Speaker #0Si vous avez un jour regardé une photo de vous d'avant, avant les enfants, avant que tout change, et que vous vous êtes demandé où était passée cette femme-là, si vous avez ressenti une tristesse bizarre, presque coupable, à l'idée que quelque chose s'est perdu le jour où vous êtes devenue mère, si vous vous êtes dit « je l'aime de tout mon cœur, mais je ne me reconnais plus » , alors écoutez l'épisode qui suit. Bienvenue dans Femmes 360, le podcast des femmes qui vivent à fond. Je suis Maïté et je suis heureuse de vous accueillir dans mon univers. Ici, on explore toutes les dimensions de la vie féminine. Corps, carrière, maternité, bien-être, émotions et liberté. Parce qu'être femme, c'est tout sauf linéaire. C'est puissant, vibrant et multiple. Hello tout le monde, j'espère que vous allez bien, que vous avez bien profité de votre long week-end. Moi c'était le cas. J'ai fait un EVGF d'une de mes amies proches écoutera sans doute cet épisode et donc elle se reconnaîtra, je lui fais des gros bisous. Et du coup, comme vous pouvez le voir, l'épisode sort mercredi au lieu de mardi, parce que justement, j'en ai profité. Et pour tout vous dire, le sujet de cette semaine n'était pas celui qui était à la base prévu, j'en avais enregistré un autre épisode, et finalement j'ai décidé de reculer la sortie de l'épisode initial pour aborder le thème de cette semaine, qui est donc la maternité. pourquoi ? Parce que dimanche, c'est la fête des mères et je me suis dit que c'était le bon moment justement pour refaire un épisode sur la maternité. Ça faisait un moment que je n'en avais pas fait un. Et cette fois-ci, on va plutôt parler du prisme de l'identité et justement cette perte d'identité qu'on peut ressentir quand on devient mère. Devenir mère, c'est censé être un des plus bons moments de nos vies et ça l'est. Mais il y a quand même tout. tout un process qui se met en place, toute une transformation dans nos vies qu'on appelle la matrescence. Et c'est de cela que j'ai envie qu'on parle aujourd'hui, parce que finalement la matrescence, c'est une des reconquêtes les plus profondes qu'une femme puisse vivre dans sa vie. Donc déjà, si vous ne savez pas ce que c'est la matrescence, c'est le processus de transformation physique, hormonale, psychologique et identitaire que vit une femme quand elle devient mère. Ce concept a été développé par l'anthropologue Dana Raphael dans les années 70 et il a été repris par de nombreux chercheurs et professionnels de santé depuis. Donc la matrescence c'est la contraction des mots maternité et adolescence. Je vais revenir sur le concept un peu plus loin. Peut-être que si vous écoutez des podcasts sur la maternité, vous connaissez le podcast du même nom, Matrescence, de Clémentine Sarla, que vraiment je vous recommande chaudement. Pour ma part, j'ai écouté régulièrement ces épisodes, c'est une des références sur le sujet en France et elle a fait donc plusieurs épisodes sur la matrescence et aujourd'hui voilà elle parle de maternité, d'éducation au niveau des enfants donc elle fait un travail remarquable Clémentine Sarla, donc je ne peux que vous enjoindre à aller écouter cet épisode après le mien évidemment. Donc aujourd'hui moi j'avais envie de parler de la matrescence mais de mon prisme. à moi, celui de la reconquête de soi, de la reconquête de son identité. Et donc, comme je vous l'ai dit juste avant, la matricence, c'est contraction des mots maternité et adolescence. Parce que la matricence, effectivement, c'est comme l'adolescence, une période de réel chamboulement dans notre vie où notre identité entière se réorganise. Vous avez tous été ados, donc vous voyez de quoi je parle, quand notre corps change, nos relations aussi et ce qu'on pense de nous-mêmes aussi change. Et l'adolescence, vous voyez, c'est vraiment cet entre-deux où on n'est plus un enfant et on n'est pas encore tout à fait un adulte. Et cet entre-deux, il est souvent inconfortable, incompris et même parfois douloureux. Et donc la matricence, c'est exactement la même chose, mais à l'âge adulte. On n'est plus la femme d'avant, celle qui n'avait pas d'enfant, et on n'est pas encore tout à fait à l'aise dans son rôle de mère. Et dans cet entre-deux, beaucoup de femmes se perdent. Ou plutôt... Elle se cherche. La différence avec l'adolescence, c'est que l'adolescence, elle est reconnue par la société. On l'attend, parfois on l'accompagne, on l'excuse également. La matrescence, c'est plus complexe que ça, parce que quand on devient mère, on nous demande d'être heureuse, rayonnante et comblée. Et que parfois... Si on n'y arrive pas, on trouve ça étrange car on ne nous a pas prévenu. Et pour ma part, je ne connaissais pas ce mot la première fois que je suis devenue mère, donc en 2020. J'ai découvert les podcasts de Clémentine quelques mois plus tard en fait. J'avoue qu'il y a eu un réel bouleversement dans ma vie. En tout cas, je l'ai vraiment vécu comme ça. En plus, mon corps avait changé. J'en parle dans l'épisode sur comment apprendre à aimer son corps. Je vous le remettrai. C'est entre nous un des épisodes... plus écouté du podcast, où je parle un peu de mon cheminement et de comment j'ai vécu cette transformation suite à ma première grossesse. Ça, c'est de la partie physique, mais pour le coup, elle est intrinsèquement liée à le mental, de comment j'ai été, et il a fallu que je découvre quelle femme j'étais devenue parce que j'étais mère, et je l'avais voulu, ça. Mais d'un autre côté, je n'étais plus celle d'avant, et pourtant, je m'étais dit que je ne changerais pas, voyez ? Et ce n'est pas le cas, en fait. on change complètement. Et ce n'est pas seulement dans notre tête ces changements-là. Pas de l'ingratitude, vous voyez, on a des baby blues, mais ce n'est pas que ça. Il y a des raisons très concrètes pour lesquelles devenir mère peut nous faire sentir qu'on s'est perdu quelque part. Et une des premières raisons, c'est qu'il s'agit d'un tsunami hormonal. Tout simplement, à la naissance d'un enfant, notre corps vit une chute hormonale, une des chutes hormonales les plus brutales. qu'on peut connaître de toute notre vie. En gros, on a l'œstrogène et la progestérone qui s'effondrent en quelques heures. L'ocytocine et la prolactine prennent le relais. Et c'est une réelle réorganisation neurologique profonde. Il y a des études d'imagerie cérébrale qui ont montré que le cerveau d'une femme qui vient d'accoucher se restructure littéralement, notamment pour renforcer les circuits de l'empathie, de la vigilance et de l'attachement. toutes ces compétences, toutes ces qualités qu'on a besoin pour prendre soin d'un enfant. Et donc, biologiquement, on n'est plus tout à fait la même. C'est complètement vertigineux quand on y pense, ce que le corps humain est capable de faire. Et puis, il y a quand même eu, du coup, ces neuf mois de grossesse qui, finalement, amènent à ce chamboulement et à cette réorganisation de soi-même. Deuxième raison aussi, c'est qu'il y a un réel effacement des frontières entre soi et l'autre. parce que Comme j'aime vous le dire, pendant neuf mois, notre corps est devenu une habitation pour un autre être humain. Et on a partagé ce corps. Et finalement, après, ça continue. Il y a des nuits, parfois sans sommeil. L'allaitement, si vous choisissez cette voie-là, et la disponibilité totale qu'un nourrisson exige, tout ça, ça crée une fusion intense avec son enfant, qui est belle cette fusion. Elle est merveilleuse. Mais parfois, dans cette fusion, beaucoup de femmes perdent le sens de leur propre contour, de réussir à être pleinement elles-mêmes. Où est-ce que je commence ? Où est-ce que je m'arrête ? Où je me dissocie complètement de mon enfant ? Vous voyez ? Et c'est vraiment flou, et ce n'est pas négligeable en fait. Personnellement, elle était pendant quasiment neuf mois ma première fille. Tout mon corps était complètement dédié à elle, et du coup mon mental aussi pendant plusieurs mois, et même après, j'ai envie de dire plusieurs années, parce qu'aujourd'hui j'en ai eu une deuxième, donc même si ce chemin de matrescence a fait son chemin en moi, et que la deuxième grossesse a été différente, mais il y a quand même les premiers mois de vie d'un enfant où personnellement je... Je me suis demandé qu'est-ce que j'avais envie, où est-ce que j'étais. Et parfois, je me suis dit que j'étais là simplement pour mes filles. Et ensuite, il y a une autre raison quand même qui est la présence sociale du bonheur maternel. On nous dit qu'on devrait être heureuse, que c'est le plus beau moment de notre vie, qu'on a de la chance d'avoir des enfants. Et c'est la vérité parce que beaucoup de femmes ne peuvent pas en avoir. Donc, c'est une réelle chance d'avoir des enfants. Mais quand on se sent perdu, quand on pleure, pour une raison qu'on ne comprend pas. Quand on regarde son bébé, avec un amour immense et en même temps une tristesse qu'on n'arrive pas à s'expliquer, on finit par se dire qu'on a une mauvaise mère, que quelque chose ne va pas chez nous. Et on ne va pas se mentir, cette injonction au bonheur parfait, elle est quand même assez violente. Et en plus, elle est silencieuse et elle peut parfois provoquer de nombreux dégâts. Et c'est difficile. Et on reviendra sur ces dégâts-là un peu plus tard dans l'épisode. Parce qu'il y a une dernière chose dont j'ai envie de parler qui n'est pas un... Prendre à la légère et qui est vrai, et même si les mots peuvent paraître très gros, finalement, c'est une réalité, c'est que... On doit faire le deuil, le deuil de la femme qu'on était avant, de sa liberté, de ses habitudes de vie, de ses priorités, du corps qu'elle avait aussi, des nuits parfaites qu'elle faisait. Et c'est un réel deuil, c'est pas un euphémisme et il est rarement nommé. On ne nous prépare pas à perdre une partie de nous-mêmes au moment où on donne la vie à quelqu'un d'autre. Ce que ça révèle finalement dans le fond c'est que on s'habitue à s'effacer et la maternité est ce moment où finalement l'effacement est à son paroxysme et c'est là où il faut réussir à faire un réel switch pour commencer à entamer une réelle reconquête de soi et je ne suis pas là pour effrayer tout le monde, je ne suis pas là pour non plus plomber l'ambiance parce que j'aime voir les choses positives mais je pense qu'il est quand même nécessaire d'être réaliste sur certaines conséquences de nos vies de mère et ce que j'ai aujourd'hui envie de dire, c'est de nommer quand même certains risques parce qu'ils existent et les faire taire, c'est abandonner les femmes qui les vivent au quotidien. La perte d'identité, elle n'est pas vraiment reconnue, ni accompagnée, ni nommée et malheureusement, elle peut vite tomber dans une dépression du postpartum. Les chiffres sont là, en France, entre 10 et 20% des femmes développent une dépression postpartum après une naissance. C'est quand même assez considérable quand on y pense. Et les symptômes vont au-delà de la tristesse. C'est beaucoup plus profond que ça et beaucoup plus insidieux et difficile à nommer. C'est un sentiment de ne plus être soi, l'impression d'être étrangère à sa propre vie, cette incapacité aussi à se reconnaître dans le miroir. Et du coup, on peut vite tomber dans un ressentiment envers les autres qui nous entourent et qui peuvent potentiellement être notre partenaire de vie et voire même notre enfant, celui qu'on a le plus désiré au monde. Il y a un réel paradoxe entre je souffre et en même temps je l'aime. Vous voyez cette ambivalence qui malheureusement peut faire qu'on se retourne contre ces personnes-là. Et puis il y a ce risque du silence aussi, vous voyez, de ne pas le dire, de faire semblant, de sourire sur les photos, de répondre ça va, ça va, quand on nous demande comment on va aujourd'hui. Alors qu'en fait, en réalité, au fond de nous, on s'effondre complètement. Et qu'on se dit qu'on n'a pas le droit de s'effondrer et qu'on ne va pas le dire non plus. J'avais vraiment envie de les nommer ces choses parce que pour moi, elles me paraissent fondamentales et importantes. Qu'on se rende compte que la maternité, c'est quelque chose d'exceptionnel. Mais que parfois, il y a un réel cheminement qui s'opère chez les femmes. Pas toutes, il y en a pour qui c'est très fluide et heureusement aussi. Il y a quand même chez beaucoup d'entre nous une crise un peu identitaire, si on peut l'appeler comme ça, et un chemin à parcourir pour redevenir, peut-être pas celle qu'on était, mais en tout cas pour devenir une nouvelle femme. C'est là où on va entamer le switch, c'est que la matricence n'est pas seulement une perte, finalement c'est une naissance, mais pas que celle de notre enfant, c'est également notre propre renaissance. J'ai vu qu'il y a des études récentes en neurosciences qui... parle de neuroplasticité maternelle. En fait, c'est la capacité du cerveau maternel à développer des nouvelles compétences, comme je vous le disais un peu plus tôt dans l'épisode. Vous voyez, donc, une empathie décuplée, une intuition affinée, vous voyez, cette intuition de mère quand quelque chose ne va pas pour son enfant. La capacité à gérer le chaos avec une efficacité qu'on n'aurait jamais imaginée. Moi, clairement, je pense que cette compétence, je l'ai développée Plus plus, et je le vois au quotidien. Et en gros, spoiler alert, on n'est pas en train de devenir moins, on est en train de devenir différente. La vraie question finalement qu'on peut se poser c'est comment faire que cette transformation ne soit pas une perte, mais une réelle reconquête de soi. Et c'est là où je vous propose un petit exercice, comme à mon habitude. C'est ce que j'appelle la lettre à la femme d'avant. Donc prenez un moment. Pas forcément là maintenant en écoutant l'épisode parce que je pense qu'il faut que vous soyez concentrés, donc peut-être juste après ou un peu plus tard dans la soirée, c'est vous qui voyez, mais vous allez écrire une lettre à la version de vous d'avant la maternité. Dites-lui ce qui a changé, ce qui vous manque d'elle aussi, ce que vous avez gardé, peut-être sans le savoir, et également ce que vous avez gagné. Même si ce n'est pas forcément facile à reconnaître aujourd'hui, mais il y a forcément des choses que vous avez gagnées. et à contrario, d'autres que vous avez perdues. Le but n'est pas d'être nostalgique en faisant cet exercice, non. Ce n'est pas non plus de pleurer sur ce qu'on a plu, parce que je considère, pour ma part, que ça tardait trop. Souvent sur le passé, vous n'êtes pas avancé et je pense que vous êtes devenu mère en toute connaissance de cause ou en tout cas vous l'avez voulu et du coup vous ne regrettez pas forcément votre choix, en tout cas je l'espère. Mais le but est quand même de faire un point, juste reconnaître ce qui s'est transformé. Le but n'est pas de subir cette transformation, de la vivre comme une blessure mais au contraire d'en faire une réelle force. Et comme je vous le disais, il faut accepter aussi... qu'il y a un certain deuil de celle qu'on était avant. Et parce que finalement, un deuil qui est conscient, on arrive à s'en libérer. Alors que si on ne le nomme pas, qu'il reste enfoui en nous, c'est beaucoup plus dur d'avancer. Et je pense qu'il y a une autre question que vous pouvez vous poser pour vous aider à avancer sur ce cheminement, c'est avant d'être mère, qu'est-ce qui vous faisait vous sentir vous-même ? Qu'est-ce que vous faisiez ? Pas seulement ce que vous faisiez, mais surtout comment vous vous sentiez. Légère, libre, présente, vivante, peu importe. Trouvez une chose qui vous faisait vibrer avant d'être mère et essayez de lui donner à nouveau une place dans votre vie actuelle. Même si c'est imparfaitement, mais essayez juste de le faire. Le but n'est pas de fuir votre rôle de mère, pas du tout. Merci. Au contraire, de vous remettre dans l'équation en gardant cette partie de vous d'avant que vous kifiez et qui est complètement compatible avec votre vie actuelle. Pour ma part, je l'ai déjà dit et j'imagine que si vous m'écoutez depuis plusieurs mois maintenant, vous voyez de quoi je vais parler. Mais pour moi, ça a été la course à pied. J'ai commencé à courir quelques années avant de devenir mère et j'ai repris. Ça n'a pas été facile après ma première grossesse. Mais j'ai repris la course à pied et je continue à courir et c'est vraiment quelque chose qui me fait vibrer. Il a fallu quand même que j'accepte que je n'étais plus aussi rapide qu'avant ma première grossesse, que mon niveau avait baissé. Mais après plusieurs mois et un réel travail d'acceptation, aujourd'hui j'adore courir. Et parfois je repense à la maïté d'avant quand elle courait et je n'en suis pas nostalgique. parce que je suis contente d'avoir réussi à garder cette chose d'avant et de me dire que c'est un peu un pont, un lien entre ces deux femmes, celles que j'ai été et celles que je suis aujourd'hui. Il y a d'autres choses en plus de la course à pied, mais ça vous donne un peu un exemple de choses que vous pourriez conserver. Ça peut être tout, un cours de sport que vous aimiez faire. Une habitude, je ne sais pas, de sortir avec vos copines tous les jeudis soirs et essayer de le caser en discutant avec votre partenaire. Vraiment, peu importe, trouvez la chose qui vous faisait vibrer et que vous arrivez à remettre dans votre vie. On arrive à la fin de cet épisode et j'avais envie de vous faire un petit récap des choses qu'on s'est dites. Et je pense que le plus important à se rappeler, c'est que la matrescence, ce n'est pas la disparition de vous-même. C'est au contraire une réelle renaissance, une reconquête de soi. Il faut la voir de cette manière. Vous allez vivre des tempêtes émotionnelles, vous allez vous questionner, vous allez vous demander qui vous êtes. Mais finalement, dites-vous que la femme que vous allez devenir sera encore plus forte et encore plus belle que celle que vous étiez. Et celle d'avant, elle ne disparaît pas, elle reste là. Et c'est grâce à celle d'avant que vous êtes... que vous devenez celle d'aujourd'hui. J'espère que vous serez reconnus dans mes paroles, si vous avez des enfants, si vous êtes en plein questionnement, en pleine recherche aussi, en pleine recherche identitaire de qui vous êtes aujourd'hui. J'espère vraiment que cet épisode aura du sens pour vous. Et si vous n'avez pas d'enfants, gardez-le dans un coin de votre tête. Revenez-y peut-être le jour où vous en aurez. Si vous avez envie d'en avoir, évidemment, il n'y a qu'aucune obligation à en avoir. Je vais faire un épisode là-dessus, si ça vous intéresse. En tout cas, ça me paraissait important d'en parler, surtout à l'approche de la fête des mères, où on glorifie ce rôle maternel, et qui, à juste titre, en soi, on est quand même des badass, et on fait quand même un boulot de fou avec nos enfants, mais ce n'est pas tout le temps rose. Et personnellement, je ne m'en suis jamais cachée, que ce soit auprès de ma famille, auprès de mes amis, que même si j'aime mes enfants à 1000%, ce n'est pas toujours facile qu'il y ait une réelle ambivalence quotidienne entre eux. Celle que j'étais avant, que je ne suis plus, la mère que je suis, que j'adore être, et cette fatigue aussi continuelle, et celle que j'aimerais aussi devenir. Et c'est important de le dire, donc si vous vous reconnaissez, n'hésitez pas à laisser un petit emoji flamme dans les commentaires de l'épisode, ou sur Instagram, sous le post de l'épisode, comme ça je sais que vous aurez écouté. mes mots et on se sera reconnus. En attendant, partagez à une femme qui aurait besoin d'entendre ces mots en cette semaine de la fête des mères. Mettez une petite note comme d'habitude, si vous ne l'avez pas encore déjà fait. Je vous souhaite une belle journée, une belle semaine. Profitez bien du beau temps de vos familles et on se retrouve la semaine prochaine. C'était Maïté, de Femmes360.