- Speaker #0
Dès qu'on se met sous le regard d'un public, quel que soit le public, c'est du trac. Je défie quiconque dire qu'il ne l'a jamais eu. Cette peur qui est un sujet qui est difficilement nommable en entreprise. Les gens disent je gère, tant que c'est pas insurmontable, ils gèrent. Ce qu'ils ignorent c'est qu'ils pourraient gérer de façon beaucoup plus agréable pour eux. Il n'y a rien de plus contagieux que le trac ou le stress. On est pour soi-même le pire coach.
- Speaker #1
Bienvenue sur Faites Entrer l'Expert, le podcast qui va littéralement vous métamorphoser en une meilleure version de vous-même. Je suis Laurent Pellé, ancien cadre dirigeant d'un grand groupe français reconverti dans la formation et la conférence professionnelle. Grâce à ce podcast, je vais pouvoir partir à la rencontre des meilleurs conférenciers, formateurs et meilleurs experts professionnels pour les questionner sur leur savoir et partager avec vous le fruit de nos échanges. Mon ambition sera de vous aider à faire des choses qui vont vous intéresser. sera de vous offrir une véritable boîte à outils que vous pourrez enrichir au fil des épisodes. A l'intérieur, des stratégies concrètes, des astuces et des méthodes éprouvées pour améliorer continuellement votre efficience et votre bien-être au travail comme dans la vie de tous les jours. Et maintenant, ouvrez grand vos oreilles et faites entrer l'expert ! Eh bien bonjour à tous, nous nous retrouvons aujourd'hui pour un nouvel épisode avec Gaëlle Berbonde. Bonjour Gaëlle !
- Speaker #0
Bonjour !
- Speaker #1
Gal, avant de commencer, on va dire un grand merci à Laurent, Laurent Kivogne avec qui j'ai fait un épisode et qui m'a gentiment recommandé ton nom pour un sujet qui est intéressant pour je pense tout le monde. Alors moi, bien sûr, dès que Laurent m'en a parlé, j'ai immédiatement voulu sauter sur l'occasion parce qu'il s'agit du track. Alors le track, il se trouve que comme conférencier, j'en ai parce que c'est un métier de scène. Mais ce qui me paraît intéressant, parce que nos auditeurs sont des dirigeants, des managers, le track ça existe aussi. en entreprise et justement tu parles de ce sujet en entreprise également, tu vas nous expliquer tout ça et donc je pensais que c'était un super sujet pour notre épisode d'aujourd'hui. Gaëlle, bonjour.
- Speaker #0
Bonjour.
- Speaker #1
Et donc je propose que tu commences par te présenter pour que les auditeurs sachent qui est assis en face de moi.
- Speaker #0
Eh bien donc, j'ai un long passé en entreprise, j'ai d'abord accompagné des projets de transformation divers et variés, petits et gros. Et puis au fil du temps, je me suis spécialisée, on va dire, sur des transformations d'organisation. Et au fil du temps, je me suis rendue compte que ce qui était le plus compliqué, c'est quand ça touchait aux personnes. Aux personnes qui devaient changer de posture, de métier, et que ça générait beaucoup de peur. Cette peur qui est un sujet qui est difficilement nommable en entreprise. De fil en aiguille, je me suis spécialisée, je me suis formée au coaching et puis aux dynamiques de groupe de façon plus large. Et il se trouve que j'étais à mes heures perdues, passionnée du spectacle vivant et donc je côtoyais... Donc ça c'était à côté de ton job, en entreprise ?
- Speaker #1
Tu t'occupais de la transforce, tu étais dans les boîtes de consulting, je crois. Oui, j'étais dans. Pour des clients, tu accompagnais ça.
- Speaker #0
J'ai aussi eu des postes de management en interne. Donc ça, c'était ma vie. J'ai toujours ma vie diurne.
- Speaker #1
Et à côté, artiste.
- Speaker #0
Et à côté, j'ai fait beaucoup de théâtre, j'ai fait beaucoup de musique et je chante.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Et au fil de ce que je faisais dans mes journées, j'en parlais à mes camarades artistes qui me disaient, mais nous, personne ne nous accompagne. Et de fil en aiguille, ils se sont mis à beaucoup me parler des problématiques de trac. Je me suis dit, tiens, moi je l'ai vécu quand j'étais sur scène. Et en fait, je le vis aussi quand je suis en entreprise, quand j'ai une soutenance importante à faire ou quand je travaille avec des comités de direction et je vois que des prises de parole devant, par exemple, toutes les équipes alors qu'il y a une thématique complexe à apporter. Je vois bien qu'il se passe des choses. Et donc, c'est à ce moment-là que je me suis dit, tiens. Je vais me former aussi à cet accompagnement du track, du stress d'une façon plus générale.
- Speaker #1
Mais le track en particulier ?
- Speaker #0
Mais le track en particulier.
- Speaker #1
Et t'as commencé avec les artistes avant d'aller d'importer sur l'entreprise ?
- Speaker #0
En fait, je me suis formée à ces techniques d'optimisation du potentiel. Ça parle un peu de ce que tu dis dans tes podcasts. Alors là, c'est très concret. J'avais un mémoire à faire et je me suis dit, Tant qu'à faire, autant que ça serve à quelqu'un. Donc j'ai proposé à des musiciens de les accompagner, puisque j'avais de... d'entraînement à faire. Et bien de fil en aiguille, j'ai commencé à les accompagner. Ils m'ont dit mais c'est génial, on voudrait bien que tu continues à nous accompagner. Et c'est comme ça que j'ai commencé à accompagner des musiciens professionnels avant d'amener toutes ces techniques dans l'entreprise.
- Speaker #1
Alors ce qui nous amène donc au sujet du jour, le track. Et comme le track existe, alors on peut en parler mais dans l'entreprise, et comme ces artistes ont été... Ravi des conseils et des techniques que tu leur enseignes. L'idée, c'est de voir qu'est-ce qu'on peut récupérer de toutes ces techniques pour aider nos auditeurs qui auraient le track, sachant que moi, je n'ai aucun doute que tout le monde l'a, parce que pour avoir été longtemps entreprise, celui qui dit que le track n'existait pas, enfin on verra, tu nous diras, c'est pas ma croyance en tout cas aujourd'hui, c'est que tout le monde a le track à un moment ou à un autre. Et donc, moi, je te propose que vraiment l'intention et l'objectif de l'épisode, Ça soit de... Donc, un, comprendre ce que c'est et deuxièmement, c'est vraiment avoir des techniques pour pouvoir... Ok, tu es d'accord avec ça ? Alors, on y va. Alors justement, le trac, on le cite depuis qu'on a commencé cet épisode. Quelle est la définition simple du trac ? Tu as utilisé le stress, trac, donc c'est quoi spécifiquement le trac ?
- Speaker #0
On va dire, le trac est une sorte de stress. Et le stress, c'est quoi ? C'est la perception qu'on a de ses propres capacités à faire face à une situation. Je dis bien perception. et la perception qu'on a de la difficulté d'une situation.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Donc, c'est comme une balance. Et on a donc ces deux niveaux de perception.
- Speaker #1
Donc, deux perceptions, deux choses qui ne sont pas réelles, en fait. Parce que la perception, c'est subjectif, donc c'est ça.
- Speaker #0
Malheureusement, tout passe à travers ce filtre subjectif que chacun a. Bien évidemment, certains ont une perception plus basse de leur capacité ou de la... dangerosité ou difficulté de la situation. Et le track intervient quand cette balance est déséquilibrée. Et bien évidemment, track, ça veut dire public. On l'utilise spécifiquement quand on est sur scène.
- Speaker #1
Donc c'est correct de dire que le track est le stress que l'on ressent quand on est devant un public, c'est ça ?
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Ok, très bien. Et donc, pourquoi dans ce cas-là, on ne parle pas forcément de track en entreprise, et plutôt pour les artistes, alors que c'est exactement ce qui se passe ? Je prends la parole devant un... Pendant un séminaire, pendant une réunion d'équipe, etc. C'est bien du track qu'on est en train de vivre.
- Speaker #0
C'est tout à fait du track. Dès qu'on se met sous le regard d'un public, quel que soit le public, c'est du track. Mais je pense que tout le monde le vit. Certains le nomment différemment. Ils disent, on entend la voix qui tremble un peu. On voit les gens qui s'isolent avant de parler. Il y a plein de formats. Parfois,
- Speaker #1
j'ai vu sur la peau aussi, il change de couleur, etc.
- Speaker #0
Il peut y avoir... En fait, Toutes ces répercussions physiologiques, ça peut être des tremblements, ça peut être la transpiration, la bouche sèche, l'eczéma, ça se manifeste à travers le corps en premier. Il y en a, tout le monde le dit, du bon et du mauvais. Ce bon et ce mauvais, c'est inhérent à la physiologie du temps. Du stress.
- Speaker #1
D'accord. Alors avant de savoir le bon et le mauvais, déjà, est-ce que tout le monde est concerné ? Parce qu'on peut avoir des idées là-dessus. Ou est-ce qu'il y a vraiment des gens qui sont immunisés contre le trac et tu les mets dans n'importe quel public et en fait, ils ne l'auront pas ? Parce que parfois, ça peut donner la perception que des gens sont tellement à l'aise, tu te dis, bon, ils ont tellement bossé le truc, alors sans doute c'est du travail. Ou c'est inné, j'en sais rien. Donc ça aussi, tu peux peut-être répondre.
- Speaker #0
Alors je pense qu'il y a une très grande variabilité.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Je défie quiconque. dire qu'il ne l'a jamais eu. Je pense que comme la définition le dit, la perception, on peut avoir une très bonne perception et avoir beaucoup travaillé, comme par exemple les sportifs de haut niveau, travailler sa discipline et travailler sa relation à ce stress. Je pense quand même qu'il y a toujours des circonstances particulières où on l'a, et on va y revenir, de ce que je peux observer, ça dépend toujours de qui regarde.
- Speaker #1
C'est-à-dire que même quelqu'un qui est habitué, il suffit qu'il y ait un public, soit de nature différente, soit en quantité, soit en qualité, et de suite ça va générer quelque chose de nouveau et donc un track.
- Speaker #0
Il y a un enjeu particulier dans cet œil spécifiquement qui me regarde aujourd'hui.
- Speaker #1
Ok, donc là tu as prononcé le mot enjeu, donc ça veut dire qu'effectivement à un moment donné il faut tendre, il faut qu'il y ait une tension, et c'est ça qui va amener le stress, qu'on va nommer track parce qu'on est en face d'un public. C'est ça, oui. Ok, et est-ce que tu... Comme tu parles de ce sujet en entreprise et tu viens aider des personnes dans l'entreprise qui ont ce track, est-ce que c'est tabou ? C'est-à-dire que quand tu commences à parler de track, est-ce que tout de suite tu sens que c'est quelque chose où on n'en parle pas aussi facilement que stress ? Parce que le stress, on en parle souvent.
- Speaker #0
Paradoxalement, je suis souvent sollicitée pour le sujet du stress. Le sujet du trac est abordé après. Parce qu'effectivement, pour un dirigeant ou pour quelqu'un dont ça fait partie du métier de prendre la parole, ce n'est pas toujours très évident d'avouer.
- Speaker #1
Il y a une forme de culpabilité ? Merci.
- Speaker #0
En fait, j'ai l'impression qu'il y a une forme de déni que ça existe.
- Speaker #1
Ah bon ?
- Speaker #0
Mais certainement parce qu'on se coupe un peu de ces sensations.
- Speaker #1
Ça, j'ai du mal à croire. Parce que quand tu es devant un public et que tu le sens, comme tu as dit, les symptômes, moi personnellement, c'est la bouche sèche. Et ça, en conférence, c'est embêtant. Et donc, comment tu peux nier quelque chose que tu ressens physiquement et qui se passe à chaque fois que tu es dans une situation particulière qui est faire face à un public ?
- Speaker #0
Alors ? Les Asiatiques diraient que les Occidentaux ont leur centre de gravité qui est dans la tête, et que tout ce qui se passe en dessous, ils ne le sentent pas.
- Speaker #1
Oui, ça c'est bien vrai ça. Bon,
- Speaker #0
donc c'est un peu cette réponse. On va dire, les gens disent, je gère. Tant que ce n'est pas insurmontable, ils gèrent. Ce qu'ils ignorent, c'est qu'ils pourraient gérer de façon beaucoup plus agréable pour eux, dans cette idée que des expériences. on va dire au sens large de scène, peuvent être extrêmement agréables. Et d'ailleurs, c'est ce que de nombreux artistes cherchent et trouvent.
- Speaker #1
Ok, donc juste pour comprendre les mécanismes, tu as expliqué que c'est la confrontation, c'est l'écart entre deux perceptions, la capacité à faire face et la dangerosité de la situation. Maintenant, comment tout ça se met en marche ? Est-ce qu'à un moment donné, il y a... Il faut un certain écart entre les deux pour que le trac démarre ? Ou est-ce que je l'ai depuis tout le début, puis en fait c'est progressif, ça monte ? Ou est-ce qu'il y a un effet de seuil ? Comment ça se passe concrètement ?
- Speaker #0
Alors là, on va aller sur les effets vraiment physiologiques du stress, parce qu'on a dit tout à l'heure, le trac c'est une forme de stress. On est des animaux, et tout animal qui est confondré à un danger a une réaction physiologique première de stress qui déclenchent D'un côté, je ne vais pas rentrer dans des...
- Speaker #1
C'est du reptilien, c'est ça ? C'est danger égal ?
- Speaker #0
Danger égal, j'active l'hypothalamus et toutes les choses qui génèrent de l'adrénaline. En gros,
- Speaker #1
si je me prépare au combat ou à la fuite, c'est ça ? Voilà. Donc,
- Speaker #0
en gros, le combat, ça va générer de l'adrénaline qui nous donne de l'énergie. L'énergie, c'est le rythme cardiaque qui s'accélère, les pupilles qui se dilatent. Toutes ces réactions qui nous permettent, enfin qui permettent à l'animal par exemple de prendre la flûte. Ça donne de l'énergie. Et de l'autre côté, parce que le système humain est extrêmement bien fait, donc ça c'est l'accélérateur. De l'autre côté, il y a le frein. Parce que si les hormones d'adrénaline continuent à s'écouler en continu, la machine surchauffe, le corps est en danger, donc il y a la pédale de frein. pour ralentir. Et ça, je crois que c'est le cortisol qui fait ça. Et c'est pour ça aussi qu'on a un pic d'énergie. Et puis, au bout d'un moment, c'est naturel, ça descend. Le corps a envoyé ce qu'il faut pour mettre la pédale de frein. Donc, on dirait, le bon stress, c'est celui qui nous donne de l'énergie. Parfois, et dans un savant dosage, il n'y a que celui qui inhibe qui reste. Et puis surtout, quand c'est chronique. C'est-à-dire, quand ça dure, il n'y a pas... plus que la pédale de frein qui nous inhibe, qui nous empêche, qui nous met dans un état de fixité.
- Speaker #1
Donc le bon stress, c'est celui qui nous file le coup de fouet qui me permet de surperformer quand je suis... Et donc logiquement, est-ce qu'on peut dire qu'un stress, enfin un trac, logiquement dès que je rentre en action, du coup je diminue le trac ou le stress par l'action ou ça continue ?
- Speaker #0
Alors je dirais que le trac, ou le stress, c'est cette dose d'adrénaline qui nous donne un coup de fouet.
- Speaker #1
Mais en gros, on l'a plus avant de rentrer en scène que pendant ?
- Speaker #0
Alors, je pense que chacun a un savant dosage qui lui est propre, sachant que c'est ça qui est très complexe. Ça dépend du niveau de fatigue dans lequel on était, du niveau de préoccupation qu'on peut avoir, est-ce qu'on a été malade, etc. Et encore une fois, en fonction de l'enjeu, c'est pas la même chose. Je vais prendre cette image qui est un peu enfantine. Je suis une gazelle. Ce n'est pas la même chose s'il y a un lion qui passe ou s'il y a un éléphant. Je ne vais peut-être pas avoir le même enjeu. Vital. Donc tout dépend de la situation. Moi, j'ai pu voir en entreprise prendre la parole devant un certain auditoire avec des personnes particulières dont on connaît les réactions peut générer une grande anxiété. S'il y a un enjeu particulier à ce moment-là du projet, si je vais m'exprimer dans un autre contexte avec d'autres personnes, je vais être beaucoup plus calme. Je dirais à maîtrise égale du sujet.
- Speaker #1
OK. Et donc, généralement, quand on a ce genre de comportement d'entreprise, dans le cas où un manager est stressé ou un collaborateur est stressé, qu'est-ce que son manager va lui dire ? En gros, quels sont les faux bons conseils qu'on donne sans vraiment comprendre le sujet et le travailler ? Les gens mettent quoi comme pansement ou comme patch ?
- Speaker #0
Alors, ce qu'on entend tout le temps, c'est le détends-toi, qui est l'injonction parfaite pour ce crisis. qui se paient encore, mais ça c'est dans tous les cas. Surtout ne pas faire. Ou alors il peut y avoir le « ça va bien se passer » qui annule un peu ce que la personne ressent sur l'instant. Et je dirais qu'à l'inverse, ce qu'on peut faire, c'est d'avoir un effet sur cette balance. Et je trouve que la perception de la maîtrise, de sa propre maîtrise, ça c'est quelque chose sur lequel on peut agir. Et par exemple, sur toute prise de parole en public, c'est ce que font tous les artistes, ils répètent. Donc répéter devant un auditoire bienveillant qui peut faire des retours, comprend, ça, ça permet, et ça, c'est le fonctionnement du cerveau, de faire déjà le chemin.
- Speaker #1
La visualisation, ça peut marcher ? C'est-à-dire que si entre deux répétitions, parce qu'organiser une répétition en faisant venir les voisins, les amis, etc., c'est pas forcément facile ? Donc est-ce que de fermer les yeux et de s'imaginer devant un public faire un speech, ça peut marcher ?
- Speaker #0
Ça marche très bien.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Ça fait partie des techniques, mais on va en parler peut-être un peu plus tard. Un peu plus tard, d'accord. Et de le faire en vrai avec un autre public, pas celui qui aura l'IA là, mais son manager, ses collègues.
- Speaker #1
Ok, d'accord. Donc du coup, déjà, un, c'est comment est-ce qu'on peut, donc les personnes nous écoutent, comprennent ce que c'est que le track, voient qu'il y a un bon et un mauvais, comprennent que c'est un déséquilibre entre deux perceptions. Il y a des solutions. Maintenant, c'est comment moi, objectivement, je fais pour me dire quel est mon niveau de trac ? Est-ce que finalement, je suis un... Je ne sais pas s'il y a des échelles qui existent dans le... Les professionnels utilisent une échelle, comme on peut avoir une échelle de la douleur. Est-ce qu'il y a quelque chose qui indique quel est mon niveau de trac ? Et c'est quoi alors cette...
- Speaker #0
Alors, il y a une échelle. Cette échelle, on est les seuls détenteurs, chacun de son échelle. Et cette échelle... elle est propre à chacun à chaque instant.
- Speaker #1
C'est-à-dire le pire que j'ai vécu, c'est 10, et quand je suis très détendu, c'est 0,
- Speaker #0
c'est ça ? Justement, on va en parler plus tard, il y a une technique qui est un autodiagnostic de son niveau de stress.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Et c'est bien en partant de ce point de départ, j'en suis où, peut-être une sorte de scan, qu'on peut identifier l'urgence à faire quelque chose. Et l'urgence aussi, comme on a vu, soit à se donner un petit coup d'énergie si on sent qu'on est plutôt dans la fixité, soit à se donner un petit coup de détente si on est déjà en haut du pic.
- Speaker #1
D'accord. Donc, si je résume, il faut que je sache en fait s'il faut que j'appuie sur le frein ou l'accélérateur. Et donc ça, on peut rentrer, parce que tu l'as dit un petit peu plus tard, mais on peut rentrer dans le sujet, parce que là, du coup, là maintenant, tu m'as donné fin pour... Pour découvrir la technique ou les techniques, qu'est-ce que tu recommandes de faire ? Je prends un cas de figure, je suis, alors on va dire que ça commence en amont, je sais que j'ai une réunion à faire et mon boss me fait intervenir pour la première fois, on va dire devant le board ou devant le comité de direction, donc fort enjeu pour moi parce que je n'ai jamais vu ces personnes, dans ma perception c'est des gens qui sont tout en haut, qui sont très compétents, etc. Donc je suis à plat, ça commence la veille, qu'est-ce qui se passe et qu'est-ce que je peux faire la veille ? alors je vais te dire la base de tout c'est son corps et c'est la fatigue donc la première chose à faire absolument aller se coucher et c'est un peu on en rit mais tu peux non plus ne pas dormir moi je sais que les veilles de conférence et ça c'est nouveau parce que en
- Speaker #0
fait je dors toujours moins bien qu'une nuit normale donc effectivement et on peut faire des choses sur ce niveau de récupération récupération ou de sommeil. Ça fait partie de la boîte à outils et des techniques. La première chose, c'est avoir un corps reposé. La deuxième chose, c'est effectivement, et ça fait partie de la boîte à outils, de la boîte à outils développée, c'est de travailler sur des visualisations. En fait, c'est pas que des visualisations avec visuel, parce qu'on est j'allais dire un corpus, le mot est bien trouvé, de sensorialité. Tout ce qu'on fait, ça s'ancre par tous les canaux sensoriels. Et notre cerveau, il enregistre tout ce qu'on fait et tous nos souvenirs par l'intermédiaire de tous ces canaux sensoriels. Le cerveau, bien évidemment, quand c'est la première fois qu'il fait quelque chose, il peut, s'il est en découverte. donc il a un niveau on va dire d'anxiété, on revient plus on fait en imagerie mentale donc en représentation multisensorielle comme on le dit c'est comme si on parcourt déjà le chemin qu'on va avoir à faire alors ça concrètement parce que c'est peut-être un peu comment
- Speaker #1
moi donc on prend l'exemple de cette réunion si tu veux bien je dors bien, ok très bien mais pour me préparer pour baisser mon niveau de stress avant ? Comment je fais avec cette visualisation ? Alors,
- Speaker #0
il y a des techniques avec des protocoles très spécifiques, mais pour faire assez court, on se projette dans l'atteinte de son objectif. Atteint.
- Speaker #1
C'est-à-dire, en gros, je ferme les yeux et je visualise le comité de direction en train de m'applaudir parce que j'ai fait une surprise représentation.
- Speaker #0
Exactement. Et on évoque toutes ces représentations multisensorielles quand on est en train d'être applaudi par son comité de direction. Au préalable, on aura aussi identifié pour soi qu'est-ce que c'était son objectif à soi, celui qui ne dépend que de nous, dans cette performance. D'accord. Et puis ensuite, on va programmer en soi toutes les étapes qui vont nous séparer de ce moment. où on atteint son objectif. Et donc ça, les sportifs le font, les artistes le font, et en entreprise, c'est vraiment une bonne chose de s'entraîner, comme je l'ai dit tout à l'heure, potentiellement à peaufiner sa présentation avec des gens et aussi à se projeter dans la situation en soi. Le nom de cette technique, c'est la préparation mentale de la réussite.
- Speaker #1
Ok, très bien, ça c'est déjà très bien, c'est un bon tour de piste. Maintenant, peut-être que comme on parle avec des managers, un manager qui souhaiterait aider un collaborateur qui voit systématiquement en panique, comment il peut s'y prendre ? Alors, peut-être lui faire écouter ce podcast déjà ?
- Speaker #0
Tout à fait. Alors, ce que j'avais noté, c'est aussi former ses équipes à ces techniques. Parce que là, j'en parle, c'est vraiment des techniques qui ont été montées par le docteur Edith Perrault-Pierre. D'ailleurs, moi, je suis formatrice à ces techniques parce que c'est des protocoles spécifiques. Ça, c'est la première chose. C'est aussi intéressant de le faire en équipe parce qu'on n'en a pas parlé, il n'y a rien de plus contagieux que le trac ou le stress. On est des animaux. C'est comme le chien qui sent notre peur quand on est dans une assemblée où il y a quelque chose de l'ordre du trac ou de l'anxiété. Ça se répand comme ça. Donc, c'est aussi intéressant dans une équipe de pouvoir être en capacité de savoir Comment les autres réagissent, parce qu'on ne réagit jamais pareil. Et puis d'être capable d'en parler et de former collectivement. Ça, c'est une autre chose. Et puis, il y a aussi tous les points d'appui qu'on peut donner à son équipier. Par exemple, si on est présent dans cette réunion, de le soutenir avec un regard, d'être présent pour lui.
- Speaker #1
alors j'aimerais bien le cas spécifique où tu as fait tout ça t'es préparé, t'as répété, t'as bien dormi t'as visualisé le succès etc tu arrives dans ta réunion, tout se passe bien et puis là à un moment donné il y a une question que t'avais pas prévue qui te déstabilise et tac d'un coup il y a tout qui vrille là est-ce qu'il y a un système pour rapidement reprendre le contrôle pour éviter justement que ça soit un cercle vicieux qui te fasse complètement partir dans le stress alors
- Speaker #0
là on est pendant oui pendant donc le pendant C'est toujours pareil, il peut y avoir un pic pendant, pour des raisons X ou Y. Donc là, ce qui va nous permettre de faire l'ascenseur dans notre niveau de track, de stress, la première chose, c'est les respirations. Je vais y revenir tout à l'heure. La respiration est le premier outil qui nous permet d'appuyer sur l'accélérateur ou sur le frein.
- Speaker #1
Donc c'est ça, quand on dit appuyer sur l'accélérateur ou sur le frein, c'est en fait respirer d'une façon ou d'une autre, c'est ça ?
- Speaker #0
exactement on parle beaucoup du nerf vague en ce moment ça vient aussi titiller le nerf vague pour une régulation d'ensemble la respiration c'est un moyen d'activer d'accord du
- Speaker #1
coup j'ai très envie de passer aux pépites je sens qu'il y a pas mal de choses que tu as réservées pour les pépites c'est ok ? ou tu avais encore des choses dans tous ces... Dans toutes les discussions qu'on a eues, des choses que tu voulais ou que tu voyais rajouter par rapport à ça, la préparation, le pendant ? L'après, est-ce qu'il y a quelque chose pour l'après ?
- Speaker #0
Alors l'après, il y a la récupération.
- Speaker #1
D'accord, ok. Tu peux capitaliser sur ça. Est-ce que l'après te permet de dire la prochaine fois, ça sera encore mieux ? Qu'est-ce qu'il y a à faire ?
- Speaker #0
Le cerveau a cette faculté d'intérioriser et de s'améliorer au fil de l'eau. la capacité de récupération. Elle se travaille aussi, c'est-à-dire la capacité d'aller plus vite dans une zone de récupération.
- Speaker #1
Donc ça,
- Speaker #0
il y a des techniques. Et il y a aussi la capacité d'engranger en soi le fameux vacogue quand ça s'est bien passé. C'est-à-dire on l'ancre.
- Speaker #1
Ça, c'est quand ça se passe bien, mais quand ça se passe mal, le problème, c'est qu'il faut travailler pour justement enlever cette encre. Parce qu'en gros, j'ai foiré un truc, et donc il ne faut pas que ça me... Enfin, je pars avec un boulet pour la prochaine fois, donc il faut...
- Speaker #0
Tout à fait. Alors là, on n'en a pas beaucoup parlé. Il y a aussi une capacité qu'on a, que le docteur Edith Perrault-Pierre appelle le dialogue interne, c'est qu'on est pour soi-même le pire coach. C'est assez rare que notre dialogue interne soit positif. Enfin, c'est assez rare. On peut le travailler, c'est-à-dire porter une extrême attention à comment on se parle à l'intérieur de soi-même.
- Speaker #1
Eh oui.
- Speaker #0
Eh oui. Et donc porter son attention déjà, et ensuite essayer d'inverser cette capacité qu'on a de se parler. en bon coach.
- Speaker #1
Parlez-vous comme vous parleriez à votre meilleur ami.
- Speaker #0
Exactement. Bienveillant. Et ça, c'est vraiment...
- Speaker #1
On est dur avec soi. T'es con, t'as merdé. Exactement. On ne le dirait pas à un bon ami après une...
- Speaker #0
On ne le dira à personne.
- Speaker #1
On ne le dira à personne. Et on le dit à soi. Voilà.
- Speaker #0
Et donc là, on peut travailler le dialogue interne. Et puis, ne serait-ce qu'en identifiant cette façon-là de se parler.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #0
Et en inversant la vapeur, en se parlant bien. et en se parlant à voix haute on peut parfois avoir l'impression que c'est ridicule de se parler à soi-même à voix haute,
- Speaker #1
et bien le cerveau s'entend mieux écoute les pépites, la fameuse boîte à outils, donc là nos auditeurs maintenant, déjà il y a pas mal de choses pas mal de choses mais donc l'idée de la pépite le quick win, c'est vraiment le truc qui dès ce soir peut être mis en place alors vraiment
- Speaker #0
Une pépite qu'on a tous sur soi à tous les instants, c'est vraiment ces respirations. D'accord. Donc, respiration apaisante pour mettre le pédale sur le frein. C'est trois longues expirations, très longues. Et sans chronomètre, sans rien. On est son propre chronomètre.
- Speaker #1
Trois longues, c'est-à-dire ? Parce que trois longues, il faut bien que je respire.
- Speaker #0
On inspire normalement. Une longue expiration.
- Speaker #1
Oui. Ok.
- Speaker #0
Un petit poumon vide, si c'est bien pour soi. On réinspire. Et encore, une longue expiration.
- Speaker #1
Par le nez, par la bouche ?
- Speaker #0
Par le nez, c'est mieux.
- Speaker #1
C'est l'inspiration par le nez et l'expiration par la bouche ? Tout par le nez. D'accord, ok.
- Speaker #0
Mais on fait comme on veut. Mais là,
- Speaker #1
quoi de différent avec la respiration normale ? Parce que la respiration, c'est ça, c'est l'inspiration.
- Speaker #0
Oui, mais une longue expiration. Longue. Ça, trois fois. En fait, qu'est-ce que ça fait ?
- Speaker #1
Ça diminue le niveau d'oxygène dans le sang.
- Speaker #0
Donc, c'est un niveau apaisant. Alors, entraînez-vous. C'est incroyable comme ça marche bien. Et scientifiquement, ça a été prouvé. Trois, c'est suffisant pour avoir un effet vraiment sensible.
- Speaker #1
Donc, videz vos poumons en soufflant longtemps, pendant trois fois. Et ça, ça calme.
- Speaker #0
Donc, on peut le faire dans le métro, quand on est en voiture et qu'il y a des embouteillages, dans toutes les occasions de la vie, ou en réunion. quelqu'un nous pose une question qui nous déstabilise. À l'inverse, si on sent qu'on a besoin de se dynamiser d'énergie, on prend l'ascenseur vers le haut, on va engranger du carburant qui est l'oxygène, donc ça c'est l'inverse. Une grande inspiration, très longue, avec une pause poumon plein et ensuite on expire rapidement. Et ça on le fait trois fois.
- Speaker #1
Et pas à fond peut-être ?
- Speaker #0
ça dépend du niveau d'énergie et d'oxygène on ramène de l'oxygène on inspire avec le nez c'est une question de température si on fait par le nez l'air est chaud donc l'oxygène va plus vite dans le sang Ok, et tout ça c'est logique en fait, si on dit que l'oxygène c'est du carburant, c'est soit l'accélérateur et le frein, c'est exactement ça. Si je mets du carburant ça accélère et par contre si j'en enlève ça freine.
- Speaker #1
Voilà, donc ça c'est vraiment technique de base qui est dans une boîte à outils beaucoup plus vaste. Mais ça chacun peut s'entraîner à chaque instant. Ce qui est formidable c'est que si on s'entraîne consciemment à ces techniques, au bout d'un moment le cerveau l'intègre et vous allez vous surprendre à faire. des respirations apaisantes quand vous en aurez besoin et dynamisantes quand vous en aurez besoin, sans même avoir besoin de le faire volontairement.
- Speaker #0
Et là, c'est parce que j'ai eu sur mon podcast d'autres invités qui ont parlé de la respiration, mais c'est des respirations carrées ou la, comment ça s'appelle le truc cardiaque ? Oui, la cohérence cardiaque. La cohérence cardiaque, etc. Là, ça a l'air beaucoup plus simple ce que tu dis.
- Speaker #1
Alors, donc... Le docteur Edith Perropier, elle était médecin du sport. C'est la première femme médecin du sport. Et médecin militaire. On lui a passé commande de créer cette boîte à outils pour l'armée française. Pour avoir des techniques qui soient simples, courtes. Aucune de ces techniques ne dure plus de 15 minutes. Accessibles à tous, sans matériel. Et donc, alors c'est une dame qui a... qui connaît toutes les techniques et toute la physiologie, les médecins. Et donc, elle a fait vraiment une boîte à outils qui soit le plus efficace et le plus simple. Et comme elle dit elle-même, qu'est-ce qui se passe si on est sur le terrain des opérations et qu'il se passe quelque chose, qu'il y a des vies en jeu, qu'on a besoin de sortir son truc pour faire de la cohérence cardiaque.
- Speaker #0
Ah oui, il faut que ce soit...
- Speaker #1
Voilà. Là, le but, c'est d'être en totale autonomie pour... Ok. pour gérer toutes ces techniques.
- Speaker #0
Donc ça peut-être, on citera dans les bons plans, s'il y a des bouquins, des sites. D'accord, ok. Et donc le long shot, qu'est-ce que tu verrais comme...
- Speaker #1
Alors, le long shot, c'est ce que j'ai un peu dévoilé tout à l'heure sur les techniques de visualisation. Avant de travailler ce long shot, c'est vraiment d'essayer d'être le plus en conscience possible de ce qui se passe dans son corps. On en a parlé tout à l'heure, de toutes ces perceptions sensorielles. qu'on a à chaque instant. On est un corps merveilleux qui a des capteurs merveilleux. Mais toujours pareil, notre centre est plutôt dans notre cerveau. Donc on a un cognitif surdimensionné, ce qui nous coupe de tous les canaux d'information qui viennent par tous les autres canaux sensoriels. Et ça, c'est une boussole qui sert en entreprise de façon très puissante. Et puis l'autre sujet, c'est toujours... Repositionner les objectifs qu'on se fixe, mais ça revient à ta thématique, sur soi-même, sur ce qui dépend de nous. Bien souvent, on se fixe des objectifs où, je vais le dire, on se met une pression incroyable sur des sujets qui ne dépendent pas de nous.
- Speaker #0
Alors, je te propose de passer au bon plan de l'expert. On a beaucoup parlé de la docteure Hélédite. Péro-Pierre il y a des bouquins je le mettrais peut-être dans le descriptif la pépite pour la postérité c'est un peu spécial tu connais le principe tu visualises tu es entouré de tous les tiens ta progéniture, tes petits-enfants tu veux vraiment transmettre une pépite pour qu'ils puissent réussir leur vie après avoir fait Merci. Après avoir regardé ce qui a été la tienne, et tu leur dis ça c'est important, et c'est quoi ce ça ? Tu leur parles de quoi ?
- Speaker #1
Je crois que ce ça, c'est dire que dans toute action humaine, l'effort, l'opiniâtreté, la souffrance dans le travail, c'est pas forcément le meilleur moyen, un, pour se faire plaisir, pour se faire du bien, et qu'on est beaucoup plus... plus engagé, on est beaucoup plus heureux si on travaille à une direction qui fait du sens.
- Speaker #0
Chercher du sens, ce que vous faites pour être heureux, c'est ça ?
- Speaker #1
Voilà, chercher du sens et surtout l'énergie de ce qu'on va y mettre va être bien plus forte.
- Speaker #0
Être aligné sur ses valeurs, c'est ça ?
- Speaker #1
Voilà, parce que je trouve qu'on est aussi dans une société Et... où le travail peut faire très mal.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Et je trouve que...
- Speaker #0
Alors qu'au contraire, ça devrait faire du bien.
- Speaker #1
Alors que ça devrait faire du bien.
- Speaker #0
Il n'y a qu'à voir les gens qui n'ont pas de travail et qui aimeraient en avoir.
- Speaker #1
Et je trouve que pour les jeunes générations, bien réfléchir à ça, à cette direction, alors que quand on est plus jeune, on ne sait pas trop. Mais qu'est-ce qui les met en énergie, on le dit comme ça. C'est bien plus important que tout le reste.
- Speaker #0
Ok, merci. Une petite recommandation peut-être pour quelqu'un qui pourrait venir sur mon podcast, maintenant que tu le connais de l'intérieur.
- Speaker #1
Alors, l'aspect philosophique me paraît intéressant. Il est très complémentaire. J'ai un peu envie de dire, c'est intéressant de pouvoir s'appuyer sur tous les vieux sages qui ont réfléchi aux problématiques.
- Speaker #0
C'est vrai qu'on en parle peu en entreprise, la philo.
- Speaker #1
On en parle peu. Donc, Camille Prost. amène des bulles philosophiques en entreprise, il y a plusieurs activités, celle-là, et je trouve quelque chose qui met en lien les gens, qui leur permet d'échanger sur des thématiques très profondes, et d'ailleurs aussi sur des thématiques par exemple du temps, ou de l'altérité. Donc c'est quoi,
- Speaker #0
si j'amène un contenu et ensuite les gens réfléchissent autour de ce contenu, c'est vraiment que je donne et puis...
- Speaker #1
Non, c'est vraiment intéressant. C'est vraiment une bulle où on se retrouve par rapport à une thématique. Camille apporte le regard de la philosophie, donc elle a la sélectionnée. Ce que je trouve très joli, c'est qu'elle fait lire des textes de philosophie à des participants qui ont été volontaires. Et ensuite, elle l'éclaire et on en discute.
- Speaker #0
Ok, bon, à voir, très bien. Écoute, merci beaucoup. et moi j'ai passé un très bon moment puis c'est vrai que c'est... Comme je l'ai dit, c'est un sujet qui m'intéressait beaucoup parce que j'en ai plus que dans ma vie précédente du track. Et je fais déjà quelques petites choses que tu recommandes. Moi, je suis un fou de la répétition parce que justement, intuitivement, je me disais plus je puce, c'est automatique, moins j'aurai la trouille sur scène. Mais ceci dit, je n'ai pas réussi à l'éliminer. et donc j'ai compris qu'on ne pourra pas forcément l'aimer et qu'il faut au contraire m'en servir pour... pour transmettre cette énergie sur scène. Et le fait que ça soit contagieux, c'est important d'amener de l'énergie positive. Merci beaucoup encore une fois. J'espère que nos auditeurs ont plein d'outils super à tester dès la fin de cet épisode. Merci beaucoup encore. On m'a accueilli chez toi, donc merci de m'avoir donné la bienvenue dans ton lieu. Je te dis à très bientôt, à tous nos auditeurs. Au revoir.
- Speaker #1
Au revoir.
- Speaker #0
Voilà, j'espère que cet épisode vous a plu et vous aura permis de garnir encore un peu plus votre boîte à outils qui vous aidera à devenir progressivement une meilleure version de vous-même. Si vous suivez et aimez ce podcast, alors soyez généreux et partagez-le avec vos proches, vos collègues et vos équipes pour qu'eux aussi puissent profiter de ces pépites d'experts. Un autre moyen pour en faire profiter le plus grand nombre est de le faire augmenter en visibilité en le faisant remonter dans les classements. Pour faire ça, c'est très simple. Mettez simplement 5 étoiles et un commentaire qui donnera envie à d'autres de nous écouter. Enfin, je vous rappelle que vous pouvez aussi vous abonner à ma newsletter dont j'ai mis le lien dans le descriptif. Grâce à ça, vous serez avertis avant tout le monde de la sortie d'un nouvel épisode et vous pourrez aussi bénéficier d'infos introuvables ailleurs. Alors maintenant, à vous de jouer !