- Speaker #0
Bienvenue dans ce nouvel épisode de Franchise Le Cap, mon podcast qui met en avant les meilleurs réseaux de franchise. Aujourd'hui, on va parler d'un concept, en tout cas d'un secteur qu'on n'a pas encore évoqué. Mais avant de vous présenter mon invité, n'oubliez pas de vous abonner à la chaîne YouTube pour être averti des nouveaux épisodes. Et sachez que si la franchise que je vais vous présenter vous intéresse, vous avez tous les liens en bas, en description, donc de la vidéo ou du podcast si vous l'écoutez au format audio, pour candidater, pour prendre rendez-vous et avoir plus d'informations. Alors on va parler chiffres, on va parler rentabilité et on va parler d'une franchise de tacos, qui est la franchise New School Tacos. Et j'ai le plaisir de recevoir Benjamin Schmitt, le responsable développement, directeur développement du réseau. Bonjour Benjamin.
- Speaker #1
Bonjour Geoffrey.
- Speaker #0
Comment ça ?
- Speaker #1
Merci pour l'invitation.
- Speaker #0
Avec plaisir, ça va, t'es bien installé ?
- Speaker #1
Très bien.
- Speaker #0
Eh bien nickel, on peut démarrer. Est-ce que tu peux te présenter et puis nous présenter du coup le réseau New School Tacos ?
- Speaker #1
Avec plaisir. Donc Benjamin Schmitt, directeur développement de New School Tacos depuis juillet 25. Donc un peu moins d'un an. Donc j'ai rejoint ce réseau toulousain pour la partie vraiment développement pur de l'enseigne. C'est un réseau qui a 10 ans cette année, qui a été créé en 2016 par deux amis d'enfance, Anthony Madzone et Célim Jawadi, originaires de Grenoble, et qui se sont dit à l'époque, dans un marché où le taco se développait beaucoup, sur la partie grenobloise et lyonnaise. Ils ont voulu un peu s'extraire de cette zone géographique. Ils avaient le choix un peu entre... Ils avaient ciblé deux villes principales, qui étaient Strasbourg et Toulouse. Je pense qu'ils ont choisi plutôt la partie toulousaine pour le soleil, on va dire. D'où le fait aussi qu'une des couleurs de l'enseigne soit le rose, couleur principale pour la ville rose. Alors, je n'ai pas l'accent toulousain, pour le coup. Ne m'en veuillez pas. Mais donc, une chaîne qui a 10 ans cette année. Troisième chaîne de tacos en France. d'ailleurs deux gros acteurs que l'on connaît, une vision du tacos différente, d'où le nom un peu New School, Nouvelle École. Ils ont toujours eu un peu cette idée d'avoir un concept qui se différencie du tacos classique, puisqu'on a effectivement des produits que l'on travaille qui sont totalement différents. On a trois galettes de couleurs, par exemple, ce qui fait qu'on est un peu reconnus sur cette partie-là au niveau produit. Des protéines qui vont être un peu plus premium que ce qu'on peut trouver dans les tacos classiques. On va travailler. du saumon, de l'effiloché de bœuf, de la crevette. Donc un peu une vision plus premium du French Tacos, d'où aussi le fait qu'on ait une clientèle et un scope de clientèle plus large que le Tacos classique. Une clientèle qui tend à être un peu plus féminine que nos concurrents. C'est la couleur qui attire, un peu dans le cliché de la couleur, mais en tout cas un scope de clientèle plus large. Et on s'en rend compte dans nos restaurants quand on y va, on a beaucoup de clientèles même plus âgées. et qui viennent avec les petits-enfants, qui ont fait découvrir un peu le French Tacos. Donc voilà, et un réseau qui se développe bien pour le coup.
- Speaker #0
Vous en êtes à combien d'unités aujourd'hui ?
- Speaker #1
On a 34 sites ouverts aujourd'hui, on a 8 projets qui seront ouverts avant l'été, on va passer la barre des 40, et on a une stratégie de développement à 10 à 15 points de vente par an.
- Speaker #0
D'accord, ça marche, super. Au niveau des chiffres, du coup... Droit d'entrée, investissement global, chiffre d'affaires potentiel, qu'est-ce que ça donne dans votre réseau ?
- Speaker #1
Alors droit d'entrée, on a 25 000 euros, tout compris, formation incluse.
- Speaker #0
Ça c'est bien, parce que ce n'est pas toujours le cas, donc formation incluse, ok.
- Speaker #1
Formation incluse. On a un certain moyen groupe qui est à 900 000. On a des restos qui avoisinent les 2 millions d'euros. Le plus gros fait 2 millions et il est à Dijon. On a des plus petits sites aussi, qui font du 600, 650, mais qui sont dans des villes plus moyennes, on va dire, plus petites. mais qui sont aussi rentables parce qu'après forcément les loyers vont avec donc on a un serre-moyen groupe à 900 000 et au niveau de l'investissement global oui au niveau du New School on a entre 250 et 300 000 euros d'investissement global sur un brut de béton,
- Speaker #0
après tout dépend aussi du local que l'on va récupérer derrière il reste quand même une fourchette d'investissement raisonnable en plus tu parles sur un brut de béton donc ça reste quand même accessible, 300 000 euros d'investissement pour un restaurant qui peut faire plus d'un million d'euros, c'est plutôt pas mal quand même.
- Speaker #1
Il faut savoir qu'on a plus d'un tiers du réseau qui fait plus d'un million d'euros de chiffre d'affaires. Déjà nos restaurants toulousains, sur Toulouse, on est le numéro 1 en tacos, on est meilleur que nos concurrents sur on est chez nous, ça serait quand même malheureux. Mais en tout cas, la région Occitanie, on est le numéro 1 du tacos en Occitanie. Maintenant, on doit avoir un développement qui va aller un peu plus vers le nord aussi, là qu'on est très sud aujourd'hui. Donc là, on a signé des gros plans de développement sur la partie nord, notamment. avec des multifranchisés déjà installés sur ces zones-là. On va avoir une accélération, un développement sur ces zones où on n'est pas présent aujourd'hui. En Alsace, dans le Nord, et aussi sur la partie ouest de la France.
- Speaker #0
Et au niveau de la rentabilité, alors bien évidemment, quand on parle de rentabilité, je mets toujours aussi des pincettes parce que ce n'est pas toujours acquis. Ça dépend aussi du travail du franchisé, de sa bonne gestion, etc. Mais quand on commence à avoir 34 restaurants, On peut avoir du recul sur la rentabilité moyenne de ces... de ces restaurants. Qu'est-ce que vous pouvez donner comme indicateur aujourd'hui sur la rentabilité d'un New School Tacos ?
- Speaker #1
Il faut savoir que le Tacos, c'est un marché particulier puisqu'on est sur un produit où la matière première principale reste la viande. Donc, ce n'est pas le secteur où le food cost est le moins élevé. Donc, on a un food cost qui avoisine les 35%, ce qui est la moyenne dans le French Tacos. Par contre, en frais de personnel, en labor cost, on va plutôt approcher les 18-20. Ce qui fait qu'on arrive à un prime cost suffisamment élevé pour pouvoir d'ailleurs avoir de la rentabilité. Maintenant, l'EBE va aussi dépendre des coûts fixes, du loyer. On a un EBE moyen sous nos scouts à cause qui est aux alentours des 20%. Après, effectivement, derrière, restent les amortissements et compagnie. Mais comme je dis toujours, on essaie d'accompagner au mieux le franchisé dans son prévisionnel, même si on ne peut pas non plus le guider à 100%. On analyse le projet jusqu'au bout. Si on estime qu'il y a un risque que son EBE soit en dessous de 15% ou avoisine les 12-13%, on va quand même se dire qu'il y a potentiellement un risque sur le projet pour un primo franchisé. Maintenant, si c'est un multifranchisé déjà établi, effectivement, c'est une stratégie différente de développement, une stratégie patrimoniale. Il peut se permettre d'avoir un EBE plus faible sur un projet, sachant qu'il a déjà trois ou quatre restos avant. Il faut savoir que sur le réseau, on a 60% de multifranchisés, ce qui est un très bon score.
- Speaker #0
C'est ce que j'allais te demander, mais c'est un très bon score, effectivement, carrément.
- Speaker #1
Et avec une reconduction à 100% des contrats de franchise qui sont arrivés à terme en 2024 et 2025.
- Speaker #0
Durée de combien le contrat d'ailleurs ?
- Speaker #1
7 ans.
- Speaker #0
7 ans, ok. Donc ouais, 100% de renouvellement, génial. Ça, je suis tout à fait d'accord avec toi, je le souligne, parce que j'aime bien mettre des points aussi différents au fil des interviews, mais moi-même étant multifranchisé, je suis tout à fait d'accord avec toi. Les premières franchises qu'on ouvre, la première ou peut-être la deuxième, doivent être un peu des vaisseaux amiraux, c'est-à-dire avoir un maximum de rentabilité pour soutenir le développement derrière. pouvoir se payer aussi, bien en vivre, mais aussi assurer le développement. Par contre, il est vrai qu'après, quand on ouvre un troisième, quatrième, cinquième point de vente, on peut se permettre aussi des fois d'avoir une moins bonne rentabilité ou acheter ses murs, donc acheter des murs commerciaux, comme on en parlait effectivement, parce qu'on a déjà des vaisseaux amiraux qui tournent et on peut se permettre du coup, par la multifranchise, d'avoir peut-être un peu moins de rentabilité, mais quand même de gagner plus malgré tout.
- Speaker #1
Exactement, c'est une stratégie qui est différente et justement, on leur explique ça dès le départ. La franchise, et mon boss dit toujours ça, c'est pas un sprint, c'est un marathon. Et souvent, t'as des franchisés qui sont très pressés, qui veulent se dire, je veux tout de suite, je veux faire ci, je veux faire ça. Ok, mais déjà, il y a le premier à faire. Ne pas se tromper sur le premier, c'est primordial. Quand on arrive quelque part, on a déjà perdu des candidats parce qu'on est très exigeant sur les emplacements. Chez New School, on a très peu, on n'a pas d'emplacement 2. On a au pire du 1 bis. sinon on ne vise que du 1 et c'est vrai que des franchisés des fois ne comprennent pas notre positionnement en disant mais oui moi j'ai un local tu peux avoir un local même avoir New School au dessus de ta tête ça ne va pas t'aider parce que l'emplacement n'est pas bon et le tacos c'est un concept de flux il faut envoyer du volume sur le tacos parce que comme j'ai dit c'est un produit qu'on ne peut pas vendre cher, aujourd'hui on ne peut pas vendre du tacos à 10 euros, c'est pas possible ou un taco simple à 10 euros, tu ne le vends pas, sauf sur un concept un peu plus élaboré, service à table à la limite, mais je ne le vois pas tout de suite comme ça. Donc on est bloqué un peu par cette barrière psychologique de prix. C'est un produit qui s'est lancé il y a une dizaine d'années avec une clientèle très jeune, mais cette clientèle, elle tend à évoluer et on capte de plus en plus de flux, justement dans des endroits, tu nous mets dans une artère principale, sur une grande ville, à Lille, à Nantes ou à Rennes. Aujourd'hui, on fait partie du paysage au niveau du tacos. Ce n'est plus le snack en disant, tiens, en dépannage, je prends un tacos. C'est un vrai marché aujourd'hui qui est établi. Ça faisait rire beaucoup de monde à l'époque, le tacos. C'est quoi ce truc avec des frites, de la viande, de la sauce ? Oui, effectivement. Mais si tu le travailles bien, c'est un produit finalement qui reste assez équilibré. Et quand tu prends un burritos mexicain avec du riz ou de la viande, c'est le même principe. Tu as un féculent et tu as une viande. Donc aujourd'hui, le French tacos, il a quasiment même supplanté le tacos mexicain ou le burritos parce qu'on en a fait quelque chose de bien, de conceptualisé. Et aujourd'hui, on fait des vrais restaurants. Et chez New School, justement, on insiste sur ce côté-là. On fait des restaurants. On ne fait plus des snacks bricolés. On pense avant tout client, expérience client, comment le client va être installé, est-ce qu'il se sent bien. On a notre propre radio en interne, jusqu'au tacos. On pousse vraiment l'expérience jusqu'au bout. Pour que le client vienne passer un bon moment dans nos restos et surtout qu'il reste là et qu'il s'installe et qu'il passe un super moment en famille. Ou seul.
- Speaker #0
Non mais oui, complètement. Il y a chose que tu le dis, c'est vrai que même si l'expérience est poussée à son paroxysme, ce qu'il ne faut pas oublier, c'est une règle hyper importante, c'est emplacement, ça je le dis aussi aux gens que j'accompagne c'est que si on fait les bons choix dès le départ vaut mieux perdre même 2-3 mois à trouver l'emplacement idéal parce qu'une franchise qui va être bien implantée dans 10 ans, 15 ans, elle sera peut-être encore toujours là et malgré la notoriété d'une ancienne etc l'emplacement fait pour beaucoup et c'est vrai que c'est un achat, comme tu dis, il faut du flux c'est un achat aussi d'impulsion, j'ai faim par contre après l'ancienne est jolie le concept est bon, les gens passent et s'arrêtent justement pour déguster Autre point que je trouvais que tu disais aussi qui était hyper intéressant par la qualité de l'expérience. Tu parlais des faux de costes, des coûts de la masse salariale, mais ce qu'il faut prendre aussi en compte, c'est l'indice de fidélisation. Aujourd'hui, est-ce que vous avez le recul pour dire comment on fidélise nos clients ? Quelle est la consommation moyenne ? Les gens, est-ce qu'ils reviennent un peu, beaucoup, passionnément ? Où est-ce que vous en êtes à ce niveau-là ?
- Speaker #1
Le repeat client, effectivement, c'est un indicateur qu'on travaille. Nous, on a un programme de feed qui est interne. qui a intégré à nos bornes directement, comme les plus grandes enseignes. Ça a mis un peu de temps à venir, un peu sur les plus petites chaînes, on va dire. Aujourd'hui, c'est entièrement digitalisé. Donc, on arrive vraiment à suivre le nombre de fois nos clients viennent nous voir. On a un système de cashback qui parle vraiment aux gens, surtout dans un contexte aujourd'hui économique qui est compliqué. Le nombre de points, les gens, ils ne font pas attention. J'ai 20 000 points, super. Aujourd'hui, la monnaie, ça parle.
- Speaker #0
Il faut que ce soit concret, oui.
- Speaker #1
Nous, concrètement, ils ont 5% de leur addition qui est reversée en cashback.
- Speaker #0
C'est très malin.
- Speaker #1
C'est quand même une somme assez conséquente. Mais ça permet justement d'avoir un repeat client plus élevé. Je n'ai pas d'indicateur comme ça, parce qu'on l'a lancé il y a moins d'un an. Mais effectivement, ça permet de voir si le repeat client s'intensifie. En tout cas, on peut suivre et on peut tracer le nombre de fois où nos clients viennent chez nous. Le but, c'est vraiment de les encarter. Et ça, nos équipes, on le répète, nos franchisés, on le répète tout le temps. Encartez vos clients, fidélisez-les. Même s'ils viennent une fois par mois, ça reste un client fidèle quand même. Mais s'ils peuvent venir une fois ou deux fois, on a d'autres choses que le tacos. On fait aussi de la salade en été, on va avoir d'autres animations. Enfin, on peut aussi les fidéliser sur d'autres produits. C'est sûr, se dire que le client va manger trois tacos par semaine, ça peut. Voilà, mais généralement, on connaît tous, on se dit, tu sais, on peut manger d'autres enseignes, d'autres grandes enseignes, trois fois différemment sur trois jours. Ce ne sont pas les mêmes produits, certes, ça reste des produits similaires. Mais c'est vrai que dans le tacos, trois fois par semaine, ça fait beaucoup. Mais un minimum, de les fidéliser sur une fois hebdo, une fois mensuelle, c'est déjà...
- Speaker #0
Sur une fréquence qui est réaliste, parce que je lisais une statistique qui était intéressante, qui dit qu'un Français sur deux mange un burger une fois par semaine. Après, ça ne veut pas dire qu'ils mangent un burger au même endroit toutes les semaines non plus. Mais par contre, effectivement, l'idée, c'est de pousser ça, de le traquer. Parce que c'est vrai que je l'ai vu, quel que soit le business confondu, l'effet levier du chiffre d'affaires le plus important, c'est la fidélisation de ses clients. C'est beaucoup plus facile de faire revenir un client que d'aller en chercher des nouveaux, en fait. Et ça, c'est intéressant. Et le terme cashback, c'est la première fois que je l'entends, en tout cas dans un programme de fidélisation. Et c'est hyper malin parce que ça parle direct. C'est du marketing aussi. Cashback, tout est dans le nom.
- Speaker #1
On l'a mis en cashback, en wallet. Aujourd'hui, le wallet, c'est... Tout le monde se sort de son wallet. Tu sors ton téléphone, t'as ta carte de fil. Il faut aussi s'adapter un peu au... Ça existe encore, les petites cartes de papier en carton que tu vas mettre dans ta poche, que tu vas perdre, qui va passer à la machine à laver. Je pense qu'aujourd'hui, la digitalisation de l'enseigne, elle est primordiale. Ce serait ce que... La base de la base, c'est le site internet d'une enseigne. Il faut qu'il soit à jour. Les gens, aujourd'hui, le Key & Collect, qui était Asbin il y a 5 ans, avant Covid, est devenu aujourd'hui un vrai canal de vente. Pour le coup, si tu n'as pas un client-collect qui est correct et qui est un bon tunnel de vente, ça ne marche pas. Il y a des gens qui cherchent justement. Ils ne veulent pas venir en restaurant attendre. Ils prennent le clic, ils commandent et ensuite, ils arrivent en resto,
- Speaker #0
c'est prêt.
- Speaker #1
C'est un canal de vente qu'on a sous-estimé pendant des années, qu'on remet un peu au goût du jour et ça fonctionne.
- Speaker #0
C'est ça, c'est aussi l'intérêt de recevoir un réseau de franchise. C'est que c'est plug and play. Quand on est entrepreneur, qu'on va entreprendre. Tout mettre en place, ces systèmes de feed, de mettre des cartes, etc. Si on fait ça dans son coin, c'est impossible quasiment. En fait, aujourd'hui, vous avez les outils. On arrive, je n'ai jamais ouvert un restaurant de ma vie. Je sais mettre en place toute cette digitalisation directe. C'est exactement ça. Donc, top. Nickel. Après, au niveau, selon toi, comme tu dis, vous êtes le numéro 3 aujourd'hui en France dans l'Utacos, premier en Occitanie. Si tu devais dire... Bah ce que vous avez chez New School Tacos... de différenciants que, alors tu m'en as un peu parlé par rapport à la qualité, alors je ne dis pas que les autres ne font pas de qualité, mais par rapport à la sélection de vos produits mais ça peut être aussi au niveau humain au niveau outil, au niveau digitalisation où est-ce que vous démarquez concrètement par rapport à vos concurrents ?
- Speaker #1
Comme je disais tout à l'heure, le produit déjà le produit, il faudra qu'on a trois sauces, alors ce qu'on appelle la sauce bruyère, on a trois sauces bruyères la classique, champignons à la truffe, la façon de travailler les produits aussi, comme je t'ai dit sur la partie protéines On a vraiment des choses qu'on ne retrouve pas ailleurs. Et après, il y a vraiment la partie conceptualisation, enfin, architecturale plutôt. On a vraiment mis un accent sur le côté confort des restos, d'avoir vraiment quelque chose d'assez chill, vraiment cosy. On a des couleurs assez pastelles. Il faut savoir que New School, à l'origine, avait un rose très pétant, très fuchsia. C'est comme ça qu'on les reconnaissait. Aujourd'hui, on est passé plutôt sur cette magnifique rose. On a un rose primaire, un rose secondaire. On a vraiment, entre guillemets, pas assez tisé, mais adouci un peu le côté rose. On a vraiment des restos où on passe un bon moment. Et c'est vraiment là-dessus qu'on se différencie et qu'on est reconnu pour la qualité architecturale de nos restaurants. On est encore et on arrive aussi à s'adapter. Le petit plus, c'est ce qui se fait aussi maintenant souvent en franchise, de personnaliser un peu la déco dans une ville. par exemple à Lens, on va ouvrir pas loin du stade Bollard forcément on va faire un petit clin d'oeil s'adapter un peu aux villes où on s'implante en termes de déco Oui,
- Speaker #0
garder l'ADN national, mais pour autant y mettre une touche locale en fait, ça c'est effectivement très pertinent donc ok, et alors là on va parler un petit peu plus des franchisés, parce que s'il y a des gens qui sont encore en train de nous écouter ou de nous regarder, c'est bien évidemment que votre enseigne les intéresse euh Au niveau des franchisés, quel est le profil un petit peu idéal que vous recherchez ? Et aussi, peut-être à l'inverse, quel profil vous préférez refuser ?
- Speaker #1
J'ai commencé par ce qu'on peut faire refuser.
- Speaker #0
D'accord, comme ça c'est fait.
- Speaker #1
Alors, refuser, c'est un gros mot. Il y a différents types de profils. Nous, on évite au démarrage de prendre des investisseurs purs. C'est quelqu'un qui vient et qui nous dit, moi, j'ai beaucoup d'argent, je veux investir, mais je ne veux pas travailler, forcément. on est plutôt réticents. On n'est pas encore dans cette phase de croissance où on va se dire... Et puis ça n'existe plus, les gars qui l'ont signé d'Iresto qui vont les faire... Il y a eu beaucoup de cas dans les franchises qui ont pris des plans de dev à 10, 15, qui ont fait 2, qui ont arrêté. Nous, on va plutôt privilégier des primo-franchisés ou des multi-franchisés mais qui vont s'investir à minima, ou qui ont déjà une structure existante, qui sont déjà multi, qui ont des managers. Quelqu'un qui vient juste en nous disant, j'ai de l'argent, je vais investir. On va plutôt être méfiant dans le sens où on estime qu'il faut qu'il y ait quand même un minima, une structure. Ou alors s'il vient avec une structure existante et avec un plan bien réfléchi, maintenant on ne va pas forcément le refléter. Du moins, on va étudier et regarder plus comment on peut mettre en place quelque chose.
- Speaker #0
D'accord. Mais plus des gens qui mouillent le maillot quand même au départ.
- Speaker #1
Un minima d'investissement. On ne peut pas nous dire je ne mets pas un pied dans le restaurant. On veut quand même qu'ils s'imprègnent un peu aussi de New School. un peu d'identité de la marque, qu'il soit un ambassadeur de la marque demain. Donc voilà, on en a eu plein, des gens qui sont venus, je veux juste investir, finalement ça n'a rien donné. Et après il y a des profils, entre guillemets, les indépendants, des fois, où on peut sentir que le candidat n'est pas fait pour la franchise. Tu mets de la contrainte, parce qu'être en franchise, ça reste aussi des fois une contrainte pour certains, où tu vas lui dire, en fait, il faut que tu achètes ci, parce que c'est au nom de la marque, parce que si. Moi, je préférais acheter là, parce que c'est compliqué. Il y a quelqu'un qui est indépendant depuis 20 ans, 25 ans. Passer en franchise, des fois, c'est un cap. Et si on se dit, peut-être que lui, il n'est pas prêt à être franchisé, il vaut mieux qu'il reste indépendant. Ce qui n'est pas forcément le cas aussi. Mais du moins, vraiment, le type de profil qu'on... Je ne dis pas refuser net, mais qu'on peut du moins prendre plus de temps à étudier, ça peut être ces profils-là.
- Speaker #0
Je m'arrête juste là-dessus, parce que c'est intéressant. parce que tu t'emploies le terme contrainte et en fait c'est vrai que par rapport au modèle de la franchise il y a effectivement deux façons de voir les choses soit on voit le fait de tout commander de respecter ce que nous dit le franchiseur comme une contrainte et là je suis d'accord avec toi pour moi on n'est pas fait pour la franchise soit moi ce qui est le cas aujourd'hui je serai en capacité d'ouvrir mon propre business sans être en franchise mais en fait moi je le vois comme quelque chose qui m'enlève de la charge mentale et qui me simplifie la vie en fait donc moi que le franchiseur me dire faut faire ça t'inquiète fond. on le fait sur 30 restaurants, c'est pensé, c'est réfléchi, ça me va très bien en fait. Ça me permet de garder de la charge mentale pour autre chose. Mais je te rejoins, je voulais juste faire l'aparté sur le fait que si vous voyez la franchise comme une contrainte... Là, je suis d'accord, c'est fait. C'est que vous n'êtes pas fait pour être franchisé, tout simplement.
- Speaker #1
C'est exactement ça. Mais après, on étudie quand même. Et si on pousse le curseur plus loin, on voit. Mais typiquement, c'est ces deux profils-là où on va plus réfléchir et voir comment on peut le mettre en place. Et si ça n'avance pas, ça n'avance pas. Maintenant, pour les profils idéaux, je ne vais pas faire la réponse de Normand, mais nous, on cherche des commerçants, des gens qui sont à l'aise avec la clientèle. Moi, je dis toujours... un bon commerçant, je peux en faire un bon gestionnaire. Mais un bon gestionnaire, je ne peux pas forcément en faire un bon commerçant. Et on va chercher plutôt des profils qui vont être à l'aise avec la clientèle, qui ont une certaine idée du management, du leadership, pour emmener ses équipes aussi vers le haut. Vraiment ces profils dynamiques, un peu solaires, qui vont amener un plus à l'enseigne.
- Speaker #0
L'humain,
- Speaker #1
oui. Et si j'ai un franchisé où je vois qui est plutôt dans le profil investisseur que je te disais, qui nous dit, moi, je veux vraiment faire, je veux être dedans, mais j'ai besoin d'être accompagné. Aujourd'hui, on met des solutions en place qui sont, on lui dit, prends un bras droit avec toi, un bras droit opérationnel. À la limite, tu l'intéresses un petit peu à la création d'entreprise, tu fais un peu de part, pas tout de suite, mais si tu vois que ça matche bien, on va le conseiller comme ça, et aussi on met en relation avec nos franchises actuelles. En disant, écoute, Si sur une zone où il y a quelqu'un déjà sur la zone d'à côté, on a une relation, n'hésite pas. Si tu as besoin, tu l'appelles. Passez-vous des tips, des petits conseils. Lui, il est là depuis trois ans. Ne t'inquiète pas. Si tu as un souci, si tu as besoin de parler, on est là aussi. On a l'animateur réseau qui est dédié aussi à ça. Mais on sait que des franchisés, nous, les franchisés, il faut qu'ils se parlent entre eux. Voilà, appelez-vous, les gars. C'est le principe d'un réseau. un petit coup de mou, je fais moins 15 depuis 3 semaines, qu'est-ce qu'il se passe ah oui aussi je fais moins 12, ah bah ok c'est peut-être normal et on rattrapera le mois prochain c'est de la faute de l'enseigne non mais voilà on sait très bien que tout le monde parle de contexte mais les clients ils sont quand même là et c'est sûr que si on reste là à faire des constats en se disant on fait moins 15 ah putain je fais moins 15, je comprends pas comprendre pourquoi on le fait peut-être qu'on a été moins bon ces dernières semaines peut-être qu'en com on a été moins bon aussi il y en a eu des questions à faire de façon générale et de se dire ok qu'est-ce qu'on fait pour rattraper ça mais ça reste aussi il faut que le franchiseur aussi des fois se mette en question certaines choses pas de se dire que je fais moins qu'un c'est le contexte il a bon dos des fois mais pour le coup c'est quelle solution j'ai pour justement aller recruter des clients est-ce que je fais du street marketing et c'est l'avantage d'un réseau de franchise tu nous passes un coup de fil, je veux faire une OP lundi en street market, en flyer. On a un graphiste en interne qui te fait ta créa. En 24 heures, c'est réglé. Tu fais ton impression et lundi, ton OP commence. C'est aussi ça l'avantage d'un réseau de franchise. C'est qu'on va plus vite que la moyenne.
- Speaker #0
Je suis d'accord avec toi. Souvent, en plus, qu'on constate même un petit coup de mou, ça peut arriver sur le chiffre d'affaires. Quand on gratte un peu, on se rend compte qu'il y a toujours des actions à mener. On a rarement un coup de mou quand on a tout fait.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Donc ça, je suis assez d'accord avec toi. Au niveau des zones, aujourd'hui, pour les gens qui nous écoutent ou qui nous regardent, Est-ce qu'il y a de belles zones disponibles ? On a toujours un peu un code couleur, j'ai envie de dire, avec les zones les plus chaudes que vous aimeriez développer. Est-ce que tu as une petite liste ?
- Speaker #1
J'ai une belle liste.
- Speaker #0
Vas-y, dis-nous.
- Speaker #1
Comme je l'ai dit, on est très sud aujourd'hui. On remonte un peu, on ouvre à Lyon notamment, qui est aussi une des capitales du Tacos. On ne saura jamais entre Grenoble et Lyon qui a raison. C'est un peu cherché à savoir. Pas cherché à savoir. On a le Grand Est. où on a de grandes ambitions sur le Grand Est, notamment la partie Alsace, Strasbourg, Metz, Nancy, qui sont des villes où le fast-food marche très bien. Aujourd'hui, on n'est pas présent là-bas. La partie Nord, aujourd'hui, on y arrive. Ça va, on a signé des beaux plans de développement. La partie Ouest est assez libre chez nous. La Bretagne, on a Brest, mais entre Brest et Paris,
- Speaker #0
il y a un boulevard.
- Speaker #1
Il y a un vrai boulevard. Pareil, ce sont de très belles zones en développement à faire. la partie Île-de-France. On n'est pas présent. On a un restant à Champigny. Là, on a des candidats en Île-de-France qui ont signé. On cherche les locaux actuellement. Mais l'Île-de-France, c'est vaste. L'Île-de-France, c'est une des importations assez particulières comme région. C'est une région où des villes, je te prends Saint-Denis par exemple, tu ne peux pas aller te frotter au snack à Saint-Denis historique. Parce que tu ne feras pas le poids. C'est vrai que c'est une région où l'implantation est différente de la province.
- Speaker #0
C'est là où le franchiseur regarde pour savoir s'il a les bons emplacements ou pas. C'est aussi l'intérêt. Si tu rejoins, tu sais où c'est chaud, où ça peut vraiment bien cartonner et où il ne vaut mieux pas mettre les pieds en toi, du moins pour l'instant.
- Speaker #1
Exactement.
- Speaker #0
Super, top. Donc là, imaginons, je regarde l'émission. J'ai bien compris ton concept. Ça m'intéresse. Les zones libres, ça me met la puce à l'oreille. Je t'appelle ou en tout cas moi, je prends rendez-vous. Quelles sont les étapes suivantes, c'est-à-dire après, pour rejoindre nous, Skooltacos, la formation, l'accompagnement, comment ça se passe ?
- Speaker #1
On a un procès de recrutement qui est somme toute classique. Il y a un premier échange qui se fait avec le candidat, par téléphone, par visio. Ça peut être les deux ou peu importe, ça dépend. Des fois, les candidats sont très pris, ils n'ont pas le temps. On essaie de caler comme on peut un premier rendez-vous, deux découvertes, qui il est, qui nous sommes. lui expliquer un peu comment on travaille, le concept, les investissements, les chiffres clés, les ratios. Vraiment le bas à bas de ce qu'on peut lui présenter. Et ensuite, obligatoirement, il y a une rencontre avec les fondateurs. Alors soit les deux, soit un des deux. Toujours, ça c'est obligatoire. Célim veut toujours rencontrer les candidats qui rentrent chez nous. Ça c'est génial,
- Speaker #0
c'est super.
- Speaker #1
Et c'est un vrai plus. et ça donne de l'importance aussi aux candidats qui se sentent considérés et c'est vrai que des fois c'est comme moi j'ai que le chargé de développement c'est déjà très bien mais des fois il y en a qui aiment bien et c'est important aussi pour nous et c'est important pour lui de savoir qui intègre son réseau ça c'est primordial et il ne déroge jamais à ça et ensuite il y a une visite du siège une journée immersion à Toulouse obligatoire Et on parlait de candidats qu'on a déjà refusés. Et justement, on a déjà refusé des candidats qui refusaient de se déplacer à Toulouse. Parce qu'ils nous disaient, ouais, mais j'ai pas le temps. Oui, mais nous, au fait, c'est dans le process. Tu viens à Toulouse, nous rencontrer. On a huit restos là-bas. On a le temps de voir tout. On a même un drive. On a des petits sites, des plus gros sites. Ça permet de se projeter, en fait. Et c'est ce qu'on dit aux candidats. Et demain, quand tu vas visiter des locaux, tu vas te dire, tiens, celui-là, il ressemble à Blagnac. Tiens, celui-là, il ressemble à Saint-Cyprien. Et ça permet plus facilement de te projeter sur un local, plus facilement pour te dire, ah tiens, ce local, je le verrais bien comme ça, en aménagement et tout. Parce que nous, pareil, dans l'accompagnement des candidats, les locaux, on ne peut pas être à toutes les visites de locaux. C'est impossible. Donc moi, ce que je fais toujours, c'est que je fais toujours des premières visites avec eux. Ils ont une fiche de visite que je leur ai faite, avec des critères, avec des infos à demander. Et on fait toujours les premières visites ensemble. Et ensuite, ils sont, entre guillemets, autonomes. Et quand ils ont le bon local qu'ils ont visité, moi, je monte valider l'emplacement. Mais en tout cas, dans le process de recrutement, pour venir dessus, c'est une visio, rencontrer avec les fondateurs, une journée au siège à Unima. Voir deux. Moi, c'est deux jours, si il y en a. Nous, on est ouverts là-dessus.
- Speaker #0
Oui, mais là où je suis en plus d'accord avec toi, c'est quelqu'un qui s'apprête à investir 200-300 000 euros et qui ne prend pas le temps d'une journée de venir. Ce qui est un problème de logique, à un moment donné. Je pense, ok, nickel. Donc ça, c'est top. Et après, j'ai cru comprendre aussi que quand on rejoignait la famille New School Tacos, on passe ses filtres, on passe après sur le process de recrutement et qu'on rejoint aussi l'aventure. En fait, derrière New School Tacos, il n'y a pas que New School Tacos. Tu peux m'en dire plus ?
- Speaker #1
Alors, New School Tacos, qui a 10 ans cette année, effectivement, on a intégré depuis un peu plus d'un an Big Smash. Big Smash qui est une deuxième enseigne au groupe. Aujourd'hui, on parle du groupe NSUP. pour le coup, donc aller vers le haut, forcément. Big Smash, historiquement, c'est une marque qui a été créée dans la banlieue de Toulouse, qui a démarré sur un petit kiosque, qui a été créé par Rachid Kaïd et Fethi Mabrouka, du coup, à Toulouse. Et ils se sont rapprochés du coup d'Anthony et Célim, qui ont senti un peu le truc en se disant il y a quelque chose à faire et on est avant Covid. Le Smash, autant dire que marché de niche totalement. mais ils se sont dit, tiens, ces gars sont intéressants, ils ont des bonnes idées, ils ont une bonne vision, en fait. Et il y a eu le passage en restaurant physique en 2022, donc New School les a aidés à ouvrir ce premier restaurant. Du coup, ils se sont associés. Et pendant plus de deux ans, c'était un peu un laboratoire pour affiner le concept. Il faut savoir qu'on a un groupe qui est assez succursaliste, pour le coup. On ouvre des succursales, on croit en nos concepts. des fois c'est bon on reçoit des franchises qui ont une succursale et qui se disent allez j'y vais nous on a plutôt aussi un développement succursaliste donc Big Smash on va avoir 4 succursales à Toulouse pour le coup parce qu'on en ouvre alors la stratégie nous elle est simple on maille Toulouse et après on va voir ailleurs
- Speaker #0
C'est ce qu'on a fait sur New School, c'est ce qu'on va faire sur Big Smash. Du coup, on protège notre territoire et au moins comme ça, on est implanté. Et donc 2022, Big Smash ouvre un restaurant physique à Matabio. Gros démarrage et ça fonctionne très bien. Beaucoup d'ajustements matériels, recettes et pendant un peu plus de deux ans, effectivement, le travail pour affiner le concept et l'intégration officielle, on va dire, au groupe l'année dernière. pour officialiser un peu la fusion entre les deux marques et faire du coup le fait que ça devienne le groupe NSUP. Et aujourd'hui, Big Smash, le but, c'est d'en faire profiter nos franchisés actuels du réseau New School pour pouvoir se développer dans leur ville sur un deuxième concept. Parce que forcément, dans une ville où on va être en centre-ville, on ne va pas faire un deuxième New School à 100 mètres. Par contre, on peut faire un Big Smash. Et une fois qu'on est installé dans la ville et qu'on a la notoriété New School, celle de Big Smash, on peut aussi leur proposer de faire ce qu'on appelle un store-in-store, c'est-à-dire de réunir les deux marques au même endroit, pour le coup, et de faire un New School, un Big Smash dans le même local, sur une surface plus grande.
- Speaker #1
Ok, donc ça c'est intéressant justement de faire partie d'un groupe qui va avoir deux marques. C'est aussi la possibilité de devenir plurifranchisé. Alors pas plurifranchisé dans des thématiques complètement différentes, ça reste dans la restauration rapide, mais sur des produits qui sont différents, et d'avoir une complémentarité au niveau du chiffre d'affaires, et pour la clientèle aussi de... de faire varier les plaisirs, j'ai envie de dire.
- Speaker #0
Exactement.
- Speaker #1
Donc super, ok, top. Au niveau Success Story, est-ce que tu as un exemple en tête d'un franchisé qui a particulièrement bien réussi, qui est des fois peut-être un peu parti de rien et qui se retrouve multifranchisé aujourd'hui, qui a peut-être déjà ouvert un Big Smash ou je ne sais pas ? Si je te parle Success Story dans le réseau, à qui tu penses aujourd'hui ?
- Speaker #0
Après, on a un autre plus gros franchisé qui est à Toulouse. Toulouse-Pau, qui a 5 restaurants New School Tacos, qui s'est franchisé, qui a racheté aussi des succursales qu'on avait. C'est devenu notre plus gros franchisé sur la région toulousaine. Une belle success story, qui est aussi devenu derrière plurifranchisé sur d'autres enseignes. New School lui a aussi permis de se développer avec d'autres enseignes. Très bien, aujourd'hui, ces 5 restaurants tournent très bien. J'ai un petit coup de cœur pour un candidat que j'ai actuellement. qui ouvre en Alsace alors en fait c'est un ancien employé de New School Tacos à Toulouse, il y a quoi il y a à peu près 7-8 ans sur Toulouse et on l'a mis en contact fin d'année il a recontacté notre directeur marketing disant salut je voudrais bien étudier un New School, je le connaissais pas du tout et il vient à Toulouse tout de suite, mais genre 2 semaines après le gars il a envie quoi. Et son rêve, c'est de faire Strasbourg. Et petit apport. Je lui dis, écoute, Strasbourg, ça a peut-être été compliqué pour toi au départ. C'est les pas de port, des gros pas de port, des gros fonds de commerce. Donc, je lui dis simplement, mais sans trop y croire. Je me dis, bon, il a l'air motivé, je ne sais pas. Mais il adore la marque, en fait. Il était salarié New School à l'époque. Et vraiment, il a une adoration de la marque et une adoration envers les fondateurs de New School qui est... qui est incroyable et il est vraiment imprégné. Il a le sang rose. En fait, je lui dis, écoute, cherche les plus petites villes en Alsace, va voir sur du Likirch, du Colmar, Chiltegame, Agno. Je pense que tu as plus de chances. Et je vois le gars motivé quand même. Je me dis, ça se trouille. Et en fait, en trois semaines, il m'a trouvé un local. Il m'appelle, il me dit, écoute, j'ai un local à Colmar. Ok, très bien. Et en fait, il a signé son local et le projet, il ouvre normalement là, à fin d'été.
- Speaker #1
Génial.
- Speaker #0
J'ai rarement fait un... C'est très rapide, parce que en sept mois, il sera venu, ouvert, fin d'été. Et vraiment, j'adore ce mec. Parce qu'il est hyper solaire et il est à fond dans la marque. Et je trouve que c'est une belle histoire, parce qu'il était employé avant à Toulouse. Il n'a jamais oublié New School. Et d'un coup, il s'est dit, tiens, je veux faire une scoone en Alsace.
- Speaker #1
Ça, c'est génial, cette évolution comme ça. Tu passes d'employé après à patron, tu développes l'enseigne, etc. Et ça, c'est vrai que c'est des belles success stories. Et je trouve que justement, la franchise est un formidable ascenseur social, en fait. Si on veut s'en donner les moyens et qu'on a la motive, on se rend compte qu'on trouve souvent des solutions. Moi, je le vois avec des candidats que j'accompagne, un prêt d'honneur par-ci, etc. Quand on veut se bouger et trouver des solutions, on trouve.
- Speaker #0
Exactement ça.
- Speaker #1
Et ça, je partage complètement ton point de vue là-dessus. Ecoute, super. Après, autre point que je voulais voir avec toi aussi. La dernière fois, j'avais vu, c'est un sujet qui m'importe beaucoup, et l'idée, c'est aussi d'avoir des thématiques différentes. Je t'avais capté sur LinkedIn, tu répondais à une publication d'un autre concept, pas forcément un concurrent, mais voilà, qui parlait d'ouvrir une franchise dans la restauration rapide pour 30, 40 000 euros, etc. Tu avais rebondi un petit peu en disant, il ne faut pas exagérer. Et ça, c'est vrai que c'est un sujet qui m'importe beaucoup, parce qu'on voit aussi dans le monde de la franchise, des fois, des concepts. qui, à mes yeux, moi, en tant qu'expert franchise, demandent peut-être un peu trop d'investissement. On a l'impression qu'on surinvestit pour quelque chose qui pourrait coûter moins cher. On a maintenant une tendance qui dit, vous pouvez ouvrir avec 3 francs 6 sous, je caricature, et il y a la réalité. J'avais bien aimé ta réponse, mais est-ce que tu peux m'en dire plus là-dessus ? Quel est ton point de vue par rapport à ça ?
- Speaker #0
Ça rejoint un peu l'image de la franchise d'aujourd'hui. C'est une jungle, comme on a pu en échanger. Il y a tellement de concepts, tellement de façons de travailler. Et en fait, moi, je suis quelqu'un de très transparent. Mais j'ai souvent eu cette réputation un peu de gens qui me connaissent, de toujours dire ce que je pense un peu, que ça plaise ou ça ne plaise pas. Je ne demande jamais un candidat. Je ne vais pas mentir à des gens à qui tu vas faire investir 300, 400 000 euros. Ce n'est pas possible. Donc en fait, quand je vois des choses un peu qui méritent, on va dire, il y a quelques sujets en franchise qui méritent. notamment sur les KPS, quand je vois des personnes qui te disent, avec 40 000 euros, tu vois un resto sur un brut de béton, je trouve que le raccourci, il est un peu facile. En fait, tu peux te transformer en restaurant pour 40 000 euros, 50 000 euros, qui est déjà existant, mais avant, il y a eu de l'investissement. Il y a eu l'élec qui a été faite, il y a eu la plomberie, il y a eu le CVC, il y a eu la cuisine qui a installé. Donc oui, moi, c'est pareil. Demain, tu me dis, donne-moi un restaurant et avec 30 000 euros, je le transforme, je colle trois stickers, c'est bon, j'ai fait un autre concept et je change l'enseigne. Le problème, c'est la naïveté des fois d'un candidat qui n'est pas habitué à ça, qui n'est pas de ce milieu-là, à qui tu peux faire miroiter des choses qui ne sont pas vraies. Déjà, une franchise, à minima, il y a un droit d'entrée. Il y a de la redevance aussi derrière. Si je n'ai pas de redevance dans un réseau, alors ça dépend lesquels. Tu as des modèles qui font sans redevance, mais avec d'autres façons de se rémunérer. Tu peux te poser une question sur l'accompagnement derrière aussi. Comment je suis accompagné ? Parce qu'il y a des franchises pas chères, il y en a un. Mais derrière, qu'est-ce que j'ai comme accompagnement ? Est-ce que demain, je suis embêté dans mon restaurant ? Est-ce que je vais être aidé ? Est-ce que je vais être accompagné ? Est-ce que mon franchisseur va prendre le temps de venir me voir, d'analyser mes KPIs et de me dire, « Non, là, ce n'est pas bon ce que tu fais. » Nous, on le fait. On amène notre animateur réseau, tu peux prendre un rendez-vous avec lui, tu ne payes pas. Par contre, il va passer deux jours avec toi pour analyser. Donc maintenant, et l'inverse est vrai aussi, tu as raison. Quand on surinvestit dans des concepts, on l'a déjà vu sur plein de concepts. Un fauteuil, ça ne coûte pas 1 200 euros. Je suis désolé.
- Speaker #1
Non, mais voilà.
- Speaker #0
Il faut vraiment qu'aujourd'hui, arrêtez de dire à un franchisé qu'investir un million, c'est normal. Enfin, non. Aujourd'hui, tu as des concepts. Si tu investis un million, moi, j'ai une pratique très simple. Si tu investis un million pour faire un million de chiffre d'affaires, il y a un problème. Voilà. Pour moi, normalement, tu dois avoir un investissement mesuré. Pour moi, un bon investissement en France aujourd'hui, c'est entre 250 et 400 000. Je parle en restauration rapide. On n'a pas à mélanger la restauration à table et tout. Mais une chaise, ça reste une chaise. Une table, ça reste une table. Alors, il faut un peu de confort. Mais tu sais comme moi qu'on a vu des choses, des fois, totalement hors sol. Et le problème, c'est que tu as des franchisés, des primo-franchisés surtout, quand ils sont mal accompagnés et mal conseillés. qui vont les yeux fermés. Et ça, ça peut poser un problème. Et là-dessus, moi, ça me... On peut même parler des chiffres d'affaires. T'as les chiffres d'affaires aujourd'hui qu'on te fait miroiter. On fait tant. Ouais, mais retraite ton chiffre d'affaires en livraison. Retraite ton chiffre d'affaires marketing qui apparaît sur ton bilan comptable. Analyse ton food cost. Affine, en fait, les choses. Et un franchisé, il va pas des fois forcément se dire « Ah, ils font tant de chiffres d'affaires. » Ouais, mais regarde le bas de page. Regarde la tête de réseau, surtout. On a une tête de réseau. On a deux fondateurs qui se sont faits, on a une tête de réseau sans dette. C'est-à-dire que depuis dix ans, ils ont tout fait en fonds propres. Il y a une tête de réseau qui est capitalisée à ces chiffres. Donc aujourd'hui, NSF, tu peux aller voir sur n'importe quel site, Papers Company, tu as une tête de réseau qui est plus que saine. Et ça, c'est la première chose qu'un franchisé normalement doit regarder, la tête de réseau. C'est le minimum.
- Speaker #1
Oui, exactement. Et appeler des franchisés aussi du réseau, savoir après 3, 4 ans, est-ce que vous êtes content, vous gagnez votre vie ? Enfin, voilà, des choses simples. Mais après, c'est sûr que sur l'investissement, c'est un sujet important parce que le but de ce podcast, c'est bien évidemment de mettre en lumière des franchises auxquelles je crois, mais aussi d'aller gratter des infos intéressantes parce que les candidats sont effectivement perdus. Quel est le juste prix ? Qu'est-ce qu'il y a dans le droit d'entrée ? Voilà, parce qu'il y a des socles un petit peu communs, mais on voit, voilà, aujourd'hui, il y a beaucoup de concurrence dans le monde de la franchise. Du coup, on voit aussi des acteurs qui vont avoir un marketing d'acquisition franchisée peut-être un petit peu plus tranchant. Ce n'est pas des fois mal si derrière, ça tient la route. Mais c'est vrai qu'il faut se méfier aussi un peu des trop belles promesses. Ne pas surinvestir comme ne pas ouvrir un truc à 3 francs 6 sous. Pareil, ça ne veut pas dire que s'il n'y a pas de redevances, c'est forcément mieux. C'est qu'il n'y a peut-être pas de soutien derrière et qu'on est sur un réseau qui veut peut-être juste encaisser des droits d'entrée. Et ça, c'est toujours difficile. Et ce que je veux dire aux gens, c'est que ce soit avec moi, quelqu'un d'autre. toujours avoir la confiance en son interlocuteur, bien faire des recherches aussi sur Internet, contacter des franchisés qui ont déjà passé le cap au préalable et puis toujours demander plus de détails et de justificatifs sur les investissements, sur tout ça. Et si ça paraît incohérent des fois, comme tu dis, si on surpaye une chaise, si on surpaye des trucs, c'est peut-être des fois le premier élément qui doit nous mettre la puce à l'oreille aussi. En tout cas, Benjamin, merci beaucoup pour toutes ces explications. Là, on est sur un moment de l'émission que j'aime beaucoup. C'est le moment un petit peu carte blanche. Est-ce que, selon toi, par rapport à tout ce qu'on a évoqué, le concept en lui-même, les KPIs, le franchisé, est-ce qu'il y a quelque chose qu'on n'a pas évoqué et que tu aimerais rajouter ? Ou un élément particulier sur le monde de la franchise, même les deux, que tu aimerais partager avec nous dans cette émission ?
- Speaker #0
Après, sur New School, c'est surtout mettre en avant. Moi, j'ai découvert, je les connaissais depuis quelques années avant, avant de travailler avec eux. Et c'est vrai qu'il faut quand même se rendre compte à Toulouse d'où ils sont partis. C'est courageux quand même de quitter sa région, d'aller dans une ville qu'on ne connaît pas. On ne connaissait pas forcément Toulouse. Il faut savoir que, et c'est un peu anecdotique, mais le premier restaurant qu'ils ont fait, c'était Trois-Francisous. Typiquement, le... du contreplaqué, trois planches par-ci, de la bricole, et sur un emplacement vraiment deux, pour le coup, à l'époque. C'était un quartier de Toulouse qui n'était pas forcément très développé. D'avoir le courage et surtout, ce que j'aime, c'est l'abnégation d'un entrepreneur et des entrepreneurs. Et pour le coup, le démarrage a été dur. Tu fais des 300 euros par jour, 400, tu te poses des questions, tu te dis, et ce que j'aime... que ce soit en général dans la franchise, c'est un peu ces success stories de mecs qui n'ont rien lâché. De se dire, au début, j'ai galéré. Et finalement, de passer de 300 euros à ce restaurant à Saint-Cyprien qui faisait 10 000 euros par jour. Même pendant le Covid. C'était une folie. Et c'est comme ça qu'ils sont à Toulouse, New School Tacos. C'est la référence du tacos aujourd'hui. En partant de quasiment rien. Et au bout de dix ans, c'est un site qui fait encore plus d'un million d'euros de chiffre d'affaires. Donc c'est devenu presque un emplacement numéro un aujourd'hui. Et ça, c'est ce que j'aime aussi. Et puis les débuts un peu aussi de la franchise. On sait tous les réseaux quand ça démarre, souvent les premières ouvertures. C'est un peu ces souvenirs-là, eux, qu'ils mettent souvent en avant. Et quand ils voient le chemin parcouru depuis dix ans, aujourd'hui, on est aussi au Maroc, on est à Marrakech. Je pense qu'aujourd'hui, ce sont deux entrepreneurs qui sont très respectés dans le milieu de la franchise, parce que derrière, il n'y a qu'une casserole aussi. Un taux de défaillance très faible sous le réseau, quasiment pas. C'est vrai que New School, aujourd'hui, a un vrai succès depuis dix ans. Même si le développement, on doit accélérer aujourd'hui, parce qu'il y a eu effectivement, après le Covid, il y a eu ensuite l'entrée d'un fonds aussi dans le groupe. donc ça a pris un peu de temps mais maintenant voilà je pense que le cap il est lancé je pense qu'il y a 50 restos en fin d'année on les aura et ensuite 10-15 et d'emmener ce réseau le plus loin possible mais en tout cas on est sur deux entrepreneurs qui ont une bonne vision des choses et ce que j'aime aussi souvent c'est quand un réseau est franchisé et géré aussi par encore les fondateurs et les entrepreneurs parce qu'ils ont aussi cette compréhension du terrain Et les problématiques qu'ils peuvent avoir, leur franchiser aussi sur le terrain. Et c'est ce que j'aime aussi. Nous, on est plus ou moins leur relais. entre les franchisés et eux. Mais ils s'intéressent quand même beaucoup aux chiffres. Enfin, tous les jours, toutes les semaines, ils vont s'inquiéter parce que des fois, on fait moins 3 là, on fait moins 3, c'est bizarre. Donc, ils ont encore cette connexion terrain qui existe et ça, c'est appréciable.
- Speaker #1
Top. Et vu que vous ouvrez encore des succursales, vous avez toujours un pied à l'étrier, en fait, et toujours cette connexion. Justement, pas cette déconnexion terrain, mais justement cette connexion terrain qui est hyper importante.
- Speaker #0
On teste toujours les concepts avant de les développer.
- Speaker #1
Et ça, c'est génial.
- Speaker #0
Et le store in store, pour le coup, on en a ouvert un à Fenouillé, avec New School et Big Smash, en succursale, pour le coup. Et c'est vrai qu'on essuie les quelques plâtres. On s'est rendu compte, tiens, t'as pas dû faire ça comme ça. On ajuste. Là, on ouvre à Lyon, en store in store, sur un emplacement numéro 1, Hôtel Dieu. Oui, oui, bien sûr. Très bien. Et du coup, on va arriver en force là-bas, avec ce concept-là. On a juste ajusté quelques petites contraintes qu'on a rencontrées, nous, en succursale sur Fonouillet.
- Speaker #1
J'irai voir à Lyon parce que je suis à côté. Avec plaisir.
- Speaker #0
A l'inauguration, je t'inviterai avec plaisir.
- Speaker #1
Avec grand plaisir. On arrive sur la fin de cette émission, Benjamin. S'il y a des gens qui nous écoutent encore et qui nous regardent encore, c'est qu'ils sont vivement intéressés. Qu'est-ce que tu as envie de leur dire ?
- Speaker #0
J'ai envie de leur dire, c'est simple. Il n'y a pas de réseau de franchise parfait. Personne ne l'est. En tout cas, nous on met de l'énergie tous les jours pour que ce réseau fonctionne. Dans l'accompagnement, on est présent. Que ce soit à partir du moment où il a signé une zone de réservation ou son contrat, on le suit dans la recherche des locaux, on aide le candidat, on l'accompagne dans son processus d'ouverture. Rejoindre New School, c'est aujourd'hui un gage de sérieux. On est là depuis 10 ans, on ne va pas disparaître demain. On sera encore là dans 10 ans. Le French Tacos a encore de belles heures devant lui. On a encore de belles zones à couvrir, soit sur un plan de développement, soit sur un solo. On a une carte de France à rosir, on va dire. Et avec plaisir, je reçois les candidats sur Toulouse quand ils ont envie, quand ils veulent venir voir ce qu'on sait faire et notre savoir-faire sur le French Tacos.
- Speaker #1
En tout cas, merci beaucoup Benjamin, c'était un vrai plaisir de te recevoir dans cette émission.
- Speaker #0
Merci à toi.
- Speaker #1
De mieux connaître New School Tacos. Et puis, du coup, les gens savent que s'ils sont intéressés, ils peuvent te contacter.
- Speaker #0
Avec grand plaisir.
- Speaker #1
Justement, si vous êtes encore avec nous, c'est que le concept Nuskultakos vous intéresse. N'oubliez pas, vous avez tous les liens dans la description de cette vidéo ou de ce podcast audio, si vous écoutez aussi l'émission. Donc, pour prendre rendez-vous, candidater, demander plus d'informations. Merci beaucoup de votre attention. N'oubliez pas de vous abonner. Et je vous dis à très bientôt dans un autre épisode. Ciao !