- Casimir
Les organismes sont comme dans leur prime, ils sont comme ouh ouh ouh, ils sont prêts à faire la guerre.
- Etienne
On rappelle que l'abus d'alcool est dangereux pour la santé, donc faites ça avec modération s'il vous plaît. Pour pouvoir voir justement si tout ce que tu me dis c'est pas du bullshit.
- Casimir
Ben tu sais, il y a tout le temps un 50% de bullshit, il faut vendre la personne.
- Etienne
C'est ça, c'est vraiment ça.
- Casimir
La magie de la caméra, ça paraît pas sur la caméra en soi, mais j'ai 10 kilos de plus. pi la tu boie une bière . Ouais exactement, en plus.
- Etienne
on pourrait rallier la chaîne, tous les maillons ensemble, les faire communiquer pour avoir une meilleure compréhension globale de notre secteur.
- Casimir
Trouver des boulanger qualifiés, c'est très compliquer en ce moment au Québec.
- Voix OFF
Bienvenue dans Ferment Mind, le podcast qui pétrit la pensée et façonne les idées. Je suis Etienne Volck, boulanger passionné, et je vous invite à plonger avec moi dans l'univers de la boulangerie, où chaque épisode est une opportunité de faire fermenter nos esprits. Dans cette émission, je m'entoure d'invités passionnants qui partagent leurs expériences et leurs connaissances du métier. Ensemble, nous explorons les enjeux sociétaux, éducatifs et climatiques qui entourent notre profession, pour nourrir non seulement nos connaissances, mais aussi nos consciences. Préparez-vous à un voyage où la passion se marie à la réflexion profonde. Fermant Mind, là où la chaleur du four rejoint la chaleur des idées. Bienvenue à tous, vous écoutez actuellement la deuxième partie du premier épisode de Fermant Mind. Pour une meilleure compréhension, nous vous recommandons vivement de suivre les parties dans l'ordre chronologique. Bon visionnage !
- Etienne
tous les sujets qu'on a pu aborder de façon vraiment très intéressante là je te propose de passer à la rubrique numéro 2 la levée des mystères . qu'elle bon jeu de mots. exactement un peu de caisse sur la boulangerie il faut quand même que je fasse des petits comparatifs comparaison mais son expérience je trame numéro un peu Merci beaucoup, ça me touche. Justement, dans cette rubrique, on va essayer d'entrer un peu plus en détail dans tous les sujets dont on a parlé et puis parler d'autres sujets avec un peu plus de profondeur. Là, je voudrais revenir, on a parlé de coopérative, on a parlé d'artisanat, mais surtout de produits bio. Travailler avec des produits bio pour faire des pains plus nutritionnels. Pour toi, qu'est-ce que ça implique ? Qu'est-ce que ça veut dire vraiment ? Et même, qu'est-ce que ça coûte ? Parce qu'au niveau du travail, ce n'est pas la même façon de voir ton travail.
- Casimir
En fait, ce n'est pas une vérité vraie. Ce n'est pas 100 des aliments bio vont être plus nutritifs. Ce n'est pas vraiment ça. C'est plus au niveau de l'effort qui a été mis. Souvent, un producteur biologique a un éventail de contraintes. Donc, il va faire énormément d'efforts pour que son produit, à la fin, il soit tout le temps au top de la qualité, au top de la récolte. Ça, c'est sûr que ça amène des nutriments de plus dans les produits. C'est un peu un gage de qualité, oui, mais ce n'est pas une vérité vraie que vu que c'est bio, c'est plus nutritif. C'est ce qu'on fait par la suite avec. Dans ce respect-là... En étant artisan, moi, je connais des gens avec qui je travaille. Par exemple, pour mon mélange multisigarin, je travaille avec la ferme Tournevent qui est à Hébertville, qui produit des grains qui sont bio, qui produisent du lin, du cœur de chanvre décortiqué. Puis je sais que de A à Z, ils font attention à leur procédé. Ça amène des saveurs qui sont incroyables, ça amène des taux de nutriments qui sont dans le tapis. Puis moi, je sais à quel point ils travaillent dur pour ça. Je m'équipe pour la suite pour ne pas travailler dur sur le pain, travailler dur sur l'utilisation de leurs produits. Il faut que je fasse honneur à ce qu'ils font.
- Etienne
En fait, c'est valoriser la matière première qu'on achète. Quand tu pars du principe de vouloir acheter des bonnes matières, de bons produits bio, tu sais qu'ils sont faits, comme tu dis, par des gens qui sont passionnés par ce qu'ils font et qui veulent vraiment attacher une importance à leur travail. comme tu dis, qui on est pour ne pas faire quelque chose de le plus exceptionnel qu'on peut, en fait.
- Casimir
Puis quand on travaille sur le bio aussi, c'est sûr que le prix rentre aussi en ligne de compte. Dans le bio, on peut payer jusqu'à quasiment deux fois plus sûr, la matière première. Encore une fois, c'est un autre justificatif de prendre notre temps pour faire un beau produit puis ne pas qu'il y ait de gaspillage et tout. C'est... C'est vraiment dans cette optique-là que moi j'ai décidé de travailler dans le bio, c'est pour avoir un certain gage de qualité, puis aller travailler ces produits-là pour qu'ils soient les plus nutritifs possibles, pour que le produit final le soit en tout cas. C'est pour ça que je travaille aussi sur le vin, sur la majeure partie de ma gamme de pain, parce que oui, ça nous prend plus de temps, ça nous prend plus d'attention, on prend le pH à chaque matin, à chaque midi, on fait trois rafraîchis de le vin dans notre journée, température pièce. C'est sûr que ça prend plus de temps, ça prend plus d'attention, plus de passion, mais pour un résultat qu'on fait honneur à la farine, on fait honneur au grain, on fait honneur à... de toute la chaîne, parce que de l'agriculteur jusqu'au produit final qui est le pain, ou même on peut dire jusqu'au restaurateur qui prenne peut-être nos invendus et qui les réutilise. C'est comme une chaîne, même un site.
- Etienne
C'est le plus intéressant aussi de ce podcast, c'est de rallier la chaîne, tous les maillots ensemble pour les faire communiquer, pour nous avoir une meilleure compréhension globale de notre secteur. Ça va même au-delà juste de l'agriculteur, du menu et du boulanger, comme tu dis, il y a un restaurateur et puis il y a aussi tous les acteurs. que ce soit un représentant, même les gens dans l'industrie ils font partie de la chaîne, enfin pas malheureusement, ils viennent apporter quelque chose que nous on peut pas apporter.
- Casimir
Il faut tout pour faire un monde . Ouais exactement. Ça fait quelques fois qu'on mentionne le point de vue financier parce qu'en ce moment, c'est important de le mentionner. On est dans une semi-crise financière. Les gens ont de la misère à acheter leurs aliments. Donc, est-ce que tout le monde peut nécessairement se payer à chaque jour un pain bio 100 levain ? Pas tout le temps. On a besoin d'acteurs qui ont des pains qui sont au meilleur marché parce qu'ils font du nombre et tout. On fait tout partie d'un écosystème. Exactement. La boulangerie, c'est un écosystème vaste et tellement différent, puis qu'on peut cohabiter ensemble. C'est pour ça que niveau partage de connaissances ou juste discussion de nouveaux produits, de nouveaux trucs, moi, je suis très souverain par rapport à ça.
- Etienne
Ça nous fait grandir quelque part, même si c'est des choses qu'on n'aurait pas forcément pensées, des visions qu'on n'aurait pas forcément eues. Donc, ça nous fait grandir et comprendre d'autres choses, d'autres moyens, puis ça peut toujours être utile. On n'est jamais contre un peu plus de connaissances de toute façon.
- Casimir
Exactement, parce que c'est la beauté du métier de boulanger. Même quand tu penses tout connaître, souvent, c'est à ce moment-là que tu réalises que tu ne connais pas tout. Parce que ça rend humble. On en a parlé hier soir, on prend une petite bière relax. Le pain rend humble. Tu pourrais sortir pendant des mois un pain incroyable, puis une journée, tu vas faire la même chose, mais il y a une petite affaire dans la chaîne que tu n'as pas réalisée, que tu fais différemment, puis tu arrives, puis les pains, c'est des crêpes dans le four, puis ça rend humble.
- Etienne
Ça rend humble, puis ça donne ce côté... tu sais pas de quoi demain est fait et t'as envie de... Bah du coup t'as pas cette monotonie en fait. Parce qu'il y en a qui pourraient dire la boulangerie c'est monotone, tu fais toujours ton même mélange, etc. Mais en fait chaque jour, la température, l'humidité, tout, va tellement avoir un impact plus ou moins grand selon la journée. Mais il y a des fois tu vas te dire non c'est bon et là ... C'est quasiment pas... Les facteurs sont les mêmes et... Baf ! Tu te rends compte que t'as... C'est une mauvaise surprise parce qu'il y a un facteur que t'as négligé parce que...
- Casimir
Et c'est...
- Etienne
c'est vraiment quelque chose de super intéressant et qui pousse à continuer d'être passionné. Parce que chaque jour est différent.
- Casimir
C'est motivant, en fait. C'est un moteur d'avancement. Tu veux tout le temps aller chercher de la régularité, tout le temps aller tout le temps à la chouette.
- Etienne
Après ça, tu vois, en y réfléchissant, c'est vrai, mais pour des boulangers qui veulent travailler peut-être des matières plus nobles, sans améliorant parce qu'aujourd'hui, tu as quand même des gens... où tu as beaucoup moins de problèmes avec ça, avec les facteurs que ce soit la température, l'humidité, parce qu'il y a beaucoup d'améliorants aujourd'hui qui peuvent te permettre de passer outre tout ça et qui là vont rendre le travail vraiment moins intéressant parce que tu n'as plus d'alchimie à avoir entre tout, entre tes matières, ton environnement, ton processus, parce que tu vas mettre un petit peu de poudre et ça va permettre de...
- Casimir
C'est sûr, moi je suis... Comme j'ai répondu dans la question bien ou mal, on peut un peu agrandir parce que juste répondre bien ou mal, c'est un peu contraignant. Oui, tu as fait le but. Tu es fait pour ça. Tu es fait pour ça. L'améliorant, selon moi, n'est pas nécessairement un ennemi du bon pain. Par contre, à petite dose, à la limite, moi j'en utilise zéro et j'en utiliserai probablement jamais dans ma vie, que ce soit sur ma viennoiserie ou bien mes pains. Mais je peux comprendre que quand tu as un facteur, tu as des salaires à payer, tu dois avoir un certain développement selon un certain cadre d'entreprise. Tu dois le faire. Moi, j'ai décidé que l'entreprise pour laquelle je suis... n'aie jamais besoin de ça. Tu sais, on va avoir une limitation de production éventuellement. On va avoir un maximum de chiffre d'affaires. On va l'atteindre, puis ça sera tout. Après ça, on fait juste continuer sur cette lancée-là, puis on bonifie les conditions des employés ou peu importe. Mais notre but, c'est pas d'être une boulangerie qui produit... des milliers et des milliers de pains par jour. Ça ne le sera jamais. Ça nous coupe un peu sur les améliorations. On n'a pas moins besoin de...
- Etienne
Est-ce que les améliorations, ça ne permettrait pas aussi de juste répondre à un manque de connaissances sur certaines choses ? Tu sais, ce n'est pas toujours évident. Quand on sait le faire, ça paraît évident, mais de faire du levain, de régler ses températures, ses processus de fabrication, certains de pétrissage, savoir si ta pâte est surpétrie ou pas surpétrie, si tu as besoin de plus d'eau, etc. C'est toutes des choses qui prennent un peu de temps à apprendre. Ce n'est pas toujours évident. Quand on le sait et quand on le fait, ça devient une habitude. Pour nous, c'est très simple. Mais est-ce que l'améliorant, ça ne permettrait pas à des gens qui n'ont pas forcément les connaissances ou l'envie de les apprendre, de juste...
- Casimir
C'est... C'est sûr qu'en ce moment, tu regardes un petit peu le paysage québécois de la boulangerie. Tu vas réaliser que toute boulangerie va chercher des employés. C'est sûr, là je suis dans les... pas dans les extrêmes, mais dans les absolus. Mais trouver des boulangers qualifiés, c'est très dur en ce moment au Québec. Puis c'est des délais. Parce que souvent on va aller voir en France, on s'en va faire une offre d'emploi en France. Puis après ça, t'as les délais des visas, t'as tout. Fait que c'est sûr que niveau emploi, il y a une problématique. Pour certaines entreprises, justement, standardiser les procédés grâce aux améliorants peut les aider à engager justement quelqu'un qui a moins d'expérience en boulangerie pour avoir des deux mains puis les utiliser pour faire du pain. C'est sûr que ça aide là-dedans. Le contexte de main-d'oeuvre actuel est probablement un peu en cause par rapport à l'utilisation des améliorants.
- Etienne
C'est probablement. Effectivement. Justement, on parle du procédé de fabrication. On parlait de nutrition justement avec le fait de choisir des bonnes farines, etc. Des bonnes matières premières. Tu l'as dit, ce n'est pas le seul facteur qui va faire que ton pain soit nutritif ou non. Ça va être ta façon de produire et de fabriquer ton pain. Meilleure digestibilité du pain, on sait que ça va passer par ta fermentation, par tes techniques de pétrissage. Tu pourrais nous en parler un peu plus, toi, des longues fermentations, du levain, etc. Ce que ça pourrait apporter, comment le faire ?
- Casimir
Avec plaisir. Nous, à la boulangerie, on a décidé vraiment de... On a transitionné à partir de... C'était en juillet 2023. On a tout mis à terre, la gamme de pain qu'il y avait là. Avant, dans la boulangerie, on a décidé de partir quasiment de zéro avec des nouveaux pains, des nouvelles procédés. C'est risqué, mais... Une vie sans risque. Oui, exactement. C'est un peu plus plate. J'ai 25 ans. Je suis dans, justement, en anglais, on dit bold and young Avoir du front et être jeune. Je suis un peu là-dedans en ce moment. On a un peu mis la gamme à terre. On a tout refait des recettes. On a changé la farine aussi. On est beaucoup avec la Rémi sur meule de pierre. Plus nutritif. Tu as des micronutriments incroyables là-dedans. Tu as de... Nous, on travaille au levain. Ça prédigère le gluten un peu à ta place. Les amylases, ça va sectionner les chaînes de gluten. Ça va faciliter la digestion. On utilise des farines sur meule de pierre. Ils ont des nutriments intérieurs. Ils ont tout ce qui est bien dans le blé. On l'a encore dans cette farine-là. Il paraît que certains types de moulins vont aller retirer le germe de blé. Ils vont l'envoyer dans l'industrie pharmaceutique. Avec la meule de pierre, c'est quasi impossible de faire ça. Donc, on a une farine vraiment avec le germe de blé, avec tous les bons nutriments qu'il y a dedans. Puis en plus, nous, on travaille beaucoup. Là, on a un pétrin 10 spirales pour faire ça. Pour pétrir, on est tout le temps en première vitesse quasiment. On va rarement en deuxième vitesse parce que... Le pétrin oxyde énormément la pâte. L'oxydisation tue les nutriments, puis il est rare, plus fragile pour l'absorption du corps humain. Puis là, nous, on fait la transition dans les prochains mois d'un pétrin à bras plongeants. Donc, c'est vraiment, encore une fois, pour pousser le plus possible vers la nutrition de l'être humain pour qu'il y ait moins d'oxydation de la pâte, pour avoir un meilleur alvéolage aussi. On a comme tout fait ces petits moves-là, ces petites actions-là pour tout le temps avoir un pain qui est le plus digeste possible par l'être humain. Du levain jusqu'à l'utilisation, puis les temps de fermentation. Tu parlais de longue fermentation. Nous, on ne travaille pas à 100 sur les longues fermentations. Les fermentations, nous, ce qui avoisine 24 heures, des fois un petit peu plus longtemps, un peu moins longtemps. Ça, ça va. Ça pourrait être plus long aussi. C'est juste que nous, on fait du pointage température pièce pendant des heures. Ça, on ne... On travaille 100% sur le vin, sur la plupart de notre gamme. On travaille beaucoup sur la température pièce, on bloque au froid après façonnage. Il y a eu un beau développement. Les organismes sont dans leur prime. Ils sont prêts à faire la guerre. On prend notre pH pour être sûr que notre levain soit toujours dans ses tops. Plus on fait comme trois rafraîchis sur notre levain, ça fait que c'est un levain qui est très lactique. À la place d'aller vers l'acide acétique, c'est ça un petit peu le... Quand tu goûtes un pain qui est très, très, très acide, souvent, c'est que le levain est allé dans un côté acétique plus que lactique. Nous, vu qu'on le garde température pièce toute la semaine, il ne rentre jamais au frigo. En plus, on fait plusieurs rafraîchis dessus. Ça nous permet d'être très souvent dans le lactique. très rarement dans l'assistique. Faire un pain qui est très goûteux sans avoir trop d'assistique.
- Etienne
D'ailleurs, tu me fais penser à ça en décrivant absolument parfaitement le processus de fabrication et le goût de ton pain, etc. Que tu nous as amené du pain et qu'on pourra déguster ça et qu'on pourra pouvoir voir que tout ce que tu me dis, ce n'est pas du bullshit.
- Casimir
Il y a tout le temps un 50% de bullshit. Il faut voir le produit, il faut voir la personne.
- Etienne
C'est ça.
- Casimir
La magie de la caméra, ça paraît pas sur la caméra en ce moment, mais j'ai 10 kilos de plus. Puis il y a de la bonne bière. Ouais, exactement, en plus.
- Etienne
Non mais, tu vois, pour en revenir à ça, moi ce qui me passionne et ce que je trouve vraiment de plus en plus intéressant, ce qui m'a donné de vouloir faire ce podcast, etc., c'est que, tu vois, t'as 25 ans, la jeunesse en boulangerie, même les moins jeunes en vrai, on a quand même un intérêt de plus en plus profond sur... le fait de faire du pain nutritif, de comprendre ce qui se passe, l'alchimie qui se passe dans ton pain, dans ta fabrication de ton pain, dans tout ce qui va faire que ton pain ne sera plus digeste. Tu vois, on parle de technique où tu prends le pH, c'est des choses qu'on faisait beaucoup moins à l'époque. Et que vraiment, je trouve que c'est démocratisé. Il y a une sensibilité à ça qui est devenue vraiment beaucoup plus importante avec des gens qui apportent ça. Et je trouve ça super intéressant. D'ailleurs, c'est ça qui est beau, c'est qu'on en apprend tous les jours dans les techniques de fabrication. Pour suivre des gens comme les ambassadeurs du pain, Amandio Pimenta, ils t'amènent des techniques, des façons de faire.
- Casimir
Des philosophies. Oui, des philosophies,
- Etienne
tout à fait. Elles sont tellement intéressantes et qui apportent beaucoup sur la boulangerie. Et tu te rends compte qu'en fait... Il nous reste tellement à apprendre en boulangerie sur comment faire du... On sait comment faire du bon pain nutritif, mais je pense qu'on va encore en savoir plus avec le temps.
- Casimir
On est dans une révolution aussi en ce moment. On retourne à l'ancienne. On retourne à l'ancienne, puis après ça, en partant de là, ça nous permet d'aller dans une voie complètement différente. Il y a eu un mouvement de fabrication de pain qu'après hier et tout, qu'on est allé vers l'industrialisation du pain. Si on est capable d'aller avant ça, puis prendre un autre chemin que l'industrialisation, puis aller développer justement un côté plus artisanal, plus levain, on va faire des découvertes, c'est sûr. Plus il va y avoir de gens motivés qui vont partager leurs découvertes, mieux ça va être. Puis on parlait tantôt avec le Bien ou Mal, qui est une rubrique sûrement moins parfaite. En fait, tu vois avec, on a parlé un peu des réseaux sociaux, les acteurs du pain, c'est... Selon moi, c'est super bien en ce moment sur l'évolution du pain. Parce que ça amène de nouvelles méthodes. Ça amène aussi une curiosité des gens. On est habitué maintenant à avoir tout le temps notre cellulaire dans nos mains, à regarder sur Instagram. Fait que là, tu vois des gens, même si tu fais du pain à la maison, tu vois, mettons, des pains avec des farines plus typées, des pains qui sont plus cuits aussi, qui sont super beaux, qui sont... dans la description souvent des photos, tu as aussi des notes de saveur, des trucs comme ça. Ça amène vraiment les futurs clients ou les clients potentiels à vouloir un peintre qui est différent, vouloir un peintre qui est plus typé un petit peu. Moi,
- Etienne
ça m'amène l'ouest comme technicien, ça m'amène surtout une curiosité, une curiosité forte de... de la nouveauté des gens, en fait, parce qu'il y a beaucoup de nouveautés. Puis même pour nous, en soi, les boulangers, ça nous donne beaucoup d'idées, ça nous donne beaucoup de petits tips. Ah oui, c'est vrai que je n'avais pas pensé à faire ça comme ça. Et en fait, c'est comme un mélange de plein d'influences, que ce soit des gens qui savent ce qu'ils ont fait, de ce que toi, tu connais déjà, pour après reconstruire des choses intéressantes.
- Casimir
Puis souvent aussi, comme j'aime le dire, le métier de boulanger, c'est un métier de partage. Fait que souvent, ce qui est le fun avec les réseaux sociaux, c'est que la personne peut être n'importe où dans le monde. Tu peux lui envoyer un message. Tu peux dire, hey, as-tu des trucs par rapport au point que tu viens de poster ? Ou as-tu des trucs, as-tu des conseils ? Puis ils vont les donner souvent avec plaisir parce que la transmission du savoir boulanger, c'est une des seules manières qu'on a une pérennité dans notre métier. Sinon, on recommence tout le temps à zéro. On recommence tout le temps à zéro sur les connaissances et tout. Puis on perd du temps.
- Etienne
c'est vraiment très important dans le partage on parle là des influenceurs mais moi je voudrais retourner plutôt aux consommateurs je voulais savoir comment tes clients ils voient ta façon de penser ton envie de créer des gammes plus nutritives ta façon d'apporter la boulangerie L'intérêt du pain, comment les locaux genouas voient ça ? Est-ce qu'ils sont vraiment dans ce mood-là ?
- Casimir
Je te dirais qu'il y a une bonne partie de la clientèle qui essaie ça. Ils posent beaucoup de questions, de plus en plus ils posent des questions. Aussi, pour moi c'est important que dans la boulangerie, ce ne soit pas juste la personne qui est à la caisse, la vendeuse qui fasse la caisse. C'est notre labo, notre place pour faire du pain. il est accessible à la vue des clients, donc ils peuvent nous poser des questions. On les approche aussi pour leur parler de nos démarches. Tout ça, ça amène un questionnement et ça amène une curiosité chez nos clients réguliers. C'est vraiment intéressant. Les Janois, de plus en plus, s'intéressent à avoir un pain de qualité, un pain au levain, et à poser des questions avec ce qu'ils mettent dans leur assiette, pourquoi ils devraient choisir un peu le pain que nous, on fait dans la boulangerie.
- Etienne
OK, OK. Justement, quand on voit la clientèle qui est vraiment intéressée, qui comprend ce genre de démarche, toi tu penses qu'au sens large, les gens sont prêts à retourner vers de la boulangerie et à retourner au petit producteur, à la boulangerie, vraiment le local, pour arrêter tout ce qui est supermarché ou du moins limiter dans leur achat, leur consommation, les produits qu'ils peuvent trouver dans les petits commerçants comme ça ? Je pense qu'ils sont prêts à ça en changement comme ça ou pas ?
- Casimir
Moi, je pense que oui, mais très graduel. Dans l'optique où, comme on a mentionné déjà, le pain de boulangerie est un petit peu plus dispendieux, les gens sont un petit peu plus serrés au niveau de leur budget. Moi, ce que je pense, c'est que graduellement, si on est capable de changer le pain de la fin de semaine, admettons, oui, la semaine, on utilise ton pain bonbon et tout, puis la fin de semaine, tu t'offres un beau pain. ferait au levain, qui est un petit peu plus dispensé. Oui, mais c'est comme un bonus de ta fin de semaine. Moi, je pense que ça va être là-dessus qu'on va pouvoir avoir les clients. Puis une fois que la période plus incertaine arrête... Là, ils vont pouvoir commencer à vraiment en avoir à chaque jour, peu importe, tout est graduel. Dans toute nouvelle habitude, il faut tout le temps que ça soit graduel, sinon ça choque la personne, ou ils vont décider de ne pas venir au lieu d'entrager régulièrement.
- Etienne
Je suis plutôt d'accord avec toi. Faire ça pas à pas, pas après pas, pas après l'autre, comme on dit, pour changer les habitudes de consommation. Ce n'est pas quelque chose d'évident de changer de... d'habitude et pour les consommateurs en général. Puis comme on le dit, on est dans un moment où la vie coûte cher et ce n'est pas évident de se nourrir. On aimerait tous se nourrir bien mieux, convenablement avec les vrais meilleurs produits, les bons produits, mais on n'a pas toujours les moyens. Ce n'est pas toujours évident d'acheter un pain, comme tu dis. Mais effectivement, acheter des pains une fois par semaine, tu te fais un petit plaisir. Tu invites tes amis, tu t'achètes un bon pain pour accompagner des bons produits comme on fait là. Je pense que c'est comme ça, petit à petit. tu prends goût et puis avec le temps, en espérant que la situation financière est en rare, bien évidemment, tu peux changer les mentalités. Puis c'est aussi en touchant des jeunes, changer la mentalité des jeunes. Je pense que les jeunes sont déjà bien partis dans cette mentalité-là, de toute façon. Donc après, c'est plus compliqué de toucher des personnes qui font ça depuis toute leur vie.
- Casimir
Il nous tient en tant que coopérative aussi, ce qu'on a décidé de faire cette année, c'est d'essayer de limiter le plus possible l'augmentation des prix du pain. Oui. On a décidé cette année de vraiment quasiment rien augmenter pour permettre aux gens de continuer à acheter le pain et à bien se nourrir. On s'est dit, oui on va avoir moins de bénéficiements à la fin de l'année, mais... On veut une entreprise qui dure dans le temps. On n'est pas à l'année près. Notre but, c'est vraiment de faire partie du paysage janois et de leur offrir du pain bio au levain et que ça reste relativement abordable pour eux. C'est un petit peu notre petit mot.
- Etienne
C'est votre petit mot. C'est aussi dans tes valeurs à toi, dans ta façon de voir la vie en général. C'est pour ça que je voudrais en passer tout de suite à la troisième rubrique. La rubrique...
- Voix OFF
Et voilà, c'est déjà la fin de cet épisode de Ferment Mind. Je tiens à remercier chaleureusement Casimir Belleau d'avoir partagé son expertise et son expérience avec nous aujourd'hui. Un grand merci également à vous, chers auditeurs, pour votre écoute attentive. Si cet épisode vous a plu, n'hésitez pas à le partager avec vos amis, votre famille et vos collègues. Votre avis compte énormément pour nous. Alors prenez un moment pour nous laisser un commentaire ou une note sur votre plateforme préférée, comme Spotify, Apple Podcasts ou YouTube. Un j'aime ou 5 étoiles, bien évidemment. Et n'oubliez pas... Vos retours sont précieux. N'hésitez pas à partager votre avis, vos réflexions et vos idées en commentaire. J'ai hâte de connaître votre point de vue sur l'artisanat, le développement local et tout ce qui touche à notre passion commune pour la boulangerie. Restez connectés car de nombreux autres épisodes passionnants sont à venir avec toujours plus d'invités inspirants et de sujets captivants. Merci encore pour votre fidélité à Ferment Mind, le podcast qui pétrit les idées et nourrit les esprits. Vous arrivez à la fin de la deuxième partie du premier épisode de Ferment Mind. La troisième partie sera disponible très bientôt, alors restez connectés.