- Speaker #0
Installez-vous dans une position aussi confortable que possible, en laissant le corps être soutenu là où il touche le support. Vous pouvez fermer les yeux si cela vous convient, ou les laisser ouverts avec un regard tranquille dans la pièce. A tout moment, vous pouvez bouger, ajuster votre position, revenir à une zone plus simple, ouvrir les yeux davantage, ou arrêter la pratique. Il n'y a rien à réussir ici. Dans cette pratique, l'autocompassion ne consiste pas à se forcer à aimer une zone du corps. Elle peut simplement consister à approcher une région parfois sensible avec un peu moins de dureté et un peu plus de respect pour votre rythme. Commencez par remarquer les points de contact entre votre corps et le support, peut-être sous les talons, les mollets, l'arrière des cuisses, le bassin, le dos ou derrière la tête. Vous n'avez pas besoin de tout sentir à la fois. Un ou deux appuis peuvent suffire. Laissez pendant un instant votre poids être porté. Si le souffle est un repère aidant aujourd'hui, vous pouvez le remarquer tel qu'il est. Sinon,
- Speaker #1
vous pouvez simplement rester avec le contact du corps sur le support.
- Speaker #0
Prenez maintenant un moment pour sentir une zone du corps qui vous paraît un peu moins difficile à habiter aujourd'hui. Cela peut être les mains, le thorax, le dos, les jambes ou le visage. Restez quelques instants avec cette zone plus simple.
- Speaker #1
Il n'est pas nécessaire qu'elle soit parfaitement calme, il suffit qu'elle soit un peu plus habitable, un peu plus neutre ou un peu moins difficile que d'autres zones aujourd'hui. Quand ce sera le bon moment, Laissez maintenant votre attention se rapprocher doucement du bassin dans son ensemble.
- Speaker #0
Pas l'intérieur, pas une zone intime précise, simplement le bassin comme une région du corps parmi les autres. Peut-être son poids sur le support, peut-être son contour, Peut-être sa largeur entre les hanches, peut-être seulement le fait qu'il est là. Il n'est pas nécessaire de sentir clairement,
- Speaker #1
il n'est pas nécessaire d'aller plus loin.
- Speaker #0
Vous pouvez peut-être laisser apparaître un ton intérieur un peu moins brusque. Pas un ton exagérément positif, pas un ton qui nie ce qui est difficile. Plutôt un ton un peu moins dur. un peu moins pressé vous pouvez peut-être vous dire intérieurement ici aussi j'ai le droit d'aller lentement ou bien ici aussi je n'ai rien à prouver ou bien encore je peux approcher cette région sans me forcer si aucune de ces phrases ne vous convient vous pouvez simplement garder un ton d'observation respectueuse Prenez un moment pour sentir le bassin avec cette qualité de présence un peu moins dure.
- Speaker #1
Puis revenez à votre zone plus simple.
- Speaker #0
Laissez-la redevenir plus nette, plus stable ou simplement un peu plus facile.
- Speaker #1
Sentez que vous pouvez aller vers le bassin, puis revenir ailleurs. Cette possibilité de revenir fait partie de l'autocompassion. Quand ce sera juste, retournez doucement vers le bassin.
- Speaker #0
Cette fois, vous pouvez peut-être inclure aussi le bas-ventre, pour que le bassin ne soit pas vécu comme un point isolé. Peut-être qu'en élargissant ainsi, le regard intérieur devient un peu moins serré. Ce qui compte ici, ce n'est pas de produire un apaisement. c'est de réduire un peu la violence intérieure parfois dirigée contre cette région du corps vous pouvez peut-être remarquer s'il existe même discrètement une manière habituelle de se juger de se presser ou d'attendre un résultat sans vous critiquer pour cela Notez seulement si cette manière d'être là est présente aujourd'hui. Puis voyez s'il est possible, pendant quelques instants seulement, de desserrer un peu cette exigence. Un peu moins de commentaires, un peu moins de pression, un peu plus de place. Vous n'avez pas besoin d'aimer cette zone pour la traiter avec davantage d'égard. Vous pouvez simplement reconnaître que cette région a peut-être porté beaucoup de tension, d'appréhension, de douleur ou de surveillance, et qu'elle peut être approchée sans violence supplémentaire.
- Speaker #1
Si cela vous aide,
- Speaker #0
vous pouvez imaginer que la tension se pose sur le bassin de manière calme. sans appuyer, sans fouiller, sans exiger de réponse. Et si cette image ne vous aide pas, laissez-la de côté. Revenez simplement au poids du bassin, à son contour ou au support sous vous. Prenez encore quelques instants ainsi. Bassin large. Regards intérieurs un peu plus doux, possibilité constante de revenir à une zone plus simple,
- Speaker #1
puis revenez au dos, aux jambes, aux mains ou à toute autre zone ressource.
- Speaker #0
Quand vous vous sentirez prête, revenez une dernière fois vers le bassin, toujours largement, toujours sans vous obliger à sentir davantage. Cette dernière fois, vous pouvez simplement rester avec une formulation très sobre, ici aussi, je peux rester quelques instants sans me malmener. Ou bien ici aussi je peux avancer par petites touches, ou bien ici aussi je peux m'arrêter avant saturation. Ou, si les mots ne sont pas utiles aujourd'hui, vous pouvez simplement sentir le bassin et laisser le ton intérieur être un peu moins dur.
- Speaker #1
S'il n'y a aucun changement sensible, cela convient aussi. Parfois, l'autocompassion commence seulement par l'arrêt d'une exigence supplémentaire,
- Speaker #0
ou par le droit de rester à distance. Prenez encore un moment pour sentir le bassin, le bas-ventre, le support dessous, et l'ensemble du corps autour, comme un contexte plus large et plus contenant.
- Speaker #1
puis laissez peu à peu l'ensemble du corps revenir au premier plan sentez les jambes,
- Speaker #0
le bassin, le ventre, le thorax, le dos, les épaules, le visage puis le corps dans son ensemble, soutenu et présent Peut-être l'air sur la peau,
- Speaker #1
les vêtements ou les sons autour de vous. Et quand ce sera le bon moment, vous pourrez laisser les yeux s'ouvrir complètement, retrouver la pièce autour de vous et revenir à votre rythme.