Speaker #0Bienvenue sur Feedback, le podcast autour du management et du leadership. Je suis Élodie, manager depuis 14 ans, et ma mission, c'est d'aider les salariés et entrepreneurs à prendre confiance en elles pour manager sereinement leur équipe. Alors si toi aussi tu es convaincu qu'on peut avoir un management bienveillant et un leadership affirmé sans écraser les autres, abonne-toi ! Tu trouveras ici tous mes conseils et retours d'expérience pour t'aider à devenir une des leaders de demain. Je te souhaite une agréable écoute. Alors, alors, peut-être que ce titre t'a un petit peu évoqué la curiosité, que tu te demandes bien ce que c'est que la pré-crastination. On va voir ça ensemble parce que je suis sûre que ça va te parler. Et c'est pour ça que je voulais faire un épisode de feedback dessus. Je vais te décrire une scène et peut-être que c'est certains matins que tu vis. Il est 9h02, peut-être que tu es déjà en train d'écouter ce podcast à cette heure-là. Tu ouvres ton ordinateur et vraiment ce matin tu es motivé. Tu veux vraiment préparer ton plan d'équipe pour le dernier trimestre de cette année. 9h04, tu réponds à un mail de trois lignes. 9h11, tu te mets à valider deux notes de frais. 9h26, tu relis le compte-rendu de quelqu'un d'autre. 10h15, on va aller voir un petit peu ce qui se passe sur Teams, et tu réponds à une question qui n'était même pas urgente d'ailleurs. Et qu'est-ce qu'il se passe ? À 11h40, tu n'as toujours pas commencé ton plan d'équipe. Et le pire, en fait, c'est que tu n'as même pas traîné assez. Tu as bossé, tu n'es pas allé voir ta collègue, tu n'es pas allé boire trois cafés, tu as travaillé, tu n'as pas levé ta tête pendant plus de deux heures et demie, mais tu n'as pas avancé sur ce que tu avais prévu à la base. Et donc, c'est ça, la pré-crastination. On pratique ça toutes les semaines, mais on ne lui donne pas forcément un nom. Et tu vas voir que... ça bloque un petit peu quand même ton efficacité au quotidien en tant que manager. Si au moment où tu m'écoutes, on est avant le 18 septembre 2026, sache que tu peux encore t'inscrire aux deux dates live que je donne en cette rentrée. On va voir ensemble comment est-ce que tu peux sortir la tête de l'eau, arrêter d'être le goulot d'étranglement, arrêter d'être en mode pompier pour cette fin d'année 2026, pour les 100 derniers jours de 2026. C'est le titre de ce live. Les deux dates sont le vendredi 18 septembre à 12h15 et le mardi 22 septembre à 20h. Tu peux retrouver le lien directement dans la description de cet épisode ou alors te rendre directement sur manager-360.fr slash masterclass et on va passer comme d'habitude une heure ensemble où je vais te donner un max de tips pour que tes 100 derniers jours de 2026 ne ressemblent pas aux 100 premiers, c'est-à-dire que tu atteignes réellement tes objectifs sur lesquels tu es attendu par ta direction. Maintenant que je t'ai dit ça, on va revenir un petit peu dans le détail de cet épisode. Et donc, on va parler de pré-crastination. Et forcément, tu vas voir que c'est un petit peu en lien aussi avec les 100 derniers jours, parce que si tu arrives à comprendre les mécanismes qu'il y a derrière la pré-crastination, ça va te permettre de gagner en efficacité et donc d'atteindre, là encore, tes objectifs de manager. Donc, la pré-crastination, c'est quoi ? C'est le fait de se dépêcher de boucler une petite chose, même quand ça te fait prendre du retard sur quelque chose qui est beaucoup plus important. Pourquoi est-ce qu'on fait ça ? Tout simplement parce qu'il y a un effet qui s'appelle l'effet Zegarnik. C'est que quand on a une tâche qui n'est pas terminée, ça reste dans notre tête, dans notre cerveau, et ça consomme de la charge mentale et de l'énergie. Et le fait de terminer une petite tâche, ça nous permet de libérer cette place. Donc quand tu valides ta note de frais à 9h11, il se passe quelque chose dans ton cerveau, c'est que tu as un petit shot de dopamine. Et ça... Un petit soulagement qui arrive et ça, on adore. Notre cerveau, il adore parce que c'est un truc de moins qui tombe dans notre tête. Mais, et c'est là où ça devient embêtant, le problème, c'est que ton cerveau, lui, il veut juste terminer des choses. Il veut juste compter le nombre de choses terminées et il s'en fout, en fait, de la valeur de ce que tu fais. Si c'est important, pas important, urgent, pas urgent, il s'en fout. Lui, il veut juste terminer des choses. Donc, valider une note de frais ou construire... Pour terminer le plan de montée en compétence de ton équipe, pour lui, c'est exactement la même chose. Ça se vaut, en fait. Sauf que le premier, tu vas le boucler en 30 secondes, et le second, il va falloir que tu bosses 3 heures dessus. Donc forcément, comme notre cerveau est un flemmard, qu'est-ce qu'il va choisir tous les matins ? Les petites satisfactions rapides. Donc, maintenant que je t'ai expliqué un petit peu ce que c'était la pré-crastination, j'avais besoin quand même d'expliquer ce que c'était, j'ai envie de te donner les 4 signes qui montrent que tu es en plein. dans de la précastination à certains moments. T'inquiète pas, si jamais tu te retrouves à cocher les quatre signes, il n'y a rien de grave, on peut contourner ça. C'est justement ce que je vais t'expliquer lors de mon live. Et sache que moi, en tout cas, ça m'arrive de cocher les quatre en même temps. Premier signe que tu es dans de la pré-crastination, c'est quoi ? C'est que tu ouvres ta boîte mail ou ton Teams ou ton Slack ou ton WhatsApp, peu importe, en premier. Avant même d'avoir décidé de ce que tu allais faire dans ta journée. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que tu vas commencer ta journée... par les priorités des autres. Et tu te fais passer en dernier. Ça, c'est un des premiers signes de pré-crastination. Le deuxième, c'est quand tu es méga fier de répondre dans la minute à quelqu'un. Et même quand tu entends d'autres personnes te dire « Ah ouais, non, mais avec Jessica, c'est trop bien parce qu'elle répond toujours super vite, elle est ultra réactive. » Là, mais t'es trop contenté. Ça te fait super plaisir. Ça encore, c'est la pré-crastination. Troisième exemple. mon troisième signe, c'est quand tu te dis que tu vas faire la petite tâche tant que tu y penses. Tu es en plein milieu de ta tâche stratégique. Et d'un coup, tu as une idée qui traverse ton cerveau. Et tu te dis, non mais c'est bon, je vais le faire, ça ne prend que deux minutes là. Il faut que je le fasse tant que c'est dans mon cerveau, il faut que je le fasse maintenant. Le problème, c'est que tu crois que ça va prendre deux minutes et ça ne prend jamais deux minutes. Et le problème qu'il y a avec ça, c'est qu'à chaque interruption, notre cerveau met... plus de 20 minutes à se remettre en mode concentration. Donc, quand tu quittes une tâche stratégique pour faire juste une petite tâche qui prend 3 secondes, tu sors de ta concentration et il te faut bien plus de 20 minutes pour revenir en mode concentré. Et enfin, le quatrième signe, c'est que tu finis ta journée avec plein de choses cochées dans ta to-do list. Et tu as quand même l'impression de ne pas avoir avancé dans ta journée. Et c'est normal. Et ça, c'est le signe le plus fiable des quatre. C'est que tu peux avoir une journée... pleine de choses réalisées, mais tu as quand même un sentiment de vide en toi. Et je sais quand on est manager qu'on ressent beaucoup ça. Moi, j'étais à fond dedans. Et je sais, ça fait quand même maintenant pas mal d'années que j'accompagne des managers, que j'organise des lives, etc. C'est ce que j'entends à chaque fois. J'ai l'impression d'avoir couru de partout, mais de n'avoir rien fait. Je me demande même quand je rentre chez moi le soir, qu'est-ce que j'ai fait de ma journée ? Mais ça, c'est pareil. C'est le signe que tu pré-crastines. Alors pourquoi c'est Pire encore quand on est manager, parce que, à la limite, quand on est opérationnel, quand on est dans un rôle d'expertise, ce n'est pas cool, ce n'est pas bien de précastiner, mais c'est encore pire quand on est manager. Pourquoi ? Parce que tu as une équipe. Et le problème, c'est que toutes les tâches qui concernent ton vrai métier de manager, elles n'ont pas vraiment de délai à tenir. Tu peux t'y mettre un petit peu quand tu veux. Et c'est pour ça d'ailleurs qu'on les fait passer en dernier. Si je te donne l'exemple, par exemple, d'un entretien individuel à préparer, il faut que tu réfléchisses pour chaque personne à cet entretien-là. Tu dois regarder si cette personne est en train de décrocher. Tu dois définir son plan de montée en compétences, etc. Et tu n'as pas de date limite, à la limite celui de l'entretien annuel. Pareil, un de tes rôles de manager, c'est d'anticiper un petit peu les tensions ou les conflits qui peuvent arriver. Tu dois aussi construire des plans pour ton équipe, pour atteindre les objectifs, etc. Et ça, en fait, ça n'a pas d'échéance, ça n'a pas de limite, ça n'a pas de deadline réel. Et donc, en fait, ils n'ont pas de place, en attendant pas du temps. Ils ne vont jamais apparaître en mode urgent dans ta boîte mail et même ta direction ne va pas venir te relancer dessus. En fait, ce ne sont pas des tâches palpables. Et c'est ça, en fait, qui fait que tu peux les laisser glisser au fil du temps. Et donc, se retrouvent à... perdre systématiquement le match contre une note de frais, contre un mail à répondre, etc. Et le problème, en fait, c'est que tu vois même pas cette balance qui est faite parce que ton cerveau fait le choix avant toi et que tu veux être de toute façon la personne la plus réactive de ton équipe. Et le problème, c'est que ton équipe, elle le voit, elle le sait et elle apprend très vite par rapport à ça. Et donc, si elle te voit répondre en trois minutes sur toutes les sollicitations qu'elle te fait, on va te solliciter. non-stop pour tout et pour rien. Et par le fait que c'est toi qui donnes une mauvaise habitude à ton équipe, et ce qui aurait pu être réglé sans toi, désormais ça passe obligatoirement par toi. Si t'as écouté mes épisodes précédents, je t'ai montré à chaque fois que tu faisais à la place de ton équipe, pourquoi ton équipe ne s'impliquait pas, etc. Je t'ai donné la métaphore du singe qui vient sur ton épaule à la place de celle des autres. Et à chaque fois, c'est quoi le message que je te donne ? C'est que tout passe par toi. et que tu deviens le boulot d'étranglement de ton équipe. Et ça, à cause de quoi ? À cause de ton cerveau, qui confond une journée remplie et une journée utile. Et c'est pour ça notamment que quand t'arrives à ton entretien annuel de fin d'année, quand toi N plus 1 te demande que t'as accompli cette année 2026, tu galères à lui répondre, alors que t'as pas arrêté une seconde. Pour toi, t'as couru de partout, t'as fait des choses, t'as fait des centaines de choses, mais t'es incapable d'en nommer trois. Donc maintenant que je t'ai dit ça, qu'est-ce qu'on fait de ça ? Tu vas voir, c'est un épisode quand même qui est assez court aujourd'hui. À chaque fois que tu te vois faire une petite tâche, Pose-toi juste une question et à prendre trois secondes. Est-ce que je fais cette tâche parce qu'elle est urgente ou est-ce que je la fais parce que ça me soulage un petit peu ? C'est un peu un réflexe, c'est en mode impulsif presque. Donc si c'est le deuxième choix, hop, on rétropédale et on essaye de faire autre chose et de te focaliser sur tes tâches stratégiques. Petite astuce aussi. Quand tu as ta tâche qui arrive pendant que tu es en tâche de fond, qui te dit, allez, je vais le faire pendant que j'y pense, dès que tu as ça qui arrive dans ton cerveau, tu te réserves, soit dans ton carnet, soit dans ton agenda, soit dans ton notion, soit sur un post-it, sur ton ordi, ce que tu veux, tu te fais une liste des choses pendant que j'y pense, et tu vas noter dedans au lieu de les faire. Et tu les traites tout d'un coup, en fin de journée, peu importe, c'est toi qui décides le créneau en fin de semaine, mais ça, c'est redoutablement efficace. Moi, c'est ce que j'ai mis en place et qui m'a évité la précastination, parce que ça va décaler ce réflexe. Et tu vas pouvoir... traiter tout ça en une seule et même fois. Et tu vas surtout rassurer ton cerveau parce que lui, il adore quand il termine les tâches, mais surtout, il veut pas oublier les choses. Il veut pas que les choses se perdent quelque part, donc le fait de le noter, ça va le rassurer. Et tu vas voir, si t'essayes juste ça pendant trois jours ou une semaine, le nombre de choses qui arrivent sur cette feuille, tu vas voir, c'est quand même assez fou. Et donc, ça va t'aider à lutter contre la pré-crastination. Voilà en tout cas ce que je voulais te dire sur ce sujet. Là, je t'ai fait prendre conscience de la pré-crastination, mais en fait, ça vient s'insérer dans un mode de fonctionnement plus global quand on est manager, de vieux réflexes qu'on a, de choses dont on ne s'en rend même pas compte et qui bloquent notre efficacité et qui nous bloquent aussi dans notre posture de manager. C'est souvent ça qui fait qu'on reste manager exécutante, manager opérationnel et qu'on a du mal à prendre du recul sur notre rôle, sur notre métier, sur notre équipe, sur nos tâches stratégiques. Donc tout ça, on va en parler. en détail dans mon live. Je te le rappelle, il a lieu ce vendredi 18 septembre à 12h15 ou mardi 22 septembre à 20h. Et on va voir comment est-ce que tu peux sortir de l'opérationnel et remplir pour de vrai ton rôle de manager d'ici la fin d'année. Tu as le lien pour réserver ta place directement dans la description. Je serais ravie en tout cas de te retrouver là-bas. À chaque fois, il y a une ambiance de feu et on repart avec des surprises, des cadeaux, mais surtout un plan d'action détaillé et concret. J'espère en tout cas que cette prise de conscience t'a aidé et j'espère te retrouver en live. Et d'ici là, je te souhaite une bonne fin de journée, une bonne fin de semaine, peu importe quand est-ce que tu m'écoutes. Et on se retrouve très bientôt pour un nouvel épisode, c'est-à-dire la semaine prochaine comme d'habitude. Je te remercie d'avoir écouté cet épisode jusqu'au bout. Si tu l'as apprécié, je t'invite à t'abonner sur ta plateforme préférée et à me laisser un commentaire 5 étoiles. On se retrouve au prochain épisode pour parler management et leadership.