Speaker #0Je vous fais un petit épisode sur les croyances. Alors, qu'est-ce que c'est qu'une croyance ? Une croyance, c'est une pensée que tu prends pour une vérité. C'est quelque chose parfois qui est tellement répétée, tellement intégrée, qu'elle devient un peu invisible. Et d'ailleurs, on a des croyances personnelles, on a des croyances familiales, il y a des croyances dans l'inconscient collectif. Mais ce qui est important, c'est de comprendre que ce n'est pas un fait, c'est une interprétation, c'est une histoire quelque part. Et le cerveau adore ça. On est tous pleins de croyances parce qu'on adore ces histoires et on a besoin de certitude pour avancer. Alors parfois, à partir de quelque chose qu'on aurait vécu, on se raconte une histoire et ça forme une croyance. C'est quelque part une définition, en tout cas, c'est quelque part une manière qui donne une sensation de sécurité. Donc, une croyance, c'est une histoire que tu te racontes sur toi, sur les autres, sur le monde. Et le problème, c'est quand tu ne la questionnes plus. Les croyances, elles se construisent à partir de notre éducation, de notre environnement, de nos expériences, de ce qu'on a pu expérimenter, donc des succès, des échecs, des déceptions, des humiliations, des compliments. Et puis, elles se construisent aussi à partir de ce qu'on a expérimenté, ce qu'on a vu, entendu, ressenti. Et il y a aussi des croyances qui viennent de la société, de notre culture, de notre milieu professionnel. Très souvent, les croyances se forment très tôt et elles sont rarement choisies consciemment. Les exemples classiques chez les entrepreneurs, c'est « je ne suis pas légitime » , « il faut travailler dur pour réussir » , « si j'augmente mes prix, je vais perdre des clients » , « je ne suis pas faite » . pour vendre. Les autres savent mieux que moi. Il y a plein de phrases comme ça qu'on se dit. La communication, ce n'est pas pour moi. Les réseaux sociaux, c'est pour des gens plus jeunes. Tout ça, ce n'est pas des réalités, ce n'est pas des faits. Ce sont des croyances, ce sont des histoires qu'on se raconte. Et le problème des croyances, c'est quand elles nous limitent. C'est quand elles nous freinent, qu'elles nous font douter. qu'elles nous font rester petites, et qu'elles nous empêchent de passer à l'action, ou même de nous valoriser. Je dois être parfaite avant de me montrer, ça c'est vraiment quelque chose qui est très limitant, parce que la perfection n'existe pas, et ce n'est pas vrai. On peut se montrer et avancer par la même occasion. Une croyance qui aide, par contre, elle, c'est une croyance qui nous soutient, c'est une croyance qui nous autorise, qui nous ouvre des portes. qui nous montre des possibles et qui nous met en mouvement. J'aime apprendre, j'ai le droit de me tromper, ça c'est des croyances aidantes. Ma sœur l'a fait, donc moi aussi. J'ai une cliente sur l'argent, elle me fait rire, elle me dit « je me dis que c'est de l'argent monopoli » . Et quelque part, cette croyance-là, elle aide à avancer, à prendre des décisions parfois risquées, courageuses, de dépenses. Et donc, du coup, de descendre la pression avec ce mot « monopoli » , c'est une manière de s'accompagner vers une prise de risque qui est de toute manière présente dans l'entrepreneuriat. La bonne nouvelle avec les croyances, c'est qu'elles peuvent être transformées. Déjà parce qu'on peut prendre conscience, c'est quoi les petites phrases qu'on se raconte, c'est quoi ce dialogue intérieur, ces phrases qui reviennent, cette petite voix qui n'est pas sympa souvent. Et du coup, déjà... essayer de mettre de la lumière sur cette voix, de lui mettre un petit peu un micro pour l'entendre vraiment. Et donc ça, c'est déjà une première étape, mettre de la conscience sur ce qu'on se raconte et voir dans quelle mesure ces phrases-là, on peut les sortir de sa tête en les écrivant et de voir qu'elles nous empêchent d'être là où on souhaiterait être. Et du coup, quelque part, c'est se dire est-ce que ça me convient de penser ça ? Parce que moi, j'ai longtemps cru que d'avoir des croyances de « allez, il faut travailler plus, t'auras de la valeur quand tu feras tant de chiffres d'affaires » , ça allait m'aider. à être ambitieuse, à être stimulée, alors que pas du tout, je me suis rendue compte que ça me créait beaucoup d'angoisse, beaucoup de pression, que ça me mettait justement plutôt dans un certain immobilisme. Et donc du coup, ces phrases-là maltraitantes, qui sont des croyances qui me limitaient, elles n'étaient pas du tout là en ma faveur. Donc prendre conscience de ça, qu'en fait ça ne m'aide pas, au contraire, et bien du coup, je peux définir si cette croyance, elle me convient ou pas. Et du coup, à partir d'une croyance qui ne me convient pas, qu'est-ce que je voudrais mettre à la place ? Quelles sont les croyances qui, elles, peuvent me porter, peuvent me soutenir ? Et là, on peut aller créer sa boîte à pensées aidantes. Et donc du coup, je suis en chemin, j'ai déjà réussi ça, mais je peux y arriver. Si je me trompe, au moins j'aurais essayé. Si je ne le fais pas, je le regretterais. Donc, je n'ai pas envie d'avoir des regrets d'où j'y vais. J'aime l'audace. J'ai envie d'honorer mes grands-mères qui n'ont pas eu la capacité, la possibilité de prendre des risques. Moi, je peux. J'ai envie d'incarner cette femme-là pour mes enfants. Voilà, c'est quoi toutes ces pensées qui peuvent m'aider à mettre le pied à l'étrier quelque part. Donc, voilà, je vous invite à prendre le temps, vous aussi, de faire votre petite... notes à penser aidantes que vous pourriez aller replonger, que vous pourriez aller revérifier, relire dans les moments de pluie, les moments de nuages que vous vivrez forcément, puisque la vie est faite de soleil et de nuages. Et on en reparlera aussi. Je vous embrasse et je vous souhaite une très belle journée.