- Speaker #0
Solution retraite est le sujet du jour. Le PER peut-il être considéré comme étant un couteau suisse ? Mais avant toute chose, Nicolas Floriot, un petit point d'actualité. Parce que vous êtes directeur du développement de l'UMR Groupe Ville et après Harmonie Mutuelle, l'AMGEN, Placement Direct, Laplace, Mascarte et Autingre, j'ai cru voir dans les informations récentes que vous aviez accroché un nouveau partenaire à votre tableau de chasse ?
- Speaker #1
Vous êtes bien renseigné, Jean-François. En effet, nous venons de lancer un PER avec Altis, le deuxième courtier grossiste en France, le premier indépendant, avec plus de 8000 courtiers de proximité qui devraient être intéressés par le côté relais de croissance de l'épargne en complément de santé et prévoyance. Et donc l'UMR confirme ainsi son savoir-faire de construction de PER dédié, de PER sur mesure pour des distributeurs sur tous les segments de marché, courtiers, grossistes. Internet, groupement de CGP, banque privée, évidemment acteurs mutualistes. Et puis, c'est une année d'accélération puisque c'est la première des quatre mises en marché de l'année.
- Speaker #0
OK. Alors, on va donc parler du plan d'épargne retraite. D'ailleurs, j'aimerais avoir votre avis. Pourquoi ? Parce que France Assuré nous dit que la collecte en 2025 a progressé de 1,1% à 1,5%, 11 milliards. Bercy, de ton côté, fait des sauts de cabri en nous en décommuniquant, en disant formidable, un essor ininterrompu. France 1, c'est où qu'on peut mieux faire ?
- Speaker #1
On va dire les deux. On va se réjouir de ce qui marche bien, mais franchement, on est au début de l'histoire, au début d'une belle histoire. Il y a un enjeu aujourd'hui, il y a même des paradoxes. C'est que les Français sont très conscients de l'enjeu de la retraite, une préoccupation identifiée, mais on ne passe pas à l'action. Ils sont conscients qu'il faut faire quelque chose, mais on s'arrête là. Donc, l'enjeu aujourd'hui, c'est que tout Français ouvre un PER et je pense, dès jour 1, de sa vie professionnelle et ensuite le fasse vivre, tout simplement parce que...
- Speaker #0
Alors, tout Français, on va regarder les différentes typologies de clientèle. Je vais commencer par les jeunes, Nicolas. Imaginons un CGP qui a une clientèle jeune, mais vous vous êtes livré à l'exercice, parce que je crois que récemment, vous êtes allé voir des étudiants. Quand vous leur avez parlé à des gamins de 20 ans d'épargne en retraite, ils ne vous ont pas regardé avec les yeux ronds ?
- Speaker #1
Alors, honnêtement, oui. L'accueil était un peu frais. Par contre, quand ils ont compris que dans épargne-retraite, il y avait épargne, là, le regard a changé parce qu'ils se sont dit, tiens, mais en fait, ce n'est pas quelque chose qui ne me concerne pas dans des dizaines d'années, mais c'est mes premiers salaires dans quelques mois. Et donc, effectivement, l'enjeu avec des jeunes, c'est d'abord d'installer un réflexe d'épargne. On voit que ce réflexe, d'ailleurs, il est assez lié à l'environnement familial. Il y a un côté... Dans certaines études, on disait fils et filles d'épargnants, si des parents ont investi dans des actions, des obligations, on voit que les enfants ne sont plus enclins à le faire également. Donc installer un réflexe d'épargne dès le début, pourquoi ? Pour lisser l'effort d'épargne dans la durée, parce qu'on est riche du temps qu'on a, et pourquoi ? Parce que ça va être la force de l'effet boule de neige des intérêts composés. Ce qui veut dire que pour quelqu'un qui dit Merci. et qui par exemple débute avec la trentaine des revenus confortables, et qui se dit finalement j'ai le temps, un conseiller peut lui montrer le coût de l'inaction. Chiffrer que ne pas démarrer cet effort d'épargne, c'est non seulement un, se priver d'épargne pour la suite, et deux, ne pas enclencher cette mécanique vertueuse.
- Speaker #0
Ok, alors le réflexe justement de faire de l'épargne régulière, c'est le crédit immobilier. Donc quand on est jeune, on se dit, tiens je pourrais peut-être avoir un épargne de retraite. Est-ce que justement l'immobilier... et peut-être un argument pour dire aux gens vous pouvez commencer à faire de l'épargne retraite parce que potentiellement ça ne remettra pas en cause vos projets immobiliers.
- Speaker #1
Exactement, c'est une très bonne idée parce qu'on voit que le PER, ce qui peut freiner, c'est le côté effet tunnel, mais il y a des sorties dans le tunnel et notamment le cas de sortie pour la résidence principale. Donc tout à fait, c'est un très bon point.
- Speaker #0
Allez, j'ai 40 ans, ça ne se voit pas. J'ai réussi ma vie, ça ne se voit pas. Je commence à gagner un peu d'argent. L'argumentaire pour proposer du PER aujourd'hui, c'est quoi ?
- Speaker #1
À 40 ans, on va être un peu plus sensible à la fiscalité. Donc, le côté « je peux déduire les versements du revenu imposable » , c'est un premier argument pour une TMI à 30%, 1 000 euros versés.
- Speaker #0
TMI, tranche marginale de position, on rappelle.
- Speaker #1
Absolument, merci. Et donc, c'est 700 euros en termes d'efforts réels d'épargne, mais en réalité, c'est 1 000 euros qui vont travailler au titre de l'effet boule de neige. C'est aussi des années où il faut s'intéresser un peu au... Est-ce que j'ai parlé sur les bonnes classes d'actifs ? On voit en France une sur... sur les livrets, sur l'épargne bancaire. C'est bien pour l'épargne de précaution, mais quand on a 20-25 ans devant soi, il faut aller sur des produits dédiés pour la retraite, peut-être que le PER.
- Speaker #0
L'atout, c'est la fiscalité, en sachant quand même qu'il faut dire au client que la fiscalité, c'est un report d'imposition, c'est-à-dire que ce n'est pas gagner ad vitam aeternam, l'objectif, c'est de jouer la différence.
- Speaker #1
Quoique, on pourra en parler, oui, mais c'est bien un report d'imposition, on est d'accord. Il faut aussi s'intéresser aux modalités de versement, c'est-à-dire la bonne approche, c'est des versements programmés pour lisser les points d'entrée sur le marché, et puis on complète avec des versements libres. Et en parlant de fiscalité, d'ailleurs, c'est le moment aussi de s'intéresser au plafond. Quand on est un TNS, on peut aller jusqu'à 88 000 euros, et plafond du conjoint, donc plein de choses à faire.
- Speaker #0
On parlait tout à l'heure de l'effet tunnel et des portes de sortie. Il y a des gens qui sont parfois dans la dèche, à 40 ans, à 50 ans, en se disant, on a bien préparé Sartrep, c'est chouette, et... l'emploi des seniors n'est plus ce qu'il était. Là encore, il y a un élément de rassurance dans les cas de déblocage à évoquer auprès des clients ?
- Speaker #1
Absolument. En cas de coups durs et qui sont listés, on va parler d'essais du conjoint, d'invalidité, de surendettement, de liquidation judiciaire. Effectivement, là, on peut sortir.
- Speaker #0
Bien, j'ai l'âge de la retraite et Nicolas, j'ai une bonne nouvelle. Finalement, j'ai bien géré mon patrimoine, j'ai bien géré ma vie, etc. Je n'ai pas besoin de cet argent. Qu'est-ce que je fais ? Alors, le Parlement voulait nous imposer de sortir du PER. Ce n'est pas passé. Qu'est-ce qu'on fait au moment de la retraite ?
- Speaker #1
Heureusement, qu'est-ce qu'on fait déjà ? On évite l'effet qu'on constate déjà. C'est, j'ai cotisé toute ma vie sur ce produit. Je veux l'avoir sur mon compte en banque, donc je liquide dès jour 1. Donc ça, si je n'en ai pas besoin, effectivement, ne pas liquider, voire continuer à cotiser. Pourquoi ? Parce que le risque de dépendance, il est devant nous. Ensuite, je peux continuer à cotiser pour le sujet de la transmission. On voit que le PER est un bon véhicule pour ça, peut-être méconnu sur cet aspect-là. Quand vous évoquiez le report d'imposition, si je meurs avec mon PER, le report d'imposition va être directement acquis. Le PER va tomber directement grâce à la clause bénéficiaire, va être attribué aux bénéficiaires, hors actif successoral. mourir avec son PER ou la dernière enveloppe à laquelle il faut toucher, c'est une très bonne approche.
- Speaker #0
Donc ce n'est pas mourir sur scène, c'est mourir avec son PER. En fait, il y a deux côtés dans le PER. Il y a le côté effectivement épargne-retraite, et puis vous l'avez évoqué dans beaucoup de discours, il y a le côté défiscalisation. Souvent, dans des enveloppes de cette nature, on dit qu'il faut prendre date. Vous voulez un PER, il faut prendre date. Vous voulez un contrat d'assurance, il faut prendre date. Le PER, il faut prendre date ?
- Speaker #1
Non. Alors oui, parce qu'il faut l'ouvrir, mais prendre date et ne rien faire n'a aucun intérêt. Pourquoi ? Parce que l'effort, l'épargne constituée sera quand même proportionnelle au versement. Et d'ailleurs, tout l'enjeu du PAYEUR aujourd'hui, c'est de le prendre à la hauteur de l'enjeu. D'ailleurs, les échos d'hier l'évoquaient. Pour avoir 2 000 euros de revenus mensuels pendant 25 ans,
- Speaker #0
il faut une sacrée zone. Combien ?
- Speaker #1
682 000 euros. Donc, il faut cotiser à la hauteur de cet enjeu. Donc, il faut absolument faire vivre son PER. Et on a vu au travers de notre échange que finalement, le côté couteau suisse, c'est s'adapter à chaque tranche de vie. Mais c'est rappeler aussi que le côté couteau suisse, c'est les différentes finalités. Constituer des revenus complémentaires, défiscaliser, protéger le conjoint, la transmission.
- Speaker #0
D'accord. Et puis, la dépendance également, que vous nous avez dit tout à l'heure, qui peut également, effectivement... On peut ne pas en avoir besoin au moment de la retraite et en avoir besoin un peu plus tard.
- Speaker #1
Exactement. Et on a tout intérêt, du coup, à ne pas liquider, à laisser son épargne travailler, à sortir sous forme de, on peut combiner rente et capital, sortir en capital fractionné. Ça permet d'avoir à la fois de la liquidité tout en laissant son épargne travailler.
- Speaker #0
Nicolas Floriot, merci beaucoup d'avoir été avec nous. Tout de suite, le journal des réseaux sociaux de Georges Latail.