marc l'ignore, mais son cerveau de dirigeant scanne en permanence. Et ça, c'est peut-être quelque chose que tu as vécu également. Même quand il mange, même quand il regarde Netflix le soir, et même pendant ses vacances au ski, une partie de son cerveau reste branchée sur le mode patron. Il a l'affût des signaux, il anticipe les problèmes et il surveille toutes les opportunités. Harvard Business Review l'explique dans un article, notre contexte préfrontal, c'est-à-dire la zone du cerveau qui est dédiée à la planification et aux décisions, n'a jamais été conçue pour tourner en continu. Et pourtant, c'est exactement ce qu'on lui demande. Les dirigeants font tourner leur radar 24 heures sur 24 Sans même s'en rendre compte. C'est pourquoi cette hypervigilance permanente pompe discrètement jusqu'à 30% de notre énergie cognitive disponible. Voici le paradoxe cruel. Marc transforme ses moments de plaisir en sources de stress. Hier soir, par exemple, il était à la salle de sport pour décompresser. Sauf qu'à la machine, son cerveau continue de mouliner. Le dossier Martineau, il faut que j'appelle le comptable. Ah merde, la réunion avec Sophie, j'ai oublié de préparer le budget. Le mec là-bas, on dirait le commercial de Machininko. Son moment de détente devient un moment de charge cognitive supplémentaire. Et au lieu de récupérer de l'énergie, il en perd encore plus. C'est ça le piège du radar hyperactif. Il transforme tes pauses en sessions de travail mental déguisés. Alors qu'est-ce qu'on peut faire pour solutionner cela ? On peut créer des zones de non-responsabilité d'une durée à près de 15 minutes par jour où ton cerveau de dirigeant n'a pas le droit d'exister. Alors concrètement, c'est simplement une session où tu n'es plus le patron de rien du tout. Pas de téléphone. pas de notification et pas de « je pense juste à ce truc vite fait » . Une seule règle, dans cette zone, tu n'as aucune responsabilité envers personne. Alors voici quelques petits exemples de zones de non-responsabilité. Tu vas pouvoir faire une technique de focus totale. En gros, c'est que tu prends simplement une activité basique et tu y mets 100% de ton attention. Alors si tu aimes le café, cette technique va être très intéressante. Tu vas pouvoir en fait simplement savourer un bon morceau de chocolat noir avec un café. Ressentir la délicatesse des arômes. Prendre le temps, en fait, de savourer simplement cet instant. Et comme quoi, finalement, un simple café avec un morceau de chocolat, quelque chose qui paraît complètement banal, a beaucoup plus de vertu qu'on ne le pense. L'autre technique que tu vas pouvoir adopter, c'est la marche méditative des 500 pas, qui consiste tout simplement à compter tes pas de 1 à 500. C'est une technique de moine bouddhiste qui est vieille de 2500 ans. Si tu n'y arrives pas, tu peux commencer, en fait, par marcher et ressentir simplement avec tes sens, que ce soit l'odeur, le vent qui pavance les cheveux sur table. En fait, ça va permettre à ton cerveau de respirer. Une technique que j'aime bien faire, qui est très simple, c'est de t'asseoir bien les mains sur les genoux et de respirer soit en mode cohérence cardiaque, soit avec le vent. Donc la cohérence cardiaque, c'est inspiration en 5 secondes et expiration en 5 secondes. Et en fait, tu vas tout simplement ressentir ce qui se passe dans ton environnement. Ça peut être un oiseau qui chante, ça peut être la pluie, les odeurs. Bref, ton radar n'a qu'un job, c'est capter les sensations du moment présent et les laisser aller, laisser passer. En fait, tu vas te connecter avec ton espace, avec ton environnement. C'est une forme de pause temporelle, on va appeler ça comme ça. Par contre, attention sur deux choses. Si tu es hypersensible comme moi, c'est quelque chose d'essentiel à intégrer dans ton... quotidien, sinon ton radar va vite exploser. Mais attention, il y a le piège d'entourage. Préviens tout simplement tes proches et dis clairement à ta femme, à ton mari ou à tes enfants que ces 15 minutes-là, en fait, c'est réservé uniquement pour toi et tu ne dois pas être du tout dérangé. Parce que vouloir reposer son cortex préfrontal avec quelqu'un qui te parle en même temps, c'est tout simplement mission impossible. Mais le radar hyperactif, ce n'est que le premier des trois processus fantômes. Et le deuxième, celui qu'on va voir à l'instant, est encore plus vicieux, car il crée une spirale infernale. Alors celui-ci, je l'appelle les micro-résistances. Alors Marc l'ignore, mais son radar hyperactif crée justement des dizaines de petites tensions par jour. Alors par exemple, à 9h15, Marc voit Sophie arriver 15 minutes en retard. Alors il a un petit pas, il se dit « elle fait ça souvent en ce moment » . À 10h30, il ouvre la facturation d'octobre. Deux jours de retard sur les prévisions. Du coup, il a une micro-irritation, il se dit « encore ce décalage » . À 11h45, il reçoit un email client. « On aimerait discuter avec vous de quelques ajustements Marc » . Micro-alerte. Qu'est-ce qu'ils veulent bien encore changer ? 14h20, il remarque que Julien évite son regard en réunion. Du coup, il se demande si Julien ne lui cache pas quelque chose. Et finalement, ça lui génère une micro-tension. À 15h35, il reçoit la facture EDF qui passe de 280 euros habituel à 347 euros. Du coup, c'est un micro-stress parce qu'il se dit pourquoi cette hausse ? Et enfin, à 16h10, sa femme qui l'appelle la voix tendue en lui disant « Marc, il faut qu'on parle ce soir. » Micro-angoisse, qu'est-ce qui se passe encore ? Voilà, c'est ça une micro-résistance. Selon les experts en psychologie comportementale, ce sont tout simplement des petites pressions et tensions quotidiennes, souvent mineures. Mais cumulées, elles finissent par avoir un impact significatif sur notre santé mentale, émotionnelle et physique. Individuellement, chaque micro-résistance ne représente peut-être que 2 à 3% de stress. Alors ces micro-résistances sont décuplées si tu es fatigué. C'est-à-dire que par exemple, tu as ton cerveau qui tourne en ralenti et chaque petit signal devient finalement une montagne. Si tu es hypersensible également, ton radar va capter 3, 4, voire 5 fois plus de détails que la moyenne. Et si tu es en période de stress, ton système nerveux surinterprète tout. Et en période de cycle menstruel pour les femmes. Autant dire que quand on se retrouve dans plusieurs de ces situations, les micro-résistances deviennent vraiment un fardeau. Personnellement, quand je suis fatigué et en plus couplé à l'hypersensibilité, ces micro-résistances peuvent parfois être très énergivores. Et ce qui représente en temps normal, on va dire 2-3% de stress pour un dirigeant standard, peut vite me coûter jusqu'à 15-20% d'énergie cognitive quand je suis dans un mauvais jour. D'où l'importance de se connaître. Et selon l'étude relayée par Actualité, À la CCI, 58% des entrepreneurs sont touchés par ce phénomène d'accumulation de micro-tensions sans en avoir conscience. Alors voici le piège, c'est que ces micro-résistances créent une spirale en trois étapes que Marc ne voit pas venir. Alors la première étape, ça va être la fatigue cognitive. Marc se demande pourquoi il est lessivé à 17h alors qu'il n'y a aucune journée particulièrement difficile. Et bien la réponse est très simple, son cerveau a traité 47 micro-résistances entre 8h et 17h. 12 signaux provenant de son équipe. 8 détails financiers pas encore tout à fait réglé. 15 micro-irritations liées à l'organisation. 7 petites choses encore à éclaircir avec les clients. Et enfin, 5 tensions familiales détectées. Donc pas étonnant que plus de 40% de sa batterie mentale se vide pour des broutilles. Ensuite, il y a l'étape 2 qui est l'incertitude décisionnelle. Son cerveau fatigué ne peut plus trancher nettement. Tout devient des peut-être. Et au lieu de décider clairement, Marc transforme chaque situation en questionnement sans fin. L'exemple typique, le client veut discuter d'ajustement. Et au lieu de se dire Je l'appelle demain pour clarifier. Marc va ruminer. Peut-être qu'il veut partir, ou peut-être que c'est juste un détail, ou peut-être pas, ou peut-être si, peut-être ça. Bref, il ne fait que ruminer. Autre exemple, avec Sophie qui arrive en retard, au lieu d'une discussion rapide, Marc se perd dans des « peut-être qu'elle a un problème perso » ou « peut-être qu'elle se démotive » . Et cette incertitude permanente épuise encore plus son cerveau, déjà fatigué. Et enfin, la troisième étape qui est la paralysie décisionnelle. Alors, selon l'étude Unrest de 2025, 74 des managers sont surchargés par le volume décisionnel. Mais le problème n'est pas la quantité, c'est la capacité à trancher à cause de la fatigue cognitive. Voici quelques chiffres. Un cadre supérieur prend en moyenne 35 000 décisions par jour. Et la qualité décisionnelle baisse de 50% après 15 heures à cause de la fatigue décisionnelle. Et 80% des managers décident à l'instinct faute d'énergie pour analyser. C'est comme ça que Marc tombe dans le piège. Ses hésitations crient de la surcharge mentale. Cette charge le fatigue et quand elle est fatiguée, il hésite encore plus. Du coup, c'est un vrai cercle vicieux. On comprend facilement que Marc incule 80% de ses décisions importantes en décisions à voir plus tard. et son carnet mental déborde de sujets non tranchés qui polluent son espace cognitif. Du coup, c'est quand même compliqué d'avancer efficacement. La double solution qu'on va avoir pour pouvoir casser cette spirale infernale, le premier outil, c'est les trois filtres de Socrate. C'est une technique vieille de 2400 ans qu'on va finalement adapter aux dirigeants. Si tu ne sais pas ce que c'est, je vais tout simplement te l'expliquer. Alors, un déciple va rapporter des ragots à Socrate. Et avant de l'écouter, le philosophe va tout simplement lui poser trois questions. La première, est-ce vrai ? La deuxième, est-ce bon ? La troisième, est-ce utile ? pour filtrer l'information. Mais Socrate n'accepte d'écouter que si c'est 3 oui. Et dans les autres cas, pourquoi perdre son temps et son énergie ? Donc là, c'est ce qu'on va faire, on va tout simplement l'adapter au dirigeant. Alors le premier filtre qu'on va utiliser, ça va être est-ce réel ou imaginaire ? Donc par exemple, tu peux te poser cette question. Cette tension est-elle basée sur des faits ou sur mon interprétation ? L'exemple, Sophie est en retard. Ça, c'est un fait. Sophie qui fait souvent ça. Interprétation. Le filtre 2, c'est impact ou paranoïa. Cette préoccupation a-t-elle un impact réel sur mon business ? Par exemple, avec la facture EDF qui a augmenté de 60 euros. C'est un impact négligeable. Le client qui veut discuter d'ajustement, c'est un impact potentiel. Et enfin, le troisième filtre. Action ou rumination ? Puis-je agir dessus maintenant ou est-ce juste du bruit mental ? En gros, appeler le client, c'est une action. Ruminer sur ce qu'il veut, c'est du bruit qui va te parasiter. Donc, si on applique les trois filtres pour nos deux exemples. La facture EDF qui augmente de 60 euros. C'est réel, c'est un impact faible et c'est une action limitée. Au revoir. on l'élimine. Et enfin, pour les demandes d'ajustement du client, ça effectivement, c'est réel, c'est un impact fort et c'est une action possible. Donc, on le garde et on le traite tout simplement. Maintenant, on va pouvoir utiliser une technique complémentaire puisqu'on vient finalement de filtrer les micro-résistances. Maintenant, on va pouvoir appliquer le système des délais décisionnels fixes. C'est une technique inspirée des Navy Seals. Le principe, c'est tout simplement de se fixer à l'avance un délai maximal pour chaque type de décision. En gros, le délai arrive, bim, tu tranches. Alors, voici donc les trois catégories. Les décisions qu'on va prendre en deux minutes. Un email, un devis sain, une planification ou tout simplement tout ce qui est lié à des demandes basiques. Et une décision qu'on va prendre en 24 heures. C'est le recrutement, les contrats, les conflits d'équipe, les investissements inférieurs par exemple à 10 000 euros. Et enfin, les décisions qu'on va prendre en maximum une semaine qui sont liées finalement à la stratégie, au partenariat, à la réorganisation et aux investissements supérieurs à 10 000 euros. Alors ces deux techniques couplées vont nous permettre de réduire significativement le nombre de décisions en attente. Des décisions qui sont non prises et qui polluent notre cerveau. Malheureusement, il reste un troisième et dernier processus fantôme qui complète le tableau. Celui-ci, je l'appelle la charge émotionnelle invisible. Selon l'étude de Workforce Institute en 2023, 69% des employés déclarent que leur manager a un impact sur leur santé mentale équivalent à celui de leur conjoint. Petite dédicace aux couples qui travaillent ensemble. Mais le phénomène inverse est rarement étudié, c'est-à-dire l'impact des émotions des équipes sur les managers. Marc ne s'en rend pas compte, mais il absorbe les émotions de ses 12 collaborateurs toute la journée. Par exemple, à 9h30, Sophie arrive stressée après sa peinte de voiture. Et Marc capte inconsciemment son anxiété. À 11h15, Julien évite son regard en réunion. Encore une fois. Marc ressent sa gêne et sa tension. À 14h45, Caroline fait une blague pour détendre l'atmosphère après un client un peu difficile. Marc stocke cette pression déchargée. Et à 16h20, Thomas râle contre le nouveau process. Du coup, Marc absorbe sa frustration sans s'en apercevoir. Voilà, c'est ça la charge émotionnelle invisible. Et chaque interaction avec son équipe dépose une couche d'émotion supplémentaire dans son cerveau. Et cette transmission des équipes vers les managers est un phénomène méconnu mais pourtant bien réel. Un chiffre à retenir, c'est que selon le Mocaquia, 46% des managers sont prêts à quitter leur emploi car ils gèrent trop de sujets psychologiques ou émotionnels. Et seulement 16% s'estiment bien armés pour le faire. Je te parie du cercle vicieux qui en découle. C'est que Mark, par exemple, absorbe chaque jour le stress, la frustration et l'anxiété de ses douze collaborateurs. Cette éponge émotionnelle, lui, coûte 20% d'énergie supplémentaire par jour. Mais le problème, il est épuisé par ses charges invisibles. Et Mark devient moins bon manager. Et il devient plus héritable, moins à l'écoute. Conséquence, son équipe est moins bien accompagnée, devient encore plus stressée. Et devine qui absorbe ce stress supplémentaire ? C'est Mark. Donc c'est un cercle vicieux parfait. Et plus Mark absorbe, plus il fatigue. Et plus il fatigue... plus son équipe stresse et plus son équipe stresse et plus Marc absorbe. Alors qu'est-ce qu'on peut mettre en place pour finalement résoudre et casser ce cercle vicieux ? On va apprendre à déstaguer nos émotions de celles de nos équipes. On va faire un petit rituel de tri émotionnel qui va prendre à peu près 5-6 minutes. Première étape, on fait un scan. On va se poser quelques questions. D'où vient cette anxiété que je ressens ? Est-ce que cette frustration, c'est la mienne ou celle de Thomas ? Et si j'étais seul aujourd'hui, est-ce que je ressentirais cette émotion ? Maintenant qu'on s'est posé ces questions, on va pouvoir faire un tri et évacuer. Donc les émotions qui sont pour nous, on va les garder et les traiter tout simplement. Les émotions des autres, tout simplement, on va les rejeter. Petite parenthèse, si tu veux un rituel plus complet pour créer une vraie coupure entre le travail et la vie perso, je t'invite à réécouter l'épisode précédent sur l'épuisement professionnel. En fait, on détaillait le rituel shutdown 7 minutes. Pour résumer, on vient de découvrir pourquoi 66% des dirigeants français sont épuisés. Ce ne sont pas uniquement leurs missions qui les épuisent, ce sont surtout les trois processus fantômes qui tournent en arrière-plan. Pour récapiter, on a donc le processus numéro 1, qui est le radar hyperactif. Le problème, c'est qu'on scanne en permanence l'environnement. Et du coup, il y a 30% de notre énergie qui est gaspillée. Alors la solution, c'est les zones de non-responsabilité, qu'on va faire 15 minutes par jour. Le deuxième processus, ce sont les micro-résistances et la spirale décisionnelle. Le problème, c'est qu'on se retrouve avec des dizaines de micro-tensions dans la journée qui vont nous amener petit à petit vers un mode décisionnel de peut-être ou à plus tard qui va nous faire découler vers la paralysie décisionnelle. La solution, elle est double. On va utiliser le filtre de Socrate adapté à nos besoins et ajouter le délai décisionnel fixe. Enfin, le troisième processus que nous avons vu, c'est la charge émotionnelle invisible. Le problème, c'est que nous allons absorber les émotions de notre équipe et ça va nous générer 20% de fatigue quotidienne en plus. La solution, c'est de faire le tri émotionnel. Pour continuer cet épisode, je te propose un petit défi. Tu vas pouvoir choisir un de ces processus fantômes. Et ensuite, tu vas tester la solution pendant 7 jours. Alors pourquoi un seul ? Déjà pour voir lequel fonctionne vraiment pour toi et ça te permet de passer beaucoup plus facilement à l'action. Au bout des 7 jours, tu fais un petit point. Tu vois comment ça a évolué et après tu peux éventuellement passer à un deuxième. Merci d'avoir écouté cet épisode, j'espère qu'il t'aura été utile et pense à t'abonner pour ne pas louper les prochains.