- Speaker #0
Bienvenue dans le podcast Gang de Copines. Ici, la sororité n'est pas un slogan. C'est une expérience vécue, riche, complexe, parfois bouleversante. Tu vas entendre mes discussions, profondes ou légères, avec des femmes qui partagent leur histoire, leur expertise et leur combat. Tu vas entendre des histoires vraies, sans filtre, de femmes qui tissent des liens, traversent des tempêtes et s'élèvent. On célèbre à la fois la force et la fragilité des amitiés féminines. On ose parler de ce qui gêne, de ce qui répare. Gangue de copines, c'est l'espace où la sororité s'assume, se questionne et se vit pleinement. Bonjour Eugénie. Bonjour Élodie. Alors déjà, merci de m'accueillir dans ton cabinet pour qu'on puisse enregistrer cet épisode de podcast.
- Speaker #1
Avec plaisir et bienvenue.
- Speaker #0
Merci. C'est très chouette. C'est très cosy.
- Speaker #1
On est bien.
- Speaker #0
Ouais. Comment tu te sens déjà ?
- Speaker #1
Eh bien, super bien. Il fait beau, donc déjà, c'est très cool. Et puis, tu es très accueillante. Tu me mets à l'aise, donc je me sens bien.
- Speaker #0
Trop bien. Alors, tu as 32 ans. On a le droit de le dire. On a le droit. Tu vis à l'Ambersaar et donc tu es praticienne, spécialiste en thérapie brève et aussi fondatrice de la communauté Lady Vadubise. C'est d'ailleurs comme ça qu'on s'est rencontrés. Exactement. Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus déjà sur ton activité ?
- Speaker #1
Oui, alors du coup, effectivement, je suis psychopraticienne ou praticienne en thérapie brève, avec plusieurs outils dans ma boîte à outils, c'est-à-dire que je vais faire de l'accompagnement plutôt sur travail de fond, mais aussi je suis sophrologue, hypnothérapeute. Je fais aussi du coaching en PNL, ce qui peut paraître... plein de mots mis à la suite mais en fait qui font sens parce que mon objectif c'était de me former à différents outils pour accompagner au mieux les personnes qui viennent en fonction de leurs problématiques comme la gestion des émotions même si on ne gère pas ces émotions on vit avec mais apprendre à les comprendre, gestion du stress améliorer le sommeil, ses relations aussi, je travaille beaucoup sur les relations interpersonnelles donc ça c'est vraiment ce que je fais en cabinet, donc j'accompagne les enfants à partir de 4 ans et les adultes les ados et voilà Merci. les humains à toute période de leur vie. Et j'interviens aussi dans des entreprises, différents types de structures, comme des associations, des écoles supérieures, ou pour les plus jeunes, pour transmettre des outils, pour apprendre à bien communiquer, être bien avec soi-même et bien avec les autres.
- Speaker #0
Si je comprends bien, on vient te voir, et en fonction du sujet, de la problématique, c'est toi qui vas aller sélectionner dans ta boîte à outils Quels sont les meilleurs outils pour répondre à la problématique rencontrée ?
- Speaker #1
Oui, c'est ça. En fait, c'est vraiment du sur-mesure. Alors effectivement, on peut avoir des protocoles, notamment en sophrologie, qui peuvent être déjà un peu tout faits et qu'on peut personnaliser. Moi, ce n'est pas une grande passion de travailler comme ça. Je veux m'en inspirer, évidemment. Je me base sur ce qu'on m'a transmis en formation. Mais le but, c'est vraiment de faire du sur-mesure en fonction de chaque personne, de chaque besoin, de ce qu'elle vit, cette personne-là, dans sa vie. Puis parfois, on a plusieurs objectifs qui peuvent être croisés dans un accompagnement. Donc c'est de prioriser ce qui va être le plus utile dans un premier temps, puis éventuellement d'évoluer vers d'autres outils, mais ce n'est pas forcément toujours le cas, mais en tout cas d'avoir la possibilité de le faire si on a besoin d'aller compléter avec un autre outil ou d'aller un petit peu plus loin ou débloquer quelque chose.
- Speaker #0
Est-ce que tu peux nous donner un exemple peut-être d'objectifs et d'outils que tu mets en face ?
- Speaker #1
D'autres personnes, par exemple, qui peuvent venir me voir parce que... Elles ont des troubles du sommeil, donc ça peut être du mal à s'endormir, avec des ruminations, du mal à débrancher la machine au moment du coucher, ou alors des réveils nocturnes qui peuvent être liés à des crises d'angoisse ou non. Ça, il y en a vraiment beaucoup. Ne vous sentez pas seules si ça vous arrive. Mais du coup, dans ces cas-là, on va d'abord traiter le besoin immédiat, c'est-à-dire voir des exercices, notamment avec la sophrologie, pour apprendre à s'apaiser et pouvoir pratiquer, surtout entre les séances, pouvoir s'approprier des outils pour... pouvoir bien dormir et s'apaiser. Et qu'une fois qu'on a retrouvé un sommeil, voilà, on est plus en forme pour aller potentiellement travailler sur le pourquoi. On en est là. Est-ce qu'il y a des choses qui ont besoin de bouger dans notre vie ? Est-ce qu'on a besoin de mettre en place des ajustements, des changements ? Faire peut-être du tri dans des relations parfois, ou alors s'autoriser à faire certaines choses et à prendre des décisions. Voilà, tout ça, on peut le travailler, mais dans un second temps. D'abord, plutôt soffro, du coup, et ensuite un travail plutôt euh... thérapie brève, comme on dit, pour aller comprendre et venir travailler plus en profondeur.
- Speaker #0
Ça rend les choses encore plus concrètes. Merci pour cet exemple. Est-ce qu'il y a d'autres... Là, tu as parlé par exemple du sommeil. Est-ce qu'il y a d'autres raisons pour lesquelles on vient te consulter ?
- Speaker #1
Oui, il y en a vraiment pas mal. Par exemple, pour les enfants, les parents vont me dire qu'ils ou elles ont du mal à gérer ces émotions. Ça peut être au moment du coucher, avec peur de l'abandon, des choses comme ça, en fonction de l'âge. Mais ça peut aussi être des grosses colères par moment, à des phases de la vie où il y a des changements dans la famille, par exemple. Donc, venir accompagner ça, évidemment, les outils, je les adapte à l'âge de la personne qui vient, de l'enfant en l'occurrence. Les séances sont aussi un peu plus courtes, parce que l'attention n'est pas la même à 4 ans qu'à 15 ou 16. Forcément, on adapte. Donc ça, ça va être, par exemple, pour les plus jeunes, ou du sommeil, ou de l'énuresie. Voilà, on peut avoir plein de choses différentes. Pour les adultes. Ça va être, parce que j'ai dit, le sommeil, les émotions, ou alors se sentir mal dans une relation mais pas savoir comment le débloquer, ou alors aller toujours vers le même type de relation, notamment sentimentale ou amicale, dans lesquelles on souffre. Donc comprendre un peu quel mécanisme il y a derrière pour ne pas retomber toujours dans les mêmes mécanismes et refaire, pas des erreurs, mais finalement, c'est l'histoire du trou dans le trottoir, pas toujours retomber dans le même trou. Donc voilà, on peut travailler plein de choses différentes. donc oui, des émotions qui sont du coup liées au sommeil, aux relations, ou se sentir bien dans son travail, s'affirmer aussi. On peut travailler la confiance en soi, l'affirmation de soi, l'estime de soi. Et puis aussi, on peut travailler plus en hypnose, là par exemple, sur des phobies ou alors même des addictions. J'accompagne pas mal de personnes pour l'arrêt du tabac, l'arrêt de la cigarette, ça, l'hypnose, c'est super efficace. Ou pour, oui, des phobies diverses et variées, les araignées, les grenouilles, les avions, les piqûres.
- Speaker #0
J'allais demander les avions. Très bien. Ok, je le note. Parfait, merci. Est-ce que tu as plus de passions ou patientes ? Je vais te répondre en rembobinant. Allez.
- Speaker #1
Quand j'ai fait mon business plan, quand je suis repartie dans les études et que je me suis dit, bon, qu'est-ce que je vais faire comme entreprise, qu'est-ce que je vais proposer, je suis partie du principe que j'aurais plus de femmes parce que je commençais par... communiqués via la sofro. Et donc, je m'étais dit c'est plus un truc qui va attirer les femmes, qui n'est pas forcément plus utile pour les femmes, pour les hommes évidemment, mais voilà, c'est comme le yoga. Mes cours de yoga, il y a beaucoup plus de femmes que d'hommes. Je m'étais dit que ça allait être un petit peu comme ça. Et au final, pas du tout. J'ai la plupart du temps plus d'hommes que de femmes. Et on va dire de temps en temps, c'est égal. Mais sinon, j'ai un ou deux hommes supplémentaires par rapport au nombre de femmes. C'est assez iso, mais ça reste quand même plutôt masculin.
- Speaker #0
C'est le moment de rentrer dans le vif du sujet. C'est quoi pour toi la sororité ?
- Speaker #1
La sororité, c'est... Ça va faire un peu bateau, mais c'est se soutenir et s'encourager entre femmes. C'est ne pas être des rivales, comme parfois on peut avoir cette image-là, ou être élevés parfois comme ça. Mais c'est vraiment... On n'est pas en concurrence. Et justement, on doit serrer les coudes parce qu'on vit les mêmes choses entre humains. en général, mais entre femmes il y a des choses différentes qu'on vit et que l'autre partie de la population ne ressent pas ou ne vit pas ou ne subit pas forcément et encore très privilégiée donc j'ai de la chance de vivre où on vit mais voilà, c'est vraiment ce côté de ne pas se voir comme des rivales mais potentiellement comme des personnes avec qui on peut construire des choses, on n'est pas des concurrentes, on peut s'aider, on peut s'élever ensemble et finalement on a le même but, donc il ne faut juste pas l'oublier Merci. Et pour moi, c'est ça, la sororité, c'est pas oublier qu'on a tous le même objectif, c'est d'être bien entre nous et heureux, en fait, accessoirement.
- Speaker #0
Comment tu décrirais ton entourage féminin, ton cercle amical ou familial ?
- Speaker #1
Déjà, il y a beaucoup plus de femmes que d'hommes dans mon entourage, autant dans ma famille, des deux côtés, autant paternelle que maternelle. J'ai beaucoup plus de cousines que de cousins, vraiment un univers de deux nanas, pour le coup. Dans mes amis, pareil. Pendant les études, peut-être un peu moins, mais maintenant, essentiellement des femmes. Non pas que je sois fermée aux hommes, mais c'est un environnement très féminin, mais pas exclusif. Et vraiment, je pense que j'ai fait un tri aussi pendant une période de ma vie, autant familiale qu'amicale. Et que du coup, je ne m'entoure que de personnes bienveillantes, ou en tout cas qui ont l'air bienveillantes au moins, et avec qui j'ai envie aussi d'avoir cette posture-là. vraiment dans ce côté sororité, même si ce n'est pas forcément dit avec des grands discours. C'est cette idée-là de... On s'aime, on se le dit, on s'encourage, on est heureux les unes pour les autres. Et du coup, on peut parler de plein de choses. C'est des belles relations, en fait.
- Speaker #0
Ok. T'as fait du tri, ça veut dire qu'il y a certaines relations qui se sont arrêtées. Ces dernières années ?
- Speaker #1
Oui. Déjà au moment de ma reconversion, il y a eu un tri qui s'est fait. Et pas forcément venant de moi, mais je n'ai pas lutté contre du tout. Quoiqu'il y a des personnes aussi dont je me suis peut-être un peu éloignée, mais parce qu'en termes de valeur, ça ne matchait plus. Et puis, on n'a pas forcément les mêmes buts dans la vie, la même vision de la vie. Et oui, les mêmes valeurs, tout simplement. Quand on s'est rencontrés... Au primaire, au collège, au lycée ou à la fac, et puis quand on arrive vraiment à l'âge adulte où on prend d'autres décisions, j'ai commencé peut-être à m'affirmer avec un peu plus d'assertivité, et certaines personnes ont pas aimé. Ça veut pas dire avec violence du tout, mais juste de m'assumer et de poser des limites dans les relations, et certaines personnes n'ont pas forcément apprécié, notamment des amis mieux, des amis de filles. Mais ce n'est pas grave, je leur souhaite d'être heureuse dans leurs autres relations amicales et dans leur vie, évidemment. Mais on ne se convenait plus, tout simplement. Il y a un petit tri qui s'est fait comme ça, soit de mon côté, soit du leur, ou soit naturellement, on se rend compte que ça ne matche plus. Ce n'est pas grave, ça ne veut pas dire qu'on n'a pas partagé des belles années, mais on part vers d'autres chemins.
- Speaker #0
Il y a un tri qui s'est fait, et il y a des nouvelles personnes qui sont rentrées. Comment tu as rencontré ces nouvelles femmes autour de toi ?
- Speaker #1
Via les divas du Biz,
- Speaker #0
déjà.
- Speaker #1
On en reparlera un peu plus après. Mais via les divas du Biz, j'ai fait de belles rencontres. Des personnes que je croise de temps en temps ou que je n'ai jamais croisées, mais avec qui je parle. Il y a un petit peu de tout. Et puis aussi, je me suis inscrite sur une application de rencontres amicales. J'ai vu ça sur un groupe Facebook. Parce que je ne vais pas être amie avec les personnes que j'accompagne. Je pourrais, mais en fin d'accompagnement. Mais bon, dans la relation... Merci. Thérapeutique, ce n'est pas évident. Puis c'est bien pour faire un bon travail. Ce qui n'empêche pas que j'accompagne des personnes que je connais déjà du niveau amical. Mais pas dans l'autre sens. En tout cas, pas pour l'instant. Je ne me sens pas à l'aise avec ça. Mais du coup, comme je ne rencontrais pas grand monde et que je travaille tout seul, j'avais envie de rencontrer des nouvelles personnes de mon âge. Des rencontres qu'on fait à l'âge adulte, comme je disais tout à l'heure. Et du coup, je me suis inscrite sur Bumble Friends. Et j'ai fait notamment deux très belles rencontres. amicales et vraiment des belles personnes, des belles rencontres et des belles amitiés qu'on est encore en train de construire. Ça fait une grosse année maintenant, mais je trouve un bon moyen de rencontrer des personnes quand c'est pas via les collègues puisque, en fait, j'ai pas de collègues. Je trouve que c'est un bon moyen et puis surtout, en fait, je me rends compte qu'on était beaucoup plus honnêtes dans nos critères et dans ce qu'on mettait sur nos bios parce qu'en fait, on n'est pas là pour séduire, on est là pour trouver des amis et c'est hyper différent. Comme posture. Alors certes, on ne va pas dire « je suis chiante » . Mais quoi qu'on pourrait, en fait, déjà, ce n'est pas sympa de se dire à soi-même qu'on est chiante. Mais on ne va pas essayer de se faire passer pour quelqu'un qu'on n'est pas. On est honnête parce qu'on veut avoir les mêmes centres d'intérêt, le même, à peu près, rythme de vie. Moi, je ne sors pas tous les soirs, je suis trop crevée pour ça. Oui,
- Speaker #0
et tu ne vas pas aller chercher des amis qui vous font la fête jusqu'à 15h. Voilà,
- Speaker #1
je ne peux plus. Je vais être là-haut. Donc voilà, honnêtement, c'est des trucs qu'on met. Moi, je suis plutôt componing, on fait de l'aquarelle, on regarde des petits films et c'est sympa, et on boit des petits verres de vin. C'est très bien. On va pas aller se faire une soirée de temps en temps, évidemment.
- Speaker #0
Mais voilà,
- Speaker #1
on met clairement ce qu'on veut. Et j'ai trouvé ça très différent par rapport aux apps de dating, plutôt du coup sentimentales. C'est vraiment pas la même posture. Et même les premiers échanges sont très différents et beaucoup plus sincères, vrais. Et d'où en même temps. J'ai trouvé ça hyper...
- Speaker #0
Très bonne surprise. Alors que sur les apps de dating, on essaye généralement de se montrer sous son meilleur jour.
- Speaker #1
Et on n'est pas toujours bien accueillis non plus. Il y a plus de méchanceté là. J'en ai pas vu du tout. Ça fait longtemps que je ne suis pas allée sur les apps de dating. Mais dans l'idée, de toute façon, on ne va pas aller liker des profils s'ils ne nous intéressent pas. On est honnête. Je mets oui à tout le monde pour l'ego. Il n'y a pas cette notion-là, puisque le but, c'est d'avoir des amis et de faire vraiment des choses ensemble et de partager, en fait.
- Speaker #0
Ok. Trop intéressant ce retour sur cette appli, du coup.
- Speaker #1
Je vous conseille.
- Speaker #0
Trop bien. Lady va du bise, on y arrive. Qu'est-ce qui t'a amenée à créer cette communauté ?
- Speaker #1
Alors, ça s'est fait de manière non préméditée et vraiment spontanée. Et je suis sortie de ma zone de confort pour le faire, mais au final, je ne regrette absolument pas la preuve. En fait, je participais au Money Challenge de la F-Collective. Donc, Sandra, la fondatrice de la F-Co, organisait sur trois jours des visios. C'était gratuit. En plus, on n'est même pas en nettement. Donc, c'était vraiment ouvert au plus grand nombre. Et c'est ça aussi que j'ai trouvé très cool. Donc, des femmes chefs d'entreprise, peu importe où elles en sont, dans leur stade de développement de l'entreprise. Certaines n'avaient même pas encore créé. Mais surtout, l'idée, c'était de comment se challenger, créer une offre, une OP et aller au bout des trois jours, on se lance. Donc déjà, très bon truc de coaching. On n'hésite pas. On y va et on le fait ensemble. Et puis voilà, il y avait des nanas de la France entière, et je me suis dit, on va tous lancer notre offre, mais ce serait bien qu'on aille se mettre des likes les unes sur les autres. Mais il y avait peut-être, je dis peut-être n'importe quoi, mais des milliers de personnes. Donc en fait, on ne peut pas aller faire ça, clairement. Donc je me suis dit, moi je suis à Lille, au moins qu'on le fasse entre Lilloises. Donc sur le petit chat à côté, parce qu'il y avait des petits messages qu'on pouvait mettre, j'ai écrit un message en disant... « Si vous êtes de la métropole illoise, n'hésitez pas à m'envoyer un petit message sur Insta. » Donc, j'ai mis mon pseudo « pro » . Et puis, comme ça, on ira se soutenir entre nous. Et puis, j'ai fait copier-coller parce qu'il y avait tellement de messages que je ne voulais pas qu'ils se perdent dans la masse. Je l'ai remis plusieurs fois, sans que ce soit du harcèlement non plus. Et j'ai reçu pas mal de messages, finalement, d'autres participantes au challenge qui m'ont suivie, que j'ai suivie. Et donc, on est allés mettre des likes pour soutenir et puis aider un petit peu l'algo. Et puis déjà, ça, c'est de la sororité, en fait.
- Speaker #0
Ah oui, tout à fait.
- Speaker #1
En vrai, je ne connais pas, mais juste, meuf, tu as eu le courage de lancer ton OP. Je vais te soutenir parce qu'en fait, c'est très cool. Tu peux être fière de toi. Allez, je vais te soutenir. Puis du coup, c'était réciproque. Et puis, finalement, on a créé une conversation WhatsApp pour pouvoir partager les unes les autres nos posts. Et puis, après, ça a grandi, Chacune a ramené ses copines et ses autres copines entrepreneurs. Et puis, ça a grandi jusqu'à arriver à une quarantaine de personnes. Et je ne sais plus à qu'est-ce que ça. On s'est dit, on va même se rencontrer. Parce que les conversations groupées WhatsApp, c'est bien, mais on est à côté. Autant aller se voir. Et donc, là, c'était une rencontre à l'aveugle parce qu'en fait, on ne s'était jamais vus. J'avais envoyé un petit message. J'aurais un pull rose, vous me repèrerez comme ça. Et on s'est retrouvés à aller boire un verre aux enfants terribles un soir. Et puis là, on a papoté, on a fait chacune un petit tour de table pour se présenter, présenter ce qu'on faisait, ce qu'on vivait au quotidien en tant qu'entrepreneur. Et c'était déjà bien, déjà dans le bon esprit parce qu'il n'y avait pas de ventardise, il n'y avait pas d'essayer de cacher la réalité parce qu'en fait, la vie, déjà, de toute façon, on sait. On se sait, comme on dit. Mais voilà ce que je vis, voilà mes désirs, voilà mes objectifs, voilà mes doutes, voilà ce qui fonctionne moins. Et ce n'était pas forcément tout de suite demander des conseils ou « toi, qu'est-ce que tu feras à ma place ? » C'était juste de partager, de pouvoir aussi viser son sac, ce qui peut faire du bien. Être comprise, parce qu'on peut avoir des amis côté perso qui nous soutiennent, femmes comme hommes, et notre famille et tout ça. Mais quand on ne connaît pas, quand on n'a pas vécu la réalité de l'entrepreneuriat, On peut imaginer, mais c'est encore un peu différent. Là, on a potentiellement vécu les mêmes choses, chacune à sa manière évidemment, mais il y avait ce côté où on se reconnaissait et on pouvait avoir aussi plus facilement de l'empathie, aussi les unes pour les autres, et puis cette capacité d'écoute, et puis pas de jugement surtout, c'est ça qui était très cool. Et puis après, on a refait, puis on a refait, et puis aujourd'hui, les Divas du Biz, il y a un site internet, une page Instagram, plusieurs rendez-vous mensuels, donc deux sessions de coworking, un after work. Et là, on met en place aussi à nouveau des ateliers qui sont animés par des membres du collectif. Et tout ça, c'est gratuit. C'est pas de charge mentale. C'est dans l'idée de s'apporter du plus, de prendre plaisir à se retrouver quand on a envie de se retrouver et de s'entraider quand on a besoin de s'entraider et juste de se soutenir quand on en a envie aussi, de faire sa pub aussi, parce que c'est autorisé de faire sa pub. D'ailleurs, tu as vu, il y a une petite partie dans la conversation, c'est autopromotion. Et utilisons-la. En fait, je fais une offre, je la markete, un peu comme l'idée du début, en fait, d'aller déjà liker et puis d'en parler autour de soi, de se recommander et puis de se connaître parce qu'on fait du coworking ensemble, on va boire des verres ensemble. Et puis du coup, on apprend aussi à connaître au-delà de la chef d'entreprise, la femme qu'il y a derrière. Et puis du coup, on crée des affinités, du réseau, mais c'est pas que là pour faire du bise, même si on est des divs à du bise. C'est vraiment aussi pour se retrouver et s'encourager. Et puis aussi se recadrer, parfois, quand on part un peu dans tous les sens, ça fait du bien d'avoir un œil extérieur qui nous permet de dire « Eh, tranquille, ça va aller. T'as tout ce qu'il faut, si tu veux, on se pose et on retravaille ensemble ce point-là. Là, t'es en train de paniquer. Donc, dis-moi, dis-nous ce qui va pas, on se pose, on s'écoute et ça va aller. Ah bah ouais, en fait, je suis pas toute seule. Je suis pas toute seule. On peut être indépendant, ça veut pas dire qu'on est obligé d'être seule. Un jour, j'ai entendu cette phrase-là et je me suis dit « Ouais. » Tu peux être indépendant, tu n'es pas obligé d'être dans la solitude.
- Speaker #0
C'est des personnes qui travaillent dans quel domaine ?
- Speaker #1
Il y a de tout et surtout, on ne fait pas de filtre à l'entrée sur les activités. On a des pet-sitters, des community managers, photographes, graphistes, illustratrices, on a une numérologue, on a des coachs, je crois que je suis la seule sophrologue. On a des conférencières, on a des profs, on a des personnes comme toi qui ont des podcasts, il y en a qui font plutôt de la vidéo. Il y a vraiment des créatives, il y a vraiment tous les domaines. Il y a des douleurs. Il y a vraiment un tout. La réalité de l'entrepreneuriat avec toute sa diversité. Généralement, on est plutôt solo. Je crois qu'il n'y en a qu'une qui a des employés. Mais sinon, il n'y a pas de limite de toute façon à la taille de l'entreprise. On est toutes les bienvenues. Tout le monde est bienvenu. Mais tous les domaines, tant que tu as du bise, tu es une diva, tu es une diva du bise. Et même si ton chiffre, c'est zéro, tu es une diva du bise.
- Speaker #0
Et puis, c'est ce que tu disais pour rebondir. Alors, il y a deux sujets sur lesquels je voudrais revenir. Le premier, c'est la création de liens. C'est-à-dire que ce n'est pas un réseau que des personnes dans la com ou que des sophrologues. Ce qui prime, ce que j'entends, c'est que c'est avant tout la création de liens entre professionnels indépendants, si on peut dire ça.
- Speaker #1
Oui, c'est ça. C'est de se retrouver sur nos points communs, mais pas forcément liés à notre activité. On n'est pas là pour parler de savoir-faire, finalement, mais plutôt savoir-être. Oui, encore, le but, ce n'est pas de monter en savoir-être. On n'est pas là pour se former à des choses, mais vraiment pour se construire en tant qu'humaine qui est à la tête de son entreprise, plus qu'en tant que telle étiquette de tel métier. Même si, évidemment, si on fait du bise entre nous, tant mieux. Mais ce n'est pas ça la première clé d'entrée, c'est de sortir de l'isolement quand on se sent seule, ce qui n'est pas forcément obligatoire chez toutes les chefs d'entreprise. solo, mais aller sortir de chez soi, de son bureau ou de son cabinet ou de son atelier et voir du monde et puis aussi prendre du recul sur son activité, travailler différemment. C'est prendre du temps pour soi, pour son entreprise, mais donc pour soi, vu que tout est lié.
- Speaker #0
Oui. Quand on a préparé cet épisode, on a discuté un peu de nos sources d'inspiration, les femmes badass chefs d'entreprise dont on était entourées dans la métropole lilloise parce qu'il y en a plein. des divas aussi qui nous inspirent et on a trouvé ça intéressant de vous en parler parce que c'est aussi montrer les couronnes tu parlais de faire briller les personnes c'est aussi montrer les personnes qui nous inspirent autour de nous qu'est-ce que tu citerais toi ?
- Speaker #1
il y a celles que je considère comme nos grandes soeurs, alors même si en plus elles ne connaissent pas mais c'est pas grave ça fait un peu groupie Merci. Mais celles qui ont un peu ouvert la voie, je pense que c'était essentiellement les premières membres de l'AFCO.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
On en a déjà parlé avec les divas parfois, mais en fait, c'est celles qui nous ont aussi montré le chemin. Pas notre maman, parce qu'elles ne sont pas beaucoup plus âgées que nous, mais vraiment grandes sœurs qui ont lancé leur boîte et qui ont commencé à vraiment communiquer dessus et qui nous ont montré comment elles, elles faisaient. Et ça marche. Et maintenant, elles sont connues. enfin elles sont connues nous on les connait et leurs entreprises sont connues mais peut-être que tout le monde les a pas vu grandir comme nous on a suivi les projets mais par exemple une Charlotte de chez Chicon Pressé très très bon resto d'ailleurs j'adore le concept et c'est toujours très très bon Sylvana des brioches oh là là évidemment de toute façon à chaque fois on en parle en mode oh ça me donne trop envie voilà bon déjà pour son parcours pour sa comment elle est enfin elle a une femme tellement pétillante et à chaque fois que je l'ai croisée j'étais en mode elle rayonne et c'est génial et ça sent dans ce qu'elle fait dans la manière dont elle communique et je trouve ça hyper inspirant si vous êtes passés à côté Sylvana c'est des brioches incroyables allez-y,
- Speaker #0
je pense que tout est bon peu importe ce que vous prendrez ce sera bon on fait la petite pub c'est vrai c'est bien c'est aussi ça la sororité des entrepreneurs qui sont autour de nous et qui nous inspirent Voilà. donc chics compressés, Sylvana, t'en as d'autres ?
- Speaker #1
une qui m'a beaucoup inspirée parce qu'elle est arrivée à un moment où c'était pas encore tout à fait la mode je sais pas si elle était dans la FCO mais c'est pas grave, c'est pas un critère du tout Pauline de chez Mademoiselle Biloba qui a une boutique dans le Vieux-Lille, un e-shop même si vous n'êtes pas à Lille allez-y, qui propose alors elle a une cabine de soins en plus mais sinon c'est vraiment des cosmétiques et tout ce qui est ingrédients aussi pour faire pour prendre soin de son corps, de sa peau peau, de ses cheveux, voilà, mais de manière naturelle, et le but c'est pas d'avoir une routine à 12 étapes avec plein de produits chimiques, c'est au contraire d'aller aux vrais actifs adaptés à ses besoins, et naturel, et comme c'est hyper important pour moi, ça me parle beaucoup, et vraiment avec des conseils, vraiment il y a une qualité de conseils, elle a écrit un livre aussi, d'ailleurs elle était passée à la télé pour le présenter, et je pense que c'est toujours hyper impressionnant à faire, et ouais, ça marche, et ça fait longtemps. Et ça ne m'étonne pas que ça marche. Mais voilà, elle a cru en son projet, alors que ça pourrait être un marché de niche, on peut dire. Et en fait, elle a vraiment su faire sa place. Et du coup, je trouve que c'est aussi très inspirant comme parcours. En plus de faire sens en termes de consommation pour moi, je trouve que même de toute façon, son parcours, il est très inspirant comme tant d'autres. Toi, tu avais d'autres noms aussi que tu voulais citer ? Oui,
- Speaker #0
il y a des personnes, c'est marrant parce qu'en t'écoutant, je me dis, je réfléchis aux personnes auxquelles j'ai pensé en préparant cet épisode. Et je me dis, c'est des femmes qui ont de la bouteille dans l'entrepreneuriat, qui sont plus avancées que moi et que je suis depuis des années. alors euh c'est Pour les boutiques, il y a notamment Constance qui a une boutique de bijoux. Je passe régulièrement devant. Ça fait longtemps que je la suis. Elle crée ses bijoux elle-même. Tout est trop mignon. Enfin voilà, j'adore. Allez-y. Lille by Matt. Donc Mathilde, évidemment, qui, elle, donne des bons plans dans la métropole lilloise depuis, je dirais, au moins 10 ans.
- Speaker #1
C'est la queen.
- Speaker #0
Ouais.
- Speaker #1
C'est la queen du blogging de toute façon. C'est vrai.
- Speaker #0
Depuis que ça a commencé à être à la mode, En fait, de faire des blogs, de donner des conseils et tout, c'est vrai que je l'ai su 10 ans, peut-être même plus, désolée. Mais ouais, ouais. Évidemment, j'en parle souvent. Little Big Woman, c'est une association qui aide les femmes entrepreneurs aussi. Et j'ai une mentor là-bas depuis plusieurs années, c'est Laurine. Coucou. Et évidemment, elle a eu des très beaux restaurants à Lille. Maintenant, elle accompagne plutôt des restaurateurs à développer leur business, on va dire ça. Et du coup, pour moi, c'est un exemple de réussite qui est vraiment chouette. Et la dernière que je voulais citer, qu'on m'a fait découvrir, qui est dans la métropole lilloise aussi, c'est Lorraine de Cook & Record, qui a commencé à se faire connaître en faisant des vidéos de ses recettes, qui, pareil, a sorti un livre, qui maintenant a une marque qui s'appelle Bicuis, qui fait ses propres biscuits, etc. Trop bien. Vraiment aussi, elle partage des éléments de sa vie pro, de sa vie perso. Ça permet de se connecter, de voir aussi les difficultés qu'on peut avoir entre sa posture de chef d'entreprise et sa vie perso. En fait, il y a un épisode, enfin un épisode, un contenu qui m'a marqué, c'est j'ai besoin d'un crédit immobilier. Je suis entrepreneur depuis trois ans, j'ai un succès comme ça, mais je dois me... expliquer de façon très poussée mon projet d'achat IMO parce que je suis entrepreneur. Et ce genre d'info, je trouve que c'est hyper intéressant. Oui,
- Speaker #1
elle partage la réalité. Exactement. Et c'est bien de pas montrer que... Alors, c'est bien de faire rêver, d'envoyer du rêve et de dire on réussit. Comme on se disait quand on préparait l'épisode, oui, on est très contentes pour les personnes. Moi, je fais 100 cas par mois en 3 mois. Mais cool, bravo pour toi. On est très contentes pour toi. Mais On ne doit pas se sentir nulle parce qu'on ne le fait pas. Et derrière, en fait, ça a un coût aussi. Ce n'est pas de cacher toute l'énergie et l'investissement que chacune met dans son entreprise, peu importe le résultat qu'il y a derrière. Derrière, il y a une femme qui croit en son projet et qui croit en elle-même aussi, même si elle doute parfois, évidemment. Mais c'est aussi de montrer que vous n'êtes pas seule. C'est le Marine Leonardi, vous n'êtes pas seule. Et voilà, c'est version entrepreneur, en fait. Oui, c'est ça. On pourrait le dire, vous n'êtes pas seule. prendre sa petite phrase. Avoir un prêt, se démoraliser, douter, faire finalement beaucoup plus d'heures que quand on était salarié, et se dire oui mais là c'est pour moi.
- Speaker #0
Ce matin je lisais une newsletter de Julie et Julia qui disait 90% du temps, donc c'est deux entrepreneurs que j'ai déjà accueillis dans ce podcast, plutôt dans l'infoprenariat, le vent de déformation et tout ça, pour situer. 90% du temps, c'est de l'inconfort. Et 10% du reste du temps, elle dort. Voilà. Donc non, vous n'êtes pas seule. Et même des gens qui ont du succès, pour qui ça roule et tout ça, ça ne s'arrête jamais. On est d'accord.
- Speaker #1
Je n'ai pas d'enfant, mais comme quand on dit, quand on a un enfant, on est parti pour se faire du souci pour lui toute sa vie. Ce n'est pas une fois qu'il a 18 ans ou quitter la maison qu'on s'arrête. Je pense que pour son bis, c'est pareil. Ce n'est pas le jour où c'est bon, on a atteint une stabilisation en CA ou que ça roule bien et que tout va bien. Non, ça ne va jamais bien, en fait. On se fait toujours du souci, on s'inquiète pour la suite. Et c'est la preuve qu'on s'investit vraiment aussi. C'est aussi bien d'apprendre à apprécier ce qu'on a. Mais je pense que ça ne s'arrête jamais. Parce qu'on a des nouvelles idées, parce qu'on a envie d'aller encore plus loin, de se challenger. L'entrepreneuriat, c'est usant, mais ça nourrit.
- Speaker #0
Sinon,
- Speaker #1
on ne le ferait pas.
- Speaker #0
Non. Et si on a envie de venir déposer tout ça, justement, de venir rejoindre la communauté des divas du Biz pour partager nos succès et nos doutes, comment on fait ?
- Speaker #1
C'est tout simple. Allez. Sur Instagram, en bio, il y a un lien. C'est un Google Form. Il suffit de le remplir. Tout le monde est bienvenu à partir du moment où vous êtes dans le coin. Parce que comme c'est pour se voir en physique, essentiellement, la métropole lilloise, c'est bien. Mais voilà, il suffit de remplir un petit Google Form qui est en bio Insta ou sur le site Internet qui est aussi sur Insta.
- Speaker #0
Le site Internet ? et l'insta c'est quoi le nom ?
- Speaker #1
les divas du biz tout simplement les divas du biz oui pour insta c'est ça et pour le site comme je n'ai pas acheté de nom de domaine c'est une url très très longue donc allez sur insta c'est plus simple parfait super merci beaucoup Eugénie merci Elodie