- Speaker #0
Et si la maladie n'était plus un corps à réparer uniquement, mais également une histoire à écouter ? En 2025, l'OMS a mis en place sa stratégie mondiale sur les médecines traditionnelles, conventionnelles et intégratives. C'est un petit pas, mais un grand pas pour l'humanité, comme on dirait dans d'autres contextes, parce qu'en fait, il ne s'agit plus d'opposer la médecine classique avec la médecine traditionnelle, mais de les faire fonctionner ensemble autour d'un pivot central. scientifique, sécurisé, sécurisant et surtout, surtout orienté et centré sur la personne. Pour en parler aujourd'hui, j'ai le grand plaisir de recevoir professeur Aziz Rachafi, qui est médecin interniste, qui a longtemps pratiqué la médecine de manière classique.
- Speaker #1
Académique.
- Speaker #0
Académique, jusqu'à ce qu'un événement vienne ouvrir, on va dire, la perception des choses. et qui aujourd'hui, tu pratiques la médecine intégrative. Bienvenue Aziz.
- Speaker #1
Merci beaucoup. Merci pour l'invitation et merci pour la confiance.
- Speaker #0
Avec grand plaisir.
- Speaker #1
Et l'intérêt.
- Speaker #0
Et l'intérêt, oui. Alors, au début, tu as été médecin interniste. Pourquoi ce choix d'abord ? Parce que c'est très, très spécifique.
- Speaker #1
Alors, c'est un sacré parcours parce que dans mon évolution académique, c'est-à-dire quand j'ai été formé à la médecine, On a eu à... à faire des stages dans les hôpitaux. Et l'un des premiers stages qui m'a marqué, c'était un stage dans un service de médecine interne. Et là, j'ai été absolument épaté et ébloui par ces personnes-là, ces médecins internistes qui avaient une particularité, c'est de voir la personne dans sa globalité physique.
- Speaker #0
Physique, oui. Et absolument,
- Speaker #1
absolument. Et en fait, ça veut dire qu'on ne s'intéresse pas à un cœur, on ne s'intéresse pas à un œil, on ne s'intéresse pas à une articulation. Mais une maladie peut absolument intéresser tous les aspects du physique, c'est-à-dire tous les organes. Absolument, une maladie de système, comme on dit, elle peut toucher tout le système. Et donc, on peut avoir, par exemple, une inflammation de l'œil sans rien d'autre. Mais en fait, un interniste va se rendre compte qu'en fait, c'est le premier signe d'un rhumatisme. Personne n'irait l'idée, quand il a une inflammation de l'œil, d'aller voir un rhumatologue, par exemple.
- Speaker #0
Donc en fait, déjà, tu avais cette prédisposition d'aller chercher la globalité, déjà d'un point de vue physiologique.
- Speaker #1
Absolument, mais plus que ça, ça veut dire qu'au début, c'est-à-dire quand j'ai passé mon internat, il était question de choisir sa spécialité. Mais là, on écoute les gens, on dit « ouais, mais... » médecine interne, mais qu'est-ce que ça va te rapporter ? Enfin, on parlait beaucoup de matériel, c'est terrible quand même. Alors que moi, j'ai toujours été très idéaliste, très puriste. Et j'ai écouté ces voix-là. J'ai écouté ces voix-là et je me suis dit, allez, je vais être gastro-entérologue. Et donc, j'ai commencé un cursus en gastro-entérologie. On n'est pas tout gastro-entérologie, mais là, ça n'allait pas parce que... Et c'était quasiment purement mécanique. Ça veut dire qu'on introduisait un fibroscope et puis on voyait ce qui se passait. On faisait les gestes qu'il fallait. Et puis j'ai dit non, non, ce n'est pas du tout ma perception, même du système digestif. Pour moi, le système digestif, c'est une flore, c'est une faune, c'est des neurones. Effectivement, c'est beaucoup plus que ça. C'est de l'immunité aussi. Et donc, moi, je ne voyais pas les choses de cette manière. Donc, j'ai dit non, non. pas les tuyaux. Et donc, en fait, j'ai demandé à mes patrons, j'ai dit non, non, finalement, je veux revenir à la médecine interne. Ça a toujours été ma vocation. Effectivement, là, j'étais beaucoup mieux.
- Speaker #0
Et quand tu étais jeune médecin, vraiment au tout début, quelle était ta définition de la maladie ?
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
pouvoir la comparer avec aujourd'hui.
- Speaker #1
C'est intéressant, mais la maladie, c'est la déclaration du corps. C'est le corps, effectivement, qui déclare, on va dire, un déséquilibre. Donc voilà, on peut le voir du côté purement matérialiste, c'est dire, voilà, bon, c'est un déséquilibre qui se fait à tel ou tel niveau, et puis il faut intervenir. Et il est vrai que même quand j'exerçais avec cet aspect-là, même globalisant, c'est-à-dire holistique dans le matériel, j'avais tendance à imaginer les choses, c'est-à-dire que je voyais les lymphocytes, les globules rouges, etc., qui arrivent, je dois leur donner ceci, je dois leur donner cela, donc j'imaginais une scène. Et c'est comme cela, d'ailleurs, que je m'attaquais un petit peu à la maladie. Ça veut dire que je faisais ce qu'il y avait à faire en tenant compte de tous ces choses, de tous les intervenants.
- Speaker #0
Mais il y avait quand même des situations qui te laissaient perplexe à l'époque, même en étant médecin interniste, donc en ayant une vision globale sur tout le corps. Est-ce qu'il y avait des situations ?
- Speaker #1
Évidemment. Je veux dire, quand, par exemple, je prends la maladie star de la médecine interne, c'est le lupus. Le lupus, c'est... ça reste un mystère.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux expliquer ce que c'est ?
- Speaker #1
Le lupus, c'est une maladie auto-immune. C'est une maladie auto-immune, ça veut dire que c'est comme si nos propres soldats, notre propre immunité, ne reconnaissaient pas certains de nos organes. Donc, ils fabriquaient des anticorps contre ces propres organes. C'est une guerre interne. C'est une guerre, effectivement, intérieure. et on ne sait pas pourquoi. On sait comment calmer les soldats, les endormir, parce qu'ils font n'importe quoi. Mais malheureusement, on ne sait pas pourquoi ça survient. On sait que ça touche plutôt les femmes, pas spécifiquement, mais ça touche essentiellement les femmes. Et ça peut toucher plusieurs organes, les yeux, le rein, le cœur, absolument les articulations, la peau, absolument tout. Donc, on peut venir avec simplement un petit rougeur de la peau. Et c'est le début de quelque chose. Ça nous dit, voilà, ça, c'est l'arbre qui cache la grande forêt. Et il est temps que tu rentres dans la forêt.
- Speaker #0
Que tu rentres dans la forêt. Et toi, tu es rentré dans la forêt, dans l'océan.
- Speaker #1
Absolument, absolument.
- Speaker #0
On va en venir. Mais avant, je voulais savoir, alors tu as pratiqué la médecine de manière classique. Et puis un jour, il y a eu un événement qui a changé ta perception. de ce qui nous entoure, du visible, du non visible. Est-ce que tu peux nous en dire plus, sans rentrer dans les détails, mais qu'est-ce qui a fait que tu as pivoté ?
- Speaker #1
En fait, c'est le cas de dire un basculement total. C'est-à-dire que ça a pris la tournure d'un accident grave de la route où j'ai dû m'endormir à peut-être une fraction de seconde sur une autoroute. Et en me réveillant, j'avais l'impression qu'il y avait un chien qui traversait la route, l'autoroute. Et automatiquement, j'ai freiné et je me suis retrouvé à faire des tonneaux sur l'autoroute. Et ces tonneaux-là, pendant tout ce temps, le temps s'est arrêté.
- Speaker #0
Tu as vu ta vie défiler ou pas ?
- Speaker #1
Oui, quelque part, oui. C'est ce qu'on dit ? Absolument, quelque part, oui. Et c'était paisible, paradoxalement. Et il y avait une voix intérieure qui me disait, n'aie pas peur, il ne va rien t'arriver. Et effectivement, il ne m'est rien arrivé. Non seulement je suis passé sur l'autre voie, celle qui venait de l'autre côté, mais j'ai continué à faire des tonneaux. Il y avait des voitures, il y avait des camions et tout. Et ma voiture s'est arrêtée sur le bas côté de l'autre voie. Absolument, sans gêner absolument personne. Et effectivement, il ne m'est rien arrivé. Je n'ai pas eu une seule égratignure. Mais la voiture était dans un sale état, c'est-à-dire que les gens n'en revenaient pas.
- Speaker #0
C'est ce qu'on appelle un miracle.
- Speaker #1
Un miracle. Effectivement, les gens me disent, on dit, tu les as miraculés.
- Speaker #0
Qu'est-ce que cet accident a changé pour toi dans ta manière de voir les choses ? Qu'est-ce que tu vois maintenant que tu ne voyais pas avant cet accident ?
- Speaker #1
Et en fait, cet accident, j'ai parlé de cette voix intérieure qui me disait, ne t'inquiète pas. Il ne va rien t'arriver. C'est comme une voix qui détient la vérité. Et pendant longtemps, je l'ai oubliée. Mais à un moment de ma vie, c'est comme si mon âme, ou tout mon être, cherchait d'où vient cette voix. Cette voix qui sait tout en nous. Et en fait, c'est tout un cheminement pour l'atteindre, pour se reconnecter à cette voix qui... qui semble absolument paisible, qui n'est absolument pas perturbée par le spectacle du monde, mais qui te dit toute la vérité, qui te rassure et qui t'apaise.
- Speaker #0
Donc ça, ça a été vraiment le point de départ pour toi, pour aller...
- Speaker #1
C'était un cheminement, c'est le début du cheminement, mais ça n'a pas été simple. Il y a eu une longue traversée qu'on appelle la nuit noire de l'âme. Moi, je ne connaissais pas ce concept. mais qui, pour les médecins, avait pris la forme de ce qu'ils appelaient dépression. Parce qu'il y a un moment, je n'arrivais plus à manger, je n'arrivais plus à dormir. Mais moi, médecin, je dis, mais ce n'est pas vraiment une dépression. Au fond, je me fais confiance, je fais confiance à la vie, etc. Mais il y a quelque chose qui ne va pas. Je ne suis pas à ma place. Il y a quelque chose qui ne va pas.
- Speaker #0
Il y a de la réorganisation à faire, en fait.
- Speaker #1
De la réorganisation à faire, mais c'était flou. C'était absolument flou. Et donc, pendant, j'ai pris un antidépresseur pendant 12 ans. Et à chaque fois que je l'ai arrêté, je rechute. Donc, c'était jusqu'au jour où tout mon être a crié. Ça suffit, tu ne vas pas continuer comme ça. Donc, trouve d'autres moyens. Et les moyens sont arrivés de manière quasi magique. Des rencontres, des gens qui sont très ouverts sur leur spirituel, qui finalement m'ont aidé à nettoyer mon corps puis mon âme. Et pour finalement atteindre cette petite voie qui s'appelle l'esprit.
- Speaker #0
Avec laquelle tu es OK aujourd'hui, justement.
- Speaker #1
Oui, avec laquelle je fonctionne très bien aujourd'hui. C'est-à-dire que tout l'être humain, toute personne, c'est cette voie intérieure qui me dit, c'est une fusée à trois étages. Donc il y a les deux étages inférieurs qui te permettent, le premier étage de la fusée, c'est celui qui te permet de te mouvoir de manière centrale,
- Speaker #0
dans la matière,
- Speaker #1
sur terre, etc. Donc c'est le corps. Et puis il y a le deuxième étage de la fusée qui te propulse aussi, qui est le cœur, mais qui te propulse à un niveau supérieur. Et qui est l'âme. L'âme, c'est ce qui est le dépositaire de toutes nos émotions, de toutes nos pensées, de toutes nos mémoires aussi, parfois agréables, parfois désagréables. C'est ce qui est dépositaire aussi de nos pensées et de nos rêves aussi. C'est l'âme qui rêve en fait. La nuit, c'est elle qui s'exprime quand on dort et qui nous parle de nos émotions. Et voilà, ça c'est le deuxième étage. Et puis arrive... C'est le cœur de la fusée, c'est le cœur du cœur, ça s'appelle l'esprit. Donc en fait, c'est là où tout se passe. C'est ce qui est censé arriver, c'est ce qui est censé faire le chemin, c'est ce qui habite la fusée.
- Speaker #0
C'est la prise de conscience que tu fais partie d'un tout, d'un système global. Que tu es légitime, que tu as ta place, que tu as ton chemin.
- Speaker #1
Absolument. Et une fois qu'on arrive effectivement à cet étage, c'est un long chemin. Qui ne finit jamais.
- Speaker #0
Qui ne finit jamais,
- Speaker #1
mais qui demande beaucoup de publicité, de volonté, de confiance et de foi. Ce que je appelle le facteur F.
- Speaker #0
Le facteur F, le facteur important.
- Speaker #1
Voilà, la foi, c'est ce qui te permet de te lâcher prise, de faire confiance à la vie. Parce que la vie, c'est toujours faire des choses.
- Speaker #0
La vie continue, de toute façon, avec ou sans toi, la vie continue.
- Speaker #1
Absolument. Et quand on arrive à mettre sa conscience à l'étage de l'esprit, là, on a une vue panoramique sur la vie, sur les choses, etc. Donc, on commence à voir les choses d'une clarté absolument extraordinaire, comme une évidence, pas comme pourraient en parler des médiums ou des voyants, etc. Non. C'est juste, tu sais, et sans savoir pourquoi. Les choses deviennent évidentes.
- Speaker #0
Oui, et puis tu fais confiance à ce qui t'arrive, bon ou mauvais. Tu sais que ça fait partie d'un ensemble, d'un chemin global. Donc, tu accueilles, tu acceptes.
- Speaker #1
Absolument.
- Speaker #0
Tu es dans l'acceptation.
- Speaker #1
Tout le secret, c'est dans l'acceptation et dans l'accueil de ce qui arrive. Parce que quand on fait la paix en soi, dans son corps et dans son âme, automatiquement, il y a une paix, il y a un silence qui s'installe. Et donc tout petit frémissement qui survient dans ta vie, comme sur une eau bien plane, bien calme, si tu jettes un petit caillou, tu vas voir toutes ces ronds.
- Speaker #0
Oui, ça va bouger les télendulations et tout.
- Speaker #1
Tu vas les voir, le moindre petit mouvement, tu vas l'apercevoir. Alors que si c'est une eau agitée, une mer agitée, tu auras beau lancer les cailloux ou bien regarder, les petits frémissements, tu ne les verras pas.
- Speaker #0
Tu ne les verras pas.
- Speaker #1
Or ! Or, l'esprit, il chuchote, il ne crie pas. Lui, il est calme, c'est vraiment Maître Yoda en haut de sa montagne. Il détient tout le savoir, toute la connaissance, il sait tout de toi.
- Speaker #0
D'où le besoin de silence et de paix pour pouvoir...
- Speaker #1
C'est pour ça que les ermites s'isolent, ils vont en haut des montagnes et ils s'isolent pour faire le silence, pour finalement se connecter. Parce que l'esprit, en fait, c'est comme cette petite carte SIM. que le bon Dieu a mis en nous, qui nous permet de nous connecter à lui. Et en fait, c'est aussi simple que ça. Donc, il faut éviter les parasitages pour pouvoir se connecter de manière fluide et efficace.
- Speaker #0
Complètement. Alors, je voudrais revenir un petit peu en arrière. Donc, on avait dit qu'après l'accident, tu as... Passé une certaine période et ensuite tu t'es ouvert, les gens sont venus à toi, tu as découvert d'autres pratiques qui aujourd'hui sont clairement des outils que tu as intégrés à ta formation initiale qui est académique. Quelles sont ces pratiques que tu as découvert et comment est-ce que tu les as considérées sur l'instant T et puis comment tu les considères aujourd'hui comme outils ? de médecine traditionnelle, on va dire, de médecine complémentaire et intégrative.
- Speaker #1
Alors, tu viens de me faire rappeler une chose, c'est que peu de temps après l'accident, j'ai eu un décès, mon père est décédé, et automatiquement, il y a eu un mouvement dans ma vie qui fait que... Je suis sorti du cadre hospitalier et donc du cadre académique aussi, parce que j'étais chef de service, j'étais professeur, etc. J'ai eu besoin de faire les choses à ma manière, sans absolument aucune interférence, ce que j'appelle le facteur I.
- Speaker #0
Sans formulaire,
- Speaker #1
sans checklist. Ça veut dire que quand on devient le maître à bord, on a... On imprime son propre style. Et donc, en fait, j'étais très particulier. J'ai ouvert mon cabinet et les gens me prenaient un petit peu pour un fou parce que je n'avais pas de secrétaire. Je n'avais personne. Je travaillais seul dans le cabinet. J'ouvrais la porte, je répondais au téléphone. Parce que pour moi, la médecine, c'était quelque chose de très intime. Or, faire intervenir un tiers dans l'intimité de quelqu'un, pour moi, c'était comme une violation. Et je l'ai fait de manière naturelle, en fait. et sur la place j'étais très particulier je dis mais ce type il est bizarre et les gens me disent mais pourquoi t'as pas mis de caméra dans ton cabinet parce que tu sais tu peux être agressé tu peux machin je dis mais non je fais confiance c'est quelque chose d'intime je ne peux pas filmer les gens ils me font confiance je leur fais confiance et effectivement il ne m'est jamais rien arrivé c'est quelque chose de donc C'est pour te dire un petit peu que déjà, que le style était un peu différent. Et puis, spontanément, je suis allé me former au coaching. Parce que je sentais que ça pouvait m'apporter quelque chose dans ma pratique. Parce que je me suis dit, je vais faire du coaching médical. Ça veut dire que pour augmenter un petit peu, on va dire, l'implication du patient.
- Speaker #0
Pour avoir les outils aussi, comment communiquer avec eux. Voilà,
- Speaker #1
pour faire en sorte que... d'augmenter la possibilité de guérir, simplement pour que le patient se sente beaucoup plus, on va dire, de volonté et de...
- Speaker #0
Acteur.
- Speaker #1
Devienne acteur devant sa maladie, effectivement. Donc, je me suis dit, c'est une manière de motiver mon patient pour... Effectivement, j'ai commencé à utiliser des outils de coaching, mais sans le déclarer, évidemment. Je le faisais comme ça, voilà. Parfois, je faisais une petite relaxation aux patients, etc. Parfois de l'imagination. Et les gens étaient assez étonnés parce que personne n'arrivait avec un mal de tête. Je sens que c'est quelque chose de purement psychologique. Et donc, je lui dis allonge-toi et je fais visualiser le mal de tête, etc. Et petit à petit, je fais alléger le mal. Et ensuite, la personne me dit, je n'ai plus mal.
- Speaker #0
C'est parti.
- Speaker #1
C'est parti, effectivement. Donc là, je lui prouve que finalement, son mal de tête. Ce n'est pas inquiétant, uniquement, c'est son âme qui souffre, c'est quelqu'un qui tape à la porte, qui dit « je veux être écouté » . Et en fait, c'est ça, le mal de tête en général, c'est la tension intérieure, c'est la tension… dans le cerveau, dans l'esprit de la personne, dans le mental. C'est quelque chose qui devient insupportable. Et voilà. Et ensuite, petit à petit...
- Speaker #0
Après le coaching, tu...
- Speaker #1
Voilà, petit à petit, j'ai... Bon, je te dis, il y avait un style particulier. Et moi, pour moi, c'était l'écoute. Parce qu'en général, le patient t'apporte toujours la solution. Mais il suffit de l'écouter. Mais pour l'écouter, il faut avoir beaucoup de temps. Moi, j'étais celui qui donnait une heure au patient quand il venait, pas de souci. J'étais connu pour ça. Et donc, il me ramenait son dossier parce que souvent, j'étais celui qui faisait des miracles. Mais en fait, pour moi, je ne faisais pas de miracles parce que simplement, je donnais du temps. J'écoutais le patient et puis je prenais le temps de voir le dossier des gens. Par exemple, je te donne un exemple, il y a une dame. qui est venue un jour me voir en me disant « J'ai mal là, j'ai très mal là, c'est terrible, je n'arrive pas à respirer, etc. » Elle me ramène ses analyses, tous ses bilans qu'elle a faits pendant de très longues années. Et en fait, c'est pour ça que je te dis, il suffit juste de donner du temps et de l'attention au patient. Et en fait, quand... Qu'est-ce que je fais ? C'était un petit peu, c'est un fouillis. Donc, je mets de l'or dans les analyses pour avoir un petit peu, pour voir le déroulé, on va dire, des explorations. Et je me rends compte qu'il y avait toujours la date de février qui arrivait. Les analyses se faisaient souvent au mois de février. Et je lui dis, mais madame, qu'est-ce qui s'est passé au mois de février ? Et elle est venue me voir au mois de février. Elle me dit. C'est mon frère qui était très proche de moi, qui était décédé en mois de février. Je lui ai dit, écoutez madame, je crois que vous n'avez pas de problème, c'est juste que ça ne passe pas encore, c'est là. Et effectivement, elle a commencé à pleurer et c'est comme si ça s'était dégagé.
- Speaker #0
En fait, c'est un deuil à faire. C'était un deuil à faire, mais qui restait là,
- Speaker #1
qui n'était pas exprimé.
- Speaker #0
Le corps imprimé.
- Speaker #1
Voilà, absolument. Et en fait, là, j'ai compris qu'il y avait quelque chose à faire dans ça. Et justement,
- Speaker #0
ça, c'est un très bel exemple. Pour introduire ma prochaine question, qui est toute simple. C'est quoi la médecine intégrative ?
- Speaker #1
Alors, la médecine intégrative, c'est justement le fait d'intégrer tous les aspects de l'être. Ça veut dire ton corps qui te permet d'intervenir dans la matière et d'interagir avec tes semblables. Le corps est un messager. Il reçoit les messages. Parce que, par exemple, si tu me souris, je me dis, ben, ça doit... Elle a l'air de m'apprécier. Voilà, donc il y a quelque chose dans ton corps que mon corps va ressentir, qui va m'apaiser, qui va me faire ouvrir mon cœur. Je dis, ah ouais, ça se passe plutôt bien. Et voilà, et vice-versa. Donc, en fait, mon corps va s'exprimer et tu vas ressentir les choses. Donc, le corps peut avoir mal. S'il a mal, si tu as mal au genou, droit par exemple, ben, tu te dis... Il se passe quelque chose dans le genou droit, il faut que je m'en occupe. C'est un message. Donc le corps est un messager. Donc ça, c'est le premier aspect de la personne. Mais en général, c'est par là qu'arrivent les gens chez un médecin. C'est par un souci du corps. C'est le véhicule. C'est le premier étage de la fusée. Et ensuite, il y a l'étage de l'âme. Le deuxième aspect, c'est... C'est toutes les émotions, les pensées, c'est aussi l'ego, c'est le mental, c'est les rêves, c'est tout cela, tout ce qui a trait au psycho-émotionnel, donc ce qu'on pourrait appeler les tâches psychiques ou les tâches de l'âme. D'ailleurs, psyché, c'est l'âme, c'est le papillon en grec, et souvent on symbolise l'âme par le papillon. Ce n'est pas seulement la transformation, parce qu'effectivement l'âme se transforme, c'est... En général, c'est le papillon. Il y a une certaine légèreté, mais aussi ses vecteurs de transformation. Donc ça, c'est, il faut s'occuper du corps, très bien. Il faut s'occuper aussi de l'étage de l'âme, celui des émotions, celui de la psyché, d'accord ? Celui des pensées, celui aussi de l'ego et du mental. Et finalement, pour arriver au troisième aspect de la personne, c'est son esprit. Donc son esprit, c'est ce sage intérieur qui est en nous, qui sait tout de nous, qui est calme, qui n'a aucune peur. Il n'a pas peur de mourir puisqu'il est éternel. L'esprit est éternel. C'est l'étincelle divine que le divin a mis en nous. C'est ce qu'on appelle chez les soufis l'Amena. L'Amena, c'est ce que Dieu t'a confié. et qu'il faut en faire bon usage, il faut l'utiliser à bon escient. Et en fait, c'est ce sage intérieur qui habite dans cette montagne intérieure qu'il faut gravir par le cheminement de la conscience. Donc en fait, la médecine intégrative, elle s'occupe de ces trois étages et elle les fait intervenir, elle vise un alignement, un alignement du corps, de l'âme et de l'esprit, de telle sorte à ce que c'est l'esprit qui gouverne, parce que l'esprit, c'est comme... Le troisième étage de la fusée, c'est là où il y a les cosmonautes, où il y a les satellites qu'on veut lancer. C'est le cœur de la fusée. C'est là où il y a la chose la plus importante. C'est l'essence de la fusée. C'est l'essence de l'être. Et en fait, il faut faire en sorte pour que le cheminement des idées, de la pensée, de l'action, viennent du commandement. de l'étage de l'esprit. C'est l'esprit qui va communiquer avec l'âme et l'âme qui est l'agitatrice, qui est celle qui te donne la pulsion, l'impulsion aussi, l'élan pour faire les choses. Et le corps va réaliser. Il va vraiment réaliser les choses dans le monde physique, avec son énergie. Donc en fait, c'est ça l'alignement. Donc en fait, la personne vient avec une maladie, qui est un message.
- Speaker #0
Un symptôme physique.
- Speaker #1
qui est un message. Or, le message, il est reçu par le corps. Le corps, c'est le destinataire. Non, c'est le messager, excuse-moi, c'est le facteur. D'accord ? Et en fait, le destinataire, c'est la conscience de la personne. OK ? Et l'âme, l'âme, c'est l'expéditeur, c'est celle qui a envie de s'exprimer. À travers cette maladie qui te dit il y a un truc qui ne va pas, il y a quelque chose qui souffre, je souffre, il y a des mémoires, il y a peut-être des choses qui sont à nettoyer, il y a des choses qu'il faut écouter, etc. Donc il faut à un moment écouter son âme, qu'est-ce qu'elle dit.
- Speaker #0
Justement dans les traditions énergétiques, on dit que la maladie d'abord c'est dans l'énergie de la personne, c'est un déséquilibre énergétique, il y a des premiers signaux qui sont envoyés. Et quand on ne les percute pas, quand on ne les écoute pas, quand on les ignore, à force, ça sort dans le corps. En fait, dans le corps, c'est vraiment la dernière étape.
- Speaker #1
Absolument.
- Speaker #0
Quand ça sort dans le corps, c'est la dernière étape.
- Speaker #1
Et la maladie, c'est la dernière étape. Parce que le corps, il te chuchote, puis il te parle, puis il te crie. Quand il commence à crier, ça s'appelle maladie. Le mal a dit. D'accord ? Et là... On espère souvent qu'il ne soit pas trop tard. Ça veut dire que, en fait, parce qu'il y avait tellement de bouillonnements intérieurs, on est tellement pris dans l'engrenage de la vie et des choses matérielles, des petits soucis, entre guillemets, qui ne sont pas des soucis en fin de compte, mais on est tellement pris dans le tourbillon que finalement, dans cette mer agitée, on ne voit pas le petit frémissement que le corps vous envoie. Et en fait, quand la maladie est là, il faut faire avec. Il faut faire avec, ça veut dire que...
- Speaker #0
L'accepter déjà.
- Speaker #1
Il faut l'accepter. Et en fait, il faut instaurer une espèce de paix avec son corps et en faire un allié. En faire un allié, c'est-à-dire qu'on n'est pas qu'une maladie. On vient d'en parler, on n'est pas que le corps. Quand tu reçois un patient, que tu es médecin, c'est une maladie ambulante. C'est terrible. Mais tout est centré sur la maladie. Mais la personne oublie qu'à côté de la maladie, non seulement c'est un message, on vient de le dire, mais il y a certains organes qui dysfonctionnent parce qu'il y a eu un moment ou un autre un déséquilibre intérieur. Mais tous les autres organes fonctionnent bien. Et on a tendance à l'oublier. La maladie devient le centre de la personne. Ça devient quelque chose de...
- Speaker #0
Oui, c'est l'élément central. On zappe toute la personne avec tout le reste, son esprit, son âme, tout le reste de son corps qui fonctionne bien. Et on fait un focus sur un truc qui va mal, mais tout en le coupant du reste.
- Speaker #1
Absolument. Et c'est exactement ce qu'il ne faut pas faire.
- Speaker #0
Et c'est ça la médecine intégrative. C'est ça la médecine intégrative.
- Speaker #1
C'est qu'on n'est pas dans la lutte. Il ne faut pas lutter parce que lutter, ça fatigue. Et si tu te fatigues, ton corps n'aura pas de quoi lutter. Mais ton corps est intelligent. Il y a l'intelligence du corps. Le corps sait toujours ce qu'il doit faire. Il sait toujours ce qu'il a à faire.
- Speaker #0
Mais il faut l'aider.
- Speaker #1
Encore faut-il lui faire confiance. Mais si tu viens focaliser sur ta maladie, ça je l'explique souvent, c'est comme si tu avais une famille nombreuse, beaucoup d'enfants. Il y a un enfant, tout le monde va bien. Mais il y a un enfant qui te pose problème.
- Speaker #0
Terrible.
- Speaker #1
Yves, c'est l'enfant terrible. D'accord ? Et en fait, le mental, forcément, il va toujours t'orienter vers ce qui crie, vers ce qui brille. D'accord ? Et donc, ce qui crie va absolument accaparer ton mental et tes pensées. Et donc, tu vas mettre toute ton énergie autour de cet enfant en pensant très bien faire.
- Speaker #0
Alors que tu... Or,
- Speaker #1
cet enfant, il est porteur de sa solution. D'accord ? Mais en plus de ça, il est porteur d'épuisement, de ton épuisement et de l'épuisement de toute la famille. Donc en fait, il faut aussi regarder l'enfant terrible avec beaucoup d'amour, avec beaucoup d'acceptation, l'acceptation de ce qui est comme c'est. C'est ça la définition de l'amour en spiritualité et notamment aussi dans les constellations familiales. C'est l'acceptation de qui est. de ce qui est comme c'est. C'est l'amour inconditionnel. Mais aussi, il faut s'occuper de tout le système familial, de tous les autres qui vont bien, pour que finalement, l'ensemble s'occupe de cet enfant terrible. Finalement, la solution viendra de tout le système. C'est exactement ce qu'on fait aussi dans les constellations familiales. C'est pour ça que c'est intéressant de tout mélanger, de mélanger les deux aspects. Et en fait, je fais confiance à mon corps, je l'aime, parce qu'il faut vraiment... Il y a une négligence du corps qui arrive, qui fait qu'on tombe malade. Parce qu'on est pris beaucoup dans les tourbillons, donc on néglige son corps. Donc il faut se rendre compte qu'on a un corps. Il faut lui dire, ok, tu es là, je te vois, je t'accepte tel que tu es même malade. Et je te fais confiance, tu es porteur de toutes les solutions. Et donc c'est là qu'on commence à écouter son corps. Et quand on commence à écouter son corps... Il va se passer un processus extraordinaire, celui de la purification du corps. Ça veut dire que tous les maux qui étaient à l'intérieur, les maux MOTS ou MAUX, vont ressortir. Et ça, c'est une étape un peu difficile à vivre, mais il faut juste savoir que rien n'est permanent.
- Speaker #0
C'est ça la guérison en fait.
- Speaker #1
C'est ça la guérison du corps. Et ensuite, on passe à l'état supérieur, une fois que le corps est calme et que tout est... Tout est apaisé, tout est... On écoute son corps désormais, on l'écoute. Et quand tu écoutes ton corps, finalement, tu tombes moins malade parce que tu l'entends chuchoter à ce moment-là.
- Speaker #0
Tu as de l'avance.
- Speaker #1
Mais ce qui peut t'empêcher d'entendre le chuchotement de ton corps, c'est ton âme qui souffre parfois. Parce qu'en fait, c'est l'âme qui s'exprime à travers le corps. Donc c'est là qu'il faut... S'occuper du deuxième étage de la fusée, c'est le psycho-émotionnel, c'est l'étage de l'âme. Donc là, à partir du moment où le corps est apaisé, où on dit « ok, je fais confiance au traitement, je fais confiance au médecin, je fais confiance à mon corps, je fais confiance à la vie,
- Speaker #0
ce qui m'arrive,
- Speaker #1
la vie sait faire » . À ce moment-là, automatiquement, comme le silence du corps est là, automatiquement, vont ressortir les petits mots de l'âme. Donc, la personne va te dire « Ah, mais je ne me sens pas très bien, je ne me sens pas bien, je me mets à pleurer, etc. » Mais en fait, c'est l'âme qui commence à s'exprimer. Et là aussi, c'est une période un peu compliquée, mais il faut avoir beaucoup de courage pour la vivre. Ça veut dire que tout ce qui était enfoui, tout ce qui s'exprimait comme maladie, va commencer à parler à travers ton âme. C'est-à-dire qu'à travers l'émotionnel, à travers les paroles. à travers les rêves, à travers les idées, les pensées, etc. Donc là vient l'étage de l'âme. Donc on va s'occuper de tout ce qui est psycho-émotionnel. Donc ça peut être les souvenirs enfouis, ça peut être les traumatismes, ça peut être personnel ou transpersonnel. Ça veut dire que c'est quelque chose qui nous dépasse, qui concerne notre famille, voire ce que certains pourraient appeler vie antérieure. C'est des choses que, je ne sais pas, certaines personnes n'y croient d'autres pas. Mais il y a des choses qui y ressemblent. Est-ce que ce sont des mémoires qu'on a intégrées ? Moi, je suis plus de ce côté-là.
- Speaker #0
C'est l'inconscient collectif, en fait. Oui, c'est ça.
- Speaker #1
En fait, on baigne dans l'information. C'est-à-dire que ce qu'ils appellent la cacha, c'est tout le système. C'est comme un web universel. C'est où tout est absolument...
- Speaker #0
On a stocké toutes les données. Tout est stocké,
- Speaker #1
tout est absolument là. Et en fait, quand un esprit veut s'incarner, automatiquement, il doit avoir les codes. pour fonctionner dans la vie terrestre. Et automatiquement, il va s'imprégner de mémoires environnantes. D'accord ? Et donc, ces mémoires-là, souvent traumatiques ou souvent difficiles, il aura pour mission de les purifier. Et en fait, c'est ça le...
- Speaker #0
Et quand on a les deux, quand tu as une personne qui arrive, qui est en souffrance physique, maladie chronique ou... peut-être pas chroniques, mais répétitives, donc des symptômes qui reviennent souvent, et qui, en même temps, ici, ça ne va pas trop. Comment est-ce que tu procèdes ? Ça veut dire ici, dans la tête, dans sa psychologie, dans ses émotions, pas comme ça, comme ça, vers l'intérieur, pas vers ça, mais oui, vers l'intérieur. Quand tu as les deux, d'un coup, qui vont mal, comment est-ce que tu procèdes ? Parce que des fois, tu as des personnes qui sont uniquement sur la partie physique, mais qui ne se posent pas vraiment de questions ou les questions ne sont pas venues à elles d'un point de vue psychique. Et parfois, tu as les deux en même temps. Et ça, c'est assez fort.
- Speaker #1
C'est là qu'interviennent les outils. Effectivement, c'est très important. Moi, quand je reçois en consultation quelqu'un, j'écoute la personne parce que c'est très important d'écouter. Et je vois sur quoi il se focalise. La personne se focalise parfois dans son physique. Tout est physique, tout est corps. Ou parfois plus dans ses émotions. C'est pour ça que la conscience, en fait, la conscience, c'est cette petite lampe qu'on a à l'intérieur qui va se focaliser sur quelque chose. D'accord ? Oui. Et en fait, on ne peut pas se focaliser sur deux choses à la fois. En général, on se focalise sur une chose. Donc, en fait, on arrive à déceler vers quoi la personne se focalise en premier et on essaie un petit peu de défocaliser. Ok. Voilà. Tu les zooms, en fait. Voilà, on dézoome, effectivement, parfois par des choses purement techniques. Ça veut dire, je peux remettre la blouse du médecin et expliquer, voilà, c'est quelque chose de purement... mécaniques ou purement matérielles, etc. Et là, finalement, la souffrance devient plus matérielle. Donc finalement, quand ça devient plus matériel par rapport à la personne qui souffre, ça devient réparable. D'accord ? Et puis parfois aussi le fait que finalement on peut lui faire prendre conscience qu'elle n'est pas simplement le corps, qu'elle est aussi beaucoup de choses. Si elle est focalisée sur les émotions, à ce moment-là, on peut faire intervenir d'autres méthodes, par exemple l'hypnose ou la souffrance. ou des choses comme ça, de telle manière à ce que le mental soit calmé. Et absolument, quand le mental se calme, de manière provisoire lors d'une séance d'hypnose, à ce moment-là, on peut voir émerger des vérités qui sont à travailler.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux nous dire quel est le cas qui t'a le plus marqué, qui est venu te voir depuis que tu pratiques la médecine intégrative ? bien sûr en restant anonyme, etc. Mais vraiment un cas où tu t'es dit j'ai raison. J'ai raison de faire ce que je fais aujourd'hui. J'ai raison d'avoir ouvert mon esprit et intégré tellement d'outils et tellement de choses dans la manière avec laquelle je me suis fait. En fait,
- Speaker #1
on n'intégre rien. En fait, on laisse juste faire. En fait, quand tu installes le silence intérieur, automatiquement, tu entends les chuchotements de l'univers. Ça veut dire que les vérités arrivent. Et tu n'as pas à chercher quoi que ce soit.
- Speaker #0
Oui, mais tu as intégré quand même. Oui, oui, c'est ça. Tu as intégré l'acceptation de cette dimension. Cette dimension-là, voilà.
- Speaker #1
Et alors, je te donne un exemple, par exemple.
- Speaker #0
Vraiment l'exemple qui t'a le plus marqué.
- Speaker #1
Je reçois une personne, il n'y a pas très longtemps de cela, une personne qui a un mental très fort. C'est une intellectuelle. Et c'est compliqué quand les coachs... Quand ils ont quelqu'un qui a un mental très fort, s'ils s'associent à un égo, je sais, je compte. Ce que l'homme, l'humain, aime, ça vaut. Avoir l'impression de savoir. Parce qu'il lui donne l'illusion de contrôler les choses. Or, ce n'est qu'une illusion. Donc, la personne avait une maladie. Une maladie, mais elle semblait dans le déni. C'est-à-dire qu'elle n'avait pas fait ce qu'il fallait faire. Pourtant, c'est quelqu'un qui sait absolument. En plus, c'est une maladie qui était héréditaire. Ça veut dire qu'elle a vu son propre père avoir la même maladie et elle a fait cette maladie. Mais elle a ignoré les choses. Si je lui avais dit, tu as ignoré ton corps, elle m'aurait dit, mais non, moi je fais du yoga, je fais machin, je médite, je fais du sport, etc. Je fais tout sauf ignorer mon corps. Alors, qu'est-ce que j'ai eu l'inspiration de faire ? Je l'ai assise sur une chaise. Je lui ai dit, cette chaise, c'est là, c'est toi. Et j'ai mis une chaise en face et je lui ai dit, ça, c'est une présence, c'est quelque chose. Ça peut être une personne, ça peut être un objet, ça peut être une mémoire, n'importe quoi. Un objet, physique ou non physique. Et j'avais écrit le nom de l'objet sur un petit bout de papier que j'ai mis sous le petit coussin de la chaise. Je lui dis, maintenant, tu vas te sentir là, toi, et tu vas aller de l'autre côté et tu vas avoir le ressenti de cette présence-là. Donc, je lui dis, voilà, donc elle est passée de l'autre côté. Je lui dis, maintenant, quand tu vois cette personne qui est ton personnage, toi, qu'est-ce que tu ressens ? Est-ce que tu la connais déjà ? Elle me dit, oui, je la connais.
- Speaker #0
C'est moi.
- Speaker #1
Je la connais. Et qu'est-ce que tu ressens par rapport à elle ? Elle me dit, elle vit sa vie, mais moi, j'ai l'impression que je n'existe pas. Je suis négligée. Et je lui dis, et pourtant, toi, tu es animée de bonnes intentions. Oui, oui, je suis là pour elle. Je suis là pour elle. Je peux faire beaucoup de choses et je veux bien l'aider. Mais elle ne m'entend pas. Et donc, elle reprend sa place. Je lui dis maintenant, tu as écouté ce que tu as dit, cette présence ? Oui, oui, j'ai écouté. Ah oui, je reconnais effectivement qu'elle m'est familière, mais c'est à la fois moi et pas moi, c'est bizarre. Et en fait, je lui dis, je leur ai fait faire la paix entre les deux, entre les deux présences, entre elle et cette présence. de présence là. Et donc, j'ai fait une cérémonie de paix et de reconnexion, parce qu'il y avait une négligence visiblement. Et puis à la fin, quand elle a senti que la paix était là, je lui ai dit, maintenant tu soulèves le petit coussin qu'il y a sur la chaise.
- Speaker #0
Tu regardes le mot.
- Speaker #1
Et tu regardes ce qu'il y a écrit dessus. Et c'était écrit le corps. Et donc là, pour une personne qui avait quand même... Un mental fort qui pensait s'occuper de son corps, finalement, elle a eu la preuve qu'elle était déconnectée. Elle a senti, elle a senti dans tout son être la déconnexion et la négligence qu'elle a eue pour son corps. Et là, ça veut dire que c'est une prise de conscience. C'est une prise de conscience. Et c'est que là où tout a commencé, c'est à partir du moment où tu acceptes les choses,
- Speaker #0
où tu acceptes qu'elle est malade,
- Speaker #1
qu'elle est malade et que le corps n'a pas été écouté, etc. que finalement Et la fois suivante, elle a dit, ah oui, mais je commence à avoir mal ici, je commence à avoir mal là. Je lui ai dit, félicitations, tu as un corps maintenant.
- Speaker #0
Elle ne ressentait même pas la douleur. Pas du tout. Tellement elle ne voulait pas.
- Speaker #1
Elle est hyper active, elle fait beaucoup de sport, beaucoup de yoga, beaucoup de choses. Elle est tout le temps en société, etc. Mais elle a l'impression de s'occuper de son corps, mais pas de la bonne manière. Mais pourtant, elle est très ouverte à ces choses-là. Elle a eu un long cheminement dans le développement personnel, comme on dit. Mais rien n'avait été fait comme il fallait.
- Speaker #0
Voilà, en fait. D'ailleurs, souvent, dans les épisodes de Flo, on revient toujours à la même conclusion, c'est qu'il y a un tout, et je ne parle même pas du tout universel, je parle vraiment du tout individuel, c'est que souvent, on dissocie les émotions avec sa psyché, avec son corps. Il y a vraiment une...
- Speaker #1
La dissociation, c'est une protection. C'est comme un système... Ce qu'on a à la maison, c'est quand le fusible saute, c'est pour protéger la maison de l'incendie. C'est comme ça, c'est la dissociation. C'est une démarche du cerveau et de tout l'être pour ne pas avoir à complètement perdre le contrôle des choses.
- Speaker #0
Alors, Aziz, si on devait terminer cette interview, j'aimerais bien que tu me... Si tu avais une seule chose à transmettre aux médecins, purement académique, purement conventionnelle, avec tout ton parcours aujourd'hui, avec tout le recul que tu as, qu'est-ce que tu pourrais leur dire, à eux, mais aussi aux patients qui souffrent, pour eux, qui souffrent de manière physique ? Si tu avais vraiment un petit mot pour eux ? résumer tout cet échange et pour mettre à l'honneur la médecine intégrative ?
- Speaker #1
Je pourrais leur dire que le corps a son intelligence, que le corps a son langage, et qu'il faut l'écouter, et qu'il faut lui faire confiance. Et le corps, c'est un allié, c'est un outil. Et que la maladie n'est qu'un message. C'est très important. Et qu'il faut écouter le silence. Car le silence, c'est de l'amour.
- Speaker #0
Merci beaucoup pour cet épisode. Je pense qu'on aurait pu en discuter pendant des heures.
- Speaker #1
Oui, c'est infini.
- Speaker #0
Mais comme on vit dans une société qui va très, très vite, on essaie d'avoir le max d'infos de manière sincère et ouverte dans un minimum de temps. Je pense qu'on est dans les 45 minutes ou quelque chose comme ça. C'était un plaisir de te recevoir et d'échanger avec toi. Je mettrai bien sûr tes coordonnées, comme pour tous mes invités, pour les gens qui sont intéressés, peut-être les gens qui cherchaient ça, mais ne savaient pas si ça existait ou pas au Maroc, parce qu'on en parle de plus en plus. Merci beaucoup, Aziz. Merci à toi. Merci beaucoup, professeur Aziz.
- Speaker #1
On oublie ça. Ça, c'est une autre vie, mais bon, j'accepte.
- Speaker #0
Mais tu restes quand même professeur. professeur. Oui, ça on le garde.
- Speaker #1
Personne ne peut l'enlever, effectivement.
- Speaker #0
Personne ne peut te l'enlever. Merci beaucoup, c'était un plaisir de te recevoir.
- Speaker #1
Merci à toi. Merci pour ta confiance et merci pour l'accueil.
- Speaker #0
Et je voulais aussi qu'on salue une amie qu'on a en commun, c'est celle qui nous a présenté.
- Speaker #1
Oh, Kenza.
- Speaker #0
Kenza. On lui fait un gros bisou à Kenza, c'est elle qui nous a présenté. Et voilà. Et quant à moi, je vous dis au mois prochain pour un nouvel épisode de Flow. J'ai aucune idée de quoi on va parler. parce que le potage s'appelle Flo, je Flo. Donc on verra, selon les rencontres que je ferai, les sujets qui m'interpelleront de manière personnelle. Très bon début d'été à tous, et bon solstice. Je pense que l'épisode sortira juste avant le solstice. Oh,
- Speaker #1
génial.
- Speaker #0
Bon solstice à tous, et à bientôt sur Flo.
- Speaker #1
À bientôt.