- Speaker #0
Flamme des années 80.
- Speaker #1
Le podcast qui allume la femme.
- Speaker #0
Avant de plonger dans l'épisode, j'avais envie de te dire que si ce podcast résonne pour toi, si mon énergie te parle et que tu ressens l'envie d'aller plus loin, je peux t'accompagner en coaching, en individuel ou en groupe, pour t'aider à révéler ta flamme et prendre ta place. Je suis coach certifié RNCP et je crée des espaces bienveillants, sécurisants et transformateurs. Je propose aussi une retraite, donc la prochaine aura lieu du 10 au 14 octobre 2026, près d'Aix-en-Provence, autour des constellations familiales et de la libération émotionnelle, avec Emma Nicolas de la chronique L'âme des flammes. Tu peux retrouver toutes ces infos sur mon site sarahginac.com, le lien est dans la description. Et maintenant, je te laisse avec l'épisode de la semaine. Bonjour, alors je suis très heureuse aujourd'hui de recevoir une invitée spéciale, donc Valérie Fruchou, qui est l'auteur... et la comédienne de la pièce Dans la tête d'Elisa. Donc si vous avez suivi une petite chronique sur les émotions, voilà, on a l'auteur qui est là et l'interprète. Donc bonjour Valérie. Bonjour. Merci, merci pour cette invitation.
- Speaker #1
Merci pour les chroniques. Donc voilà, bonjour à tous et à toutes.
- Speaker #0
Donc là, la date de Fête unique se rapproche parce que le Festival d'Avignon, ça commence donc le 4 juillet. Donc vraiment dans pas très longtemps. C'est vrai que vous n'allez pas avoir trop froid. Non, Je pense que là, ça va être un petit peu... très très très très chaud, mais la salle est climatisée, donc ça va. Les théâtres sont climatisés et le théâtre des Corsins est climatisé, donc ça va. Trop chouette. Donc si on veut réserver les places, puisqu'on a suivi toutes les chroniques, le lien est en bio, donc vous pouvez absolument réserver. Et donc là, on va pouvoir un petit peu savoir un petit peu d'où vient dans la tête d'Elisa. Donc comment est né ce spectacle ? Parce que c'est rigolo de faire parler les émotions, c'est pas anodin. En fait, je voulais prendre... Alors déjà, à la base, je voulais parler des crises de panique depuis
- Speaker #1
que j'ai commencé à en avoir parce que cette pièce est un petit peu tirée d'une histoire vraie. Et en fait, j'ai toujours voulu... Parce qu'en fait, quand tu as des crises de panique, c'est toujours très compliqué de pouvoir les expliquer aux autres vraiment de ce qui se passe à l'intérieur, que tu as vraiment... De la minute d'après, tu as une envie de te barrer, de courir, que ton corps te demande de courir. Et en fait, pour expliquer ça, j'avais vraiment envie et besoin d'en parler. Et en fait... À un moment donné, il s'est trouvé qu'au départ, je n'étais pas du tout partie sur faire un seul en scène. Et puis, je me suis dit que faire parler les émotions, vu que c'était ça la problématique en tous les cas que j'ai eue personnellement, que toutes mes émotions voulaient parler en même temps et surtout que je ne les écoutais pas. En fait, c'est très vite arrivé sur le fait qu'au niveau de l'écriture, la panique a commencé à parler.
- Speaker #0
la culpabilité aussi, et toutes ces émotions que je n'avais pas entendues. Et en fait, ça arrivait au fur et à mesure comme ça. Et est-ce que tu as été inspirée par des dessins animés, des films qui pourraient te donner ton inspiration par rapport à... Parce que c'est assez rare, en fait, de faire parler les émotions.
- Speaker #1
Oui, c'est vrai. Forcément, dès que je parle, par exemple, du spectacle, tout le monde me dit vice-versa. Et oui, effectivement, vice-versa, faire parler les émotions. Vu qu'en plus, personnellement, dans ma tête, c'est un Walt Disney. ou un Pixar, du coup c'était vraiment facile pour moi. Après, je me suis beaucoup inspirée de Philippe Dobreur pour son spectacle où il y a une chaise et plein de personnages, et aussi, alors son nom je ne serais incapable de m'en rappeler, c'est qui fait Fleabag, qui aussi fait plein de personnages comme ça, et en fait sur un décor qui est très minimaliste. Plus minimaliste que ça, il y a une chaise.
- Speaker #0
Trop chouette. Et est-ce que tu peux nous dire, peut-être un peu le concept de la pièce ou pitcher la pièce ? Parce que là, on est parti en pensant que vous aviez déjà écouté les chroniques, toutes les émotions. Est-ce que tu peux nous faire un petit résumé de la pièce, un petit pitch ? Alors, Elisa, c'est le personnage principal de la pièce, a des crises de panique,
- Speaker #1
qui sont arrivées quelques temps après le décès de sa mère. Et en fait, elle ne veut absolument pas... entendre ni écouter ses émotions. Et les émotions sont tout pour faire en sorte que, c'est surtout la perfection qui fait en sorte que toutes les autres émotions ne peuvent pas, ne doivent pas parler. Elles sont, comment dirais-je, elles n'arrivent plus, la tristesse n'arrive plus à pleurer, la colère, ben, se tait tout le temps, pour faire en sorte qu'Elisa soit en totale sécurité. Mais on se rendra compte au fur et à mesure que les émotions, ben, Et Lisa, au fur et à mesure qu'elle va avancer, elle aussi, les émotions vont avancer et que ça va être une belle réunification de la personne.
- Speaker #0
Parce que pour toi, les émotions, c'est des... On l'a dit beaucoup. Écoutez les chroniques parce qu'elles sont assez rigolotes et vous allez rencontrer justement Tristou, donc la tristesse, la colère, la culpabilité, la panique. La panique. Et pour toi, c'est quoi une émotion en fait ? C'est une messagère.
- Speaker #1
L'émotion, c'est vraiment... Déjà, nous ne sommes pas les émotions. Elles ne font que nous traverser. En fait, pour moi, les émotions, c'est à l'intérieur. c'est comme... Une rivière avec plein de petits joyaux. Et en fait, tous ces joyaux-là, c'est nos émotions. Il y en a vraiment énormément. Et elles ne sont que des messagères sur ce que nous ressentons. Et en fait, au fur et à mesure que, si par exemple, l'émotion, on la met de côté parce qu'on en a peur, parce qu'on n'a pas envie de le ressentir, parce que c'est désagréable, etc. Et qu'on ne laisse pas cette rivière couler tranquillement, en fait, ça commence à devenir beaucoup plus fort. Et en fait, l'émotion vient vraiment taper pour juste donner le message. mais ça peut être des messages aussi bêtes que... que quelqu'un t'a marché le pied, la colère qui arrive qui dit « Ah, il y a quelqu'un quand même qui t'a marché sur le pied. » Donc, c'est juste laisser passer cette colère-là qui te dit « J'ai eu mal, la tristesse qui arrive derrière parce que j'ai envie de pleurer. » Enfin, tu vois, c'est toutes des choses comme ça qui vont quand même très… C'est juste des messagers, tout ça pour dire.
- Speaker #0
Oui, comme si les émotions, c'était un petit peu des baromètres pour savoir si on est aligné ou si on ne l'est pas et quand on fait un truc qui ne nous convient pas. Oui, c'est ça. C'est… La colère, par exemple, c'est vraiment quand tu es dans un... La colère,
- Speaker #1
c'est hyper intéressant parce que c'est vraiment une émotion qui t'indique quand quelqu'un a dépassé les limites ou quand toi-même, tu t'es laissé faire. C'est vraiment un super baromètre qui te remet dans l'action juste. Et pour moi, ça m'émeure sa petite sœur, vraiment la tristesse. Parce qu'on peut pleurer, on peut pleurer aussi de joie. Mais quand même,
- Speaker #0
la colère et la tristesse sont quand même les deux plus grandes copines. Donc, ouais. Quand tu dis les plus grandes copines, c'est que, par exemple, quand on est très en colère, en général, c'est qu'on n'arrive pas aussi à laisser passer sa tristesse. Exactement. C'est ce qu'on dit dans la pièce. On ne va pas trop vous spoiler parce que c'est très chouette que vous alliez la voir. Et donc, du coup, dans la pièce, on parle aussi beaucoup de, tu l'as dit, des crises de panique, de l'angoisse et du deuil. Donc, toi, tu nous as dit que c'était quelque chose qui était... Un peu une histoire autobiographique.
- Speaker #1
Ah oui, clairement. En fait, j'ai perdu ma mère très tôt. Et en fait, à un moment donné dans ma vie, j'ai commencé à avoir des crises de panique. Alors, dans l'absolu, j'avais l'impression d'avoir bien travaillé sur moi, d'avoir fait le deuil. Et puis, en fin de compte, pas du tout, parce que les émotions, en fait, intellectuellement, je comprenais très bien. Mais par contre, émotionnellement, ça ne suivait pas du tout. Et un jour, tout a... J'ai commencé à avoir d'énormes crises de panique. Je ne savais absolument pas qu'est-ce qui était en train de m'arriver. J'ai cru vraiment mourir sur l'instant. Parce que les crises de panique, c'est vraiment très, très dur à vivre. Et donc, du coup, j'ai recommencé un travail thérapeutique. Et pour rentrer en communication avec mes émotions. Parce que même si je suis comédienne, donc les émotions, c'est quand même aussi ma matière première pour travailler. En fait, dans ma vie, ça me parasitait beaucoup. Parce que je me suis rendu compte aussi que sur le plateau, j'arrivais... énormément à vivre mes émotions mais que dans la vie pas du tout et en fait au fur et à mesure même le plateau est devenu une peau de chagrin où mes émotions j'arrivais plus à les mettre donc là ça a été un long long traverser un peu du désert pour tout remettre me remettre sur pied et puis remettre tout en son ordre et m'aligner ce qui est aujourd'hui un peu le cas et pour le coup c'est pour ça qu'Elisa est beaucoup plus je dirais légère pour moi à faire Et c'est aussi le message, à travers bien évidemment parler d'une histoire autobiographique, c'est le message, c'est vraiment ça, c'est de dire que quoi qu'il vous arrive, il y a toujours une porte de sortie quelque part et que même si on est dans le désespoir le plus total, il y a toujours à un moment donné une lumière ou quelque chose qui va faire en sorte que ça va aller. Une petite flamme, on pourrait même dire. Oui, exactement, une flamme intérieure. Oui, c'est exactement ça, c'est tellement beau en plus. C'est une flamme intérieure qui fait en sorte que, et on ne sait pas pourquoi elle est là. Mais en fait, cette flamme intérieure, juste à un moment donné, on l'écoute, elle nous entend, elle nous tend la main, elle nous dit « Hey ! »
- Speaker #0
et ça va mieux. Après, pas mal de temps, mais ça va mieux. C'est intéressant ce que tu dis sur… Dans ma tête, j'avais compris. Parce que moi, comme évidemment, je fais du coaching, donc je coache des gens qui sont extrêmement intelligents, on ne va pas se mentir. Et donc, du coup, souvent, ils me disent « Ah ben c'est bon, c'est bon, j'ai tout compris, j'ai compris et tout. » Et je leur dis « Ouais, ouais, mais toi, t'as compris dans ta tête. » Mais est-ce que ton émotionnel a compris ? Est-ce que tu l'as laissé sortir ? Parce que notre tête, elle peut aller plus vite que notre cœur et nos émotions.
- Speaker #1
Exactement, et c'est tellement différent. En fait, l'intellect et le mental, d'ailleurs dans la pièce, le mental, il a quand même une grosse place. intellectuellement, effectivement, quand en plus tu passes très vite, tu comprends vraiment très très bien. Puis tu as l'impression en plus que ça y est, tu as découvert quelque chose, ça y est, ça va passer, tu as tout compris. Mais c'est tellement différent quand ton corps, quand vraiment intrinsèquement dans ton corps, les émotions passent, que tu... C'est autre chose, c'est un autre degré de conscience. C'est comme un voile qui se lève, mais qui a vraiment... Là, quand j'en parle, j'ai plein de frissons, parce que c'est vraiment ton corps qui te le dit. Et en fait, c'est vraiment et une toute autre façon de voir les choses. C'est comme si il n'y avait plus besoin justement d'y penser. C'était intégré. Et intégré, ça, ça prend vachement plus de temps. Ça, c'est plus compliqué.
- Speaker #0
Et surtout, c'est ce que la pièce raconte aussi, c'est qu'on en a peur de nos émotions alors que c'est des alliés et que je pense que aussi dans tout ce qui est développement personnel, thérapie importante, nous, on fait vraiment par rapport au podcast, on prône ça et c'est hyper important. Mais il y a un truc à un moment donné où on pense que quand on a bien travaillé sur nous, on l'a dit dans plusieurs émissions, on ne ressentira plus la tristesse, l'angoisse, la panique. Alors qu'en fait, c'est un leurre. On va toute notre vie ressentir les émotions. Mais oui, parce qu'en plus, ressentir, c'est le but. Nous avons les émotions parce qu'en fin de compte, nous avons besoin de ressentir. En fait, nous vivons des choses, nous travaillons pour ressentir des choses.
- Speaker #1
Les émotions, elles sont là pour nous aider à nous rendre compte que nous sommes vivants. Et nous avons peur de ça parce que déjà, il y a beaucoup de personnes, et moi la première, qui m'identifiaient aux émotions. C'est-à-dire que quand j'étais en colère, je me disais « Oh mon Dieu, mais je suis quelqu'un de colérique ! » Non, pas du tout, j'ai juste la colère qui arrive. Je m'identifiais beaucoup à ce que j'étais. Par exemple, Perfection. Alors là, vraiment, ça a été un long travail. Miss Parfaite. Perfection qui est l'un des personnages principaux, qui est l'émotion qui ressemble le plus à Elisa. essaye de tout contrôler pour faire en sorte que rien ne se passe. Mais justement, c'est tout l'inverse. Ce que rien ne se passe, c'est la mort, en fait. Il n'y a rien. Alors que quand nous ressentons... Alors après, oui, il y a des échelles. Au fur et à mesure qu'on commence à être en lien, en fait, l'émotion, voilà, elle passe. C'est juste en un claquement de doigts, elle a dit son truc et ça passe. Et en fait, en tant que comédien, c'est exactement ça. Il y avait un coach qui disait ça, qui... À chaque claquement de doigts, en fin de compte, c'est comme les enfants, ça change d'émotion. En fait, dans la vie, c'est ça. Mais c'est pour nous rendre compte que nous sommes vivants. Sinon, les émotions...
- Speaker #0
Parce que soit on s'y accroche trop et après, justement, on fait des boucles parce qu'on n'arrive pas à la traverser. Puisque des fois, ça peut faire peur. Surtout, là, on parle du deuil. Donc forcément, quand on est en deuil ou quand on a une émotion si forte, on pense qu'on va mourir si on la traverse.
- Speaker #1
Mais vraiment, tu as l'impression... Moi, je sais que, par exemple... pleurer. En plus, je me le suis un petit peu interdit. Alors, bien sûr, j'ai pleuré. Mais je me le suis beaucoup interdit. Et en fait, quand je pleurais, quand j'arrivais à pleurer, ça me faisait mal à la gorge. Ça ne me libérait pas vraiment. Mais parce que j'avais l'impression qu'il y avait un tsunami derrière et que j'allais vraiment être emportée. Et en fait, étrangement, j'ai été plus emportée parce que j'étais contre mes émotions et que j'ai eu des crises de panique qui m'ont quand même bien aidée à comprendre tout ça. même si sur l'instant, tu as vraiment l'impression que tu vas mourir. Mais en fait, plus je rejetais toutes les émotions, plus en fin de compte le tsunami, j'en faisais quelque chose d'encore plus grand. Donc, il ne faut pas avoir peur de les traverser,
- Speaker #0
même si ce n'est pas très agréable de temps en temps.
- Speaker #1
Non, mais c'est important. Parce qu'en fait, plus on s'habitue, et en fin de compte, à un moment donné, comme je disais tout à l'heure, tu vas penser d'une manière inverse. C'est-à-dire que... Nous vivons des choses pour ressentir, parce que c'est ça qui nous rend vivants. Donc les émotions, c'est ce qui fait en sorte que nous sommes du coup vivants et que nous vivons pour avoir des sensations. Nous travaillons pour avoir, par exemple, des reconnaissances, de la joie. Et toutes ces émotions-là font en sorte, tout ce que nous faisons dans la vie, fait en sorte que nous vivons pour les émotions. Sinon, il n'y a aucun intérêt. Nous ne ressentirons rien, mais on serait comme des... des gens, même des robots. Donc, voilà.
- Speaker #0
Après, je pense que ce qui est humain, c'est qu'à la fin, on va ressentir des choses, mais comme forcément, ça ne vient pas que ressentir que des bonnes choses, quand on est ouvert, on ressent tout. Et du coup, des fois, on fait un peu la grève du ressenti parce qu'on n'a pas envie de ressentir des choses et que c'est fatigant, en fait.
- Speaker #1
À un moment donné, j'avais dit ça à mon psy à l'époque, j'avais dit, mais vivre, c'est fatigant. Il m'avait dit, ah bah oui. J'ai dit, mais parce que... Et c'est vrai que c'est fatigant de vivre. Et en même temps, après, les émotions, elles sont beaucoup moins fortes que quand tu les rejettes. Et justement, ça devient merveilleux à ce moment-là, parce qu'il y a beaucoup moins de « up and down » extrêmement fort. Non, au contraire, c'est beaucoup plus subtil que ça, même si ça m'arrive encore, et j'espère que ça m'arrivera encore et encore et encore, de pleurer de joie, de vivre toutes ces émotions-là avec lesquelles je suis. quand même beaucoup plus en adéquation aujourd'hui, et grâce à Elisa aussi d'ailleurs. Ce spectacle m'a énormément aidée.
- Speaker #0
Donc, ce spectacle, si on veut venir le voir, c'est quand ? C'est où ?
- Speaker #1
Alors, c'est du 4 au 26 juillet au Théâtre des Corsins, 21h35. La salle est climatisée. Ça dure 1h05. Il y a beaucoup d'émotions. Mais c'est un spectacle qui vous fera rire, qui vous fera peut-être pleurer aussi. Mais en tous les cas, vous n'en sortirez pas sans rien. Donc, je pense que c'est quelque chose... Oui, venez,
- Speaker #0
Et c'est marrant, on se dit, parce qu'on n'en a pas trop parlé, mais la façon dont tu traites les émotions, c'est aussi avec beaucoup d'humour et beaucoup de recul sur soi, en fait. C'est ça qui est intéressant.
- Speaker #1
C'est ça. En fait, c'est pour ça que je ne fais pas ma thérapie sur scène, ce n'est pas ça. Ça m'a aidé beaucoup. Mais là, c'est plus de quelque chose où je traite les crises de panique, le deuil, bien sûr, avec de l'émotion, bien évidemment. Mais en même temps, il n'y a pas que ça, c'est un spectacle qui est très drôle.
- Speaker #0
donc au contraire c'est l'humour et l'auto-dérision qui fait en sorte que tu peux tout passer moi c'est ce qui m'a aidée et surtout ce qui est intéressant c'est que déjà comme tu l'as dit tout à l'heure quand on a des crises de panique on a l'impression qu'on va mourir et c'est hyper dur de pouvoir les expliquer aux gens mais les gens qui ont des crises de panique c'est des fois un peu honte de le dire ou en parler et du coup ça vous fait aussi vous sentir moins seule si ça nous est en plus ça nous est arrivé à beaucoup en fait moi j'ai déjà eu des crises d'angoisse panique pas trop mais plutôt d'angoisse Oui. Et c'est intéressant de voir et de rire, en fait, de « ok, on est tous pareils » .
- Speaker #1
Oui, exactement. Et que surtout, nous n'allons pas mourir. Et c'est de dédramatiser tout ça. Parce que vraiment, ce n'est pas agréable. Les crises d'angoisse, les réveils nocturnes, tout ça, c'est vraiment très difficile à vivre. Et qu'au contraire, déjà, vous vous sentirez certainement moins seul. Et puis de rire de soi, d'en rire après un peu avec le recul et de se dire, c'est ça aussi qui nous aide. C'est que quand ça commence à monter, on se dit, ok, qu'est-ce qui est en train de se passer ? Donc ça nous oblige un peu à nous poser. Même si franchement, quand il y a une grosse crise, c'est très difficile. Mais en fait, au fur et à mesure qu'on s'écoute, qu'on travaille sur soi, qu'on se libère, parce que ça n'arrive pas tout seul, c'est pas tout tout seul. c'est là où ça devient c'est là où nous devenons et nos émotions c'est là où on cède c'est là où nous devenons vraiment le pilier pour nous-mêmes et c'est super chouette de pouvoir se dire qu'on compte sur soi qu'on peut compter sur soi et d'être compris parce que ça devient plus facile à en parler mais voilà l'idée c'est ça aussi de ce spectacle c'est pour les gens qui sont angoissés pour les gens qui ont des crises de panique de voir que ils ne sont pas seuls. Il y a 11% de la population qui est touchée par des crises de panique. Et aujourd'hui, à part, en tous les cas, quand tu vas voir un psy, à part te donner des antiolytiques et des antidépresseurs, il n'y a pas d'autre chose. Alors bien sûr, il y a plein d'autres trucs alternatifs, mais avant d'en arriver là, parce que quand tu as une crise de panique, et quand tu en as beaucoup, tout le temps, voire une par jour, voire deux, moi c'est ce qui m'arrivait à l'époque, Ouais, non, c'est difficile.
- Speaker #0
Donc là, c'est plutôt de dire que oui,
- Speaker #1
quoi qu'il se passe, on peut en rire quand même, vraiment. Et je sais de quoi je parle.
- Speaker #0
En fait, on a déjà parlé de cette notion d'alignement. Et c'est vrai que c'est intéressant parce que les gens qui écoutent et peut-être qui sont sujets aux crises de panique, il y a beaucoup de choses aussi sur des podcasts ou des choses comme ça. Là, tu proposes des choses assez différentes aussi pour se divertir, pour faire prendre conscience des choses, pour montrer aussi qu'on peut s'en sortir. Parce que des fois, on a l'impression qu'on est... Pas très bien. Et c'est toute une notion, je pense, on a fait des émissions là-dessus. On parle beaucoup de cet alignement, mais c'est vrai que quand on est là-dedans, on a envie de dire l'alignement, c'est bien gentil, mais on patauge, quoi.
- Speaker #1
Oui, et puis c'est surtout que l'alignement, ça veut tout dire et rien dire. Parce que le nombre de fois où j'entendais « mais il faut être aligné » , pour moi aujourd'hui, c'est d'avoir… vraiment coupée avec le passé. C'est-à-dire que... Mais coupée parce que ça y est, c'est terminé. L'histoire, je l'ai répétée un paquet de fois pour la comprendre dans tous les sens. L'histoire de ma famille, l'histoire de mes parents, l'histoire de leur deuil, l'histoire... Enfin, tout ça, ça a été vraiment tout un cheminement. Et qu'aujourd'hui, être alignée, c'est vibrer en fonction de mon envie. C'est... Alors, c'est pas évident tous les jours. Parce que ça, pareil, c'est vraiment un travail. Mais c'est même pas un travail, c'est... C'est un baromètre. C'est-à-dire que tu sens à l'intérieur de toi... C'est comme par exemple une route. Tu pars à droite et tu sens qu'à un moment donné... Non, il va falloir bifurquer sur la gauche. Tu sens, c'est une question de ressenti. C'est ça, être aligné aussi. C'est au-delà d'être aligné avec tes valeurs, au-delà d'être aligné avec qui tu es. C'est justement aussi qui tu es. Mais c'est vraiment... C'est une manière de naviguer et d'être toujours, un temps soit peu, droite dans tes bottes. Que ce soit toi qui passe avant tout le monde, surtout.
- Speaker #0
C'est intéressant parce que tu dis déjà de se mettre en avant. À la première place, ce n'est pas forcément évident parce que sinon le monde irait mieux, je pense. Mais surtout, c'est des fois quand on pense être aligné et on dit « ah, ce n'est pas pour moi » , mais des fois on se dit « est-ce que c'est parce que j'ai peur ? » Et donc, en même temps, tu peux sortir de ta zone de confort et c'est là qu'il peut se passer des choses. Ou est-ce que ce n'est pas bon pour moi ? Cette ligne, elle est assez fine quand même. Oui, mais en même temps, c'est l'exercice. Il n'y a qu'en faisant.
- Speaker #1
Personnellement, j'ai toujours reculé tellement à l'idée de prendre n'importe quelle décision. Je n'osais pas, d'ailleurs, monter le spectacle d'Elisa, faire aussi un autre spectacle en même temps, d'être dans l'action. Et Elisa, ça a été vraiment une aide comme ça de créer ma compagnie, etc., d'être dans l'action. J'avais extrêmement peur. J'ai encore très, très peur. Là, je suis à une semaine d'Avignon. J'ai hyper peur. Et en même temps, Je me dis que ce sera une expérience. Même s'il y a au moins, ça peut peut-être parler à une ou deux personnes, ça sera déjà largement gagné en fait. Et c'est d'être dans le faire. Mais faire dans l'action juste. C'est-à-dire pas faire pour faire. C'est que véritablement, tu suis ton chemin. Et puis à un moment donné, si l'expérience ça n'a pas marché, ce n'est pas grave. Tu repars sur une autre chose et puis ça évolue. En fait, c'est ça. C'est une expérience. La vie pour moi est une expérience. C'est tu vis une expérience à chaque fois. Alors, bien sûr, on aimerait tous que ça soit à chaque fois. Et c'est ça un peu que je pense qui nous embête. C'est qu'à chaque fois, on pense que ça doit être un succès. Mais en fait, pas du tout. Le succès, c'est déjà que toi, si tu le vibres, si tu le sens, s'il y a quelque chose, forcément, à un moment donné, même si ce n'est pas encore visible dans le monde, ou en tous les cas que tu en reçois tous les lauriers, à un moment donné, ça va le faire. Parce que tu es dans ta ligne droite. Et en fait, à chaque fois, on pense tous, je pense, enfin, personnellement, c'est ça, de me dire ça va réussir. Mais je crois sincèrement que ce n'était pas ça l'idée. Ce n'est pas ça va réussir, ça va marcher. C'est plutôt, est-ce que moi, je me sens véritablement en adéquation avec ce que je suis en train de faire. Et ça change tellement la donne.
- Speaker #0
J'ai l'impression que ce que tu racontes, c'est aussi d'être dans... complètement le moment présent et de visualiser que ça va bien se passer mais de s'en foutre un peu d'être vraiment aujourd'hui, ça me fait plaisir j'ai envie, je donne tout et je vibre ça on se fait plaisir et la suite on la connait pas et puis elle peut se réécrire et j'ai envie de dire il faut vraiment s'en détacher, c'est ça qui est le plus difficile exactement,
- Speaker #1
c'est exactement ça c'est de se détacher de l'aboutissement parce qu'en fait c'est un voyage, pour moi la vie est un voyage alors je te dis pas que tous les matins je me réveille en me disant La vie est un voyage, donc du coup, tout va bien. Non, je suis allée une semaine d'Avignon, j'ai peur. Mais en même temps, après, je me recadre. Enfin, je me remets dans mes bottes en me disant... Et d'ailleurs, quand je répète, là, en ce moment, quand je répète pour Elisa, dès que je m'y remets, je suis hyper contente. Parce que je sais... Enfin, je ressens le truc. Donc, je ne suis plus dans la projection de me dire, oh là là, mais peut-être qu'il n'y va pas avoir personne. Oh là là, on va tracter sur 42 degrés. Oh là là, je vais mourir parce que je déteste la chaleur. Oh là là, oh là là, oh là là. Bon, après, quand je suis dedans, en fait, je suis juste dans ce que j'avais envie d'écrire, dans le spectacle, de transmettre, que je sois au mieux, en tous les cas, de ce que j'ai envie d'offrir et de donner de ce spectacle-là. Et après, le reste, ça ne m'appartient plus. En fait, à un moment donné, mon job, il est fait. Après, le reste, ça ne m'appartient plus. Et c'est cette part-là qu'en tous les cas, je lâche. Au moins, quand je suis dans un lissage, après, c'est normal de douter, c'est normal, c'est un spectacle. Là, au moins, je me dis, bon, après, là, j'ai fait tout ce que je pouvais.
- Speaker #0
Trop chouette. En tout cas, je serai là. Mais oui ! Toute la première semaine, je serai à Avignon. Donc, n'hésitez pas à aller voir la pièce, à me contacter si vous voulez que je vienne voir vos pièces aussi. Et est-ce que tu veux me dire un dernier mot pour la fin, avant de repartir dans cette chaleur ?
- Speaker #1
Dans cette chaleur, déjà, un grand, grand merci à toi et puis au podcast de Flamme des années 80 de m'avoir invitée. Qu'est-ce que je pourrais vous dire ? que je pense que c'est un spectacle qui peut faire du bien par contre ça c'est une évidence qui peut parler, même si sur l'instant vous pourriez dire oh ouais, et puis en fin de compte c'est un spectacle qui peut rester une fois que vous l'avez vu sur quelques temps et que c'est un spectacle comme du thé comme une bonne infusion ou comme un bon vin qu'on vient de déboucher et qui effectivement va laisser des arômes, va laisser des choses va. vous permettre de peut-être sentir ou vous poser des questions sur vous-même, vos propres émotions, vos réactions, même si vous n'avez pas de crise de panique, d'angoisse, quelle chance. Mais en tous les cas, voilà, c'est un joli parcours, un chemin de vie que je vous invite à partager avec moi et j'ai envie de vous dire à bientôt et merci pour l'écoute.
- Speaker #0
merci beaucoup et c'est pas que pour les crises de panique c'est vraiment toutes les connexions avec les émotions donc franchement je vous invite absolument à aller voir ce spectacle et moi je vous dis à la semaine prochaine flamme
- Speaker #1
des années 80 le podcast qui allume la femme