- Speaker #0
Bonjour à tous, vous êtes sur Etat d'âme, le podcast pour la santé des femmes. Chère auditrice, cet épisode sera axé sur les désirs de la société, des professionnels de santé, à vouloir tout axer sur le fait d'avoir une sexualité à tout prix. Quand on est atteinte de vaginisme, alors que non, c'est ok d'accepter son corps, ce qui lui va ou non, et de ne pas forcer à faire des choses pour autrui. La société met la pression. D'ailleurs, on parle souvent de témoignages pour les hétérosexuels, mais qu'en est-il des ressentis en tant que femme lesbienne ? S'écouter avant tout, car nous sommes les seuls à savoir ce qui est bon pour nous, et seules maîtresses de notre temple. Allô ici la Terre, je ne suis pas une extraterrestre, mon vaginisme en tant que lesbienne, mes émotions, mon corps et ses décisions, dans tous ses états. Etadam, un podcast de Stéphanie Jarry. Je fais un petit point pour les auditrices. Le vaginisme est connu comme un dysfonctionnement sexuel caractérisé par une contraction involontaire et souvent douloureuse des muscles de l'orifice vaginal et du tierce inférieur du vagin. Ces contractions spasmodiques, dont l'intensité est variable, surviennent en réponse à toute intromission, que ce soit rapports sexuels, les insertions d'un tampon ou encore un examen gynécologique. Il faut savoir qu'il existe différents types de vaginisme. Le vaginisme primaire, qui lui est installé depuis toujours, ce qui rend la pénétration douloureuse voire impossible. Le vaginisme secondaire, qui s'installe du jour au lendemain suite à un événement traumatique. Et puis vous avez le global qui persiste quel que soit le partenaire et à chaque tentative de pénétration vaginale. Et le partiel n'apparaît que dans certaines situations. Pour la vulvodinie, c'est une douleur vulvaire persistante, c'est-à-dire plus de 3 mois, sans cause identifiable. Elle résulte d'un dysfonctionnement du système de modulation de la douleur. Normalement, la douleur est un signe d'alarme. Elle prévient qu'il y a des lésions des tissus. Et l'endométriose, pour mes fidèles auditrices, vous connaissez déjà. Le développement du tissu semblable à la muqueuse utérine en dehors de l'utérus. Elle peut entraîner une douleur aiguë dans le bassin et des difficultés à tomber enceinte. L'endométriose peut apparaître dès les premières règles et durer jusqu'à la ménopause. Je ne vais pas rentrer dans les détails, je vous invite à écouter les autres épisodes sur l'endométriose.
- Speaker #1
En psychiatrie, j'ai fait pas mal d'hospitalisations et toutes mes hospitalisations se sont très mal passées. Il y a eu en fait de la maltraitance médicale. J'ai été mise sous anxioïtique et sous antidépresseur. En fait, j'ai été choquée de médicaments et je pouvais plus rien faire. Avec les psychiatres, ça se passait très très mal. Sans que moi j'avais mon point de vue. En fait, ils n'écoutaient pas au niveau de mes traumatismes. Ils ne voulaient pas savoir de l'histoire du coup, le contact. qui était assez difficile avec les psychiatres, m'a donné hospitalisation en psychiatrie de mars à mai 2021. Ce sera la dernière, parce qu'aujourd'hui, je ne peux plus retourner. La dernière psychiatre a été extrêmement violente. Elle m'a complètement chanté des médicaments. Elle a refusé également de me donner des médicaments. Présentement, j'ai eu un endométriose. Alors aujourd'hui, je ne vois plus les grandes cicatrices. Psychologiquement, j'ai l'impression d'être un zombie. Comme si je n'étais plus moi-même. J'étais complètement shootée. En fait, je ne pouvais plus rien faire, que ce soit au niveau de l'activité physique. Je suis une grande sportive et j'aime énormément le sport. Avec les antidépressants, les anxiolytiques, je ne pouvais plus. plus faire de sport en fait. Après, au niveau du corps, j'ai pris énormément de poids, au moins 20 kilos. Donc ça aussi, ça a été très difficile à gérer. Après, entre-temps, Le cours que j'avais pris, j'ai perdu la plupart des kilos, mais c'était très dur. Tous les matins, de se regarder dans le miroir, ça doit être énorme. En fait, c'est pas passé de 45 kilos à 60 kilos. C'est très cher psychologiquement. Quelquefois, je suis tombée aussi sur des xycates, qui étaient pas mal. C'est rare, mais... il y a eu quelques psychiatres qui ont quand même été à mes écoutes. Le psychiatre qui m'a suivi depuis mes 15 ans jusqu'à mes 22 ans, même si le contact était assez difficile avec lui, il a quand même été à mes écoutes. Ils disent quand même que c'est l'un des rares psychiatres en France à ne pas chanter ses patients ou ses patientes médicaments. Et ça, c'est extrêmement bien, mais malheureusement, il n'y a pas.
- Speaker #2
tant que ça de psychiatres qui prennent le temps d'écouter. Je vois ce que tu veux dire. Bon, à titre personnel, j'ai déjà vu deux psychiatres dans ma vie. Il y en a une, le premier rendez-vous, je me suis dit, alors là, plus jamais, parce que c'était des questions, vous arrivez à dormir ? Vous arrivez à manger ? Non, non, non. OK, d'accord. Antidépresseur, dépression, tatata. Et puis, je me suis dit, mais attends, elle ne m'écoute pas. Je me suis mise à pleurer dans son bureau. C'est limite rien du tout. Aucune émotion, rien. Et le deuxième psychiatre que je salue, le docteur Serge Drey, qui prend le temps d'écouter et qui diminue ou augmente selon l'état dans lequel je suis. C'est-à-dire qu'il ne va vraiment pas me shooter. Il m'écoute en fait. Tout simplement, il écoute, il prend le temps de savoir ce que je suis en train de vivre sur le moment T, comment ça se passe. Il ne va pas donner des médicaments pour donner des médicaments, et il est même pour diminuer les doses quand il faut. Step by step, bien sûr. Et du coup, en parlant de médicaments, de psychiatres, tu avais 14 ans et ça a duré longtemps, du coup, tous ces traitements ?
- Speaker #1
J'ai dû les prendre de mes 14 ans. Et officiellement, j'ai arrêté. Alors, j'étais passée devant, j'ai stoppé le batch. Et après, en 2021, comme j'ai dû refaire mon hospitalisation psychiatrique, enfin, la dernière hospitalisation, ma remise sous le doc pendant 2-3 mois, mais pas pendant 2 mois parce que j'étais hospitalisée 2 mois. Mais je ne pouvais pas les arrêter comme je le voulais. Et comme j'avais arrêté... Je me suis vu avec mon ancien psychiatre et j'ai été obligée de reprendre leur suivi. De toute façon, je n'avais pas le choix. Si je n'avais pas de psychiatre, la psychiatre de la clinique ne me laissait clairement pas sortir. Et du coup, je remercie clairement mon ancien psychiatre parce que lorsque je suis sortie, il a gardé tous les médicaments que la psychiatre de la clinique m'avait donnés. C'est une catastrophe. Les médicaments, ça ne se donne pas en fait. À une jeune femme, il y a des médicaments, c'est donné à des personnes qui sont bipolaires, qui sont schizophrènes, et ce n'est quand même pas des médicaments donnés pour le stress post-traumatique. Et ça, malheureusement, je n'avais pas vraiment le mot à dire. Et je pensais en fait que ce serait une hospitalisation qui se passerait bien, parce que c'était dans un service soin-études en fait, en Belgique, à Bruxelles. Et en fait, c'était un peu un mensonge. En fait, j'étais tellement choupée de médicaments que je ne pouvais même pas suivre mes cours en visio. Donc ça m'a poussée une année. Et voilà, ça a été très compliqué. Mais aujourd'hui, mon ancien psychiatre, comme le contact devenait beaucoup trop compliqué avec lui, même s'il était quand même bien en termes de traitement. C'était un homme et c'était un peu compliqué avec un homme de parler de choses intimes en fait. Et du coup, à peu près en 2021, j'ai commencé à me mettre à la recherche d'une psychiatre, enfin d'une nouvelle psychiatre, mais cette fois-ci une femme. Parce que disons qu'il y a quand même des choses qui pèlent encore au travail, mais comme c'est des choses absolues. En plus, il y a aussi des traumas, je ne voyais pas parler à ma psychiatre. Et du coup, après août 2021, j'ai trouvé une nouvelle psychiatre. J'étais super contente quand la secrétaire m'a dit qu'elle trouvait encore des nouvelles patientes. Parce que clairement, c'est vraiment galère pour trouver un psychiatre ou une psychiatre en France. Franchement, avec le Covid et tout ça, ça a été un peu un bordel. Mais il y a eu quand même pas mal d'attentes. Et j'ai eu rendez-vous au août 2021. Et j'ai eu la première fois en mars 2022. au final là ça fait un peu plus d'un an qu'elle ne suit et ça se passe super bien avec elle. Si ça ne va pas, je peux l'appeler. Si ça ne va vraiment pas, comme je veux, elle est en psychiatrie, que ce soit aux urgences de psy ou alors être hospitalisée. Si ça ne va vraiment pas, elle peut me faire aussi en urgence et ça c'est top.
- Speaker #2
Si je dis pas de bêtises, tu es suivie par un psychologue, une psychiatre et une sexologue, c'est ça ?
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Et également d'autres professionnels, gastro-entérologues, urologues et centres antidouleurs, mais ça c'est plus par rapport aux douleurs. aux autres douleurs.
- Speaker #2
D'accord. En tout cas, tu as raison de continuer à être suivi pour te sentir déjà bien dans ta tête et ton corps parce que c'est primordial. Et surtout, tu as réussi à trouver de bons professionnels de santé parce qu'on sait, comme ce n'est pas toujours évident, il faut parfois en tester plusieurs pour se sentir vraiment à l'aise. Surtout quand on veut parler de sujets délicats. Et là, actuellement, tu as toujours un traitement comme des antidépresseurs ou du Xanax ou tu as totalement arrêté ?
- Speaker #1
J'ai totalement arrêté parce qu'en fait, avec le temps, je me suis rendu compte que mon corps, en fait, ne supporte plus aucun médicament. C'est assez bizarre dit de cette manière, mais après, honnêtement, le psychiatre est top et il n'est vraiment pas trop médicament. J'ai essayé de reprendre un antidépresseur, mais ça c'était pour une autre raison. C'est parce qu'en fait, avec le traumatisme, j'avais de la libido et en fait, je supportais vraiment pas d'avoir de la libido. J'avais trop mal et du coup, on m'avait testé un antidépresseur avec un psychiatre. Enfin, c'était une solution temporaire, seulement quelques semaines et j'ai dû arrêter parce que ça ne m'allait pas du tout en fait. Et en fait, je me suis rendu compte que je sois anxiolytique. et antidépresseurs, je ne supporte plus. En fait, c'est compliqué à chaque fois. Ça me rend malade, en fait.
- Speaker #2
À partir de quand tu as découvert que tu étais atteinte de vaginisme et on t'a diagnostiqué, quel type de vaginisme ?
- Speaker #1
En fait, c'est vers l'âge de 19 ans, au moment où j'ai arrêté pour la première fois les anxiolytiques et les antidépresseurs. J'ai eu une montée de la libido. Et du coup, disons que j'ai voulu essayer de toucher mon corps, enfin de le découvrir et tout ça. Et je me suis rendu compte en fait qu'un droit, ça ne passait pas en fait. Et en fait, j'en avais parlé avec une ancienne amie de l'université. Et du coup, en fait, elle m'avait conseillé de consulter une sexologue. Mais en fait, à ce moment-là, comme je venais d'avoir le badge, j'allais rentrer dans les études supérieures. Pour moi, les études ont toujours été ma priorité. Du coup, je me disais, peut-être que j'allais consulter une sexologue, mais pas maintenant, quand je serai diplômée. Sauf qu'avec le Covid et tout ça, je me suis rendue. que c'était de plus en plus compliqué, surtout en termes de rapport au corps. En fait, j'avais vraiment mal dans mon corps. Et au final, c'est seulement en juin, fin mai, juin 2020, juste après le premier confinement, où j'ai décidé de rechercher une sexologue, en fait.
- Speaker #2
Entre 19 ans et 21 ans, Il s'est passé quoi exactement ? Les médecins n'arrivaient pas à savoir exactement ce que tu avais ? Ou tu n'avais pas forcément l'envie ou le courage de consulter ?
- Speaker #1
En fait, mes études m'ont toujours été la priorité. Et pour moi, j'ai mis de côté ma santé, parce que je n'avais pas envie de me lancer dans des nouveaux suivis, parce que ça allait me prendre beaucoup de temps, ça allait me prendre beaucoup de lâcher. Je savais que... que si j'allais consulter une sexologue, en fait, il fallait que je sois prête. Et en fait, honnêtement, pour consulter une sexologue, je n'étais pas prête avant. Je n'étais pas prête à parler de sexualité. Je n'étais pas prête à parler des traumas, du rapport au corps. Du coup, j'ai préféré attendre un petit peu. Et puis après, c'est vrai qu'au niveau des études, mon emploi du temps était assez chargé. J'avais cours du lundi au vendredi. J'ai mis aussi cours le samedi matin. Je réussis non-stop, donc je n'avais pas... Pour moi, ça passait en second plan. Je n'avais pas le temps.
- Speaker #2
Oui, c'est normal. Sur tous les rendez-vous comme ça, c'est assez régulier, donc c'est un peu compliqué. Une fois qu'un nom a été mis sur ce que tu avais, qu'est-ce qui aurait pu provoquer ça ? Est-ce que tu as pu en parler à ta sexologue et elle t'a aidé à chercher la cause, peut-être, du vaginisme ?
- Speaker #1
Ben, du coup... Ce qui est aussi le top, c'est qu'en fait, un sexologue est en même temps un gynécologue. Du coup, par rapport au vaginisme, il faut déjà le respecter. Mes peurs sont que je suis avec les gynécos avec le parcours de l'endométriose. C'est assez compliqué. En fait, j'ai vraiment peur des examens. Je ne veux pas qu'ils me touchent. Je ne veux pas qu'ils m'approchent de cette zone. Elle a pris énormément de temps avec moi. Et c'est seulement, si je me rappelle bien, au bout de la cinquième consultation avec elle que je me suis décidé de faire un examen. Et c'est à ce moment-là que j'ai... Le fait qu'elle m'a diagnostiqué le vaginisme, je me rappelle bien, c'est total. En fait, il n'y a rien qui passe, que ce soit les doigts, les doublés, le spéculon, mais ça c'est un autre sujet. Enfin, une fois c'est passé, mais ce n'était pas censé se passer. Et ça a été très, très, très heureux. Mais disons qu'en fait, on en a parlé avec ma sexologue et il y a eu plusieurs événements qui ont déclenché le vaginisme, où il y a eu les traumatismes, les agressions sexuelles et les viols. Après, j'ai eu aussi un accident en étant petite, j'ai fait une chute. Je suis tombée sur la zone intime vers l'âge de 4 ans et ça aussi, où il y a eu le vaginisme. Et après, ça, on ne parle pas forcément, mais il y a aussi la surmédicalisation du corps, en fait, et notamment, que ce soit dans les troubles sexuels, le vaginisme est la plus choisie, mais aussi par rapport à l'endométriose, par exemple aussi au niveau des douleurs pédioles, il y a aussi au niveau gastro, avec les douleurs digestives, il y a aussi des examens, également au niveau urinaire, parce qu'au niveau urinaire, j'ai aussi... Notre pathologie, c'est la cystique interstitiale. Et pareil, il y a aussi des examens que j'étais incapable de faire d'ailleurs. Et c'est vrai qu'en fait, la surmédicalisation du corps, ça entraîne des conséquences.
- Speaker #2
C'est vrai que surtout l'endométriose, c'est vrai que même pour aller à la selle, apparemment, ça peut faire mal aussi. Et puis, c'est vrai que ce n'est pas évident. Et du coup, toi, comment tu vis ce vaginisme ? Tu te sens comment mentalement ? Quand tu te poses des questions, tu as déjà fait des recherches sur des forums, Facebook, des articles, quand tu as su que tu avais le vaginisme ?
- Speaker #1
En fait, comme un sexologue, j'ai bien le vaginisme. Du coup, je me souviens le soir même, je me suis empressée de trouver des groupes sur Facebook. Il y a quelques groupes, mais je les ai quittés parce que ça ne les aide pas du tout. Après, j'ai aussi fait des recherches, pas mal de recherches, des articles, des témoignages, pour voir s'il y avait aussi d'autres femmes qui pouvaient vivre le vaginisme comme moi je le vis. Parce qu'honnêtement, pour être honnête, moi je m'en fiche complètement. Je suis vaginiste, en fait. Ça ne m'a jamais posé problème. En fait, j'avais vraiment besoin de trouver des témoignages de femmes, en fait, qui n'en avaient rien à faire du Vaginisme, que ce soit dans les cours, dans des articles ou dans des témoignages. Et en fait, je n'ai jamais vu de témoignages comme le mien. Du coup, c'était assez compliqué, en fait, de s'y retrouver. Et après, du coup... Le plus important pour moi, c'est de trouver des témoignages de femmes homosexuelles qui avaient le vaginisme. C'est assez important pour la représentation. En fait, même chez les femmes homos, je ne dis pas forcément que c'est tabou, mais elle n'en parle pas vraiment. Comme ça concerne aussi un peu la sexualité, la santé sexuelle des femmes homosexuelles. Pareil, on n'en parle pas vraiment, malheureusement.
- Speaker #2
Ça passe un peu à la trappe. Et là maintenant, tu trouves qu'on en parle de plus en plus ou c'est toujours pareil ?
- Speaker #1
Je trouve qu'on en parle de plus en plus, mais c'est toujours la même chose. C'est toujours d'un point de vue hétéro. C'est toujours la même chose. C'est vrai que quand tu es homo et que tu as le vaginisme, tu te sens seule. Tu te sens seule parce qu'il n'y a pas de représentation. Et puis c'est vrai que, par exemple, quand je me confie dans des groupes et que je précise... Je disais bien que j'étais homo, mais la plupart des femmes qui me répondaient, en fait j'avais un peu l'impression qu'elles ne respectaient pas forcément mon orientation. Ils conseillaient des livres sur la sexualité entre un homme et une femme, mais je m'en fiche complètement. Pareil, on conseillait tel compte Insta ou telle vidéo, mais en fait c'était toujours la même chose. Les comptes Insta ou les vidéos ou les articles, c'était toujours le vaginisme. Mais quand t'es une femme hétéro, en fait, jamais quand t'es une femme homo, c'est dommage. Malheureusement, en fait, c'est pour ça que du coup, j'ai voulu créer mon compte Insta. Après, sur Insta, il y a quelques tweets qui sont tenus par des femmes homo qui parlent de sexualité. Mais même en fait, le vaginisme, elles n'en parlent pas. Et quand on parle de sexualité entre femmes, c'est... C'est bizarre de dire ça, mais je vais dire un peu quand t'es dans la norme, en fait, quand t'as pas vécu le traumatisme. Et c'est vrai que quand t'es homo, que t'as vécu des traumas, que t'as aussi d'autres pathologies à côté, l'endométriose, la révodine, la cystite interstitielle et tout ça, c'est vrai qu'en fait, t'as pas de représentation. Quand on parle de sexualité, enfin les rares fois où on parle de sexualité entre femmes, Ça aborde seulement si tu n'as pas vécu des traumas. Si tu as vécu des traumas, tu n'as pas vraiment de clé, à part en parler avec les professionnels qui te suivent.
- Speaker #2
Et justement, tu as pu en parler à ta sexologue. Est-ce qu'elle a compris que, par exemple, tu n'arrivais pas forcément à te retrouver dans les différentes prises en charge qui t'ont été proposées ?
- Speaker #1
Oui. En fait, ma sexologue, elle me suit depuis 2021 et c'est seulement en juillet 2022 que j'ai commencé à lui parler de l'homosexualité. Et je me souviens que, quand c'était une consultation au début juillet, je me souviens, je suis venue et je lui ai clairement dit que j'en avais marre du vaginisme et que je ne voulais clairement pas le traiter. Et que j'en avais absolument rien à faire parce qu'en fait, on parlait tout le temps du vaginisme d'un point de vue... hétéro et du coup je lui disais je ne voyais pas l'utilité de traiter le vaginisme pour avoir une pénétration je dois afficher totalement en fait je dis que en fait honnêtement pour être honnête la seule raison pour laquelle je pourrais traiter le vaginisme c'est pour la paiement en fait on va pas se mentir c'est vrai que ça pose ça pourrait me poser problème. Après, je ne suis pas sûre à 100% de boire un enfant plus tard. Mais disons que si je suis en couple à l'avenir et tout ça avec une femme, en tout cas, j'aimerais quand même bien porter l'enfant. Après, je sais que par exemple, mes amis ou ma famille disent qu'avec mes problèmes, je ne devrais clairement pas porter l'enfant et tout ça. Ça serait trop difficile pour moi. Mais j'aimerais quand même bien porter l'enfant dans un couple plus tard. Mais c'est vrai que c'est...
- Speaker #0
C'est compliqué. Disons que la PMA, même si honnêtement j'ai le temps, c'est assez stressant parce que là je me dis, le monde est glamourant, on est à la presse de saut et tout ça. En fait, je ne sais pas si mon corps me supportera. Sachant que même pour l'endométriose, je n'ai clairement pas de suivi. Je ne vais pas suivre. C'est assez délicat. Bon, après, de toute façon... Aujourd'hui, ça commence à dénuire. J'ai un gynécologue, mais je ne vois pas de gynécologue. J'aurais voulu, mais en fait, je ne veux plus me voir parce que c'est tellement mal passé. Et puis, je n'ai pas envie de faire des examens gynécologiques. Donc, en fait, à part ma gynécologue sexologue et une autre gynécologue chirurgienne, celle qui m'a opérée. À part deux. En fait, c'est les seules que je vois. En tout cas, on a déjà parlé avec la sex-hogue qu'on aurait fini le suivi sexo, de faire le suivi généco avec elle. En tout cas, je vois bien si je me sens capable de faire le suivi généco, parce que c'est assez compliqué.
- Speaker #1
Ce serait génial, en tout cas, si tu peux faire ça, du coup, avec elle. Oui. Puis en plus, pour tout ce qui est parcours PMA, le moment venu, ça se trouve que les médecins vont pouvoir t'expliquer que tu peux le faire et que peut-être que tu seras prête à te lancer sur le moment. On ne sait pas. Peut-être que là, pour le moment, tu as un peu des craintes, mais si l'envie est de porter ton enfant plus tard, je pense que c'est possible. En tout cas, les médecins pourront te l'expliquer. Il y aura sûrement discussion avec les professionnels de santé, les médecins de la reproduction. Oui. Il ne faut pas perdre espoir. Et du coup, je ne la connais pas, ta sexologue, mais en tout cas, elle a l'air vraiment compétente et super, vraiment bienveillante. Comment ton... corps a réagi quand tu as arrêté les anxiolytiques et les antidépresseurs ? T'as l'impression de t'être un petit peu retrouvée ?
- Speaker #0
Honnêtement, en fait, ça a été une délivrance quand j'ai arrêté ces médicaments-là. En fait, j'avais l'impression d'être moi-même, en fait. J'étais sous antidépresseurs et sous anxiolytiques. Déjà, c'était des doses assez fortes. Honnêtement, en fait, j'en ai tellement eu. Mieux en fait. En fait, j'allais mieux sous antidépresseur et sans anxiolytique qu'avec ces médicaments-là. Et en fait, j'ai pu reprendre le sport normalement. Et là, en fait, ça allait mieux. Après, c'est vrai que du coup, quand j'étais sous anxiolytique et sous antidépresseur, en fait, j'avais 40 pas de libido. Ma souffrance par rapport au corps... J'y pensais pas autant qu'aujourd'hui. Et du coup, au moment où j'ai arrêté ces médicaments, je me suis à peu près de plan fouille l'anibido, en fait. Et ça, ça a été très, très difficile à gérer. Et même encore aujourd'hui, l'anibido, après les traumas, je la gère pas du tout. C'est assez difficile à gérer.
- Speaker #1
Ton objectif, en fait, avec le suivi en sexologie, c'est quoi pour toi ? Toi, c'est l'amour de soi, c'est être en accord avec soi-même déjà, premièrement.
- Speaker #0
En fait, moi, mon seul objectif, c'est d'être bien avec moi-même et surtout avec mon corps. Et ça peut paraître bizarre, mais déjà, de se sentir femme, en fait. C'est vrai qu'avec les traumas, je ne me sentais pas femme, en fait. J'ai toujours eu l'impression d'être un enfant. Du coup, c'est vrai que jusqu'au moins 21 ans, enfin 21, je m'habillais toujours dans le rayon adolescente. Et du coup, c'est vrai que c'est un peu compliqué quand t'as 21 ans, t'arrives en stage et tout ça, et que t'as l'impression un peu d'être un enfant, alors que maintenant t'as 21 ans. Et ça, c'est hyper important pour moi de pouvoir mettre les habits, les cheveux, de pouvoir mettre le robe, de pouvoir penser des jeux. J'aime mettre des chaussures et même par exemple le soir, le matin, pour me laver, ça aussi c'est hyper important pour moi de pouvoir faire simple parce que c'est comme une partie de l'hygiène, c'est important. Et même mettre du parfum.
- Speaker #1
Par exemple aussi quand je me lave, ne pas me sentir dégueulasse quand je touche mon corps, toutes ces choses en fait. Je travaille avec ma sexologue. En tout cas, j'ai envie de dire que tu es une battante parce que déjà, tu n'as pas abandonné. Parce que tu as rencontré beaucoup de professionnels de santé qui ne correspondaient pas du tout. Quand tu échanges avec eux, tu voyais bien que ça n'allait pas. Et tu as continué à chercher. Et là, ça me fait super plaisir que tu puisses être vraiment suivi par de bons professionnels qui sont en adéquation avec toi, tout simplement. qui s'adaptent à toi. Et ça, c'est important.
- Speaker #0
Je pense qu'il y a encore beaucoup de choses à faire vis-à-vis du vaginisme. Alors déjà, pour les femmes hétéros, en tout cas, c'est encore un peu compliqué, même si c'est un sujet qui me concerne. Quand je vois des témoignages de certaines femmes hétéros, je me dis, leurs copains, je sais, ils sont faits trans. Il y a des témoignages que j'ai vus, c'est carrément des viols, en fait. C'est une honte. Après, malheureusement, c'est parce qu'on en parle beaucoup. Mais chez les femmes, c'est aussi le cas. Pour ce qui est de violences conjugales, viols, agressions sexuelles, en couple, on en parle beaucoup. Mais malheureusement, ça existe. Je vais prendre un exemple. Par exemple, les femmes avec qui j'ai discuté. Par exemple, sur les applications de rencontre, on ne parle pas du tout, mais il y en a beaucoup qui ont un peu du mal à comprendre la notion de consentement. Et c'est vrai qu'avec notre société, et c'est aussi à cause du féminisme, on se dit que c'est un peu les hommes qui sont méchants, c'est un peu les hommes. Il y a un peu du mal avec l'éducation sexuelle, mais en fait, on dit beaucoup. éduquer les garçons, éduquer les garçons. Là, en fait, c'est exactement la même chose chez les filles, sauf qu'on ne dit pas. Mais la notion de consentement, même chez les femmes, ça fait peur. C'est flippant, honnêtement. Et pareil, en termes de prudence conjugale, par exemple, il y avait des filles avec qui j'ai discuté quand je leur ai parlé de mes problèmes. Le vaginisme, ça n'a jamais été un problème. Par exemple au niveau des traumas vis-à-vis de la sexualité, il y a beaucoup de filles, ça fait peur. Clairement, je leur disais que la sexualité n'était pas possible parce qu'il y a eu des traumas, il y a aussi la maladie et tout ça. Je leur ai clairement dit que c'était pas sûr qu'elles puissent avoir une sexualité si elles étaient en couple avec moi. Je suis honnête dès le début, mais en tout cas, disons que la plupart des filles... Ça n'a pas marché. Ça s'est arrêté là, en fait. Dès que je leur ai dit ça. Et du coup,
- Speaker #1
tu te sens un peu comme incomprise. T'aimerais bien tomber sur des personnes qui puissent ressentir la même chose que toi et de pas forcément mettre le sexe... Enfin... Comme si le sexe, c'est le couple, quoi. C'est 100% du couple. Alors que pas du tout, en fait. Il y a d'autres manières aussi de... de pouvoir montrer ses sentiments, de montrer qu'on tient à une personne. J'aimerais bien tomber sur ce genre de femmes qui puissent penser un petit peu plus ouvertement.
- Speaker #0
Honnêtement, si je suis en couple à l'avenir, j'aimerais bien rencontrer une femme comme ça. On n'en parle pas, mais même dans l'homosexualité, la sexualité, elle est très, très présente. Et pour beaucoup de filles, comme chez les hétéros, chez les homos, si il n'y a pas de sexualité en couple, ça serait cher d'être en paix, en fait. Malheureusement, en tout cas, pour beaucoup de filles, c'est le cas, et même sur des queens. tenu par des femmes qui parlent de sexualité, quand je voyais les commentaires, je me dis, oh là, mais comment on peut être aussi, je dirais pas accro, mais être autant porté sur la sexualité. Dans une relation couple, il n'y a pas que ça en fait. C'est ce que j'aime moi honnêtement. Je ne sais pas si elle a bien si je suis en couple. Je ne sais même pas si par exemple me mettre nue devant ma future copine ou alors prendre une douche enceinte. Même d'avoir un rapport, pas forcément que ce soit un rapport, mais juste toucher le corps d'une femme, que ce soit sa poitrine ou ses fesses. Même ça, en fait, pour l'un, je ne me sens pas du tout capable, en fait. Et malheureusement, la plupart des femmes avec qui j'ai discuté ne comprenaient pas, en fait. Et pour elles, c'était inconcevable de ne pas avoir de sexualité en couple.
- Speaker #1
Après, franchement, moi, je trouve que tu as raison. C'est-à-dire qu'il ne faut pas se forcer. Et il faut juste que tu trouves, en fait, la personne avec laquelle elle va être patiente avec toi. En fait, elle va essayer d'apprendre à te connaître et créer des liens. Il y aura le feeling. Et ensuite, ça viendra, cette discussion-là. Et comme cette personne-là, vous allez vous attacher, justement, elle va être patiente avec toi parce qu'elle sera très attachée à toi. Elle va développer des sentiments. Et je pense que c'est une fois que tu auras trouvé cette personne-là, que ça ira très, très bien et qu'elle sera... Qu'elle sera patiente et même qu'elle puisse comprendre. Je pense que dans certains couples, il y a des femmes ou que ce soit des hommes qui n'apprécient pas telle ou telle chose et leur conjoint l'accepte au final. Enfin, doivent l'accepter en fait, n'ont pas le choix. Ils ne vont pas forcer la personne. Et en tout cas, je te souhaite de trouver cette femme.
- Speaker #0
Après, je ne sais pas si vous connaissez la série Steven Universe. En fait, c'est une série que je recommande à tout le monde. Ça aborde l'orientation, en fait. C'est une super série. J'ai un doute, mais je crois que c'est de Cartoon Network. Et en fait, ça aborde l'adolescence, ça aborde le rapport au corps, les changements, la puberté. tout ce qui est l'empathie, la bienveillance, et ça aborde également la tolérance, parce que ça aborde aussi les orientations sexuelles. En fait, j'ai un peu grandi avec cette série. D'ailleurs, je l'ai re-regardée au moins cinq fois par il y a tellement que j'adore cette série. Et ce qui m'a le plus je dirais pas choquée, enfin choquée dans les bons sens du terme, c'est qu'en fait dans la série, il y a Merci. Deux femmes, en fait. En fait, c'est deux personnages qui ont violé un personnage. En fait, c'est deux femmes rubies et saphires qui sont un couple lesbien et tout ça. Et l'une représente la femme lesbienne chez Medine et l'autre représente la femme lesbienne masculine. Enfin, tout ce qui est lesbienne, féminine, lesbienne, gauche et tout ça. Honnêtement, l'épisode au moment où elle se marie, il est épique, il est magnifique. Ça donne même envie. Ça m'a donné envie de me marier. Dommage que ça ne se passe pas comme dans les séries, heureusement. Mais sinon, la série aborde vraiment tous les sujets. Et surtout l'adolescence et le rapport au camp. Je le conseille à tout le monde.
- Speaker #1
En tout cas, je vais mettre le nom de la série en description de l'épisode. Et du coup, par rapport à ton orientation sexuelle, tu as déjà rencontré des professionnels qui se sont permis de ne pas prendre ça en compte ou qui t'ont sorti des phrases un peu déplacées.
- Speaker #0
Malheureusement, beaucoup. Malheureusement. Par exemple, par rapport au vaginisme, c'est... C'est bien si compliqué. Disons quand même que ma gynécologue sexologue est quand même la troisième sexologue que je vois. En tout cas, la première gynécologue sexologue que j'ai vue en août 2020, disons qu'elle ne m'a pas parlé du vaginisme culturel. Comme on dit que c'était psychologique, c'était dans ma tête. Disons que sa méthode de prise en charge... Bah, si tu es hétérocentré, et en fait, même si tu es hétéro, je trouve que tu es hétérocentré. Pas ça normal. Enfin, même si j'avais été une femme hétéro, je trouve pas ça normal. J'ai une écologue sexologue. Ça tarde seulement sur la pénétration et rien d'autre. En fait, ça, c'est pas normal. Parce que le vagisme, c'est pas que la pénétration. Enfin, le corps, il y a l'impossibilité de la pénétration, ton corps de vagin. Mais en réalité, en fait, dans une plus grande niche, oui, il y a aussi le toucher. Je supporte... Pas... même pas détouchée, en fait. Et en fait, il y a beaucoup de témoignages de femmes qui disent que s'il n'y avait pas cette pression de la société phallocentrée, en fait, une sexualité sans pénétration, si leur copain ne voulait absolument pas mettre des œillets du dame, mais mettre juste son pénis, en fait, elle n'aurait pas traité le vaginisme. Et ça, malheureusement, c'est vraiment problématique. Et après, la deuxième sexologue que j'ai vu. C'était une sèche-femme sexologue. Et pareil, en fait, dès la première consultation, elle me demande si j'aime les hommes ou j'aime les femmes. Du coup, je lui dis que j'aime les rats. Et à deux minutes après, elle me demande, et votre copain, il arrive à rentrer sur le sexe jusqu'aujourd'hui. Wow, génial ! Elle vient de dire que c'est homo et elle me pose cette question. Mais du coup, moi, je dis... En fait, je pense que c'est plus une erreur d'inattention, mais moi je l'ai super mal pris. Au final, j'ai fait deux autres séances avec elle et j'ai arrêté parce qu'en fait, je voyais bien qu'en étant en haut, j'avais l'impression en fait qu'elle ne pouvait pas m'aider en fait, malheureusement. Et après, par rapport à l'endométriose, malheureusement, c'est une carrière de blé gynéco. Quelqu'un qui te paie, bah, les fameuses questions, l'autre jour, première, on était vraiment en cours pour avoir des rapports sexuels, et en fait, on me demandait, est-ce que vous avez un copain, et est-ce que vous avez des rapports sexuels avec un homme ? Du coup, c'est vrai que, bah, toi, tu sais pas si le professionnel va être, comment dire, safe, en fait. Du coup, j'ai préféré, enfin, je disais, pour le temps, non, en fait, parce que j'avais pas envie de... Pour te parler de l'homosexualité, ça, on ne parle pas forcément. Par exemple, j'ai déjà vu des témoignages de femmes, justement, au mois d'huit heures soir, avec des gynécologues utilisés justement par casiers de héros. En fait, certains, heureusement, tous ne sont pas comme ça, mais certains gynécologues considéraient que, par casiers de héros, il n'y avait pas de sexualité, comment dire, prélocentrée. ou ce n'est pas une vraie sexualité. Du coup, vous n'avez pas de risque d'attraper telle pathologie ou alors le cancer d'utérus, si vous savez. Alors que moi, en fait, je peux quand même... D'ailleurs, je me souviens que j'avais lu le mémoire justement d'une... Je crois que c'était une future médecin généraliste justement qui avait fait un mémoire sur le subjet gynécologique d'une femme homosexuelle. D'ailleurs, elle disait que... Justement, les femmes homosexuelles étaient plus à risque d'avoir des maladies sexuelles parce qu'en fait, je me dis, t'es homo, t'as pas besoin de te protéger. Alors qu'en fait, si tu peux quand même avoir des pathologies, et pareil, le cancer de l'utérus, même moi, je l'aime plus. Je me disais, à l'adolescence, 14 ans, 15 ans, même avec l'hormonique, c'était... important d'avoir un suivi généco. Moi, je lui avais dit « Fiche, de toute façon, je suis au bord, je n'ai aucun risque d'avoir le cancer du sein, d'avoir le cancer du dérus. » Alors que, après, parce que j'étais ado, en faisant des recherches, malheureusement, si en fait, j'ai quand même des pathologies, le suivi généco est assez important, même étant au monde. Mais c'est vrai que... Du coup, sans mémorisation, moi j'avais un peu peur de ne pas avoir de crise en charge par rapport à mes douleurs. Tandis que je n'avais pas peur que mes dégâts ne pourront me tirer. Ah ben vous êtes homos, je ne vous ferai pas d'exemple, je ne vous dirai pas tout ça. Donc j'ai préféré dire non quand il a décidé. J'étais en couple avec un homme, si j'avais une sexualité avec un homme, j'ai préféré dire non, j'ai préféré ne pas parler de mon orientation. Et après, ça aussi, ça a été aussi très bien situé en psychiatrie.
- Speaker #1
Alors, je me disais, comment ça peut arriver si c'est vous ? Pareil,
- Speaker #0
en psychiatrie, c'est assez difficile parce qu'il y a certaines problématiques.
- Speaker #1
J'avais envie d'en parler parce que ça concernait l'homosexualité.
- Speaker #0
En fait, je ne pouvais pas forcément y parler parce qu'automatiquement, les professionnels en psychiatrie... Enfin, j'étais hétéro, en fait, et j'aimais les hommes. D'ailleurs, c'est vrai que beaucoup de professionnels en psychiatrie nous disent que... Avec ma psychiatre, il fallait que je travaille ma peur vis-à-vis des hommes. Il fallait que je fasse apprendre d'avoir une sexualité avec des hommes. Donc c'est vrai que quand des professionnels te disent ça, tu n'as clairement pas envie de parler de ton orientation, malheureusement. Et c'est comme ça,
- Speaker #1
en fait, pour eux, c'est parce que tu as subi des violences que du coup tu es devenue homosexuelle. Enfin, c'est n'importe quoi.
- Speaker #0
Alors qu'en fait, mon homosexualité, je ne l'ai pas tout à fait découvert en 11 ans, mais à peu près en 6e, j'ai quand même commencé à me poser des questions parce que j'ai une existence pour les garçons. Donc après, c'est compliqué. Par exemple, la première généco-sexuelle que je m'avais redirigée vers professionnelle, qui est spécialisée. Les violences sexuelles et d'ailleurs qui devraient honnêtement ne pas travailler. Le voilà, ça fait très peur d'ailleurs. Je ne savais pas qu'il y avait un petit constat, un énorme constat, suivi par énormément de gens, surtout les femmes. Ce qui est assez... J'ai fait trois consultations avec elle et j'ai arrêté parce qu'elle était extrêmement violente. Dans ses mots, déjà... Elle était chère, 70 euros pour une demi-heure. Elle a resté sur son portable pendant les séances. Ah oui, derrière cela, je n'ai jamais compris pourquoi c'est que je n'ai pas dit que c'était ça. Je ne m'avais pas dirigé vers cette thérapeute parce que de base, j'avais déjà un psychologue. Mes parents payaient déjà pour un psychologue. Mais c'est vrai que comme à ce moment-là, je n'avais pas posé mon consentement. En fait, je n'arrivais pas à dire que je n'avais pas envie d'aller voir un professionnel. Parce que j'avais peur qu'ils me disent « si vous refaisiez un suivi, ça veut dire que vous ne faites pas d'efforts » . Du coup, j'ai accepté alors qu'en fait, de base, je n'avais pas du tout envie. Et je le sentais mal en plus. Non, mais ce professionnel posait les pieds sur la table. Elle était sur son téléphone et tout ça. Clairement, elle me hurlait dessus en consultation.
- Speaker #1
Oh là là.
- Speaker #0
C'est n'importe quoi. Je me souviens, la dernière consultation, j'ai pleuré devant elle. Elle m'a crié dessus. Elle m'a dit « Ouais, vous m'énervez à cause de... Je vais être en retard et tout ça. J'ai d'autres femmes à voir et tout ça. » Ouais, non, mais la consultation, j'aurais une demi-heure, mais pour 20 minutes, il fallait que ce soit fini. Ça, c'est normal. Une théâtre peut être spécialisée dans les bureaux stricts, mais une consultation, ça devrait durer au moins une heure. Surtout pour le prix. La dernière consultation, elle m'a clairement dit que j'avais le fantasme d'un viol. Pour être courte, j'ai eu une manette pour dire ça. Que plus tard, j'allais me marier avec un homme qui me violerait. Que j'aimais les hommes violents. Et surtout, en fait, j'avais aimé les viols et les agressions sexuelles. Je m'étais un peu renseignée avec les parents. Pour la dénoncer, comme c'est une thérapeute, c'est hyper compliqué. Je ne peux pas dénoncer. Sinon, si c'était une psychologue, une psychologue, je l'aurais clairement dénoncée. Parce que ce genre de personne, ce n'est pas possible. Elle me rit, quoi. Surtout que se permettre de dire les fantasmes du viol, ces phrases, j'ai mis des mois pour m'en remettre. Comme mes amis, on va crier ça, clairement. Euh, au moment que c'était là, euh, ils ont détaillé à l'adresse de parler de mes parents qui nous ont appris ça à l'université. J'ai appris ça, ma psychologue, mais également mon ancien psychiatre, et je l'avais aussi dit à ma psychiatre depuis l'année dernière, je l'ai aussi dit à ma psychologue, tout le monde, quand ils ont su ça, ils ont été incables. Mes parents, d'ailleurs, ma mère l'a appelée, cette professionnelle, malheureusement, elle ne m'a pas répondu. Cette phrase, en fait, enfin, cette phrase, je l'ai mis au déni. à Marouette et en fait ça a eu des conséquences parce que j'ai commencé à ressentir un profond dégoût envers moi-même et surtout envers mon orientation sexuelle et du coup j'ai commencé à me dire est-ce que je suis normal en fait être homo et en fait sans le rendre compte je lui ai un peu donné raison à cette professionnelle et j'ai carrément retenu une cause en fait pour mon orientation et je me suis dit ah bah peut-être parce que j'aime les femmes parce que j'ai été violée, alors que nous, en fait, on est déjà des femmes à l'âge de 11 ans, en fait, et malheureusement, ça fera aussi des conséquences par rapport à la sexualité, parce qu'en fait, depuis que j'ai arrêté le ticket à l'infrastructure, malheureusement, avec l'abiso, parfois, à l'âge de 12 ans, je pense parfois au corps de la femme, que ce soit à la vue, une femme, à la poitrine et tout ça. Et c'est vrai que quand j'avais ces pensées, je me sentais vraiment dégueulasse parce que je repensais à ces phrases. Et puis après, pareil, je me dis, non, en fait, mais pourquoi jamais j'ai aimé faire des fellations, avoir des pénétrations anales et tout ça. C'est clairement des viols. Jamais. Je me disais, je n'ai pas eu ça, honnêtement, et je me disais, même si je n'avais pas été violée, en fait, tout ce qui concerne une sexualité phallocentrée, je n'aurais clairement jamais eu une sexualité phallocentrée parce que vous avez une orientation chez Patatirus. Et comme vous, ça a eu énormément de conséquences, cette phrase, et là, avec ma sexualité. On commence à aborder la sexualité. Et c'est vrai que la semaine dernière, dans la dernière consultation, elle m'a un peu rassurée parce que c'était tout à fait normal quand j'étais individuelle de penser aux femmes et tout ça. Mais malheureusement, c'est la vie de certains professionnels. Enfin, je le sens un peu pas normal, en fait. Alors qu'en fait, c'est tout à fait normal. Malheureusement. Je ne sais pas, mais même si j'étais hétéro, même pour une femme hétéro, elle n'a pas à dire ça. Ah oui, mais là,
- Speaker #1
c'est pour dire que tu as aimé être violée. Tu as fait le choix d'assumer tes décisions et de tout ce qui concerne ton corps et de faire le choix de ne pas traiter le vaginisme et de laisser tout simplement ton corps en paix.
- Speaker #0
Oui. En fait, c'était assez important pour moi de prendre cette décision, en fait, parce qu'avec le vaginisme, en fait, j'avais un peu l'impression d'être influencée, en fait. Et quand tu fais des recherches sur le vaginisme, ta définition du vaginisme, la plupart du temps, on te met un peu une trame, en fait. Ok, le vaginisme, c'est ça, ça, ça. Ok, il faut le traiter de telle manière, le fin de temps Attente de vaginisme, je ne sais pas, mettre des négatataires, elle doit toucher son corps. En fait, c'est assez prédifini. L'LCBA ou le vaginatier, c'est quand même selon les professionnels, il y a des différences selon les professionnels. En fait, j'ai de la chance d'ailleurs qu'avec le machiné-colore sexuel, j'ai tout le temps le choix. Tout simplement, à la consultation, je peux aborder n'importe quel sujet. Par exemple, par rapport au vaginisme, elle m'avait en fait demandé de réfléchir par moi-même à des objectifs. Et ça, c'était top parce qu'il n'y a pas beaucoup de sexologues qui réalisent ça. Dans les sexologues que j'ai appris dans les témoignages, c'est ça que j'avais recherché. Je ne voyais pas tant ça de sexologue qui laissait autant de marge et autant de liberté à la patiente. C'est ça qui est top. Par exemple, pour le vaginisme, on va prescrire la rééducation biopérinée. Moi, ma sexologue m'a prescrit ces CH. Malheureusement, je réélimine le... Je n'ai pas le faire parce que j'ai aussi vécu de la maltraitance. Je suis tombée sur une kiné qui était une colasse, qui n'allait pas au boulot, clairement, qui avait des discours... C'est une honte. Clairement, c'est de l'homophobie. Dès la première consultation, ils commençaient à me parler de pornographie, d'hommes qui avaient des gros sexes, de périmétrage. Je me disais... elles sont douces, elles sont professionnelles, c'est très bon, d'ailleurs. Mais quand j'ai expliqué à ma sexologue que c'était très très mal passé avec cette inée, j'ai mis du temps à lui dire, parce que j'avais peur qu'elle me prenne mal, qu'elle se dise « Bah merde, en fait, je suis responsable » et tout ça. En fait, au moins, Je ne sais pas. Elle m'a clairement dit que j'avais tout ça. Après, à ce moment-là, j'avais un peu du mal à poser mes consangloises. Mais si j'avais pu le poser, réussir à le sortir, je n'aurais pas fait l'éducation du périnée. Et même par exemple, par rapport au dilatateur, on est prescrit souvent dans le vaginisme. Alors moi, honnêtement, je suis quinte parce que c'est un peu une vision. qui met un peu la pénétration au centre, en fait,
- Speaker #1
de forcer à mettre quelque chose.
- Speaker #0
Là, en fait, tu commences par un petit dilatateur de petite taille, puis tu arrives au dernier dilatateur qui fait un peu la taille normale du sexe d'un homme. Je me dis, mais je ne vais pas mettre ça, ça ne me concerne pas du tout. Mais même pour les femmes hétéros, je trouve que c'est trop centré sur la pénétration, alors qu'en fait, tu peux très bien avoir une sexualité, même en étant homo. Même si entre femmes, il y a des jouets par rapport à la pénétration, c'est vrai qu'avec quelques femmes avec qui j'ai discuté, où il y avait de la bienveillance, à part des jouets pour les clitoristes, sinon elles s'en fichaient clairement du TNZ, des jouets par rapport à la pénétration pour le vaginisme, c'est un peu mieux.
- Speaker #1
Malheureusement, ça non plus, on n'en parle pas du tout. Oui, ça se trouve justement qu'avec cet épisode, il y a peut-être des gens qui vont se dire « Mais en fait, je ne suis pas toute seule ! » Et tu vois qu'ils pensent exactement la même chose que toi, mais qu'ils ne le disent pas du tout. Et justement, j'espère qu'avec cet épisode, il y ait de plus en plus de femmes qui tombent dessus et qu'il y ait de plus en plus de femmes qui ont envie de parler tout simplement de ce qu'elles ressentent et qu'elles se sentent parfois... obligés d'avoir certaines pratiques sexuelles alors qu'elles en ont pas du tout envie donc non franchement c'est vraiment bien, c'est pour ça que je voulais ton témoignage aussi pour pouvoir se dire que c'est ok en fait, si t'as pas envie de pénétration, bah c'est ok, si je fais rien de tu vois parce qu'on est dans une société où maintenant le sexe est très mis en avant encore plus dans les films dans les pubs enfin voilà Tout est sujet à, et c'est important aussi de se dire, eh bien oui, il y a des personnes qui n'ont pas forcément cette envie. Chacun a sa propre sexualité, chacun a sa propre relation à son corps. Et c'est super important. Et j'ai envie de te dire, si tu as un conseil à donner à nos auditrices qui sont atteintes de vaginisme, ou même si des professionnels de santé nous écoutent, comme des sexologues, des gynécologues, Qu'est-ce que tu aimerais leur dire ? Alors,
- Speaker #0
pour les fans qui écouteraient l'épisode, ce que je souhaite dire, c'est tout simplement de s'écouter. C'est hyper important. Moi, j'aime beaucoup à m'écouter et surtout à écouter ce que mon corps voulait réellement. Et j'ai aussi envie de dire que pour les fans qui nous écoutent, Pour celles qui veulent juste avoir une sexualité juste seule, juste la masturbation, c'est aussi ok en fait. Mais c'est aussi une sexualité d'avoir ça, juste toucher son corps, juste la masturbation, c'est aussi une sexualité, c'est tout à fait normal. Et pour les professionnels qui nous écoutent, il y a encore beaucoup de choses à dire. Je pense en fait que je dirais juste, il faut absolument se détacher de ce que la société dit, parce qu'en fait... Ce n'est pas forcément ce que tout le monde a envie de faire. Et en fait, surtout, ce qui est hyper important, ce n'est pas parce que la plupart des femmes ont, par exemple, envie d'avoir une sexualité avec leur copain ou leur copine que toutes les femmes ont envie de faire ça. Et en fait, j'ai juste envie de dire que, dans le monde, il existe toujours, je ne sais pas, peut-être 5% ou 10% de femmes qui n'ont pas envie. de sexualité en couple avec une femme ou un homme, ou qui n'ont pas envie de sexualité tout court, ou alors aussi qui ont juste envie d'avoir une sexualité juste seule. Et j'ai surtout envie de dire que ces femmes-là, c'est super important, et il faut les écouter, et que si un jour vous tombez en consultation sur une femme qui a le vaginisme, et qui, comme moi, vous dit j'en ai absolument rien à faire de la pénétration, c'est aussi ok.
- Speaker #1
de respecter son choix et il faut surtout l'écouter et c'est hyper important parce que c'est aussi occu de pouvoir respecter ce que notre corps dit et bien merci beaucoup Maëlle ce sont sur ces mots que nous achevons cet épisode chère auditrice merci de nous avoir écouté n'hésitez pas à contacter Maëlle si jamais vous pensez exactement la même chose qu'elle et pour que vous vous sentiez moins seul pour pouvoir discuter ensemble. Vous écoutiez Etadam, un podcast de Stéphanie Jarry. A très vite pour un prochain épisode.