Speaker #0Tu pensais que l'IA allait te simplifier la vie, mais au lieu de ça, tu te retrouvais avec plus d'outils, plus de notifications, plus de complexité et moins d'énergie. Au final, tu n'as plus la clarté nécessaire pour avancer sereinement. Et c'est normal, parce qu'il y a une erreur qu'on voit de plus en plus, une erreur qui te vide littéralement ton énergie. Et aujourd'hui, on va voir comment l'éviter. Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode d'Esprit Léger, le podcast des 4 dirigeants et entrepreneurs qui veulent performer sans s'épuiser. Au sommaire, nous allons voir l'erreur, les impacts, les bonnes pratiques et les outils intéressants à... exploré. Alors, quelle est cette fameuse erreur ? Eh bien, c'est tout simplement de croire que l'IA est une baguette magique, qu'elle va tout résoudre à ta place. Et qu'est-ce qui se passe ? Eh bien, tu empiles tout simplement les outils. Tu testes toutes les options IA que les logiciels ajoutent souvent à la va-vite et tu passes plus de temps à les paramétrer qu'à réellement avancer. Mais encore, tu peux tout simplement hésiter entre toutes ces possibilités ne sachant pas laquelle est la plus adaptée à ton besoin. Bref, tu es totalement perdu sans forcément en avoir conscience. Voyons les trois principaux impacts. On va déjà démarrer par la surcharge cognitive. Tu veux utiliser l'IA pour demander un résumé de document. L'outil te propose trois versions différentes avec des pistes de lecture annexes. Tu voulais gagner 5 minutes, mais en réalité, tu en as perdu 20. C'est exactement ça la surcharge cognitive. Trop de choix, tu l'as clarté. Et la surcharge cognitive, c'est ce qui arrive quand ton cerveau doit traiter trop d'informations à la fois. D'ailleurs, une étude montre que 57% des cadres considèrent que la multiplication des outils numériques nuit directement à leur... concentration et les fatigues mentalement. Avec les outils, ça se traduit principalement avec ces trois manières. La première manière, tout simplement, tu as trop d'outils à gérer. Tu as multiplié les comptes, les interfaces, les dashboards, les notifications, mais eux aussi les coûts. Ensuite, le deuxième point, tu as trop de décisions à prendre. Chaque outil va te proposer cinq options, dix variations de réponses, et tu dois sans cesse choisir la meilleure. Ça devient vite compliqué. Et en trois, tu as trop de sollicitations, que ce soit les notifications, les alertes et suggestions permanentes qui vont solliciter ton attention. Bref, ton cerveau sature et est-ce que c'est étonnant ? Eh bien non, il n'arrive plus à distinguer ce qui est important de ce qui est accessoire. Dans ce cas, tu peux simplifier et adopter le moins de types possibles ou uniquement ceux qui répondent vraiment à tes besoins. Dans ce cas, tu vas éviter les doublons qui créent de la confusion et de la perte de temps. Voyons l'impact numéro 2 qui est la perte d'énergie mentale. Et là, sois bien attentif à ceci parce que tu risques de voir les IA différemment ou du moins revoir ton utilisation des IA. On va s'intéresser à une étude de MIT et d'Harvard menée sur 54 participants répartis en trois groupes. Le premier, c'était ceux qui rédigeaient avec ChatGPT. Le deuxième, c'est ceux qui utilisaient uniquement Google. Et le troisième, c'est ceux qui n'utilisaient aucun outil numérique. Les chercheurs ont mesuré l'activité cérébrale par électroencéphalogramme pendant la rédaction. Alors, l'électroencéphalogramme, c'est tout simplement un examen qui mesure l'activité électrique de ton cerveau. Eh bien, tu sais quoi ? Le groupe utilisant ChatGPT présentait tout simplement l'activité cérébrale la plus faible. Surtout dans les zones liées à la mémoire, l'attention et la réflexion critique. En gros, plus l'IA était sollicitée, plus ces zones s'éteignaient. Et un chiffre est très marquant. 83% des participants ayant utilisé ChatGPT étaient totalement incapables d'utiliser une seule phrase de leur propre texte contre seulement 11% pour ceux qui avaient rédigé sans aucun outil. Tiens, un autre exemple, celui des numéros de téléphone. Avant les portables, donc dans les années 90, on connaissait des dizaines de numéros par cœur. Mais aujourd'hui, si tu en retiens 5, c'est déjà beaucoup. Et perso, c'est mon cas. Pour revenir à cette étude, les chercheurs parlent d'une dette cognitive. Et à force de déléguer, ton cerveau désapprend et s'épuise plus vite. Et là, attention. Si tu utilises les IA pour tout, tu crois gagner du temps. Mais en réalité, tu le perds. Parce qu'un cerveau feignant est un cerveau qui s'épuise encore plus vite. Exactement comme au sport, si tu ne fais plus jamais d'efforts, ton muscle s'atrophie. Alors petit conseil à la Amy Jaquet, muscle ton jeu. Maintenant, passons au troisième... impact, qui est l'illusion de la performance et la médiocrité des réponses. Et là, on arrive à un point critique de l'épisode qui peut enfroisser certains. En quelques secondes, tu obtiens un design tout à fait correct, mais tellement générique qu'il pourrait convenir à n'importe quelle entreprise ou être fait tout simplement par n'importe qui. Le problème, c'est que tu n'as pas gagné en différenciation ni en valeur ajoutée, bien au contraire. Souviens-toi de l'étude précédente avec les 83% des participants ayant utilisé Chagipiti et demande-toi si tu veux en faire partie ou pas. Voici ce qui se passe quand tu utilises l'IA sans recul. Tu vas tout simplement avoir tes résultats génériques, tu copies-colles des contenus fades sans valeur distinctive, tu vas perdre en authenticité. D'ailleurs, sur les réseaux sociaux, on le voit tous les jours avec des posts clonés, sans âme ni originalité. Sur LinkedIn, Facebook ou Instagram, on voit les mêmes tourneurs qui reviennent et ça ne donne même plus envie de lire. Et enfin, une mauvaise utilisation, parce que parler à Chugipiti comme à ton meilleur pote, c'est sûrement la pire chose à faire. Une IA générative a besoin de contexte, d'instructions claires, d'un cadre et d'exemples précis pour te donner de la qualité. Mais ça, on y reviendra tout à l'heure. Tu as sûrement compris, si tu ne fais pas cet effort, tu passes plus de temps à corriger qu'à créer. Mais aussi, tu peux passer pour une énième pâle copie de copie de copie sans saveur ni valeur. Alors attention, parce que ça peut t'emmener à une triple perte. Une perte de temps, une perte d'énergie et une perte de réputation. Alors, utiliser l'IA, oui, mais intelligemment. Maintenant, on va passer aux bonnes pratiques. Alors, première bonne pratique à avoir, c'est une utilisation ciblée de l'IA. Savoir sur quelles tâches les IA peuvent t'apporter rapidement un gain de temps est un bon débit. Ça va te libérer du temps. alléger ton mental, mais aussi t'éviter de gaspiller ton énergie sur des choses à faible valeur. Alors, ce ne sont pas les grandes décisions stratégiques que tu dois déléguer à l'IA, mais cette petite corvée invisible qui grignote ton quotidien. Tu peux laisser tout simplement l'IA gérer le tri de tes mails pour éviter de passer 30 minutes chaque matin à nettoyer ta boîte de réception. Tu peux transformer en quelques secondes un document qui est relativement dense en une fiche synthétique pour aller droit à l'essentiel. Dans ce cas, ce que je fais, c'est que je vais insérer un template dans mon prompt pour avoir toujours la même structure de réponse. Autre point, tu peux également générer automatiquement un compte rendu que ce soit après une réunion ou un appel avec un client. Cela te permet de gagner en efficacité et en temps. Bien sûr, ces utilisations ciblées ne remplacent pas ton rôle, elles te redonnent tout simplement de l'espace mental pour ce qui compte vraiment, à savoir ta vision, ta créativité, la prise de décision, mais aussi et surtout ton sens critique qui est le fruit de ton expérience et de ton expertise. Maintenant, nous allons aborder le point numéro 2 des bonnes pratiques, à savoir la clarté avant d'utiliser les IA. Avant d'utiliser une IA générative, sache clairement pourquoi tu l'utilises et ce que tu recherches. Indique-le le plus précisément possible. Si ce n'est pas clair pour toi, il y a peu de chances que ça le soit pour les IA. Petite astuce, tu peux noter trois bullet points sur ce que tu attends. Cela va t'obliger à synthétiser l'essentiel et à garder le focus. Ainsi, tu peux mettre le thème ou l'objectif principal, l'idée clé que tu veux voir développée et aussi le public visé. Pense à bien structurer ton compte. Précise le rôle attendu de l'IA, le contexte, les instructions, là où les tâches à réaliser et éventuellement un exemple, voire aussi les contraintes à respecter. Pense à préciser le format, que ce soit une liste, un plan, un paragraphe, une infographie. Aie le ton souhaité, que ce soit expert, pédagogique. Tu peux également préciser ta manière de parler. Mais attention, selon le modèle d'IA que tu utilises, que ce soit le Chagipiti, Cloud, la structure peut varier. Teste, puis ajuste ton prompt. L'IA est adaptable. Fais évoluer ta demande si le résultat n'est pas pertinent. Tu peux également décomposer en sous-questions pour les sujets qui sont plus complexes. Tu obtiendras ainsi des réponses plus structurées et plus précises. Un prompt bien pensé, c'est comme un brief efficace. Tu gagnes en qualité et en rapidité sur les résultats que tu vas obtenir. Passons à la troisième bonne pratique, l'esprit critique obligatoire. Ne prends jamais pour argent comptant les réponses que te donnent les outils IA. Tu vas relire, filtrer et personnaliser. Pour cela, tu peux tout simplement te poser certaines questions. Par exemple, quand tu fais de la génération de postes ou une présentation, demande-toi est-ce que ça répond à ce que je cherche ? Est-ce que ça ajoute de la valeur ? Est-ce que ça explique vraiment ce que je voulais transmettre ? Est-ce vrai ou inventé ? Si la réponse te paraît étonnante ou un peu bizarre, n'hésite pas à challenger l'IA en confrontant avec ton expérience et ton vécu. Demande-toi aussi si le ton correspond vraiment à ta personnalité et à celle de ton entreprise. Garde en tête que l'IA ne doit pas prendre le pas sur ton style, ni ton authenticité, ni ta personnalité. Personnellement, ce que je fais, c'est que dès qu'un chiffre me paraît bizarre, je ne le laisse pas sans me poser les bonnes questions. Je vérifie systématiquement les faits et les chiffres. Ils peuvent paraître plausibles, mais être totalement faux. Et là, tu passes pour une bille et ta réputation peut tout simplement en prendre un coup au passage. D'ailleurs, si tu ne connais pas, il y a ce qu'on appelle le phénomène d'hallucination. Et Chudjibiti, par exemple, ne sait absolument pas dire qu'il ne sait pas. Donc, il va t'inventer des faits, voire des chiffres. En termes de génération de contenu ou de rédaction, même si les IA s'inspirent de mon site, je n'hésite jamais à reformuler, aller à l'essentiel ou au contraire, à détailler davantage si nécessaire. C'est là que tu gardes ta valeur ajoutée et que tu évites de devenir un simple relais de contenu standardisé. Alors, sois critique ! C'est de ta responsabilité quand tu utilises les IA. Passons à la quatrième bonne pratique, le tri intelligent des options IA. On va passer du côté obscur du marketing. C'est hyper tendance les IA et toutes les marques veulent pimper, voire booster leurs outils avec de l'IA. Ça permet notamment d'augmenter les prix à tort ou à raison. Mais attention, est-ce que ça nous simplifie les choses ou est-ce que ça va les compliquer ? Alors pour cela, tu peux tout simplement appliquer la règle des trois filtres avant d'adopter un outil. Est-ce que ça me fait gagner du temps ? Est-ce que ça me donne plus d'éclaté ? Est-ce que ça allège ma charge mentale ? Si ça ne coche pas deux de ces trois critères, tu peux tout de suite laisser tomber. Maintenant, on va passer à la cinquième bonne pratique et celle-ci, je l'adore. Cette astuce, elle est hyper puissante en termes de gain de temps. Il s'agit en fait de créer une bibliothèque de promptes. En gros, tu vas tout simplement mettre tes meilleures promptes dans une bibliothèque organisée par thème en utilisant Notion, Airtable ou Google Sheets. Ça, c'est toi qui vois. Personnellement, les deux promis me permettent d'avoir une meilleure organisation et seront beaucoup plus pratiques quand tu rechercheras un prompt. D'ailleurs, pas besoin d'en avoir 500. 20 bons prompts bien choisis te suffisent à te faire gagner beaucoup de temps. Ensuite, tu vas tout simplement l'alimenter progressivement. Si tu veux pousser le concept un peu plus loin, tu peux ranger par cas d'usage et chaque cas d'usage peut avoir un ou plusieurs prongs successifs. Ce que tu peux faire, c'est te demander quels prongs tu utilises le plus chaque jour ou chaque semaine. Mais aussi, dans quel cas tu as le plus besoin d'utiliser les IA génératives. Est-ce que c'est pour faire un résumé de rendez-vous, une note de réunion, une infographie, une analyse SWOT pour un client ? Fais cet exercice et ensuite tu vas pouvoir créer efficacement ta bibliothèque. Maintenant, voyons la bonne pratique numéro 6. C'est tout simplement de te former auprès de vrais experts. Depuis plus d'un an, ça pullule d'experts IA sur YouTube et les autres réseaux sociaux. Mais très peu savent vraiment t'expliquer comment gagner du temps et comment utiliser concrètement les IA. Il y a des experts en IA robotique, en IA vidéo, mais aussi en agent IA et les experts du fake. Alors pose-toi cette question. Quand tu veux changer de moteur de voiture, est-ce que tu vas chez le garagiste ou chez le carrossier ? Et bien là, c'est exactement la même chose. Choisis tout simplement l'expert qui répond à tes besoins. Prendre quelques heures pour te former auprès des personnes compétentes, c'est investir pour en gagner des dizaines par la suite. Point extrêmement important, l'IA ne remplacera pas les emplois. Mais ceux qui ne savent pas l'utiliser seront remplacés par ceux qui savent s'en servir. Alors sois stratégique dans ton approche par rapport à tes compétences, ton emploi ou ton business. Pose-toi aussi les bonnes questions pour te différencier. Comment gagner à la fois du temps, de la qualité et des compétences sans tomber dans le piège de devenir feignant ? Passons maintenant à la quatrième partie, les outils intéressants à explorer. Pour compléter les bonnes pratiques, voici trois types d'outils qui peuvent réellement t'apporter de la valeur. Le premier, ce sont les outils de transcription et d'analyse des calls. Certains outils enregistrent tes appels et les retranscrivent automatiquement en analysant les points clés. Alors tu as par exemple Fatome. C'est hyper intéressant pour gagner du temps et intégrer rapidement les éléments essentiels dans ton CRM. Bien sûr, ça ne remplacera pas le fait de prendre quelques notes. Et écrire stimule le cerveau et t'aide à rester concentré. Mais cela dit, c'est un excellent complément pour ne rien perdre et exploiter directement l'information. Le deuxième type d'outils, ce sont les outils d'automatisation des tâches répétitives. Ces outils te permettent de connecter l'IA à tes process quotidiens et d'éviter de répéter des actions manuelles. Comme outils, on va avoir Zapier, N8n, Make. Personnellement, j'aime bien les connecter à ma base de données, que ce soit sur Notion ou Rtable principalement. Et ça, c'est hyper puissant. Attention, ça demande, cela dit, un peu de temps et des têtes, mais ensuite, c'est un vrai gain de temps. Les troisièmes types d'outils, ce sont les outils de création et de structuration de contenu. Tu peux utiliser par exemple Gamma pour concevoir des présentations en un clin d'œil ou Napkin pour avoir des visuels hyper rapides et pertinents sans passer des heures sur PowerPoint. Ces outils te permettent d'exploiter l'IA pour te faire gagner beaucoup de temps tout en améliorant la clarté et la qualité de tes livrables. En résumé, l'IA n'est absolument pas une baguette magique. C'est un assistant qui peut aider à travailler plus léger, mais seulement si tu l'utilises avec clarté et discernement. On va finir sur une petite question. Est-ce que tu utilises l'IA pour vraiment gagner en énergie ou juste pour éviter de réfléchir ? Merci d'avoir écouté cet épisode, j'espère qu'il t'a été utile. Partage-le à un collègue ou un proche et pense à t'abonner pour ne pas louper les prochains