Speaker #0Installez-vous dans une position aussi confortable que possible, en laissant le corps être soutenu là où il touche le support. Vous pouvez fermer les yeux si cela vous convient, ou les laisser ouverts avec un regard tranquille dans la pièce. A tout moment, vous pouvez bouger, ajuster votre position, revenir à une zone plus simple, ouvrir les yeux davantage, ou arrêter la pratique. Il n'y a rien à réussir ici. Dans cette pratique, l'idée est simplement d'approcher le corps avec un langage plus neutre et un regard intérieur un peu moins dur, un peu moins pressé, un peu moins évaluatif. Commencez par remarquer les points de contact entre le corps et le support, peut-être sous les jambes, sous le bassin, sous le dos ou derrière la tête. Vous n'avez pas besoin de tout sentir à la fois. Un ou deux repères suffisent. Laissez pendant un instant votre poids être porté. Si le souffle est un bon repère aujourd'hui, vous pouvez aussi remarquer qu'il est là. Sinon, vous pouvez simplement rester avec le contact du corps sur le support. Prenez maintenant un moment pour sentir une région du corps plutôt simple à nommer. Par exemple les mains, les avant-bras, les épaules, le thorax ou les jambes. Vous pouvez nommer intérieurement une ou deux de ces régions, très simplement, sans commentaire supplémentaire. Mains, thorax, jambes, dos. Vous n'êtes pas en train de décrire parfaitement. Vous êtes seulement en train de remarquer qu'une partie du corps peut être nommée sans être jugée. Laissez cette manière de faire devenir un peu plus familière. Nommer, puis laisser le mot s'effacer. Sentir, puis laisser la sensation évoluer. Sans corriger, sans comparer, sans chercher à mieux faire. Quand ce sera le bon moment, Laissez la tension venir vers la région du bassin dans son ensemble. Vous pouvez commencer très largement avec les mots bassin, bas-ventre, hanche, peut-être aussi le haut des cuisses, là où elles rejoignent le bassin. Restez quelques instants avec ces mots simples. Bassin, bas-ventre, hanches, haut des cuisses. Rien n'oblige à être plus précise aujourd'hui. Si cela reste suffisamment juste pour vous, vous pouvez maintenant approcher un peu davantage le contour externe. Peut-être les plis de laine, peut-être le pubis, peut-être la région vulvaire externe, toujours comme une partie du corps que l'on peut nommer sans l'évaluer. Si certains mots sont trop chargés aujourd'hui, vous pouvez rester avec des termes plus larges. Région du bassin, région pelvienne, région vulvaire. Le mot le plus juste est celui qui permet de rester en lien avec vous-même sans vous envahir. Prenez un moment pour sentir la différence entre nommer une zone et la juger. Vous pouvez nommer intérieurement, puis vous arrêter là. Pas besoin d'ajouter beau, normal, anormal, réussi, raté, simple, difficile. Seulement le nom, ou même seulement la présence. Peut-être pouvez-vous dire intérieurement bassin, puis sentir, bas-ventre, puis sentir. Pubis, si ce mot vous convient, puis sentir. Région vulvaire externe, si ce mot reste suffisamment supportable, puis sentir. Si à un moment cela devient trop intense, trop flou ou simplement pas adapté aujourd'hui, vous pouvez revenir tout de suite aux mains, au thorax, au dos, aux jambes ou au support sous le corps. Revenir fait partie de la pratique. Quand ce sera le bon moment, vous pouvez revenir vers le bassin. Cette fois, avec l'idée qu'un regard apaisé n'est pas un regard enthousiaste, ni un regard forcé. C'est souvent seulement un regard qui cesse d'ajouter de la dureté. Vous pouvez laisser l'attention se poser sur cette région sans fouiller, sans vérifier, sans chercher à confirmer quoi que ce soit. Peut-être juste le contour, peut-être juste le contact des vêtements, peut-être juste la présence de cette région dans la carte du corps. Si cela reste juste pour vous, vous pouvez maintenant essayer une nomination un peu plus précise, mais toujours extérieure et toujours optionnelle. Par exemple, pubis, puis région vulvaire externe, peut-être lèvre externe. Et si ces mots ne conviennent pas aujourd'hui, revenez immédiatement à un terme plus large. Il n'est pas nécessaire d'aller plus loin, il n'est pas nécessaire de détailler, il n'est pas nécessaire de sentir clairement. Ce qui compte ici, c'est qu'une partie du corps puisse être reconnue avec un peu plus de neutralité et un peu moins de tension dans le regard intérieur. Prenez maintenant quelques instants pour laisser alterner le mot et la sensation. Un mot simple, puis un temps pour sentir, puis peut-être un autre mot, puis un temps pour sentir. Comme si le langage servait seulement d'appui, pas de verdict. Vous pouvez peut-être remarquer qu'en retirant un peu du commentaire intérieur, il reste davantage de place pour une présence plus simple. Pas forcément agréable, pas forcément apaisée tout de suite, mais un peu moins chargée de jugement. Si vous percevez une réaction intérieure, de gêne, de réserve, d'appréhension ou de distance, vous pouvez aussi la nommer sobrement. Gêne, réserve, distance. puis revenir à une zone plus simple. Rien ne vous oblige à rester avec ce qui déborde votre fenêtre de tolérance. Quand ce sera juste, revenez encore une fois vers le bassin dans son ensemble, peut-être maintenant avec une phrase très simple, une partie du corps peut être nommée sans être évaluée, ou bien, je peux reconnaître cette région sans ajouter de dureté. Puis laissez les mots s'effacer. Restez seulement avec le bassin, le bas-ventre, les hanches, le pubis ou la région vulvaire externe, selon ce qui vous paraît juste aujourd'hui. Toujours largement. Toujours sans vous obliger à aller plus loin. Prenez encore un moment pour sentir que le bassin n'est pas un point isolé. Il est relié au bas ventre, aux hanches, au dos, au haut des cuisses. Le replacer dans un ensemble plus large peut parfois rendre le regard intérieur un peu moins serré. Si cela vous aide, vous pouvez maintenant laisser le corps entier redevenir présent autour de cette région. Les jambes autour du bassin, le dos derrière, le ventre au-dessus. le thorax plus haut, le visage, les bras, comme si le bassin retrouvait sa place dans un tout plus vaste. Il n'y a pas de bonne manière de sentir aujourd'hui, il n'y a pas de bonne manière de nommer, il y a seulement une manière un peu plus sobre, un peu plus neutre, peut-être un peu plus respectueuse, d'entrer en relation avec cette région du corps. Prenez encore quelques instants ainsi, peut-être un mot simple, peut-être aucun mot, peut-être seulement une présence large et un regard intérieur un peu moins dur qu'au début. Puis laissez peu à peu l'ensemble du corps revenir au premier plan, les jambes, le bassin. Le ventre, le thorax, le dos, les épaules, le visage, le corps dans son ensemble, soutenu et présent. Peut-être l'air sur la peau, peut-être les vêtements, peut-être les sons autour de vous. Et quand ce sera le bon moment, vous pourrez laisser les yeux s'ouvrir complètement, retrouver la pièce autour de vous et revenir à votre rythme.