- Arthur
Un métier, une passion, des réussites, des échecs, et pourtant ils ont tous trouvé leur vocation. Aujourd'hui, ils donnent leur voix pour t'aider à répondre à la question « Et si c'était moi ? » . Dans cet épisode, on part à la rencontre de Gaëtan, qui va nous parler de son métier de roboticien. Jingle ! Alors bonjour Gaëtan, merci d'être avec nous aujourd'hui. Pour démarrer, est-ce que tu pourrais te décrire en trois mots ?
- Gaëtan
Bonjour tout le monde, je suis Gaëtan, j'ai 28 ans. Je suis roboticien. Je dirais que je suis plutôt dynamique, persévérant et communicatif.
- Arthur
Alors maintenant, avant de nous parler de ton métier, quel a été ton parcours ? Quelles études t'ont mené au métier de roboticien ?
- Gaëtan
Au tout début, en poste troisième, j'ai commencé par un bac pro en maintenance industrielle, qui ne m'a pas forcément plu, donc je suis parti dans un bac pro électrotechnique et électrique. Après avoir eu mon diplôme, je suis parti en BTS, CRSS. Ensuite, j'ai continué avec une licence. pro à 2i, automatisme informatique industriel, que j'ai arrêté en cours d'année parce que ça ne m'a pas plu. Des fois, ça marche, des fois ça ne marche pas. Au cours de cela, j'ai commencé à travailler à côté dans le but de reprendre quand même une licence pro, donc une licence pro en robotique. La RAVI, donc robotique, automatisme et vision industrielle, que j'ai eu à la suite de la licence. J'ai commencé un master en informatique robotique que j'ai lui aussi arrêté parce que c'était accessoire de la robotique. J'ai continué à travailler, puis j'ai repris un master spécial en spécialité robotique que j'ai eu, du coup, il y a deux ans.
- Arthur
Eh bien, écoute, c'est très courageux de ta part, et ça en dit long sur ta détermination, puisque tu t'es réorienté, si je résume, à trois reprises. Une première fois en bac professionnel, en BTS pour aller en CRSA, donc conception et réalisation de systèmes automatiques, et après celui-ci et ta licence, une nouvelle réorientation lors de ton master. Est-ce que tout ceci a été source de difficultés pour toi ?
- Gaëtan
Alors oui, beaucoup au niveau personnel. C'est compliqué de se remettre en question sur ce qu'on aime, ce qu'on n'aime pas, et ce qu'on arrête, on n'arrête pas, surtout dans un système qui fonctionne énormément avec des diplômes. C'est autour, au niveau familial, c'est pas forcément simple aussi de s'affirmer, arrêter un diplôme qu'on voulait tant. Mais voilà, après, au fur et à mesure de mes avancées, j'ai plus confirmé mes choix. Dire non, j'arrête, j'ai préféré arrêter et entre guillemets pas perdre mon temps pour faire des choix. Et aujourd'hui, en discutant avec des amis ou même la famille, on se rend compte que c'était le bon choix à faire. Pas hésiter à faire les chemins, on va dire, les plus farfelus. Des fois, ce sont les meilleurs.
- Arthur
Et avec du recul maintenant, tu dirais que c'est tes expériences professionnelles qui ont été les plus déterminantes ?
- Gaëtan
C'est ça. En fait, j'ai appris plus tard. En licence professionnelle, je l'ai faite en alternance. Et c'est vrai que l'alternance, ça ouvre. quand même du savoir, le quotidien de, pour le coup, moi, un roboticien. Et ça affine des choix.
- Arthur
Et maintenant, donc, en qualité de roboticien, qu'est-ce que tu peux nous en dire ? Ça consiste en quoi, ton métier ?
- Gaëtan
Donc, le travail de roboticien, ça consiste, c'est d'accompagner un client industriel. Le but, c'est d'améliorer les conditions de travail des opérateurs et aussi de... d'avoir des chaînes de production beaucoup plus performantes.
- Arthur
Et pour y parvenir, à quel moment tu interviens ? C'est au niveau de la conception, c'est au niveau de la mise en place, c'est au niveau de la maintenance ?
- Gaëtan
En fait, nous, on ne conçoit pas. On achète des robots qui ont déjà tout fait. Nous, c'est des robots identiques au bras humain. Le robot, nous, ce qu'on vient ajouter, c'est toute la partie programmation, toute la partie mécanique. C'est la main pour l'homme, pour saisir des objets, faire tout type de manœuvres. Donc nous, on a tout ce spectre-là, plus le spectre sécurité, bien sûr, autour du robot. Moi, je vais intervenir dans l'aspect programmation, si tu as déjà tout ce qu'il te faut. Mais voilà, après, je te conseillerais aussi, peut-être pour aller plus vite, de ne pas mettre ton objet ici, mais plus par là, parce que le robot, il a des endroits où c'est plus facile pour lui d'aller plus vite. Donc, j'ai conseillé beaucoup sur les emplacements, sur quel type de mécanique il faut utiliser pour prendre ton objet. Parce que, sincèrement, un robot ne sait pas si c'est un flacon ou une brique. Nous, on fait beaucoup notre métier. On est vulgairement appelés les tout-iciens parce qu'on fait autant de l'électrique, de la mécanique, que du pneumatique, que plein de métiers aussi à la transverse. Donc, on est touche-à-tout.
- Arthur
Je suppose que vous êtes un peu touche à tout parce que ça reste quand même un domaine qui est assez niche encore. C'est un métier qui n'est pas encore très connu. Est-ce que tu penses qu'il y a des clichés à propos de celui-ci ?
- Gaëtan
Alors oui. Le premier cliché c'est être geek. La plupart le sont, tous ne le sont pas, mais effectivement il y a une grande majorité de personnes qui aiment foncièrement l'informatique, sinon on ne fait pas dans la robotique. Après en cliché, oui directement c'est vous supprimez de l'emploi, vous remplacez l'humain, alors qu'à force de discuter on monte. que le robot n'est pas là pour remplacer l'humain, le robot est là pour aider l'humain. C'est l'étymologie même du mot robot.
- Arthur
Effectivement, c'est un terme qui est emprunté au tchèque, donc robota, qui signifie donc travail forcé, corvé, et qui apparaît pour la première fois dans les années 20. Gaëtan, tu as répondu à toutes mes questions. Et juste avant de se quitter, est-ce que tu aurais un mot à dire aux jeunes qui nous écoutent et qui hésiteraient à se lancer dans la robotique ?
- Gaëtan
Je vous conseille déjà de bien choisir vos établissements, communiquer le plus possible avec les anciens élèves. Après, se lancer, et si ce n'est pas la robotique, ce sera forcément autre chose. Mais il ne faut pas avoir peur de se tromper. Les accidents, c'est la vie, don c'est comme ça qu'on se forme.
- Arthur
Tu as raison. Que ce soit dans la robotique ou ailleurs, de plus en plus de réseaux d'anciens élèves se forment, des groupes dits alumni, et que ce soit dans le cadre d'un établissement ou non, n'hésitez pas à aller discuter avec eux pour avoir leurs ressentis, leurs expériences et profiter des conseils de vos aînés. Merci Gaëtan pour ton partage. à propos de ton métier de roboticien qui s'inscrit dans le large domaine de la mécanique, de l'électricité et de l'électronique, en espérant que celui-ci ait pu aider ceux qui nous écoutent en ce moment à s'intéresser et peut-être même se lancer dans ce large domaine. Et quant à nous, chers auditeurs et auditrices, merci de nous avoir écoutés et on se donne rendez-vous très prochainement pour un nouvel épisode de votre podcast, et si c'était moi, le programme qui vous aide à trouver votre voix.