- Speaker #0
Bonjour à tous et bienvenue dans ce nouvel épisode de Phil & Nid, le podcast qui réconcilie ressentir et diriger. Et si les mots étaient la source de notre unité, celle où naissent les capes, les élans et les collectifs qui durent ? Aujourd'hui, j'ai le plaisir de recevoir Vincent Avanzi. Il est chef poétique-officeur, conférencier, plume pour dirigeants et auteur de Trouver son point génial. Depuis 12 ans, il a créé un métier qui n'existait pas, convaincu que la poésie n'est pas un ornement. C'est un acte stratégique pour sublimer l'avenir, libérer les talents et redonner du souffle vivant aux organisations. Tombé amoureux de la poésie au collège, fasciné par le lyricisme du rap américain, il découvre à 24 ans le monde en gagnant un tour du monde avec une compagnie aérienne. Ce voyage sera le basculement. Il y voit ce que les astronautes appellent l'overview effect. cette évidence soudaine que l'humanité est une, que dans le mot humanité se cache le mot humain. Unité. De Microsoft à l'aventure entrepreneuriale, d'un deuxième tour du monde jusqu'aux scènes des grands groupes du CAC 40, Vincent cherche et finit par créer sa voix. Son mantra, la poésie, est la quatrième personne du singulier. Celle qui fait passer du jeu au nous, celle qui humanise le capitalisme, et co-écrit un monde où chacun s'autorise à rêver. Dans cet épisode, nous explorons comment la poésie devient un levier de performance, de sens et d'alignement, et comment les mots, quand ils sont habités, embarquent. apaise et ouvre un horizon ? Avec en chénigrane cette question, et s'y s'autoriser à être soi, vraiment, poétiquement, était le geste de leadership le plus humaniste qui soit. Bonjour Vincent.
- Speaker #1
Bonjour Tiffany.
- Speaker #0
Je suis ravie de te recevoir derrière le micro de Philanide. Alors Vincent, quand on a préparé cette interview, tu m'as dit avoir grandi aux Etats-Unis et être tombé, dès ton plus jeune âge, amoureux du rap américain. Est-ce que c'est ça qui t'a amené à la poésie ?
- Speaker #1
Je pense, et en fait en t'écoutant dans ton introduction, je pense que de manière plus large, il y a une volonté d'une quête de vie, une recherche un peu spirituelle au sens de la vie, et qui est passée par la poésie, puisque c'est une manière de transcender le réel, de le sublimer, mais aussi je pense d'être soi, et le plus bel acte poétique qui soit, c'est pas forcément de croire en soi, au final c'est d'être soi. Et donc cette recherche de pouvoir être soi... pleinement dans le monde, dans cette vie-là. Je pense que c'est ça qui a été le driver de tout ça. Après, mon entrée en poésie, elle a été à la fois dans ma jeunesse, parce que j'ai toujours eu affiché dans ma chambre un poème qui était le poème de Rudyard Kipling « Et si ? » C'est « Tu deviendras un homme, mon fils, ou une femme, ma fille. » Et effectivement, c'est après, quand je suis parti aux Etats-Unis, que j'ai découvert le rap américain et j'ai été touché. Par cette manière, en fait, de mettre en mots ce combat de vie que vivent les rappeurs américains ou les gens qui sont dans les ghettos, etc. Et avec une puissance dans les mots que je trouvais très belle pour transcender à la fois les barrières culturelles et puis te sortir d'un environnement et puis transcender ta condition initiale. Et je trouve ça beau comme geste de s'élever, de sublimer, de magnifier ta condition quelle qu'elle soit. Parce que je pense que tout un chacun vit... qui plus est dans une jeunesse aussi, avec une certaine recherche de qui l'on est, mais aussi des souffrances aussi ou d'autres choses. Et c'était une manière de vraiment s'élever, de sublimer le réel. Puis il y avait aussi ce côté-là que j'aime beaucoup aussi dans le rap, et surtout dans le rap des années 90, c'était cet acte révolutionnaire. Cet appel justement pour transformer le réel, mais aller vers un horizon de société meilleure pour demain. Et c'est ça en fait la beauté de la poésie aussi, c'est un élan d'optimisme vers l'avenir. Comment est-ce qu'on peut aller vers une société plus belle et une vie plus belle aussi et harmonieuse demain.
- Speaker #0
Et c'est tout le principe du rap puisque je l'ai découvert quand on a préparé l'interview, qui est rythme et poésie. C'est l'acronyme effectivement qui veut dire rap et poésie. Et je ne m'en étais pas rendu compte de comment... les mots du rap avaient cette puissance de transcender le réel, est-ce que c'est ça très tôt qui t'a amené cette intention en fait, en creux, de vouloir sublimer le réel ?
- Speaker #1
C'est arrivé à ce moment-là par le moment d'adolescence peut-être que je traversais ou juste je me suis pris un peu ça comme claque et aussi parce que dans le rap il y a un truc qui est très présent c'est le fait d'écrire des punchlines Et les punchlines, le but, c'est de te mettre K.O., de te bouleverser, de laisser une marque indélébile à ton cœur, notamment. C'est pour ça que j'aime bien la définition de Charlie Chaplin qui dit que la poésie, c'est une lettre d'amour adressée au monde. Et en fait, cette manière de pouvoir, ouais, d'avoir, ouais, de te percer, en fait, en plein cœur, en fait, pour te toucher et peut-être te transformer, donner une autre manière d'être demain. Et je pense que c'était le fait d'écouter des lyricistes, donc ça peut être de Nas, Jay-Z, Eminem, etc. Ou en France, NTM ou d'autres rappeurs qui m'ont donné envie moi-même ensuite d'écrire, de m'exprimer de la sorte, et parce que c'était une manière à la fois de sublimer le réel, une manière d'être au monde différente, et puis une manière aussi de délivrer un message d'amour universel, d'optimisme vers l'avenir, et que je voulais pouvoir, moi aussi, être un messager de cela en fait.
- Speaker #0
Tu dis être un messager de cela, est-ce que lorsque tu fais ce tour du monde à 24 ans, ça va venir ancrer cette envie-là ?
- Speaker #1
Non seulement ça vient l'ancrer, ça vient précisément l'ancrer parce que ça lui donne un terrain de jeu réel pour pouvoir m'exprimer. Je pars un an sans que ce soit prévu parce que le monde de la vie m'amène dans ce chemin-là, je gagne un tour du monde avec Air France. Et du coup, je décide de partir un mois après en regardant sur une maponde où je voulais aller, etc. Et en fait, là, j'ai la chance de rencontrer en plus un compositeur musical un mois après mon départ au Mexique. Et en fait, je décide d'écrire un album de toute mon expérience autour du monde. Et donc, j'ai un vrai terrain de jeu où je peux écrire tout ce que je ressens, tout ce que je vois à la fois comme expérience extraordinaire, comme rencontre incroyable avec des gens, etc. pendant un an. Et prendre le recul nécessaire, d'où le terme d'Overview Effect aussi, qui était présent là-bas, comme un astronaute. C'est-à-dire que pendant un an, j'ai eu l'occasion de voir tout. dans un laps de temps très court, toutes les cultures de l'humanité, tous les peuples, etc. Enfin, une bonne partie d'eux, de cultures différentes. Et en fait, ce qui permet de faire cet effet de synthèse, de revenir un peu à l'essentiel, en prenant ce pas de côté, ce pas de recul, etc. Et ce que tu prends aussi avec la poésie, parce que c'est aussi la même chose, ce retour à l'essentiel. Et en fait, le fait d'avoir cette occasion de retranscrire par les mots envers ce que je voyais, effectivement, ça m'a donné une... Une raison d'être ou une légitimité à mes yeux de pouvoir écrire quelque chose d'intéressant aussi à ce niveau-là, que ce ne soit pas juste sur la vie, sur la vie d'un homme de manière initiatique, mais aussi le monde que j'envisagerais demain comme idéal si on était tous unis, réunis et reliés ensemble. Et c'est là où je découvre un petit peu... J'essaye de trouver ça, en fait. Ce point de dénominateur commun d'humanité, de regarder ce qui nous réunit vraiment. C'est quoi l'essence de l'être humain ? Quels sont nos rêves communs ? Nos manières d'être communes pour en faire quelque chose de commun à nous tous. Et donc, avec cette manière aussi, mais j'aime bien dire que parce que je rappais en fait en anglais avant, Que la poésie, comme l'anglais, sont les deux espérantaux modernes que nous avons. L'un parce que c'est la langue de communication internationale, et l'autre parce que la poésie c'est une manière de parler d'âme à âme, de cœur à cœur, de transcender toutes les barrières, et donc du pouvoir de s'exprimer et parler à tout le monde en fait, pour que ça puisse toucher tout le monde. Et donc la poésie c'est un très beau vecteur de reliance.
- Speaker #0
Et d'ailleurs, tu m'avais dit, dans le mot humanité, il y a ce mot caché, unité. Est-ce que c'est à ce moment-là que tu t'en rends compte ?
- Speaker #1
Ouais, en faisant des jeux de mots, d'essayer de trouver des manières de m'exprimer. Ce que je vois, en fait, c'est qu'il y a des lettres cachées de l'unité qui sont cachées dans le mot humanité. Et après, dix ans après, j'ai trouvé que dans le mot prospérité, il y a le mot poésie aussi. Il y a les lettres du mot poésie. Et c'est important en fait, parce que là maintenant, je suis dans une démarche de mettre de la poésie dans le monde pour pouvoir habiter poétiquement le monde, collaborer ensemble de manière plus poétique, ou diriger aussi le monde de manière plus poétique, apporter un supplément d'âme, de l'émerveillement. Et bien on se rend compte que si on vise dans le temps long l'harmonie avec le vivant, On aura besoin d'une prospérité qui soit à la fois durable et équilibrée, pour que tout le monde soit en accord avec ça, et que ça puisse être soutenable et désirable pour tout le monde. Et donc c'est bien de relier la poésie pour la prospérité. Voilà ce que ça peut nous apporter, une manière d'être ensemble de manière plus durable demain.
- Speaker #0
Et est-ce que c'est ça que tu as compris avec l'overview effect que tu as ressenti lorsque tu as fait ce tour du monde ?
- Speaker #1
Ce que j'ai ressenti, c'est ce que tu viens de dire là précisément, la manière de le prononcer en français, l'overview effect. Tu as le mot lover, view effect, donc une manière d'être. En fait, ça m'a profondément changé dans le fait de vouloir être un être de lumière, d'amour et d'harmonie. Et c'était le mot clé de vie que j'ai trouvé quand j'étais là-bas, quelque part en Asie, en Thaïlande, en faisant de la méditation, le mot harmonie. Mais le mot, mais au-delà du mot, le concept de philosophie de vie. Comment est-ce qu'on peut vivre en harmonie à l'intérieur de soi, avec les autres, dans les religions aussi, avec la nature et même dans les entreprises aussi après. Mais une manière d'être en harmonie. Et c'est Gandhi qui dit ça. Le bonheur, c'est quand nos êtres, c'est quand nos... nos paroles, nos actes et nos pensées sont en harmonie. Donc il y a un peu cette notion-là de... En fait, je ne vois pas de mot plus ultime que l'harmonie pour le monde. Et donc c'est pour ça que je parle d'harmonie dans tous mes discours, dans toutes mes prises de parole, parce que c'est l'harmonie avec le vivant maintenant, donc que ce ne soit pas juste entre les êtres humains, mais aussi avec tout le vivant sur la planète. Ça a été ça que ça m'a apporté, en fait, de trouver que l'essence... Et l'équilibre, l'agrément, l'accord qu'on peut avoir, c'est aussi le synonyme 2, c'est vraiment comment est-ce qu'on peut vivre tous en harmonie.
- Speaker #0
Tu parlais de méditation. Est-ce que tu penses que retrouver cette poésie, se reconnecter aux vivants et aux autres, c'est aussi cette capacité à faire silence en soi et à mettre de côté son mental ?
- Speaker #1
Oui, clairement. Moi, je suis du coup un être plus mental, parce que je suis beaucoup aussi dans mes rêveries. Et donc, le fait d'accepter même le silence, même dans les discours, le fait de laisser des silences, c'est très puissant, encore plus puissant que des mots parfois. Et c'est dur. Et c'est dur, c'est dur. C'est hyper dur. Et puis, pour faire silence en soi, c'est encore plus dur parce qu'on a plein de pensées, etc. Et ouais, je pense que dans l'acte poétique, il y a à la fois quelque chose de magique. Tu vois, tu citais Ferlinghetti tout à l'heure. La poésie, c'est la voix de la quatrième personne du singulier. En fait, quand on dit ça, je trouve la citation géniale, parce qu'elle retranscrit vraiment ce qu'est l'écriture poétique, à savoir, t'écris pas avec le « je » , t'écris pas avec le « nous » , t'écris entre les deux. C'est ça qui fait le trait d'union entre soi et le monde, entre le présent et l'avenir. Et en fait, quand tu écris, il y a un truc un peu mystique qui se passe, où tu prends du recul, tu fais un peu silence sur toi en première personne, et t'écris de manière un peu connectée aux sources de lettres, à l'âme du monde. et qui fait que tu en viens à franchir aussi un petit peu du réel ou des choses un peu futiles pour te focaliser sur vraiment l'essentiel. Et de pouvoir entrevoir le bon, le bien, le beau, de manière plus clairvoyante.
- Speaker #0
Oui, puisque finalement la poésie, c'est transmettre de l'émotion à travers les mots, à travers des vers, de façon... on ne peut finalement accoucher de la poésie que si on arrive à faire un peu silence en soi.
- Speaker #1
Oui, exactement. Et c'est pour ça que la poésie, c'est l'art des mots, des émotions et de l'imaginaire. Ça réunit ces trois belles vertus-là pour pouvoir exprimer. et passer, j'aime bien ce passage-là, du statu quo au statut collectif, où tu transcendes le présent pour en faire un plus bel avenir.
- Speaker #0
Et en parlant d'avenir, c'est-à-dire que, alors je vais retourner dans le passé, je vais faire le jeu de mots avec avenir et passé, c'est-à-dire qu'à ce moment-là, tu fais ce tour du monde-là, dans un futur, et en tout cas après, tu vas aller dans une plus grosse structure, tu vas y passer quatre ans, tu vas faire des sales, tu vas faire du management, tu vas te lancer dans une activité entrepreneuriale. Tu vas mettre entre parenthèses cette poésie, elle va rester toujours en creux, mais tu peux nous raconter cette période où finalement c'est sous-jacent et comment t'arrives finalement à retrouver ce chemin de la poésie ?
- Speaker #1
En fait je ne l'abandonne pas, c'est juste que quand je reviens de tour du monde, j'essaie de lancer un projet humanitaire, il ne se passe pas grand chose dessus, du coup je me dis que c'est quand même une... un diplôme avec une employabilité qui est encore à jour et que je ferais bien de développer aussi un certain nombre de compétences dans là où j'ai été formé depuis le début de ma vie. Et donc, je décide de rentrer chez Microsoft et après le start-up derrière. Mais à chaque fois, et c'était ça le bilan de ces expériences-là après coup, c'est que quand j'ai regardé derrière les 15 ans qui avaient précédé ce moment-là après, le seul vrai fil conducteur que j'avais eu, ça a été l'écriture, la plume. Et quand je suis chez Microsoft, j'envoie aussi un freestyle pour Steve Ballmer sur Microsoft. Quand je suis start-upper, en fait, on fait une campagne de communication avec une chanson. On a lancé un personal shopper dans la mode. On fait une chanson en tant que campagne de communication. Et en fait, il y a toujours eu ce truc-là de pouvoir regarder comment la poésie d'entreprise aussi pouvait parler aux autres. et donc ça a été Microsoft une très belle école de... de pouvoir apprendre aussi, de travailler dans une grande structure, de travailler en équipe aussi. Et donc, les deux très formateurs. Mais après, c'est poser la question, après différentes expériences, de qu'est-ce que j'ai envie de faire de ma vie qui me donne vraiment du sens, qui me porte vraiment pour avoir un impact positif sur le monde. Et ça a été de mettre de la poésie dans le monde.
- Speaker #0
Et c'est là où tu crées ce métier qui n'existe pas à ce moment-là, Chief Poetic Officer. Est-ce que ce métier-là, Merci. Il commençait à net, t'envoyais les contours quand t'étais justement chez Microsoft et dans ton parcours entrepreneurial. Est-ce que tu arrivais à connecter un peu quand on dit connect the dots à ce moment-là ?
- Speaker #1
Ouais, je le voyais parce que, tu vois par exemple dans le management chez Microsoft, c'est là où je voyais, c'est là où est née un petit peu les prémices du leadership poétique dont je parle maintenant aujourd'hui. Ça a été de regarder qu'il y avait peut-être deux dominantes majeures en fait pour bien manager une équipe. La première, c'est comment est-ce que tu laisses une entière liberté à tes équipes pour devenir vraiment eux-mêmes. dans leur zone de génie ou dans leur part de poésie, en l'occurrence, et l'autre, comment est-ce que tu vas créer une aventure fantastique pour les embarquer à l'infini. Et en fait, en faisant ça, je voyais qu'on avait des beaucoup plus bons résultats que d'autres équipes, notamment. Et puis, c'est surtout qu'en fait, l'émotion que ça créait, parce que tu parlais d'émotion tout à l'heure, je voyais des étincelles de bonheur dans leurs yeux, de la même façon que moi, en fait, ça me touchait, en fait, vraiment, le fait qu'on réussisse tous ensemble. Donc, il y avait... Il y avait vraiment ce truc-là où je voyais que c'était un truc très puissant, de recréer du désir, du sens, du rêve, pour embarquer tes équipes avec une vision poétique, et puis vers un destin commun qui soit passionnant.
- Speaker #0
Est-ce que tu penses que c'est ça le vrai pouvoir des mots ? C'est-à-dire au-delà de la poésie, cette capacité justement à générer des émotions, positives, alors je n'aime pas ce côté positif-négatif des émotions, chaque émotion a un sens et c'est du mouvement. mais de voir qu'il y a une réaction. Est-ce que tu penses que c'est typiquement seuls les mots qui peuvent générer ça ?
- Speaker #1
Il n'y a pas que les mots, il y a d'autres choses. On dit souvent que les mots précèdent la réalité, qu'au commencement était le verbe, que les discours peuvent changer le monde. Effectivement, des mots juxtaposés dans un sens très particulier deviennent de l'action. Ce serait un vrai outil d'action. Ce n'est pas juste une mise en abîme de ce qui pourrait être. C'est vraiment déjà un premier acte. Un vrai discours. Et c'est pour ça que j'aime beaucoup travailler sur l'art du discours aussi avec des managers, des leaders, etc. Parce que c'est ça qui va te donner notre dimension. Et pour devenir un leader peut-être plus magnétique, plus authentique, plus pragmatique aussi, et plus magnétique et poétique. Et pour devenir, il y a cette belle expression qui dit que quand tu réveilles ton âme de leader, tu ne peux plus la laisser s'endormir. Une fois que tu as réveillé ton étincelle de qui tu pouvais être en tant qu'être humain, en être de lumière, c'est un truc qui rejaillit et que tu portes sur ton aura. C'est pour ça que j'aime bien faire ce jeu de mots, comment devenir un orateur, a-u-r-a-teur. C'est ça qui est sacré. Il y a ce côté magnétique,
- Speaker #0
d'ailleurs, de l'orateur, qu'on soit... en phase ou non, avec les idées, c'est cette capacité à embarquer un collectif par les mots, la prestance, les silences aussi.
- Speaker #1
Oui, et puis c'est là où en fait, moi ce qui m'intéresse dans la poésie maintenant, c'est les vertus de la poésie. Et typiquement, tu vois, c'est le pouvoir des mots, comment tu les embarques, le pouvoir des rêves, quand tu vas donner une vision, contempler un avenir possible, et puis le pouvoir de l'authenticité, le fait d'être vraiment soi, aligné, c'est ça qui va être hyper impactant dans ta manière d'être, parce qu'on va comprendre qu'il y a... que tu es habité, que tu incarnes vraiment ta cause, que tu as une légitimité parce qu'il y a un parcours de vie qui le précède. Pour x raisons, tu es arrivé là dans ton histoire, tu l'incarnes vraiment. Et puis après, en affirmant ensuite ta singularité et en la mettant au service de l'humanité. C'est aussi ça, en fait, plus tu donnes, plus tu reçois. Peut-être le karma aussi, mais plus tu ouvres une partie de ta vulnérabilité, de ton intimité, plus tu vas te connecter à l'humanité. Et c'est comme ça qu'en fait tu vas réussir à fédérer des équipes dans une plus grande destinée.
- Speaker #0
Et est-ce que tu t'es rendu compte justement en tant que chief politique officer, parce qu'aujourd'hui tu accompagnes aussi des dirigeants de grosses entreprises dans leur discours, dans le choix de leurs mots, est-ce que tu t'es rendu compte que quand les mots sont savamment choisis, ça reconnecte l'individu à des parts beaucoup plus intimes de lui ou d'elle-même ?
- Speaker #1
Ouais, le fait de le mettre en mots, oui. du coup et c'est pour ça que moi dans les discours la structure des discours, il y a toujours ce truc là de savoir déjà comme première boussole c'est quoi ton mot clé de vie, ce que tu incarnes vraiment c'est quoi ta singularité et ensuite créer tout un univers autour de ça pour qu'on comprenne un petit peu d'où tu viens et arriver que tu as de la légende personnelle de pouvoir l'avoir digéré aussi pour pouvoir la présenter et tu vois par exemple, ça a été quoi les milestones qui t'ont apporté, qui t'ont amené ici aujourd'hui Merci. et pouvoir l'exprimer de manière très claire, mais aussi digérer. C'est-à-dire que le but, ce n'est pas d'arriver en pleurant sur scène ou autre, c'est juste de présenter, voilà moi ce qui est fondamental pour moi, c'est que voilà moi ce qui est mon cadeau à offrir au monde, et à cette équipe-là, c'est ma valeur ajoutée, voilà où je voudrais vous emmener, et voilà pourquoi aussi, et voilà ce sur quoi je m'engage. Ça, plus en mettant aussi des envolées lyriques, et puis une certaine structure aussi pour donner un petit peu de rêve, mais un rêve qui est à la fois plausible... et incarné.
- Speaker #0
Et est-ce que tu penses que c'est la condition sine qua non justement pour habiter ces mots et créer de la résonance avec tout un collectif ?
- Speaker #1
Ouais, tu sais, on dit souvent que dans l'impact de la communication, 90% ça va être ton langage corporel, ton énergie, etc. sur scène et les mots vont juste compter pour 10% de ton impact de la communication. Dans l'art du discours, les mots vont compter peut-être pour 50%. de l'impact de ta communication. Et l'autre 50%, ça va être ton alignement. C'est toujours pareil d'avoir des mots. Le but, ce n'est pas d'avoir des beaux mots, mais de trouver tes propres mots. C'est pour ça que je disais tout à l'heure, le fait de penser à l'exprimer, c'est pareil. Quand j'arrive, je n'ai aucun mal à exprimer ma mission de vie. Parce que je la connais, je l'incarne et je l'habite. C'est-à-dire que ma mission de vie, c'est de révéler nos parts de poésie à tous et pour co-écrire un futur en harmonie. Et en fait, déjà, le fait de dire ça, c'est une phrase, mais ça donne la direction de là où j'ai envie d'aller ou là où j'ai envie d'emmener les gens. Et donc, c'est la même façon. En fait, plus c'est clair, ce qui s'énonce clairement, ce qu'on conçoit clairement s'énonce aussi pour que ça puisse être reçu par l'audience en face.
- Speaker #0
On a parlé des mots. J'aimerais juste revenir sur quelque chose. On a parlé des silences, de la difficulté des silences. En effet, les chiffres, c'est soit 75% ou 90% de non-verbal. Et tout à l'heure, quand tu as parlé des vertus. de la poésie, t'as décomposé le mot, je sais pas si t'en as eu conscience, « vertu » . Et donc du coup ça me donne envie d'aller vers le silence. Quelle part de puissance tu mets au silence versus les mots, justement pour habiter un discours ou embarquer un collectif ?
- Speaker #1
Les silences, moi j'aime bien les mettre en fait après une punchline, justement pour la laisser résonner, pour qu'il y ait des images qui puissent se propager.
- Speaker #0
Travailler l'imaginaire ?
- Speaker #1
Ouais aussi ouais Donc ouais c'est plus ça Et puis après toi en fait c'est aussi pour Créer du relief dans ce que tu vas dire Donc c'est Ouais c'est un petit peu ces deux choses là Et puis toi aussi pour avoir le temps de réfléchir A ce que tu veux dire après ou autre etc Mais et puis je pense C'est aussi tu vois dans le côté harmonieux Le but étant d'avoir Un rythme qui soit à la fois dans le temps long D'accélérer quand il faut et puis de ralentir quand justement il y a quelque chose de précieux que tu veux mettre en place aussi.
- Speaker #0
Tu parlais de cette importance des mots pour embarquer une équipe, incarner un discours, l'habiter. Est-ce que tu as pu observer, toi, quand un dirigeant prenait la parole, quelqu'un avec qui tu avais travaillé le discours, à quel point ça pouvait donner un cap à un collectif, surtout dans ce contexte complètement complexe et incertain dans lequel on vit aujourd'hui ?
- Speaker #1
Ouais, dans ce contexte VUCA, c'est... Ouais, justement, en fait, le truc, c'est que...
- Speaker #0
De l'empowerment du dirigeant, qui lui se sent vraiment plus habité d'une cause et de ça, il y a un truc un peu transcendantal, où les leaders du coup deviennent à leurs yeux déjà plus légitimes, et aussi pour leurs équipes. Donc ça te permet en fait d'aller beaucoup plus loin dans la direction que tu voulais, ou de maintenir le... le cap que tu avais initialement, mais pour des vraies raisons, le changer, le redéfinir aussi. Et pour aller vers, c'est pour ça que j'aime bien utiliser ce jeu de mots-là, le cap comme la co-écriture de notre avenir en poésie, parce qu'il y a cette co-écriture commune qui est juste quelqu'un qui va donner l'impulsion et ensuite qui va être partagée, une vision partagée par tout le groupe, tout le comex ou toute l'organisation. pour ensuite y aller ensemble. Et œuvrer ensemble, chacun dans sa zone de génie, chacun dans sa valeur ajoutée. Et donc, c'est parce qu'il y a cette notion-là aussi que quand le leader est vraiment lui-même et s'octroie la possibilité d'être vraiment lui et dans sa pleine aura, c'est par exemplarité, ça autorise les autres à faire de même. Et donc, tu décuples le potentiel de toutes les parties prenantes dans ton organisation et dans un élan d'optimisme aussi. Et donc en fait, c'est ça qui casse un peu les barrières de, bon, on a la tête dans le guidon, on avance là, mais on ne sait pas trop si, ok, mais en fait, le ton why, c'est quoi ? C'est quoi l'utilité aussi de l'entreprise aussi pour la société ? Comment est-ce que tu vas développer toi ? Comment tu vas faire réussir ? les talents et développer les talents de ton équipe, comment il va y avoir une réussite collective de l'entreprise et aussi un impact positif sur le monde. Donc en fait, ça te réaligne entre toi, l'entreprise et le monde. Donc tu es beaucoup plus aligné, c'est un peu comme Nikigai, tu travailles à la fois sur ta voix, c'est à la fois sur pourquoi tu es bon selon le monde à besoin et une manière de le faire de manière prospère. Et donc c'est la même chose ici en fait, mais pour une organisation. Et donc à travers cet élan poétique là, c'est là où tu vas toucher en fait ce que l'enthousiasme, ce qu'on appelle le souffle divin, mais aussi l'exaltation. Tu recrées du désir parce que tu vas ramener de l'âme dans le business. Et donc, tu vas reconnecter avec cette notion-là aussi d'humanité et de performance, mais d'aller chercher cet élan de sagesse aussi. De faire les choses avec une vraie raison. Ce higher purpose, comme on dit en anglais, c'est ta plus haute mission de vie. Donc, comment est-ce que tu vas devenir ta plus belle version engagée dans une plus noble mission ? Et donc ça, en fait, quand tu te connectes à cette énergie-là, C'est une énergie qui est haute, qui transcende les envies. C'est ça qui remobilise un collectif. Le fait de recroire en l'avenir. Mais pour une société, c'est la même chose. D'où l'utilité de la poésie, de remettre de l'âme dans ce qu'on fait. Et puis aussi, j'aime bien parler de comment on peut faire de sa vie un poème et aussi de notre avenir collectif une œuvre d'art. Et de faire les choses, c'est pour ça que j'aime bien aussi parler de l'art du leadership. C'est qu'en fait, tu peux faire des choses en faisant rejaillir ton génie artistique et rentrer dans ton flot, le flot des artistes, le flot d'être dans l'émerveillement, d'être dans l'insouciance aussi parfois, mais aussi dans le fait d'agir de manière organique, de ne pas penser à ce qui peut se passer, etc. Et dans les start-upers, il y a cette notion-là aussi qui est très présente. Les plus belles avancées sont quand tu fais des choses de manière organique. Tu vas tester les choses. Et donc, ça te porte aussi de croire en l'avenir. Il y a,
- Speaker #1
dans ce que tu dis, il y a cet alignement individuel à une résonance collective, puisqu'on l'imagine. Et d'où l'importance de se reconnecter à son être individuellement pour pouvoir créer une résonance organisationnellement, structurellement. C'est ça que j'entends dans ce que tu dis.
- Speaker #0
Ouais, et puis après tu crées un nouveau projet de société, société dans les deux sens du terme. Et tu sais, initialement, les poètes aussi dans l'Antiquité, c'était ceux qui étaient au cœur de la cité, en fait, pour donner un horizon d'un avenir plus désirable demain, ou une plus belle société demain. Donc les poètes, c'est pas juste des rêveurs, en fait, c'est des créateurs, et d'ailleurs c'est le sens de poésis, en grec ancien, ça veut dire créer, faire. Donc les poètes, c'est en fait, au final, on est tous des poètes dans le sens large du terme d'être des contributeurs positifs de la société. Chacun avec sa valeur ajoutée, chacun avec ta passion, ton talent, ta quête, ce qui te porte, ce qui te fait vibrer, ce qui te donne envie de vrai aussi, puis ce qui te fait rêver. Mais tu vois, c'est ce rêve partagé là, quand tu unis toutes ces richesses humaines dans une même entité, tu vas toucher n'importe quelle destinée demain.
- Speaker #1
Il y a un truc que tu as dit, ramener de l'âme dans le business, je trouve ça très fort et notamment tu m'avais dit lorsqu'on avait préparé cette interview, Cette volonté d'humaniser le capitalisme, est-ce que tu peux nous en dire plus ?
- Speaker #0
Oui, et c'est pour ça que j'aime bien faire ce jeu de mots dans un de mes discours poétiques qui s'appelle le bateau vivre. Cap ou pas cap de changer de cap, et si nous passions du capitalisme au cap humanisme. Et donc vraiment de passer du taux de croissance au taux de conscience. L'amour du pouvoir au pouvoir de l'amour, des parts de marché à notre part d'humanité, de la loi du plus fort à la voie d'un accord entre nous, d'être numéro un à tous ensemble, un à la fin, et puis des business models et des entreprises un peu plus modèles. Et donc c'est cette notion-là de sortir du côté robotique pour aller vers même de l'intelligence artificielle actuellement. C'est pour ça que dans la poésie... Là il y a cette notion là qui est en train d'arriver, c'est l'intelligence poétique. Comment c'est un acte de résistance ? Et quand je dis intelligence poétique, c'est notre intelligence émotionnelle, humaine, ce qui est notre creative touch, notre manière de nous émerveiller, d'être sensible au réel, de voir le bon, le bien, aussi les énergies subtiles. En fait ce que l'être humain a dans son supplément d'âme que nous avons nous, et notre capacité aussi de s'émerveiller, d'être très présent. Et donc, il y a cette notion-là de ne pas juste être piloté par des scorecards avec des chiffres, mais aussi par du sens, par de l'âme, par des mots, par des êtres humains. Et parce que c'est ça, en fait, une société, c'est une équipe d'êtres humains qui œuvre pour demain.
- Speaker #1
Et est-ce que c'est pour toi, en fait, la façon de faire coexister performance et poésie ?
- Speaker #0
Oui, bien sûr. Et parce que dans la poésie, quand tu te reconnectes à ton authenticité, à ce que tu as apporté vraiment pour l'entreprise, qui est en train de vrai pour le bien commun quelque part, dans sa manière d'apporter une solution à l'humanité, ben là, du coup, toi, tu es dans ce chemin-là pour être entièrement mobilisé et donc très motivé pour donner le meilleur de toi-même. Ou la plus belle version de toi, je préfère ça. C'est pour ça que même sur les termes choisis, j'aime plutôt que tu parles d'excellence, j'aime bien parler d'exception, comment tu apportes quelque chose de ta part d'exception aussi, et plutôt que de perfection, de parler plus de progression, comment tu progresses vers ta plus belle voix aussi.
- Speaker #1
C'est dans cette nuance de mots que tu mets, j'entends plus le fait d'être... Fier de soi-même et satisfait de soi-même alors que l'excellence est peut-être tournée vers l'approbation des autres. Comment tu vois, toi, la nuance ? Pourquoi tu mets cette nuance, toi, entre excellence, approbation et...
- Speaker #0
C'était deux équations. L'un, c'était de passer de l'obligation de perfection, de faire quelque chose de parfait, à la liberté d'être dans la progression. Tu pars d'un année N à ce résultat-là, à cette manière de faire, à juste progresser demain et ensuite progresser d'année en année. Donc c'est beaucoup plus satisfaisant, oui, mais c'est aussi cette liberté créative que ça te laisse. Je trouve que plutôt que de te mettre la pression et de l'inspiration, tu sais, le processus d'inspiration créatif, ce n'est pas quelque chose que tu peux forcément commander. C'est un truc que tu reçois, l'inspiration que tu la reçois quand tu es prêt à la recevoir.
- Speaker #1
D'où le syndrome de la page blanche.
- Speaker #0
Exactement, d'où le fait de jamais se mettre la pression devant une page et d'où aussi le fait de, moi je demande toujours systématiquement, c'est quoi votre mot-clé de vie avant d'écrire n'importe quel poème ou manifeste ou discours, etc. pour qu'il y ait déjà cette boussole-là, ce phare qui va ensuite rayonner sur le reste. Et donc ça en fait, c'est pour ça que la pratique d'un art c'est très puissant, la pratique des rêves éveillés aussi pour te projeter dans l'avenir. Mais donc, on sait, pour passer de la perfection à la progression, parce qu'il y a l'estimétrie aussi dans le mot, et aussi de l'excellence à l'exception, parce que l'excellence, toujours pareil, il est obligé d'être excellent. Ben non, en fait, là, au lieu d'être comme tout le monde, mais un peu mieux, ben non, moi, je suis dans mon unicité et j'apporte au monde ce que je peux apporter. Et en fait, je suis dans un boulevard de possibilités où personne ne peut faire la même chose que moi, entre guillemets. Donc j'ai des mains libres pour être pleinement qui je suis au service d'eux.
- Speaker #1
Et tu parlais de boussole, la boussole c'est le câble que tu décris d'ailleurs dans ton prochain ouvrage, tu peux peut-être nous en parler ?
- Speaker #0
Ouais, avec plaisir, il est là, c'est... Ce que tu vois aussi, ce dont on a parlé depuis tout à l'heure, tu vois comment tu passes à la fois de l'ombre et de la lumière aussi d'un état de fait à un autre et du présent à l'avenir et comment est-ce que la poésie peut jouer un rôle là-dessus. Donc en fait, c'est un livre composé de 120 punchlines pour l'immenseur. leader et rêveur, pour définir, maintenir ou changer de cap demain, à la fois dans les organisations, mais toi, à titre personnel, en tant qu'individu, et aussi en tant que toi, citoyen engagé aussi. Il y a des rituels poétiques dedans aussi. Il y a des poèmes aussi à l'intérieur. Et donc, c'est un livre à la fois de... où tu peux regarder en une punchline pour voir ce que ça t'inspire et ensuite en faire quelque chose. Et aussi, il y a des rituels poétiques à faire en groupe, en entreprise et dans ton collectif, si tu veux. À la fois, il y en a un, par exemple, c'est l'héritage conscient. C'est avant de prendre une décision majeure. C'est comment est-ce que tu... Si c'était ta seule décision que tu allais laisser dans le monde, ta seule... marque, est-ce que tu la continueras à transmettre ou pas ? Pour vraiment regarder si t'es vraiment aligné avec justement le long terme aussi.
- Speaker #1
Ça vient de questionner profondément ce genre de questions, tu peux y passer 4 heures quand même.
- Speaker #0
Absolument, ouais mais c'est ça en fait, plus t'es dans une organisation qui est grande et qui a de l'impact, t'es obligé en fait de prendre du temps aussi pour regarder en fait est-ce que c'est en accord avec le vivant, est-ce qu'il y a aussi tu vois quand tu parles, est-ce que c'est constructif, est-ce que c'est utile, est-ce que c'est... C'est méchant ou gentil ? Est-ce que ça apporte quelque chose ? Non ? Bah du coup, on en revient à ce que tu disais, bah fais silence alors du coup. Et donc c'est aussi une manière d'être au monde, une manière d'habiter plus poétiquement le monde, une manière de pouvoir collaborer ensemble et puis une manière aussi potentiellement de diriger le monde un peu plus poétiquement. Et si tu parles à tous les dirigeants, tous les leaders en fait, qui sont sur cette planète et chacun dans sa... et quand je dis leader, c'est pas forcément du management, c'est vraiment leader de sa cause, de son idéal. Comment est-ce que tu envisages la vie pour... Oui, c'est d'apporter quelque chose d'un peu de positif dans le monde. De la même façon que toi, je pense qu'on passe un peu sa vie à essayer de transcender notre condition pour devenir de plus en plus heureux, donc en fait de plus apaisé en fait quelque part. De la même façon, comment est-ce que tu le génères pour le monde aussi ?
- Speaker #1
Ça fait une dizaine d'années maintenant que tu es Chief Politic Officer. Récemment, tu as donné un discours à l'édition Change Now. qui s'est passé au Grand Palais, je crois. Comment tu as vu en cette dizaine d'années, ce moment où tu crées un métier que personne ne connaît et où tu te retrouves des années plus tard à donner un discours devant toute une assemblée pour parler justement du monde de demain et de la responsabilité des organisations ?
- Speaker #0
Alors ça, je le fais depuis même déjà la première année de ça, mais ça a été un parcours en fait très riche justement. Alors déjà ça vient parce qu'après 15 ans à essayer de chercher ma voix, j'en trouve pas, du coup j'en crée une. Et au moment où je le crée, tu vois, de manière un peu poétique, c'est-à-dire qu'il y a une part de naïveté aussi, on va voir ce que ça donne, mais en fait j'avais même ce rêve-là de pouvoir relier poésie et entreprise, le monde de l'art et des entreprises, et de faire le grand écart, de regarder comment est-ce que je peux réussir à les relier. en venant de ce truc-là, c'est quoi notre dénominateur commun aussi, c'est quoi notre unité, comment est-ce qu'on peut les relier. Et en fait, ça a été un parcours à la fois de... de montrer par la preuve of concept, en montrant ce que c'était et comment ça pouvait apporter ça, et puis de manière évidente que, ouais, bien sûr que l'art est utile dans les entreprises, bien sûr que le fait d'utiliser les vertus de la poésie, pas forcément juste faire des vers, c'est pas ça la question, c'est comment est-ce que tu peux jouer avec les mots, être vraiment de manière authentique, et puis proposer une vision poétique, comment ça pouvait apporter au monde, et donc de ça, ouais. Ça fait très longtemps que je fais des discours poétiques à la fois en français et en anglais aussi dans des conférences internationales, ce qui était le cas avec Change Now. Et puis aussi, je fais beaucoup écrire des discours à des dirigeants, des collaborateurs, même sur des conférences de team building en séminaire, mais aussi des formations sur l'art du discours dans des programmes de leadership, parce que c'est le point culminant à leur envol. Je fais souvent ça, par exemple, avec la CEC, la Convention des entreprises pour le climat. Et du coup, j'interviens en fin de parcours. C'est un parcours de six mois. parce que comment est-ce que tu synthétises tout ce que tu as appris pendant six mois pour ensuite revenir dans ton entreprise et puis transformer tous les noms qui peuvent, si tu veux, par exemple, transformer ton entreprise vers la régénération, c'est ça le thématique. Comment est-ce que tu transformes les noms du comex qui n'ont pas vécu ce que tu as vécu à travers une prise de parole qui va être décisive. Donc ça, en fait, c'est...
- Speaker #1
Challenge astronomique de résumer six mois en quelques mots.
- Speaker #0
Alors... Oui, mais c'est aussi une manière d'être, de l'incarner et puis de le présenter de manière très claire. Donc ça joue beaucoup là-dessus. Et ça ne se fait pas juste en un discours, ça se fait en plusieurs prises de parole successives. Mais justement, ça contribue à ça, de montrer que tu as les capacités et la conviction suffisantes pour embarquer toute ton équipe vers là où tu veux aller. Ce n'est pas juste une feuille de route, même si c'est aussi une feuille de doute. Il y a aussi un parcours très... Feuille de route, feuille de doute.
- Speaker #1
J'adore.
- Speaker #0
Tu vois, de la même façon, tu ne peux pas avoir toutes les vérités. Mais oui. Mais c'est de la transparence et des discours de vérité qui, en fait, créent le lien vers, OK, du coup, je peux te poser une question aussi. Moi aussi, je n'ai pas toutes les réponses, mais on va les trouver ensemble. Et donc, ça fait partie de cette intelligence poétique à avoir pour oeuvrer ensemble.
- Speaker #1
Comment t'arrives, quand justement on t'accompagne des collectifs, des individus, des organisations ? Cette capacité à mettre en mots et à choisir les mots, elle n'est pas donnée à tout le monde. Comment tu arrives à créer ce déclic ?
- Speaker #0
Moi je suis convaincu de l'inverse. Qu'est-ce que c'est que l'inverse ? Elle est potentiellement donnée à tout le monde. Tu vois, on me dit souvent, ouais, mais c'est des ingénieurs, c'est des financiers, c'est des gens dans le BTP, ils ont... J'utilise jamais les mots, etc. Ou plus des chiffres, ou c'est plus des personnes manuelles, etc. En fait, tout le monde a un univers, un monde intérieur très riche. Et qui plus est, il y a des gens qui sont extravertis aussi, en fait. Donc c'est une manière, en fait, de leur donner les outils et l'autorisation, surtout. Parce que moi, la seule indication, la seule... règle que je leur donne pour écrire, c'est de décrire avec le cœur et de relire avec la tête. On ne rentre pas dans des figures de style à ce stade-là, ce n'est pas la question. Le but est de débloquer le fait de pouvoir écrire. Et donc, en fait, c'est un voyage millimétré initiatique que je propose dans cette conférence-là, dans cette formation, où en fait, quand tu vas être en situation d'écrire, tu vas avoir 20 minutes pour écrire un discours ou un manifeste poétique, une lettre poétique au futur. En fait, quand tu l'écris à ce moment-là, tu es entièrement dans ton Flou. dans une écriture intuitive. Et ce que tu vas accoucher, ça va être une œuvre d'art. Et en plus, tu vas aller passer, si tu veux, sur scène pour le présenter. Et ça va être un cadeau pour toi et pour le monde que tu feras. Et parce qu'il n'y a rien de plus beau, au final, que quelqu'un qui est aligné avec ce qu'il dit et ce qu'il fait.
- Speaker #1
Est-ce que tu as passé de pudeur, parfois, de certaines personnes qui ont peur de cette vulnérabilité de montrer leur intelligence de cœur ?
- Speaker #0
C'est là où, en fait, toi, tu t'exprimes. Et ce que je leur dis, t'exprimes ce que tu as envie d'exprimer. C'est toi qui mets le curseur. Tu l'exprimes là et demain tu pourras exprimer quelque chose de plus profond si tu veux demain. Et de la même façon que quand les gens vont sur scène, t'imagines bien que tout le monde n'a pas envie d'aller sur scène. Déjà c'est la première fois qu'ils écrivent un poème ou une lettre poétique depuis X années, depuis leur enfance. Et en plus il faut y aller sur scène, devant tout le monde, devant des collègues. pour le présenter. Donc il y a des étapes, mais en fait, c'est mon seul rôle, vraiment, de ces conférences, c'est de l'animer de manière où je te mets dans un bain d'authenticité, de bienveillance, où tout le monde a envie de jouer le jeu. C'est un beau jeu humain, tu parlais de l'humanité, de l'humanité de capitalisme, c'est ça, en fait. Tu vois, et donc c'est une aventure expérientielle, transformative qui est proposée. Et après, au final, tout le monde a envie de passer, et les gens font la queue pour venir sur scène. Parce qu'en fait, je me rends compte que Ça, la beauté de la poésie, c'est qu'il n'y a pas un style d'écriture, c'est que tout le monde a sa légitimité, parce qu'il y a autant de styles d'écriture que d'être humain sur Terre.
- Speaker #1
Et une fois qu'il y a quelqu'un qui a débloqué le truc, en fait, tout le monde a envie de se connecter les uns aux autres, j'imagine. Si, justement, ils font la queue, c'est que cette pudeur, une fois que... et ces barrières, une fois qu'elles sont tombées... Tu te prends au jeu, et donc au nous.
- Speaker #0
Et tu vois, moi, avant, moi, j'ai, entre guillemets, une des grosses skills que j'ai, moi, c'est la négociation.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #0
Parce que c'était ça, dans la vente, c'est ça qui me faisait vibrer, de bien négocier un contrat, mais dans un partenariat. C'était jamais du one-shot, moi je m'occupais plus de partenariats avec des intégrateurs ou des e-tailers à l'époque. Mais même dans ma vie, j'aime bien créer un partenariat de vie avec des gens, etc. Et en fait, le but dans la négociation, c'est de le prendre aussi comme un jeu. Tu vois, c'est un jeu, en fait. De ne pas prendre, quand tu reçois un nom, quand tu vends quelque chose, de ne pas le prendre à titre personnel. Et donc, de la même façon, quand tu vas sur scène, c'est un jeu. Tu écris, tu vois, si je te fais écrire un haïku, là, maintenant, tu vas être émerveillé de ta capacité à pouvoir en écrire. C'est très simple. Et puis, en fait, c'est juste de mettre dans cette situation-là de bien entrer en poésie. Et pourquoi je dis ça ? C'est qu'en fait, on est tous à peu près entrés en poésie de la même manière, c'est-à-dire à l'école, en faisant des commentaires composés de poèmes, ou en apprenant par cœur des poèmes d'anciens, de très grands poètes. Sauf que, des fois, en fait, on ne comprend pas ce que voulait dire le poète initialement, c'est un truc qu'on a du mal à s'identifier, parce que c'est il y a quelques centaines d'années, et puis l'apprentissage du par cœur, c'est un exercice, mais c'est tout. Le vrai premier acte poétique, c'est d'écrire. Si après tu prends goût à la poésie, à l'écriture poétique, ensuite après tu vas découvrir des grands auteurs, des grands poètes, et puis là tu vas vers du Rimbaud, du Verlaine, du Hugo, du ce que tu veux, etc. Et puis même avec d'autres poètes aussi du monde entier. Mais donc t'as vraiment ce chemin-là qu'il y a à refaire, c'est de redonner goût à l'écriture, la lecture aussi, mais à l'écriture, pour en fait, ok j'ai écrit un premier poème là en l'espace de 10-20 minutes, ok donc c'est un discours poétisé que j'ai fait ou quelque chose, ok. C'est très beau. Du coup, j'ai la capacité de... Du coup, demain, je vais lire, comparer les styles de poésie pour comprendre ce que c'est. C'est quoi cette figure de style-là ? C'est quoi une analogie ? C'est quoi ça ? Pour ensuite jouer avec tout ça. Et parce que dans les mots, tu vois, typiquement, il y a des symétries aussi dans les rimes. Il y a des métaphores aussi pour créer des images à travers ce que tu vas dire, pour créer des récits. On parle souvent des nouveaux récits pour demain, mais aussi dans la symétrie, pour créer une punchline, c'est la symétrie entre des mots, tu vois. Comment tu vas faire rimer Agony avec Harmonie ? C'est des trucs qui te marquent. Parce que c'est des... C'est des choses qui sont... C'est de jouer avec les mots, au final.
- Speaker #1
Tu disais que le premier acte de poésie, c'est d'écrire. Tu parlais des commentaires composés qui sont une forme d'analyse et l'apprentissage par cœur où on travaille l'intellect et ce côté purement néocortex qui nous caractérise. Et quand tu as dit que le premier acte, c'est d'écrire, le mot qui m'est venu, c'est ressentir. Parce que tu parlais de cet alignement. Et je me suis posé la question... Si en fait, le premier acte de poésie, ce n'était pas de ressentir, puisque tu parlais de la communication, ce n'est pas juste de mettre des mots, ce n'est pas juste tout ça, c'est vraiment d'habiter, de ressentir dans tout notre corps ce qu'on observe, ce qu'on contemple, ce qu'on vit pour pouvoir après le mettre en mots.
- Speaker #0
Absolument. Et c'est pour ça que, tu vois, comme quand tu vas dans un musée regarder des œuvres d'art, des tableaux, c'est juste beau tel quel. Tu es effectivement dans la contemplation. Et c'est pour ça que moi aussi, tu vois, Merci. pour sortir du mental et aller vraiment dans le ressenti, quand j'écoute quelqu'un déclamer un poème sur lui ou sur elle, je ne vais pas essayer d'analyser le pourquoi, mais je vais voir toutes les images que ça me crée et puis tous les sens cachés aussi qu'il peut y avoir, mais pas de son point de vue, de moi, de mon interprétation aussi, mais à travers mon ressenti à moi, ce que ça génère à la fois comme émotion, comme imaginaire et comme envie aussi. Donc je trouve ça plus puissant, effectivement. que le fait de vouloir décortiquer ce que lui ou elle a voulu dire, etc.
- Speaker #1
C'est toute la notion de la poésie, en fait. C'est que tu ne peux pas faire de la poésie si tu ne ressens pas ce qui se passe chez toi et chez l'autre. En accompagnant des leaders depuis un certain nombre d'années aujourd'hui, qu'est-ce que la poésie t'a appris sur le leadership ?
- Speaker #0
Ça m'a appris ce que je disais tout à l'heure, le fait d'être deux dominantes que je trouve très puissantes, le fait de de laisser chacun exprimer sa part de poésie et l'autre de créer un récit qui soit suffisamment mobilisateur pour embarquer tout le monde à l'infini. Mais déjà, juste d'être soi, juste d'être soi pour pouvoir rayonner au monde. On n'a pas besoin de copies d'eux, on a besoin d'êtres de lumière qui vont, une fois qu'ils ont trouvé leur propre lumière, éclairer le monde avec. Pas briller, mais éclairer le monde avec. tu vois, à agir en tant que phare. C'est Victor Hugo qui disait que le poète, c'est l'homme des utopies, en fait, qui va éclairer le monde avec sa torche. Et donc, c'est un peu ça. C'est quand tu as fait ce travail-là un peu initiatique, d'aller chercher ta pleine puissance, c'est comment tu l'apportes au monde pour que ce soit quelque chose qui soit utile au monde.
- Speaker #1
Et tu parlais de Cap, c'est notamment le titre de ton prochain ouvrage. qu'est-ce que tu transmettrais à ceux qui doutent, qui cherchent leur cap, qui cherchent à retrouver du sens individuellement, collectivement, structurellement ? Qu'est-ce que tu leur transmettrais ?
- Speaker #0
À titre personnel, déjà, il n'est jamais trop tard pour le chercher, pour se chercher vraiment soi. Et je pense que ça évolue en plus à chaque période de sa vie. Donc, de regarder vraiment déjà, en fait, c'est quoi son cadeau à offrir au monde. C'est vraiment ça, c'était justement le titre de mon ancien livre, « Trouver son point génial » . C'est quoi, en fait, ton flot ? C'est quoi ton... ce qui est fondamental pour toi, c'est à quoi tu as envie de dédier ta vie, en fait. Et s'il y avait un mot pour le résumer, ce serait quoi ? Vraiment ça. Et puis après aussi, regarder, avoir quand même foi, je pense, ça fait partie du champ des possibles, de la poésie que ça t'octroie, de croire en fait dans l'évolution positive de l'humanité sur le long terme. Tu vois, quelles que soient les périodes un peu sombres qu'on peut traverser ou autres, de continuer à croire qu'il y a quand même de la lumière au bout du tunnel et qu'on peut y arriver ensemble, parce qu'il y a aussi potentiellement un soulèvement, une résistance, où il y a des gens qui œuvrent pour cela partout dans le monde, et qu'on n'est pas seul, et qu'il peut y avoir un projet de société qui va émaner, un cap de société qui va apparaître et qui peut changer le monde de manière assez exponentielle, assez rapidement. Quand tu regardes dans la sociologie, les transformations sociétales se font très rapidement, souvent. Donc c'est continuer d'œuvrer dans cette voie-là, d'être dans une forme de résistance, J'aime bien parler de la poésie comme une résistance, mais de la même façon que tous les gens qui œuvrent aujourd'hui à l'harmonie avec le vivant notamment, comment est-ce qu'on peut toujours vivre ensemble sur cette planète demain, on est la résistance en fait. Quand je dis on, c'est tout le monde peut l'être, mais quand tu fais des choses avec le cœur... ouvert et avec en mettant de l'âme dans ce que tu fais et être plus dans l'art des gens que même juste l'argent en fait
- Speaker #1
Tu parles d'acte de résistance, est-ce que tu penses que c'est aussi une forme d'acte de résilience ?
- Speaker #0
Ouais, de résilience et même de renaissance au final de résilience parce que ça te donne les armes de croire en quelque chose de plus beau, de plus grand demain et puis de renaissance parce que c'est aussi tu sais, il y a un des phénomènes en fait psychologiques que tu vis quand tu fais un tour du monde, quand tu fais un voyage initiatique, on appelle ça la déterritorialisation. Comment tu t'affranchis de ton environnement initial, d'être un produit de ton environnement, ou ton éducation, ou ton environnement d'avant pour devenir qui tu pourrais être vraiment, de manière vierge. Bien évidemment avec qui tu es aussi, mais de manière vierge. Et je pense que c'est ça, ça permet le fait de revenir à l'essentiel, ça permet de renaître. au monde à une plus belle version de toi.
- Speaker #1
Avant de te poser l'une des dernières questions que je pose après chaque interview, tu parlais de trouver, essayer de résumer en un seul mot notre mission de vie. J'ai une autre question. Si tu devais choisir un poème, là, à nous partager, ça serait lequel ?
- Speaker #0
Je vais te donner un poème de Victor Hugo, qui est très beau sur la mission du poète. où justement il parle de cet homme des utopies je trouve ça un très beau un très beau poème pour Renaud avec ta mission de vie qui peut être d'apporter quelque chose au monde et notamment pour avoir la poésie mais dans le sens large dont on parlait tout à l'heure donc ouais c'est sur la mission du poète et sinon moi j'aime bien dire que les grandes constructions se bâtissent par la force des bras, mais les plus belles épopées naissent d'un rêve et d'une voix. Et c'est ça en fait qu'on va chercher dans la poésie, c'est d'aller chercher cette manière de sublimer, d'exalter et puis d'être de pouvoir aller de l'avant.
- Speaker #1
Je vais te poser une dernière question. Bien sûr, tu as un peu répondu en creux tout au long de cet échange. Si tu devais résumer le leadership en une phrase, poétiquement, Ce serait laquelle ?
- Speaker #0
Je pense que le leader poétique, c'est quelqu'un qui œuvre avec le cœur pour le bien commun.
- Speaker #1
Merci Vincent. Avant qu'on se quitte et qu'on quitte nos auditeurs, est-ce que tu pourrais nous dire où on peut te retrouver ? Quelle est ton actualité prochainement ?
- Speaker #0
Il y a un site vincentavondi.com où il y a toutes les informations dessus, plein de vidéos de discours poétiques ou de conférences, des livres aussi qui vont sortir. Du coup, Cap qui vient de sortir là, qui est édité chez Les Bonnes Feuilles, et puis sur Internet, et puis après sur Instagram, sur LinkedIn, sur Vincent Avondi. Il y a aussi le collectif que j'ai fondé il y a un an et demi maintenant qui s'appelle les Poétiseurs, qui est un collectif de 40 poètes d'entreprise qui oeuvrent ensemble à réenchanter le monde des organisations avec la magie de la poésie. Vous pouvez voir le site aussi, les Poétiseurs. On intervient dans plein de lieux, que ce soit dans les entreprises, dans des événements, dans des séminaires, dans des soirées d'yalla aussi, pour apporter de la poésie sur différents formats et pour apporter toujours cette notion-là. d'émerveillement, de réenchantement et puis de supplément d'âme.
- Speaker #1
Et s'il y a des poètes qui nous écoutent, ils peuvent candidater pour devenir poétiseurs ?
- Speaker #0
Avec plaisir, avec plaisir.
- Speaker #1
Merci beaucoup Vincent pour cet échange.
- Speaker #0
Merci à toi.
- Speaker #1
A bientôt.
- Speaker #0
Au revoir.