Speaker #0Est-ce qu'on t'a déjà dit que tu avais la vie parfaite ? Le job, le salaire, la maison, le titre LinkedIn qui claque, et pourtant, t'as la boule au ventre le matin. Tu t'ennuies, tu t'éteins, tu fais semblant, cette vie parfaite, tu y tiens, mais elle t'étouffe. Bienvenue dans Fucking Cache Dorée, le podcast où on arrête enfin de faire semblant d'aller bien. Burn out, bore out, faux semblants et quêtes de sens, ici on se donne le droit d'en parler sans culpabiliser. Je suis Alpine Pinault, psychologue industrielle et organisationnelle de formation et consultante spécialisée en gestion de projets et conduite du changement de profession. Ayant moi-même été une cadre supérieure en souffrance, j'ai pour mission d'aider les esprits brillants à transformer leur réussite qui sonne creux en une vie riche, vivante et épanouissante. Alors respire, parce qu'à partir d'aujourd'hui... Tu arrêtes de subir, et tu commences à choisir. Bonjour et bienvenue dans ce nouvel épisode de Fucking Cache Dorée. Comme d'habitude, je suis super contente de vous retrouver. Aujourd'hui, on va parler d'un sujet qui me tient tout particulièrement à cœur. Je l'ai subi il y a peu de temps, et ça m'a fait sortir de mes gonds. Je vais vous parler de la théorie du panier de crabe. Ce n'est pas une théorie scientifique ultra formelle. C'est plutôt une métaphore utilisée en sociologie et en psychologie pour décrire un comportement collectif d'autosabotage. L'image vient du fait que si tu mets plusieurs crabes dans un panier, dans un seau, peu importe, aucun ne parvient jamais à s'échapper parce qu'à chaque fois que l'un d'entre eux tente de grimper, les autres le tirent vers le bas. Appliqué aux humains, cela désigne des situations où, dans un groupe, des individus sabotent par exemple le succès des autres. critique ou décourage ceux qui essayent ou ceux qui progressent, avec des biais mentaux qui sont parfois même inconscients et qui disent « si je ne peux pas réussir, alors toi non plus » , il y a cinq raisons qui expliquent l'existence de ce comportement. La première raison, c'est la comparaison sociale. Festinger, en 1954, nous parle de la théorie de la comparaison sociale. Il part du principe qu'on a un besoin fondamental, que l'être humain a un besoin fondamental. d'évaluer leurs opinions, leurs capacités et leurs valeurs personnelles. Et pour ça, il utilise les autres comme point de référence. Les individus évaluent leurs valeurs et se comparent aux autres. Et quand quelqu'un du groupe réussit, il menace l'équilibre interne, il oblige les autres à reconsidérer leurs propres choix. Et donc pour éviter cet inconfort-là, certains préfèrent amener l'autre à leur niveau. Dans un exemple professionnel, ce serait un collègue qui frème la promotion d'un autre. C'est-à-dire un employé, par exemple, obtient de bons résultats, il est pressenti pour une promotion, ses collègues, au lieu de le soutenir, vont minimiser ses réussites, éventuellement répandre des rumeurs, refuser de l'aider, parfois même saboter directement ses projets, avec pour objectif inconscient d'éviter que l'autre s'échappe du groupe et expose la stagnation des autres. Je pense qu'on a déjà... tous vécu le fait que nos réussites soient minimisées. D'ailleurs, on a même parfois tendance à minimiser nos propres réussites pour être sûr de continuer à rentrer dans un groupe social et que la comparaison paraisse toujours acceptable, ce qui nous évite finalement de nous sentir exclus. Mais vous allez voir, ça nous amène à notre deuxième point, les normes de groupe et la pression à la conformité. On a déjà parlé pas mal de conformité lors du deuxième épisode, mais c'est vraiment quelque chose qui est... prégnant dans tous ces sujets-là, dans beaucoup de groupes, formels ou informels, il existe une norme implicite qui est « ne dépasse pas les autres » . Dans ces groupes-là, celui qui sort du panier est perçu comme un risque, un perturbateur, voire même parfois comme un traître. Dans ce cas-là, le groupe utilise la sanction sociale pour rétablir l'équilibre. C'est par exemple l'exclusion, les rumeurs et les moqueries. Par exemple, un membre de la famille veut retourner à l'école, déménager et partir à 600 km. changer de carrière, créer une entreprise, je dis une famille, mais ce serait exactement la même chose dans un groupe d'amis. Dans ces cas-là, les gens réagissent de manière implicite ou explicite avec des phrases du type « tu te prends pour qui ? » « Ici, personne ne fait ça » ou « c'est quelque chose qu'on entend souvent dans les familles » « Personne n'a jamais fait ça dans la famille » « Alors qu'est-ce qui te fait croire que toi tu vas y arriver ? » ou alors plus directement « tu vas échouer » . Ce discours n'exprime pas vraiment une analyse objective, il traduit une peur de la comparaison sociale et parfois... un refus du changement. La troisième raison pour laquelle les humains ont ce genre de comportement, c'est le mécanisme d'envie. Le mécanisme d'envie, c'est Smith et Kim, en 2007, qui en parlent, qui expriment le fait que l'envie résulte du sentiment qu'une autre personne obtient quelque chose que l'on n'a pas. C'est-à-dire que quand tu fais la fameuse comparaison dont on parlait tout à l'heure, parfois cette comparaison est défavorable en ton sens, ce qui fait que tu vas finir par avoir envie d'être comme la personne qui est en face de toi si cette personne-là a des... caractéristiques qui sont équivalentes à tes caractéristiques à toi, c'est-à-dire que cette personne, elle aura, je ne sais pas, le même âge, le même statut social que toi, ou statut professionnel que toi, elle vit dans le même contexte que toi, etc., etc., et l'envie va naître du fait qu'il y a un écart entre toi et l'autre personne, et que ça met en danger ta propre identité. Du coup, ça menace également l'estime de soi, c'est-à-dire que l'envie est souvent déclenchée par le fait que l'autre met en lumière tes propres insuffisances ou au moins ce que toi tu considères comme étant tes insuffisances. Ton estime baisse, la menace augmente et l'envie d'être l'autre personne ou de ressembler à l'autre personne ou d'avoir ce que l'autre personne a s'active. Une fois que l'envie est déclenchée, elle peut produire deux types de comportements. Un comportement qui ne fait pas de mal, c'est-à-dire un comportement qui te pousse toi-même à réduire cet écart en te motivant à te dépasser et à atteindre le niveau de cette autre personne. Mais ça peut également te pousser à avoir des comportements négatifs, c'est-à-dire que tu veux que l'autre descende, même si toi tu ne cherches pas à monter. Et pour ça, tu vas utiliser des outils, c'est-à-dire le sabotage, la critique, le fait de ramener l'autre à la normale ou la moquerie. L'envie est socialement taboue, donc souvent les critiques des personnes qui sont envieuses vont se déguiser derrière des critiques rationnelles. Pour t'expliquer par A plus B que ce que tu fais, tu ne devrais pas le faire. La quatrième raison qui pousse les gens à avoir un comportement qui va chercher à tirer les autres vers le bas, c'est l'insécurité collective. Dans des groupes qui sont confrontés à des inégalités économiques, des discriminations ou une faible mobilité sociale, l'ascension d'un individu peut être vécue comme une perte pour le groupe. Et dans certains cas le groupe peut remettre en question la légitimité de l'individu qui vit cette ascension, l'accuser de trahir le groupe et refuser de l'aider. La cinquième raison qui pousse les gens à avoir un comportement à tirer les autres vers le bas est liée au fait de vouloir conserver la hiérarchie. Les groupes humains ont tendance à vouloir maintenir leur structure. Un individu qui s'élève remet en cause les rangs existants. crée de l'incertitude et provoque de la résistance. Par exemple, ça pourrait être une situation dans laquelle des personnes sont sur le marché depuis des années et des années et réussissent à peine au bout de dix ans à se sortir un salaire. Leur entrepreneuriat a été une aventure difficile, un chemin semé d'embûches. Et là, il voit arriver un nouveau coach, un nouvel artisan, qui lui, en dix postes sur Insta, réussit à percer et fait des milliers. La première chose que les gens vont se dire, c'est « il a de la chance » . Il est tombé au bon moment, alors que moi je gare depuis dix ans, je lui ai ouvert le chemin et que c'est grâce à moi. La personne va peut-être également minimiser son talent. Le groupe préfère toujours conserver une hiérarchie stable parce que ça le rassure. Ça évite de se poser la question de « et bien pourquoi moi je n'ai pas eu ce succès auquel l'autre a eu le droit ? » C'est trop inconfortable de se poser ce genre de questions. Alors si on revient à notre sujet principal, qui est la cage dorée, comment le fait ? d'être entouré de gens qui ont une mentalité de crabe, te maintient dans la cage dorée. D'abord, on va reparler de la pression à la conformité. Les gens vont être amenés à réagir comme des crabes en te disant « tu serais fou de quitter ça, tu as déjà tout, tu devrais être plus reconnaissant » . En fait, ces phrases-là, elles cherchent à te ramener vers la norme, vers ta cage. Ta cage dorée, c'est la norme. La deuxième chose, ce sera les moqueries. et le dénigrement. La moquerie peut jouer un rôle clé, vraiment. Pour moi, c'est l'outil le plus vicieux que l'on peut utiliser parce que la moquerie peut se cacher derrière un « Non mais attends, c'était pour rire. Non mais attends, moi je te dis ça, mais tu le prends comme tu veux. » Ou alors, pire encore, si tu le prends mal, c'est qu'il y a une part de vrai dans ce que je suis en train de te dire. Le souhait derrière, c'est de ridiculiser ton désir de changement. Ils vont chercher à rabaisser ton ambition. et On prédit l'échec. L'objectif à ça, c'est d'empêcher que tu montres qu'un autre chemin est possible. Parce que si tu montres qu'un autre chemin est possible, ça fera se poser la question à la personne qui est en face de toi, « Mais alors pourquoi moi je suis ce chemin-là ? Pourquoi moi je suis là alors que moi aussi je me fais chier comme un rat mort ? » Et ça, ça dérange. La sortie de cache dorée met en lumière l'insatisfaction qu'ont les autres et qu'ils n'osent pas affronter. Elle explose les choix qu'ils n'ont pas faits. Ensuite, la culpabilisation. T'imagines le nombre de personnes qui aimeraient être à ta place ? La culpabilité devient une sorte de boulet à ton pied que tu te traînes en te disant « Non, mais je ne peux pas faire ça. C'est vrai qu'il y a plein de gens qui voudraient être à ma place. Mais est-ce que ce n'est pas plus inconfortable ? » pour toi et pour ta famille de rester dans une situation dans laquelle toi, tu ne te sens pas bien. Parce que tu ne t'es jamais dit que ta famille voyait à quel point tu ne te sentais pas bien. Et enfin, la dernière chose qui peut se produire, c'est la peur du changement diffusé par le groupe. Même si tu n'as plus peur, le groupe, lui, a peur pour toi. Et inconsciemment, il projette ses propres angoisses sur ton projet de liberté. Ça se manifeste par une série de questions qui n'est pas vraiment là pour t'aider. je pense que c'est là pour essayer de te dissuader. Le problème, c'est que c'est des choses qui fonctionnent extrêmement bien parce que la cage de réel est confortable. C'est agréable de faire partie d'un groupe et d'avoir cette sensation que le groupe nous protège. Et oui, la solitude du changement est réelle. C'est pour ça que je monte un accompagnement pour... aider à sortir de la cage dorée, c'est parce que je ne veux pas que les gens se sentent seuls comme j'ai pu me sentir seul à chaque fois que je suis sortie de ma cage dorée. Et en plus de ça, les crabes exploitent les doutes que tu as à l'intérieur de toi. Quand on est en plein changement, on vit des doutes internes monumentaux. Et c'est normal. Alors, comment est-ce qu'on peut faire pour ne pas se laisser avoir ? Clarifie pourquoi tu veux avancer. Quel est ton objectif ? La deuxième chose, c'est d'identifier qui, dont ton entourage est un crabe. La seule chose qui t'intéresse, c'est de ne plus faire partie de leur panier pour qu'ils ne te tirent plus vers le bas. Ton énergie, tu en as besoin pour avancer, pas pour te justifier. Pose dans un quatrième temps des limites claires. Réponds de façon neutre, mais ferme. Je comprends que tu vois les choses autrement, mais j'ai fait mon choix. Ou tout simplement leur dire, je préfère parler d'autre chose. La cinquième chose à faire, c'est de dépersonnaliser leur réaction. Leur critique, Parle d'eux, pas de toi. C'est leur peur, c'est leur inertie, c'est leur insécurité. Ce n'est pas les tiennes. Ensuite, module ton partage d'informations. Par exemple, tu pourrais prendre la décision de ne partager tes projets qu'avec ceux qui te tirent vers le haut. Remplace ton cercle toxique par un cercle vertueux. C'est vraiment pas forcément le plus simple à faire, mais ça a un impact de dingue sur ce que tu es capable de faire. cherche à être la personne que tu veux devenir. Fake it until you make it. Comment tu réagirais si tu étais déjà quelqu'un qui était sorti du panier de crabe ? Comment tu réagirais si tu étais déjà quelqu'un qui avait exactement ce que tu veux et comme tu veux ? Quelqu'un d'épanoui ? Est-ce que tu penses vraiment que tu essaierais de tirer sur les autres ? Ou alors est-ce qu'au contraire, tu aurais plutôt envie de les aider à ce qu'eux aussi soient heureux ? La critique te touche beaucoup moins parce que tu... Prends conscience que tu n'es juste plus dans le même panier. Quoi qu'il arrive, quoi qu'il se passe, il faut que tu avances malgré tout. Parce que ton mouvement crée de la confiance, de la crédibilité, du respect et souvent le silence de tes détracteurs. Et enfin, accepte que tout le monde ne t'accompagnera pas. C'est indispensable de comprendre que ton entourage ne te veut pas toujours du bien. Par entourage, je ne veux pas forcément dire ta famille proche, tes amis proches. Ils peuvent ou pas, en fait, ça va dépendre de chaque situation, mais ça peut être les collègues, ça peut être des copains que tu vois de temps en temps. Mais il y a des gens qui vont vraiment chercher à te tirer vers le haut. Des fois, des gens insoupçonnés. Ce matin, je discutais avec une femme incroyable en lui parlant de mon projet, parce que par contre, j'aime bien parler de mon projet pour voir un peu la réaction justement des gens et voir à qui je peux me confier ou pas. En lui parlant de mon projet, à aucun moment... Elle a cherché à me déstabiliser. À aucun moment, elle a cherché à me rabaisser. Elle a juste été là à m'écouter et à me dire « Mais attends, mais c'est génial que tu fasses ça, c'est incroyable ! » C'était inattendu. Et c'était là. Juste au moment où j'en avais besoin. Voilà, bon écoute, c'est un sujet qui me passionne. Je ne te donne pas de petit exercice supplémentaire. Je pense que tu auras bien compris ce qu'il faut que tu mettes en place. Que tu réfléchisses un petit peu aux personnes qui t'entourent. Sur ce... je te dis à la semaine prochaine et je te souhaite une excellente fin de semaine, ciao ! Merci d'avoir écouté cet épisode de Fucking Cache Dorée. 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