Speaker #0Tu as un projet qui te trotte dans la tête depuis des mois, peut-être même des années, si tu attends d'avoir la bonne formation, le bon moment, les bonnes compétences, avant de te lancer. Si tu te dis, je le ferai quand je serai prête, alors écoute l'épisode qui suit. Bienvenue dans Femme 360, le podcast des femmes qui vivent à fond. Je suis Maïté et je suis heureuse de vous accueillir dans mon univers. Ici, on explore toutes les dimensions de la vie féminine, corps, carrière, maternité, bien-être, émotions et liberté. Parce qu'être femme, c'est tout sauf linéaire, c'est puissant, vibrant et multiple. Bonjour tout le monde, j'espère que vous allez bien aujourd'hui, je suis ravie de vous retrouver dans un nouvel épisode de Femmes 360. Avant qu'on aborde le sujet du jour, j'avais envie de vous faire part d'une réflexion que j'ai eue et qui est dans ma tête depuis quelques semaines déjà, et qui concerne le podcast. Et en fait j'ai beaucoup réfléchi à qu'est-ce que j'ai envie que le podcast apporte, quel est un peu le fil conducteur... de mes épisodes et en me posant cette question, je me suis aperçue que naturellement la plupart des épisodes que je fais, ou en tout cas un des sujets qui reste quand même sous-jacent à tous les épisodes, et donc peu importe le thème, que ce soit la maternité, la vie professionnelle, le corps, les relations, en fait il y a une question qui revient. quand même régulièrement dans le fond, qui est, est-ce qu'on existe pour soi en tant que femme ou est-ce que c'est simplement pour les autres ? Et en gros, le sujet, c'est donc la reconquête de soi. Et en fait, aujourd'hui, j'avais envie que ce soit, entre guillemets, officiel, que la reconquête de soi en tant que femme devienne un peu le fil rouge des épisodes de Femmes 360. Il n'y aura pas que ça, mais... Voilà, ce sera quand même quelque chose qui reviendra régulièrement et qui sera le cœur même des épisodes. Donc j'espère que ça vous parlera et que vous serez avec moi dans cette, pas de nouvelle aventure, mais dans la suite. Et quelque chose de beaucoup plus précis de l'aventure Femme 360. Donc maintenant qu'on a parlé de ça, entrons dans le vif du sujet. Et donc, qui est cette phrase, vous voyez, que... se dit quand même régulièrement qui est je le ferai quand j'aurai fini ça, je me lancerai quand j'aurai assez d'économies, je m'inscrirai à ce cours de danse, de poterie ou de je ne sais quoi, quand j'aurai un peu plus confiance en moi, je créerai mon entreprise quand j'aurai vraiment toutes les cartes en main. Vous voyez, c'est cette pensée qu'on a qu'il faut attendre d'être complètement prête à 100% pour eEnfin, se lancer dans le ou les projets qui nous tiennent à cœur. Mais il y a des projets qu'ils soient professionnels, artistiques, personnels, sportifs, peu importe. Et aujourd'hui, on va vraiment s'attarder sur cette croyance qu'on doit être absolument prête pour se lancer dans quelque chose. Et surtout voir qu'est-ce que ça coûte d'attendre ce moment-là. Parce que déjà, je vais spoiler la fin de l'épisode, le moment où on sera 100% prête n'existe pas. Donc, merci, au revoir, Maïté. Non, je plaisante. Mais, voilà, j'ai envie aujourd'hui qu'on déconstruise cette croyance et tout ce que je vais vous... parler aujourd'hui, je me l'applique au quotidien encore à moi-même parce que je n'en suis pas encore sortie de cette croyance limitante et qui est toujours présente et parfois insidieusement. Et c'est ça qu'on va étudier aujourd'hui. Donc vraiment, je ne me mets pas plus dessus de vous. Je suis au même niveau et je pense que cet épisode vous sera tout autant utile qu'à moi-même. Et je vais vous donner un peu mes réflexions là-dessus et puis aussi à quel moment j'ai et puis eu d'attendre d'être prête et ce que ça a pu me coûter au quotidien. Il y a eu le podcast par exemple, il y a eu aussi le premier marathon que j'ai voulu faire. Il y a eu beaucoup de pensées et de cheminement pour me dire que je n'avais pas à attendre d'être prête pour me lancer. Déjà la première chose que j'ai envie qu'on se dise, c'est qu'en fait l'idée qu'il faut être prête pour se lancer dans quelque chose est d'une croyance limitante. Et une croyance limitante, je vous rappelle ce que c'est, c'est une pensée qu'on prend pour une vérité absolue, alors qu'en fait, c'est juste une histoire qu'on se raconte à soi-même et qui nous met en gros un plafond de verre. Le problème aussi, c'est que cette pensée, cette croyance limitante, elle ne vient pas de nulle part. Donc, je ne vais pas refaire tout un laïus sur la société et tout, parce que ça revient toujours un petit peu au même. Oui. Toujours est-il qu'il y a quand même beaucoup chez les femmes un peu ce syndrome de la bonne élève, vous voyez, celle qui doit cocher toutes les cases, être parfaite, être complètement préparée avant de faire quelque chose. Et puis, il y a aussi une expression un peu française qui est de ne pas faire les choses à moitié. Quand on prend cette expression-là, en gros, ça veut dire qu'il faut tout faire complètement et donc ça peut aussi impliquer d'être prête à 100%. avant de se lancer. Et il y a dans un épisode récent sur la peur de l'échec, que je vous l'avais dit, c'est quand même un schéma de pensée assez féminin, parce que les hommes, eux, ils n'attendent pas, par exemple, à être prêts à 100% avant de postuler à un poste. Eux, ils se disent, si j'ai 60% des critères, c'est largement suffisant. Alors qu'une femme, elle va plutôt être dans le « je vais regarder » . toutes les lignes d'une annonce avant de me dire est-ce que je correspond ou pas ? Et là, pour le coup, moi, je vous l'avais dit, c'est vraiment mon cas. Quand je vois des annonces à l'heure actuelle, je me dis, ah oui, mais non, ça, j'ai pas. Ah oui, mais non, ça, la compétence, je suis pas sûre d'avoir. Bon, ben non, je peux pas postuler. Alors que, je pourrais très bien tenter. Donc, je fais quand même tout un cheminement aussi là-dessus, mais voyez comme quoi, les croyances limitantes, elles sont profondément ancrées en nous et c'est pas si facile que ça de s'en sortir. Et derrière le « je ne suis pas prête » , qu'est-ce qui se cache en fait ? C'est une réelle peur. Mais quelle peur ? La première, c'est la peur du jugement, la peur des autres. Si on n'y arrive pas et donc cette peur d'échouer, ça rejoint l'épisode que j'ai fait sur la peur de l'échec qui est un véritable frein dans notre carrière féminine. Donc si vous ne l'avez pas écouté, n'hésitez pas à l'écouter juste après celui-ci parce que pour moi, les deux sont complètement liés. Vous pouvez les écouter indépendamment. ils peuvent être complémentaires. Donc n'hésitez pas à aller l'écouter. Et puis je pense que tant qu'on ne tente pas les choses, on peut rester avec cette pensée que potentiellement, je peux réussir. Et ce n'est pas facile de se rendre compte de l'inverse. Que si on tente quelque chose et qu'on n'y arrive pas, il faut réussir à accepter qu'on n'est peut-être pas doué dans ça. Peut-être qu'on s'est trompé, parce que ça arrive aussi, mais ce n'est pas la fin du monde. Et ça aussi, c'est quelque chose qui est un peu français. J'en discutais il n'y a pas longtemps avec un de mes collègues. Et c'est vrai qu'en France, il n'y a pas une culture de l'échec. Quand on entreprend quelque chose, c'est qu'on sait aller à 80% qu'on va réussir. Mais échouer est mal vu. On ne fait pas état sur la place publique de ces échecs, de tous ces échecs, qu'ils soient personnels ou professionnels, alors que par exemple aux Etats-Unis, c'est un peu l'inverse, c'est pas glorifié d'échouer, mais les entrepreneurs par exemple, s'ils n'ont pas connu un échec dans leur vie avant de réussir, on trouve même ça bizarre, mais du coup c'est quelque chose qui est quand même très sociétal. Et en fait, pour... Réussir à dépasser ce stade, il faut mettre des mots sur nos pensées et surtout prendre du recul par rapport à elles. Rappelez-vous, je vous avais parlé il y a quelque temps dans d'autres épisodes de ce qu'est la diffusion cognitive, vous savez, c'est le fait de prendre du recul sur ses propres pensées et de se dire, justement, ce ne sont que des pensées, ce n'est pas la réalité. Et ça, je vous enjoins à le faire quand ça concerne peut-être un projet que vous avez envie de mettre en place et que vous avez peut-être pensé « je ne suis pas prête » . Reformulez dans votre tête. Dites-vous « je remarque que j'ai la pensée que je ne suis pas prête. Mais est-ce que je ne suis réellement pas prête ou est-ce que j'ai simplement peur ? » Vous voyez ? En gros, on fait un pas de côté. La pensée, elle est toujours là, mais ce n'est plus elle qui nous dirige. Elle redevient ce qu'elle a juste à être, c'est-à-dire une pensée, une parmi des milliers que notre cerveau produit tous les jours. Et on peut la regarder passer sans lui obéir et dire « Ok, je sais que tu es dans un coin de ma tête, mais ce n'est pas pour autant que tu vas tout diriger. » Et pour ça, j'ai un petit exercice à vous proposer, c'est de répondre à trois questions toutes simples, mais qui peuvent vraiment vous aider pour avancer dans votre cheminement de ce j'attends d'être prête. Donc la première question qui est, qu'est-ce que ça veut dire concrètement être prête pour le projet précis que vous avez en tête ? Deuxième question, si je devais cocher toutes les cases pour ce projet, lesquelles seraient-ce ? Et, question complémentaire, est-ce que je suis sûre qu'elles sont toutes ? Toutes vraiment indispensables. Et dernière question, qu'est-ce que j'ai déjà comme ressources, compétences ou expériences qui peuvent me servir dès à présent ? Et donc déjà, en répondant à ces questions, on peut se rendre compte qu'en fait, on est beaucoup plus prête que ce qu'on ne pensait. Et la liste des « il me manque ça, il me manque ça, il me manque ça » , en fait, elle devient très subjective. Elle répond surtout à nos croyances. Maintenant j'ai envie qu'on parle également... des risques ou en tout cas des coûts qu'on a à attendre ce moment parfait. Parce qu'en fait, on voit souvent l'attendre comme quelque chose de prudent, d'être raisonnable. Mais en fait, il y a un coût quand même, il y en a même trois, à vouloir toujours attendre ce moment parfait. Et en fait, quels sont ces coûts ? Le premier, c'est de passer à côté. d'opportunités. Parce que une opportunité, par définition, elle ne reste pas. Vous savez, ça va être la rencontre avec quelqu'un, le poste de vos rêves, la place dans un programme de formation, un partenariat, une inscription, quelque part qui se finit dans 48 heures. Et en gros, plus on attend, et plus on rate ce moment, et on a de risques de passer à côté. Et qu'en fait, si ça arrive, Le pire dans tout ça, c'est qu'on ne saura jamais ce que ça aurait pu être donné. Et vous connaissez sans doute l'expression qu'il vaut mieux avoir des remords que des regrets. Et c'est exactement ça. Il vaut mieux peut-être tenter et se dire, j'ai pas réussi, que toujours rester avec ce questionnement en soi de, et si j'avais tenté ? Vous voyez la différence ? Le deuxième coup, c'est aussi l'usure mentale. Car à force d'avoir un projet en tête qu'on ne concrétise pas, On se remet en question continuellement. On va en parler à 5, 10 personnes autour de nous, qui vont nous donner du coup 5 à 10 avis contradictoires. Et donc, on va douter encore plus. On va se rajouter des conditions supplémentaires pour la réalisation de ce projet avant de se lancer. Et en fait, on finit par être en décalage complet avec soi-même et avec, en tout cas, la personne qu'on était au début de l'initiation du projet. Et au final de ce... projet qui devait peut-être être le projet de votre vie ou quelque chose qui allait vous porter, en fait, il devient une charge mentale. Et ça, c'est l'inverse complet de ce qu'on cherchait. Et le dernier coup, donc le troisième, c'est qu'on finit par être catégorisé par les autres, mais principalement par soi-même, comme la personne qui commence plein de choses sans jamais aller au bout. Et c'est terrible pour la confiance en soi. Moi, perso, j'ai été cette personne-là... Pendant de nombreuses années, par exemple, pour tout vous dire, j'ai fait une formation en ligne pour être agent de voyage. Et donc, je m'étais dit qu'à un moment donné, que j'allais lancer mon propre business de travel planner. Et en fait, je n'ai jamais été au bout du projet. Je m'étais trouvé mille et une excuses, vous voyez, ce genre de choses. et en fait, le souci quand c'est comme ça, c'est que notre cerveau, il enregistre cette croyance que... On est quelqu'un qui n'arrive pas à finir ce qu'elle commence. Et donc, ça nous conditionne et on finit par devenir cette personne-là. De se lancer dans des projets et de ne pas aller au bout. Mais ça peut être pour un projet sportif, ça peut être pour un projet professionnel ou que sais-je. Mais vous voyez, d'initier et de ne jamais terminer. Et le problème, il vient surtout du fait qu'on démarre souvent dans des conditions impossibles qu'on s'est fixé inconsciemment. et on attend tellement de nous-mêmes qu'en fait, on se décourage au premier obstacle, mais parce qu'on s'est mis la barre trop haute. Ce qui peut être bien de faire pour essayer de dédramatiser tout ça et de se rendre compte du coût de cette inaction, c'est de se poser les questions suivantes sur un projet en particulier. Donc pensez, si vous avez un projet auquel vous avez envie de vous y mettre depuis un moment, mais que vous n'y mettez pas, Essayez de vous faire une projection qui est la suivante. Dans un an, si je n'ai toujours rien fait, où j'en serai dans ma vie et qu'est-ce que je vais ressentir ? Dans trois ans, si je continue à attendre, comment je vais me regarder dans le miroir ? Et dans cinq ans, si ce projet est toujours dans ma tête sans avoir bougé, qu'est-ce que ça va dire sur la vie que je suis en train de construire ? Parce qu'on parle souvent du risque de se lancer, mais on ne parle pas assez du risque de ne. Pas se lancer. Et finalement, celui-là, il est plus important que l'autre. Donc, si vous vous reconnaissez là-dedans, si vous avez un projet un peu aussi au fond de vous, au fond du cœur, que vous avez envie de lancer. Je parle de projet, mais ça peut être de vous mettre à la peinture ou de, je ne sais pas moi, d'acheter un chien. ou peu importe, on n'est pas obligé d'être dans des trucs énormes. Réfléchissez à ce projet et venez partager en DM quel est le projet que vous repoussez depuis tant d'années. Peut-être que d'oser le nommer, ça va être un premier pas pour vous vers la réalisation de ce projet. Ensuite, j'avais envie de faire un petit focus sur l'entrepreneuriat, puisque je pense que ça concerne... quelques personnes et on voit de plus en plus de personnes se lancer à leur compte aujourd'hui et c'est un rêve pour beaucoup de personnes, c'est un peu idée de la liberté et je ne vais pas mentir, je me sens totalement concernée et j'y réfléchis aussi de plus en plus, de plusieurs manières à me lancer dans l'entrepreneuriat. Lancer son activité, vous voyez, devenir indépendante, créer quelque chose qui nous ressemble, ça peut... et à la fois être stimulant et à la fois faire peur et c'est surtout qu'on se dit dans ce type de projet qu'il faut complètement répondre à l'injonction de être totalement prête pour se lancer. Sauf qu'en fait, comme je le disais en tout début d'épisode, on n'est jamais prêt à 100% et je pense, même si je n'en suis que au tout début d'une aventure entrepreneuriale, qu'on ne peut pas être prêt et prête à 100%. Parce qu'en fait, c'est justement, je pense, la définition d'entreprendre. C'est de naviguer dans l'inconnu, c'est de découvrir des choses au fur et à mesure, c'est de construire pas à pas. Et qu'en fait, si on avait déjà toutes les billes en main, on construirait tous déjà des empires dès le départ. Et en fait, c'est pas ça. Les entreprises, elles montent au fur et à mesure, et tous les entrepreneurs. à succès aujourd'hui, ils ont tous commencé finalement en bas de l'échelle et ils ont tâtonné pour réussir. Et puis il y avait des domaines dans lesquels ils étaient nuls et ils ont appris, mais ça peut être de tout, parce qu'en plus quand on touche à l'entrepreneuriat, on touche à plusieurs secteurs. La compta, le marketing, prospection, du juridique, la tarification, vous voyez, il y a un peu de tout. Donc qui est fort dans tous ces domaines ? A moins que vous créez une entreprise avec... plusieurs personnes et que chaque personne soit spécialiste dans chaque corps de métier, mais généralement, ce n'est pas comme ça que ça se passe au départ. On ne peut pas être fort à 100% dans tout, donc c'est là où il faut vraiment se poser les questions que est-ce que vous avez vraiment envie d'entreprendre professionnellement ? Est-ce qu'il y a un projet là qui vous tient à cœur ? Et si c'est le cas, de vous dire, ok, aujourd'hui, Est-ce que j'ai envie de prendre ce risque ? Et sachez, parce que ça on le voit souvent quand même, que le secret, je pense, des gens qui réussissent, c'est surtout qu'ils ont compris qu'on apprend en faisant. Et comme je l'avais dit dans l'épisode sur la peur de l'échec, c'est également ce qu'on dit aux enfants. C'est en s'exerçant qu'on s'améliore. Et c'est la même chose pour l'entrepreneuriat. Et on pourra acheter des livres. regarder des sites, des vidéos YouTube, mais ça ne remplacera jamais l'expérience, le concret, le réel. Et c'est ça en fait, c'est quand on fera sa première vente, quand on se prendra son premier nom, peut-être aussi son premier échec, on apprendra et puis on recommencera. Et il y a une expression que j'aime beaucoup qui est « vaut mieux fait que parfait » . Et c'est complètement ça. Vaut mieux tenter quelque chose et que ce ne soit pas parfait dès le départ, mais en fait c'est pas grave, au moins on a tenter et on peut rectifier aussi en cours de route. Et l'entrepreneuriat, c'est ça aussi. Je considère aussi que le podcast est un peu cette aventure entre guillemets entrepreneuriale, en tout cas au sens d'entreprendre quelque chose, non pas que dans un sens pécunier. Et donc, quand je me suis lancée, il y a maintenant cinq mois, clairement... Je ne savais pas où ça allait, je n'étais pas douée dans le montage et le mixage. Je ne le suis toujours pas, mais j'apprends en faisant, ça devient plus fluide, plus limpide aussi. Et c'est complètement l'exemple parfait, c'est que j'ai appris à poser ma voix, j'apprends encore. Il y a des choses que je fais de mieux en mieux, d'autres qu'il faut encore que je m'améliore. Mais c'est ça qu'il faut voir, que si je n'avais jamais tenté la première fois de m'enregistrer, En fait, le podcast n'existerait pas. Et n'oubliez pas cette règle que je vous avais dit dans l'épisode sur la peur de l'échec, la règle des 70%. N'attendez pas d'avoir 100% des compétences pour vous lancer dans un projet. Si vous en avez déjà 70, c'est que c'est bon, vous pouvez y aller. Et ça, comme je vous l'ai dit, peu importe le projet dans lequel vous voulez vous lancer. L'imperfection est un réel accélérateur d'apprentissage. La perfection, en fait, finalement, c'est un peu... procrastination déguisée voyez c'est cette excuse qu'on se donne pour justement ne pas se confronter au terrain dans l'entrepreneuriat Il y a un concept dans l'entreprenariat, il y a un concept de MVP, c'est le minimum viable product. Donc en gros c'est la version la plus simple possible de l'offre qu'on a envie de faire, qui fonctionne et qu'on peut tester directement. Et ça s'applique partout, je vais vous donner quelques exemples, c'est par exemple, vous voulez vous mettre à la peinture, le MVP c'est pas un atelier parfait avec un matos de pro, en gros c'est ton carnet à 5 balles, un crayon et puis tu commences à dessiner ce soir. Tu veux courir un marathon ? Ton MVP, c'est pas la montre à 400 euros, les baskets à plaque carbone, ton coaching personnel. Non, ça va être de prendre tes baskets, les mettre dans tes pieds et sortir courir 20 minutes demain matin. Et tu veux lancer ton activité professionnelle ? Ton MVP, ça sera pas ton site web. parfait avec ton personal branding de malade et tout. Non, ça va être ton premier post Instagram ou LinkedIn, le premier client peut-être gratuit ou à moitié prix que tu feras avec qui tu vas pouvoir roder ton offre. Vous voyez, le MVP c'est commencer petit, commencer peut-être pourri ou en tout cas d'une manière un peu imparfaite, mais surtout commencer. Et c'est ça que j'ai envie que vous retenez. Commencez, lancez-vous. Et donc, on approche de la fin de l'épisode et j'avais envie de vous résumer un peu ce qu'on a dit. Donc, premièrement, retenez qu'être prête, c'est simplement une illusion. Personne ne l'est jamais. Toutes ces personnes que vous voyez qui se lancent dans quelques activités ou projets que ce soit, elles n'étaient peut-être pas prêtes à 100% au moment de le faire. C'est juste qu'elles avaient compris une chose, c'est que ça n'était pas un prérequis pour se lancer dans l'aventure. Deuxièmement, attendre coûtera plus cher. Que ce qu'on ne croit, il y aura des opportunités manquées, une charge mentale qui va s'accumuler et une perte de confiance en soi. Et ça, finalement, le coup d'attente est peut-être plus important que celui de se lancer. Et dernier point, c'est on apprend en faisant, surtout en entrepreneuriat. On bâtit le pont en marchant dessus. Et vraiment, c'est ok d'être imparfaite. Et même parfois, c'est le seul moyen pour y arriver. Donc, cette semaine, j'ai envie de vous lancer un défi. Prenez le projet que vous avez en tête depuis peut-être des mois, des années, celui-là vraiment qui dort au fin fond de votre tête, et réalisez cette semaine une seule action pour mettre en place ce projet. Une seule, pas dix, pas un plan détaillé sur six mois avec un rétro-planning. Non, non, une seule action. Ça peut être tout et n'importe quoi. Envoyer un message à une personne concernée, acheter un livre, s'inscrire à une formation, un cours, bloquer un créneau dans son agenda pour commencer à mettre à plat ses idées, regarder des offres, faire son CV, peu importe. C'est vous qui pouvez savoir vraiment quelle est l'action la plus simple que vous pouvez déjà mettre en place pour vous permettre d'avoir un pied à l'étrier. J'espère que vous ferez cet exercice et qu'il va vous aider à avoir cette impulsion Pour vous mettre en mouvement, moi, je ne vais pas tout vous dévoiler, mais restez connectés dans les prochaines semaines parce qu'il y a un projet qui me tenait à cœur depuis quelques temps et j'ai décidé de me lancer. Et je ne sais pas ce que ça va donner, mais ce n'est pas grave. Je le fais et je suis vraiment heureuse de me lancer et donc dans quelques temps, je pourrai vous en parler un peu plus. Donc restez connectés. L'épisode touche à sa fin. Comme d'habitude, j'espère qu'il vous aura plu. N'hésitez pas à le partager si vous pensez qu'il peut... intéresser une ou plusieurs femmes de votre entourage. Laissez une petite note sur votre application d'écoute, ça fait toujours plaisir et puis ça aide vraiment à développer la visibilité. On se retrouve toutes les semaines sur Instagram, je suis assez active, je poste au moins deux à trois fois par semaine. Et puis il y a la newsletter qui est toujours disponible si vous voulez qu'on aille plus loin. Je vous souhaite... Une belle journée, une belle semaine, prenez soin de vous, je vous embrasse fort et je vous dis à la semaine prochaine. C'était Maïté de Femmes360.