- Speaker #0
Le festival Oka les Templiers vous présente Esprit Libre des Templiers, le podcast qui vous plonge au cœur de l'histoire de l'événement. Chaque mois, je partirai à la rencontre de celles et ceux qui incarnent, vivent, écrivent et racontent l'événement depuis plus de 30 ans. Bienvenue et bonne écoute à toutes et à tous. Bonjour à toutes et à tous. Bonjour à tous et bienvenue dans Esprit Libre des Templiers, le cinquième numéro de cette saison. Aujourd'hui, on va parler de Oka et du Oka Festival des Templiers dans son ensemble avec Antoine Berthoud que je reçois pour la première fois. Merci Antoine de nous accorder ce moment dans un emploi du temps très chargé.
- Speaker #1
Salut Fred, merci à toi.
- Speaker #0
Alors, tu n'as pas souvent l'occasion de prendre la parole publiquement, donc je te remercie beaucoup pour... pour l'occasion qu'il nous ait donnée. On va revenir sur ton parcours, ton rapport au sport, ton rapport aux athlètes, comment tu es arrivé dans ce milieu du trail, comment tu as intégré Oka, parce que je crois que l'histoire en vaut la peine. Et puis bien sûr, comment aujourd'hui Oka est devenu le partenaire titre du festival qui porte le nom Oka les Templiers. Alors pour rentrer tout de suite dans le vif du sujet, est-ce que tu peux revenir sur ton passé, d'où tu viens, et quel est ton parcours professionnel ?
- Speaker #1
C'est une question super large. Merci Fred. Pour dire, j'ai grandi à Annecy. Donc en fait, le sport, ça fait partie de mon environnement depuis tout petit. Avec mes parents, on allait souvent en montagne ou peut-être dans l'outdoor, même si le trail n'existait pas vraiment à ce moment-là ou alors ce n'était pas vraiment le boom qu'on a en ce moment. Mais j'ai surtout grandi en faisant du vélo. C'était le sport de mon grand-père. Et du coup, j'étais plutôt dans le vélo, dans la compétition, dans le vélo. Et pour être honnête, je ne courais pas vraiment jusqu'à 18 ans. Je ne faisais pas de compétition de course à pied du tout. J'ai commencé la course à pied actuellement en venant à Oka et en voyant Christophe, Jean-Luc et les athlètes autour, Julien Chaurier et d'autres athlètes en faisant de la course.
- Speaker #0
Ton parcours scolaire, il ressemble à quoi quand tu es à Annecy ?
- Speaker #1
Quand j'étais à Annecy, il n'y avait rien de plus banal. C'était juste collège, collège, lycée. Pour le lycée ensuite, j'étais sur un équivalent de sport et études en vélo. Mais déjà à ce moment-là, j'avais envie de travailler. Je savais que j'allais avoir une carrière professionnelle dans le vélo. C'était vraiment ce que je voulais faire. Je voulais devenir coach. Et je me suis dirigé vers un STAPS. Et je pense que ça va résonner avec peut-être beaucoup de personnes qui nous écoutent, justement qui veulent travailler dans le sport, en disant comment y aller. Je suis passé par un STAPS plutôt au niveau sport-passion, on va dire. C'est là où j'ai fait mon premier stage à Oka. On pourra y revenir un petit peu après. Mais ensuite, c'est vraiment pour pouvoir travailler dans l'industrie du sport et surtout être dans un milieu international. Il a fallu passer par une école de commerce ensuite.
- Speaker #0
Moi, je te connais depuis longtemps, depuis tes premiers pas chez Oka. Mais justement, je pense que ça peut aussi donner envie à des jeunes et montrer qu'aujourd'hui, en passant par des filières, on va dire classiques, il n'y a pas besoin de faire forcément des énormes écoles HEC et tout pour avoir le poste que tu as. Puisque, on va le dire, tu es aujourd'hui responsable Europe. E-M-I-A, donc tu vas nous dire exactement ce que c'est, de tout ce qui est sport marketing.
- Speaker #1
Attends, pour revenir sur la première partie de question sur le journée, c'est vrai qu'en fait, pour être honnête, il faut, en tout cas pour moi, mon parcours personnel, il y a eu un peu de chance et un peu de hasard aussi. Mais on va dire, comme tu le dis, il ne faut pas tout de suite viser un poste qui soit un poste de directeur ou un poste de président sur des grosses boîtes. L'objectif, c'est déjà aller sur le terrain. Je pense que quand on voit justement, il y a une compétition notamment à Annecy, en France, mais surtout à Annecy, pour tous les jobs qui s'ouvrent dans l'outdoor, on a ouvert un job là il y a quelques semaines, on a eu 800 demandes, on a eu 800 CV en même pas 48 heures. Donc en fait, il y a une compétition qui est incroyable, et la vraie différence, quand tu dis, c'est pas forcément le diplôme, on va pas prendre forcément celui qui sort de Harvard par rapport à celui qui a fait un IUT à Annecy. Par contre, c'est vraiment l'expérience terrain. et il ne faut pas hésiter justement quand on a 18-20 ans à aller sur le terrain à aller sur les aéros peut-être mettre les mains dans le cambouis pour apprendre et se faire un réseau et apprendre de ses propres expériences justement à quel moment tu sens que tu le dis que tu as envie de faire du
- Speaker #0
sport ton métier mais entre l'envie et la réalité il y a souvent un grand pas à quel moment tu sens vraiment que c'est la voie incontournable et c'est celle qui t'attire et bien c'est vraiment je pense
- Speaker #1
Et c'est là que je disais que c'était un peu une partie d'une chance. C'est vraiment avec les personnes que j'ai rencontrées. Et c'est là que je disais, avec le hasard qui est arrivé, à l'origine de chercher un stage chez Salomon. Donc j'avais envoyé mon CV chez Salomon, d'ailleurs j'ai toujours pas eu de réponse, 14 ans après, mais je cherchais un stage dans l'industrie du sport, le leader c'était Salomon, mes profs à l'époque me disaient « il faut aller chez Salomon si tu veux bosser dans le sport » . Et c'était vraiment la marque clé, et j'imagine qu'ils devaient aussi recevoir 800 000 CV pour chaque poste de stage ou d'alternant ou autre. Et là j'ai transmis mon CV à quelqu'un qui bossait à Salomon, et qui s'appelait Jean-Marie. Et il était revenu vers moi en me disant, malheureusement, je ne bosse plus à Salomon, j'ai transmis quand même ton CV. Par contre, j'ai commencé un rôle dans une startup qui s'appelle Oka. Et si tu veux, on recherche un stagiaire qui commence dans deux semaines. Donc, ça s'est fait vraiment comme ça. Mais mes professeurs à l'époque au Staps, ils m'ont dit, surtout, ne va pas dans une startup parce que tu ne vas rien apprendre. Il ne faut pas aller sur ces petites entités, tu vas apprendre beaucoup plus à Salomon. Et à l'époque, je n'étais pas sur LinkedIn et il n'y avait peut-être pas tout ça aussi qui était en... qui existaient, mais je ne savais même pas que les fondateurs de Oka, c'était Jean-Luc, qui était l'ancien CEO d'Amersport et de Salomon. En gros, j'aurais été à Salomon, je n'aurais jamais pu parler à Jean-Luc, alors qu'à Oka, j'avais la chance, une chance incroyable de parler à des personnes qui avaient une expérience de 40-50 ans derrière eux.
- Speaker #0
Jean-Luc Diar, à qui on passe ce bonjour, qui est, comme tu le dis, qui a été patron de Salomon, patron d'Amersport et patron d'Adidas aussi, même à une époque, puisque c'était dans le giron d'Adidas. Est-ce que, alors justement, parce que c'est très riche ce que tu nous dis, et moi je trouve que c'est très fort aujourd'hui, il ne faut pas forcément passer par toutes les passerelles et pas forcément écouter tout ce qu'on nous dit, c'est aussi ça. Mais est-ce que tu te souviens du premier pas que tu as fait quand tu es rentré chez Oka, le jour où c'était et tout, parce que ça a forcément dû marquer ta vie ?
- Speaker #1
Complètement. Déjà, je venais juste d'avoir le permis. C'était un des premiers déplacements que je faisais pour aller au Glaisin. Le bâtiment n'existe plus, c'était en face du Calais Agricole. C'est vrai que j'avais rendez-vous à 9h et quand je suis arrivé, il devait y avoir 7 ou 8 personnes qui étaient les 7 ou 8 employés de la boîte. Et en fait, à 9h, tout le monde était déjà là. Et c'est vrai que ma première journée, c'est ça qui m'a vraiment marqué. C'était 9h, 17h sur le papier. À 9h, tout le monde était déjà là. À 17h, quand je suis parti pour le premier jour, tout le monde était encore là. Donc, tout le monde s'investissait à fond dans la boîte. Et finalement, on avait un rôle sur le papier, mais tout le monde faisait beaucoup plus que son rôle. Ça, c'est vraiment l'effet startup. C'est-à-dire qu'une des premières missions, dehors du bureau que j'ai eu, c'était, on recevait tous les stocks Europe, je ne sais pas si tu te rends compte, mais tous les stocks Europe de chaussures qui arrivaient à Annecy, à Cilingi, juste à côté. Et en fait, on les recevait là-bas, dans un centre logistique local, et on faisait le contrôle qualité nous-mêmes. Donc, on était avec Jean-Luc, on était avec plusieurs, il y avait Guillaume, il y avait Jean-Marie, il y avait toute l'équipe derrière. Du coup, en fait, on allait faire le contrôle qualité nous-mêmes pour qu'ensuite les pairs soient redispatchés. Et c'est pour ça, ces premiers jours à Ocala, qui étaient vraiment une start-up, c'est les choses sur lesquelles ça nous a vraiment poussé à aller chercher, à apprendre autre chose que juste ce qui était notre job marketing, notre mission, notre stage ou quoi que ce soit, d'aller faire d'autres missions complémentaires, de comprendre aussi l'esprit d'entreprise. Et puis, ça, finalement, ça s'est développé hyper rapidement. On reviendra peut-être là-dessus, justement, sur comment ça s'est développé et pourquoi ça s'est développé. Mais finalement, en fait, je pense que cette période startup, elle a peut-être duré deux, trois ans, avant ensuite que ce soit racheté par Deskerz et qu'il y ait ensuite un fonctionnement beaucoup plus structuré. Mais tu vois, j'étais le deuxième. Ce qui est intéressant, c'est que j'étais le deuxième stagiaire à Oka. Juste après moi, il y a eu Thibaut Poupard. Après, il y a eu Vincent Bouillard, qui était dans différents départements aussi. Mais du coup, l'esprit qu'il y avait au cas, c'était vraiment un esprit de passation, je pense aussi, entre une génération qui était déjà très expérimentée. Justement, Christophe, on revient à Christophe, ces personnes-là qui avaient énormément d'expérience et qui le passaient à des jeunos comme nous, qui avions 18, 19 ans et qui avions tout à apprendre.
- Speaker #0
Christophe, tu parles bien sûr de Christophe Aubonnet, qui a vraiment cet esprit aussi de transmission, d'expérience et d'apprentissage, qui a vraiment envie de... de partager ces expériences qu'il a eues, puisqu'il est finalement aussi le créateur des produits. On peut revenir sur cette histoire de 2009, même un petit peu avant, avec ses chaussures oversize qui ont surpris tout le monde. Mais je voudrais juste, quand toi tu rentres, quand on te dit que tu vas rentrer comme stagiaire, c'est quoi la sensation, le sentiment que tu as ? Et tu es parti pour combien de temps à cette époque-là dans ce rôle de stagiaire ? C'est six mois ? C'est trois mois ? C'est un an ?
- Speaker #1
Non, c'était... C'était un stage de découverte de l'entreprise. Ça devait être six semaines. Donc, je devais y être pour six semaines. Et j'étais avec ma maître de stage qui s'appelait Corinne, Corinne Avrion, qui m'a vraiment aussi renforgé à l'esprit de travail et la qualité de service aussi qu'on a avec le client. Et j'ai vraiment beaucoup appris avec elle sur ces six semaines. Mais on a aussi, ce que j'ai vraiment apprécié, et je pense que c'est ce qui a aussi créé la suite, c'est qu'on a tout de suite eu des... Aussi bien je parle on, parce que c'est la même chose pour Thibaut, pour Vincent, pour moi, c'est qu'on a tout de suite eu des responsabilités, même si on n'avait pas forcément le background ou les diplômes derrière. Donc on avait le droit à l'erreur. Il fallait qu'on apprenne de nos erreurs, bien sûr. Mais du moment que ça n'allait pas cracher la boîte, on avait le droit à l'erreur. Et c'était vraiment ce qui nous a permis de nous former. Et tu vois, après, c'est ce qui a aussi à motiver, je pense, à se dépasser. C'est qu'on avait la sensation de faire... faire bouger les choses, on n'était pas juste un pliant dans une machine on avait vraiment l'impression de faire quelque chose, de mon côté j'étais responsable du haute catestour alors j'étais responsable sur le papier mais en réalité il y avait vraiment, justement il y avait Guillaume Diar il y avait Corinne il y avait Christophe Aubonnet qui m'aidait justement, qui me dirigeait qui m'aiguillait, tu devrais faire ça, ça plutôt aller dans cette direction, essayer ça ou ça donc ça c'était vraiment on avait l'esprit un petit peu C'était un petit peu comme dans le vélo, comme quand j'étais dans le vélo. Si tu veux, c'est un sport individuel, mais qu'on pratique en équipe. C'était exactement la même chose. On n'était jamais tout seul. Et d'un autre côté, on n'était jamais juste un pion dans une équipe.
- Speaker #0
Et à quel moment tu ne regrettes pas, en fait, finalement, de ne pas avoir été pris chez Salomon et d'avoir été le petit stagiaire qui rentrait par la petite porte dans la startup ?
- Speaker #1
À l'époque, je ne savais pas que c'était une startup. pour être honnête achat X6 c'était une startup mais je ne savais pas que ça allait devenir ce que ça allait devenir je me rappelle juste du jour où Jean-Luc est venu nous annoncer à toute l'équipe du rachat de Bar Dekkers donc là on savait que ça allait devenir ça c'est quelques années plus tard quand même ça c'est quelques années plus tard ouais mais ça a été aussi un grand moment pour se dire ça passe dans une autre dimension on voyait bien la dynamique qu'il y avait mais de là à passer sur une autre dimension vraiment jouer aussi avec les grands c'était vraiment ce qui était intéressant Entre les deux, tu vois, ce qui est fait, c'est là que j'ai dit qu'il y avait beaucoup de hasard et un fil conducteur qui s'est très bien dessiné pour moi. C'est que c'est l'année où je suis rentré en tant que stagiaire, c'est l'année où Sarkozy a fait les contrats auto-entrepreneurs. Donc en fait, ça veut dire que sinon, je n'aurais jamais pu, je serais allé bosser au McDo avec un CDD ou un truc comme ça, mais sinon à côté de mes études. Et là, en fait, c'est à partir du moment où j'ai fini mon stage, justement Corinne et l'équipe ont dit, si tu souhaites continuer avec nous, on peut... on peut continuer avec un contrat d'entrepreneur qui était un contrat en fait à côté de mes études et c'est là pour dire là ceux qui nous écoutent aussi justement quand on dit il y a les stages qui sont intéressants mais tout ce que vous faites à côté dans les expériences justement sur des jobs d'été ou des jobs ensuite à côté des études tout ça c'est l'expérience qui est super valorisante quand vous envoyez votre CV en tout cas nous quand on reçoit les CV à OCA je reçois un paquet, c'est vraiment ce qu'on regarde la motivation c'est un élément clé, on va dire que tout le monde est super motivé Tous ceux qui postulent ont une motivation au moins à 95%. Et par contre, ensuite, les compétences, ça s'acquiert. Par contre, l'expérience, c'est quelque chose qui fait vraiment la différence.
- Speaker #0
Tu te souviens de la première fois où tu as chaussé des chaussures Oka et où tu es parti courir avec ? Et qu'est-ce que tu en retiens de cette première expérience ?
- Speaker #1
Ça devait être justement en 2012, 2013. Déjà, il y a très peu de personnes. Maintenant, quand tu portes une Oka, même quand tu portes une chaussure concurrente, c'est un petit peu une Oka sur le look. Mais sinon, quand tu portes une Oka, c'est vrai que tout le monde, il y a un coureur sur trois qui porte Oka à l'UTMB. À l'époque, la première fois que j'ai fait, c'était un trail de 30 bornes à Moutes, dans le Jura. Et là, du coup, en fait, je crois que je devais être le seul à porter ces chaussures-là. Et il y avait plein, il y avait tous les connaisseurs, tous ceux qui regardaient un petit peu à droite à gauche, qui disaient, mais qu'est-ce que t'as au pied ? Tout ça, c'était vraiment, ça commençait déjà à faire un petit peu le buzz. Il y avait ceux vraiment qui repoussaient en disant mais ça ne marchera jamais, parce que surtout c'était l'époque du minimalisme. Donc ça ne marchera jamais. Et par contre, il y a ceux qui étaient vraiment curieux et qui demandaient, je me rappelle même, il y avait un gars qui m'avait demandé ma pointure et qui avait essayé mes chaussures, juste après la course, juste pour avoir la sensation. A l'époque, ça devait être... Je ne sais plus si c'était ma fat 1 ou ma fat 2. C'est vrai que je suis un peu stupide, je ne les ai même pas gardées. Mais c'est ces premières chaussures-là qui sont... qui font qu'en fait, il y avait un truc qui était vraiment différent par rapport à ce qu'on voit maintenant.
- Speaker #0
Au début, on va faire un petit peu d'histoire, il n'y avait pas d'événement Oka, puisqu'il y avait juste les produits, il y avait quelques athlètes. Et puis, je me souviens aussi, moi, de cette époque avec les tests tours. Vous alliez sur les magasins, mais aussi sur des événements avec le stand. Vous participiez à un mot qui est important chez Oka, à l'expérience. En tout cas, il fallait que les consommateurs expérimentent le produit avec souvent beaucoup de... de stupéfaction. Quel est le lien qui a été fort entre l'apport des athlètes et on pense notamment à un athlète historique, iconique de la marque, Ludo Pomeray. Quelle relation ils ont eue et quel lien ils ont eu dans le développement de la marque ?
- Speaker #1
Alors, c'est... Pour revenir juste sur la première partie de ta question sur le test tour, justement, l'objectif qu'on avait en allant sur le terrain, c'était de faire tester les produits sans convaincre par des PowerPoints ou des fiches techniques ou quoi que ce soit. C'est juste de convaincre, notre rôle, c'était de convaincre le client à juste tester le produit. Et là, on se rendait compte que 90 à 95 % des gens qui revenaient, ils avaient forcément un retour ultra positif et justement pas à première vue sur le look. mais sur vraiment la sensation qu'ils avaient en courant. Et justement, le rôle que les athlètes ont eu, et notamment Ludo Pombray au tout début, après il y avait Caroline Chabrot, après il y avait Julien qui est arrivé un peu plus tard, Julien Chaurier, toutes ces personnes-là aussi, elles ont vraiment contribué déjà au développement de produits. En travaillant, c'était les premières personnes qui testaient les produits, et tous types de produits, pas seulement les produits course, type performance, mais vraiment pour aller sur des produits stables, longues distances, voire même des produits routes. Et donc, ils avaient ce retour terrain-là. Et après, ils amenaient aussi, bien sûr, de la crédibilité. C'est-à-dire que, à partir du moment où Ludo avait porté les Oka pour finir le grand raid de la Réunion, tous ceux qui étaient un petit peu connaisseurs, qui étaient un petit peu curieux, ils ont commencé à dire, tiens, est-ce que ça ne vaudrait pas le coup d'essayer aussi ?
- Speaker #0
Alors, on a cette transition. Après, on passe évidemment à une structuration, à une société qui se structure, tu l'as dit, avec Dekers, le groupe américain qui rachète la marque Oka. Aujourd'hui, toi... Tu as un poste de directeur marketing sportif, c'est ce qui définit EMEA. Qu'est-ce que tu peux nous dire de ton quotidien et de ce rôle et comment tu es passé de simple stagiaire à un poste hautement important et stratégique quand même ?
- Speaker #1
Alors, ça ne s'est pas fait en une nuit. Non, c'est une évolution, c'est sûr. Je pense que ce qui a vraiment drivé, c'est la passion et l'expertise. Ça veut dire être sur le terrain, comme je disais tout à l'heure. Tu vois, depuis que j'étais stagiaire il y a 14 ans, je dois faire pas loin de 500 ou 600 événements au total. L'objectif, c'est vraiment d'aller sur le terrain encore et encore, de rencontrer du monde, mais aussi comprendre, voir l'évolution qu'il y a. Le sports marketing aujourd'hui dans le trail, parce que là, on parle vraiment du trail, mais après, mon rôle, c'est aussi la route et les autres disciplines du running. Mais pour parler vraiment du trail, ça a quand même vraiment évolué. On voit juste dans les années 2015-2017, il y avait la maxi race qui prenait vraiment un gros boom. Après, on a vu l'UTMB qui s'est vraiment développée aussi d'un point de vue événementiel. Mon rôle sur les années jusqu'à l'après-Covid, ça a été vraiment sur la partie événementielle, donc conso et la partie vraiment terrain. Donc, développer la notoriété de la marque, booster les tests produits et bien sûr, créer de l'expérience pour les participants. Et on n'a jamais été vraiment loin de la partie athlète, mais c'était géré par quelqu'un d'autre, nous, en interne. Et là, du coup, c'est... Dans l'évolution qu'il y a au sein de Oka, c'est vrai que le rôle d'avoir une structure qui soit concentrée, sports marketing, athlètes et événements, qui aillent dans la même direction, c'est absolument clé. Notamment qu'on voit à quel point c'est compétitif maintenant qu'on va sur un UTMB. Bien sûr, il y a les partenaires qui jouent, mais il y a énormément de concurrents qui sont là et ça devient une vitrine internationale pour toutes les marques.
- Speaker #0
Tu as combien de personnes dans le code ? dans ton équipe et puis une autre question en même temps, c'est quel est l'aspect qu'on voit le moins dans ton poste mais qui est peut-être le plus important ?
- Speaker #1
Alors l'aspect qu'on voit le moins, je ne sais pas, je pourrais le dire, il y a vraiment deux parties sur le poste. Il y a vraiment une partie qui est liée au relationnel, donc c'est construire, il faut passer du temps justement à parler aux équipes, aux athlètes, à tout l'écosystème qui existe, aux organisateurs également. C'est vrai qu'on ne peut pas être juste tout seul derrière son ordinateur. ou faire tous les meetings en virtuel. C'est vrai que pour ce matin, je suis désolé, on doit le faire en virtuel parce que je ne suis pas à Annecy. Mais l'idéal, ce serait de le faire en réel et de pouvoir vraiment avoir ce lien avec le terrain. C'est ce que j'aime aussi. On y reviendra après avec les Templiers. Mais le temps qu'on passe avec Odile, avec Kevin, Gilles, les discussions qu'on peut avoir, c'est totalement différent des discussions transactionnelles ou contractuelles qu'on peut avoir à côté pour la mise en place d'un partenariat. Donc, il y a la partie humaine. On va dire, par contre, après, il y a toute une partie de planification qui est super importante. Et c'est là où tu m'en dis combien de personnes on est dans l'équipe, on n'est jamais assez. Même si l'IA vient nous aider quand même vraiment aussi à pouvoir être plus efficaces sur certains trucs. Mais sinon, c'est vrai qu'il y a quand même une grosse partie d'opérationnel aussi bien sur la partie athlète qu'événementielle. Mais sur vraiment tout ce qu'on met en place, il faudrait qu'on soit, bien sûr, j'aimerais toujours qu'on soit plus nombreux pour mettre en place des choses toujours plus grandes ou plus intéressantes. ou créer plus d'expérience pour les participants. Tu vois, cette année, ce qu'on a fait à l'UTMB avec Ludo, la soirée qu'on a faite avec Ludo, c'était, du coup, on a eu cette idée-là un mois, un mois et demi avant l'événement. C'était juste après la Hard Rock. Et on s'est dit, il ne courait pas sur l'UTMB, du coup, il faut qu'on fasse quelque chose. Du coup, ça a mis un peu de pression aussi en interne. On n'avait pas forcément les ressources en interne. On avait demandé à One More Mike de travailler avec nous. Et du coup, on a fait quelque chose d'exceptionnel. Mais c'est vraiment, on va dire, on est toujours un peu dans le réactif. Et le plus dur, c'est de pouvoir être proactif et de pouvoir planifier plus en amont.
- Speaker #0
Une très belle soirée à la Folie Douce à Chamonix où on avait Ludo qui depuis est devenu papy, depuis est passé deux fois sur le billard à la fois pour son pied et pour son genou, à qui on souhaite un bon rétablissement, il aura le temps de t'écouter. Et je précise, c'est vrai que souvent tu es plus facile à voir sur le terrain qu'à joindre au téléphone, alors que d'autres personnes c'est l'inverse. Mais toi si on veut te trouver, on te trouve souvent sur le terrain, c'est une réalité. juste avant de... de passer sur le OCA, Festival des Templiers. Tu as parlé de l'expérience, de tous ces changements qui sont allés très vite, en l'espace de 15 ans, mais surtout de la transition du Covid, du post-Covid. Comment tu analyses ces cinq dernières années, le avant 2020 et le après 2020 ? Vous avez vraiment, vous aussi, connu un boom économique, mais il y a un vrai boom du running.
- Speaker #1
Oui, complètement. Le running, c'était vraiment le sport qui s'est vraiment développé à fond pendant le Covid. C'était une force pour nous et pour tous nos concurrents aussi, pour toute l'industrie, pour les organisateurs, pour tous les acteurs du running en général. Parce qu'en fait, ça s'est vraiment démocratisé à ce moment-là, parce que c'était la pratique qui était facile à faire, il n'y avait pas besoin d'autorisation, tout ça, pendant le temps de Covid, on ne va pas y revenir. Par contre, ce qui s'est passé après Covid, c'est qu'en fait, on s'est quand même rendu compte qu'il y a beaucoup de petits événements qui se sont... Il y a un fossé qui s'est construit entre les gros événements et les petits événements, et du coup, notamment en trail. Et là, on voit sur le trail maintenant, on a une dizaine de dates sur l'année qui sont des dates absolument clés pour tous les athlètes, mais également tous les coureurs. Et maintenant, tous les événements sont remplis en quelques heures. C'est incroyable de voir ça. C'est dire qu'on veut participer, que ce soit à un marathon ou à un trail local. J'étais avec ma copine, on était au trail du Laudon à Saint-Joriot. Je voulais faire la course une semaine avant. Ils m'ont dit, non, il n'y a plus de dossard. Ma copine a dû s'inscrire un an à l'avance pour faire la course. Alors que c'était une course à 1500 personnes à Saint-Joriot. Tu vois, c'est des choses où ça, on ne le voyait pas avant le Covid. On pouvait y aller le dimanche matin, s'inscrire et partir. Maintenant, il faut le planifier bien en amont.
- Speaker #0
Et si c'est un phénomène français, c'est aussi un phénomène européen et mondial. depuis le Covid. On va passer, parce que tu es timé dans ton emploi du temps aujourd'hui de responsable international. Tu as beaucoup de jobs et de sollicitations. On va passer sur la partie Oka, Festival Oka, les Templiers. Comment est venue cette relation ? Comment a été créé le premier lien ? On parlait tout à l'heure du premier lien avec Oka. Quel est ton premier souvenir, toi, avec les Templiers ? Et ensuite, comment tu es rentré en contact avec Gilles, Odile et Kevin pour... engager ce partenariat ?
- Speaker #1
Eh bien, alors on remonte, on doit remonter à 2015-2016. À l'époque, on n'était pas partenaire de l'événement. Je ne sais plus qui était partenaire. Ce n'était pas Decathlon, je crois. C'était Adidas peut-être à l'époque. Adidas ou Puma. Non,
- Speaker #0
Adidas probablement, oui.
- Speaker #1
Et du coup, on était juste présent sur le stand, sur l'expo, pour encore une fois présenter les produits. Et en fait, on a vraiment... Il y a vraiment eu cette connexion qui s'est faite avec Kevin d'abord, et ensuite, un peu plus tard, avec Gilles, Odile et Soraya. Mais encore une fois, c'est la connexion humaine qui fait tout. C'est-à-dire qu'avec Kevin, on appartient un petit peu à la même génération. Je crois qu'il est un tout petit peu plus vieux que moi, mais assez vite, on a été tous les deux amenés à avoir des responsabilités. Et du coup, on s'est assez vite compris aussi sur le rôle qu'on avait dans le développement du trail, chacun avec des missions différentes. Mais c'est vrai que du coup, Kevin, le rôle qu'il a sur l'événement, sur l'expo, comme il l'a fait grandir ces dix dernières années, c'est vrai que du coup, Oka a suivi un petit peu cette même trajectoire. Et à un moment, c'était juste après, on a commencé à discuter avant le Covid, mais c'est vraiment après le Covid que le partenariat s'est mis en place, où justement, on s'est dit, il y a vraiment une opportunité pour nous de faire quelque chose que j'aime vraiment bien avec les Templiers, justement, c'est l'authenticité qu'il y a derrière. C'est-à-dire que les événements, comme je dis, j'en fais... tous les week-ends. je veux vraiment que ce soit la semaine dernière j'étais au marathon de Londres on est sur une grosse machine c'est le sport business quand on va au Templier c'est complètement différent c'est là je dis c'est vraiment authentique on a ces connexions là il y a bien sûr ça reste le sport bien sûr on a des objectifs nous de sports marketing avec la présentation produit avec les les performances d'athlètes par contre c'est on est sur quelque chose qui est très simple mais très simple c'est pas un terme négatif c'est juste que c'est on sait qu'on va arriver sur l'événement et que tout va très bien se passer, qu'on va être accueillis par les bénévoles, qu'il n'y a pas de barrière, il n'y a pas de pression qu'on peut avoir sur d'autres événements, notamment en route.
- Speaker #0
Justement, les Templiers ont une identité forte qui est revendiquée par Gilles, Odile et Kevin, Soraya, Tacité et toutes les équipes derrière. Aujourd'hui, comment on arrive justement à garder cette identité et à ne pas la dégrader quand on est aussi une multinationale qui a pour objectif de vendre des chaussures ? qui est numéro 1 dans le monde en termes de vente. Comment on fait pour ne pas dégrader tout ça ?
- Speaker #1
C'est une bonne question. Je ne sais pas s'il y a une recette particulière. Je pense qu'il y a vraiment des personnes et des choix qu'on fait tous les jours. Par exemple, on aurait pu dire à Ludo il y a quelques années, maintenant tu as 40 ans, on arrête le contrat. Parce que sur le papier, ce serait ça. Et en fait, Ludo est le meilleur exemple. de ce que la relation humaine fait, c'est-à-dire que son lien avec la communauté, son lien avec la performance, son lien avec la marque, fait que tout reste à taille humaine. Et ça, c'est vraiment quelque chose qu'on retrouve aussi avec les Templiers ou avec plein d'autres organisateurs qu'on met aussi en place de notre côté. C'est-à-dire que c'est pas... En tout cas, j'essaye vraiment d'éviter d'avoir des relations contractuelles avec tout le monde. On sait qu'un contrat de partenariat avec un athlète ou avec un événement, ça va forcément s'arrêter un jour. Rien que le contrat par lui-même, il est défini, ce n'est pas un mariage à vie, il n'y a pas de contrat à vie. Même si maintenant on voit qu'il y a Canyon, il y a des marques qui commencent à mettre des contrats à vie avec certains athlètes. Nous pour l'instant, c'est vrai qu'on ne l'a pas forcément mis en place. On sait que chaque contrat aura une fin un jour, à un moment donné. Mais ce n'est pas parce que le contrat se termine que la relation se termine. Et ça, c'est vraiment important. Ça veut dire que le contrat, ça reste un échange marketing, un échange business. Par contre, la relation derrière, elle s'étend sur beaucoup plus longtemps. Et tu vois, il y a des événements qu'on a arrêtés là, il y a une année, deux années. Et c'est ce que j'ai dit aux organisateurs. J'ai dit, il y a forcément une fin à un moment. Par contre, ça ne veut pas dire déjà qu'on ne reviendra pas peut-être à un moment donné. Par contre, tout ce qu'on a construit ensemble, c'était une période du développement de Oka et du développement de l'événement. Et c'est pareil avec les athlètes.
- Speaker #0
Alors, on est un petit peu moins d'un mois de l'événement du Festival Oka les Templiers. Qu'est-ce que tu attends quand tu arrives sur Mio ? Parce qu'on est tous un petit peu... On a envie de se retrouver là-bas, on a envie de découvrir ces magnifiques paysages qui sont l'écosse avec ses couleurs d'automne. Mais toi, est-ce que tu attends quelque chose de particulier, d'une rencontre avec les consommateurs, avec les bénévoles, avec le territoire ?
- Speaker #1
Oui, c'est la première chose que je fais généralement une semaine ou dix jours avant l'événement, c'est que j'annule tous mes rendez-vous, tous les rendez-vous virtuels pour être sûr de passer du temps en physique. Et je sais qu'en fait, un agenda finalement qu'on va avoir le matin va être complètement vac... complètement chamboulé toute la journée, juste avec les personnes qu'on m'a rencontrées à droite à gauche. Donc ça peut être des institutionnels, ça peut être d'autres partenaires, ça peut être, comme tu dis, des coureurs, des bénévoles, juste avec des personnes avec qui on va pouvoir échanger. Et ça, c'est vraiment important sur place. Je ne suis pas le seul à faire ça, il y a toute mon équipe qui est là aussi, que ce soit nos ambassadeurs qui bossent sur le stand, ou après Chris, qui est responsable des athlètes, ou Paul, chez moi, qui est responsable de toute l'activation événementielle sur le trail. Mais on sait qu'il y a cette connexion à créer. Quand on revient, c'est un petit peu comme si on revient dans un on revient dans la famille. On arrive sur place, on sait qu'on va aller voir le tonton, la tata, et tout le monde, juste pour prendre des nouvelles et parler aussi juste de l'évolution en général. C'est exactement la même chose au Templier. C'est vraiment ce que j'apprécie aussi. Après, il faut bien penser à réserver les restaurants en avance parce qu'il n'y a pas beaucoup à Mio. Mais sinon, c'est ce qui est prévu pour ces 3-4 jours.
- Speaker #0
Et en termes d'expérience consommateur, si vous avez... Qu'est-ce qui va se passer cette année ? Parce que je sais que tu es très attaché à ce mot expérience consommateur. Tu veux aussi que le consommateur ait une expérience avant la course, pendant la course, mais aussi après la course. Est-ce qu'on aura des petites surprises cette année pour le festival ?
- Speaker #1
Alors, il devrait y avoir des surprises. Ça, je vous laisserai découvrir ça. On va lancer les inscriptions, je pense, dans deux semaines, sur deux, trois surprises, justement. On devrait avoir aussi des belles têtes d'affiches qui ne vont pas arriver. Donc, c'est quasiment confirmé. Je ne peux pas l'annoncer aujourd'hui. Normalement, on a des athlètes de renom qui devraient faire le déplacement. En termes d'expérience, c'est là où on doit faire attention à ce qu'on fait en tant que marque.
- Speaker #0
Puisque du coup, il y a des attentes en tant que marque où on veut forcément briller et faire les choses des fois plus grandes que ce que l'événement ou ce que la communauté peut accepter. Et c'est là où on doit trouver la bonne approche. Tu vois, quand on parle d'événements comme l'UTMB Mont-Blanc à Chamonix ou justement au Cahiers des Templiers, les attentes ne sont pas forcément les mêmes. Et justement, le but, ce n'est pas forcément de faire toujours plus. À un moment, il faut faire quelque chose qui ait du sens. quelque chose qui soit accepté par la communauté et par les locaux et qu'on ne soit pas forcément sur quelque chose de toujours plus,
- Speaker #1
On sait que Ludo va faire l'assistance de personnes à qui il a donné son dossard. C'était assez chouette d'ailleurs. Il est très fort parce qu'il a une communauté qui le suit comme s'il avait 18 ans. En tout cas, les annonces, on devine un petit peu. probable présence de Jim Wemsley et Vincent Bouillard, mais ça sera, on attendra les annonces officielles. Ils ont peut-être besoin de rebondir après l'UTMB. Juste, t'es attendu dans trois minutes, on va rapidement finir. Antoine, merci déjà pour tous ces conseils et toute ton expérience. L'esprit libre des Templiers, ça évoque quoi pour toi ?
- Speaker #0
Alors, pour moi, l'esprit libre, je pense, c'est déjà le courage de rester fidèle à ce qu'on estime juste. et tu vois c'est là ce que j'adore quand je parle avec Odile et Gilles justement c'est qu'ils ont leur vision ils regardent bien sûr ce qui se passe à droite à gauche mais ils vont pas forcément suivre la direction d'autres événements ou d'autres, c'est pas parce que l'Irox maintenant fait un grand boom qu'on va voir un Irox au Templier ils suivent vraiment ce qu'ils ont défini comme étant leur identité et je pense que ça c'est vraiment l'esprit libre que j'essaie aussi d'avoir moi de mon côté sur ce qu'on fait justement au Sports Marketing tous les jours C'est vraiment avoir un impact positif et durable sur le long terme en étant attaché à notre propre identité. La performance, bien sûr, c'est un aspect clé. Mais la performance, ce n'est pas forcément ce qui fait le bon résultat dans tout. C'est-à-dire que gagner une course ou être le leader sur le marché, tout ça, c'est très bien. Mais prendre soin de la communauté, respecter l'environnement. faire en sorte que les prochaines générations soient prises en compte aussi. Ça, c'est absolument clé. Je pense que ça fait partie de cet esprit libre que tu mentionnes. En tant qu'acteur majeur du sport, c'est notre responsabilité, encore une fois, à la fois de diffuser, mais de protéger nos valeurs, celles qui font que le trail est si particulier, tout en renforçant un peu les liens qui sont authentiques entre les communautés, les bénévoles, les organisateurs. Si les marques ont pu avoir cette position-là, c'est absolument clé. Et à mesure que le sport... continue de grandir, je finirais juste sur ça. Le sport continue de grandir, mais c'est un esprit qu'on doit vraiment préserver et c'est surtout rester humble. Tu vois, c'est-à-dire qu'en ce moment, il y a énormément de marques qui arrivent et qui disent qu'ils ont des budgets limités. C'est très bien, mais s'il n'y a pas cette connexion humaine et s'il n'y a pas cette volonté de donner quelque chose de positif pour la communauté, le budget, ça ne sert à rien. Il faut vraiment avoir quelque chose de positif à renvoyer au monde du trail.
- Speaker #1
Merci beaucoup, tu m'avais donné 35 minutes, on est à 33 minutes et 33 secondes, donc le compte est bon. On se retrouve du côté des Templiers. Merci beaucoup Antoine pour les messages que tu as fait passer, et notamment vis-à-vis des jeunes, et comment aujourd'hui on peut réussir dans le sport et surtout la présence terrain. Je pense que moi aussi je suis complètement d'accord qu'aujourd'hui, le terrain c'est essentiel dans le métier, dans sa profession. mais aussi t'en as parlé des marques qui arrivent avec des budgets limités mais qu'on ne voit pas sur le terrain et c'est sans doute peut-être là la clé en tout cas du succès on se retrouve dans un petit mois du côté de Mio et puis bon courage d'ici là parce que ton agenda est bien plein jusqu'au 15 octobre super merci beaucoup Fred à très bientôt merci