- Speaker #0
Pour moi, des flops, c'est sinistre de tournure. Les godasses, c'est fait.
- Speaker #1
C'est vrai que ça vous rapproche, c'est trop bien d'en rigoler. Vous mettez les deux pieds dans la flaque d'eau et ça aspergeait partout. Et j'adorais. Un peu penser à la pluie qui tombe.
- Speaker #2
Salut, moi c'est Marine. Salut, c'est Luce. Vous écoutez le podcast FLOP. Aujourd'hui, nous abordons la série Les temps de l'amitié.
- Speaker #1
Épisode 1 Le mythe de l'âme sœur
- Speaker #2
bonjour
- Speaker #1
mon flop alors pourquoi on se retrouve justement aujourd'hui écoute mon flop aujourd'hui on se trouve pour le cycle sur l'amitié et plus particulièrement l'épisode 1 qui consiste à parler de l'amitié au moment où tu as l'impression d'être l'âme sœur de l'autre. La même personne.
- Speaker #2
Ça me fait rire parce que je me dis, si on nous écoute, on va se dire, mais ce n'est pas possible, jusqu'où elles vont aller ? Ah non, mais ici, on est sur du recyclage. Tout ce qui nous arrive, on le réutilise. Il n'y a pas de petites économies.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #2
Et alors, quoi de mieux pour commencer que revenir aux origines ? Donc, on s'est dit qu'on allait revenir aux sources de notre amitié, là où on s'est rencontrés,
- Speaker #1
c'est-à-dire à Tolbiac.
- Speaker #2
qui est l'annexe de la Sorbonne à Paris, donc université, où en première année,
- Speaker #1
on avait fait... Philo-science-po. Voilà,
- Speaker #2
pour des études de philosophie-science-politique. Et les premières années, évidemment, telles des moldus, n'ont pas la chance d'être en plein cœur du quartier latin. Donc en fait, ils sont comme déportés, mis à part au centre Pierre-Mendès-France-Aca-Tolbiac, dans le 13e, à côté de Place d'Italie. Et donc là, on est littéralement en train de longer la rue de Tolbiac.
- Speaker #1
Ce qui est drôle, c'est que c'est surtout là pour toi un souvenir vraiment de trajet. Dans le sens où moi, j'ai fait juste avant le trajet inverse pour avoir toutes les émotions parce que moi, je venais de l'autre côté. En fait, toi, tu venais via Porte d'Italie et moi, je venais via Olympiade de la 14.
- Speaker #2
En réfléchissant à OK, mais alors quand est-ce que concrètement on s'est rencontré ? C'était tout fin août 2018 à l'occasion d'une pré-rentrée. Et ensuite, en septembre, début d'année universitaire à la Sorbonne. Et donc, je me disais, là, on est en février 2026, donc ça va faire bientôt huit ans.
- Speaker #1
Et là, on essaye de se diriger vers l'entrée de Tolbiac. Et l'idée, ce serait de monter à la Café du 9e, parce que c'était un endroit où on passait la plupart de nos temps de pause, à manger, d'utiliser... T'allais dire,
- Speaker #2
c'est là où on passait la plupart de notre temps, et c'est vrai aussi.
- Speaker #1
Et c'est vrai aussi. C'est vrai aussi.
- Speaker #2
Il faut savoir qu'à Tolbiac...
- Speaker #1
On a très peu de cours, quand même. Non ?
- Speaker #2
Non, non, nous ne tirons pas tout de suite une marche en pied.
- Speaker #1
Oui, oui, non, mais c'est vrai que je me souviens d'avoir du temps devant nous, quand même pour... passer juste à discuter, un peu traîner dans le centre.
- Speaker #2
L'université, c'est que comme on a tous et toutes des emplois du temps gruyère, il y a beaucoup de temps mort. Et il y a beaucoup de temps, puisqu'en fait, le centre PMF est connu pour être comme une sorte de haute tour. Il y a beaucoup d'étages. Tu as du coup très peu de points où tu peux te poser concrètement. Sauf à la cafétéria du 9e.
- Speaker #1
Où on s'asseyait même par terre de temps en temps.
- Speaker #2
Mais bon,
- Speaker #1
du coup, voilà, ça, c'est un peu notre objectif. Et là-bas, on vous dirait un peu plus.
- Speaker #2
Donc là, on est en train de revenir. C'est vrai que c'est très drôle parce qu'on revoit globalement tous les cafés aux alentours où en fait, on traînait. Sache que je pense que je n'ai pas du tout remis les pieds à Tolbiac depuis, c'est sûr, depuis le Covid.
- Speaker #1
Alors mon flop, on peut se poser la question avant de rentrer et d'aller à la cafette du 9ème, sur ce que représentait l'amitié pour nous en 2018 quand on arrive à la fac et qu'on sait que c'est la fin des amitiés de lycée et qu'on va arriver sur des amitiés un peu plus adultes. Est-ce que tu te souviens de ce que tu pensais toi à l'époque ?
- Speaker #2
Ouais, honnêtement je m'en souviens très très bien. Et c'est vrai que c'est assez étrange je trouve de commenter à 18 ans quand d'un côté il y a tout un pan de ta vie et en fait que tu refermes le fameux été post-terminal, terminus quoi. de quand t'es enfant, en fait, c'est vachement ton horizon, le bac, mine de rien. Et j'ai surtout le souvenir d'un adulte qui m'avait dit, tu vas voir, à 18 ans, ta vie ne fait que...
- Speaker #1
pensé.
- Speaker #2
Et l'avenir lui donnera raison. Mais c'est drôle parce qu'à l'époque, moi, j'avais l'image beaucoup plus... Punaise, mais en fait, ça y est, tout est fini. J'ai passé la terminale, qu'est-ce qui m'attend après ? Comme si c'était déjà la fin. Mais du coup, pour te répondre, je me souviens que ce qui m'avait fait très bizarre, la première fois que j'avais fait le chemin pour arriver à Tolbiac et commencer l'année, c'est que je m'étais dit, mais en fait, c'est tout simplement la première fois où l'enjeu, ça va être de se refaire des amis, parce que ça ne m'était jamais arrivé depuis la sixième. Comme moi, mon collège lycée était dans la continuité.
- Speaker #1
Ah, donc tu connaissais tout le monde en fait.
- Speaker #2
Mais oui, je me suis dit plus jamais j'ai été dans un groupe où je ne connais personne depuis mes 11 ans. Donc ça commence à dater. Et sur ça, mon globe, je suis très curieuse de toi, t'étais dans quelle perspective ? Parce que, dernière chose que je voulais dire, c'est que moi j'étais plutôt, à ce moment-là, avec la volonté de conserver mes amitiés, on va dire de mon monde d'avant, enfin les amitiés d'enfance, adolescence, que de m'en créer. Parce que, précision qui est importante, c'est que moi je venais déjà de région parisienne, donc ça n'a pas été associé comme beaucoup à on commence les études supérieures, on change de zone géographique et donc tout est nouveau. Et j'avais tellement une sorte de pressentiment de, voilà, en fait ça y est, on n'est plus dans le même lycée, on va tous avoir des études différentes, des modes de vie qui vont bouger. Donc je sais que c'est une question de temps avant le délitement.
- Speaker #1
Oh waouh !
- Speaker #2
Et ça me fendait le cœur, puisque j'avais dévoré. Il y avait quand même une grosse anxiété de séparation. Et alors, pour la petite anecdote, parce que c'est rigolo, c'est que je m'en souviens très très bien, mais la veille de la rentrée, j'avais été chercher sur Internet, à l'époque, dans les années 2010, il y avait l'âge d'or d'un magazine en ligne qui s'appelle Mademoiselle, qui était un peu, pour l'époque, on va dire, une sorte de journaliste féminin-féministe hybride qui voulait avoir un ton un peu humoristique et décalé. Je pense que le public s'est dit que c'était un peu les 18-30. Et c'était un peu ton kit de survie quand t'avais des questions en tant que jeune femme. Justement, sur l'âge qu'on allait avoir, c'est-à-dire la tentative de devenir un adulte. Et j'avais cherché un article qui s'appelait « Comment garder ses amis de lycée » . Je l'ai retrouvé, cet article. Il est toujours en ligne, même s'il a maintenant plus de 10 ans. Et ça m'a fait bien rire parce que je sais pas pourquoi, j'en ai un souvenir où ça m'avait plus déprimée et inquiétée qu'autre chose. Et mon flop, ça n'a pas loupé. J'avais pu lire des choses de la part de la journaliste qui avait pris la plume,
- Speaker #1
comme
- Speaker #2
Les vieilles amitiés ne sont pas forcément les plus épanouissantes. Ou encore, vous allez sans doute vous rendre compte que ces gens que vous avez côtoyés durant votre enfance et votre adolescence n'ont peut-être pas autant de valeur et d'importance dans votre vie que ce que vous racontiez.
- Speaker #1
Wow. Voilà. J'imagine toi, dis-tu ça en mode, c'est pas du tout ce que je voulais entendre.
- Speaker #2
Donc, énorme bad.
- Speaker #1
Ok.
- Speaker #2
Bon, mon flop, et toi, parce que là, j'étais en train de débiter sur...
- Speaker #1
Écoute, moi, mon flop, c'était l'opposé. En fait, j'avoue que... Maintenant que...
- Speaker #2
Voilà.
- Speaker #1
Non, mais c'est vrai que j'y suis allée... Moi, j'ai eu un rapport très particulier aux amitiés dont j'ai pu un peu parler sur le podcast de temps en temps où, en fait, ça a été souvent des ruptures en permanence. Moi, toute ma petite enfance jusqu'au collège, lycée, j'ai commencé à un peu nouer des amitiés mais j'étais un peu plus dans... Comment dire ? Je pensais plus que l'amitié, c'était quelque chose qui ne durait jamais. Et je m'étais un peu fait à l'idée que c'était toujours des personnes de passage. Je me disais plutôt que ce qui durait, c'était l'amour. Donc moi, je venais plus dans une optique de je vais vivre mes premiers amours.
- Speaker #2
C'est drôle. C'était la première fois que tu t'es pensée. Je vais tomber amoureuse à la sorbonne.
- Speaker #1
C'est ça, je vais tomber amoureuse, je vais vivre.
- Speaker #2
Un grand philosophe.
- Speaker #1
Je me disais des trucs complètement... Mais qui n'étaient pas portés sur l'amitié. Je m'étais dit, oui, l'amitié va faire partie de ma vie, mais va être de passage comme elle a tout le temps été de passage. Et avant mes amitiés de fac, je n'avais pas connu ça, en fait. Des amitiés qui perdurent plus de 2, 3, 4 ans, ça n'existait pas chez moi.
- Speaker #2
Donc tu n'avais pas plus que ça l'appréhension de le mode de vie et mes amis de lycée ne seront plus face à moi. Tu étais beaucoup plus tournée sur qui je vais rencontrer mais du point de vue amoureux en fait.
- Speaker #1
Oui c'est ça. Après l'amitié était quand même présente mais comme dans LOL ou comme dans des films un peu plus où c'est des bandes. En fait je savais que j'allais rejoindre une bande et ça, ça me faisait plaisir. Et moi pour le coup mon fleuve j'avais quand même plus, même si j'étais région parisienne, j'avais quand même plus la différence entre je vais passer de ce que dans ma tête je pensais être un village à Paris. Et en fait, à l'époque, je me racontais aussi être amoureuse de Paris. J'avais très envie d'arriver à Paris, de vivre la nuit parisienne, d'avoir une bande, d'avoir mes premiers amours. Mais c'est vrai que l'amitié avait une place très secondaire. Parce que je n'arrivais plus à lui accorder une importance trop présente, sinon je sais que ça allait me faire souffrir. Mais j'y suis allée du coup, vraiment ultra libre et avec l'envie de découvrir des gens, mais sans la pesanteur de me dire que je... Tu vois que j'étais liée à rien. et je ne savais pas à quoi j'allais me lier non plus.
- Speaker #2
Ok, mais oui, mais donc paradoxalement, tu n'avais pas forcément de projection ou d'inquiétude particulière sur la nouveauté. Moi, je me souviens que ma grande inquiétude, c'était le fait de me dire, punaise, là, comme tout est nouveau... avant que je devienne intime et proche des gens. Ça va prendre du temps. Les pensées que j'avais en permanence, c'était une sorte de flemme, en fait de flemme et d'anticipation de me dire...
- Speaker #1
Mais comme des nouvelles relations, il faut que je repasse par toutes les étapes, de se connaître, tout ça quoi.
- Speaker #2
Alors c'était la phobie de, je vais nécessairement passer par un lien au début qui va peut-être être plus superficiel, le small talk. Et sur ça, je me disais, mais je suis super nulle. En fait, moi j'aime bien quand on est déjà très proche. Mais quand tout est un peu vite fait en surface, où tu papillonnes une personne à l'autre, mais tu as un rapport très de loin en loin, je déteste !
- Speaker #1
Et je conclurai peut-être mon vlog sur le fait que quand on est arrivés toutes les deux le jour de la pré-rentrée, on n'était même pas tellement dans le même groupe. On est arrivés, on s'est joints à d'autres groupes,
- Speaker #2
et ensuite, il y a eu un premier rendez-vous manqué dramatique. C'est la réalité, on ne s'est pas rencontrés le premier jour. On va y revenir. On dirait qu'il s'est passé des... polies dans les prochains jours. Jusqu'à ce qu'on se retrouve. Mais c'est pas arrivé tout de suite, c'est vrai.
- Speaker #1
Bon, on va plutôt être prouves qu'on aille à la cathédrale.
- Speaker #2
C'est vrai que là, le fait d'être face à ce bloc, parce qu'il faut le dire, c'est quand même très très moche, le centre Tolbiac. Et là, j'avoue que... Bon bref, j'ai hâte d'être dans la fosse.
- Speaker #1
La mythique fosse.
- Speaker #2
J'aime bien que tu dis discrètement, t'as vraiment un micro montré en face. Non, non, mais je l'ai rencontré. Moi, je suis pour une caméra cachée assez visible. Je suis pour la transparence. Merci. On attendra un prochain. Oui. Oh, mais les ascenseurs mythiques. Oui. Ce qui est très étrange, c'est que le fait que là, en fait, on se retrouve quand on était au niveau du hall de Tolbiac et qu'on arrivait. Il y avait comme une sorte de couloir d'ascenseur avec ce doncriard jaunâtre qui n'a pas bougé d'un... Il n'a pas été repeint. Et c'était toujours une sorte de jeu de chaise musicale et de mercato pour rentrer dans un de ces ascenseurs.
- Speaker #1
Surtout quand on était à cinq minutes du cours, en fait.
- Speaker #2
On vient se trouver. Ah, on est au neuvième.
- Speaker #1
Ah, on l'a. Ça y est, on a réussi, après des péripéties, à monter à la cafétéria. On dirait que tu sais, on s'est infiltrés dans quelque chose de fou.
- Speaker #2
On est dit d'un café-terrière d'une fac. Pour le coup, mon flop, je t'avoue que ça me fait quelque chose, parce que c'est ce qu'on disait tout à l'heure en introduction, c'est qu'on a passé énormément de petits temps morts dans cette fameuse cafétéria du 9e. Et alors, c'est un peu perturbant, parce qu'on voit qu'il y a eu des travaux et qu'ils l'ont en partie refait. Je ne sais pas si tu te souviens, les tables n'étaient pas comme ça et c'était surtout... pas ces chaises-là. Ils ont repeint en vert.
- Speaker #1
Donc ça a un souvenir quand même très précis. Moi, je me souviens de ce canapé. Je sais qu'il y était, la seule vue sur laquelle je suis assise, un cuir très délavé.
- Speaker #2
On avait la petite vue autour des immeubles du 13e arrondissement de Paris. Avec toujours d'ailleurs cette tonalité de ciel un peu gris. Et ça n'a pas trop bougé. C'est en effet un peu l'image que j'avais en tête, mon flop. Est-ce que c'est pas un peu l'occasion ? de se remémorer nos premiers moments de rencontre, les premières projections et images qu'on avait l'une de l'autre à l'époque, en première année post-bac, tout simplement. Écoute, mon flop s'est dénoué,
- Speaker #1
mais l'image que j'avais de toi au tout début, c'était quelqu'un d'assez discrète. et pourtant quelqu'un qui appartenait à la catégorie cool. C'est-à-dire que tu traînais un peu avec les gens de notre double licence qui étaient un peu branchés cool, qui faisaient des soirées tard, qui parlaient de drogue, tout ça.
- Speaker #2
C'est vrai que j'étais déjà une sorte de... Non, mais c'était drôle parce que tu étais discrète dans ce groupe-là,
- Speaker #1
mais comme tu avais une sorte de binôme qui, elle, était à fond dans ce groupe-là, du coup, je t'associais aussi à eux. Et je me disais, c'était drôle comment tu arrivais à exister en étant discrète et en même temps en étant aussi cool, on va dire. Et ce qui est aussi drôle, mon flop, et ça, c'est un souvenir qu'on a en commun, c'est que j'ai commencé aussi à m'intéresser à toi quand tu prenais beaucoup de place pour rigoler. Tu étais souvent quelqu'un qui rigolait et qui allait chercher un peu le rire. Et donc, du coup, souvent en te moquant de toi. Je ne sais pas si tu te souviens, mon flop, on était assises à cet endroit-là. Et en fait, tu sais, à la cafétéria, on se retrouvait avec beaucoup de personnes, de nos amis, etc. Tu sais, il y a toujours un moment dans le groupe où il y a des petits blancs, où tu sais juste à un moment, il y a un blanc.
- Speaker #2
Je sais ce que tu vas dire, je pense savoir ce que tu vas dire. Et en fait,
- Speaker #1
c'est normal, c'est juste qu'on vient de transiter d'un truc et tout. Et je me souviens, toi, à l'époque, c'était une sorte de running gang, mais tu disais « Ah, là, il y a un blanc ! » Et tu explosais de rire. Tout le monde explosait de rire en mode « Ah, mais c'est trop gênant, Marine, pourquoi tu dis ça, etc. » Mais mine de rien, en fait, ça dénouait aussi un peu le moment.
- Speaker #2
Forcément, il y a des gens qui... J'ai un souvenir où, à l'époque, mais vraiment, au matin, midi, soir, j'allais dire des trucs du type... Bon bah voilà.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #2
Bon bah voilà.
- Speaker #1
Ouais c'est ça.
- Speaker #2
On s'est tout dit. Et en fait c'est vrai qu'autour, t'as raison notre groupe comme ça de début d'année, constamment on se disait mais pourquoi tout dramatiser comme ça en fait ? Il n'y avait pas d'enjeu plus que ça quoi.
- Speaker #1
Mais c'était drôle parce que je me souviens que c'était complexe dans mon esprit, j'arrivais pas vraiment à te mettre dans une case.
- Speaker #2
Ok.
- Speaker #1
Je me souviens de discussions.
- Speaker #2
Non mais ça c'est vrai que j'ai un souvenir où vous étiez venu me voir, où on m'avait complètement, comment dire ? On m'avait un moment pris à part et on m'avait dit « Mais Marine, on sait que t'es beaucoup dans l'auto-dérision. » Mais on me l'avait tourné, c'était plutôt bienveillant. Mais c'était « Est-ce que t'es consentante au fait d'être ce clown ? » Est-ce que ça cache pas un clown triste ? Il y avait une autre amie qui m'avait vraiment dit ça. Bon, l'avenir lui donnera en partie raison. Mais je disais « Mais non, je ris de moi parce que j'ai envie de rire de moi. » Mais il y avait un côté de « ça paraît too much » . Bon. Ok, mais donc c'est marrant parce que je ne me serais pas du tout dit que tu avais cette image de moi. Je ne pense pas que tu avais en particulier une image de moi, les premiers mois à la Sorbonne. Puisque justement, j'allais te dire, en y réfléchissant, je me suis dit que la première image que j'ai de toi, c'est plutôt de loin. Dans le sens où, c'est ce que tu disais tout à l'heure, on n'a au début pas appartenu au même groupe.
- Speaker #1
Oui, c'est ça.
- Speaker #2
Même si, ça c'est vrai, il faut quand même que je le dise, si je suis honnête, j'ai un souvenir, même si on se voyait par petites touches, j'avais vraiment une forme d'attirance et comme un crush amical. Où je me disais, là je sais que les circonstances et nos amis font que pour l'instant, nous on ne l'est pas directement, mais que c'est une question de temps. Je me souviens que je me le disais presque au mythe de Platon. à l'origine on avait 4 bras 4 jambes et à un moment on est coupé en deux Et ensuite, tu parcours la terre désespérément à la recherche de ton âme sœur. Moi, j'avais beaucoup la théorie de...
- Speaker #1
On va se retrouver plus tard.
- Speaker #2
En fait, on finit toujours par retomber sur ceux avec qui on devait être. Parce qu'au début, parfois, c'est un peu faussé et flouté par le fait que tu t'accroches comme une moule à son rocher à le premier voisin que tu as eu en cours de télé.
- Speaker #1
Oui, oui, c'est sûr.
- Speaker #2
Mais parfois, c'est un truc de complet hasard et de circonstance mais qui n'est pas du tout la personne avec qui tu as des atomes crochus. Mais tu vas vers la première personne que tu as vue. Donc déjà, moi, j'avais beaucoup en moi la pensée de me dire, j'ai envie d'être amie avec cette fille. Même si pour l'instant, on ne l'est pas. Et deuxième chose, la projection d'image que j'avais de toi, c'était en fait de quelqu'un de très intégré.
- Speaker #1
Ah ouais ?
- Speaker #2
Dans le sens où, pour moi, tu étais un peu l'évolution universitaire de la populaire du lycée. Dans le sens où, quand tu es arrivée là, mon flab, je te le rappelle, tu étais très investie. dans le monde associatif. C'est vrai. Tu faisais partie d'une association d'aide aux sans-abris. Tu étais très proche d'une association qui s'appelle Les Politistes. Je pense qu'on peut les nommer. C'était un peu l'association politique de Paris 1.
- Speaker #1
C'est vrai.
- Speaker #2
Et donc, je te voyais très souvent à des événements où tu es en train de traîner avec les chefs de pôle, le monde associatif. Et il y a un truc, c'est très superficiel, mais je me sens que je me disais, j'ai envie de traîner avec toi parce que je te trouve belle.
- Speaker #1
Ça me fait plaisir.
- Speaker #2
Non, mais j'ai envie de traîner avec les gens que je trouve beaux.
- Speaker #1
C'est vrai.
- Speaker #2
Donc, je te trouvais belle. Et deuxième point, tu l'as dit, pour le coup, ça, mon flop, ça a été peut-être notre premier point de raccord, l'humour.
- Speaker #1
Ouais.
- Speaker #2
Avec toi, même si à ce moment-là, on se voyait par petites touches, je riais énormément.
- Speaker #1
Oui.
- Speaker #2
C'est l'enduré. On ne rit jamais.
- Speaker #1
Dès qu'on était ensemble, il y avait une sorte de spirale grossissante. Du coup, si... Bah, le flop, on veut. Ouais, non, mais ça, je rigolais, je rigolais. Et du coup, on rigolait. Il y avait un truc un peu de... Ça grossissait très vite. C'est ça. Et donc, c'était très agréable.
- Speaker #2
Exactement. On était en... pas proche à ce moment-là, mais j'avais une attirance parce que je me disais, cette fille, c'est une des premières fois où... Justement, je ne fais pas uniquement rire, elle me fait rire. Parce que tu vois, c'est drôle quand tu me disais, oui, toi, tu te mettais souvent en scène pour faire en sorte que les gens rient, ce qui était vrai. Mais donc, de temps en temps, je sais qu'intérieurement, je me disais, ça me fait trop chier parce qu'en fait, entre guillemets, j'ai parfois l'impression, c'est pas dire, mais du bénévolat social, de je vais faire rire, mais moi, je ne ris pas. Et en fait, quand je te voyais, je me disais, en fait, je riais, tu me faisais trop rire.
- Speaker #1
Et c'est drôle parce que moi, quand j'allais dans les assos et tout, je me disais, je suis très scolaire, en fait. Tu sais, je fais vraiment ce qu'on attend de moi. De faire à la fac, de m'inscrire à des atos. J'avais l'impression d'être dans le prolongement du lycée, de remplir toutes les cases qu'il faut remplir. Un peu de mystère.
- Speaker #2
Je fais tout ce qu'il faut. Je suis le modèle de démonstration.
- Speaker #1
Je ne me sentais pas du tout stylée dans ma tête. J'étais juste en mode, je suis une bonne élève comme d'habitude. À l'occasion de cet épisode, on voulait aller retrouver nos archives. Nos vocaux, nos photos qui ont marqué cette époque. Et ce que je trouve drôle et qui fait aussi partie de notre flop, c'est que nous, déjà moi j'ai des problèmes de mémoire. où j'ai du mal à associer des photos, des moments à des époques. C'est très compliqué.
- Speaker #2
C'est vrai qu'il n'y a pas d'inert. J'ai retrouvé le tout premier message qu'on s'est envoyé. À l'époque, on s'était écrit sur Messenger. Oui, mais parce que tu sais, tu as changé de compte comme tu te l'es fait hacker. C'est vrai. Je te le rappelle, tu t'es fait hacker ton compte en 2020. C'est vrai. Tu as été remplacée par une sorte de...
- Speaker #1
Coréen.
- Speaker #2
Officiellement.
- Speaker #1
J'envoyais, je taguais de toute façon sur Facebook. Oui,
- Speaker #2
la personne avec qui tu apparaissais désormais commence à tuer mon club.
- Speaker #1
Non mais ce qui est horrible mon club, c'est que je taguais mes amis, les amis que j'avais sur Facebook, et je leur disais, perdez du poids, regardez comment on perd du poids en dit, en dit, en mêle.
- Speaker #2
Donc tu es revenue pour ce faux compte, ce qui est devenu un faux compte, avant qu'on le lâche, et ça va aller assez vite, puisqu'on ne s'est pas tant parlé sur cette conversation Messenger. Je peux te dire qu'officiellement, nous nous sommes parlé dès 2018. Dès la rentrée de 2018, et plus précisément, on s'est retrouvés toutes les deux dans un TD de sociologie politique. 6 octobre 2018. Je te le lis. Vas-y. Coucou. Bon, j'espère que tu vas t'éclater au week-end d'intégration. Sinon, voici le lien pour les cours de droit. L1, sciences politiques, Google, t'arrives. Et là, j'avais fait une proposition justement, et c'est en effet le premier moment qu'on passera ensemble quelques jours plus tard. Je te le lis, mon flop.
- Speaker #1
J'ai vu que t'étais intéressée par la soirée étudiante jeudi. Moi j'y vais. Et il y a quelques places qui se sont libérées. Si ça te tente.
- Speaker #2
Tu me réponds cool.
- Speaker #1
Ah mais merci t'es trop gentille. C'est payant.
- Speaker #2
Tu auras compris tout. La grora. Et alors. Regarde quelques temps après. Et c'est là où je me suis dit. Bon on sent qu'en fait. J'étais encore vachement. Mais moi aussi. Tu vois mon vlog. Quand tu disais. Oui. Je suis ce qu'on attend de moi. Et je suis encore un bébé de 18 ans. Pas super rassurée. Franchement, mon flop, c'est pareil, parce que j'étais un peu outrée de ce que je t'ai répondu. Je me suis dit, tu vois, là, typiquement, Marine, tu n'étais sans doute pas très honnête, mais tu te disais, c'est ta manière de devenir amie avec des filles, c'est de parler des mecs. Parce que, mon love, tu vas te dire, mais Marine, je ne jamais parlerai comme ça maintenant. Pour le coup, ça pourrait changer, sous-entendu la soirée étudiante. On peut rencontrer des BG. Bon, je ne sais pas pour ton cas, mais moi, ça serait utile.
- Speaker #1
Ah oui, c'est vrai que c'est très étonnant. Voilà. Oh, et moi, attends, regarde quand même.
- Speaker #2
J'avoue que tu m'as convaincue. Pardon, pas utile pour moi de te remercier.
- Speaker #1
Oulala. Mais, ouais, écoute, mon flop, c'est drôle. Là, tu vois, c'est assez émouvant parce que je m'en souviens pas du tout, quoi.
- Speaker #0
Et c'est drôle parce que c'est vrai qu'on se souvient de cette soirée où on a finalement été et qu'on a d'ailleurs déjà remonté dans le podcast, je crois.
- Speaker #1
Oui, c'était une soirée où on s'est retrouvés quelques jours plus tard, donc octobre 2018, à l'Hôtel de Ville. Soirée étudiante qui était commune à d'autres universités. Il n'y avait pas que la Sorbonne qui avait été organisée à l'époque par Anne Hidalgo. Ah oui, c'est vrai. Et, mon flop, j'ai la photo associée.
- Speaker #0
Trop bien.
- Speaker #1
Nous, le soir de la soirée à l'Hôtel de Ville, je vais te la montrer.
- Speaker #0
Et on va vous la décrire comme ça,
- Speaker #1
vous l'aurez aussi en tête.
- Speaker #0
Alors, on est donc moi et Marine, 7 ans auparavant. On les regarde figés. On a l'impression qu'on passe une mauvaise soirée. Avec des lumières un peu violettes sur le côté et des lumières jaunes.
- Speaker #1
Et surtout, on oublie à quel point on est des bébés à 18 ans. Honnêtement, je suis encore avec un look et un style de fin d'adolescence. C'est-à-dire que 100% de mes fringues, c'est ultra fast fashion. Primark, Pimki. Je croyais encore à l'époque que c'était pertinent d'avoir des boucles d'oreilles de chez Klairs. Donc là, j'ai des sortes de gros anneaux créoles de chez Klairs. Je me lissais les cheveux. Jusqu'à l'époque, je me disais que les cheveux bouclés ne passeraient pas. Et surtout, on parait mais petites. Très petites.
- Speaker #0
Et puis les selfies comme ça, on n'en fait plus tant.
- Speaker #1
Non, c'est pour le mieux, je pense. Pour donner un tout petit contexte, il y a en effet cette soirée qu'on passe ensemble à l'hôtel de ville. on s'éclate. Énorme coup de fer amical. Mais comme on se le disait tout à l'heure, on n'appartenait pas aux mêmes bandes, aux mêmes groupes. Et donc en dépit de cette soirée, en fait, on ne se côtoie absolument pas au quotidien. Il se repasse 6, 8 mois, une année pratiquement, où en fait, on se voit de loin en loin.
- Speaker #0
C'est ça. Et mon flop, quand même, parce que moi, on s'est raconté beaucoup de choses dans notre amitié. Et on se disait notre fusion quand même assez tardive. Alors que le 24 août 2020, tu m'envoyais
- Speaker #1
Cher flop ! Point numéro 1.
- Speaker #0
Je te tiens au jus si mon père s'y attaque pour le pire attache informatique.
- Speaker #1
Parce que ça parlait justement de l'épisode de ton mécénatrice qui s'est fait hacker. Donc je te réponds par rapport à ça comme je suis très gentille. Exactement.
- Speaker #0
Point 2. Dis-moi dès que tu as tes résultats d'analyse.
- Speaker #1
Ça ne changera pas, ma santé ne va toujours pas bien.
- Speaker #0
Point 3. Tu vas me manquer. Point 4. Tu vas vraiment trop me manquer, bordel. Avec un énorme cœur rouge.
- Speaker #1
Oh, c'est mignon. Mais pourquoi je t'ai dit ça ? Le 24 août 2020, parce que j'allais pas Ah, à Grenade !
- Speaker #0
Et du coup, c'est fou parce que... Et du coup,
- Speaker #1
on s'appelait déjà Flop.
- Speaker #0
Ouais ! En fait, on s'appelle Flop depuis longtemps. Et du coup, moi, Flop, il y a un vrai truc.
- Speaker #1
Vous avez tellement de Flop, on est en plus bordables !
- Speaker #0
Mais quand est-ce que... Comment ? Enfin, tu vois, j'étais étonnée, je savais pas que c'était en 2020,
- Speaker #1
en fait. Mais alors, en effet, mon Flop, on va peut-être conclure sur ça, sur les premières impressions et images. Je sais pas, l'esprit humain est quand même bizarrement fait. Parce que j'avais exactement la même croyance que toi, qui consistait à me dire « Ok, on est devenus vraiment amis à partir de le retour de ton échange à Grenoble pour ta troisième année. » Donc, en gros, pour le dater, 2021. Et en fait, en remontant cette conversation avant même le hacking sumo de Messenger, il y avait des déclarations. J'étais très surpris, je me disais, mais alors, d'où ça vient ?
- Speaker #0
Après mon flop, il y a quand même un point où je me dis, comme tu l'avais dit,
- Speaker #1
t'es venue me rendre visite en Erasmus dans l'année 2021 en vrai tu serais pas venue si on était pas proche donc je pense que j'aurais pas fait cramer toutes mes économies pour avoir une semaine à Grenade pour une personne avec qui j'avais parlé une fois à l'hôtel de ville en 2018, c'est sûr
- Speaker #0
Mais c'est pour ça, je pense que c'est à force de se raconter les histoires. Tu sais, c'est typiquement les gens, par exemple, qui ont commis des crimes et qui se racontent qu'ils sont innocents.
- Speaker #1
Oh là là, la transition, allez ! Non,
- Speaker #0
mais tu vois, en fait, se persuader du mensonge. Je pense qu'on s'est tellement raconté qu'en fait, notre amitié a commencé après Grenade, qu'on a un peu effacé les souvenirs d'avant.
- Speaker #1
C'est que le discours officiel, c'est que tout a commencé post-retour d'échange de Grenade. Et donc, j'étais très surprise de me dire, mais en fait, on s'adorait déjà bien avant.
- Speaker #0
Mais oui, comme quoi.
- Speaker #1
Bon, en tout cas, c'était quand même quelque chose d'être dans cette cafétéria. et de se rappeler les premières images mutuellement qu'on avait l'une de l'autre.
- Speaker #0
Mais il manque un truc, mon flop. Ok. Les grands sablés dégueulasses.
- Speaker #1
Ah oui ! Parce que pour donner un tout petit contexte, on allait en fait au comptoir de la cafétéria qui vendait des cafés pas très bons et des croissants encore moins bons. Et il y avait...
- Speaker #0
Un grand sablé dégueulasse.
- Speaker #1
Ce que nous, on appelait un grand sablé dégueulasse. C'est-à-dire une sorte de sablé bien sec. Très indigeste. et on était les deux seules personnes de toute la fac.
- Speaker #0
J'ai l'impression d'apprendre tout de la France. Toujours plus.
- Speaker #1
Alors, comment dire que depuis le moment où on est repartis de Tolbiac, et où on est là maintenant au Café d'Alou, pas de nation.
- Speaker #0
Il s'en est passé des choses.
- Speaker #1
Il s'en est passé des choses de flop. Je suis entre le pourri et j'ai juste envie de dormir.
- Speaker #0
Oui, totalement.
- Speaker #1
Ah mon flop.
- Speaker #0
Mais pour redonner la présentation qu'on n'a pas pu faire dehors. On est arrivés, donc on est partis de Tolbiac et on s'est dirigés vers le Dalu. Le Dalu qui est un café à nation dans lequel on se retrouvait beaucoup, avec mon flop Marine, pour parler de nos vies. Et c'est un moment qui nous a marqués dans le sens où ça a été aussi un moment où notre amitié a pris un tournant un peu plus fusionnel. On ne se voyait plus de loin en loin comme à la fac ou de temps en temps ou exceptionnellement. On était devenus beaucoup plus proches à cette époque-là.
- Speaker #1
Je croyais que t'allais dire qu'on était devenus une seule et même personne. Nous avions fusionné.
- Speaker #0
Pourquoi, à ce moment-là, on s'est raconté, parce que c'est ce qu'on se racontait beaucoup à l'époque, comme âme sœur, mon flop.
- Speaker #1
C'est vrai. C'est la phase de l'amitié où on n'arrêtait pas de se dire « Ah là là, mais on est des alter-égos. » En fait, on a senti très très fort, à cette époque, l'effet miroir.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Où, c'est vrai que ce qui était impressionnant, c'est que je me disais constamment « Mais mon flop plus, c'est un autre moi. » mais de manière honnêtement pratiquement effrayante. Parfois, je me disais, mais nous avons exactement les mêmes réactions, les mêmes aspirations, la même personnalité. Et donc, mon flop, c'est pour ça que je voulais te demander, je suis très curieuse, pour toi, le moment de ce rapprochement où on avait des longues discussions, surtout dans ce café, comment ça s'est matérialisé, cette époque où on est devenus...
- Speaker #0
Bah écoute, déjà, une des choses qui a fait que... Pourquoi je me racontais comme étant ton âme sœur et qu'on était si pareilles ?
- Speaker #1
Tu me dis que c'est tellement malsain ce qu'on dit.
- Speaker #0
Non mais je me disais que c'était la première fois que de manière aussi forte,
- Speaker #1
j'avais quelqu'un qui racontait sa vie comme moi mais très filmatographe en fait c'était comme si ma vie était devenue un principe Tu sais que en fait je te coupe mais parce que c'est exactement la même chose que j'ai noté en préparant cet épisode j'ai noté parce que nous avions exactement la même mise en récit de la vie et j'ai mis entre parenthèses romanesque contrairement à nos autres amis, je me disais, quand je suis avec toi, je sais que tout ce qui nous arrive, on te le raconte, mais au sens vraiment comme un film, comme un livre.
- Speaker #0
Et du coup, ça faisait que la vie paraissait beaucoup plus acceptable.
- Speaker #1
On va juste bien allumer du cerveau. Non,
- Speaker #0
mais c'est con, mais par exemple, dans un film, quand il y a une scène triste, juste c'est triste, mais tu te le racontes, donc il y a tout un truc de poésie derrière. Peu importe ce qui pouvait arriver, on arrivait à le tourner de manière poétique, et on pouvait en discuter des heures, et... En plus, on était nos propres psys, nos propres... Ça ne te paraît pas,
- Speaker #1
puisqu'on le fait maintenant au carré, la mise en abîme, le récit du récit qu'on se faisait.
- Speaker #0
Non, et mon flop, ce qui est drôle, c'est que j'ai retrouvé aussi des vocaux de nous, où on se disait ça, en fait, mutuellement, assez souvent, mais on est pareil tout le temps. Dès qu'il nous arrivait quelque chose, « Ah, mais tu ne te rends pas compte, il nous arrive exactement la même chose. Imagine, je vais mal ou j'ai mal quelque part. » Subitement, tu avais aussi mal à cette fois. Ah,
- Speaker #1
la contagion. C'est vrai qu'on était beaucoup dans une forme de contagion émotionnelle.
- Speaker #0
Oui. Alors, attention, un petit vocal de l'époque. Et du coup mon flop il y en a plein de bocaux comme ça où dès qu'il m'arrive un truc physiquement ou il t'arrive un truc physiquement on dit mais... Il m'arrive la même chose au même moment. Et du coup, je pense que ça remportait ce truc-là de... En fait, on vit la même vie, quoi.
- Speaker #1
Oui, une sorte de ping-pong où constamment, les aventures et les déboires de l'une sont également ceux ou celles de l'autre. Ouais, c'est ça. Ah, c'est dingue. Ouais. Alors moi, pour le coup, quand je repense à toute cette période où, en fait, c'est ce que tu dis, c'est qu'on est devenus extrêmement proches, en fait, via la parole. Mais comme tu as dit, il y avait beaucoup le versant de l'autre et le témoin de la mise en scène de la vie de l'une ou de l'autre. Donc ça, c'était le premier point. Et moi, la deuxième chose à laquelle j'ai pensé, c'est que je me suis dit, je crois que je voyais en toi un alter ego dans l'ambivalence qu'on avait dans nos personnes, où on partageait beaucoup, où en tout cas, tu m'as renvoyé quelque chose que moi-même, j'avais l'impression de sentir et d'avoir, qui était, si je le caricature très vite, très joyeuse au dehors, mais très triste au-dedans.
- Speaker #0
On avait ce truc un peu similaire d'être très solaire au dehors et très légère, en fait. Voilà, exactement. Comme illusion, on va dire, alors qu'à l'intérieur, tout était vécu de manière très profonde, mélancolique, il y avait énormément, beaucoup plus de poids.
- Speaker #1
C'est ça, c'est qu'en fait, il y avait ce côté tout le temps, on ne fait que rire, tout est très léger. Mais en fait, dès que d'un coup, on se pose face to face et qu'on parle, ça semble en fait assez lourd, tout bonnement. Je crois que c'est une des premières fois où, aussi vite et aussi fort, je me disais, Elle est... qu'on attend souvent d'une amitié, mais avec un grand A, c'est qu'avec toi, je me sentais la possibilité d'être plus sincère et authentique. Quand on se parlait, qu'on se voyait. Je me disais, parfois c'est difficilement explicable ou même rationnel, mais il y a des personnes où on va les voir, on va se lier, on va beaucoup échanger, mais on sent qu'on a une sorte de conscience de soi-même, et de temps en temps de contrôle, où on présente une certaine facette de lui.
- Speaker #0
C'est vrai que sur ça aussi, mon flop, tu as eu ce truc très rassurant. où je me disais, c'était très agréable. Vu comment elle est,
- Speaker #1
je n'ai pas de raison de m'en faire.
- Speaker #0
Non, non. J'ai de la marge. Je savais que tu me portais un grand amour, qui faisait que peu importe ce que j'allais te dire, même si moi, je me jugeais très fortement, tu allais me rassurer, en fait. Tu allais être là pour moi, peu importe.
- Speaker #1
Est-ce que tu as un exemple ou un souvenir précis de ça, typiquement dans ce café ?
- Speaker #0
Alors moi, j'ai plusieurs souvenirs. Il est un peu plus récent, mais je me souviens du moment Kadhafi, quand je suis arrivée avec la BD Kadhafi.
- Speaker #1
Sans le cas. Bien sûr, dans la famille, je me souviens très bien de l'événement Kadhafi.
- Speaker #0
Non, mais je me souviens. Non, mais en fait, il y avait un truc aussi chez toi, mon flop. Il y a beaucoup de gens, généralement, qui ont des pudeurs à dire des compliments. Dans l'amitié, dans l'amour en général, les gens ne vont pas dire « Ah, mais c'est super intéressant ce que tu dis. Oh, mais t'es super bien habillée. Oh, t'es belle. Oh, mais ceci, oh, mais cela. » Et toi, dès que j'étais avec toi, mon flop, il y avait un truc de... T'es magogie ? Non, mais il n'y avait pas de pudeur vis-à-vis de ça. Et donc, mutuellement, si t'étais belle, je te le disais. Et je me souviens que typiquement, à sauver le Kadhafi, je ne sais pas pourquoi... Attends,
- Speaker #1
pour qu'on donne un plus grand contexte, c'est que t'avais ramené une BD qui était une sorte de synthèse sur l'affaire Sarkozy-Kadhafi.
- Speaker #0
Exactement. Qui était une affaire qu'on avait beaucoup suivie avec ma famille et notamment avec mon père à l'époque. Et je me souviens que cette journée-là, je sais pas, j'étais pas très bien. J'avais la BD avec moi, je savais qu'on avait rendez-vous ensemble. Et j'avais vraiment une journée qui avait été un peu une sorte de grille, tu vois. C'était pas ouf, quoi. Et je suis arrivée, en plus je me trouvais moche, mon flop, j'avais mis un pull nul, des lunettes et tout. Et je suis arrivée, je me disais, ah mais mon flop, ce pull il est trop beau. Ah mais t'es vue à la BD, t'as pris une photo de ce moment, comme si c'était un moment... alors que vraiment il ne faisait que la continuité pour moi d'une journée grise et du coup tu sais c'était un truc où je me suis dit ah oui ça t'a sorti de ta tonalité ouais c'est un beau souvenir que j'avais tout ça et toi mon flop ?
- Speaker #1
c'est ce que j'allais te dire je crois qu'un des souvenirs qui illustre beaucoup le fait qu'avec toi je me sentais être sincère et ce qui faisait qu'on se partageait des choses on va dire moins avouables et ou par dessus ça confirme un peu ce qu'on se disait en fait on a un rapport ultra romanesque à tout ce qui arrive mais de manière pratiquement maladif quoi Merci. Tu sais, dans le regard de quelqu'un qui ne partage pas ça, ça peut paraître complètement ridicule ou à côté. Avec toi, ça paraît toujours génial. Tu sais, c'est un biais de confirmation. C'est que je ne vois pas le problème ou je ne vois pas pourquoi c'est ce qui est trop. Là où j'ai plein d'autres amis que j'adore, pour autant, je me dis, mais en fait, je ne pourrais pas mettre en récit avec 15 scènes et 6 actes. Et donc, typiquement, des souvenirs que j'ai, c'est au moment où j'emménage en colocation avec deux autres de mes amis, Tu viens ? à ce moment-là, l'appartement est encore complètement vide, non meublé, il n'y avait même pas de lumière. Donc en fait, on se voit dans le noir. Il faut vraiment vous imaginer une scène où on reste comme ça, face à face, mais pendant 3-4 heures, vraiment littéralement dans le noir, avec une petite bougie. On n'avait rien, on avait juste un petit verre de vin rouge, et en fait, on parle, Et à un moment, on se fait une sorte de confession absurde. On s'avoue que ça nous arrive souvent de quand on pleure, on se voit dans le miroir aller pleurer. Et en fait, ça paraissait...
- Speaker #0
C'est une révélation sur les potes. Non,
- Speaker #1
mais pour moi, on était très heureux de se dire, mais toi aussi, tu fais ça ? Toi aussi, en fait, t'aimes te mettre en scène et te voir. T'es là, les genoux en train de pleurer et tu vas te voir dans le miroir. Mon plop aussi, plaire devant un miroir, c'est trop bien.
- Speaker #0
Ouais. Ah, c'est vrai, mon plop, c'était un beau souvenir aussi.
- Speaker #1
Et qui, pour moi, résume tout. Mais en tout cas, c'était pas tant de l'identification qu'une illusion d'identité.
- Speaker #0
Ouais, c'est ça.
- Speaker #1
C'est exactement ce que tu viens de dire, mon love. Pour moi, t'étais le miroir, mais au sens vraiment littéral du terme. T'étais moi.
- Speaker #0
Ouais, ouais.
- Speaker #1
Et aussi,
- Speaker #0
un peu petite chose qui nous a raccordé beaucoup aussi à l'époque, c'est que, comme toute personne qui se romantise beaucoup dans la vie, on avait commencé, mon pote, à l'époque, à faire une playlist Spotify. On mettait les chansons qui nous faisaient penser à nous. C'est drôle ça, je n'en ai aucun souvenir. T'en as aucun souvenir ?
- Speaker #1
Aucun souvenir.
- Speaker #0
J'aimerais juste en lancer une petite, parce que ça a été une personne qu'on est ensuite allée voir en concert.
- Speaker #1
Ah, bah oui, je vois de qui tu parles.
- Speaker #0
Qui n'est autre qu'Adèle Castillon, et on avait une des premières chansons, du coup, c'est Rêves de Adèle Castillon.
- Speaker #1
Ah bah, ce qui nous va bien,
- Speaker #0
hein. Exactement.
- Speaker #1
C'est un style que je rêve comme dans les films. Je te vois, tu m'abîmes, t'es l'objet de mes désirs.
- Speaker #0
On se prendra le monde et j'y arriverai dans le sens. C'est vrai. Voilà mon flop. Et ça, pour le coup, ça, je sais pas, Adèle, question tout particulièrement, elle est très liée à toi, mais même, en fait, je me disais, il y avait plein de petits indices dans notre vie où, en fait, c'est vrai qu'on était dans une vraie phase de notre vie où on était beaucoup dans la création du rêve. de la dramaturgie de la vie et peut-être un peu moins dans le réel.
- Speaker #1
Et c'est quelque chose que j'adorais. Ça me fait rire parce que depuis tout à l'heure,
- Speaker #0
on parle en imparfait.
- Speaker #1
C'est un peu comme si on allait annoncer notre séparation. On a pris un médiateur, d'ailleurs. C'est dur d'être en cours. Mais comme on a beaucoup de respect pour la personne qu'on a aimée. D'ailleurs, c'est une réflexion que je me faisais en préparant cet épisode. C'est que depuis tout à l'heure, tout le langage qu'on emploie, Mais c'est pratiquement le même que celui pour un amour, au sens romantique du terme.
- Speaker #0
Et ça raccroche un peu ce que je te disais au tout début, quand on était devant Tolbiac, que moi, l'amitié, au début, je ne le considérais pas comme un vrai sentiment qui dure. Et c'est vrai qu'avec toi, en fait, j'ai compris, mais même à partir de la fac et tout, en fait, il y a eu un truc de... En fait, l'amitié peut être aussi un pilier de la vie. Et ça, mon flop, je ne l'avais pas du tout. Vraiment, j'avais toujours la notion de ça va, ça vient, ça repart, c'est pas grave, il faut faire avec. Je n'avais jamais vu la possibilité de raconter une histoire sous le principe de l'amitié. Et l'amitié comme pilier de la vie.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. Et d'ailleurs, c'est ça qui est marrant, c'est que pour autant, on n'était pas dans un rapport de quotidien. Dans le sens où on ne se voyait pas tous les jours, on n'avait pas le même cadre de vie, on n'habitait pas dans la même ville, on ne faisait pas les mêmes études. Et c'est ça qui est assez fou. C'est que pour autant, moi, j'en ai un souvenir d'intensité et de proximité très forte. Parce que même si on se voyait une fois ou deux fois dans la semaine, En fait, sur le moment, c'était tellement... fusionnelle, où il y avait une sorte de petite vie qu'on se recrée de A à Z, que c'était 5 heures tout le temps très chargées. Et c'est ça qui est drôle, c'est que je me suis fait cette réflexion de on ne se voyait pas si souvent que ça, mais quand on se voyait, c'était énorme.
- Speaker #0
Tout cet envolé aussi, pour arriver peut-être à la chute du récit. Non, mais ce qui est intéressant, c'est que justement, ça se voyait un peu venir quand on ne partage pas le quotidien de quelqu'un et qu'on est dans un truc de raconter beaucoup sa vie à des moments émotionnels où c'était très fort l'une pour l'autre. Il y a un moment où, de toute façon, il y a une sorte de réalité de quotidien qui arrive. Ah, en fait, on n'est pas la même personne.
- Speaker #1
C'est qu'à cette époque-là, il y avait comme une zone d'aveugle où on ne prenait pas en compte l'altérité.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
pour moi tu n'avais aucune différence avec moi enfin je le caricature à peine c'est que j'avais une vision très enfantine et mannequin où je j'avais des œillères où je me j'arrivais pas en fait à me dire mais en fait bien sûr qu'il y avait mille choses où tu étais très différente ouais
- Speaker #0
Bon, mon flop, tout ce petit discours pour arriver à un moment précis de la journée. Est-ce que tu pourrais nous dire ce qu'on va faire ?
- Speaker #1
Alors, ce qu'on va faire, c'est qu'on va, chacune notre tour, aller dans les toilettes du Dalu, qui vont devenir une sorte de confessionnal, où on va livrer, donc dans l'intimité, sur le regard de l'autre, le moment, on va dire, de bascule, où on a pris conscience... des limites et du nœud autour de cette face comme ça de fusion et d'illusion je pourrais dire de sentiment d'identité
- Speaker #0
Bon, me voilà dans les toilettes du Dalhous pour vous raconter la suite de cette amitié qui a été un moment où on ne s'est plus raconté de la même manière, on n'avait plus l'impression permanente d'être similaire. Et c'est vrai que moi, il y a un symbole un peu lié à ça, qui est les vagues et plus généralement l'eau. Donc ça paraît un peu bizarre comme ça, mais en fait, à l'époque de notre amitié où on était fusionnels mais qu'on se croyait similaires, on prenait toutes les vagues au même moment, tout le temps. on surfait sur la même vague et on coulait jamais grâce à ça. En fait, si j'étais triste, Marine était triste. Si Marine était heureuse, j'étais heureuse. Et il y avait un peu ce truc-là où, comme tout ce qu'on a raconté, en fait, nous ne faisions qu'une. Et en fait, à un moment, il y a eu plein de choses à côté, bien sûr, qui ne sont pas forcément liées à notre amitié, mais dans la vie en général, où Marine a pris une vague différente que la mienne. Je pense qu'il était plutôt dans une phase où, justement, on avait eu toute une période de notre amitié où c'était un peu plus compliqué pour elle, de son côté, j'ai l'impression. Même si ça avait été aussi dur de mon côté, mais j'ai l'impression que mon moment un peu plus bas est arrivé après. Et qu'il est arrivé pile au moment où Marine sortait et voulait prendre le grand air, rire, redevenir très légère. Et pas nécessairement très lourde, profondément un peu triste. Et c'est vrai que moi, à un moment, j'ai pris une autre vague où juste il m'est arrivé plein de choses dans la vie qui faisaient que c'était plus triste. J'arrivais moins à être légère, j'arrivais moins à me raconter la vie. Comme si tout était léger. Et du coup, il y a eu cette différence un peu de tonalité. Et je me souviens qu'à l'époque, je rêvais de tsunamis permanents. Où je n'arrivais pas à ne pas me noyer dans la vague qui arrivait. C'est vrai que c'est particulier qu'à ce moment-là, l'élément qui était symbolique de tout ça, c'était l'eau. En fait, je me souviens, je pleurais. Je rêvais de tsunamis. Je m'imaginais des vagues. Il y avait un truc très très bizarre sur ce symbole-là de me dire Mince, je n'arrive plus à prendre les mêmes fêtes que Marine et ça me frustre. Et j'ai l'impression de me rendre compte par ça qu'en fait on n'est plus pareil et qu'on ne va plus dans les mêmes directions. Et il y a eu aussi quelque chose qui est notable je trouve, et dans l'amitié plus adulte, c'est qu'on a aussi eu un peu moins de temps pour se voir. Il y a eu un moment où dans nos vies, en fait tout était beaucoup plus compté. Il y avait moins le temps qu'on avait à l'époque de la fac de juste se poser pendant des heures et des heures. On faisait plus au final un emploi du temps. un peu morcelés et mentales. Et du coup, non seulement on ne prenait plus les vagues au même moment, mais on n'avait plus le temps de se les raconter. Et je pense qu'à ce moment-là, j'ai rêvé beaucoup de Tsunami.
- Speaker #1
Alors je dois avouer que ce petit moment du confessionnal où il fallait tout simplement réfléchir à un symbole, une référence qui aurait pu symboliser justement le nœud lié à ce phénomène de fusion à l'époque, entre Luce et moi. m'a posé question. Mais, en y réfléchissant, je me suis dit que ce qui, pour moi, incarnait ça, notre amitié, ce moment comme ça, un peu de transition, c'est une émotion. Une émotion que je me suis mise à ressentir et que je ne ressentais pas avant, à savoir la colère. La colère, de temps en temps, que j'avais vis-à-vis de Luce et plus globalement de la dynamique de la relation. Dans le sens où, c'est ce qu'on disait tout à l'heure, la phase initiale de notre amitié, c'était beaucoup par l'identité. la ressemblance et donc on était globalement dans un phénomène de projection très fort plutôt que d'identification. Et en y réfléchissant, je me suis dit, en fait c'est ce qui a fait petit à petit écran aussi pour apprécier Luce telle qu'elle était. Puisque le fait de rentrer en relation fusionnelle, ça a fini par nous confondre. Ou en fait ça ne nous permettait plus d'incorporer en nous l'idée d'extériorité, de différence. Je pense qu'il y a eu, petit à petit, de mon côté, une forme d'intolérance à tout ce que Luce s'est mis à me renvoyer qui n'était pas identique. Mais du coup, sous-entendu, identique à moi. Puisqu'on avait pris ce pli de la confusion du même. Et donc, dès qu'en fait, une certaine réaction ou action de Luce n'était pas une confirmation du même, c'est comme si je me perdais ou je me niais moi-même.
- Speaker #0
Bon, mon flop, on a fait notre petite session confessionnelle.
- Speaker #1
Même plus globalement, au-delà de la confession, le périple de l'après-midi sur retour aux traces et aux origines du début de notre amitié. Donc, je pense qu'il est temps de se dire au revoir. On se retrouve la semaine prochaine pour la deuxième partie de notre parcours amical, j'ai envie de dire.
- Speaker #0
Exactement. Restez branchés. Bon, allez, mon pote.
- Speaker #1
Ciao. Vous venez d'écouter Le mythe de l'âme sœur, un épisode de la série Les temps de l'amitié du podcast Flop.
- Speaker #0
Écriture, réalisation et production Marine Boudalier et Luce Paz. Montage sonore et mixage Alice Vessay et Manon Jutel. Prise d'image Clément Jamme. Prise de son Marine Boudalier et Luce Paz. Communication et réseau Sybille Oimance. Musique originale Georges Paz et Thomas Paz. Identité visuelle Paul-Ordon-Hérignac et Luce Paz.