- Speaker #0
Donc bienvenue dans ce nouvel épisode de mon émission Franchiser le Cap, l'émission de podcast qui présente les meilleurs réseaux de franchise ainsi que les plus belles réussites. Si vous rêvez de créer votre entreprise mais que vous n'avez pas d'idée, j'ai peut-être une pépite pour vous. Mais avant de commencer, n'oubliez pas de vous abonner à la chaîne YouTube en cliquant sur le petit rectangle rouge juste en bas à droite de la vidéo. Et n'oubliez pas aussi que vous pouvez retrouver cette émission directement sur toutes mes chaînes de podcast, Apple Podcast, Spotify, etc. pour le format audio. N'oubliez pas aussi que vous avez tous les liens en description pour candidater, réserver, prendre un rendez-vous si la franchise que je vais vous présenter vous intéresse. Donc aujourd'hui, j'ai la chance d'accueillir Maxime. Bienvenue Maxime.
- Speaker #1
Merci Geoffrey.
- Speaker #0
Ça va ?
- Speaker #1
Ouais, impeccable et toi ?
- Speaker #0
Très bien, merci. Et donc tu vas nous parler de ton concept Mamat, qui est donc une franchise de boulangerie mais pas que. Donc je te laisse... te présenter et nous parler un petit peu plus en détail de ton concept.
- Speaker #1
Merci pour l'invitation. Alors Mamat, c'est pas un concept qui est né comme ça rapidement, c'est une évolution de parcours. Je suis boulanger pâtissier, j'ai toujours travaillé dans cet univers et j'ai créé une boîte dans ma vie en 2009. Ça a commencé sur les marchés de ma région, je vendais du pain et pour arriver à ce qu'on fait aujourd'hui, des bakery à l'anglo-saxonne parce que je... Le mot bakery est important parce que dans les pays anglo-saxons, on consomme la boulangerie dans le magasin. Et nous, c'est ce qu'on a voulu faire dès 2016. On a commencé à hybrider les métiers de la boulangerie. Donc aujourd'hui, on travaille autour de trois métiers différents, que sont le métier de la boulangerie-pâtisserie, le métier de la restauration type brunch, en tout cas anglo-saxonne, et le métier du coffee shop pour les goûter notamment l'après-midi.
- Speaker #0
Donc c'est ça qui est hyper intéressant dans ton concept, c'est ce côté... hybride justement, tu ne vends pas que du pain, tu as vraiment tout le panel de la boulangerie tout à fait,
- Speaker #1
on rentre chez nous on a des rayons de boulangerie-pâtisserie traditionnels, avec une offre pour Mamat bien sûr on essaie d'être différenciant aussi dans les produits, et après vous avez tout un univers avec un vrai bar parce que le coffee shop représente une grosse part maintenant de notre activité avec des vraies cuisines où on envoie des petits plats minutes Sur de la cuisine d'assemblage, pas très complexe, mais on fabrique à la minute et on amène à table des petits plats chauds également. Et puis on ouvre sur des univers de 300, 400 mètres carrés avec une centaine de places assises. Donc voilà, des lieux de vie, des vrais lieux de vie grands où les gens viennent chez nous pour travailler, pour draguer, pour faire un brunch entre amis, pour manger rapidement un sandwich à emporter aussi, parce qu'on a aussi la vente à emporter. Ce qui fait qu'on a vraiment une clientèle du matin à 7h jusqu'au soir 20h et assez large et diversifiée.
- Speaker #0
Génial, le goûter du dimanche après-midi, comme tu disais. Tout à fait. Donc tu as vraiment voulu réinventer la boulangerie et proposer tout un écosystème autour.
- Speaker #1
C'est ça. En fait, en 2016, j'avais déjà compris quelque chose. C'est que le pain, c'est quelque chose qui quand même baisse en consommation. En pourcentage dans les ménages, il y a 100 ans, le pain, ou même il y a 70 ans, c'était un aliment de base. Aujourd'hui, c'est un aliment d'accompagnement d'un repas. J'ai commencé à hybrider un petit peu en me disant que la boulangerie va devenir un métier d'accompagnement d'autres métiers. Et c'est comme ça qu'on a mis en 2016 20 places assises ou 30 places assises dans une boulangerie. A l'époque, il n'y en avait presque pas, ça n'existait pas. Et puis, au fil en aiguille, ça a cartonné. Donc, on est allé sur des espaces de plus en plus grands et sur de plus en plus d'hybridation. Par contre, on avait quand même un objectif, c'était de faire les choses bien. Donc, on ne s'est pas lancé dans un métier sans être sûr que ça correspondait à une cible, à une attente et à un positionnement de qualité parce qu'on a une ADN qualitative plus que quantitative. On ne va pas chercher du prix à tout prix chez Ausha. On va vraiment essayer d'être dans le plaisir. Et c'est pour ça qu'une des baselines de ma mat, c'est lieu de vie et d'envie. Parce que j'ai un objectif, c'est que les gens ne viennent pas chez moi juste par besoin, mais par envie. Voilà un petit peu comment est née cette hybridation.
- Speaker #0
Génial. Et c'est plutôt une réussite, puisqu'on en parlait en off justement tout à l'heure, j'étais assez impressionné de la répartition de ton chiffre d'affaires. Parce que c'est vrai qu'en tant que candidat à la franchise, on arrive, on se dit, j'aimerais peut-être ouvrir une boulangerie qui est un secteur très porteur et qui fonctionne très bien en France. Mais par contre, quand j'ai connu ta ventilation de répartition de chiffre d'affaires sur la partie boulangerie, j'ai été assez impressionné. Est-ce que tu peux nous en dire plus ?
- Speaker #1
Oui, en fait, c'est là où je me suis même presque fait absorber par l'hybridation parce que je ne pensais pas au démarrage que ça allait prendre une telle ampleur. Alors aujourd'hui, on voit qu'on est en plein dans le tempo parce que toutes les boulangeries aujourd'hui s'hybrident. Aujourd'hui, l'univers de la boulangerie-pâtisserie, Donc le pain, la viennoiserie et les gâteaux représentent... en moyenne 35% de mon chiffre d'affaires. Ce qui est peu pour une boulangerie et pâtisserie à proprement dit. Après, derrière, on a la restauration qui va prendre environ 40% du chiffre d'affaires. Et là, j'y mets dedans les brunchs à volonté qui est un temps fort chez nous. Le dimanche matin, ça représente presque 10% à lui seul, le brunch à volonté du chiffre. Et là, on devient vraiment lieu de destination. En plus, presque comme un restaurant, on a des gens qui réservent sur un site de réservation. Et puis le reste, c'est la boisson, le coffee shop, qui représente entre 20 et 30 du chiffre d'affaires, en fonction, après il peut y avoir un peu de variation, en fonction des implantations. Mais voilà, donc on a vraiment trois univers complètement autonomes et qui génèrent à eux des chiffres d'affaires assez impressionnants.
- Speaker #0
Oui, c'est ce qui m'a étonné justement, c'est ce 20-25% de boissons, comme tu le dis, parce qu'il y a d'excellentes marges, on le sait aussi sur les boissons. Mais ce que j'aime bien, moi, dans ce côté hybride, je le vois aussi en tant qu'entrepreneur, c'est que chaque pain de cette hybridation alimente l'autre. C'est-à-dire qu'on peut du coup venir chercher son pain et en fait avoir envie de consommer sur place une boisson ou un déjeuner ou on déjeune, on embarque le pain pour l'après-midi.
- Speaker #1
Tout à fait.
- Speaker #0
Ça, vous l'avez vraiment vu ?
- Speaker #1
Oui, oui. Alors, c'est un peu moins le cas quand on s'installe en hyper-centre-ville parce que quelqu'un qui vient prendre un goûter ou un petit-déj le matin, il ne va pas trop prendre son pain et se balader avec sa baguette toute la journée. Un peu plus sur le goûter, parce que c'est l'heure où on rentre chez soi et on va... Mais oui, il y a tout à fait, il y a vraiment beaucoup de... Enfin, tout se mélange en fait, les univers se mélangent. On a des clients qui restent une journée entière chez Mamat. Pour bosser, en fait, c'est leur bureau. Et puis le matin, ils vont prendre 2-3 cafés, peut-être un avocat de toast ou une tartine d'œufs brouillés. Et puis le midi, ils vont faire un déj sur le pouce. Et puis l'après-midi, ils vont prendre une boisson chaude gourmande. Et voilà, on a vraiment des gens, ou alors ils vont se faire rejoindre par deux copines, et puis ça va partir en goûter entre copines. Donc ouais, on a cette chance aujourd'hui d'avoir aussi... Alors malheureusement, le bonheur des uns fait le malheur des autres, mais on sait qu'on a un secteur de la restauration traditionnelle qui est en grande souffrance aujourd'hui, de par l'inflation, le ticket moyen qui explose, peut-être aussi un peu de... manque de réinvention dans certains restaurants aussi. Et nous, on va toucher le plat minute chaud à 12 euros. Et donc, on va pouvoir... Voilà, on aspire un petit peu cette clientèle-là. Voilà, tant mieux pour nous.
- Speaker #0
Ça répond vraiment, je le vois, à un besoin de pouvoir encore se faire plaisir, aller manger à table, servir à table, mais pour pas trop cher, avec quand même des produits de qualité. Et donc, aujourd'hui, c'est vraiment ton positionnement.
- Speaker #1
Exactement. Alors, on ne va pas aller, on ne fait pas du filet de bar, on ne fait pas... Voilà, on a une restauration très anglo-saxonne. C'est des grilled cheese, c'est des petits egg toasts avec des œufs, une petite sauce mamate. On va y mettre une petite poitrine fumée au-dessus. Voilà, ça va être des choses assez simples. On va travailler le pastrami, on va travailler un peu tendance aussi. Et puis, effectivement, c'est chaud, c'est féminule, c'est servi à table. On a digitalisé malgré tout la prise de commande, parce que pour réussir à garder les prix... cohérent. Il faut aussi qu'on digitalise un petit peu les choses. Et puis, ça correspond vraiment aux attentes des consommateurs d'aujourd'hui. Se faire plaisir pour pas trop cher dans un cadre très sympa parce qu'on met le paquet sur les lieux et voilà.
- Speaker #0
Donc, super. Moyen aussi de fidéliser. Donc, des points d'entrée multiples, soit par la boulangerie, soit par la restauration, soit par la boisson. Et du coup, fidéliser aussi la clientèle. Quelqu'un qui vient peut-être boire son chocolat chaud viendra peut-être quelques jours plus tard acheter son... Exactement.
- Speaker #1
Moi, je vois dans certains concepts où on enlève les prises pour pas que les gens se connectent le matin, parce qu'on se dit, on va manquer de place assise. Mais en fait, pour moi, c'est une erreur fondamentale parce que quelqu'un qui va venir effectivement prendre une table pendant trois heures avec un café et il va rien consommer d'autre effectivement ce jour-là, mais il va trouver le lieu sympa, l'ambiance sympa et il reviendra pour un brunch à quatre et ou il reviendra prendre un goûter. Ça va devenir... Ce que Starbucks a très bien réussi à faire, ce qu'ils appellent le troisième lieu. Vous avez le domicile, vous avez le travail et vous avez Starbucks. Et maintenant, vous avez Mamat.
- Speaker #0
Voilà, un concept français.
- Speaker #1
Français et puis avec une offre plus tendance parce que je pense que Starbucks, même si ce sont des gens qui ont fait des choses extraordinaires, ne se sont pas assez réinventés vite, notamment sur la partie alimentaire. Mais voilà, on offre quelque chose de peut-être plus complet et plus poussé dans l'expérience.
- Speaker #0
Ok, super. Et maintenant, on a parlé de cette répartition de chiffre d'affaires, des choses simples, des boissons, du pain. On va s'intéresser peut-être un peu au KPI de gens qui envisageraient d'ouvrir une franchise Mamat et de rejoindre. J'imagine qu'il doit y avoir quand même de très bonnes marges aussi sur ce type peut-être de produits. Aujourd'hui, alors là, on va parler vraiment... tous les KPIs qui nous intéressent aujourd'hui, ouvrir un Mamat. Quel est l'investissement ? Quel est le droit d'entrée ? Quelle est la marge qu'on peut attendre ? Est-ce que tu peux nous en dire plus sur tout ça ?
- Speaker #1
Avec plaisir. Mamat, c'est des gros bébés. C'est des magasins qui coûtent un peu d'argent au lancement puisque c'est 300 mètres carrés, une centaine de places assises. On vient de faire, on est en train d'avoir un projet à Nantes où on a réussi à faire sur 260 mètres carrés. Mais c'est vraiment le minimum. Sinon, on ne peut pas se déployer. Il faut compter entre 800 et 900 000 euros sur une base de coque, une cellule vide, sans droit au bail ou rachat de fonds de commerce potentiel. Pour ça, il faut aller chercher des crédits à la banque. Donc, on demande 250 000 euros d'apport personnel pour pouvoir accéder au projet. Ensuite, en chiffre d'affaires potentiel, aujourd'hui, on a deux pilotes d'exploitation. On a six mamates, mais on a... deux vrais pilotes d'exploitation. Pourquoi ? Parce que, comme je vous le disais tout à l'heure, ce n'est pas un concept qui est né rapidement, c'est une évolution de parcours. Donc, on a eu la chance. J'ai fait toutes les erreurs qu'il fallait faire. J'ai expérimenté. Et donc, j'ai attendu d'avoir un joli modèle, vraiment, avant de le dupliquer. Mais les deux pilotes qui sont dans le modèle d'exploitation, il y en a un qui fait 1,8 million d'euros, qui est à Amiens depuis 4 ans, en centre-ville. Et il y en a un autre qui est à Lille, qui va faire en année 2, 2,5 millions d'euros. Donc on atteint des chiffres d'affaires qui sont assez rares dans nos secteurs. Donc 850 000 euros, ça c'est l'investissement global. Entre 8 et 900, ça comprend des droits d'entrée de 40 000 euros, qui sont compris dans les 8-900 000. Ensuite, le chiffre d'affaires, c'est 1,8 million, 2 millions. On peut atteindre, après ça va dépendre des emplacements. En rentabilité pure de l'établissement, un bon exploitant, et j'insiste bien sur le bon exploitant, peut atteindre 20% de BE, de BEF, c'est-à-dire le BE franchisé après redevance d'exploitation.
- Speaker #0
Bien, c'est très bien de préciser ça.
- Speaker #1
Oui, parce que ce qui compte, parce qu'il y a des redevances qui sont de 5% des royalties proportionnelles au chiffre d'affaires et des redevances de communication qui sont de 1,5% pour la communication nationale. Et ça, les 20%, ils sont atteignables après ces redevances-là. En dessous de 15% d'excédent brut d'exploitation, il faut vraiment comprendre qu'il y a un problème de fonctionnement de l'établissement.
- Speaker #0
Ah, donc c'est vraiment une normalité, en fait ? C'est une norme, de toute façon. Nous,
- Speaker #1
c'est dans les manops. Aujourd'hui, c'est normé. La rentabilité est normée. La masse salariale d'un établissement est normée chez Mamat. La marge brute est normée chez Mamat. Et si on n'y arrive pas, il faut essayer. Nous, on est là aussi. L'enseigne est là. Il y a des équipes d'animation qui sont là pour comprendre pourquoi, pour aider à atteindre ces normes. Donc en dessous, en tout cas, on peut définir qu'il y a un vrai problème. Et au-dessus de 20, moi, je dis attention. J'ai un de mes franchisés qui fait un peu plus, mais je lui dis attention parce qu'il ne faut pas non plus tirer trop sur le personnel. Et donc, dégrader l'expérience client qui passe par un minimum. Voilà. Après, il y a une variabilité. Ça va être le montant du loyer qui peut venir impacter. Mais on peut atteindre 20% avec un loyer aux alentours de 10%.
- Speaker #0
OK. Donc, c'est-à-dire que, vous voyez,
- Speaker #1
pour mon établissement de Lille, je vais être très concret sur l'année 2025, on est en ce moment retraité du directeur d'établissement. Parce que, attention, un directeur d'établissement chez moi, il coûte 80 000 euros par an. Donc un franchisé n'aura pas un directeur d'établissement à 80 000. Donc je retraite ce poste. On est aujourd'hui à 18% de BE avec un loyer à 180 000 euros par an. Donc on est capable d'aller chercher des grosses valeurs locatives et de préserver la rentabilité, malgré tout.
- Speaker #0
Donc on voit que c'est... Hyper bien réfléchi.
- Speaker #1
Est-ce que c'est clair ou est-ce que je reviens sur certains chiffres ? Non,
- Speaker #0
mais ça me paraît très clair. Je vais peut-être même un peu le reformuler. Mais ça veut dire que du coup, pour faire un calcul très simple, prenons des comptes ronds, un mamat qui fait 2 millions d'euros de chiffre d'affaires, il doit viser les 20% de BEF maximum. Sans aller au-delà pour ne pas détériorer l'expérience client. Si en dessous, il sait qu'il y a des soucis. Donc ça veut dire qu'on peut aller chercher 400 000 euros de BEF. F,
- Speaker #1
exactement.
- Speaker #0
Voilà. Non, non, c'est très... De toute façon, je dis aux gens aussi, je reprends la caméra, mais si vous avez des questions, si ça ne vous paraît pas clair, vous pouvez aussi poser vos questions directement en commentaire de YouTube et je me ferai un plaisir de vous répondre directement à tout ça. Donc surtout, n'hésitez pas. Donc en tout cas, non, mais c'est très, très clair. Et le BEF, peu de franchiseurs aussi en parlent comme ça. Et je te remercie, Maxime, pour cette transparence.
- Speaker #1
Après, quand on ira plus loin, on parlera aussi de cash-faux-franchise, on parlera de... de retour sur investissement. Voilà, tout ça, c'est des chiffres qui sont très importants quand on fait le choix d'une enseigne. Et nous, tout ça, c'est très, très codifié déjà chez Mamat.
- Speaker #0
Génial. Donc ça, c'est typiquement, vous prenez un rendez-vous. Ça permettra aussi de poser ces questions, de creuser le sujet. Mais déjà, dans les grandes lignes, c'est déjà très clair. Donc, super. Donc aujourd'hui, Mamat, combien de... Tu l'as dit tout à l'heure, je crois, six...
- Speaker #1
On a six établissements et on a deux vrais pilotes d'exploitation qui correspondent au modèle qu'on duplique maintenant.
- Speaker #0
D'accord, ça marche. Et donc, des ouvertures dans les tuyaux ? Oui,
- Speaker #1
alors on a des réservations de zones d'exclusivité qui ont été faites. Donc évidemment, entre une réservation de zone et une ouverture, il y a deux étapes fondamentales qui est, un, la recherche des locaux, parce qu'on n'ira pas prendre de risques chez Mamat, on va aller chercher le meilleur local au meilleur endroit. Et puis après, il y a l'étape du financement qu'il faut passer, mais aujourd'hui, on a quatre à cinq réservations de zones qui ont été signées. Donc, on a des projets dans les tuyaux.
- Speaker #0
Génial. Donc, aujourd'hui, tes objectifs en termes de développement, on va parler peut-être que du territoire français pour l'instant, mais tu vises combien de mammates à terme et quelle est la typologie de ville sur laquelle tu peux envisager de t'implanter ?
- Speaker #1
Alors, je ne vais pas te parler du à terme, parce que le à terme, c'est dans 20 ans. Non, mais en fait, encore une fois, ça, c'est important. Moi, je suis fondateur d'enseigne. C'est toute ma vie. Je suis là pour m'inscrire dans la durée, je n'ai pas de projet de revendre un fonds d'investissement dans 4 ans. Donc voilà, c'est le à terme et dans très longtemps. Par contre, comme tous, on écrit des plans de développement parce que les investissements sont dirigés en fonction. Nous, on a à 5 ans, ouvrir 30 mamates.
- Speaker #0
D'accord.
- Speaker #1
30, c'est à la fois ambitieux, mais raisonnable pour de la franchise. Si on peut faire un peu plus parce que ça se passe bien, on freine un peu plus. Et si on doit faire un peu moins parce que derrière, il y a... toute une machinerie qui doit suivre. Notamment, nous, on a un laboratoire central de fabrication qui doit évoluer en même temps que le concept. On ralentira. On n'est pas dans la course à l'échalote. On veut faire des gros bébés. On veut des franchisés qui gagnent leur vie. Parce que si les franchisés gagnent leur vie, le franchiseur gagnera sa vie. Il aura les moyens de se développer, d'animer mieux. C'est un cercle vertueux si c'est bien fait. Mais on a écrit une trentaine à 5 ans. En termes de zones d'exclusivité, toutes nos zones d'exclusivité sont parfaitement définies, puisqu'on a fait une étude de reproductibilité du concept, et ça c'est très très important. On a identifié les facteurs de réussite des magasins qu'on souhaitait dupliquer, et on est allé chercher toutes les zones sur le territoire national qui pouvaient avoir les mêmes facteurs, que ce soit en nombre d'habitants. les catégories CSP, le taux d'emploi, le taux de retail, le flux piéton, les étudiants. Voilà, tout ça, on est allé, du coup, définir nos zones d'exclusivité comme ça.
- Speaker #0
Ok, donc hyper intéressant.
- Speaker #1
Donc tout ça, c'est précis.
- Speaker #0
Donc un candidat qui est intéressé pour implanter un MAMAT, il aura toute une étude, enfin tous les éléments à sa connaissance pour pouvoir bien s'implanter.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Ok, super intéressant. Et je rebondis sur ce que tu disais tout à l'heure, sur le le franchiser impliqué, le franchiser sérieux. Ça, c'est une question que j'aime beaucoup poser. Quel est pour toi le profil type idéal de candidat et qui tu ne veux pas non plus chez Mamat et tu ne veux pas délivrer. Comme ça, tout le monde gagnera du temps pour ceux qui envisagent de candidater, justement.
- Speaker #1
Alors, je pense que pour répondre à cette question, il faut comprendre pourquoi j'en suis venu à ce modèle de franchise et à vouloir développer du franchising. La première chose, c'est que Moi, j'ai eu jusqu'à six magasins en propre. Je suis un taré de l'exploitation. C'est-à-dire que sur mes marchés, petite anecdote, j'étais tout seul, je fabriquais la nuit, tout seul dans mon appartement. C'est un appartement que j'avais transformé en fournil. Et j'allais vendre mon pain et mes viennoiseries le jour sur les marchés. Si j'arrivais en retard sur mon marché, j'allais être en retard pour m'installer. Et mon stand ne sera pas tout à fait prêt avant mes premiers clients. Comme j'avais beaucoup de clients, je savais que si j'avais pas mis la moindre dernière étiquette sur mon produit, ça me rendait fou, malheureux. Je le vivais très mal. Et donc, si je savais qu'à 3h du matin, j'étais en retard, moi, ça m'arrivait de m'effondrer, de pleurer, tout seul dans mon labo, parce que j'étais en retard. Donc, pourquoi j'explique ça ? Parce qu'à partir de 3-4 établissements en propre, J'ai commencé à voir que l'exploitation était moins bonne que quand c'était moi. Même si j'avais des gens bien, qui m'épaulaient, des directeurs. Mais je me suis dit que ce n'était pas possible. Le fondement même de l'enseigne, c'est l'amour du client. C'est ma ligne rouge. C'est ce qui nous a fait réussir jusque-là. L'argent, c'est que la conséquence d'un bon travail.
- Speaker #0
C'est vrai.
- Speaker #1
Et ce n'est pas l'objectif. Et au bout de quatre établissements, j'ai vu mes magasins qui commençaient à être mal exploités. J'ai vu des avis clients qui commençaient à être... On ne peut pas être parfait. Ça, je l'ai compris avec les années. J'ai aussi fait un travail sur moi. Mais je me suis dit qu'un magasin ne sera jamais aussi bien tenu que par son patron. Donc, j'ai découvert cet univers de la franchise et j'en suis tombé amoureux parce que je veux des patrons exploitants. C'est-à-dire que je ne veux pas d'investisseurs. Des gens qui disent, moi je veux m'aider pour faire du fric, ça ne m'intéresse pas. Je veux des gens qui fassent de Mamat leur projet de vie. Et c'est à ces conditions, à mon avis, qu'ils réussiront bien, qu'ils performeront dans leur entreprise. Et c'est à ces conditions qu'on pourra envisager un développement de Mamat, si jamais ils veulent en ouvrir un deuxième ou un troisième. Au contraire, je serais très pour, mais on mettra toute une structure managériale qui permettra de le faire. Mais il faudra de toute façon avoir réussi et exploité dans sa première. Et ça, c'est très important parce que vous savez, il y a des chiffres. Les chiffres ne mentent pas. Un magasin en succursale, il est en moyenne 20 à 30% moins performant qu'un magasin en franchise, que ce soit en chiffre d'affaires ou en rentabilité. Pourquoi ? Parce que vous avez des gens qui ne sont plus dans leurs affaires. Donc si c'est pour reproduire un modèle de franchise avec des gens qui ne sont plus dans leur affaire, pas dans leurs affaires parce que c'est juste des investisseurs, c'est pas ce que je souhaite, ça dégradera le positionnement de l'enseigne, la qualité de l'enseigne, et donc le réseau dans sa globalité. Parce qu'il faut faire très attention quand vous vendez une enseigne à un candidat à la franchise, il vient pour des valeurs, il vient pour une rentabilité certes, mais il vient pour tout un tas de choses qui ont fait la réussite des pilotes, notamment une exploitation. Si jamais vous commencez à faire n'importe quoi avec d'autres candidats, Mais... En fait, la notoriété locale peut être contagieuse en national et c'est vraiment à contrôler ce genre de choses. Donc voilà, qu'est-ce que je veux ? Je veux des gens qui sont dans leurs affaires. Ça, c'est une première chose. Il n'y a pas besoin d'être technicien pour être franchisé chez Mamat parce qu'on a simplifié les opérations et on a un laboratoire central. Donc on n'a pas besoin d'avoir des boulangers, des pâtissiers. Par contre, il faut être manager. Il faut être profondément humain. Pourquoi ? Parce qu'il y a aussi une chose. Tout ça, c'est des projets d'hommes. Moi, je n'ai pas envie de signer avec des gens avec qui ça ne va pas bien se passer. J'ai envie de signer avec des gens qui ont les valeurs de ma maths, qui ont envie de rentrer dans ce réseau à développer parce qu'il y a aussi cet effet pionnier qui est intéressant en tant que jeune réseau. Par contre, Mamat, c'est entre 10 et 20 personnes en fonction du chiffre d'affaires. Donc, il faut être quand même un peu leader. Il faut être totalement leader dans sa manière d'être. Et il faut avoir une appétence au management et à l'humain développé pour pouvoir réussir. Parce que le plus gros facteur de réussite, ce sera le leadership et le management. Et je dis à mes candidats quand je les reçois, il y a deux métiers chez Mamat. Le premier, c'est s'occuper de sa team. Et le deuxième, c'est s'occuper de ses clients. Et je mets la team avant les clients. Pourquoi ? Parce que si tu t'occupes bien de ta team, ta team s'occupera bien de tes clients.
- Speaker #0
C'est une conséquence, effectivement.
- Speaker #1
Et c'est la condition de la réussite, de base. Donc voilà, on est sur un persona de gens qui ont, un, envie d'entreprendre dans un réseau, d'adhérer à des valeurs, à des gens qui savent qu'on sera plus fort ensemble que tout seul. C'est pour ça aussi que dans la franchise, nous, on donne l'exclusivité d'approvisionnement et l'exclusivité d'activité. C'est-à-dire qu'on n'a pas le droit de faire un Mamat, un Burger King, un machin. Tu fais du Mamat, tu vas te développer au sein de Mamat, et nous, on va favoriser ça, mais tu ne feras pas autre chose. Par contre, et on demande aussi l'exclusivité d'approvisionnement dans les produits. Pourquoi ? Parce que c'est la force d'un réseau. Plus on achète ensemble, plus on achète fort, plus on est fort. Par contre, je mets aussi une clause. Alors là, je vais rentrer dans les trucs un peu techniques du contrat. mais si par exemple... il y a un fournisseur qui vient te voir, qui te propose un truc 20% moins cher que ce que moi je le propose, je suis dans l'obligation d'étudier ce fournisseur et potentiellement de le référencer pour le réseau. Et c'est ça le gagnant-gagnant et l'équilibre, je pense. Donc voilà, on est dans cette philosophie en tout cas. Des gens qui exploitent... Excuse-moi, j'ai un peu dérivé, mais moi je parle beaucoup Geoffrey. Je veux des gens qui exploitent, des gens qui ont des valeurs réseau importantes. des gens qui ont quand même des antécédents dans le management ou qui ont un humain bien développé, des valeurs humaines. Pourquoi ? Vous savez, j'aime bien le mot commerçant. Parce qu'un bon commerçant, c'est forcément un bon mec. Parce qu'en général, il rayonne quelque chose dans son commerce. Et si c'est un bon mec, il sera managé. Il n'y a pas besoin d'avoir fait des études de management. Si tu es bon avec les autres. Le reflet du miroir, souvent les gens seront bons avec toi, ils se donneront pour son projet. Il faut être juste. Il faut être juste, voilà.
- Speaker #0
Pas trop bon non plus, parce que des fois on peut se faire avoir aussi. Il faut savoir, attention, il y a un cadre, évidemment. Mais le bon management, je suis d'accord avec toi, c'est beaucoup de bon sens. C'est beaucoup de bon sens. Et être juste avec les gens, et ils nous le rendent bien. Tout à fait. Donc, merci beaucoup pour ces explications, c'est très clair. Tu cherches, si je devais résumer, des franchisés passionnés.
- Speaker #1
Oui, pas forcément du métier, mais des franchisés qui ont envie de... Alors... Là, je le vois dans mes profils que j'ai aujourd'hui, j'ai beaucoup, beaucoup de reconversions professionnelles, de gens qui n'ont plus de sens dans leur job. Parce que quand tu fais, comme on a, alors ça c'est presque de la philosophie, mais comme on a rendu les travails monotaches maintenant, tu dois faire ça, mais tu dois être excellent là-dedans, mais tu ne feras que ça. Par contre, tu ne sais pas ce à quoi ça sert, ce que tu fais. Et donc, on perd le sens de l'action. Donc des gens qui sont en quête de sens. et je le vois dans ces profils là c'est des gens qui ont envie d'entreprendre parce qu'ils se disent je l'ai fait toute ma vie pour quelqu'un maintenant j'ai envie de le faire un peu pour moi donc ça c'est il y a cette volonté d'entreprendre de créer quelque chose et de s'y investir par contre pleinement ça c'est pour moi la condition indispensable pour rentrer chez Mamat ça marche
- Speaker #0
Et donc, quelqu'un qui passe, on va dire, les critères de sélection, quelqu'un qui va vraiment être en adéquation avec ta marque, avec le concept, et avec toi aussi, c'est pour ça que c'est important pour moi d'être en avant. Moi et mes équipes, parce qu'aujourd'hui, je suis... Mais avec le fondateur, c'est important d'être aligné, on le sent tout de suite, même au travers des premiers contacts, etc. Est-ce que, comment, du coup, une fois qu'on devient franchisé Mamat, quel est son quotidien ? Comment on s'épanouit ? Voilà, je sais... Je réponds un peu à ta question parce que je sais que c'est un élément sur lequel je veux assister. Mais par exemple, je sais que ton concept souvent, tes mamades ferment à 20h. Donc, c'est quelque chose qui est très recherché quand même, l'équilibre aussi vie et pro, de ne pas terminer à point d'heure le soir. Mais quels sont tous ces éléments-là qui font qu'un franchiseux mamade s'épanouit une fois qu'il a passé le cap en fait ?
- Speaker #1
Déjà, chacun a un épanouissement qui est très différent en fonction de tout ça. C'est propre à chacun l'épanouissement. On dit souvent l'équilibre privé-perso, il est le même pour personne. donc voilà Après, même si effectivement, nous, on n'est pas ouvert le soir, on reste dans l'univers de la restauration. Il y a 15 personnes à gérer. Ça reste des métiers qui sont très prenants. Et on ne vient pas chez Mamad pour se reposer. Ça ne fonctionnera pas.
- Speaker #0
Ensuite, il y a des gens qui vont réussir à déléguer, parce que ça, c'est très important, à fédérer autour de soi une équipe et à pouvoir s'accorder une vie. Il y a des gens qui auront plus de mal. C'est vrai aussi, il faut le dire, parce qu'ils ne vont pas réussir à déléguer de la confiance, parce que souvent, c'est une question de confiance aussi avec ces équipes. Mais voilà, il faut aimer les gens. C'est une obligation parce que la plupart de son temps, on passe à recevoir des clients et à faire plaisir. C'est quand même la vocation de l'enseigne. Et à manager les collaborateurs, on est toujours dans l'humain. Donc si on n'aime pas, si on est comptable dans sa tête, on peut être comptable et aimer l'humain, mais si on est dans sa tête très comptable, ce n'est pas le métier qu'il faut faire. C'est très exigeant. Il y a toujours deux temps aussi. Il y a le temps du lancement de l'activité, qui est un temps où les organisations, il faut qu'elles se trouvent. Il faut avoir une équipe qui se stabilise. Et là, on vit Mamat matin et soir. Enfin voilà, c'est 12 heures par jour dans son commerce. Après, les gens qui nous écoutent et qui ont un projet de création d'entreprise, je pense que ce n'est pas des gens qui ont envie de se reposer. C'est des gens qui ont envie de créer. Et puis après, il y a la deuxième phase qui va être la phase de normalité, de normalisation, où là, un bon leader, un bon manager, il va être capable de s'entourer, de déguer certaine tâche et d'être... toujours dans l'opérationnel et dans le management, mais normalement pas prisonnier de son magasin. Vous savez, je ne sais plus qui disait ça, mais j'ai lu un jour un texte qui disait « Si ton entreprise dépend de toi, alors tu n'es plus chef d'entreprise, tu n'es plus dirigeant d'entreprise, tu es salarié de ton entreprise et tu as le pire des patrons, c'est toi-même. » et ça c'est vrai c'est à dire qu'une organisation saine on doit arriver à se faire autour de soi une équipe j'y arrive très bien avec certains de mes établissements, à Lille j'ai une directrice incroyable à Amiens aussi et ça marche très bien et ça de toute façon si derrière demain quelqu'un veut entreprendre avec un deuxième ou un troisième ça va être forcément des choses à mettre en place.
- Speaker #1
Oui bien sûr mais après ce que je veux dire c'est que c'est important que les gens le comprennent parce qu'on a tous toi comme moi, Franchi le Cap, à un moment donné on peut très bien être 12h par jour dans son activité et pas avoir l'impression de travailler mais ça c'est,
- Speaker #0
voilà, si on prend du plaisir vous savez je fais souvent alors je dis vous parce qu'il y a des gens qui nous écoutent mais excusez-moi normalement un podcast c'est une discussion tu sais Geoffrey quand on a une passion dans la vie et les gens c'est le sport, c'est le dessin on peut y passer 15 heures par jour, on n'a jamais l'impression et on voudrait rester plus. Donc tout dépend, si on aime ce qu'on fait, le travail. Moi, je n'ai jamais eu l'impression de travailler de ma vie. Mais c'est pour ça aussi que je suis sorti de l'exploitation des magasins. Parce que je l'ai fait pendant 10 ans, je l'ai très bien fait, mais je l'ai fait à un prix où je me mets tellement de pression sur moi-même, parce que j'ai tellement des standards d'exigence qui sont élevés, que c'est venu me peser et je ne suis plus. un bon dirigeant de magasin. J'ai une très bonne vision, je sais coacher un dirigeant, mais pourquoi ? Parce que je peux mettre de la pression négative à mes équipes, parce que je mets des niveaux d'exigence qui parfois sont trop élevés. Et aujourd'hui, je prends du plaisir, j'adore mon travail parce que je l'ai orienté, moi personnellement, vers le développement, la conception, l'architecture, la performance de l'enseigne. Moi, mon job est en 3, la recherche de nouvelles solutions pour ma mat qui va soit améliorer sa performance, soit améliorer sa qualité, son expérience client. Ça, aujourd'hui, je m'éclate et je peux, au grand malheur de ma famille, de ma femme parfois, mais je peux passer des heures, je ne vois pas le temps passer. Et si on aime les gens et si on aime recevoir, et je fais souvent le parallèle avec l'hôtellerie, la maison d'hôte. où on aime recevoir des gens chez soi, passer du temps avec des clients, c'est ça fondamentalement le métier de ma mate. C'est aimer... Tu vois, tout à l'heure, on était au café et quand je suis sorti, il y avait un monsieur tout seul qui était en train de déjeuner, je lui dis « Bon appétit monsieur, profitez bien » . Eh bien, c'est ça en fait. Il faut aimer faire ça.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Et là, effectivement, le temps passe beaucoup plus vite.
- Speaker #1
Et c'est ça. Et c'est important de dire, voilà, parce que t'insister sur « effectivement, on fait des heures, je le vois, mais moi, sur les personnes que j'accompagne, ça prend du temps » . Mais la fatigue, elle n'est pas liée forcément. Tant qu'on passe... Moi, je vois des gens qui ont un travail très classique, 7 heures par jour, 5 jours par jour, qui sont épuisés. Et une fois qu'on lance un projet entrepreneurial, ou même ils le font en parallèle de leur activité actuelle, mais ils ont une énergie qui est renouvelée. Ils se lèvent le matin frais, comme des gardons, etc. Et pourtant, ils ont plus d'heures encore à consacrer. C'est marrant ce que tu dis.
- Speaker #0
Je vais te donner une autre anecdote. Je pense que tout le monde a eu ça à un moment donné. Tout le monde a ça dans sa vie. Il y a des matins... Tu sais que t'as des journées un peu... T'as pas envie de te lever, tu sors pas du lit, c'est dur, t'as l'impression d'être encore fatigué. Et les matins où tu sais que t'as une journée que tu vas kiffer, bizarrement t'es réveillé 20 minutes avant le réveil.
- Speaker #1
C'est ça.
- Speaker #0
Et ça on l'a tous vécu, mais pourquoi ? Parce qu'il y a une dimension très psychologique là-dedans. Et oui, effectivement, il faut aller vers ce pourquoi on est fait. Je dis toujours d'ailleurs, on est tous pour être bon dans quelque chose. On a des aptitudes, et ça, il faudrait le revoir, même à l'école. Parce que si on s'attachait à savoir ce pour quoi le gamin, il était fait, plutôt que d'essayer de le... Ils seraient tous... On a tous des aptitudes de base. Si on essaie, si on trouve ce pour quoi on est fait, on sera bon et on prendra du plaisir. C'est une... Pour tout le monde, pareil. Pour tout le monde, pareil. Peu importe, je reviens au comptable. Si t'es né, si t'aimes lire, si t'aimes être dans les chiffres, si t'aimes être un peu isolé, que t'aimes... C'est des voies que tu peux aller chercher. Par contre, si tu es comme ça, ne va pas chez mama, ne fais pas du commerce. On est commerçant. Et le commerçant, c'est l'aptitude aux autres. C'est l'appétence à l'homme et c'est de l'intelligence humaine et émotionnelle. C'est ça les vraies qualités. C'est les qualités qui sont intrinsèques.
- Speaker #1
Et justement, tu as un exemple concret d'un franchisé ou d'un futur franchisé qui tu sens se révéler, une success story. déjà actuelle ou en devenir, qui pourrait parler aux gens qui nous écoutent, quelque chose de concret sur quelqu'un qui s'est transformé en devenant franchisé.
- Speaker #0
J'en ai une très très bonne.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
J'ai Thierry. Thierry, c'était mon directeur de mes 4-5 succursales, qui était directeur chez moi depuis 3-4 ans, qui un jour m'a dit « Maxime, j'ai envie d'entreprendre. » C'est un restaurateur à la base. J'ai envie d'entreprendre. Il avait déjà eu un échec. Il avait déjà entrepris seul par son passé. Il avait eu un échec. Et puis, il s'est retrouvé entre deux eaux. Moi, je le connais historiquement depuis des années parce que c'était quelqu'un que je connaissais, peu importe. Et il est rentré dans mon réseau et il l'a dirigé. Il a fait plein de trucs très, très, très bien. Mais il ne faisait pas performer mes boîtes. Il faisait 12, 13, 2 BE. Bon, il y a eu le Covid. Il y a eu pas mal de choses. Et j'avais cette frustration parce que je savais que le modèle allait aller plus loin. Et puis, il m'a dit, bon, je veux entreprendre, mais par contre, je veux le faire qu'avec ma mat. Je dis, OK, Thierry, par contre, tu es à Amiens, je ne peux pas ouvrir de nouvelles. Donc, on sortait de Covid, nous, on avait besoin d'un peu de cash. Je te cède deux de mes magasins. Et donc, c'est devenu mon franchisé à Miennois sur deux de mes magasins. Il est passé de 12 de BE à 20 de BE. Première année de franchise. Les mêmes magasins, les mêmes services, les mêmes produits.
- Speaker #1
Les mêmes personnes.
- Speaker #0
La même personne. Déjà, il s'est concentré sur ses magasins. La première chose. Et il travaillait pour lui. Donc, il était animé différemment. Forcément. J'ai des fournisseurs qui m'appellent, qui me disent « Maxime, depuis que c'est Thierry qui paye, j'ai du mal à lui claquer 100 euros de produits. C'est plus pareil. » Par contre, parce que quand on travaille avec ton argent, c'est complètement différent. Et donc, aujourd'hui, il est heureux. Il prend du plaisir. Il s'épanouit. Il fait de l'argent. La conséquence ? Et voilà, c'est un bon exemple parce que je pense que quand il était au sein, en tant que salarié chez moi, même si, attention, il s'est beaucoup investi, on a ouvert l'île, on a eu des galères, il est resté là-bas, on était à 200 kilomètres. Merci Thierry d'ailleurs, si tu entends ce podcast, il s'est beaucoup investi dans Mamat, mais ce n'était pas son business et ça change fondamentalement les choses.
- Speaker #1
Donc là, c'est un très bon exemple, même lieu, même personne, même business, juste le fait de travailler pour soi.
- Speaker #0
Attention ! et il est en train de faire 14% de progression sur des établissements qui ont 4 ans ce qu'il n'arrivait plus à faire qu'on ne faisait pas quand il était directeur et là ça montre aussi et c'est pour ça que tout à l'heure je parlais de BE potentiel parce qu'on dit souvent j'achète un concept ça va me faire le business le concept c'est 50-50 effectivement il faut un bon concept une belle énergie, un bon positionnement au bon moment il faut tout ça, c'est une évidence Mais si vous n'avez pas, si vous avez le meilleur concept et si vous avez des chefs dans l'exploitation, ça ne marche pas.
- Speaker #1
De toute façon, si le concept faisait tout, il n'y aurait même pas besoin de faire des franchises.
- Speaker #0
Vous savez, on a tous autour de chez soi un petit resto un peu crade, plus cher que le marché. Mais le patron, il est dedans et en fait, il fait venir tout le monde parce qu'il vient aux courses. On a tous ça autour de nous. Le restaurant, il surperforme alors que tu payes trop cher, que tu es mal assis, que c'est un peu sale. Mais moi, j'en ai un à côté de chez moi et j'y vais très souvent parce que je vis une expérience. Et on est là pour ça, pour faire vivre des expériences. Alors évidemment, peut-être pas à ce niveau, parce qu'il ne faut pas que l'entreprise ne dépende que du patron. C'est très important. Mais il faut que l'organisation, le management, tout ce qui est mis en place dans l'affaire fasse performer. parce que sinon, ça ne fonctionne pas.
- Speaker #1
Toi, en tant que franchiseur, tu vas donner tout ce que tu peux au niveau du concept pour que ça puisse performer, mais il faut la bonne personne. Nous,
- Speaker #0
on va tout donner. On va amener le produit, on va amener le concept, on va amener le concept, l'offre globale du marketing, du concept. Donc ça, c'est tout ce qu'il y a à l'intérieur. La Bible et tout. Et après, on va amener aussi un système de franchise qui est dédié 100% à la réussite du candidat. Avec des équipes d'animation, des programmes de formation renforcés, un suivi opérationnel, des comparaisons. On est là pour vraiment la réussite parce que, encore une fois, comme le franchiseur ne se rémunère, non, ne gagne de l'argent uniquement que sur la royalty proportionnelle, en tout cas c'est comme ça chez Mamat, c'est-à-dire que je ne prends pas 20% sur les travaux, 20% sur les produits, 20% sur les marches. Chez Mamat, je ne gagne de l'argent que sur la royalty proportionnelle au chiffre d'affaires. Et là, on est en partenariat. Plus tu fais de chiffre d'affaires, plus je gagne de royalty. Plus je gagne de royalty, plus je développe mon réseau. Plus je renforce l'animation, plus je suis dans mes achats. Et ensuite, toutes les autres redevances, elles sont la redevance de communication, les marges arrières qui sont prises sur les produits, qui sont capées et qui servent à financer le service de logistique. Et tout ça, c'est très transparent. On met des commissions de dialogue chaque année. Et tout ça, on travaille ça avec nos franchisés. Donc ça, on l'a mis en place, malgré qu'on soit une jeune franchise, parce que je travaille avec le meilleur des meilleurs dans la franchise. Et je vais me permettre de citer son nom, c'est Thierry Borde, et l'Institut National du Franchising. Allez découvrir vraiment cette personne, parce que vous allez avoir aussi un regard un peu différent. Et voilà, parce que si j'ai un... Vous savez, il y a des gens qui... qui disent, moi, je vais être le plus gros vendeur de pizza de France, moi, je vais être le leader de mon secteur. Non, moi, je ne veux pas dire ça parce que je n'ai pas assez de prétention. On verra, je ne vais pas dire que je ne veux pas le faire. Mais on dit toujours, ouais, mais jusqu'à combien tu vas aller ? Je dis, je ne vais pas te donner de nombre parce que donner de nombre, ça veut dire donner une limite.
- Speaker #1
Oui,
- Speaker #0
mais je ne veux pas plus que ce que les valeurs de l'enseigne pourront absorber.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
Ça, c'est très important. Par contre, si je peux avoir une ambition, c'est d'avoir le meilleur système de franchise.
- Speaker #1
D'accord.
- Speaker #0
ou être parmi les meilleurs systèmes de franchise. Les plus équilibrés, les plus gagnants-gagnants, parce que je ne conçois la franchise que comme ça.
- Speaker #1
C'est hyper intéressant ce que tu dis. On sent en tout cas une vraie volonté d'être sélectif sur les gens que tu veux faire entrer dans le réseau. Par contre, l'impression que ça donne, c'est qu'une fois qu'on passe les mailles du filet, tout sera fait pour qu'on réussisse.
- Speaker #0
Il y a une transparence totale. il y a un système gagnant-gagnant qui est mis en place pour la réussite du franchisé, parce que la réussite du franchiseur doit passer uniquement par la réussite du franchisé. Mais toutes les plus belles enseignes, celles qui ont réussi à passer, parce qu'il y en a plein des enseignes, il y en a qui naissent, il y en a qui meurent, il y en a beaucoup, on n'en parle pas, des réseaux, il y en a 50% qui n'existent plus, qui vont mourir dans les trois ans. Mais toutes celles qui ont réussi, c'est celles qui ont eu des partenariats équilibrés.
- Speaker #1
C'est la base de la franchise en même temps.
- Speaker #0
Normalement, c'est censé être ça. C'est le concept gagnant-gagnant. Exactement.
- Speaker #1
Mais il y a pas mal de dérives. Oui, mais c'est pour ça que mon but, c'est d'interviewer les bonnes enseignes aussi, d'en parler, d'être complètement transparent avec les gens, de savoir quelle enseigne sélectionner, parce que je suis un amoureux aussi du modèle de la franchise, quand il est bien fait. Exactement. On est bien d'accord. Pour terminer, j'avais encore une petite question avant la conclusion. Au niveau de ta vision, parce que tu parlais de la vision, quels sont un peu les... Les nouveautés dans les tuyaux, les trucs un petit peu, peut-être que tu peux nous dévoiler là, maintenant, qui vont sortir chez Mamat et qui vont être hyper intéressantes pour tes clients comme pour tes franchisés.
- Speaker #0
Alors nous, on est... D'ailleurs, je vais souvent un peu trop vite, on me le reproche, parce que j'ai beaucoup d'idées, comme beaucoup de fondateurs d'ailleurs. Mais il faut qu'on y aille à la taille de ce qu'on est. Là, on sort la digitalisation globale. On avait déjà pas mal digitalisé, mais là, on vient de mettre des bornes de commandes chez Mamat, avec un système de fidélité intégré, où on peut aussi travailler sur le cash flow. On peut aussi, par exemple, proposer aux gens de dire « Cagnotte, 50 euros, je t'offre 5. » Et puis comme ça, tu viens sans argent, tes enfants viennent et machin. Donc, ils n'ont plus besoin après de moyens de paiement chez nous. Ce qui permet, un, aux franchisés d'avoir de la trésorerie en amont, et puis un client, quand il a 50 euros dans un compte quelque part, il a un taux de récurrence qui est beaucoup plus important, parce qu'il va là où il a de l'argent en compte. Donc ça, c'est des choses, mais ça, à la rigueur, ça... Parce que je suis un passionné d'amélioration continue aussi. Et moi, je considère que quand quelque chose est bien, on peut toujours être meilleur. Donc, il y a aussi, on va travailler sur les... Notamment l'absorption du flux. Ça, c'est très important. Tout le monde a vu le film The Thunder. J'ai adoré ce film. J'adore ça. Créer les lignes de vente, les lignes de travail pour que ce soit le plus optimisé possible, pour être les meilleurs possible, pour qu'on puisse consacrer l'énergie vraiment au client. Après, là, on est en train de refaire toute notre offre, produit. Mais c'est pour ça qu'il y a tellement de choses. Parce qu'il faut suivre. Les tendances vont vite aujourd'hui avec les réseaux sociaux. Les tendances vont très, très vite. Donc, il faut les suivre et il faut essayer d'être bon là-dedans. Qu'est-ce qu'on a d'autre aussi ? J'aurais envie de réinventer le système de service de la boulangerie. J'ai des idées, je ne peux pas en parler tout de suite. Je ne veux pas aller trop vite. J'ai eu tendance par le passé à être trop tôt. par rapport au marché. Le time to market, c'est important. J'ai pu avoir cette tendance à aller trop vite dans des choses et disrupter un peu trop tôt. Aujourd'hui, c'est très bien, mais faire ce que j'ai fait il y a 4 ans, quand j'ai mis 100 places assises, un buffet à volonté, en 2019, les gens n'étaient pas prêts à ça. Par contre, ce que j'ai fait en 2019, aujourd'hui, ça explose. Donc, il faut faire des choses tout le temps et on est toujours en action. Mais il faut un time to market.
- Speaker #1
Et c'est l'intérêt aussi de la franchise, c'est que tu peux quand même t'épanouir toi en tant que visionnaire et vouloir tester dans des unités pilotes.
- Speaker #0
Bien sûr.
- Speaker #1
Voir ce que ça donne avant et le déployer chez les franchisés quand le marché est récompensé.
- Speaker #0
Là, les bornes de commande avec le système de fidélité intégrée, il est déployé à Lille depuis six mois. On a attendu d'avoir, on a analysé et maintenant, on le déploie dans tous les magasins. Mais évidemment, ça, c'est la force du réseau en fait. C'est que vous avez du marketing, vous avez des choses qu'en tant qu'indépendant, vous n'avez pas le temps. Vous n'avez pas non plus des gens qui sont dédiés à penser à ça toute la journée. Quand on est dans son exploitation, on est dans son exploitation. On ne peut pas aller aussi loin que... Et ça, c'est la force des réseaux, effectivement.
- Speaker #1
On va devoir conclure. On pourrait parler pendant des heures. Moi, je pourrais parler pendant des heures. Petite dernière question à la conclusion, mais très importante. Pourquoi Mamat ?
- Speaker #0
Oh, il y en a pour 5 minutes de plus.
- Speaker #1
Est-ce que tu peux me le faire en 30 secondes ?
- Speaker #0
Ok. Ça s'appelait Maxime. Maxime, c'était parce que je faisais la bise à 300 clients par jour dans ma première boulangerie. Donc les gens ne venaient pas à la boulangerie, ils venaient chez Maxime. Et ensuite, quand j'ai voulu me déployer un peu plus rapidement, j'ai dit, on a fait des recherches d'antériorité avec des avocats et on a dit, Maxime, ça ne passera pas, il faut trouver un autre nom. Donc on a fait un énorme concours sur les réseaux sociaux pour chercher notre nom. Finalement, c'est ma grand-mère qui m'a appelé un jour à 7h du matin et qui dit, ce sera ma mat. On avait offert un voyage en Grèce à nos abonnés qui trouveraient. Et finalement, ma grand-mère a dit ça ne te coûtera qu'un voyage en Alsace, qui est sa terre natale. Et en fait, Mamat, c'est le surnom de ma grand-mère depuis qu'on est tout petit. Et pourquoi c'est devenu tout de suite une évidence quand elle m'a dit ? Parce que je venais de perdre ma maman. Je n'ai plus que ma grand-mère aujourd'hui au-dessus de moi. Donc c'était important qu'il y ait quand même une histoire qui me... Et puis, quand j'avais ma première boulangerie, je faisais les tartes de Mamat. Je l'utilisais déjà un peu comme marque. Ma grand-mère, c'est la générosité. Vous êtes invité, elle fait quatre tartes, on est deux. Et mon frère, qui est restaurant, qui a un restaurant gastronomique, fait la blanquette de Mamat. Donc c'était déjà une marque. Ça sonne bien, il y a une histoire. Et du coup, je suis allé en Alsace avec ma grand-mère, ce que je n'avais jamais fait. On a fait les résultats du réseau social en vidéo avec ma grand-mère, en Alsace, aux abonnés. Voilà pourquoi Mamat.
- Speaker #1
Merci Maxime. un dernier mot peut-être que tu pourrais dire aux gens qui nous regardent ou qui nous écoutent et qui là se disent, oui, s'ils sont encore en train de regarder ou d'écouter, c'est qu'ils sont vivement intéressés, qu'est-ce que tu pourrais leur dire ?
- Speaker #0
Alors je vais vous regarder, je pense qu'il y a vraiment deux choses quand vous êtes en recherche d'enseigne, c'est qu'il faut regarder le concept, mais un, il faut regarder ce qu'il est aujourd'hui, mais où est-ce qu'il veut aller demain ? Parce qu'il y a des franchisés qui ont choisi un concept un peu rapidement à un moment donné, et ils n'ont pas vu la vision, ils ont fait, et puis... Il y a le concept, mais il y a le système de franchise qui est très, très important. Les équilibres du DIP, du contrat qu'il va falloir vraiment regarder dans le détail. Donc voilà, aller bien en profondeur dans tout ça. Et puis, vous m'appelez si vous voulez aussi. Je suis là pour ça.
- Speaker #1
Merci infiniment, Maxime. Merci, Geoffrey, pour ton invitation. Merci à vous d'avoir regardé ou écouté cette émission. N'oubliez pas de vous abonner pour être averti des prochains épisodes. Vous avez tout ce qu'il faut en description. Les liens. pour candidater, pour prendre rendez-vous ou avoir plus de renseignements sur la franchise en général. N'hésitez pas aussi à poser vos questions en commentaire, j'y répondrai avec grand plaisir et je vous dis à très bientôt dans le prochain épisode de Franchise El Cap.