- Régis
Un poulet sur deux n'est pas français. C'est pour moi une aberration et une erreur, puisque les anciens n'étaient pas plus bêtes que nous. J'ai pas les questions à l'avant.
- Etienne
Non, c'est fait exprès.
- Régis
C'est un peu brutal, mais c'est la vraie vie. C'est important d'expliquer aux gens ce que c'est que la vraie vie. Je vais partir de venir personnellement. Il ne faut pas tout attendre du banquier non plus.
- Voix OFF
Bienvenue dans Ferment Mind, le podcast qui pétrit la pensée et façonne les idées. Je suis Etienne Volck, boulanger passionné, et je vous invite à plonger avec moi dans l'univers de la boulangerie, où chaque épisode est une opportunité de faire fermenter nos esprits. Dans cette émission, je m'entoure d'invités passionnants qui partagent leurs expériences et leurs connaissances du métier. Ensemble, nous explorons les enjeux sociétaux, éducatifs et climatiques qui entourent notre profession, pour nourrir non seulement nos connaissances, mais aussi nos consciences. Préparez-vous à un voyage où la passion se marie à la réflexion profonde. Ferment Mind, là où la chaleur du four rejoint la chaleur des idées.
- Etienne
Amis passionnés, bonjour et bienvenue sur Ferment Mind. Aujourd'hui pour cet épisode, j'ai le plaisir d'accueillir Régis Colin. Régis, bonjour.
- Régis
Bonjour Étienne.
- Etienne
J'espère que tu vas bien.
- Régis
Je vais très bien, merci de venir à ma rencontre aujourd'hui.
- Etienne
C'est un plaisir de te rencontrer aujourd'hui, surtout pour parler de plein de thématiques super intéressantes. Alors, bien évidemment, on va parler un peu de toi, je vais te laisser te présenter un peu plus tard. Puis on va parler de tout un tas de sujets autour de l'agriculture, parce que tu as une exploitation agricole avec ton fils. On va parler bien évidemment donc de... D'agriculture, on va parler de développement durable, parce que c'est quand même de plus en plus important aujourd'hui, de comment faire pour faire de l'agriculture plus raisonnée. Mais aussi, on va parler d'enjeux au niveau financier, d'argent, comment ça se passe avec les crédits, avec les prêts, les dettes, le surendettement possible dans le milieu agricole. Mais aussi d'Europe, un petit peu, parce que c'est important aujourd'hui dans le climat de vie qu'on a. L'Europe, on voit qu'elle est très importante et qu'elle pose certaines problématiques. Et donc aujourd'hui on va parler un peu de ça, on va parler de tout un tas de sujets super intéressants. Mais d'abord pour commencer, moi j'aimerais bien te faire une toute petite rubrique d'introduction qui s'appelle Bien ou mal ? Alors c'est très simple, Bien ou mal ? c'est quelques questions et tu ne peux répondre que par bien ou par mal
- Régis
Ah très bien !
- Etienne
Ça te convient ?
- Régis
Formidable !
- Etienne
Donc je vais faire une rubrique Bien ou mal ? par rubrique. Donc on va avoir que quelques questions pour l'instant. Donc, Régis ! Bien ou mal, la disparition des petites fermes agricoles au profit de plus grosses exploitations ?
- Régis
Alors, je dirais mal,
- Etienne
mais... D'accord, il y a toujours un mais. Bien ou mal, de s'endetter ou de se surendetter pour vivre de son travail ?
- Régis
Mal, mais aussi, il y a toujours le mais.
- Etienne
On reviendra sur le mais un peu plus tard, t'en fais pas, c'est le principe des questions.
- Régis
Oui, tout à fait.
- Etienne
Bien ou mal, l'habitude constante de pasteuriser tous les produits laitiers dans le commerce.
- Régis
Ça c'est un bien vu comment fonctionne la société aujourd'hui.
- Etienne
D'accord. Et bien ou mal, l'utilisation d'engrais chimiques ou de produits azotés.
- Régis
T'as des questions ? J'ai pas les questions à l'avance, je tiens à le dire.
- Etienne
Non, c'est fait exprès.
- Régis
Et les questions bien ou mal, les deux.
- Etienne
Les deux. On en reviendra, de toute façon on va en revenir. C'est pour ça que là je te propose de tout de suite passer à cette première rubrique, la rubrique Casser la croûte Pour cette première rubrique, moi déjà j'aimerais que tu me présentes un petit peu, que tu me parles de toi, de ton exploitation, mais aussi des autres casquettes que tu as, parce que tu n'es pas juste agriculteur, c'est ça qui est intéressant. Puis tu nous parles un petit peu plus de tout ça.
- Régis
Alors moi je m'appelle Régis Colin. J'ai 58 ans, j'habite à Girancourt, un village de 900 habitants dans les Vosges.
- Etienne
Exactement.
- Régis
Et donc je suis agriculteur depuis 1989, je me suis installé le 1er novembre 1989 avec mes parents. Donc papa, maman étaient installés avec moi et ensuite au fur et à mesure de la retraite des parents, j'ai racheté les parts de la société avec moi dans un premier temps, avec mon épouse dans un deuxième temps. Et puis là, notre fils s'est installé en 2021. Donc, nous avons poursuivi, transformé la société plutôt en GAEC depuis l'installation de notre fils. Après, j'ai eu beaucoup d'activités. Hors agricole, j'ai été élu dans ma commune à Djourmer pendant deux mandats. J'ai eu à gérer le remombrement de la commune et l'association foncière de la commune, chose très intéressante qui m'a fait connaître beaucoup de monde. Je suis aujourd'hui président de Serfrance Vosges, le cabinet d'expertise comptable du réseau Serfrance qui est dans les Vosges et qui accompagne, conseille. Et en comptabilité, un peu plus de 70% du marché de l'agriculture dans les Vosges. Ce cabinet d'expertise comptable fait aussi, gère aussi 650 dossiers d'artisans, commerçants et professions de service.
- Etienne
De plus en plus d'autres personnes en plus. des agriculteurs, tu vas être de plus en plus partisan.
- Régis
Et j'ai fait mes études au lycée agricole à Mercourt et je suis aujourd'hui président aussi de l'amicale des anciens élèves du lycée agricole de Mercourt.
- Etienne
Tout un tas de casquettes auxquelles on reviendra bien évidemment un peu plus tard parce qu'on se doute que c'est une question assez complexe de gérer son travail d'agriculteur, en plus de gérer toutes ces choses-là à côté. Est-ce que ça laisse un peu un... ça laisse pas beaucoup de temps pour ta vie privée peut-être ?
- Régis
C'est-à-dire qu'il faut... prévoir les choses quelqu'un qui arrive chez moi s'il n'a pas rendez vous ça va être assez compliqué de lui pour recevoir les vues pour organiser cette émission et pour cette émission là à ce que tu viennes avec nous on va voilà où on avait programmé un peu là ensemble mais bon c'est une grosse organisation de vie et je suis entouré avec mon épouse et mes enfants même si notre fils le premier fils je lui dis tout à l'heure est installé avec nous, les autres enfants sont aussi là de temps en temps pour nous accompagner.
- Etienne
Donc pour revenir là dessus, donc toi tu as une exploitation agricole mais laitière, vous faites exclusivement du lait ?
- Régis
Alors nous on produit tous les ans à peu près 600 000 litres de lait qui est vendu à la fromagerie du groupe Lactalis à Corsieux dans les Vosges. Notre lait, on a pris une option il y a une dizaine d'années pour pour que notre lait soit non OGM. L'alimentation de nos animaux est 100% non OGM, c'est-à-dire qu'on garantit un produit de lait non OGM sur notre exploitation.
- Etienne
Tu dirais que ton exploitation aujourd'hui, ça fait partie des grosses exploitations laitières, ou plutôt des plus petites ? Tu te retrouverais dans quelle taille à peu près ?
- Régis
On est dans une moyenne d'exploitation laitière, mais la taille... La taille, c'est une chose, mais la taille ne fait pas tout.
- Etienne
D'accord.
- Régis
Je suis plus axé sur la bonne gestion de l'entreprise.
- Etienne
Justement, pour en revenir là-dessus, vous faites du lait. Comment tu évalues les critères d'un bon lait, par exemple ?
- Régis
Alors, le lait, c'est vrai que pour le consommateur qui n'est pas au courant de comment fonctionne, il achète du lait en briques, il achète du fromage, des yaourts. Mais il faut savoir que le lait est chez nous. comme quasiment dans toutes les exploitations qui vendent le lait à des industriels, ramassés tous les deux jours. À chaque ramassage, il y a une prise d'échantillon avec une analyse du lait, à voir quelle est la matière grasse, quelle est la matière protéique, donc ces produits-là qui servent pour la fabrication du fromage. S'il y a des butyriques, c'est des mauvaises fermentations qui embêtent la fabrication de fromage. certains fromages et puis il ya aussi et ben si le lait au niveau des des cellules si le lait est aussi dans des normes et puis au niveau des germes aussi pour avoir un lait propre voilà d'accord
- Etienne
et donc le niveau de protéines à niveau de l'échelle ça c'est une tuque comment par exemple comment tu sais qu'on l'est bien ou et voilà forte teneur ou une très légère teneur alors alors il est très bonne question il faut savoir
- Régis
que dans notre pays parce que dans tous les pays ce n'est pas pareil dans notre pays la base matière protéique c'est 32 grammes au litre et la base matière grasse c'est 38 grammes au litre ça c'est la base le groupe lactalis a voulu il ya quelques années faire évoluer changer ces choses là et éventuellement l'imposer à tout le monde mais ça n'a pas fonctionner donc c'est dans notre pays toujours la base 38 g de matières grasses et 32 g de matières prodéiques faut savoir que ça c'est la base qui est en face d'un prix de base si on produit plus et ben on a des primes et si on produit moins on a des réflexions d'accord donc toi tu te situe vers la moyenne ou un peu plus alors nous on est au dessus on est toujours au lieu des 38 g de matières grasses nous on est plutôt en moyenne à 44 grammes de matière grasse, donc on a 6 grammes au-dessus de la moyenne, au-dessus de la base, dirons-nous, et puis la matière protéique, au lieu de 32, on est plutôt à 34 grammes de matière protéique au litre, en sachant que ça, ça vient de l'alimentation, mais ça vient aussi de la génétique. Et on a, nous, privilégié depuis des décennies des taureaux. pour inséminer les vaches qui ne détériorait pas les taux de matières grasses et matières protéiques.
- Etienne
Donc c'est toute une gestion depuis longtemps pour pouvoir arriver à ces résultats-là, qui te permettent quand même d'avoir une exploitation à tiers qui fait du lait plus haut de gamme, d'une meilleure qualité que la moyenne.
- Régis
Oui, tout à fait.
- Etienne
Et justement, toutes ces choses-là, en quoi ça va influencer sur la qualité de ton produit fini ? Que tu aies plus de matières grasses, que tu aies plus de matières protéines, plus de protéines ? En quoi ça va influencer notre produit fini à réarriver pour nous les consommateurs ?
- Régis
Alors, après, c'est sur la fabrication des fromages. Plus il y a de la matière protéique, plus il y a de fromage. Voilà, c'est ça. Tout à fait. Mais alors après, il faut savoir que quand ça arrive dans la fromagerie, ce n'est pas uniquement notre lait qui arrive, c'est un mélange de lait.
- Etienne
il aurait déjà été donc ton les mélanger avec ma lettre les mélanger avec d'autres mais du coup et ce qu'ils font des ils ont des critères où ils mélangent un lait de haute qualité qu'avec d'autres laits de qualité où il mélange n'importe ce que du coup à quoi ça sert de faire un lait de meilleure qualité alors à pour être mélangé après ouais
- Régis
mais après le ramasseur il arrive avec son smear morgue
- Etienne
24 mille litres donc toi tu as une barbe à une prime parce que tu fais les choses voilà mais ça va pas ils vont mélanger tous les ensemble au final une moyenne un peu plus haute Ça va permettre de réguler si on prend des laits un peu moins...
- Régis
Voilà, mais aussi un lait de mélange. Les fromageries ont besoin aussi d'un lait de mélange, parce que pour les recettes, si on peut appeler ça des recettes, pour la fabrication des fromages, c'est plus facile pour eux avec un lait de mélange.
- Etienne
D'accord. Et justement, pour avoir une agriculture comme celle-ci, comment tu fais évoluer ton exploitation ? les équipements, les machineries, pour pouvoir avoir un lait continuellement de bonne qualité, est-ce que tu es obligé de dépenser beaucoup d'argent, plus d'argent que pour vraiment être plus compétitif et productif et garder cette teneur-là assez haute ?
- Régis
Il faut une entreprise agricole, c'est comme une entreprise. Si elle n'investit plus, elle n'avance plus, donc elle recule. Alors, il faut dire, ce n'est pas de nouveauté.
- Etienne
Non, tout à fait.
- Régis
Mais donc, il faut, là, on a fait de gros investissements pour rallonger un bâtiment, le bâtiment des vaches laitières, pour avoir plus de place, et puis que les animaux soient encore dans des conditions encore mieux pour le bien-être animal. Tout ça, c'est très important et on est attaché à toutes ces choses-là.
- Etienne
D'accord. C'est facile ou c'est compliqué d'investir, de faire des investissements quand on est une ferme plutôt moins petite ou grande ? Toi, tu as une ferme moyenne, je m'admets, au niveau de la taille, mais pour une petite ferme, est-ce que c'est compliqué de garder cette productivité-là et d'investir ? Ou est-ce qu'ils ont des facilités, des aides avec l'État ? Ou ils ont plus de mal que des grosses entreprises, des grosses fermes ? Voilà.
- Régis
Alors, par exemple, nous, la région Grand Est, elle accompagne les investissements avec des plans... On appelle des plans bâtiments pour accompagner les agriculteurs à être dans les normes et à construire ou rénover ou transformer des bâtiments. Voilà, tout à fait. Mais bon, il faut savoir que ça ne fait pas tout, puisque c'est un pourcentage. Mais après, les banquiers nous suivent. Et puis, la bonne gestion fait qu'on peut... investir et moderniser l'affaire.
- Etienne
Justement, tu disais que la taille tout à l'heure ne comptait pas et que ce n'était pas un critère forcément important, mais est-ce que les banques te suivent de la même manière si tu es une petite ferme ou si tu es une grosse exploitation ?
- Régis
Alors, aujourd'hui, les banques, je suis aussi administrateur dans une banque, donc je sais un petit peu comment ça fonctionne, mais aujourd'hui, les banques, elles financent les gens, c'est malheureux à dire, mais... où elles savent qu'elles vont prendre peu de risques. C'est un peu brutal, mais c'est la vraie vie. C'est important d'expliquer aux gens ce que c'est que la vraie vie. Et demain, pas après-demain, demain, les banques vont aussi financer... Peut-être à des taux préférentiels des gens qui font attention à l'environnement, qui sont dans les normes. Voilà, des thématiques que choisiront les banques. Mais une chose est sûre, je n'ai pas peur de le dire personnellement, il ne faut pas tout attendre du banquier non plus.
- Etienne
C'est pour ça que je te posais la question, si tu étais compliqué d'être aujourd'hui une petite ferme, parce que c'est vrai qu'on voit de plus en plus au niveau... peut-être agricole au niveau des céréaliers que c'est de plus en plus compliqué pour un petit agriculteur d'alier que pour un gros soeur c'est je mange les petits pour me grossir oui mais c'est pas il n'y a pas fait pas une histoire de taille tu sais je les ai déjà dit tout à l'heure tu penses pas que quand on est une très grosse ferme c'est plus compliqué de gérer une qualité élevée de ton produit que quand par exemple une femme non les cités à faire me pour que nous n'avons pas
- Régis
Dans les Vosges, on n'a pas d'énormes fermes céréalières dans les Vosges, mais j'ai des collègues qui sont présidents de Serre-France dans d'autres départements qui ont des très grosses fermes et ils gèrent la masse. Donc ça se passe bien. Aujourd'hui, la politique agricole commune, on en reparlera tout à l'heure, fait qu'elle est ramenée à l'hectare. Plus les gens ont d'hectare, plus ils touchent. Tout à fait. Donc ça n'insiste pas à être un petit roi de cœur. En sachant que le défi de notre pays, c'est d'avoir des produits agricoles pour nourrir nos concitoyens. On sait qu'en ce moment, par exemple, un poulet sur deux n'est pas français, que les gens achètent dans le commerce. Donc, produits ailleurs, en Europe ou ailleurs, ou dans le monde. avec des règles sanitaires qui ne sont pas toujours les mêmes que dans notre pays.
- Etienne
Tout à fait.
- Régis
Donc,
- Etienne
on reviendra là-dessus aussi. Oui, bien sûr, on reviendra là-dessus, mais tu as raison là-dessus. C'est d'ailleurs un chiffre qui fait un peu peur. Un poulet sur deux, tu m'as dit un poulet sur deux.
- Régis
Un poulet sur deux, aujourd'hui, n'est pas français.
- Etienne
C'est quand même, voilà, ça montre un peu le paysage d'aujourd'hui. Et moi, j'aurais bien aimé revenir un tout petit peu sur... On parlait un petit peu des enjeux climatiques et environnementaux, si les petites fermes faisaient ça, etc. Aujourd'hui, dans l'agriculture, on en est au niveau des enjeux climatiques et environnementaux. Est-ce qu'il y a une adaptation qui se fait ? C'est lent, ça va être compliqué. Comment tu vois ça aujourd'hui, par rapport au changement climatique qu'on peut apercevoir ? Alors,
- Régis
par rapport au changement climatique, OK, il y a un changement climatique, tout ça, c'est reconnu, il n'y a pas de souci là-dessus. Mais il faut savoir qu'il y a déjà eu, dans l'histoire, des moments compliqués. On a vécu, là nous sommes en 2024, depuis le 15 octobre 2023, on est très largement arrosé par la pluie, ce qui a embêté la mise en place des cultures, ce qui embête aujourd'hui la récolte des fourrages.
- Etienne
J'avais vu justement une statistique qui disait qu'il ne tombait pas moins d'eau, mais qu'en fait elle tombait plus... comme avant, d'une manière beaucoup plus dispersée dans l'année, mais elles tombaient souvent, en fait, qu'à un petit moment dans l'année, on avait toute la pluie qui tombait du même temps. Voilà,
- Régis
on a eu, tiens, un seul exemple, on a eu Louis Baudin, qui est un journaliste qui présente la météo sur TF1, qui est venu à une manifestation il y a deux ans dans les Vosges, et qui expliquait clairement que la quantité d'eau dans notre secteur est globalement à peu près toujours la même. C'est la répartition, ça veut dire qu'il y a des moments où il va pleuvoir beaucoup, et puis après on va avoir ce que certains appellent un coup de chalumeau, qui va tout griller, aussi bien les cultures, l'herbe, mais n'oublions pas dans un département comme le nôtre, aussi la forêt. La forêt qui a une grande utilité agricole aussi, et qui souffre beaucoup. de ces coups de chalumeau qu'on a durant l'été.
- Etienne
Tout à fait. Et justement, quand même, est-ce que tu penses qu'il y a un changement à faire au niveau des modèles agricoles aujourd'hui ? Il y a des choses intéressantes qui sont en vue pour avoir un modèle plus durable au niveau de l'agriculture, au niveau de certaines typologies d'agriculture ? Peut-être abandonner certains produits qu'on faisait pousser pour en faire pousser d'autres ? Ou sinon ? Même faire des pratiques différentes, que ce soit du semis couvert, des choses comme ça ?
- Régis
Alors, le département des Vosges, il est principalement herbagé. L'herbe est beaucoup utilisée dans le département des Vosges, c'est très bien. Moi, le seul reproche que je peux avoir, c'est que le système de la politique agricole commune fait que certaines prairies ont été retournées. Parce que les règles font que si une prairie n'est pas retournée régulièrement, elle redevient ce qu'on appelle une prairie permanente, avec l'interdiction de la retourner de nouveau. Donc, il faudrait avoir plus de souplesse. Alors, il y a déjà de la souplesse pour les gens comme nous qui sont à plus de 75% d'herbes sur leur exploitation, mais la course à retourner les prairies, et pour moi un peu une aberration et une erreur puisque les anciens n'étaient pas plus bêtes que nous et il ya eu des prairies qui ont été préservés qui sont de très bonne qualité avec une bonne flore et pourquoi les retourner pour mettre peut-être des céréales qui vont plus ou moins plutôt moins que pendant des mages et la même en démageant la flore par la suite comme tout le monde on est à sa hausse et aussi le le système administratif qui
- Etienne
qui essaye de trouver... Il ne fait plus ça. Exactement. D'accord. Eh bien, écoute, moi, je te propose de passer tout de suite à la deuxième rubrique parce qu'on s'attaque de plus en plus à des sujets importants au niveau même politique, au niveau législatif. Donc, moi, ce que je te propose, eh bien, écoute, ça va être de passer à cette deuxième rubrique, la rubrique Les levées des mystères. Et voilà, on est déjà à la fin de cette première partie de cet épisode de Ferment Mind. J'espère qu'il vous aura plu et je vous dis à la prochaine, la semaine prochaine pour la seconde partie. de cet épisode. Et voilà, c'est déjà la fin de cet épisode de Fairmont Time. Je tiens à remercier chaleureusement notre invité d'avoir partagé son expertise et son expérience avec nous aujourd'hui. Un grand merci également à vous, chers auditeurs, pour votre écoute attentive. Si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas à le partager avec vos amis, votre famille et vos collègues. Votre avis compte énormément pour nous, alors prenez un moment pour nous laisser un commentaire ou une note sur votre plateforme préférée, dans Spotify, Apple Podcasts, Deezer ou YouTube. Un j'aime. ou 5 étoiles, bien évidemment. N'oubliez pas, vos retours sont précieux. Partagez vos avis, vos réflexions et vos idées en commentaire. J'ai hâte de connaître votre point de vue sur les sujets que nous avons abordés au cours de cette émission. Restez connectés, car de nombreux autres épisodes passionnants sont à venir, avec toujours plus d'invités inspirants et de sujets captifs. Merci encore pour votre fidélité à Ferment Mind, le podcast qui pétrit les idées et nourrit les esprits. A très bientôt.