- Speaker #0
Et je reprendrais une phrase de quelqu'un qui n'est plus là aujourd'hui, qui s'appelait Jean-Pierre Coffre, qui disait des fraises, ce n'est pas à Noël qu'on en mange Aujourd'hui, pareil, je vais être brutal, le dernier iPhone sort, quel qu'en soit le prix, il va être acheté. C'est l'administratif qui a pris le pouvoir complètement. Ce n'est jamais tout blanc, ce n'est jamais tout noir.
- Speaker #1
Oui, exactement.
- Speaker #0
Recentrons-nous sur l'essentiel. On n'arrivera jamais à nourrir tout le monde. J'ai l'impression que les gens qui sont à Paris sont déconnectés complètement du terrain.
- Speaker #2
Bienvenue dans Ferment Mind, le podcast qui pétrit la pensée et façonne les idées. Je suis Etienne Volck, boulanger passionné, et je vous invite à plonger avec moi dans l'univers de la boulangerie, où chaque épisode est une opportunité de faire fermenter nos esprits. Dans cette émission, je m'entoure d'invités passionnants qui partagent leurs expériences et leurs connaissances du métier. Ensemble, nous explorons les enjeux sociétaux, éducatifs et climatiques qui entourent notre profession, pour nourrir non seulement nos connaissances, mais aussi nos consciences. Préparez-vous à un voyage où la passion se marie à la réflexion profonde. Ferment Mind, là où la chaleur du four rejoint la chaleur des idées. Vous êtes actuellement en train de regarder la deuxième partie de cet épisode de Ferment Mind. Alors, pour un souci d'ordre chronologique, je vous conseille fortement d'aller d'abord regarder la première partie pour mieux comprendre les aspects des sujets qui vont être abordés.
- Speaker #1
Et donc, bienvenue dans les Levées des Mystères. Et pour commencer cette rubrique, je vais réattaquer avec un petit questionnaire fait à bien ou mal. Un questionnaire bien ou mal. Alors, bien ou mal, l'impact de l'Europe et du libre-échange sur les agriculteurs français. alors c'est c'est bien l'europe il faut savoir que on peut développer la non on développe on développe pas on pourra développer dans quelques jours là quand même oui c'est une question en plus nous sommes
- Speaker #0
Aujourd'hui,
- Speaker #1
on peut dire le lundi juin, il s'est passé à l'élection européenne,
- Speaker #0
auquel je suis allé voter. dire il ya eu quand même un changement de tsunami un peu hier soir là qui a fait prendre une décision au président de la république bon c'est lui seul lui seul à prendre cette décision il a pris cette décision donc on va en reparler exactement on reparlera exactement donc
- Speaker #1
deuxième question bien ou mal bien ou mal d'importer et d'exporter entre les pays européens alors
- Speaker #0
C'est bien.
- Speaker #1
C'est bien, ok. Mais il faut développer. Je comprends. Bien ou mal, les habitudes de consommation globale des Français ?
- Speaker #0
Alors, je dirais que c'est mal. Volontairement, même s'il y a des moments où c'est bien, parce que là, je ne peux pas m'empêcher de développer tout de suite par une petite phrase, c'est que les Français, ils sont formidables, les Français, ils ont des... des exigences et une volonté de bien consommer. Mais lorsqu'ils arrivent dans le magasin,
- Speaker #1
c'est exactement ce que j'ai écrit.
- Speaker #0
Ils oublient ça et ils regardent le prix.
- Speaker #1
Oui, exactement.
- Speaker #0
Alors bon, mais peut-être aussi, et je reprendrai une phrase de quelqu'un qui n'est plus là aujourd'hui, qui s'appelait Jean-Pierre Coff, qui disait, des fraises, ce n'est pas à Noël qu'on en mange. Mais malheureusement, le consommateur veut avoir tout,
- Speaker #1
tout le temps.
- Speaker #0
Eh bien, ce n'est pas ça. Si on veut consommer du produit local, du produit fabriqué dans notre pays, eh bien, consommons des cerises quand c'est la période des cerises, et consommons des fraises quand c'est la période des fraises.
- Speaker #1
justement tu me faire pondre sur cette autre question bien ou mal c'est normalement on n'est pas censé mais c'est pas ça t'as bien raison de les biens ou mal les actions ou actes qu'il y a eu pendant les grèves agricoles alors je crois que c'est bien il a fallu passer par là on en parlera bien ou mal l'impact qui a eu les grèves sur la réputation des agriculteurs en france
- Speaker #0
Sur la réputation, bien. Bien. Sur les changements, pouf ! J'ai l'impression que c'est un pépé dans l'eau.
- Speaker #1
Oui, comme souvent dans...
- Speaker #0
Et on peut faire des vrais changements.
- Speaker #1
Comme souvent les manies qu'on...
- Speaker #0
Il y a eu des mesurettes, mais au niveau des grosses mesures, on est encore en attente.
- Speaker #1
Et donc la dernière question, bien ou mal, la redistribution de l'argent touché par les ventes de produits issus de votre agriculture ? La redistribution de l'argent touché par les ventes de tes produits agricoles.
- Speaker #0
La redistribution, qu'est-ce que tu veux dire par là ?
- Speaker #1
L'argent que tu touches en vendant tes produits. En vendant, par exemple, ton lait, si tu es producteur de lait.
- Speaker #0
Oui.
- Speaker #1
Voilà, par exemple, donc toi, c'est l'argent que tu vas toucher.
- Speaker #0
Ah, bien ou mal le prix.
- Speaker #1
Bien ou mal le prix, oui.
- Speaker #0
Alors, je vais dire mal, mais, mais.
- Speaker #1
Mais.
- Speaker #0
On redéveloppera.
- Speaker #1
Il y a beaucoup de mais, mais après, c'est le trajet de l'épreuve. Mais c'est important. Tout à fait. Oui, exactement.
- Speaker #0
Ce n'est jamais tout blanc, ce n'est jamais tout noir.
- Speaker #1
Oui, oui, c'est le but, exactement. C'est très compliqué de… Voilà. Et puis, je choisis aussi ces questions pour ça. Bien sûr. Donc, pour cette deuxième rubrique, moi, je te propose de passer, donc on va parler un petit peu, justement, des défis économiques. Qu'il y a en agriculture, on vient de parler de la fluctuation des prix des matières premières, la concurrence qu'on peut avoir qui est mondiale aujourd'hui, et plus seulement européenne. Quelle est ta pression que tu vas recevoir sur tes revenus en tant qu'agriculteur, même les consommateurs en général aujourd'hui ? Qu'est-ce que tu peux nous dire toi au niveau de ce que tu vois au niveau de l'économie aujourd'hui ?
- Speaker #0
Alors, on peut faire le lien avec ce qu'on disait il y a un instant sur les fraises à Noël. Aujourd'hui est mis en place dans les magasins ce que le consommateur veut. Il n'y a rien dans les magasins que ne veut pas acheter le consommateur.
- Speaker #1
La baguette à 30 centimes.
- Speaker #0
Voilà, aujourd'hui on peut acheter, et ça nos mamans et nos grands-parents, nos grand-mères ne le faisaient pas du tout, on peut acheter la carotte râpée avec le petit bocal de sauce à côté. Et si c'est dans les magasins... c'est que le consommateur le veut.
- Speaker #1
Même les fruits prédécoupés ?
- Speaker #0
Bien sûr ! Le consommateur aujourd'hui, il ne veut plus peler des carottes pour faire une salade de carottes, alors que, de voix moi, ce n'est pas très compliqué, je pense, mais c'est la société d'aujourd'hui.
- Speaker #1
Oui, c'est une société un peu, on a la course au temps, la course, il faut qu'on se dépêche, on prend une pause midi, on n'a quasiment le temps de rien, on se dépêche. on se dépêche pour manger. C'est pour ça que nous, on a vu en boulangerie l'augmentation des pains vendus pas trop cuits parce que les gens, en fait, ils ne prennent plus le temps de mâcher quasiment. Il faut que ça aille vite.
- Speaker #0
Alors que moi, je préfère le pain bien cuit.
- Speaker #1
Bien cuit. Moi aussi.
- Speaker #0
Qui craque lorsqu'on le coupe.
- Speaker #1
C'est là qu'on a toutes les flaveurs, on a tous les aromatiques du pain.
- Speaker #0
Tout à fait. Très important.
- Speaker #1
Exactement. Et du coup, si on pourrait revenir sur la... concurrence mondiale aujourd'hui niveau des produits comment tu trouves là les législations aujourd'hui alors la cohérence mondiale et les en place il faut dire les choses telles qu'elles sont déjà parce que je le redis le consommateur il
- Speaker #0
veut entre ces demandes et son acte d'achat il ya bas c'est vrai qu'il a il a conscience mais il a peur de faire le choix de C'est-à-dire que les choix sont différents. Aujourd'hui, pareil, je vais être brutal, le dernier iPhone sort, quel qu'en soit le prix, il va être acheté. Et aujourd'hui, on voit que les gens ne l'achètent même plus, puisqu'ils ont un système de location et qu'ils louent tout.
- Speaker #1
Mais aujourd'hui, on n'a pas... C'est un petit peu aussi la société d'aujourd'hui, on n'a quasiment plus rien à nous. On est en location sur... On peut faire une location sur tout et rien, en fait. C'est ça qui a rendu.
- Speaker #0
Nous étions chez des amis manger hier à midi et ils ont expliqué qu'ils viennent de changer la télévision et le salon. Le vendeur leur proposait une location de la télévision et du salon. Et alors, il y a dans les petites lignes, le jour où on ne peut plus payer, ce n'est pas grave, en soi, le vendeur vient rechercher le matériel. Voilà. Bon. C'est des choix de consommation d'aujourd'hui, ce ne sont pas les choix que nous avons au niveau familial, et je ne pense pas que ce sont les bons choix.
- Speaker #1
En fait, tu te retrouves à dépenser exactement la même somme, sauf que c'est comme quand on choisit d'acheter un appartement plutôt que de le louer. Au début, forcément, on ne veut pas acheter un appartement, mais à un moment donné, tu vas louer tout, tu te retrouves avec quoi ? Oui ! Ton argent part ! Elle n'est pas investie, quoi, quelque part.
- Speaker #0
Oui, mais alors après, moi, je ne jette pas la pierre. C'est aussi des choix de consommation que les gens font aujourd'hui.
- Speaker #1
Aussi, parce qu'il y en a qui commencent à avoir de moins en moins les moyens. Ils doivent changer de frigo, mais ils n'ont pas... Parce qu'aujourd'hui, les gens qui vivent au SMIC, ils peuvent pas... Il leur arrive leur frigo qu'ils lâchent, leur lave-vaisselle qu'ils lâchent, ils veulent changer de frigo. Alors dire, mais c'est pas grave, si vous ne pouvez pas mettre 500 euros dans un frigo, on va vous le proposer en location, quoi.
- Speaker #0
Alors peut-être aussi les gens veulent aussi, lorsqu'ils s'installent, il faut savoir, moi ça m'est déjà arrivé de dire à des amis proches, n'oublie pas que ta grand-mère a vu l'arrivée de la machine à laver et du frigo.
- Speaker #1
tout c'est aujourd'hui d'être plus en plus de lui et on imagine mal ne plus avoir de machine à laver ou de frigo mais encore ça c'est devenu des biens qui sont obligatoires les gens pour eux c'est inconcevable mais maintenant il ya des choses comme on a je crois que j'avais vu un reportage tf1 où les gens même leur leur abonnement spotify pour la musique qui s'est devenu indispensable ah oui donc on est quand même rendu à un autre niveau de Peut-être replacer le curseur sur ce qui est indispensable.
- Speaker #0
Un peu ceci de consommation. Un exemple tout simple, on vient de changer de voiture, et dans la nouvelle voiture, il n'y a plus de lecteur CD. Avant, j'aimais bien avoir mes lecteurs CD. Donc, certains amis m'ont dit, mais tu prends un abonnement à 10 euros par mois. Je ne sais plus le nom du truc.
- Speaker #1
Sur Spotify, comme ça, tu pourrais écouter les podcasts qu'on crée. Voilà,
- Speaker #0
mais tout compte du coup... J'écoute les radios locales ou nationales qui passent de la musique et puis tout qu'on le fait, ça me va très bien.
- Speaker #1
Oui, je comprends. Moi, c'est vrai que je suis presque dans cette génération où j'écoute beaucoup de musique et je m'informe beaucoup avec ces plateformes-là, surtout pour la consommation de podcasts et des choses comme ça audio. Quand je conduis, je suis au Québec. Quand tu as deux heures de route, c'est vrai que j'aime bien écouter un petit podcast de tel ou tel sujet pour faire passer le temps plutôt que de mettre de la musique. Je trouve ça intéressant de pouvoir s'informer, prendre nos connaissances et apprendre des choses.
- Speaker #0
C'est vrai que moi, je fais plus des petites distances. Lorsque je fais des grandes distances, c'est plus avec d'autres personnes.
- Speaker #1
Oui, donc forcément, tu peux dialoguer,
- Speaker #0
tu peux faire un échange au partage. Voilà, très important.
- Speaker #1
Exactement. ben justement tu vois on en a parlé de la méthode de consommation des gens aujourd'hui ce que j'avais écrit méthode de consommation des gens conscients mais pas encore prêt à changer leurs habitudes quoi oui qu'ils ont on est dans un système où ils aimeraient bien changer leurs habitudes mais quelque part rien ne les pousse à le faire quoi la société va dans le sens inverse de ce que aujourd'hui la premier podcast c'était sur c'était sur le fait de consommer local et l'importance de
- Speaker #0
Elle est à l'heure... C'est très bien, avec son téléphone, aujourd'hui, on peut voir tout ce qui se passe dans le monde en instantané.
- Speaker #1
On en oublie ce qui se passe devant.
- Speaker #0
Mais il y a des choses tout près de chez nous. Et c'est... Voilà.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Recentrons-nous sur l'essentiel, je dirais. Il y a des moments.
- Speaker #1
Exact. Et justement, on parle de ce qu'on a écrit sur l'essentiel, mais aussi l'essentiel, c'est de nourrir les gens. Nourrir la population mondiale aujourd'hui. On a un besoin exponentiel, on est de plus en plus nombreux sur Terre. Comment ça se passe ? Est-ce que tu penses qu'on peut y arriver à nourrir cette population croissante mondiale ? Et on peut y arriver en suivant les conseils et les lois qui partent vers un développement durable, vers une écologie et une agriculture plus responsable et plus consciente de l'environnement ?
- Speaker #0
Alors, je reprendrai déjà une phrase de mon ami François Vinson, qui est président du... le conseil départemental et qui était député avant, et qui disait clairement, on n'arrivera jamais à nourrir tout le monde. Malheureusement, mais c'est ce que disait François, ce que dit François, c'est la vérité. Si on peut déjà nourrir avec des produits sains et de qualité nos concitoyens, ce serait déjà une simple étape. Parce que, alors j'aimerais bien moi que personne sur cette planète meurt de faim. Parce qu'en plus des gens qui ont faim, et bien ce sont des mouvements de population,
- Speaker #1
migratoires,
- Speaker #0
qu'on dise, nous dans notre pays globalement on ne manque de rien, mais les gens qui ont faim, de toute façon il faut au moins faire un, voire deux repas par jour. pour pouvoir alimenter et faire tourner notre corps. Ça, c'est la base. Alors après, des mouvements de population, lorsque les gens ont faim, contre la faim, il faut manger. Donc les gens préfèrent aller se déplacer et puis avoir des mouvements de population partout dans le monde que de mourir de faim. C'est triste, mais c'est comme ça.
- Speaker #1
Et justement... Se consacrer sur nous, ça en vient aujourd'hui à l'Europe parce qu'on est quand même... Aujourd'hui on ne peut plus... Justement toi, un monde où en France on n'exporte plus rien et on n'importe plus rien. On redevient autonome et on refait une agriculture 100% française et on prend compte les saisons et on se dit bon ok on va faire. Est-ce que tu penses que c'est possible ?
- Speaker #0
Ah non ! Non, ça ce n'est plus possible parce que le consommateur aujourd'hui, comme on l'a dit tout à l'heure, le consommateur aujourd'hui, il veut pouvoir manger des fraises à Noël et des cerises à la période où ce n'est pas des cerises. Donc, de toute façon, on va continuer, et c'est les échanges internationaux. On va continuer à faire des importations, mais là où c'est important, c'est que le consommateur soit bien au courant de la qualité des produits. Ce qui n'est pas forcément le cas aujourd'hui.
- Speaker #1
Parce qu'aujourd'hui, comment te battre en tant qu'agriculteur français face à une agriculture, je ne sais pas, par rapport à n'importe quel produit, on va dire de la viande ou des produits d'Espagne ou des pays de l'Est ? qui peuvent être vendus en France, comment tu peux te battre en tant qu'agriculteur français quand ta main d'œuvre est plus chère, quand tes coûts sont plus élevés ? Comment tu fais pour... Là, on en revient à un problème d'Europe. Comment ils vont faire ?
- Speaker #0
Alors, il faut savoir... L'Europe a fait le choix, ça fait très longtemps, d'avoir ce qu'on appelle la seule grande politique qu'il y a aujourd'hui en Europe, c'est la politique agricole commune, qui en gros subventionne l'agriculture. pour que le consommateur puisse manger à des tarifs raisonnables. J'ai un ami qui travaille dans une exploitation agricole en Suisse où le lait est quasiment vendu des parts d'exploitation 1 euro litre, ce qui est plus du double que chez nous. Mais d'un autre côté, il n'y a pas là-bas d'accompagnement de PrimePak en fin d'année puisque... la Suisse ne fait pas partie de l'Europe. Donc, c'est des choix. Les habitants de Suisse doivent certainement acheter leurs produits d'alimentation beaucoup plus chers que nous. Voilà, ça a été un choix.
- Speaker #1
Moins consommé, sinon, pour les gens, par exemple, pour qu'on puisse faire ça en France, avoir une agriculture. On vend des produits plus chers. On arrête un peu d'exporter les mêmes produits que nous, on fabrique en France. par d'autres d'autres pays d'avoir est porté d'apporter à l'onu excuse moi n'importe et on vend le noc les plus chers pour que les agriculteurs vivent mieux du coup les gens consomment un petit peu moins et parce qu'à un moment donné est ce que ça va pas la bascule le cycle sur ferait pas si on faisait un petit peu en rendez un peu la va parce que faire des aides donner des aides à chaque fois pour baisser les prix à un moment donné on peut passer enlever la valeur d'un produit le lait il a telle valeur on le réduit en donnant des aides ou en donnant des choses comme ça puis parce que les français ils peuvent pas l'avoir à tel prix mais est ce que c'est pas le modèle suisse qui est plus qui a plus raison par exemple alors il n'y en a rien je dirais dans un premier temps qu'un pas de modèle non mais elle mais
- Speaker #0
il faut quand même savoir qu'il ya des avancées sur tout ce qui est gaspillé il faut savoir que il ya une époque 30% d'alimentation était gaspillé alors ça débarque ça démarre Chez nous, dans l'exploitation agricole, lorsqu'un lait est contaminé pour une raison ou pour une autre, il est jeté, il est retraité, mais il ne sert pas à fabriquer des produits d'alimentation. Et ensuite, après, les produits qui arrivent en date... de péremption il faut savoir qu'à une époque ils étaient mis dans des bennes broyés pas consommé aujourd'hui on voit des reportages régulièrement sur des produits qui arrivent en date limite approchant des dates de limites de consommation où il n'y a franchement aucun souci et
- Speaker #1
qui sont vendus moins cher et ça je trouve que c'est très très bien mais tu penses que c'est on est ce bar on est sûr potentiellement la bonne voie mais tu penses qu'il ya encore peut-être des efforts à faire là dessus parce qu'on a quand même un niveau de gaspillage qui il ya toujours tout
- Speaker #0
Tout le monde a des efforts à faire pour qu'on puisse transmettre aux générations d'après des sols sains, de la consommation saine. Voilà, c'est ça. On a tous notre pierre à apporter à l'édifice, si on peut dire ça comme ça.
- Speaker #1
Exactement. Et pour en revenir, tu parlais des sols sains. Je vais rebasculer sur un petit peu la... le développement de toi tu penses que n'est pas de nos sols aujourd'hui comment il est en france toujours pas qu'il aille on a eu il faut savoir que il faut faire un peu d'histoire la
- Speaker #0
dernière guerre mondiale s'est arrêtée en 45 mais en réalité ça s'est pas arrêté en 45 non mais je fais parce que le plus bon 55 au moins nous avons eu des problèmes d'alimentation alors J'en conviens peut-être un peu moins à la campagne qu'en ville, parce qu'à la campagne, je suppose que les gens se débrouillaient de planter des pommes de terre, il y avait des poules, on tuait une poule, machin. Donc je me suppose, voilà, comme ça. Mais il y a eu des problèmes d'alimentation. Et après, on a demandé, et on a, la recherche a fait, les engrais ont fait qu'on avait des produits phytosanitaires. On fait qu'on a produit plus parce qu'il fallait nourrir. Cette population, alors aujourd'hui on prend conscience qu'il faut peut-être faire un peu machine arrière pour utiliser moins de produits, moins d'engrais et on va produire un peu moins un hectare. Voilà, mais on va transmettre quelque chose de peut-être de plus sain, de plus propre.
- Speaker #1
Il vaut mieux manger, est-ce qu'il ne faudrait pas mieux manger moins de calories mais de meilleure qualité et des calories nutritives que des calories vides comme on peut avoir aujourd'hui.
- Speaker #0
Le consommateur, il a ses habitudes.
- Speaker #1
C'est compliqué. Oui, mais à un moment donné, il n'aura pas le choix. Tu ne peux pas continuer. Aujourd'hui, par exemple, tu penses, qu'est-ce que tu en penses au niveau de... On parlait justement des produits chimiques, des produits azotés, etc. Même au niveau des coûts. Aujourd'hui, on est dans une économie où l'agriculture qui a besoin de beaucoup de ces produits-là, elle prend cher, si je puis dire, parce que c'est de plus en plus cher, les produits-là.
- Speaker #0
Alors, l'agriculture... L'agriculture utilise, je dirais que l'agriculture utilise de moins en moins. Elle fait très attention en utilisant ces produits-là, parce que déjà ça coûte très très cher, et les agriculteurs savent aussi, sont bien conscients qu'il faut transmettre quelque chose de propre, de sain, donc ils utilisent moins de produits. Je prends toujours l'exemple du consommateur qui allait acheter, alors excusez-moi du terme, qui allait acheter son glyphosate, de la marque Roundup, Mozanto, qu'il mettait dans son caddie avec ses yaourts et ses steaks qu'il achetait, dans le même caddie. Aujourd'hui, le consommateur ne peut plus acheter ce genre de produit, et c'est une très bonne chose, parce que l'utilisation de ces produits-là par tout le monde, les gens n'étaient pas formés pour l'utilisation de ces produits-là, et les doses étaient quand même... autrement supérieure que ce qu'on peut mettre les doses en agriculture dans des champs. Oui, tout à fait. Tout à fait.
- Speaker #1
Ok. Et justement, la régulation qui s'est faite aussi au niveau européen, aujourd'hui les agriculteurs qui étaient en grève, tu as suivi, tu en as parlé tout à l'heure que bon, c'était un petit peu un coup d'épée dans l'eau. Tu penses que c'est français ? C'est un réveil un peu plus européen ?
- Speaker #0
Ah ben c'est un réveil. Ce n'est pas en France. En France, à l'automne 2023, les agriculteurs ont fait ce qu'on appelle retourner les panneaux des villages pour montrer qu'on marchait sur la tête, qu'on marchait à l'envers complètement. Et c'était une action qui était très parlante, imagée et qui, à la rigueur, ne faisait pas de dégradation et ne perturbait pas du tout les gens. Mais ça n'a pas suffi. Alors dans d'autres pays, et principalement en Allemagne, c'est vrai, où les rétors ont très fortement manifesté sur ces histoires de normes qui n'en sortent plus, peut-être qu'il faudrait, et là, quand le président de la République dissout l'Assemblée, il faudrait peut-être aussi que nos parlementaires et les gens qui sont à Paris reviennent un peu sur le terrain pour voir exactement ce que c'est que la vraie vie et comment on produit des choses. Des choses simples.
- Speaker #1
Une déconnexion de nos...
- Speaker #0
J'ai l'impression que les gens qui sont à Paris sont déconnectés complètement du terrain.
- Speaker #1
Ce n'est pas le problème aussi d'avoir voulu trop, parce que d'avoir voulu trop tout centraliser à un seul et même endroit, déconnecter les gens de la réalité, enlever le pouvoir en plus des petites localités, parce que bon, c'est plus facile... Enfin, tout centraliser à Paris, c'est bien, ou dans des grandes villes, c'est bien, mais aujourd'hui, le maire, il n'a plus beaucoup de... pouvoir sur sa localité alors que ils connaissent mieux leurs terres, ils connaissent mieux ce qu'il faut faire sur leur terrain à eux et sur leur morceau de territoire que les autres ? Est-ce que ce n'est pas été un problème d'avoir fait ça ?
- Speaker #0
Alors, le non-cumul des mandats, par exemple, là on sort vraiment, on prend vraiment de la hauteur, le non-cumul des mandats fait qu'aujourd'hui, un parlementaire, il ne peut plus être maire. Moi, j'ai un ami qui est parlementaire et qui est aussi président d'une grosse coopérative. dans les Vosges, et il dit ça me permet de rester sur le terrain, et moi je dis super, il faut absolument... que les gens qui décident des choses à paris puisse être aussi sur le terrain alors pas seulement venir visiter parce que ça m'amuse toujours lorsque des ministres arrivent viennent comme paris en compagnie fait vite le ménage alors le préfet est en panique totale où est ce qu'on va l'amener comment on va organiser ça Donc on leur montre quelque chose qui est montrable à la rigueur, mais on ne leur montre pas toujours exactement ce que c'est.
- Speaker #1
Ben ouais, et puis du coup, est-ce que tu penses qu'on pourrait retourner à quelque chose de moins centralisé comme ça et de plus terre à terre ? Tu penses que c'est possible avec le temps ou c'est rendu compliqué ?
- Speaker #0
Si, moi je dis que c'est possible. Il faut déjà que les élus reprennent le pouvoir. Il y a certains endroits où les élus n'ont plus le pouvoir. C'est l'administratif qui a pris le pouvoir complètement, alors parce que l'élu n'était pas à sa place, et il faut bien que les choses se fassent, donc l'administratif fait les choses, et puis les élus doivent être de terrain pour moi. Moi j'ai été élu, et je suis aujourd'hui à la présidence de cette association d'expertise comptable Serre-France-Vosges, je suis sur le terrain, partout sur le département. à rencontrer les gens, être à l'écoute des gens. Et il n'y a que comme ça, moi je ne sais pas, d'ailleurs les gens qui me connaissent savent très bien, je ne sais pas faire autrement.
- Speaker #1
Et justement, là tu vois, tu parles dans tes engagements associatifs, les implications politiques, etc. Moi je te propose de passer tout de suite dans cette troisième rubrique où on va pouvoir un peu plus parler de tout ça. Je vous propose de partir à la rubrique numéro 3, l'esprit de partage.
- Speaker #2
Et voilà, on est déjà à la fin de cette partie 2, de cet épisode de Fairmont Main. J'espère sincèrement qu'il vous aura plu. Eh bien je vous dis... A très bientôt pour la troisième partie. Et voilà, c'est déjà la fin de cet épisode de Fairmont Time. Je tiens à remercier chaleureusement notre invité d'avoir partagé son expertise et son expérience avec nous aujourd'hui. Un grand merci également à vous, chers auditeurs, pour votre écoute attentive. Si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas à le partager avec vos amis, votre famille et vos collègues. Votre avis compte énormément pour nous, alors prenez un moment pour nous laisser un commentaire ou une note sur votre plateforme préférée. dans Spotify,
- Speaker #1
Apple Podcasts,
- Speaker #2
Deezer ou YouTube. Un j'aime ou 5 étoiles, bien évidemment. N'oubliez pas, vos retours sont précieux. Partagez vos avis, vos réflexions et vos idées en commentaire. J'ai hâte de connaître votre point de vue sur les sujets que nous avons abordés au cours de cette émission. Restez connectés, car de nombreux autres épisodes passionnants sont à venir, avec toujours plus d'invités inspirants et de sujets captifs. Merci encore pour votre fidélité à Fairmont Mind, le podcast qui pétrit les idées et nourrit les esprits. A très bientôt.