- Speaker #0
Flamme des années 80.
- Speaker #1
Le podcast qui allume la femme.
- Speaker #0
Avant de plonger dans l'épisode, j'avais envie de te dire que si ce podcast résonne pour toi, si mon énergie te parle et que tu ressens l'envie d'aller plus loin, je peux t'accompagner en coaching, en individuel ou en groupe, pour t'aider à révéler ta flamme et prendre ta place. Je suis coach certifié RNCP et je crée des espaces bienveillants, sécurisants et transformateurs. Je propose aussi une retraite, donc la prochaine aura lieu du 10 au 14 octobre 2026, près d'Aix-en-Provence, autour des constellations familiales et de la libération émotionnelle, avec Emma Nicolas de la chronique L'Âme des Flammes. Tu peux retrouver toutes ces infos sur mon site sarahginac.com, le lien est dans la description. Et maintenant, je te laisse avec l'épisode de la semaine. Bonjour, bienvenue dans L'Âme des Flammes avec Emma Nicolas. Comment vas-tu Emma ?
- Speaker #1
Je vais bien, merci Sarah. Heureuse de vous retrouver tous pour cette nouvelle chronique.
- Speaker #0
Oui, parce qu'on est encore en mois de septembre, on est toujours dans la rentrée. Et tu as eu l'idée de parler justement de la gratitude, mais d'une façon un peu particulière. Parce qu'on en parle beaucoup de la gratitude tous les jours, d'avoir de la gratitude pour ce qu'on a au quotidien. Mais en fait, souvent, et je pense que pour tout le monde c'est un peu la même chose, on est un peu durs avec nous-mêmes. avec celles qu'on a été, les choix qu'on a faits, les erreurs, ce qu'on a pu accepter, ce qu'on aurait aimé faire autrement, et ça c'est pour tout le monde pareil, et on n'a pas trop de gratitude pour tout ça. Donc à ce moment-là, on a fait ce qu'on a fait avec les ressources qu'on avait. Donc avec Emma, on va se demander, est-ce que notre passé, si on le regardait avec un peu plus de gratitude et de bienveillance, pourrait nous aider à avancer aujourd'hui ?
- Speaker #1
Exactement, c'était un regard qu'on a rarement en effet, on parle souvent de gratitude dans l'instant présent justement pour sortir du tumulte ou un petit peu ce cerveau qui tourne et qui tourne. Et on ne se rend pas compte que regarder notre histoire passer avec ce regard bienveillant peut être aussi très très bénéfique. Donc oui, ça va être le thème de notre chronique aujourd'hui.
- Speaker #0
Et du coup, j'ai une petite question pour commencer. Ça veut dire quoi, en fait, exactement, avoir de la gratitude pour son passé ? Enfin, surtout s'il a été difficile. C'est quand même pas évident d'avoir de la gratitude pour une période ou un événement qui a été compliqué.
- Speaker #1
C'est sortir du jugement. C'est-à-dire regarder cet événement avec des yeux, avec de la bienveillance, tout simplement. Est-ce que c'est un événement où on ne s'est pas senti bon, bon, mauvais ? et bien peut-être le regarder d'une autre manière, ou on n'a pas été à la hauteur de quelque chose, et bien regarder pourquoi on n'a pas été à la hauteur, et pourquoi il ne nous était pas possible d'être à la hauteur ce jour-là. Voilà, c'est vraiment, d'une certaine manière, nous pardonner, mais le fameux pardon psychique, pas le pardon entre guillemets religieux, c'est-à-dire qu'on n'efface pas, mais on se regarde avec beaucoup de bienveillance, pas de jugement.
- Speaker #0
En fait, ce que tu entends par là, c'est qu'il pourrait être une façon de s'aimer inconditionnellement quoi qu'il arrive et de pouvoir reconnaître qu'à ce moment-là, parce qu'on peut très bien le faire pour nos amis ou notre famille, on va comprendre à un moment donné qu'ils n'ont pas eu le choix et qu'ils ont agi comme ça. Pas pour tout, évidemment, c'est du cas par cas, mais on a peut-être plus de facilité à le faire pour nos proches que pour nous-mêmes.
- Speaker #1
Oui, c'est vraiment regarder toutes nos étapes de vie. avec un regard non jugeant, donc bien riant. C'est cela la gratitude vis-à-vis de notre passé. Et puis, comment est-ce qu'on arrive à le faire ? C'est justement parce qu'en général, quand on juge un événement de notre passé, ça veut dire que l'on regarde cet événement avec les yeux que l'on a aujourd'hui, de la personne que l'on est aujourd'hui. Et donc, évidemment, si on avait été la personne que l'on est aujourd'hui, on aurait vraisemblablement choisi des options différentes. Le résultat de l'événement aurait été peut-être meilleur. Et là, à nouveau, on est dans du jugement. Donc, pourquoi est-ce qu'on juge un événement du passé ? C'est parce que, comme je le disais, on regarde avec les yeux d'aujourd'hui. Donc, l'idée, c'est de se dire, mais à l'époque, est-ce que j'avais cette capacité intellectuelle, de compétence peut-être, ou est-ce que j'avais cette capacité psychique, de conscience, de pouvoir faire autrement, de faire un autre choix ? Et quand on se rend compte que non, qu'on a fait comme on pouvait, du mieux qu'on pouvait à cette époque-là, c'est là qu'on commence à être bienveillant avec soi-même, donc on sort du jugement, et juste accepter qu'on a fait du mieux qu'on pouvait à ce moment-là, avec la personne et la version de nous que l'on était à cette époque-là. Et c'est là qu'on enlève vraiment cette pression et surtout ce regard jugeant.
- Speaker #0
Mais est-ce que, alors ça c'est une chose, mais comme on va plus loin et que l'idée c'est d'avoir de la gratitude, comment est-ce qu'on peut passer le cap de se dire, ok, c'était comme ça, donc j'ai un regard bienveillant avec ce que j'ai fait, mais en plus il faut en être heureux, entre guillemets, c'est ça qu'on est en train de dire ? Alors, ce n'est pas forcément heureux, c'est déjà non jugeant.
- Speaker #1
C'est vraiment la première étape pour passer à la gratitude. Mais la première étape, c'est déjà d'accepter qu'on ne pouvait pas faire autrement, qu'on a fait du mieux qu'on pouvait. Ça, c'est la première chose. Sinon, on n'ouvre pas notre cœur quelque part, on reste dans le jugement. Et ensuite, deuxième étape, c'est de se poser la question. Mais qu'est-ce que j'ai appris sur moi grâce à cet événement ? Parce que dans toute chose, il y a une leçon. Soit on regarde comme « ouais, franchement, j'ai été nulle, ça ne sert à rien, et là, qu'est-ce qu'on fait ? » En fait, on se donne des petits coups de fouet. Est-ce que ça sert ? Non. On peut toujours regarder les choses d'une manière différente, puisque ce qui nous appartient, c'est la manière dont on regarde un événement. Donc justement, c'est se dire « ok, certes, à cet endroit-là, j'ai peut-être pas été bon, c'est vrai, mais qu'est-ce que ça m'a appris ? Quelle leçon j'ai appris ? Comment ça m'a fait grandir ? » Et c'est là que justement, on va pouvoir être dans la gratitude, d'une certaine manière, c'est dire, mais merci à cet événement, même s'il était douloureux, parce que ça peut être une perte, ou même si je n'ai pas été bon, voilà, c'est un peu notre ego, notre fierté, ou simplement, waouh, j'ai mis beaucoup de temps à réaliser ce que je souhaitais réaliser, donc je suis sympa, gentil avec moi, qu'est-ce que ça m'a appris ? Et merci en fait d'être passé par là. Merci à moi d'avoir vécu les choses comme je les ai vécues parce que ça me permet de regarder cet événement comme une ressource. Et maintenant, je vais pouvoir l'utiliser vraiment comme une sorte de point d'appui en me souvenant que j'ai vécu cette chose de cette manière. Eh bien, peut-être que je suis capable à nouveau de le refaire ou de ne pas le refaire, justement.
- Speaker #0
Donc en fait c'est intéressant dans ce que tu dis mais j'ai l'impression qu'il y a deux points en fait. C'est-à-dire qu'il y a à la fois essayer d'avoir de la gratitude pour eux. Par exemple... un choix qu'on a fait à l'époque et qu'on peut-être regrette aujourd'hui et qu'on ne ferait pas avec notre nouveau nous, entre guillemets, notre nouvelle conscience. Donc ça, c'est quelque chose et c'est avoir de la gratitude pour ça parce que ça nous a quand même peut-être montré le chemin pour arriver à qui on est aujourd'hui. Et il y a autre chose aussi, c'est quand on a des événements de la vie qui ne sont pas de notre... Ce n'est pas nous qui avons pris la décision. Ça peut être une rupture, un deuil, un événement qui est un accident qui fait en sorte que dans Comment est-ce qu'on réussit à post-theory, à avoir de la gratitude pour cet événement et comment on arrive à voir à travers tout ça, qu'est-ce qui nous a fait grandir ? Parce que malheureusement, c'est souvent les épreuves qui nous font grandir, je ne sais pas pourquoi, c'est une petite parenthèse que je pose là. Donc, qu'est-ce que t'en penses ? C'est un peu ces deux choses, mais c'est dur à définir et c'est pas facile. Il faut quand même avoir beaucoup de recul et beaucoup de douceur et d'amour de soi pour justement... comprendre. Mais si ce raisonnement de pensée se fait quotidiennement, du coup, on grandit beaucoup plus vite.
- Speaker #1
C'est surtout comprendre, déjà, le bénéfice de la chose. Toute nouvelle habitude ou nouvelle façon de penser n'est acquise, ça c'est de la PNL, que s'il y a un bénéfice à la changer. Si le bénéfice de rester dans une nouvelle façon de penser, l'ancienne façon de penser est supérieure, on ne change pas. Donc là, c'est parce que ça fait sens en fait pour vous ou pour nous et qu'on a expérimenté le fait de regarder une situation différemment, que ça nous fait sortir d'une angoisse ou ça nous fait sortir d'une nostalgie ou ça nous fait sortir d'une colère ou d'un ressentiment. Et c'est là qu'on se dit mais en fait oui, il y a une autre alternative. On peut regarder les choses de manière différente. Et puis après, au fur et à mesure, sur notre chemin de conscience... C'est aussi remarquer, comprendre que ce qui nous appartient, notre responsabilité, quand on dit qu'on est responsable de la vie que l'on mène, c'est vraiment une question de regard. On peut regarder une situation de plein de manières différentes. J'ai l'habitude, ma fameuse métaphore avec ma tasse, où on peut regarder un même événement de 360 points de vue. C'est exactement ça. L'idée, c'est de trouver le point de vue qui nous est le plus bénéfique. Donc, pourquoi est-ce qu'on aurait besoin de continuer à nous juger négativement ? Ça ne sert pas à grand-chose. Ça, c'est vraiment la partie, en effet, sur soi.
- Speaker #0
Ça serait intéressant peut-être de donner un exemple.
- Speaker #1
Un exemple personnel serait, j'ai pris une décision. Par exemple, de monter une boîte. J'ai décidé, j'étais salariée et j'avais un projet et j'ai envie de monter tel projet. Et les choses font que ça n'a pas marché. Et peut-être que c'est parce que j'ai pris de mauvaises décisions. Et donc, on peut être dans ce ressentiment, voire même de la honte. On n'ose pas en parler, de dire que, wow, surtout en France, parce qu'en France, on est un peu tagué comme vraiment dans l'échec dès qu'on rate un projet. Alors que dans d'autres pays, ce n'est pas le cas. Mais en tout cas, c'est aussi une réalité. On ne parle pas parce qu'on avait envie de monter un podcast et puis le podcast, il ne fonctionne pas. Et on n'ose pas en parler. Et on se dit, ouais, c'est parce que je n'ai pas été suffisamment persévérant, je n'ai pas posté tous les jours. Et on n'ose pas se regarder avec, c'était peut-être pas le bon moment, c'était peut-être pas si facile que ça de le faire tout de suite, tous les jours. Il aurait été peut-être plus intéressant de le faire d'abord toutes les semaines. Et c'est ça, en fait, la gratitude. C'est regarder aussi la personne que l'on était à l'époque. Est-ce qu'on avait le temps physique de pouvoir poster tous les jours ? Pas forcément. Et donc, est-ce qu'on a un sans-vouloir de ne pas avoir été capable ? Non, en fait, on n'a pas un sans-vouloir. Certes, c'est un regret parce que c'était un projet qu'on aurait aimé qui marche. Mais est-ce que la... personnes que l'on était à cette époque-là étaient en capacité de pouvoir correspondre aux projets qu'on souhaitait, pas forcément. Et justement, c'est aussi parce que là, du fait d'avoir posé un objectif peut-être trop élevé, si je prends l'exemple à nouveau du podcast de tous les jours, et bien l'apprentissage, et c'est là qu'on rentre dans la gratitude, et qu'il devient une leçon, c'est maintenant je sais. que c'est plutôt un rythme d'une fois par semaine qui me va mieux. Et là, on ne regarde plus cet événement comme j'ai raté, voire c'est un échec, mais plutôt c'est une leçon qui est, maintenant je sais que moi, ce qui me correspond, c'est une fois par semaine. Et c'est cette gratitude-là, donc je suis contente parce que j'ai appris cela. Et là, on est dans la gratitude pour soi.
- Speaker #0
Oui, c'est ce qu'on apprend en faisant et en ayant une expérience. Et souvent, quand on va se dire « Ah, je me suis trompée » , mais en même temps, c'est que ceux qui ne font rien ne se trompent pas, ça c'est certain. Et du coup, c'est sûr qu'on est très dur avec nous, alors qu'au final, ça permet de créer son chemin. Et même des échecs font en sorte que ça crée des réussites au bout d'un moment.
- Speaker #1
Oui, et là, tu vois, on arrive sur la peur de l'échec. Il y a énormément de gens, ils ne se rendent pas compte. Ils ont peur d'échouer, donc ils ne font rien. Un certain nombre de personnes préfèrent ne pas essayer. plutôt que d'essayer et de rater. Parce que juste l'idée de ne pas réussir est impossible pour eux. Impossible, impossible, ils auraient trop honte. C'est vraiment une question de fierté, d'ego, parfois mal placé. Et parfois, c'est aussi l'éducation que l'on a eue qui faisait qu'il fallait absolument tout réussir. Rater n'était pas possible. D'ailleurs, moi, par exemple, pendant très longtemps, je n'utilisais pas le mot échec. Et je ne comprenais pas les gens qui utilisaient ce mot échec. Je disais mais il n'y a pas d'échec, il n'y a que des ratages en fait. Et puis au fur et à mesure évidemment, j'ai compris que c'était très français cette culture de l'échec. Et l'échec c'est comme si on est plombé, on s'arrête, on ne peut pas avancer. Alors que dans des cultures anglo-saxonnes par exemple, ok d'accord, ouais, t'as raté quoi. Raté c'est juste bon, ça s'arrête, mais on fait juste un petit saut de côté et puis comment est-ce qu'on pourrait le continuer ? Et quand on arrive à voir la vie de cette manière, il n'y a plus d'échec. Il n'y a plus d'échec. Et on est aussi beaucoup plus bienveillant avec soi. Et il ne faut pas oublier que dans l'apprentissage, la règle de l'apprentissage, ce n'est pas j'essaye, je réussis tout de suite. C'est j'essaye, je rate, je comprends pourquoi je rate, je réessaye. Ah, peut-être des fois je réussis, des fois je vais rater. Il ne faut pas oublier que quand on a appris à marcher, tous, on est d'accord, même si certains ont marché très vite. qu'on est quand même souvent tombé. Alors certes, on n'a pas analysé, compris pourquoi il fallait mettre le pied avant l'autre, comprendre son équilibre, sa balance. Pareil, quand on a appris à nager aussi, on n'a pas tous réussi à flotter tout de suite. La plupart d'entre nous, on a bu des tasses. Quand on a fait du vélo, il y a les petites roulettes ou pas, mais même si on avait des petites roulettes, à un moment donné, il faut bien les enlever. C'est parce qu'on a compris où c'est l'équilibre. Donc, tout fonctionne de cette manière. Le système d'apprentissage, passe par rater et c'est parce qu'on sait pourquoi on a raté qu'on va réussir après derrière. Et c'est là qu'on sort de cette notion d'échec versus raté. Et que, en tout cas, cet exemple-là, je trouve qu'il montre bien comment on peut être bienveillant et donc dans la gratitude, justement, des épreuves de la vie. Et je mets bien, pour le coup, le mot épreuve, qui parfois, peut être difficile. Oui,
- Speaker #0
ça, c'est le côté, ça, c'est l'autre. Comme on a fait deux parties, ça, c'est la partie de ce qui nous arrive. Et avec les épreuves de la vie, justement, comme tu dis. souvent on les appelle ces cadeaux mal emballés en fait, c'est-à-dire que quand on est là, waouh, il s'est passé ça, ça et ça, et c'est là où on a deux choix, soit choisir qu'est-ce qu'on en fait, soit rester, donc qu'est-ce qu'on en fait, c'est la gratitude, mais bon, pousser à l'extrême, ou alors on reste dans ce ruminement et tout ça. Est-ce qu'on pourrait donner un exemple pour que les gens comprennent bien par rapport à n'importe quel événement ?
- Speaker #1
Vous êtes licencié par exemple. Si quelqu'un est licencié, c'est quelque chose d'extérieur, ce n'est pas du tout un choix. Et beaucoup de gens vont le voir comme un point noir dans leur vie, dans leur CV. Il y a une phrase qui me vient, on l'entend souvent, ça peut être un mal pour un bien et c'est souvent a posteriori qu'on s'en rend compte. Une personne qui est licenciée, ça va peut-être lui permettre justement de se poser une question sur sa vie et peut-être de passer... à l'auto-entreprenariat et de commencer à avoir une vie qui est plus en phase avec ce qu'elle souhaitait. Ce qui fait que l'épisode en tant que tel d'aide licenciée n'est jamais agréable, évidemment, mais c'est devenu une opportunité pour faire des choix de vie qui font qu'on est plus aligné avec la personne que l'on a envie d'être, en tout cas, la vie qu'on a envie de rêver, par exemple.
- Speaker #0
Oui, ça peut être la même chose avec une séparation. Après, Ça arrive de temps en temps et même assez régulièrement, même des gens qui ont des graves maladies et qui s'en sortent. Il y a eu une espèce de déclic qui s'est passé à ce moment-là parce qu'ils ont vu la vie complètement différemment. Même un accident, on a fait une émission avec Cécilia la semaine dernière. Allez l'écouter parce qu'elle est vraiment géniale, mais c'est un déclic différent, même si à un moment donné, il y a toujours un déclic quand il se passe quelque chose de très brutal dans sa vie. Et à nous de décider ce qu'on en fait et trouver la gratitude.
- Speaker #1
Un burn-out, par exemple, beaucoup de gens, pour avoir travaillé avec beaucoup de gens qui ont fait des burn-outs, souvent les burn-outs sont en lien avec le travail, mais pas systématiquement. On peut être en burn-out de notre vie de manière générale. Mais là, ça peut, après coup, en tout cas, les gens se disent, on entend des histoires qui disent, mais quelque part, ok, c'était une épreuve difficile, mais maintenant, ça m'a appris beaucoup de choses sur moi. J'ai pris de nouvelles habitudes, j'ai pris des décisions qui ont été difficiles à prendre, par exemple des séparations, ou j'ai quitté un job, ou j'ai fait des retournements de 180 degrés parce que j'ai peut-être quitté la France et je suis partie à l'extérieur, ou je vis d'une manière complètement différente, j'ai quitté la grande ville pour aller en campagne. Voilà, ça a été des grandes, grandes décisions. Donc le moment où a lieu ce grand virage est difficile. Mais derrière, le fameux bénéfice dont je parlais tout à l'heure, il est tellement énorme qu'il n'y a aucun regret. Et c'est ça en fait qu'il faut regarder, c'est justement en quoi la difficulté nous a fait grandir. Et on n'en a plus peur après derrière justement. C'est ça aussi la ressource et la gratitude, c'est que « Waouh, j'ai passé cette épreuve, et bien je sais maintenant que je suis capable et que si jamais ça devait se reproduire dans ma vie. » et je ne le souhaite à personne, évidemment, mais ça peut arriver, eh bien, je sais que je suis capable de le gérer. Parce que, justement, j'ai analysé, j'ai compris, j'ai confiance en moi, j'ai vu que j'étais capable. Et donc, eh bien, on se le donne. On n'attend pas que les autres ne nous le disent. On se le donne à soi. Et la gratitude, elle est là aussi.
- Speaker #0
Mais ça, c'est marrant ce que tu dis, parce que ce n'est pas forcément évident. Moi, j'ai eu plein d'échecs dans ma vie. J'ai changé de pays. J'ai fait beaucoup de choses, mais des fois, face à un truc tout simple, je ne vais pas forcément repenser à tout ça. Tu vois ce que je veux dire ? Je ne vais pas repenser. Il faut vraiment que je fasse l'exercice de me dire, mais attends, ça m'est arrivé 3000 fois. J'ai rebondi 3000 fois. Mais il y a toujours quand même ce moment où il faut quand même se re-imaginer et se repenser qu'on a fait tout ça. Est-ce qu'il n'y a pas un petit exercice ou une pratique qui peuvent nous aider justement ? Quand on est dans une phase d'échec, je ne sais pas, imagine comme on a le licenciement peut-être ou une rupture ou quelque chose qui fait en sorte qu'on a déjà vécu ça et que du coup, c'est peut-être plus facile. Est-ce qu'on n'a pas un exercice ? à donner ?
- Speaker #1
Alors, en fait, je dirais que c'est d'abord, au tout départ, c'est une décision. C'est se dire, là, c'est se rendre compte qu'en fait, on vient de passer une étape énorme. Et donc, c'est être en conscience et se dire, vraiment, là, maintenant, j'ai passé ça, mais si jamais ça se reproduit, j'y arriverai. Donc, c'est au moment où ça se passe, c'est être en conscience. Moi, c'est ce qui s'est passé, j'ai vécu trois moments dans ma vie. où je me suis retrouvée seule, seule, seule, plus personne autour de moi. Et la première fois où ça s'est passé, c'était quand j'étais chercheure. Et je me revois encore, je rentrais dans un couloir, j'ai la porte qui claque. Et là, je vois ce couloir devant moi et j'ai cette phrase qui émerge dans ma tête. Et je me dis, mais là, tu as vu, tu es sortie de cette problématique, tu es sortie de cet épisode. Mais si jamais ça devait se reproduire dans ta vie, tu sais. que tu en es capable. Et c'est comme si, mais ça s'est incrusté en moi. Vraiment. Et donc, maintenant, quand j'ai une difficulté, c'est automatique. En fait, je retourne à cet endroit-là et je me dis, tu te souviens de ce moment-là ? Tu t'es dit que tu étais capable. Eh bien, tu vas être capable. Donc, c'est d'abord décider que l'on engrange des souvenirs de réussite dans notre bibliothèque de mémoire et qu'on va aller chercher, en fait, Vraiment, c'est de la PNL, c'est des ancrages. C'est on va vraiment chercher ses souvenirs comme ressources. Mais c'est une décision au départ. Donc, ça veut dire que quand on vit quelque chose et on se rend compte qu'on a réussi vraiment à faire un truc assez dingue, c'est de prendre un temps de pause et de dire, mais là, bravo, quoi. Parce que là, tu as réussi à passer un cap, tu as réussi à passer un coup de téléphone, tu as réussi à... à aller voir quelqu'un pour trouver un nouveau job, ou alors tu t'es pas effondrée alors que tu pensais que t'allais t'effondrer. Mais vraiment, c'est se dire, mais bravo quoi ! Et maintenant, je m'en souviendrai toute ma vie, et à chaque fois que j'en aurai besoin, je viendrai te chercher.
- Speaker #0
Ça pourrait être chouette aussi, moi je le fais faire à mes coachés des fois, de se faire une liste de nos réussites. Mais ce que j'entends par réussite, c'est par exemple, j'ai eu un burn-out et en fait je m'en suis sortie. Et je m'en suis sortie grandie. parce que souvent, moi je sais que la vie elle passe et des fois on la garde cette liste pour dire c'est toutes mes ressources, noter nos ressources et nos réussites, je pense que pour la rentrée c'est pas mal en fait, de voir plus le verre à moitié plein qu'à moitié vide en fait.
- Speaker #1
Oui et tout à fait on peut le faire ça de façon ponctuelle mais même on peut le ramener à une échelle quotidienne, d'être dans la gratitude de ce que l'on a vécu dans la journée, le fameux les trois petits kiffs peut-être que vous connaissez ce livre, et de noter en fait les choses positives aussi qui arrivent tous les jours. Et noter n'est pas suffisant, en fait, il faut les vivre. Donc c'est-à-dire que quand vous les notez, vous prenez un petit moment et vous les revivez dans votre tête, mais dans votre corps aussi, pour ressentir en fait que bien c'était chouette. Ça s'appelle vraiment apprendre à rééquilibrer, à voir que tout existe par paires opposées. Et que quand il y a du négatif, il y a obligatoirement quelque chose de positif de l'autre côté. Et c'est ce qui nous permet d'avancer dans la vie en étant dans cette forme d'équilibre, en acceptant qu'il puisse y avoir des moments difficiles, mais aussi des moments positifs. Et donc, dans une journée, comme il y a cette balance, la journée se déroule mieux.
- Speaker #0
Oui, et surtout même quand il y a un événement négatif, moi j'adore me poser la question de qu'est-ce que ça m'a appris en fait. Même si c'est un petit échec, par exemple, je ne sais pas, je me suis pris la tête à la boulangerie avec quelqu'un et pourquoi est-ce que je me suis mis dans cet état-là ? Et qu'est-ce que ça m'a appris ? Ça m'a peut-être appris qu'en fait, j'étais un peu sur les nerfs. Peut-être que je ne prenais pas assez sûr qu'en fait, on s'en fout et que je laissais mon énergie pour rien. Ok, alors comment est-ce que je peux le changer ? Ah, peut-être que je vais faire plus de méditation aujourd'hui ou faire en sorte que... Et au final, le lendemain, à la boulangerie, peut-être que ça va très bien se passer. Enfin, c'est des exemples tout bêtes, mais c'est vrai que de toujours réfléchir et de pouvoir voir, ah ok, merci, j'ai compris ça. Si ça ne s'était pas passé, peut-être que ça aurait été avec quelque chose de plus grave. Et là, ça m'a fait comprendre, ok, il faut peut-être que je fasse attention à mon système nerveux.
- Speaker #1
Oui, le mouvement, c'est de sortir du mode victime, c'est-à-dire c'est à cause de l'autre que je vais mal. Si on reste tout le temps dans à cause de l'autre ou de l'événement que je vais mal, on ne peut pas faire ce petit exercice-là. C'est vraiment avoir... conscience que c'est nous qui décidons de regarder les événements d'une certaine manière et donc parce qu'on décide cela, on est en effet capable de venir se poser la question, ok, qu'est-ce que j'ai à comprendre de moi là ? Qu'est-ce que j'ai à comprendre de cet événement ? Comment en fait je peux en tirer quelque chose ? Mais tant que vous restez dans une position victimaire, c'est-à-dire c'est à cause de l'autre, vous ne vous remettez pas en question, vous ne pouvez pas faire ce mouvement et ce questionnement.
- Speaker #0
En tout cas, j'ai beaucoup de gratitude pour cette émission qui était top. Merci pour cette petite piqûre de rappel, de rentrée de gratitude et de réflexion.
- Speaker #1
Tout à fait. C'est toujours un plaisir de partager avec vous ces petits moments-là.
- Speaker #0
Et on se dit à très bientôt.
- Speaker #1
Oui, à bientôt.
- Speaker #0
Moi, je vous dis à la semaine prochaine. Flamme des années 80. Le podcast. qui allume la femme.