- Speaker #0
Bonjour à tous, dans cet épisode, nous allons explorer comment écouter ce que l'on ressent avant ce que l'on sait peut être moteur de performance et ancrer notre force de conviction. Avec cette question au cœur de cet échange, et si en tant que leader, aider les autres à trouver leur place était d'une manière trouver la sienne. Bonjour Fanny. Bonjour Tiffany. Je suis absolument ravie de te recevoir derrière le micro de Feel & Need. Alors Fanny, tu as été... ex-directrice communication pour un groupe du CAC 40. Tu es fondatrice de Take Your Place. Est-ce que tu peux nous présenter ton parcours et nous dire finalement pourquoi tu es là aujourd'hui ?
- Speaker #1
Merci Tiffany déjà pour l'invitation parce qu'on a plutôt l'habitude de parler performance, résultats et pas forcément d'expliquer ce qui nous met en mouvement et ce qui guide vraiment nos actions. C'est un plaisir de partager ce moment avec toi et les auditeurs.
- Speaker #0
C'est un plaisir de partager.
- Speaker #1
Alors côté parcours, j'ai toujours baigné dans la communication. J'ai fait une école de communication. J'ai ensuite commencé en agence de communication à faire mes premières armes. Et j'ai ensuite rejoint le groupe Renault. Et là, je m'occupais de tous les événements presse. Et j'ai ensuite rejoint leur département presse sur Londres, où là, vraiment un marqueur dans ma vie pro et perso. Je retourne en France. Et là, j'intègre le groupe Société Générale et pas n'importe comment parce qu'en pleine crise des subprimes et de l'affaire Kerviel. Donc, je vis deux ans de communication crise et donc... un autre point fort de ma carrière. Et ensuite, j'occupe trois autres postes au sein de Société Générale. Donc, un autre poste de responsable campus manager et responsable marque employeur, où là, les directeurs, mes clients internes sont des directeurs du recrutement. Je sillonne la France, j'adore.
- Speaker #0
C'est bien.
- Speaker #1
Et ensuite, j'occupe le poste de responsable communication. pour la filière IT du groupe, pour accompagner tout le virage numérique, de gros enjeux internes comme externes, et jusqu'au poste de directrice de communication des fonctions transverses du groupe. Et donc, ça comprend les achats, l'immobilier, l'IT, l'innovation, pour justement faire comprendre au business que sans les fonctions transverses, eh bien, on va droit dans le mur.
- Speaker #0
Tu deviens directrice communication. J'ai la fin de ton parcours Société Générale, parce qu'on va le découvrir, il y a une suite à ça. Là, comme ça, je me dis, arriver en plein milieu de la crise des subprimes, en tant que communicante, ça doit être quand même, en termes d'apprentissage, quelque chose d'assez de dingue et de formateur. Et puis, devenir membre de comité de direction. Comment tu as vécu ce parcours, finalement ? Tu fais face à de la gestion de crise quand même pendant deux ans et puis devenir membre du comité de direction dans un enjeu de transformation, de changement, de pivot numérique.
- Speaker #1
Effectivement, alors j'ai de suite compris qu'en intégrant un COMEX, si je restais avec ma posture d'exécution, je n'allais pas en fait exister. Donc je me suis dit qu'il fallait que je change ma posture et... parler, impact, enjeux business. Et j'ai très vite compris qu'il fallait changer certains codes et surtout ne pas avancer avec ma casquette d'experte en communication. Parce que bon, déjà, la communication dans l'inconscient collectif, on range plutôt la com dans la case exécution. Donc je me suis dit qu'il fallait justement... transposer, décrypter et comprendre leur langage pour qu'ils comprennent ce que la communication pouvait réellement leur apporter. Donc, première phase d'analyse, je me suis dit que ce n'est pas en mettant en avant le faire que j'allais faire la différence, justement. mais que c'était en lisant le réel, en détectant les signaux faibles, en comprenant ce qui se cachait derrière certaines situations vécues, en comprenant les jeux politiques, que réellement j'allais prendre ma place et exister au sein d'un comité exécutif. Et puis, laisser s'affirmer sa patte, faire en sorte d'imposer son style. tout en comprenant justement leur langage et leur code.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui fait qu'au moment où tu intègres ce comité exécutif, tu dis... prend, là si ça continue comme ça, ça ne va pas le faire. Je vais droit dans le mur. Je ne vais pas pouvoir exécuter, délivrer mon métier comme je le pense, comme étant une fonction qui est un véritable business partner.
- Speaker #1
Je comprends parce que les demandes générées sont plus orientées justement livrables, exécutions. Et je vois qu'il y a une réelle méconnaissance de notre expertise et de notre rôle stratégique. Et donc, là, je me dis, OK, il va falloir que tu remettes en question tout ce que tu as appris, que tu mettes ton nez dans les chiffres, dans les plans stratégiques. Moi, pure littéraire, franchement, je me suis dit où je vais ? Mais j'étais en fait animée par une boussole intérieure, une espèce de force qui me faisait avancer. Et donc, je n'avançais pas forcément avec un... une logique, mais je me dis il faut en fait que t'as creusé certains détails pour vraiment affirmer ta position et puis ton expertise.
- Speaker #0
Et cette conviction elle va venir au moment où tu dis si je veux pouvoir exécuter mon métier et avoir une vraie place au sein du comité exécutif, il va falloir que je revois et mettre de côté tout ce que j'ai appris, tout ce qu'on m'a appris. Ton équipe à ce moment-là, Elle le vit comment ?
- Speaker #1
En fait, j'ai aussi compris que si je devais embarquer un comité exécutif, il fallait que j'embarque aussi une équipe. Donc, c'était en fait un ingrédient qui était indiscutable. C'est-à-dire qu'il fallait collectivement qu'on se mette en ordre de marche et que l'équipe comprenne la vision que j'avais et le pourquoi on devait se positionner. non plus comme fonction support, mais bien comme fonction stratégique pour justement pouvoir répondre intelligemment aux demandes et avoir l'impact recherché. Donc sans l'équipe, c'est de toute façon un échec d'office. Donc je savais très bien que pour embarquer le COMEX, il fallait déjà que j'embarque l'équipe. Et puis de toute façon, sinon je n'aurais pas été alignée. Donc j'avais besoin d'embarquer déjà l'équipe, mettre en place certains leviers d'action pour ensuite... poser notre patte et faire en sorte qu'on soit entendus, en fait, et qu'on arrive à convaincre le comité de direction.
- Speaker #0
Et donc de cette boussole intérieure, tu vas mettre en action un certain nombre de choses, j'imagine avec ton équipe. Qu'est-ce que vous allez mettre en place à ce moment-là ?
- Speaker #1
Eh bien, on va déjà gommer tout ce qui est jargon de communication. On va beaucoup plus décrypter les enjeux business. On va regarder les bilans financiers. On va vraiment mettre notre nez dans leur écosystème et poser notre offre de service. travailler beaucoup plus du coup, muscler notre stratégie pour faire en sorte qu'on ait en fait les fondations de l'équipe, de notre service pour qu'ensuite on soit perçu à notre juste valeur. Mais c'est vrai qu'une équipe de com' n'avait pas forcément d'offre de service. On n'activait pas, on a activé autre chose et des choses qu'on ne nous apprend pas forcément à l'école ou dans d'autres équipes de communication. pour vraiment s'adapter à... au langage des interlocuteurs qu'on avait en face de nous.
- Speaker #0
Comme tu le dis, ce côté business partner, ce n'est pas quelque chose qu'on apprend en école de communication. On nous apprend plutôt à délivrer des plans de communication stratégiques, arriver presque en bout de chaîne. En expérimentant le métier, on se rend compte qu'en arrivant en bout de chaîne, ce n'est pas négatif, mais en tout cas, ça peut coûter plus cher dans la qualité d'exécution et la proposition de service d'un service communication. Toi, comment tu as vu, en mettant de côté finalement tout ce qu'on t'avait appris et ce que tu as mis en place avec ton équipe, comment tu as pu percevoir l'impact que ça avait vis-à-vis des autres directions ? Une écoute beaucoup plus active,
- Speaker #1
la qualité des demandes en fait. qui arrivaient, on nous sollicitait beaucoup plus en amont, on nous intégrait, on nous demandait notre avis, on écoutait quand on mettait en avant des risques potentiels. Donc une écoute beaucoup plus active, des feedbacks positifs, on a remonté dans la chaîne de décision et de valeur. Et donc tous ces impacts ne sont pas arrivés en même temps d'un seul coup. progressivement, mais on a vu des leviers assez rapides, en tout cas, se mettre en place, une transformation opérée et ne serait-ce qu'une attitude aussi et des regards en comité de direction, une complicité et ça, ça n'a pas pris.
- Speaker #0
Au moment où tu vis ce moment pivot et où tu mets de côté à la fois ce qu'on t'a appris en école supérieure, mais aussi ce que tu as pu expérimenter sur tes premières années d'expérience professionnelle. Est-ce qu'il y a un élément déclencheur, quelque chose qui va se passer et qui va te dire, mais en fait, ce n'est pas ma place, elle n'est pas comme ça ma place. Je peux l'apprendre autrement. Est-ce qu'il se passe quelque chose ?
- Speaker #1
Alors, il n'y a pas d'élément déclencheur en tant que tel, mais plutôt une répétition d'éléments. C'est-à-dire... Quand je suis sollicité sur des livrables ou pour des points logistiques en comex, quand mon équipe est sollicitée, pas sur les bonnes demandes, quand on répète à chaque demande, mais pourquoi le besoin, alors qu'on arrive avec un livrable, quand on est sollicité en bout de chaîne et trop tard. Donc, ce sont plutôt... les répétitions qui me font me dire ok, là on n'est pas perçu au bon endroit en fait. Donc c'est à partir de là, avec mes convictions sur le fait que la communication peut faire bouger les lignes, qu'on a commencé à mettre en place des choses.
- Speaker #0
Est-ce que ce que ça vient chercher chez toi, est-ce qu'il va finalement être une première étape ? une première pierre vers une destination, une stratégie et des actions que tu vas mettre en place. Est-ce que tu as conscience que tu suis une petite boussole intérieure sans encore la nommer ? Est-ce que tu t'en rends compte à ce moment-là ou est-ce que tu es en pilote automatique ? Alors,
- Speaker #1
je suis plutôt en pilote automatique. Cependant, je sens que je suis un mouvement qui est autre que de la logique. C'est-à-dire que je sens que je suis poussée par un élan. je vois en fait où j'ai envie d'aller donc la vision elle est claire je vois la transformation que je veux opérer j'ai pas forcément de plan je ne connais pas encore 100% leur code mais je pars de ce constat il faut du coup effectivement pour changer la donne et que c'est autre chose que de la pure logique. Je sens effectivement qu'il y a une boussole et une petite voix qui me dit d'avancer autrement, mais je ne pose pas encore de mots dessus et je ne me dis pas que j'avance avec intuition encore. Mais je sens que c'est plus que de la logique.
- Speaker #0
Tu sens que c'est plus que de la logique et dans la suite de ton parcours, tu vas être... amené, je crois, à être reconfronté, en tout cas en conscience, à la question de l'alignement, de comment je prends ma place. Est-ce que tu peux nous raconter ce tournant de ton poste de directrice communication au sein d'un comité exécutif et qu'est-ce qui se passe par la suite ?
- Speaker #1
Effectivement, je débarque dans le sud de la France parce que mon mari est muté. Et donc là, je quittais mon poste de dire-com avec beaucoup de nostalgie et je me lance dans l'entrepreneuriat sans forcément de plan. Et donc, je me dis que par facilité, je vais occuper un poste de dire-com externalisé. Et donc, j'enchaîne l'émission de dire-com externalisé. Passe bien, je gagne plutôt bien ma vie, je trouve des missions assez rapidement. Et en fait, j'ai transposé un rôle, une expertise, mais sur un marché complètement différent. Et je sens que ce que j'ai envie de faire, en fait, je sens un décalage entre ce que j'ai envie de faire et les besoins clients. Et là, je ne me sens plus du tout alignée, en fait.
- Speaker #0
Qu'est-ce qui explique ce décalage ? Parce que finalement, tu fais le métier que tu as toujours fait, que tu sais faire. et tu le transposes. Et là, il y a un truc qui ne fonctionne pas. Pourquoi tu penses que quand tu changes de région, ça ne fonctionne pas à ce moment-là ?
- Speaker #1
Eh bien, je pense que mon cœur, mes tripes et ma tête n'étaient plus alignées parce que je pensais tout simplement faire un copier-coller d'un poste, en fait, d'un statut, d'une ambiance, d'un écosystème. Et en fait, non, je ne retrouve pas... ni l'ambiance justement que j'ai pu connaître au sein de mon ex-comex, ni l'ambiance avec mon équipe. Je ne retrouve pas en fait mes marques, mes codes. Donc oui, l'émission se passe très bien, j'ai des feedbacks ultra positifs, mais je ne vibre pas en fait. Je me rends compte que je n'ai rien inventé et que j'ai besoin en fait de trouver une autre vibration. Et que je ne m'y retrouve pas en fait. Je ne suis plus alignée.
- Speaker #0
Et tu te rends compte qu'on peut faire quelque chose qu'on sait faire à un endroit, mais en fonction de l'endroit où on le fait, ça ne peut plus du tout coller.
- Speaker #1
Là, j'ai vraiment vu la distinction entre je fais mon métier et je suis à ma place en fait. Et donc là, j'ai essayé de faire mon métier autrement, au national. en enchaînant des missions, mais ce n'était pas ce qui me faisait réellement vibrer et triper, en fait.
- Speaker #0
Ça doit être quand même assez perturbant et déstabilisant quand tu as fait toute ta carrière en tant que communicante, que tu es directrice communication, que ce soit internalisé, externalisé, te retrouver dans une nouvelle région où tu pars un petit peu de zéro et te dire, mais en fait, il y a un truc qui ne colle plus là. Comment tu trouves la réponse ?
- Speaker #1
Franchement, ce n'est pas du tout confortable. tu te dis mais qu'est-ce qui cloche en fait ? Je fais le métier que j'ai toujours fait, mais comme c'est dans un autre environnement en fait, tu n'es plus à ta place. Et je me souviens, il y a un effet déclencheur. C'est un mercredi à 10h sur LinkedIn et là, il y a un post de Frédéric Fougera qui me réveille et qui me fait me dire mais oui, la communication clairement n'est pas à sa place. Il faut repenser en fait tout ça. J'ai mis en place des choses quand j'étais dire comme. exprime du coup ce que tu penses et donc je rédige mon premier post sur LinkedIn et là ça réveille certains dire comme aussi et donc là je suis je mets mon mental de côté et je redécore mon salon de post-it je collecte toutes les idées qui me viennent en tête en me disant mais comment on peut repenser en fait la place de la communication mais complètement de côté ton mental là c'est un flot qui m'envahit, je redécore mon Merci. Mon salon, je revois encore ma table recouverte de post-it. Et c'est vrai que là, à ce moment-là, je n'ai pas de plan, je n'ai pas de filet décisionnel. Et en fait, je suis guidée par un élan. Je ne sais pas encore que je suis en train de créer Take Your Place. Et en fait, je dis souvent, Take Your Place est né d'un élan et pas d'un plan. Parce que du coup, c'est vraiment cette impulsion. D'abord,
- Speaker #0
ce n'est d'un élan et pas d'un plan.
- Speaker #1
Oui, c'est cette impulsion. Donc, c'est un peu ce qui me réveille. Je me dis, OK, l'algo ne va pas être d'accord, mais je redis ce que j'ai sur les tripes. Et là...
- Speaker #0
Pourquoi l'alcool ne va pas être d'accord ? Tu le penses à quelle heure ?
- Speaker #1
Mercredi à 10h du mat, tu sais, je me suis dit, pas vraiment de réseau encore sur cette plateforme. Et ça réveille de suite des dires. Mais je me dis, oui, il y a un truc à faire. Il y a un truc à craquer. Donc, craque-le. Enchaîne les post-it. Et c'est à partir de là que, effectivement, Take Your Place naît. Ouuuuh ! Et la suite, en fait, est toujours déstabilisante parce que moi, je suis convaincue que je suis en train d'inventer la suite. Autour de moi, mon entourage proche me dit mais en fait, t'es folle. Pourquoi tu continues pas tes missions de dire comme externalisées en fait ? T'as toujours été dire comme pourquoi tu ferais un switch comme ça d'un seul coup ? Tu seras jamais rentable. Un programme de mentoring, mais ça n'existe pas. Donc, pourquoi créer un premier programme de mentoring ? Les dire-com n'ont pas forcément besoin de mentoring. Et alors là, je pense que ça a été comme un ex.
- Speaker #0
C'est hyper dur. Parce que quand tu lances quelque chose, il y a des gens qui peuvent y croire, d'autres qui disent, mais c'est n'importe quoi. Mais en fait, quel intérêt ? Mais c'est quoi ta valeur ajoutée ? Qu'est-ce que tu apportes ? C'est dur parfois de rester aligné quand on a cette espèce de brouhaha autour de soi qui est, mais ton idée, elle ne marchera jamais.
- Speaker #1
C'est difficile parce que déjà... t'es parachutée dans un endroit où t'as pas forcément tes repères, tu quittes un poste de dire comme avec un statut, une équipe, des missions vraiment qui te stimulent.
- Speaker #0
Et dans lequel t'étais épanouie.
- Speaker #1
Et dans lequel j'étais épanouie. Et je sens que ça ne va plus, que je ne suis plus à ma place. J'ai une vibration. Je pose quelques mots et là, on me renvoie un écho en me disant mais en fait, stop, pourquoi tu fais ça ? Et en fait, c'est plutôt transformé en électrochoc parce que c'est à ce moment-là que je me suis dit, ok, tu n'as pas de plan, tu n'as jamais été entrepreneur, tu n'as aucun rôle. modèle autour de toi. C'est-à-dire que je ne connaissais aucun entrepreneur, mais je sentais qu'en fait, j'étais stimulée par une réelle conviction et que j'étais dans le juste, en fait, que j'étais dans le juste.
- Speaker #0
Et qu'est-ce que tu vas... Comment tu vas rendre, comment je dirais, c'est-à-dire que tu as cette voix intérieure, cette conviction, ça va être le point de départ. Comment tu vas transformer ça par la suite ? Comment tu passes de cette idée, de ce truc-là qui te prend aux tripes à je vais donner vie à ce qui m'anime.
- Speaker #1
Alors là, déjà, je me dis qu'il y a autre chose. Et je pose déjà l'intuition quand même. Je me dis là, c'est la première fois que je prends conscience que je suis animée et en fait, depuis le départ, et même quand je suis dire comme aux salariés, qu'il y a en fait autre chose qui me pousse à agir. et Et c'est dans l'inconfort justement de créer un business model qui n'existe pas et plus risqué sans filet de sécurité que je me dis ok, t'es tellement animé qu'il y a quelque chose qui se passe et qui est différent. Donc là je pose déjà l'intuition, en tout cas je me dis qu'il y a vraiment une vibration intérieure. Et donc, après avoir posé l'intuition... Et c'est comme ça que je fonctionne maintenant en fait. Je sais maintenant poser les mots. C'est intuition et stratégie. C'est-à-dire qu'une fois que j'ai donné l'élan, que l'intuition m'a permis du coup de donner l'élan, que je vais structurer, que je vais poser du coup la stratégie. Donc je sais que l'intuition me donne la direction, que la stratégie me donne le plan. Et ensuite, mais je vais aimer trois fois plus vite. Parce que, donc, comment, ce qui s'est passé, je repars de ce poste LinkedIn, je contacte du coup la cinquantaine, il y avait une cinquantaine de dire-coms qui avaient réagi. Et donc, je rentre en contact avec eux. Et je suis convaincue que si ce n'était pas l'intuition-là et cette force qui ne m'avait pas propulsée, je n'aurais pas, en fait, décroché mon téléphone aussi facilement, envoyé X messages. parce que je ne me posais pas de questions. En fait, c'est ça qu'il faut comprendre. C'est que quand tu es propulsé et que tu as cette petite vibration en toi, ton mental, en fait, il est au second plan. Et donc, tu te poses moins de questions. Donc, tu avances.
- Speaker #0
Tu mets moins de barrières, en fait.
- Speaker #1
Tu te mets moins de barrières. C'est là que tu oses. Et c'est là que j'ai ensuite collecté. rentrer en contact avec mes prospects, mes clients idéaux.
- Speaker #0
Et tu ne sais pas que ça a été prospect ou tes clients ?
- Speaker #1
Exactement ! Donc là, j'ose, je ne me pose pas de questions. Je rentre en contact avec ces personnes et c'est là que je commence à structurer. Mais je vais deux fois plus vite parce que j'ai posé déjà des bases et surtout, j'avance avec lucidité. Et donc, je réfléchis. d'une manière beaucoup plus fluide et je prends mes décisions beaucoup plus rapidement.
- Speaker #0
Ça m'aide la lucidité dans ce moment ?
- Speaker #1
Complètement. Et m'aide en fait à décider beaucoup plus vite. Et je pose donc mon business plan, mes premières briques tellement facilement. Je pose mon programme de mentoring, mais en trois mois, j'avais déjà posé toutes mes briques. Donc j'ai pris la parole en mars avec ce premier post LinkedIn. J'ai en trois mois co-construit le programme avec les dire-coms issus du poste. Je lançais en juin sur LinkedIn, en juillet j'avais mes premiers clients. Donc ça s'est transformé très vite parce que j'avais été déjà propulsée par une déconviction. J'avais avancé beaucoup plus vite parce que j'avais déjà osé. Et ça m'a aidée dans la structuration et dans la prise de décision. Et c'est ça que je trouve ultra puissant.
- Speaker #0
Il y a un truc très fort, je trouve, dans ce que tu dis, c'est l'intuition. Mon intuition, elle m'amène de la lucidité. On entend souvent que l'intuition, c'est quelque chose d'émotionnel ou qui peut être un biais ou à la mettre de côté. Vaut mieux pas l'écouter, elle biaisera notre capacité de jugement et notre logique. Je dis clairement, mon intuition, c'est ma boussole et elle m'apporte une lucidité. Je trouve ça génial.
- Speaker #1
En fait, c'est elle qui me permet réellement de poser ma vision. Et c'est en écoutant déjà mes tripes, mon ventre qui se resserre, et je sais maintenant que c'est effectivement mon corps qui parle avant et qu'ensuite mon mental prend le relais et structure. Mais tout ce qui est vision, trajectoire, je ressens déjà les choses. Ça m'apporte du coup de la lucidité et c'est ce qui me permet en fait d'avoir une vision très claire pour ensuite poser mes briques stratégiques et dérouler le plan d'action.
- Speaker #0
Mais du coup, avec... trois fois plus de rapidité. Et est-ce que tu penses que ce ventre qui te parle, c'est la même chose qui t'avait parlé, mais que tu n'avais pas réussi à nommer, quand tu prends ton poste de dire comme, et qu'il y a cette petite chose qui t'anime, où tu te dis, mais en fait, ça ne peut pas avancer comme ça, il faut que je revoie tout ce que j'ai appris, et que je change les choses.
- Speaker #1
Non, mais clairement, ce sont les mêmes ressentis, en fait. Et maintenant, je sais les détecter. Et dès que je dois prendre une décision, J'étudie ce que mon corps est en train de vivre. Et ça m'aide à prendre mes décisions et à me dire, OK, là, tu es dans le juste. Là, tu n'es pas dans le juste. Je m'en sers vraiment comme boussole, comme boussole intérieure et donc stratégique.
- Speaker #0
Ces deux moments pivots, donc ce moment où tu rentres au comité exécutif et ce moment où il y a ce poste sur repeint ton salon de post-it et tu as tes proches qui disent tu ne seras jamais rentable, tu es en train d'aller droit dans le mur ces deux moments pivots qu'est-ce qu'ils t'apprennent sur ton processus personnel de prise de décision en fait il y a même plus de deux moments pivots parce que quand je réfléchis je prends du recul j'ai
- Speaker #1
même trois autres épisodes quand je prends la décision de faire un tour du monde en famille. Alors que je suis responsable comme ? Avec une petite fille de 3 ans. Là, si j'avais écouté mon rationnel, il m'aurait dit non. T'es en pleine ascension, pourquoi tu ferais un break maintenant ? Et encore une fois, j'ai écouté ce qui me faisait vibrer, j'ai pris la décision, alors que ce n'était pas rationnel. Et j'ai écouté cette petite voix qui me disait oui, vas-y, trace, fais ta route, et c'est maintenant. Je rentre de tour du monde. Et c'est à ce moment-là qu'on me propose le poste de dire comme.
- Speaker #0
Et là,
- Speaker #1
encore une fois, si j'avais écouté mon rationnel, il me disait non parce que j'avais une envie. Mais d'ailleurs, je n'étais pas du tout dans une logique de repartir sur un poste de dire comme. Je voulais repartir à l'international, mais pas forcément occuper un poste de dire comme à responsabilité. Et quand je crée Take Your Place, effectivement, on est revenu sur cet épisode. Je ne sais pas que je suis en train de créer... Take your place, mais ce sont les mêmes symptômes et le ventre qui se resserre. Et je sais que ce sont mes tripes et que je suis dans le juste, en fait. Et que je suis dans le juste. Et donc, mes plus grandes décisions, je les ai prises avec mes tripes avant de les prendre avec mon mental, avec ma tête. Et c'est ce qui fonctionne. Et au-delà, en fait, d'avancer plus vite avec plus de lucidité. C'est surtout avec plus de justesse et plus de pertinence parce que j'avance en étant alignée. Et c'est ce qui fonctionne en fait. Et que ce soit à titre perso comme à titre professionnel.
- Speaker #0
Finalement, tes prises de décision qui ont été les plus marquantes et qui ont marqué les plus grands pieds hauts de ta trajectoire pro comme perso, j'imagine, mais en tout cas sur le pro. ont été les décisions où, en conscience, tu savais que tu étais alignée et que ça forgeait ta force de conviction.
- Speaker #1
Oui, complètement. Et tu vois, quand j'enchaînais les missions de Direcom externalisées, j'ai accepté une mission que je ne sentais pas. Je me suis plantée.
- Speaker #0
Tu le savais depuis le départ.
- Speaker #1
Oui. Je me suis plantée parce que je n'étais pas alignée.
- Speaker #0
Et pourquoi tu l'as acceptée à ce moment-là si tu n'étais pas alignée ?
- Speaker #1
Par influence, par peur. Par peur de... Je me lançais à mon compte. Et donc là, j'ai plutôt sorti la carte du confort, de la sécurité. Et pourtant, j'avais pas mal de signaux intérieurs qui me disaient « N'accepte pas » . Et j'ai accepté. Et ça s'est mal fini. Et d'un côté, bien, parce que c'est aussi pour ça que je me suis posée aussi et que ce poste m'a réveillée et que j'ai redécoré mon salon et que j'ai créé Tucker Place. Mais tu vois, ça, c'est un exemple. Je considère comme le premier échec de ma vie d'entrepreneur. Ça a été au tout début et j'ai très mal vécu cet épisode et je suis certaine que fallait pas que j'y aille. Et je le sentais, je me le disais, mais j'ai joué la carte du confort et de la sécurité et j'ai pas écouté ma boussole intérieure.
- Speaker #0
Et finalement, tu l'as payé plus cher ?
- Speaker #1
Complètement.
- Speaker #0
Et après, ça t'a amené cette capacité de rebond en créant Take Your Place. Take Your Place, c'est prendre sa place. Comment ce nom était venu ?
- Speaker #1
Quand je reprends mes post-it et je les ai gardés dans un carnet très précieux. Et en fait, parce que je suis partie de cette idée qu'il fallait repenser la place de la communication, qu'il fallait qu'on prenne notre place. Et donc, sur mes post-it que j'ai... Take your place, j'ai business partner. J'ai tous les mots clés qui m'animent aujourd'hui. Et parce que ce qui m'animait, c'était d'aider mes pères à prendre leur place, comme moi j'ai pu le faire quand j'étais de dire comme, et que collectivement on arrive à faire en sorte que la communication prenne sa place.
- Speaker #0
Et ça devient presque une mission de vie.
- Speaker #1
Oui, complètement. Donc, en créant Take Your Place, je ne me suis pas rendue compte que c'est moi qui prenais ma place réellement en tant qu'entrepreneur. Et c'est vrai que les 18 premiers mois à enchaîner les postes de dire comme externaliser, je sentais que je n'étais pas en fait 100% à ma place. Et c'est une fois que j'ai lancé la machine Take Your Place, que je me suis épanouie en tant qu'entrepreneur. Et oui, c'est à ce moment-là que j'ai réellement pris ma place.
- Speaker #0
Et tu parles de cet épisode où la partenaire avec laquelle tu travailles te dit finalement, c'est en donnant la place à d'autres DIRCOM et à tes pairs de prendre leur place en tant que business partner. Moi, j'ai trouvé ma place. Ça fait un peu écho aussi à ce moment où tu parlais de ton équipe lorsque tu es DIRCOM. Tu cherches à leur donner une place, en fait, à donner une place véritable et stratégique à ton équipe. Et c'est par là que tu vas trouver la tienne aussi, non ?
- Speaker #1
Clairement. En fait, c'est le même schéma, tu as raison, complètement. C'est peut-être mon petit côté altruiste.
- Speaker #0
Ce que je trouve intéressant dans ce que tu me partages, c'est ce moment où tu as cette intuition qui te parle, mais comme tous pratiquement, on le met de côté, on n'écoute pas, on est propulsé par quelque chose, on ne sait pas trop pourquoi. Ce moment où il y a ce sentiment de désalignement, où tu vas remettre les post-it dans le salon et ça va te mettre en action pour créer Take Your Place. Ces moments, à chaque fois, te mènent vers une mise en action qui va être juste. La seule différence, c'est que quand tu crées Tech Your Place dans ta vie d'entrepreneur, tu vas apprendre à muscler et à utiliser cette intuition comme un outil. Est-ce que tu penses que ça a été renforcé par le fait, finalement, d'être à la tête de ton entreprise et de ne pas avoir les chiffres marchés, la sécurité décisionnelle et de ne pas avoir les autres outils qu'on a le plus quand on... quand on est dans une entreprise plus structurée, plus importante.
- Speaker #1
Tu as raison, je pense que l'incertitude et puis le fait d'être solo manette, tu te poses réellement d'autres questions. Et dès que je dois prendre une décision et que je suis seule face à cette décision, j'ai plus de temps pour me poser d'autres questions. Donc je pense que quand... T'es entrepreneur, t'as pas forcément de filet de sécurité ou en tout cas un filet de sécurité moins important. Tu te retrouves plus seul à prendre tes décisions, donc t'as aussi moins peut-être d'influence, de bruit ambiant. Tu te raccroches moins à du rationnel ou à des tableaux effectivement chiffrés existants et tu te reposes seul. des questions et donc avec des ressentis qui je pense ce sont démultipliés ou en tout cas que j'ai réussi à sentir de manière plus nette en me disant et bien c'est flagrant en fait quand tu sens qu'il ne faut pas que tu y ailles rien ne se manifeste et quand tu sens que tu as la bonne idée
- Speaker #0
Hum.
- Speaker #1
Et bien là, en fait, tu y vas. Et donc, c'est à ce moment-là que je me dis, OK, il faut que tu renforces, que tu en fasses un outil. Ce n'est pas en fait de la magie. Tu es clairement plus efficace, plus lucide quand tu écoutes déjà cette vibration. Parce qu'en fait, c'est elle qui va t'apporter la vision et ensuite qui va te faire accélérer ton plan d'action. Et maintenant, je m'amuse en fait. à mettre par exemple trois options en face de moi et je vois comment je réagis face à ces Trois options et en fait, à chaque fois, ça fonctionne. Je choisis l'option qui va le plus me parler. Mais pourquoi elle me parle le plus ? C'est que mon intérieur me dit, une petite voix me dit, mais c'est cette option-là. Donc, j'ai appris à écouter mon corps avant d'écouter mon mental et faire en sorte qu'ensuite, ça puisse du coup dérouler de manière beaucoup plus efficace.
- Speaker #0
En fondant avec Your Place, est-ce que tu penses que ces pairs que t'accompagnent, donc les directions communication, à prendre leur place de business partner, est-ce que tu penses que cette fonction, elle a plus de mal à prendre cette place de business partner parce que justement, elle va être plus dans ce côté livrable, l'exécution mentale et pas parfois manquer de force de conviction auprès des directions pour se placer en tant que business partner ?
- Speaker #1
Clairement, si tu ne muscles pas ton leadership, ta posture, ta force de conviction, tu ne prends pas réellement ta place et on peut se cacher derrière nos métiers de l'ombre, derrière nos plans de communication. Mais ce qui va réellement faire qu'on devienne un partenaire stratégique, c'est qu'on aura activé des leviers justement. différent et comme apprendre à dire non, être réellement aligné entre la vision et ce qu'on affiche en communauté de direction, comment on va embarquer l'équipe et c'est ce qui fait la différence notamment entre un dire-com qui est business partner et un dire-com qui reste dans ses fonctions d'exécution. Et dans nos métiers, pour réellement prendre notre place de business partner, Il faut comprendre l'autre. Il faut comprendre du coup les interlocuteurs métiers. Et donc c'est en travaillant sur justement son leadership, sa posture, qu'on arrive à embarquer et à faire encore mieux notre rôle de dire comme en fait. C'est comment vraiment muscler notre leadership parce que c'est une compétence. Donc ça se développe en fait. On ne naît pas leader. Ça s'apprend. Et donc, on a réellement une palette en face de nous qu'on pourrait manipuler au quotidien et qu'on utilise encore trop peu. Dans le contexte d'incertitude qu'on connaît, les directions de la communication peuvent effectivement réellement prendre leur place en musclant leur leadership et en travaillant leur posture pour que justement... en cas de transformation, de change, on puisse capter justement les signaux faibles, voir ce qu'il y a derrière telle et telle situation et faire en sorte qu'on se positionne différemment et là où il y a un réel impact.
- Speaker #0
Dans cet outil, dans ces outils que tu nous partages, qui sont finalement à Musclay, qui sont une opportunité dans le leadership, est-ce que c'est quelque chose que tu recommandes ? que tu conseilles à tes clients aujourd'hui pour que ces personnes-là prennent leur place de business partner ?
- Speaker #1
C'est la troisième dimension, en fait. On a trois dimensions, la stratégie, l'organisation et le leadership. Parce que je suis convaincue que c'est en renforçant ces trois dimensions qu'on prend vraiment notre place de business partner. Donc oui, le leadership, c'est la troisième dimension. Et on va aller du coup... Apprendre à se dire comme, à dire non par exemple, à réagir à des situations qui sont changeantes. Parce qu'effectivement avec ces plans de transformation, ces plans stratégiques à 2030, où en fait on doit se positionner à un instant T, imaginer la suite. Et les X plans de com, alors qu'on n'a pas forcément de vision très claire, c'est comment on reconstitue le puzzle, comment on se fait confiance, comment on projette une vision et comment on embarque un comité exécutif, mais aussi une équipe à suivre les premières étapes du plan. Donc oui, on les aide à renforcer leur leadership. à affirmer leurs positions, leurs idées, avec des outils pour justement être plus convaincant, utiliser quel argument, comment pitcher, comment utiliser le langage business. Donc c'est toute cette dimension de comment j'arrive à renforcer ma posture, mais aussi à devenir un leader d'IRCOM. C'est-à-dire ? Savoir bien s'entourer, savoir aussi assumer quand on s'est trompé. Et ajuster le plan, justement. Et tous ces ingrédients font qu'on devient plus aligné avec sa fonction, avec son équipe, avec ses parties prenantes, avec des situations qui changent tous les quatre matins et qu'on arrive à avancer malgré les tempêtes et les changements de cap.
- Speaker #0
Et j'imagine que tous ces ingrédients, ça doit aussi amener et sécuriser cette capacité d'agilité et d'adaptation. que requiert le monde dans lequel on vit aujourd'hui pour des fonctions comme les directions de communication ?
- Speaker #1
Ah mais les trois dimensions sont intimement liées, c'est-à-dire que c'est en travaillant une posture effectivement qui s'adapte, mais en restant ferme sur ses convictions qu'on arrive à ajuster aussi sa stratégie et son organisation. Et donc, ajuster sa force de frappe d'un point de vue activité et équipe, aux plans qui changent et donc aux organisations mouvantes.
- Speaker #0
Ce que je trouve génial entre le début de cet entretien et cet entretien qui va sur la fin, c'est que cette question de cap et d'alignement, en fait, elle est ta colonne vertébrale. Mais elle te permet d'ajuster le gouvernail en fonction de là où tu veux aller. Mais en fait, cette structure, elle est super importante parce que c'est si... Celle qui te permet de prendre la décision, des décisions, et de prendre ta place, en fait, de foncer dans ta trajectoire, dans ta prise de décision. Donc, en fait, le fait d'avoir cette colonne, elle n'est pas synonyme de rigidité, dans ce que j'entends. Elle est presque la garantie d'une forme d'agilité, non ?
- Speaker #1
Oui, oui, j'aime bien cette image de la colonne vertébrale. En général... Et c'est l'image que je prends avec les dire-com et même leurs équipes. Je parle plutôt de squelettes et de chairs que tu viens greffer au squelette. Et quand on travaille une vision ou même une stratégie de communication, on construit, on définit le squelette. Sauf que si tu n'arrives pas en fait à embarquer tes interlocuteurs métiers, ton équipe, à aller capter les bons projets, les bons signaux, C'est ce que j'appelle la chair. En fait, ok, tu resteras dans la bonne décision, mais ce ne sera pas incarné. Et c'est en travaillant à la fois effectivement sur sa stratégie, mais en écoutant son intuition et en captant du coup les bons signaux que tu arrives vraiment à avancer et ensuite à être... inarrêtable et avec les bonnes personnes.
- Speaker #0
C'est important, les bonnes personnes aussi.
- Speaker #1
Pour moi, ça fait partie d'être un bon leader. C'est-à-dire qu'un bon leader, il sait savoir s'entourer. Et parce qu'en fait, seul, le leader, il n'est rien, en fait. Donc, c'est pouvoir s'entourer des bonnes personnes, les embarquer, les inspirer, les motiver pour... pouvoir aller chercher l'objectif qu'on se fixe ensemble, l'objectif commun. Parce qu'un leader seul, en fait, c'est pas un leader.
- Speaker #0
Une dernière question, avant de terminer cet épisode. Une phrase que je pose à tous mes invités. Si tu devais résumer le leadership en une phrase, aujourd'hui, ce serait quoi ? Un leader, c'est quelqu'un qui n'est pas infaillible. Il sait se tromper, il sait avouer ses échecs et justement,
- Speaker #1
il sait ajuster le plan. Et il sait ajuster les éléments avec son entourage pour qu'on puisse être perçu, être dégagé et incarner ce rôle de leader. Il faut déjà être très à l'aise avec soi pour embarquer les autres et puis ensuite atteindre ensemble ce qu'on a envie d'atteindre.
- Speaker #0
Et après, on trace la trajectoire.
- Speaker #1
Exactement, on trace ensuite.
- Speaker #0
Merci Fanny. Avant de quitter nos auditeurs, où est-ce qu'on peut te retrouver, retrouver ton actualité ? Et si des auditeurs souhaitent prendre contact avec toi ?
- Speaker #1
Eh bien, vous pouvez me retrouver sur LinkedIn. C'est mon réseau social chouchou. Donc, sans problème, envoyez-moi une demande de connexion à AMP et je me ferai un plaisir de vous répondre.
- Speaker #0
Merci, Fanny.
- Speaker #1
À très vite, Tiffany. Merci à toi.
- Speaker #0
Merci.