Speaker #0Tu vois ce collègue qui débarque sans prévenir, qui t'interrompt en plein milieu d'une idée, qui impose ses urgences comme si les tiennes n'existaient pas, ça te dit sûrement quelque chose. Tu passes ta journée à éteindre ses incendies au lieu de construire ce qui compte, c'est épuisant, injarable et surtout tu n'as jamais signé pour ça. Et bien ce collègue invisible te croise chaque jour. C'est ton agenda qui est mal organisé. C'est lui qui t'impose son rythme, qui pompe ton énergie et qui t'empêche d'avoir les idées claires. Alors aujourd'hui on va parler d'organisation pour ne plus laisser ce collègue invisible te saboter au quotidien. Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode d'Esprit Léger, le podcast des quatre dirigeants et entrepreneurs qui veulent performer sans s'épuiser. On va aborder cette thématique de manière un peu différente de tout ce qu'on peut déjà voir sur Internet et YouTube notamment. On va parler des fuites d'énergie invisibles qui plombent au quotidien. Alors, il y a la dette d'organisation, la meeting tax, la fatigue décisionnaire et la charge mentale cachée. Mais surtout, on va voir comment on est colmaté avec un âge d'impensé comme une architecture énergétique. et des micro-rituels simples qui protègent ton cerveau et ton énergie. On va commencer par identifier les fuites. On s'est déjà tous dit à un moment que c'est le boulot qui nous épuise. Mais en réalité, c'est notre organisation qui fuit. Un peu comme une clive mal réglée. Ça chauffe d'un côté, ça gèle de l'autre et on paye la note. Et si comme moi en plus tu es hypersensible, chaque petite fuite te coûte double. Alors on va justement voir comment identifier ces fameuses fuites. On va commencer avec la dette d'organisation. Le fameux... on verra plus tard. Ça te dit sûrement quelque chose. Tout comme les tâches lancées sans une vraie clarté. Et bah tout ça, ça a un impact non négligeable. Ça te crée une dette d'organisation. Et comme une dette bancaire, tu payes tout simplement des intérêts, des ennevres tout inutiles, une perte de temps et de l'énergie totalement gâchée. Alors parfois c'est avec toi-même et parfois c'est quand tu expliques mal à un collaborateur. Mais dans les deux cas, tu récoltes la même fatigue. On y reviendra quand on parlera de la délégation. Parce qu'un brief qui est flou, c'est l'une des pires dette énergétique pour un dirigeant. Une étude du Risk-Root-Time montre que 40% du temps de travail part dans les tâches non planifiées. Et souvent, ces imprévus ne sont pas vraiment des imprévus. Ils viennent tout simplement du flou laissé au départ. Je vais te donner quelques exemples qui vont certainement te parler. Tu demandes un reporting rapide sans préciser le format ni la deadline. Le résultat, tu reçois un fichier Excel que tu ne peux pas utiliser. Tu demandes des corrections et ça repart pour plusieurs allers-retours. Tu notes dans ta to-do liste préparer du contenu linkedin, mais qui n'a pas mis plus de détails. Donc résultat, quand tu arrives dessus, tu hésites. Fais un post, un carousel, une vidéo, tu repousses, tu roules la tâche trois fois, mais en fait, rien n'avance. Après, je peux te faire une autre comparaison qui va parler à toutes les personnes qui sont en couple. C'est comme tout simplement demander à ta compagne, tu veux manger quoi ce soir ? Et là, elle va te répondre des pâtes. Ok, super, et là tu enchaînes, mais avec ce stomate, avec champignons, avec de la mozza, ou plutôt du pesto. Résultat, vous perdez 10 minutes à tourner autour du sujet, alors qu'en 30 secondes, une réponse claire dès le départ aurait suffi. Et je précise, il n'y a absolument aucun message caché envers qui que ce soit. Maintenant, revenons à notre fameuse dette d'organisation. Comment on peut faire pour la repérer ? Déjà, tu vas te poser quelques questions. Est-ce que tu te demandes, mais où j'en suis ? Est-ce que j'ai terminé cette tâche ? Où j'en étais ? Mais aussi, est-ce que tu touches plusieurs fois le même dossier sans le boucler ? Tu gardes en tête une tâche sans savoir clairement quel est la prochaine étape. Dans ce cas, il s'agit bien d'une tâche créatrice de dette d'organisation. Alors, ce que je te propose, parce que le mieux, c'est de passer à l'action, tu vas choisir un seul flux récurrent. Ça peut être aussi bien de la création de contenu, de la préparation de formation, de la prestation de service ou du suivi de clients. Tu vas écrire sur une page les cinq points suivants. Ce que tu attends, donc le résultat exact. L'action précise à mettre en place. Ensuite, les étapes clés de manière concise. Mais aussi le critère déterminant à la fin de la tâche. En gros, comment tu sais que la tâche est terminée. Et en dernier, où tu ranges ça ? Dans un Google Drive, un Ajada, une application, une base de données. Et à partir de là, tu te dis maintenant ça c'est ma règle et je m'y tiens. C'est simple et c'est extrêmement efficace. Au moins, tu sais où tu vas. Alors, quelques indicateurs que tu peux mettre en place, c'est le nombre de fois où tu rouvres le même dossier avant de le finir. Le mieux, c'est de viser une seule fois. Mais également, le délai moyen pour boucler ce type de tâche. Et là, par exemple, tu peux essayer de le réduire de 20% en un mois. Ça m'est arrivé effectivement de revenir plusieurs fois sur la même tâche. Avec ton perfectionniste, je voulais toujours peaufiner, corriger, rajouter un détail. Le problème, c'est qu'il n'y avait pas de valeur. Ça me visait tout simplement plus vite. C'est ce que j'appelle le coût de détail marginal. En fait, c'est quand tu passes 30 000 de plus pour un résultat que personne ne voit vraiment. J'ai appris à définir à l'avance quand une tâche est suffisamment bonne et en fait tout simplement quand elle est terminée. Du coup, j'y vois plus clair, je gagne du temps, j'économise moins d'énergie et surtout je ne me crée plus de dettes d'organisation inutiles. Passons à la fuite d'énergie suivante qui est la meeting tax. Les fameuses réunions, on les connaît tous. Sauf que le problème, c'est qu'une réunion ne dure jamais une heure dans ton Canada. Et si vous vous dites que ce n'est pas une heure de travail perdue, c'est plus ou moins 6 heures de travail envolées d'un coup. Et même si tu es en one-to-one, ce n'est pas seulement la réunion, c'est aussi le temps qu'il te faut pour t'en remettre. Petite précision, la meeting tax au sens strict, c'est le coût caché des réunions, que ce soit la préparation, la durée réelle, la perte de focus et aussi le temps de récupération. Mais en réalité, l'effet est le même pour toutes les interactions. Que ce soit un collègue qui te coupe avec une petite question, un mail qui surgit et que tu ouvres, une notification Slack, WhatsApp qui te sort de ta tête ou un appel rapide pour valider un détail. Une étude de l'Université de Californie menée par Gloria Mark a montré qu'à chaque fois que ton cerveau subit une interruption de cycle de concentration, il lui faut... en moyenne 23 minutes pour retrouver son niveau de focus initial. Et c'est exactement ce qui se passe quand tu délègues sans clarté. Ton collaborateur revient plusieurs fois avec des questions. Tu perds ton fil et tu dois te reconnecter encore et encore. Au final, le temps et l'énergie gaspillées déplacent largement ce que ça t'aurait coûté de faire un débrief précis dès le départ. Alors pour revenir à ta petite visio de 30 minutes, en réalité, elle te coûte bien plus que 30 minutes. Elle te mange tout simplement ta matinée. C'est un cool à 11h. et que tu n'attaques rien vraiment avant, tu sors vidé et il est déjà midi matinée grillé. Autre exemple, tu fais un point de 30 minutes avec ton comptable, tu crois que c'est rapide, mais ça te casse ton rythme pour le reste de la journée. J'étais comptable et systématiquement, il y avait des questions qu'on me demandait. Eh bien, ça revient au fameux brief qui n'était pas forcément bien fait avant. Mais aussi, tu acceptes une visio à 14 heures, tu n'oses pas lancer ton gros projet avant, sauf que tu sens fatigué et à 16 heures, tu n'as toujours pas avancé. Alors, quand j'étais cadre, chaque réunion me... prenait beaucoup d'énergie, surtout en langue étrangère. Et même une visiocourte me pompait d'énergie. Et derrière, il me fallait 20 à 30 minutes minimum pour retrouver le fil. Au final, je bossais 10 heures, mais j'avais l'impression d'avoir avancé à peine 3 heures réellement. Alors, on va parler d'un entrepreneur français que tu connais certainement, qui s'appelle Guillaume Moubech. C'est le CEO de Lemlist. Lemlist, c'est le leader dans la prospection commerciale par email personnalisé et automatisé. Alors lui, il a une technique qui est très intéressante. Il utilise tout simplement une astuce. extrêmement simple que tu vas pouvoir mettre en place au quotidien. Il utilise une astuce simple. À la fin de chaque réunion ou chaque meeting, il colorie son agenda. Le rouge, c'est quand ça lui a pris l'énergie. Le bleu, c'est quand c'est neutre. Et le vert, c'est quand ça lui a donné de l'énergie. Et en fonction de la couleur, en fait, il faisait des ajustements. Alors comment toi, tu peux utiliser cette technique pour toi ? Eh bien déjà, repère les réunions ou les interactions qui te vident. Tu peux les limiter, les déléguer ou en réduire la durée. Mais tu vas mettre aussi en avant celles qui te donnent de l'énergie. Et ça, ce sont celles à prioriser. Par contre, certaines réunions sont nécessaires, mais coûteuses en énergie. Et dans ce cas, tu vas tout simplement planifier une zone tampon avant ou après, c'est-à-dire une activité qui te recharge. Que ce soit de la marche, une pause créative, un appel stimulant ou de la relaxation, personnellement, la cohérence cardiaque me fait du bien. Alors, comme le passage à l'action est quand même quelque chose d'hyper important, ce que tu peux déjà faire dès maintenant, c'est que tu vas pouvoir bloquer des matinées sans zone de réunion. Mais aussi, quand tu as des réunions, Après chacune d'elles, tu vas noter si c'est rouge, bleu ou vert, selon l'effet que ça a eu sur toi. Maintenant, je vais te donner un indicateur que tu vas pouvoir utiliser. Le soir, pose-toi cette question. Ai-je eu au moins deux créneaux de 90 minutes sans interruption aujourd'hui ? Et si c'est oui, tu as fait du travail profond. Tu as vraiment pu te concentrer sur tes tâches essentielles. Et si c'est non, ta journée a été mangée par la meeting tax. Maintenant, on va passer au troisième point par rapport au flux d'énergie, qui est le budget des décisions. Alors imagine en fait que chaque matin tu démarres avec une batterie de décision de qualité. Mais cette batterie n'est pas infinie. Chaque Ausha, souvent inutile, par exemple ça peut être « qu'est-ce que je mange au petit-déjeuner, le midi, quelle chemise je vais mettre ? » te grignote ton énergie de décision. Et quand arrive la vraie décision stratégique, que ce soit un contrat, un recrutement ou un choix business, tu n'as plus la même clarté. Une étude de Careermans montre que 54% des cadres et managers français vivent un niveau de stress élevé. Et une des plus grandes causes, c'est la fatigue décisionnelle. Trop de petites décisions empilées te vident le réservoir avant d'avoir touché aux vraies priorités. C'est comme en fait tout simplement vider la batterie de ton téléphone en scrollant ou en regardant des notifications et découvrir qu'il ne te reste plus assez de charges quand tu dois lancer ton GPS pour un trajet crucial. Comment tu peux repérer la fatigue décisionnelle ? Si tu finis la journée avec l'impression d'avoir pris 100 micro-décisions mais aucune décision stratégique, c'est déjà un mauvais signe. Si tu ressens un brouillard mental dès l'après-midi, pareil. Et si tu procrastines sur les gros choix parce que tu n'as plus la tête à ça, eh bien tout simplement, tu es en mode fatigue décisionnelle. Certains grands leaders ont trouvé une parade. Steve Jobs portait toujours un col roulé noir. Et Mark Zuckerberg, son t-shirt gris. Et Barack Obama, seulement des costumes bleus ou gris. Et c'est quoi leur logique ? C'est extrêmement simple. Je ne veux pas gaspiller mon énergie de décision sur des détails. Je la garde pour ce qui compte vraiment. Pour passer à l'action, je te propose tout simplement de faire une liste de tes Ausha qui sont sans valeur. Ça peut être aussi bien la tenue vestimentaire, le petit déjeuner, ou aller manger le midi, mais aussi quel format de poste pour le prochain contenu. Ce que tu peux faire, c'est fixer des routines par défaut. La même tenue pour chaque jour de la semaine, le même créneau pour t'occuper de tes mails, mais aussi le même canal de communication pour tes échanges. Ensuite, tu peux bloquer chaque jour un créneau pour tes deux ou trois décisions stratégiques. Et là, c'est au moment où ton énergie est la plus haute. Ça peut être le matin, la fin de matinée, le début d'après-midi ou en fin de journée. Ça, c'est selon ton chronotype. Alors, petite parenthèse, le chronotype désigne tout simplement la préférence naturelle d'une personne à être plutôt active et performant selon son rythme biologique interne. Dernier point concernant le budget des décisions. Le soir, je te posais cette question. Ai-je pris au moins deux décisions importantes aujourd'hui au moment où j'avais le plus de clarté ? Si c'est oui, tu as protégé ton budget de décision. Et si c'est non, ma team Ausha ont grignoté tout simplement ton énergie avant que tu puisses les placer. Voyons maintenant la charge mentale cachée. Alors la charge mentale, ce n'est pas ce que tu fais, c'est tout ce que tu gardes en tête en même temps. Les mails à répondre, les factures à valider, les projets en attente ou par exemple le prochain poste à rédiger. Ton cerveau tourne en arrière-plan comme un ordinateur avec trop d'onglets ouverts. L'écran a l'air calme, mais la machine continue de chauffer et ralentit. Selon une étude du Rescue Time, 40% des employés passent plus de 3 heures par jour sur des tâches non planifiées. Résultat, leur esprit reste en alerte, totalement incapable de se concentrer pleinement sur les tâches en cours. Je vais te donner quelques exemples. Tu bosses sur un rapport, mais tu gardes en tête le mail de ton boss et la réunion de demain. Résultat, tu perds ta concentration. Mais aussi, tu peux être en rendez-vous client. Et là, tu penses aux factures et au recrutement à gérer. Du coup, tu n'es pas totalement présent. Et enfin, tu travailles sur ton offre, mais tu penses aussi à ta compta, à un mail perso en attente. Et là, tu perds ton focus. Il s'effrite littéralement. Alors, n'importe quel cadre dirigeant et entrepreneur a toujours plusieurs choses en tête. Et je l'ai vécu. Sauf que si je ne me concentre pas à 100% sur la tâche du moment, que ce soit un rendez-vous, une réunion ou même le podcast que je suis en train de faire là pour vous, je bascule vite dans un brouillard mental. Et le souci, c'est que j'augmente le risque d'erreur et j'ai l'impression d'être partout, mais jamais vraiment d'avoir été efficace. En voyant comment on peut repérer cette charge mentale cachée. On l'a déjà un peu évoqué précédemment, si tu es en réunion et que tu penses déjà à ton prochain call, si tu es avec tes proches, mais que tu as encore ta tête qui est restée au bureau et si tu termines tout simplement ta journée épuisée sans avoir eu de gros dossiers ou de tâches importantes à gérer. Alors, ce que je te propose pour passer à l'action, Tu vas vider ton disque dur mental. Alors imagine tout simplement que c'est comme une boîte de réception d'emails, ce qu'on appelle une box de tête si tu préfères, et tu vas noter tout ce qui occupe ton esprit, que ce soit pro et perso. Et ensuite, tu vas le classer en trois colonnes simples. À faire maintenant, à planifier et à mettre de côté. Et si tu veux aller plus loin, tu peux toujours utiliser la matrice Eisenhower pour distinguer ce qui est urgent et ce qui est important. Mais souvent, le fait de juste vider ta tête... tête et de fixer tes trois priorités pour le lendemain suffit à respirer. Alors petit indicateur, c'est la fameuse question du soir. Demande toi est-ce que je suis resté pleinement concentré sur mes tâches ou est-ce que j'ai jonglé en permanence ? Et si tu arrives à diminuer cette impression de dispersion jour après jour, tu réduis tout simplement ta charge mentale cachée. Nous allons passer maintenant au deuxième chapitre qui est de repenser ton ajada comme une architecture énergétique. Alors la plupart des personnes utilisent leur un jada comme une boîte superware en mettant tout dedans jusqu'à ce que ça déborde. Réunion, visio, rendez-vous client, call de suivi, point d'équipe, comptable, demande de dernière minute. Sauf que tout est coincé de force sans aucune logique. Mais un agenda efficace, ce n'est absolument pas ça. C'est comme une maison. Il y a des pièces claires pour ton travail profond et stratégique. Il y a des couloirs pour circuler, la réunion, les échanges. Et en trois, il y a des espaces de repos pour souffler. Alors ça peut être des pots, ça peut être ce qu'on appelle des buffers, des zones tampons et un sas de décompression. Le buffer, je reviendrai tout à l'heure dessus, et le sas de décompression également. Alors si tu remplis chaque espace, tu ne construis pas une maison. Tu fabriques un entrepôt en mode tétris et forcément, tu finis rincé. On va reprendre les deux études de tout à l'heure, qui sont les 54% des cadres et managers français qui vivent un stress élevé. Et le 40% du temps de travail qui part dans des tâches non planifiées. Ces chiffres montrent bien que le problème n'est pas seulement la quantité de travail, mais la manière dont l'ajada est structurée. Alors, quand ton emploi du temps ressemble à un Tetris rempli par des urgences et des imprévus, tu perds tout simplement le contrôle de ton énergie. L'exemple le plus fréquent, ton agenda mélange le client, les fournisseurs, la banque, la compta, ton équipe, sans espace de recul. Du coup, tu passes ta semaine en réaction et pas en action. Mais aussi, tu peux avoir ton agenda comme une boîte mail. Et ça, c'est une grave erreur. Tu bosses au fil des messages et des notifs que tu reçois. Et à la fin de la journée, tu as l'impression d'avoir bossé non-stop. Mais en fait, tu n'as pas vraiment avancé. Comment repérer que ton agenda est toxique ? Si tu n'as aucun bloc de 90 minutes pour avancer en profondeur sur des éléments stratégiques à forte valeur, ce qu'on appelle le deep work. Si tu as des réunions et des appels éparpillés à toutes les heures. et si tu n'as aucun créneau tampon prévu pour respirer. Dans ce cas, tu te retrouves avec un agenda toxique. Alors ce qu'on va voir, c'est la règle des 60-20-20. 60% pour des tâches à fort levier, donc ce que j'appelais tout à l'heure le deep work, que ce soit pour la stratégie ou de la création. Tu vas mettre 20% pour l'opérationnel et les synchronisations, c'est-à-dire tout simplement la maintenance, la gestion des urgences, les validations rapides et la coordination avec les équipes ou les prestataires. Et enfin, les 20% restants, c'est pour la récupération active. Que ce soit des pauses comme de la marche, le sas de décompression et on y reviendra tout à l'heure, et surtout les buffers. Un buffer c'est quoi ? C'est un créneau tampon d'autres 15 à 30 000 que tu vas laisser volontairement vide. Ça sert tout simplement à absorber les imprévus, éviter d'enchaîner par exemple deux réunions sans respiration ou juste souffler avant de mieux repartir. Alors personnellement, j'avais effectivement un ajada qui ressemblait à une énorme Tetris, des blocs collés et zéro marge. Quand j'avais commencé à mettre en place des buffers, je voyais tout de suite que ça allait mieux pour éviter de me retrouver avec deux calls. ou deux visios l'une après l'autre. Et quand j'ai commencé finalement à voir mon linge à dents non pas comme une to-do list géante, mais plutôt comme une architecture énergétique, eh bien, j'ai forcément retrouvé plus de contrôle, un peu de marge aussi, et surtout de l'énergie. Alors, ce que je te propose pour passer à l'action, cette semaine ou la semaine prochaine, tu vas bloquer deux créneaux de 90 minutes pour du travail stratégique et surtout sans interruption. Tu coupes absolument toutes les notifications, tu prends ton téléphone, tu le retournes, tu ne veux pas le regarder et tu coupes le son. Protégé comme un rendez-vous. client un rendez-vous non négociable pour avancer pleinement. Au niveau indicateur, tu peux te demander, cette fois c'est le vendredi soir que tu vas te poser cette question, ai-je eu au moins deux blocs de 90 minutes de vrai focus cette semaine ? Et si la réponse est oui, ton agenda soutient tout simplement ton énergie. Et si c'est non, ton agenda t'épuise. On va passer maintenant au chapitre numéro 3, comment installer les micros rituels protecteurs. Alors, on a évoqué effectivement précédemment Comment les Ausha souvent inutiles pouvaient vider ta batterie d'énergie ? Et ici, on va basculer du côté inverse, c'est installer des micro-rituels simples qui, au lieu de te vider, vont recharger ton énergie et t'offrir des points d'appui pour protéger ton équilibre au quotidien. Alors le premier qu'on va voir, ça s'appelle le rituel « Je donne 7 minutes » . En fait, chaque soir, tu vas consacrer 7 minutes à fermer ta journée. Ce rituel est en fait comme un bouton qui dit à ton cerveau « Aujourd'hui, c'est terminé » . Alors, c'est des étapes qui sont extrêmement simples. Tu vas vider ton cerveau, ou ce que j'appelle le « inbox de tête » . Donc, tu vas noter toutes les tâches, idées, mails ou pensées qui sont encore ouvertes et tu vas définir tes trois priorités pour le lendemain. Ensuite, tu fermes ton ordinateur. Alors, pourquoi ça marche ? Parce que ton cerveau déteste les choses incomplètes. Et en notant, en planifiant, tu lui envoies tout simplement le signal que tout est sous contrôle et tu vas réduire la rumination le soir et tu vas améliorer ton sommeil. Combien d'entre nous... ont déjà ruminé le soir en disant « Ah, demain, j'ai ça à faire, il ne faut pas que j'oublie de faire telle ou telle chose. » Eh bien, ça, ça va t'éviter d'avoir cette rumination. Alors, place à une suite logique, ce que j'appelle le sas de décompression. Donc là, tu vas comprendre qu'en fait, ces deux techniques, ces deux micro-rituels te permettent vraiment de clôturer ta journée de travail pour passer à la partie perso. Donc là, c'est ce que j'appelle le sas de décompression. Donc, à la fin de ta journée, par exemple, après avoir fait le rituel, je te donne, tu vas prendre 10 à 20 minutes pour te créer une vraie coupure. Alors l'idée est en fait extrêmement simple. Ça permet finalement de passer de la partie pro à la partie perso et de te vider la tête. Précédemment, le rituel Sheddon permettait en fait de mettre toutes les tâches professionnelles que tu pouvais encore avoir en arrière-plan dans ta tête de côté en disant « Ok, demain j'ai prévu faire ça, ça, ça. » De structurer en fait ta tâche professionnelle pour le lendemain. Mais là, le sac de décompression, c'est plus pour vider pleinement ton esprit et le préparer pour la partie perso. Alors ce que tu peux faire, c'est tout simplement aller marcher et promener ton chat si tu en as un. C'est le meilleur moment pour le faire. Ça va vraiment te vider la tête. En plus, la marche, c'est bon pour la santé. Tu peux également aller faire une séance de sport ou d'étirement. Certains, ça va te prendre du yoga. Moi, ce que j'aime beaucoup, c'est soit prendre une douche en rentrant ou soit tout simplement faire un exercice de cohérence cardiaque. C'est 5 minutes de respiration rythmée. Donc tu inspires en 5 secondes, tu expires en 5 secondes. Et en fait, ça va agir comme un reset de ton système nerveux. C'est ça et c'est... extrêmement puissant. Donc, tu l'auras compris, personnellement, j'optais facilement pour le sas de décompression avec la cohérence cardiaque. Même si j'allais au sport, à la fin, je finissais par une séance de cohérence cardiaque comme ça pour bien clôturer tout ça et retrouver en fait une forme de zénitude, une forme de sérénité. Donc, les deux points que nous venons de voir qui sont le sas de décompression et les rituels shutdown, en fait, c'est vraiment à faire si en plus tu fais du télétravail, si tu es hyperactif, hypersensible. Ça te permet vraiment de... de couper du pro et du passé au perso en toute sérénité et te permet d'éviter de saouler tes proches durant le repas en parlant de ton activité professionnelle. Nous allons voir le troisième point qui est la kill list hebdo. Cette astuce, je l'ai découverte en préparant le podcast et je trouve l'idée extrêmement intéressante. En quoi ça consiste ? Tout simplement, chaque semaine, tu vas prendre 10 minutes pour faire une kill list, c'est-à-dire tu vas supprimer une tâche ou une réunion vécurante qui est inutile. Concrètement, comment ça se passe ? Tu vas remplacer un point d'hebdo équipe qui n'apporte pas grand-chose par un mail de suivi. Tu peux très bien remplacer une réunion client qui tourne souvent en rond par un document partagé. Et d'ailleurs, on va reprendre la technique de Guillaume Moubech tout à l'heure, qui était de colorier après chaque réunion, chaque meeting, tout ce qui était en rouge. Dis-toi, ok, ça, c'est peut-être quelque chose que je peux mettre dans la kill list hebdo, la supprimer et la remplacer par quelque chose. Et autre exemple possible, c'est les tâches que tu continues de faire par habitude, mais en fait, qui n'apportent plus de valeur. Et là, je pense à quelque chose qu'on entend souvent dans les entreprises qui ont déjà un certain vécu, le fameux On a toujours fait comme ça. C'est la pire phrase pour empêcher d'avancer vraiment. Clairement, ce genre de tâche, tu peux regarder si elle n'est pas supprimée parce que quand on a toujours fait comme ça et qu'on ne sait pas le pourquoi du comment, c'est peut-être qu'elle n'a plus d'actualité ou qu'elle est à revoir tout simplement. Ce qui est puissant avec ce rituel finalement, c'est que chaque élément qu'on va supprimer, c'est de l'espace mental qu'on va gagner et du temps qu'on va rendre disponible pour aller à l'essentiel. Sur un mois, finalement, on peut libérer plusieurs heures de travail qu'on va pouvoir utiliser de manière beaucoup plus efficace. Donc pour revenir sur les trois rituels qui sont le shutdown, le sas de décompression et la key list hebdo, moi ce que je te propose pour passer à l'action, le but n'est pas de tout changer d'un coup. Tu vas vraiment choisir en fait un rituel que tu vas mettre en place, que tu vas tester, comme dès aujourd'hui ou demain. La puissance va finalement se retrouver non pas dans la quantité, mais dans la régularité de ce rituel. Il faut mieux y aller progressivement, bien mettre des fondations. Ce micro rituel, une fois qu'il va être bien installé, va te permettre de protéger tout simplement ton énergie. On va terminer sur quelques indicateurs pour chacun de ces micro-rituels. Après ton rituel shutdown, par exemple, tu peux te demander est-ce que tu dors mieux avec moins de pensée qui tourne ? Et après ton sas de décompression, est-ce que tu ressens une différence immédiate dans ton niveau de tension ? Personnellement, la cohérence cardiaque, c'est magnifique. Et ensuite, après avoir fait ta key list hebdo, tu peux te regarder sur combien d'heures tu as libéré ce mois-ci. D'ailleurs, une fois que tu as fait un de ces rituels, n'hésite pas à me contacter pour me dire justement un peu ton ressenti, je suis curieux. de savoir l'impact que ça a eu sur ton quotidien. Pour terminer cet épisode, rappelle-toi que si tu ne contrôles pas ton énergie, quelqu'un le fera à ta place. Pour résumer, je t'invite donc à identifier tes flux d'énergie, à choisir un des trois leviers qu'on a vus, un des trois rituels, et de le tester pendant 7 jours, et ensuite d'ajuster au fur et à mesure pour construire ton propre système. C'est comme ça qu'on peut reprendre le contrôle de manière efficace, mais surtout durable, sans tout changer d'acte. Merci d'avoir suivi cet épisode, j'espère qu'il t'aura été utile. Et pense à t'abonner pour ne pas louper les prochains