Speaker #0Tu as tendance à t'excuser pour tout, à ne pas trop parler de toi, sans t'en rendre compte, à ne pas trop briller, parce qu'il ne faudrait pas être trop vu, comme si c'était honteux. Et si cette honte ne t'appartenait pas, et si tu portais la honte de quelqu'un d'autre sans le savoir, et que ça impacte ton comportement chaque jour. Aujourd'hui, je te parle de la honte héritée, celle qui se transmet comme une empreinte. Bienvenue dans « Et si tu t'écoutais autrement » , le podcast qui t'aide à te retrouver, à te libérer de ce qui t'alourdit et remettre de la douceur et de la bienveillance là où ça coince. Je suis Aude Gendro et ici je te donne des clés pour t'écouter en profondeur et transformer ta vie de l'intérieur. C'est parti pour le nouvel épisode. La honte personnelle, tu connais. C'est ce que tu as vécu. qui te fait avoir honte de ce que tu as fait, de ce que tu as dit ou de ce que tu n'as pas fait. Je pense que si tu es honnête avec toi, tu as un souvenir d'un moment où tu as eu honte, que ce soit grave ou complètement bénin. Moi, par exemple, quand je pense à la honte, je me souviens de la fois où j'allais au lycée. J'étais enrhumée et je me suis parfumée. Et comme j'étais enrhumée, j'ai mis trop de parfum. Et en montant dans le bus pour aller au lycée, c'est là où j'ai vu la tête des autres et j'ai eu honte de moi, honte de gêner tout le bus avec ce trop de parfum. parfum. En soi, c'est pas grave, mais tu vois, on a toutes un souvenir de honte. Je suis sûre que tu en as un. Et c'est pas grave, en fait. Ce qui est plus important, je trouve, c'est cette honte transmise, cette honte héritée qui n'est pas liée à quelque chose que tu as fait ou pas fait. Ça ne te concerne pas toi directement, en fait. Cette honte héritée transmise, c'est quelque chose qu'à un moment donné, ta famille proche ou plus lointaine dans les générations a voulu cacher. a voulu oublier. Sauf que cette honte, elle ne s'efface pas. Elle se transmet. Elle est marquée comme une empreinte. Et quand on travaille sur les mémoires du corps, on sait qu'en fait, le bébé, il n'arrive pas à la naissance tout blanc, sans rien. Il a les empreintes de ses histoires familiales. Ça ne va pas te dire dans le détail ce que tes ancêtres ont vécu, mais ça va te permettre de savoir quelle émotion est restée marquée et impacte ton comportement. C'est-à-dire que si on enlève cette empreinte, ton comportement sera le tien et ne sera plus sous l'influence de cette mémoire familiale qui tourne. Donc de cette honte, puisque c'est le sujet d'aujourd'hui. Et pour comprendre cette différence encore un peu plus forte entre cette honte par rapport à ton histoire personnelle et cette honte héritée, c'est qu'elle n'est pas rationnelle. Ça veut dire que ce n'est pas quelque chose. qui est liée au mental, c'est quelque chose de plus sensoriel, si je peux le dire comme ça. Par exemple, certains sujets vont te faire réagir sans que tu comprennes forcément pourquoi. Par exemple, j'ai une cliente qui est incapable de prononcer le mot viol. Pourtant, elle n'a rien vécu. Et effectivement, c'est une honte entre guillemets de sa famille à une époque que j'espère sincèrement révolue. Ou être victime d'un viol et t'es honteux. Donc c'est pas elle qui a vécu ça. Mais c'est une mémoire de honte liée au viol transmise par sa famille. Ça peut être déroutant en fait à vivre parce que toi tu as l'impression que tu vas bien et c'est le cas. Et pourtant certains de tes comportements, certains de tes ressentis ne vont pas dans le bon sens et ne te font pas du bien. Comme tu vois cette cliente qui ne comprenait pas pourquoi ce mot était impossible à prononcer. Elle ne pouvait vraiment pas le dire, elle utilisait des synonymes, des métaphores, mais jamais ce mot-là. Et c'est là où c'est intéressant que tu t'interroges, est-ce qu'il y a des mots qui te font réagir, ou que tu ne peux pas prononcer, ou des sujets, des thèmes, ça peut être plus large qu'un mot, où tu ne te sens pas à l'aise avec eux, alors que ce n'est pas quelque chose que toi tu as vécu. Et ça t'impacte directement dans ta vie quotidienne, parce que, par exemple, tu peux avoir des difficultés à te montrer. à être vu. Tu peux avoir besoin de justifier tout ce que tu fais, même si on ne te le demande pas. Par exemple, tu es en arrêt de travail, c'est pour toi une honte absolue et tu vas te justifier, tu vas chercher à prouver, à démontrer que cet arrêt est légitime alors qu'on ne te le demande pas. C'est toi qui n'es pas au clair avec ça et dans ces cas-là, c'est intéressant si dans ce sujet-là, tout ne t'appartient pas, d'aller creuser. Si par exemple, dans ta famille, on a eu tendance à travailler en excès, à travailler, je dirais, jusqu'à la mort, eh bien forcément, toi, être en arrêt de travail, c'est une honte par rapport à la lignée familiale. Mais ce n'est pas toi, en fait. C'est une réaction à ton histoire familiale. J'espère que je suis claire. Sinon, tu n'hésites pas, tu me fais un message, tu sais que je te réponds. En fait, cette empreinte que tu portes des émotions des générations précédentes, Elles existent même si tu ne connais pas leur histoire. Et c'est ça qui peut être aussi déroutant, c'est que ton corps garde tout, il se souvient de tout. Donc il se souvient de ta vie à toi, mais des empreintes des générations précédentes. Ce n'est pas de la magie, le travail sur la mémoire du corps, c'est quelque chose que ton corps a mémorisé, une empreinte qu'il a gardée et qu'on va chercher pour comprendre pourquoi tu ne te sens pas. au clair avec ton comportement, c'est-à-dire que tu as des attitudes, cet excès de honte que tu ne reconnais pas, cette difficulté à te montrer, à accepter de briller ou à parler de toi, parce qu'en fait, tu portes cette espèce de masque, ce voile qui t'empêche tout simplement d'être toi. C'est comme une dissonance entre ton corps et ta tête. Ta tête, elle ne comprend pas, elle bugue, parce que ton corps, lui, il porte cette empreinte qui empêche. d'aller dans le sens que toi tu veux vraiment. Si tu veux creuser un peu plus ce sujet, parce que dans l'épisode ça va faire long, je t'invite à aller voir l'article sur mon blog. Donc mon site c'est mon nom, c'est Aude Gendro. L'article c'est les mémoires corporelles invisibles. C'est un des derniers que j'ai publié. Et tu verras, dans cet article, tu vas pouvoir creuser ce sujet. Je te propose aussi un livre super intéressant à explorer sur le sujet. Va le voir, tu auras beaucoup plus d'infos. Et puis si tu as encore des questions après, tu n'hésites pas à m'écrire. On va prendre un exemple. Parce que tu sais maintenant, si tu as écouté plusieurs épisodes, que je trouve toujours que l'exemple est beaucoup plus parlant que de discourir pendant des heures. Prends plusieurs générations avant le cas d'une fille, d'une femme, qui tombe enceinte hors mariage. À ce moment-là, c'est une honte absolue. Donc soit on va marier la fille. contre son gré le plus vite possible pour que la grossesse passe comme étant une naissance précoce suite au mariage. Soit on va renier la fille, la rejeter de la famille parce que c'est une honte. Et on ne va plus en parler. Que ce soit le premier cas où elle est mariée de force, on ne dira jamais que l'enfant n'est peut-être pas du mari et qu'elle est tombée enceinte hors mariage ou si on l'a exilée, on va bannir son nom. de l'histoire familiale et ce sera un non-dit. Ce non-dit associé à cette honte ne va pas s'arrêter à la génération d'après, ça va se transmettre de génération en génération jusqu'à ce qu'à un moment un des descendants trouve que son comportement n'est pas en cohérence avec qui il sent être à l'intérieur de lui. Tu vois, tu vas sentir cette dissonance. C'est un mot que je trouve assez explicite. c'est vraiment que tu n'es pas en accord entre ce que tu sens au fond de toi, que tu voudrais avoir comme comportement, et ce que tu as dans la réalité. Par exemple, tu aimerais pouvoir parler de toi avec facilité, et en fait, tu t'en empêches, parce que t'as honte, tu te dis que ce que tu vas dire ne va pas être intéressant, que tu vas déranger les gens, que les autres c'est toujours plus intéressant que toi, enfin, tu vois, toutes ces idées-là. Et en fait, c'est honte, cette honte dans l'histoire de la fille mère, Cette honte que personne n'a nommée, puisqu'on a balayé, mis tout sous le tapis, elle va vraiment s'imprimer dans les mémoires suivantes, dans les générations suivantes, comme une mémoire silencieuse. Ça veut dire que cette mémoire, elle est toujours là, elle n'est pas dite, c'est pour ça que je te parle de mémoire silencieuse, mais par contre, elle t'impacte, elle t'impacte vraiment. Et c'est souvent là, en fait, le vrai soulagement, quand tu comprends que tout ne vient pas de toi. En séance, par exemple, quand on travaille avec mes clientes sur la mémoire du corps, tu commences par m'expliquer le sujet sur lequel tu veux travailler. Même si c'est dans les grandes lignes, même si c'est flou pour toi, ce n'est pas un problème. Moi, je suis là pour te guider. C'est vraiment de me dire, quand j'essaie de parler de moi, je n'y arrive jamais parce que j'ai honte, parce que je me dis que je ne suis pas intéressante. Et là, on va creuser, on va trier s'il y a des choses qui t'appartiennent dans ta vie et des choses qui ne t'appartiennent pas. C'est vraiment être prête à t'écouter autrement, à comprendre que dans ton schéma aujourd'hui, tout ne vient peut-être pas de toi. Et que ce qui ne vient pas de toi, tu as besoin de mettre un coup de projecteur dessus pour t'en libérer. Ce travail de libération, il ne va pas forcément se faire en une séance, soyons honnêtes, il faut souvent en prévoir plusieurs. Alors quand je dis plusieurs, sur un sujet précis, trois, six séances, en général tu as déjà fait le tour du sujet. Et à la fin de chaque séance, tu repars avec un exercice, et ce n'est pas quelque chose d'anecdotique, parce que cet exercice, c'est... Cette prise de conscience que tu as eue dans la séance, de l'empreinte que tu portes, c'est ce que tu mets en place dans ta vie quotidienne pour t'en libérer. L'exercice, il n'est pas prédéfini, je n'ai pas le catalogue et je vais te donner un exercice. On en parle ensemble par rapport à qui tu es. Ce qui est facile pour toi ou pas à faire, c'est-à-dire que je ne vais pas te donner un exercice impossible, mais c'est vraiment agir concrètement dans ta vie pour changer les choses. Parce que ce n'est pas moi toute seule qui fais le travail. On est une équipe, tu dois agir. Si tu n'agis pas, ça ne fonctionnera pas. Je ne suis pas magicienne, je ne vais pas faire un coup de baguette magique et ta vie va changer. Je vais t'aider à mettre en lumière ce que tu portes. Je vais redonner la parole à ton corps. Parce que souvent on ne sait pas l'écouter. Et de là, tu vas pouvoir te libérer et agir pour ça. Donc si tu es prête à t'écouter autrement, je t'invite à prendre ton rendez-vous. En visio, où que tu habites. En France, c'est tout à fait possible. Ou au cabinet, si tu es sur tour. Revenons, je ferme la parenthèse, revenons au sujet de cette honte transmise. Donc tu as compris, je pense, que cette honte héritée de tes lignées, cette mémoire silencieuse, elle impacte ton attitude, ton comportement. Tu ne vas pas oser dire non, même quand tu sens que tu veux dire stop. Tu ne vas pas arriver à recevoir un compliment. soit tu vas le minimiser, soit tu vas le repousser en te disant « Ben non, on ne parle pas de moi, ce n'est pas possible. » Ou tu ne te sens pas à l'aise de parler de ta réussite, voire même tu vas auto-saboter ta réussite. Alors, ce n'est souvent pas quelque chose que tu fais consciemment, tu ne te dis pas « Je vais me planter. » Mais tu vas, dans ce que tu fais, poser des choses qui vont faire que ça ne fonctionne pas. Et même si tu as fait plein d'efforts en fait. Parce que ça te honte, dont tu as hérité, peut empêcher de réussir. Moi, par exemple, j'avais une très forte tendance à jouer à l'invisible. C'est-à-dire que j'étais très douée, et je ne me rendais même pas compte pour passer inaperçue dans un groupe, donner la parole aux autres, les écouter, et ne pas parler de moi, ne pas montrer qui j'étais. Et c'est en travaillant sur mes mémoires du corps que j'ai pu, en fait, m'autoriser à être moi, m'autoriser à être qui j'avais envie d'être, à porter les vêtements que j'avais envie de porter, à simplement être moi parce que ça fait du bien. C'est vraiment important que tu comprennes que te libérer de cette honte héritée, ce n'est pas rejeter ta famille. C'est alléger d'une empreinte qu'il est temps de libérer. Ta famille non plus n'avait pas forcément envie de porter cette honte. En tout cas, pour les générations suivantes, celle qu'il a mise en place, c'est autre chose. Donc c'est vraiment important de venir écouter ce que ton mental ne peut pas expliquer, ce que tu ressens. Et là, on est vraiment sur le ressenti à l'intérieur de toi pour le libérer. Parce que oui, la honte, tu vas pouvoir la libérer si tu comprends d'où elle vient. Cette honte héritée, tu n'es pas obligé de la porter et tu n'es pas obligé pour autant de rejeter tout l'héritage familial. Tu es libre de te dire, cette partie-là que ma famille m'a transmise me convient. Par exemple... le goût du travail, ça, ça me va. Par contre, effectivement, cette honte, elle me pollue, je ne la prends pas. Donc, c'est pour ça que je te dis que tu n'es pas obligé de rejeter ta famille. Tu gardes ce qui te va et tu ne gardes pas ce qui ne te va pas. Tu fais le tri pour être toi tel que tu as envie d'être. Ça peut aussi avoir une répercussion sur ton corps. Je me souviens de cette cliente qui m'a dit en fin de travail sur cette honte, qui me dit, en fait... depuis notre dernière séance, j'ai enfin l'impression de respirer à fond et des fois quand je me pose et que je respire, j'ai l'impression que ma grand-mère respire avec moi et j'ai trouvé cette phrase très belle, c'est pour ça que je te la partage parce que c'est vraiment allégé, c'est allégé les générations précédentes aussi et puis celles qui sont ensuite, que tu aies des enfants, des neveux ou que tu veuilles en avoir quand tu libères une mémoire comme ça, une empreinte comme ça Tu ne la transmets plus, tu arrêtes cette chaîne. Voilà, je pense que j'ai fait le tour du sujet. N'hésite pas, si tu as des questions, si tu veux que je creuse d'autres angles, tu m'écris. En tout cas, si cet épisode a résonné pour toi, tu le sais, tu peux prendre rendez-vous, soit directement ton rendez-vous, soit un appel, enfin une visio plutôt découverte. Si tu as envie qu'on échange d'abord, tu as besoin de préciser certains points. Sinon, je t'invite à t'abonner pour recevoir chaque lundi l'épisode dans ta boîte mail, à le partager à une amie que ça peut aider. Et nous, on se donne rendez-vous lundi prochain pour le nouvel épisode. Tu passes une belle semaine, tu prends soin de toi. Et pour moi, c'était un plaisir d'être là avec toi. Merci.