Speaker #0Respire, lâche prise, prends du temps pour toi. Si un conseil anti-stress de plus te donne envie de crier ou de balancer ton téléphone par la fenêtre, eh bien reste avec moi. Parce qu'aujourd'hui nous parlons toutes les deux du stress, mais sans se raconter d'histoire. Et tu repars avec une piste pour pouvoir faire les choses autrement. Je suis Aude Jeandrot, spécialiste en Shiatsu et en mémoire du corps, sur Tours et en visio. Et dans ce podcast, si tu t'écoutais autrement, je te propose une bulle, courte, parce que tu n'as pas que ça à faire, je le sais. Pour pouvoir t'écouter autrement, prendre du recul sur ce que tu vis et sur ce que tu as envie de vivre, pour pouvoir le mettre en place à ton rythme. Et c'est pour ça qu'aujourd'hui, on parle du stress. Je ne vais pas te faire un cours sur le bon et le mauvais stress. Je vais plutôt te parler de ces conseils qu'on te donne. Tu sais, t'es stressé, va prendre un bain, ça fait du bien. Respire un bon coup, va faire une méditation. Allez, lâche, c'est pas si grave. Tous ces conseils qu'on a pu te donner, que tu as peut-être essayé, tenus deux jours, ou qui t'ont énervé. Et tu finis par conclure que t'es nul puisque tu n'y arrives pas, que c'est toi le problème. Eh bien, je vais te faire un aveu. Moi, les exercices pour le stress, j'en ai testé plein. Parce que tout comme toi, je connais bien le sujet. Je l'ai bien expérimenté, sous plein d'angles différents et à des degrés sur des durées différentes. Et franchement, moi, quand je lis qu'il faut un sommeil de qualité pour réduire le stress, ça a le don de m'agacer. Parce que quand je suis stressée, je veux bien dormir. Mais j'y arrive pas. On m'a dit les écrans bleus. Ok, plus d'écran le soir. Ça n'a rien changé. On m'a dit prends une tisane. Je l'ai fait, ça n'a rien changé. Je pourrais continuer la liste longtemps comme ça. Ce que je veux que tu comprennes, c'est que ce qui va apaiser l'une, ne va pas forcément apaiser l'autre. Ce qui m'apaise moi, n'est pas forcément ce qui va t'apaiser toi. Parce que nous ne sommes pas pareils. Nous sommes uniques. Donc il y a... pas de règle unique et il n'y a pas d'exercice qui va aller à tout le monde. Et puis tu sais il y a ce qu'on fait sous l'emprise du stress et dont on ne parle pas forcément ou dont on parle avec honte. Par exemple, tu scrolles sans fin sur ton téléphone parce que ça te vide la tête. Pendant ce temps-là, tu penses à rien. Mais après, tu as un peu honte de te dire, ah j'ai perdu une heure voire plus de mon temps. Ah là là, c'est pas bien. Et puis j'ai rien appris pendant ce temps-là, ça m'a servi à rien. Ou alors, t'es stressé, tu vas te jeter sur le placard, sauter des repas ou grignoter, prendre plein de café ou du sucre. Et tu vas te dire, ah là là, c'est pas bien, toute cette caféine, tout ce sucre. Ou bien, tu vas t'isoler en te disant, ah ben je devrais pas, je devrais m'obliger à sortir. Ou tu remets un plus tard ce que t'as à faire parce que tu n'y arrives plus en te disant, là là, c'est pas bien, je procrastine, je devrais pas. Ou bien, tu t'agaces. Ou tu pleures facilement. Dans tous les cas, tu trouves que ta réaction au stress est jamais bonne et que franchement, c'est pas bien, tu pourrais faire mieux. Tu vois où je veux en venir ? La honte, le jugement que tu peux porter sur toi et sur le comportement que tu adoptes ne font qu'en rajouter du stress et de la pression. La première chose, tu as le droit, dans une période de stress, de manger plus de chocolat. C'est pas un drame. Tu as le droit de boire plus de café. Moi, il y a des jours, je bois 3, 4 cafés. Et alors ? Où est le problème ? Si ce jour-là, j'en ai besoin et que ça me fait du bien, c'est pas un souci. Donne-toi le droit, quand tu as des moments de stress, des moments de charge de travail intense, d'avoir un comportement qui te permet de compenser ce stress. C'est la première chose, parce que le problème, c'est pas ton comportement. C'est cette semaine trop chargée, ce stress au travail, le fait de courir partout. Donc dans ces cas-là, c'est pas la respiration machin truc qui va venir réduire ta charge de travail. Ou alors explique-moi comment la respiration réduit ta charge. Et ça c'est important que tu l'entendes. Et c'est pour ça que peu importe quand tu as la pression, que tu prennes ton téléphone ou que tu ailles dans le placard. L'important c'est que tu identifies le comportement que tu as. Quel est ton comportement face au stress ? Ou tes comportements parce que tu peux en changer ? Et quand ils se mettent en route, au lieu de te juger, de te dire je suis nulle, j'ai encore mangé du chocolat, bah dis-toi... Bah écoute, ça, ça veut dire que je suis en train de stresser si j'ai pris ce réflexe-là. Et ça va te permettre de prendre conscience de ton stress, et de pouvoir t'adapter, et de pouvoir faire autrement. Mais la première étape, c'est d'accepter que tu as le droit, et d'accepter que ça te fait du bien. Ensuite, je te dirais, face au stress, souvent, on réagit avec le mental, et on oublie le corps. Je m'explique. Le stress, au départ, on est bien d'accord que c'est ton corps qui se prépare à encaisser quelque chose. Et après, le stress doit redescendre. Mais des fois, ça ne redescend pas. Des fois, ça ne redescend pas parce que c'est à l'extérieur que ça ne redescend pas. Tu ne vas pas me dire que c'est de ta faute quand même. Et des fois, ça ne redescend pas parce que ton corps reste en état de stress. Des fois, ça redémarre. Et ta tête, elle veut obliger le corps. Ça ne marche pas. La tête ne peut pas prendre le pouvoir sur le corps. Ils doivent travailler ensemble, en équipe. Ils doivent se parler, ton corps et ta tête. Ils doivent communiquer. Ce n'est pas ta tête qui peut décider tout le temps pour ton corps. Sinon, ta tête va te dire, attends, j'ai plein de boulot, tu n'as qu'à dormir que 4 heures, le corps, et puis tu vas être content. Ça ne marche pas, tu vois bien que ce n'est pas la bonne approche. C'est pour cela que si ta tête gère, ton corps encaisse, et qu'ils ne se parlent plus tous les deux, Tu peux très bien essayer une nouvelle technique, décider par ta tête, ça va faire uniquement que rajouter de la pression. Ce qui importe, c'est pas que tu t'obliges à faire une technique de plus pour réduire ton stress, c'est que tu sentes dans ton corps les signaux de tension que tu as, les signaux de stress. Quelle zone du corps se tente chez toi et où ils en sont en ce moment ? Si par exemple tu sais... Que c'était mâchoire. Eh ben, va régulièrement masser tes mâchoires pour voir où tu en es. Et là, tu comprends déjà que tu vas avoir un signal de stress qui va être dans ton comportement et un autre signal de stress qui va être dans ton corps. Et c'est important que tu identifies les deux. Des fois, tu peux en avoir plusieurs. Sois cool avec toi. Parce que ça va t'indiquer à quel moment Ton corps, ton mental se sent en stress. Et quant à ces infos-là, l'idée c'est pas de t'obliger à redescendre en pression, c'est de faire un point honnête avec toi. Est-ce qu'en ce moment, je peux réduire le stress ? Si, comme une de mes clientes, t'as une période d'un mois, voire un peu plus où t'es en clôture comptable, t'as autre chose à faire à ce moment-là que de réduire ton stress. Donc c'est plutôt quand la période de stress est identifiée, de mettre des choses en place avant et après, pour là t'aider à vivre au mieux cette période que tu dois vivre. Si c'est une période de stress que tu n'anticipes pas, parce qu'elle n'était pas prévue, c'est de te rendre compte que tu es dans ce moment-là, de faire attention à ne pas dépasser tes limites, et à mettre des choses en place. C'est-à-dire que si la période de stress elle dure, parce qu'on est sur un stress émotionnel, par exemple tu es en séparation, c'est stressant une séparation. Enfin, ça peut. Eh bien, dans ce cas-là, c'est pas de te rajouter des injonctions à « faut pas que je fasse ci, faut pas que je fasse ça » , c'est « je suis en train de me séparer, j'ai besoin de choses qui aident mon corps à lâcher, j'ai besoin de choses qui aident mon corps, mon mental, pardon, à lâcher aussi. » Mais c'est quand tu es près de toi, parce qu'il y a des moments où, si on garde l'exemple de cette séparation, t'as autre chose à gérer que ton stress. Donc, tu sais qu'il est là. Et tu sais que tu vas t'en occuper quand tu pourras. Et c'est ça qui est important d'entendre sur le stress. C'est que tu ne peux pas tout le temps mettre des choses en place contre le stress. Mais si tu as conscience qu'il est là, si tu as conscience comment il t'impacte, tu sais qu'à un moment donné, quand c'est le bon moment pour toi, tu vas le faire. Et ensuite, je te rajouterai concernant le stress qu'on n'est pas toutes égales par rapport au stress. Ce n'est pas une découverte, on est bien d'accord toutes les deux. Mais on n'est pas toutes égales face au stress parce qu'on n'a pas toutes entendu les mêmes choses. N'oublie pas que ta famille, dans la manière dont ils t'ont élevé, il y a des infos qui sont passées. Si tu prends ma cliente qui entendait tout le temps ses parents, ses grands-parents dire « je me reposerai quand je serai mort » , tu comprends bien que pour elle, le fait de ne rien faire, de se reposer, de lever le pied n'est pas possible. C'est même hyper angoissant, parce que pour être vivant, Il faut être dans l'action, c'est ça que ça dit cette croyance-là. Tu es en vie si tu agis. T'imagines bien que se reposer c'est pas possible et quel le niveau de stress il était permanent. Mais tant qu'elle n'avait pas compris cette croyance et l'impact que ça avait, elle ne pouvait pas s'en sortir complètement. Parce que cette croyance, elle a été tellement dite et répétée que c'était quelque chose de normal et d'acté dont elle n'avait pas conscience. C'est le propre d'une croyance héritée. Si toi tu as entendu, les femmes dans la famille, elles sont fortes, ben t'es forte, tu tiens le coup, t'écoutes pas ton stress. Ou si ce n'est pas dit, mais montré, c'est-à-dire que t'as toujours vu ta mère, ta grand-mère, être en train de courir partout, de faire la vaisselle, de faire tout ce qu'il y a à faire sur la maison, on va pas tout citer, c'est énorme. Et de travailler, et de s'occuper des enfants, et de jamais avoir de temps de pause, et que tu les as jamais vus assises à rien faire. toi, par loyauté familiale, tu peux t'interdire sans même t'en rendre compte de te poser. Et là, tu vois que ton histoire familiale personnelle vient impacter ta relation au stress. Et c'est pour ça que les outils ne vont pas fonctionner de la même manière sur tout le monde et que certains outils vont être inefficaces sur toi ou sur moi. Parce qu'on n'a pas besoin des mêmes choses. Et que quand tu es dans une période Ou tu peux te le permettre, c'est intéressant d'aller creuser ces croyances familiales, ces injonctions dont tu as pu hériter, qui viennent impacter ton attitude et ta réaction au stress. On arrive au bout de tout ce que je voulais te raconter. Donc n'oublie pas d'accepter les comportements que tu utilises pour te faire du bien face au stress. Tu as le droit. N'oublie pas que tu n'as pas à te mettre d'injonction. à réduire ton stress quand c'est pas le bon moment, que ton corps et ton mental te donnent des infos et qu'en les écoutant, tu vas prendre soin de toi autrement, de manière efficace et pas sur une injonction du prendre soin de toi. Prendre soin de toi, c'est écouter toi quand c'est le bon moment, quand c'est ok pour toi, quand tu peux te le permettre. Et c'est pas quand on te dit, c'est quand toi tu le sens. Et puis, oublie pas de te poser la question chez toi. Quelles croyances on t'a donné ? Quelle injonction tu as pu avoir par rapport au fait d'agir, par rapport au stress, au travail ? Tu vois, c'est toutes ces croyances-là qui ont pu t'impacter. Enfin, je te donnerai un dernier conseil. C'est ce que j'appelle la trousse de secours. J'en parle souvent avec mes clientes au cabinet. La trousse de secours, ça n'a pas besoin d'être gros. Ça peut tenir dans ton sac. C'est une petite pochette où tu vas mettre des choses lié à tes cinq sens. Donc ça peut être une odeur que tu aimes bien, qui t'apaise. Tu peux aller chercher une huile essentielle. L'idée, ce n'est pas de te la mettre sur toi. C'est s'il y a une odeur qui t'apaise, tu l'as. Et quand tu as besoin, tu peux la sentir pour t'aider à redescendre un peu. C'est aussi quelque chose, ça peut être un carré de chocolat, si on reste sur ce principe-là, d'un chocolat que tu aimes bien. Tu en mets un carré dans ta trousse de secours. Ça va être aussi une matière que tu aimes bien toucher. Ou un bijou qui te rappelle un souvenir qui te fait du bien, des vacances. Tu vois, ça peut être le bijou en coquillage qui a coûté 3 euros à tes dernières vacances à la mer, mais qui te rappelle un tellement bel été que tu le gardes avec toi parce qu'il te fait du bien. Et ce souvenir-là, quand tu vois le bijou, quand tu le prends dans tes mains, quand tu le touches, te permet de te reconnecter à autre chose qu'au stress que tu vis en ce moment. Ça va être aussi, par exemple, une photo. pareil, d'un bon souvenir, ou d'un lieu que tu aimes beaucoup et que quand tu penses à ce lieu, d'un seul coup, ah, ben ça va mieux. Et aussi, n'oublie pas Louis. Donc ça peut être une musique sur ton téléphone ou tu sais que quand tu la penses, c'est une musique qui t'apaise. La musique qui t'apaise, c'est pas forcément les musiques dites zen. Moi, elles m'apaisent pas toutes, il y en a même, elles me tapent un peu sur le système. La musique qui t'apaise, ça peut être la musique, au contraire, typique de vacances. Ou dès que tu l'entends, tu te sens prête à aller faire la fête. Eh bien, ça te déconnecte du stress. Donc, ta trousse de secours, c'est ça. C'est tout ce qui, pour toi et uniquement pour toi, va te faire du bien, va t'aider à te connecter à autre chose. Ça ne va pas enlever tout ton stress, mais ça va te permettre de redescendre d'un cran. Et rien que ça, c'est précieux. Donc là, on est vraiment au bout de tout ce que j'avais à te raconter aujourd'hui sur le stress. Prends soin de toi. Tu l'as compris, prendre soin de toi, c'est... écoute-toi et fais ce qui est bien pour toi. Le prochain rendez-vous que je te donne, c'est la bulle, ma lettre d'info qui va sortir dans deux jours, puisqu'elle sort tous les quinze jours. Donc si tu es abonné, on se retrouve là, on peut discuter sur ce biais-là. Dans tous les cas, je reste à ton écoute si tu as des questions, si tu as besoin d'échanger. Et je te souhaite une très belle semaine. À bientôt !