Speaker #0Cet épisode est pour toi, si tu fonctionnes dans le tout va bien, je maîtrise tout, rien ne peut m'atteindre. Je vous partage une réflexion reliée à mon expérience suite à l'opération du genou, ce que je traverse en ce moment, avec la difficulté de me montrer fragile, pas capable, parce qu'un genou en moins en ce moment. C'est un épisode autour de la vulnérabilité, parce qu'aujourd'hui, la vulnérabilité est vue dans la société comme une faiblesse. Bienvenue dans le podcast Habité par la vie. Je suis Julie Palassin, passionnée par le mouvement, l'entrepreneuriat et le vivant, sous toutes ses formes, en chacun de nous. tout autour de nous, aussi bien que dans les liens qui nous relient tous, les uns les autres. J'ai commencé par un parcours classique, dans lequel l'objectif était de performer. Un grave accident a remis ma vie en question. Il m'a rappelé l'inestimable chance de vivre, et pour laquelle j'ai alors décidé de m'engager durablement. Je suis convaincue que le vivant en nous ne cherche qu'à s'exprimer pour contribuer positivement au monde. Aujourd'hui, Je m'aligne à la vie qui m'habite chaque jour et j'accompagne les autres à le faire. A travers ce podcast, je vous invite à revenir avec moi à ce qui vibre en vous, là, maintenant, ce qui vous rend pleinement vivant, pour créer le quotidien le plus juste pour vous et vous laisser véritablement habiter par la vie. Se montrer sensible, perméable à ce que tu ressens, à ce qui est difficile et vu comme une faiblesse. Parce que, pourquoi ? Parce que ça revient à dire que tu n'es pas maître de toi-même dans ces moments-là. Et donc, c'est mal vu en tout cas. Ça peut être mal vu. Alors bien sûr, la société valorise Le fait que nous maîtrisions nos émotions, notre corps, de par sa force, toujours plus de musculation, et que rien ne puisse nous atteindre, parce que la seule chose qui pourrait nous atteindre, on l'aurait préparé, on est préparé à encaisser certains chocs. Mais ceux qu'on n'est pas capable d'encaisser, alors là, c'est beaucoup plus délicat. Je prends l'exemple d'une rupture amoureuse. Que tu sois à l'initiative ou pas de cette rupture, c'est toujours un moment difficile à traverser parce que tu dois faire le deuil d'une relation. Tu peux te sentir triste parce que tu apprends à vivre sans quelqu'un. Et une expression franco-française que j'ai jamais compris et je vous la partage aujourd'hui, c'est vraiment 1 de perdu, 10 de retrouvé. Plutôt que d'accepter cette émotion, de la vivre pleinement, cette tristesse, cette colère aussi peut-être, ça dépend comment se passe la rupture, plutôt que de vivre ces émotions inconfortables, on te dit, on te projette vers l'avenir. Ok, tu as perdu ça mais tu vas retrouver mieux et dix fois plus, encore et dix fois plus. Parce que, parce que, on va voilà venir, on va venir balayer le présent, passer cette émotion délicate, difficile, sous table, pour se concentrer sur le futur. Et c'est un peu comme cette question-là avec laquelle je suis toujours très mal à l'aise quand on est en société, le salut ça va ? Et la réponse qui est à 99,9% des cas, oui et toi. Mais moi-même, je m'attrape à vraiment avoir cet automatisme du oui et toi. Je ne réfléchis même pas si ça va ou pas, c'est juste oui et toi. C'est une forme de, ok, j'ai bien compris ce que tu m'as dit, je suis là pour te répondre, je suis sympa. Je suis quelqu'un de bien, en quelque sorte. Et la question que je me pose, c'est est-ce que quelqu'un a eu le courage, l'affront, en quelque sorte, de dire non ? Et toi ? Ou juste non ? Et j'en parle aujourd'hui parce que c'est ce que je peux vivre. Là, lors de ma rééducation du genou, parfois tout va bien, et donc oui et toi, et il y a des jours où c'est moins ça, où la douleur est présente, et en fait je me suis attrapée à avoir une difficulté importante à dire non, ça ne va pas, j'ai mal. Parce que le fait de dire non sous-couvre en quelque sorte le courage de reconnaître en fait sa faiblesse à ce moment-là, sa difficulté de ne pas être à la hauteur peut-être. Et je remarque aussi, peut-être que tu te reconnaîtras que Merci. Aujourd'hui, nos emplois du temps peuvent être surchargés pour avoir vraiment une vie programmée, une vie sous contrôle. Je l'ai ressenti énormément quand j'étais à Paris, surtout, et quand j'étais dans le salariat. Parce que c'était vraiment un métro-boulot-dodo, une vie complètement contrôlée. Il n'y a pas le temps, au moins, pour que quelque chose vienne me faire chavirer, à un moment. Parce que tout est bien rangé. Le métro, le boulot et le dodo. Il n'y a pas l'espace pour ressentir quelque chose de... Pour ressentir, simplement, quelque chose, que ce soit bon ou mauvais. C'était aussi le cas d'une femme que j'accompagne, que j'ai accompagnée en coaching, ici pour vous partager que son emploi du temps, de vie, ce contrôle permanent, plus il dure, plus il s'est cristallisé chez elle, puisque la vie, toute sa vie se planifie, était anticipée. Alors, elle se retrouvait dans la peur de ne pas savoir réagir au présent, à ce qu'elle n'avait pas anticipé, à ce qu'elle n'avait pas prévu. Alors, je veux te poser la question de savoir comment la maîtrise de ta vie te coupe de son sel. Comment la maîtrise de ta vie te coupe de son sel, de son essence, de son plaisir ? Vivre dans l'anticipation, la maîtrise, le besoin du contrôle pour pouvoir s'autoriser à prendre du plaisir. Est-ce que c'est ça ? la vie aujourd'hui. Est-ce que quand tout est sous contrôle, tu prends réellement du plaisir ? Ici, je t'invite à faire la différence entre le plaisir et la satisfaction. Tu peux être satisfait Parce qu'une tâche est faite. Ok, tu prépares, d'accord, tu prépares un bon repas. Tu as fait ton repas pour recevoir des amis, par exemple. Donc tu es satisfait de ton repas. Mais le plaisir, est-ce qu'il vient de ta tâche faite ou bien du moment que tu vas vivre ? que tu as très bien encadré puisque c'est toi qui étais à l'origine de ce repas, de la préparation. Mais le plaisir, il est dans l'instant. Le plaisir, c'est l'émotion de la joie qui ne peut se ressentir que dans le présent. et qui ne peut pas s'anticiper. Tout autant que tu aurais pu préparer, rater le repas que tu leur as préparé, par exemple, mais avoir du plaisir, ressentir de la joie dans le repas partagé avec tes invités, sans être satisfaite du plat que tu as préparé, par exemple. Mais l'anticipation permanente, elle te coupe de l'instant présent et donc de tes émotions, qu'elles soient positives ou négatives. Cette anticipation est en quelque sorte une fuite de l'instant. Dans cet épisode, je veux te montrer comment renouer avec ta vulnérabilité te rendra ta puissance. Dans un premier temps, j'aimerais faire la différence entre la vulnérabilité et la négativité. Je pense que c'est primordial pour comprendre ce qu'est la vulnérabilité et pour pouvoir l'expérimenter. Aujourd'hui, on a, en tant qu'être humain, l'obligation d'aller bien. On porte en nous cette obligation-là. pour notre entourage, pour continuer d'avancer, pour traverser les épreuves qu'on a à traverser. Alors, même quand ça ne va pas bien, tout est sous contrôle, comme je le disais précédemment. Et pourquoi ? D'où vient ce mécanisme-là ? Selon moi, il vient de la loyauté, de la loyauté envers les autres. et envers soi-même. Dire qu'on ne va pas bien, ce serait comme décevoir les autres, comme les rendre responsables de ce mal-être, de ce passage à vide. Et c'est une loyauté envers soi-même. Parce que reconnaître aujourd'hui, se dire que ça ne va pas, c'est justement reconnaître Merci. Sa faiblesse, reconnaître sa vulnérabilité et il faut y être prêt. Et ce n'est pas toujours le cas. En tout cas, c'est plus facile de mettre l'épreuve, la difficulté sous le tapis que de s'y confronter et de reconnaître que le moment traversé est inconfortable. Et là, la question que j'aimerais te poser par rapport à cette loyauté, c'est de savoir, est-ce que les autres sont responsables de tes doutes, de ton stress, de tes périodes difficiles ? Je vous le partage parce que c'est vraiment l'exemple de mon genou en ce moment. Donc je vais tous les jours en séance de rééducation. Et je veux guérir, c'est sûr, et je fais de mon mieux. dans les exercices, dans vraiment cette remobilisation de ma jambe. Et parfois, je rencontre des résistances. Le kiné me donne des conseils. Et si j'ai du mal à les appliquer, ou que je ne les applique pas comme il me le demande, il m'a déjà dit, je ne peux pas le faire à ta place. Ce n'est pas moi qui vais le faire à ta place. Et en effet, je dois m'engager non pas pour faire plaisir au kiné, sur son travail, mais pour moi-même, je dois prendre la responsabilité de me guérir. Et je crois que lorsqu'on nous demande ça va, et le oui et toi, lorsqu'on nous demande ça va, répondre non, est tellement difficile parce que sur une réponse rapide comme celle-là, c'est délicat parce que le nom vient juxtaposer une responsabilité. Le nom signifie que, ok, tu sais que ça ne va pas et que je suis responsable d'aller mieux. Tu vois, le nom... Et vraiment une réponse beaucoup plus étoffée que le simple et le facile « oui et toi » . Alors pour... Prendre cette responsabilité-là, d'aller mieux pour soi-même et non pas pour les autres, pour soi-même dans un premier temps, c'est comprendre que les émotions négatives, avec des guillemets parce que ce sont les émotions vues comme négatives, qui sont la tristesse, la peur, la colère, font partie intégrante du quotidien. Et face à ces émotions, on a le choix. Soit se battre contre elles. Si tu te bats, ça va les renforcer. Si je me bats contre eux, si j'ai peur de quelque chose, plus je vais y penser, plus ça va nourrir cette peur. Elle ne cessera jamais. Le deuxième choix, c'est le choix... De la vulnérabilité, c'est pouvoir prendre du recul sur ces émotions-là que tu traverses pour être capable de les reconnaître en gardant en tête que ça va passer. Chaque émotion est là sur une durée déterminée, mais elle finit par passer lorsque justement tu l'acceptes. Si tu résistes, que tu la forces, oui, ok, elle se renforce et elle perdure. Sinon, elle passe. C'est vraiment une émotion, c'est comme un signal, c'est tout. Pour clôturer ce premier point important, la vulnérabilité, ce n'est pas remettre son pouvoir à l'extérieur, c'est prendre la responsabilité d'accueillir les difficultés, pour les laisser... passer pour trouver les solutions adéquates. A partir du moment où tu reconnais honnêtement tes émotions et que tu trouves comment avancer, alors c'est un cercle vertueux puisque tu as trouvé la solution. Ça te... Ça vient remonter ta jauge de confiance et puisque tu as confiance, tu trouveras d'autres solutions, etc. Alors le deuxième point que je voulais aborder, c'était vraiment cette histoire de confiance en soi pour se montrer dans son entièreté. Se montrer dans son entièreté, c'est pouvoir échanger dans les hauts comme dans les bas sans avoir à se masquer. Tu peux te demander qu'est-ce qui t'empêche de te montrer dans tes moments de faiblesse ? La réponse qui me vient, c'est la peur du jugement, à la fois le jugement des autres comme le mien. Ici, c'est lorsque tu te connectes à cette foi inébranlable, à cette confiance que l'émotion va passer, que la difficulté va finir. Comme les vagues de la vie, tu dois le savoir et tu l'as certainement déjà expérimenté, que tout finit par s'arranger. Alors cette peur du jugement, elle disparaît. De mon côté, je préfère parler de ce qu'il m'est arrivé une fois que l'émotion est digérée. J'aime pas en parler quand... Je suis encore à vif parce que j'ai besoin de digérer cette émotion, de trouver ma solution pour pouvoir témoigner de ce que j'ai vécu, sans oublier bien sûr qu'il y aura d'autres épreuves. Et en gardant en tête cette confiance en ma capacité à aller de l'avant, à recommencer. Je t'invite à te poser la question Comment cultives-tu la confiance en ta capacité à traverser les épreuves ? Quand tu souhaites transmettre quelque chose que ce soit une activité manuelle, une discipline, une sagesse je pense aux parents qui transmettent aux enfants ou bien transmettre Ton activité pour les entrepreneurs ? Comment ça marche, cette transmission ? Elle marche par l'illustration depuis ton expérience. Par exemple, de mon côté, je transmets le yoga car moi-même, j'ai été déconnectée de mon corps suite à mon accident et que le yoga a vraiment été ma porte d'accès au corps, au ressenti. Et c'est dans ce cas-là, et uniquement dans ce cas-là, qu'il y a une cohérence, une légitimité, et que la portée de ton discours est beaucoup plus forte. Pour pouvoir avoir cette capacité de transmission, cette portée du discours, il te faut, toi, même en tant que parent, avoir digéré. Avoir du recul sur tes expériences passées pour pouvoir les transmettre depuis ton expérience et pour pouvoir en transmettre les sagesses depuis ton expérience et ce que tu as vécu. Pour pouvoir le faire, le troisième point essentiel, c'est vraiment Le fait de renouer avec la sensibilité, digérer une expérience, la comprendre, la vivre, c'est se connecter à ses sens dans l'épreuve, à sa sensibilité. Se laisser être sensible aux difficultés, c'est ressentir ses émotions parce qu'elles sont chacune porteuses d'un message pour te guider. Je prends l'exemple de la colère ici. Elle vient t'inviter à poser tes limites. Si tu ne creuses pas, pourquoi tu es en colère ? Quel est le message de cette émotion ? Alors, la colère sera juste un puits sans fond. Si tu viens creuser, quel message m'apporte cette colère ? Comment je peux l'apaiser ? Alors ici, tu trouveras des réponses et avec ces réponses-là, tu seras capable de transmettre tes apprentissages suite à cette expérience. Si je résume les trois points pour retrouver ta vulnérabilité ? Ce serait la responsabilité, ta responsabilité et non celle des autres. Ce serait le fait d'être responsable de ce qui t'arrive, des émotions traversées, des bonnes choses comme des mauvaises aussi. En deuxième temps, ce serait la confiance. Parce que le fait de trouver des solutions ramène de la confiance et puis la sensibilité pour pouvoir décortiquer cette expérience et ce mauvais moment dans tous ses aspects. Parce qu'aujourd'hui, la sensibilité... est devenue péjorative parfois. Alors que pour moi, la sensibilité, tu vois, c'est comme nos antennes en tant qu'être humain. C'est nos antennes pour remarquer ce qui est bon, ce qui est moins bon pour nous, pour vraiment déceler tout ce qu'on... tout ce qu'on a besoin ou pas. Pour finir, lorsque tu appliques ces trois règles, alors tu arrives à te reconnecter profondément à qui tu es, à ta confiance infinie parce que tu sais que tu traverseras toujours des épreuves, c'est un éternel recommencement et c'est une reconnexion profonde à ceux qui t'entourent. Parce que désormais, tu peux échanger ta vérité. Parce que désormais, tu peux échanger depuis ta vérité. Il y a alors une justesse dans l'échange et une profondeur. À ce moment-là, tu n'es plus inquiet de l'intelligence artificielle, du remplacement de nos métiers, de qui nous sommes, parce que tu as la capacité à ouvrir ce puissant fond de vulnérabilité, cette porte infinie. à ta puissance personnelle et à partir de celle-ci, tu amènes ta puissance dans tes projets, dans tes relations, dans ton entreprise. Tu viens rayonner depuis un espace dédié. et un espace profondément singulier. Nous arrivons à la fin de l'épisode. Merci d'avoir été là aujourd'hui. Si cet épisode t'a touché, tu peux laisser 5 étoiles, un commentaire et le partager à quelqu'un qui en a besoin. Vos retours me sont précieux. Si tu sens l'envie d'aller plus loin, sache que je propose des accompagnements de coaching afin de t'épanouir, paisiblement. On se retrouve la semaine prochaine. D'ici là, je te propose de te laisser. Habiter par la vie